Speaker #0Il y a un canal d'acquisition que beaucoup d'entrepreneurs sous-exploitent complètement, et c'est le cold email, c'est-à-dire l'email à froid. En fait, le principe, c'est d'envoyer un email à quelqu'un qui ne vous connaît pas du tout pour démarrer une conversation commerciale. Et l'idée de cet épisode, elle m'est venue grâce à François, donc vraiment merci François, parce que François m'a envoyé il y a quelques jours un email de prospection qui est quasiment le tuto complet de tout ce qu'il ne faut pas faire en cold emailing. Le truc, c'est que son mail, il a d'ailleurs... terminé directement dans mes spams. Et quand je l'ai lu, je me suis dit, putain, mais en fait, le truc, c'est une pépite. Je vais vous le dire après, mais en tout cas, sachez que, il faut quand même que je précise une chose, c'est que moi, la prospection, vous le savez, je suis pour. Je suis 100% pour. Parce que quand vous lancez votre business et que personne ne vous connaît sur le marché, vous pouvez créer du contenu sur LinkedIn, sur Instagram, sur TikTok, sur YouTube, peu importe, mais construire une audience qui va générer régulièrement des prospects entrant. Vous le savez, si vous me suivez depuis un petit moment, et je vous le dis régulièrement, en fait, ça prend du temps. Et en attendant, il va bien falloir trouver des clients. Donc, il va falloir aller les chercher par quelques moyens que ce soit, que ce soit du networking, des événements, des partenariats, de la prospection sur LinkedIn et aussi du cold emailing. Le problème, en fait, c'est que... En fait, le problème, ce n'est pas la prospection en elle-même, parce que la prospection, c'est complètement OK. Le problème, c'est la prospection de merde qui est automatisée à grande échelle. Parce qu'en fait, c'est ce qui s'est passé avec François, je suppose, parce que vu comment sa prospection est faite en cold emailing, je pense qu'à mon avis, il l'a automatisé. Mais automatiser une mauvaise prospection, ça ne va pas la rendre meilleure et ça ne va pas vous donner plus de résultats. Ça vous permet juste d'envoyer de la merde à beaucoup plus de personnes et beaucoup plus rapidement. Et donc, dans cet épisode, on va voir... cinq éléments sur le cold emailing. D'abord, les erreurs à éviter. On va disséquer complètement le mail de François. On va voir aussi, en deuxième chose, comment écrire un bon cold email. Ensuite, comment mettre en place concrètement votre prospection et à quels outils, quels chiffres à analyser. Et enfin, les règles RGPD à respecter. Alors, on va déjà revenir à François. Donc, on va entamer cette première étape, tout ce qu'il ne faut pas faire. Je vais vous lire le mail de François. Comme ça, vous saurez exactement ce qu'il m'a envoyé. Il m'a dit « Bonjour Lucille, j'ai vu votre commentaire sous le poste de Théophile Laroussini sur la frontière coaching versus psychologie. Entre parenthèses, le barbecue du dimanche soir m'a fait sourire. Cette question revient souvent chez les dirigeants et les indépendants qu'on accompagne. Chez 1-1-1, donc le nom de sa boîte, on travaille beaucoup la posture et le cadre pour rester dans un coaching très « mis en mouvement » , sans glisser ailleurs. On se cale 10 minutes, point d'interrogation, et ensuite, il y a sa signature de mail. Alors, j'avais effectivement commenté la semaine dernière un post LinkedIn, comme tous les jours d'ailleurs, de mon ami Théophile Laroussini, et quelques temps après, je reçois en fait son mail. Je crois que le post, je l'ai commenté le jeudi et j'ai reçu son mail le samedi. Et donc du coup, je vois, voilà, j'ai vu votre commentaire sous le post de Théophile Laroussini. Ok, alors je ne sais pas comment exactement il a construit sa post. sa prospection, peut-être via l'Aimlist ou Alaxi. C'est en principe, quand on fait du cold emailing depuis LinkedIn, ce sont les deux outils qu'on utilise. Peut-être qu'il y en a un autre, je ne sais pas. Mais son mail, en tout cas, il cumule les red flags. Déjà, le premier red flag, c'est l'adresse mail, parce qu'en fait, il m'a écrit depuis l'adresse qui se termine en gmail.com. C'est françois.sonnomdefamille12345 arrobase gmail.com En fait, ça, ça pue l'amateurisme commercialement. parce qu'en fait, vous contactez quelqu'un qui ne vous connaît pas et la crédibilité, en fait, elle compte dès la première seconde où on vous voit. Et moi, typiquement, je regarde toujours les adresses mail qui me contactent. Le deuxième red flag, c'est la fausse personnalisation. Quand il me dit, j'ai vu votre commentaire sous le post de Théophile Laroussini sur la frontière coaching versus psychologie, entre parenthèses, le barbecue du dimanche soir, du dimanche m'a fait sourire. Je ne sais pas, j'ai dû mettre un truc en fait en rapport avec le barbecue du dimanche, mais... C'est de la fausse personnalisation, en fait. La vraie personnalisation, c'est plutôt d'écrire quelque chose où la personne, en fait, elle ressent le message de « j'ai suffisamment compris votre situation pour avoir une bonne raison de penser que mon offre, en fait, elle peut être pertinente pour vous » . Le troisième problème du mail de François, c'est qu'il me parle directement de lui après derrière. Cette question revient souvent chez les dirigeants et les indépendants qu'on accompagne. Donc, il me parle de son entreprise, il me parle de leur approche, de leur méthode, sauf que moi, commercialement, en fait, je m'en fous. Parce qu'à ce stade-là, quand je reçois votre mail, je veux comprendre pourquoi vous me contactez, quel est le problème que vous pensez pouvoir résoudre chez moi, et qu'est-ce que j'ai à gagner à continuer cette conversation. Le quatrième red flag du mail de François, c'est que j'ai aucune proposition de valeur claire. En fait, à la fin du mail, quand je termine de le lire, je ne sais toujours pas ce que précisément François veut me vendre. D'ailleurs, je suis allée sur son profil LinkedIn, je ne sais toujours pas ce qu'il veut me vendre, parce que je ne comprends rien. Donc ça aussi, c'est une des fondations... de votre prospection, et c'est pour ça d'ailleurs que moi je le traite de cette façon-là dans mes programmes d'accélération business et aussi dans le pack business accélération, c'est que, en fait, vous ne pouvez pas mettre en place une machine d'acquisition, typiquement le cold emailing, si derrière vous n'avez pas le bon positionnement, la bonne cible, la bonne offre, tout qui est clair et vous savez exactement ce que vous vendez et à qui, et quand on vous pose la question, vous ne démarrez pas par un « alors en fait, je vends un nani, et on en a pour 5 minutes de monologue » . Non. C'est parce que là, en fait, vous mettez juste un pansement sur une plaie hémorragique et ça va continuer à pisser le sang. Ça ne va rien résoudre du tout. Au contraire, vous aurez fait des actions, vous aurez passé du temps, vous aurez peut-être investi dans des outils pour au final avoir zéro résultat. Donc, malgré tout ça, François, en fait, il termine par « on se cale 10 minutes ? » Ben non, en fait, François. Pourquoi ? Je me mets à la place d'un prospect lambda. Là, je dissec son mail, mais un prospect lambda, en fait, il va se dire « pourquoi je donnerais 10 minutes de ma vie alors que tu m'as donné aucune raison de le faire ? » Un premier call to action, ça doit être complètement différent. On va le voir, justement, après. François, en fait, dans son mail, il a cumulé Merci. deux problématiques. C'est que déjà, un, il y a un mauvais message et deux, une mauvaise délivrabilité puisque son mail est arrivé directement dans mes spams. Heureusement qu'une fois par semaine, je vais aller lire mes spams. Donc, retenez sur tout ça. Faire du volume avec un système qui fonctionne, oui, bien sûr. Ça, c'est bien quand on peut industrialiser quelque chose qu'on a déjà au préalable validé, donc qui a déjà apporté ses fruits. Mais faire du volume pour compenser un système qui ne fonctionne pas, non, parce que passer de 50 mauvais emails à 5000, en fait, ça ne va rien résoudre absolument. Vous venez juste, en fait, de flinguer votre image auprès de 100 fois plus de personnes. Donc, maintenant, on va passer à comment écrire un bon call d'email. Donc, pour construire votre message, vous devez retenir cette structure-là. C'est cible, contexte, problème, valeur, preuve, CTA. Donc, d'abord, la cible. Si vous me dites, je vends aux entrepreneurs, super, vous n'avez pas une cible, concrètement. Parce qu'un freelance, une agence à 500 000 euros de chiffre d'affaires, une PME industrielle de 50 salariés, c'est tous des entrepreneurs. Donc, il va falloir affiner votre cible et définir vraiment votre client idéal selon le secteur, la taille d'entreprise, la fonction, la localisation éventuellement. Enfin bref. Et surtout, il va falloir aussi définir les signaux qui peuvent indiquer que cette personne pourrait rencontrer maintenant le problème que vous résolvez. Par exemple, j'ai accompagné une consultante RH dans tout ce qui est conduit du changement, etc., pour les startups, notamment dans la tech ou hors tech, qui partent, qui se font racheter, et où derrière, il y a des changements structurels. Et du coup, ce qu'elle fait, c'est qu'elle va aller voir, dans le BODAC, par exemple, c'est le bulletin officiel des annonces commerciales, s'il y a eu des rachats par des fonds d'investissement, etc. Et on sait qu'une fois que la boîte a été rachetée, trois mois après, potentiellement, elle arrive au stade de maturité où elle peut rencontrer la problématique et elle va commencer à chercher la solution parce qu'elle a une problématique de conduite du changement. Et c'est là que ma cliente arrive dans sa partie commerciale. Ensuite, le contexte, c'est de savoir pourquoi cette personne... Pourquoi maintenant ? Est-ce qu'elle recrute ? Est-ce qu'elle vient de lever des fonds ? Est-ce qu'elle lance une nouvelle offre ? Est-ce qu'elle ouvre une agence ? Est-ce qu'elle a exprimé publiquement une problématique ? En fait, votre prise de contact doit avoir une logique. Ensuite, vous passez par le problème. Alors attention, vous ne connaissez pas votre prospect. Donc à ce stade-là, vous ne formulez que des hypothèses. Par exemple, je vois que vous avez recruté trois commerciaux récemment. À ce stade de croissance, il y a certaines équipes qui commencent à avoir du mal à suivre leur lead. entre l'Indin, les e-mails, le CRM, etc. Je ne sais pas si c'est votre cas. Je ne sais pas si c'est votre cas. Ça, c'est une hypothèse. Et puis après, vous formulez votre proposition de valeur, une phrase pour dire ce que vous faites, pour qui, pour quel résultat. Et éventuellement, vous placez une preuve derrière. C'est-à-dire que vous pouvez, par exemple, dire on vient de le mettre en place chez une agence qu'un salarié rencontrait exactement ce problème-là. En fait, une preuve sociale, tout simplement. pour montrer que vous êtes en train de travailler ou que vous avez travaillé chez un même type de client que la personne que vous prospectez. Et enfin, votre call to action, donc vraiment le passage à l'action qui va être, est-ce que c'est un sujet chez vous actuellement ? Et pas, on se cale 10 minutes en fait. En fait, l'idée là, c'est de savoir, c'est de faire avancer en fait la conversation. Est-ce que c'est un sujet chez vous actuellement ? C'est oui ou c'est non ? Donc si c'est oui, c'est cool, on avance. Si c'est non, en fait, on arrête, c'est pas notre prospect, on laisse tomber. Et pour les relances, ça va être exactement la même chose. Parce que, alors oui, il faut relancer. Ça, je vous le dis tout de suite. Parce qu'envoyer juste un mail de cold emailing et après derrière, ne plus jamais rien faire, vous avez 9 chances sur 10 qu'il n'y a absolument rien qui va se passer derrière. Donc ce serait vraiment quand même trop con de ne pas relancer. Mais alors, évitez les « je me permets de remonter mon précédent email » , Je me permets une nouvelle relance ? Ou bien avez-vous vu mon précédent message ? Non, apportez plutôt un élément supplémentaire. Par exemple, une précision, un cas client, une ressource, etc. Parce qu'en fait, votre séquence, elle doit faire progresser la conversation et pas être dans un espèce de truc où on n'arrête pas de répéter alors, tous les trois jours. Pas du tout. Étape numéro 3, c'est comment faire son... son code emailing. concrètement et avec quels outils. Alors, maintenant, on va passer à la machine parce qu'une fois que vous avez fait tout ça, une fois que vous avez construit vos messages, et derrière, il faut vraiment prendre un soin très particulier à construire vos messages. Par exemple, dans mes programmes d'accompagnement, parce que je sais que c'est une vraie problématique de construire ces messages et d'avoir des messages qui soient pertinents. Et moi, pour toutes les personnes de mes programmes et de mes packs business, J'ai construit un outil complet qui vous permet, avec quelques questions, de vous aider dans la conception de votre message. Et on a des super taux de résultats. Donc vraiment, passez un peu de temps à construire votre message. C'est hyper important avant de brancher votre machine pour mettre en œuvre votre cold emailing. Votre prospection, elle ressemble globalement à ça, c'est-à-dire... ciblage, sourcing, enrichissement, vérification, segmentation, envoi, relance et après derrière, go dans le CRM. D'abord, vous devez trouver vos prospects. Alors évidemment, LinkedIn, c'est une énorme base B2B. Avec Sales Navigator, vous pouvez c'est l'abonnement LinkedIn Sales Navigator, vous pouvez filtrer beaucoup plus précisément toute votre base B2B que vous pouvez extraire. Après, vous pouvez aussi utiliser des annuaires professionnels, des listes, de je sais pas quoi ou que vous trouvez trouvées sur des sites internet, enfin bref, en tout cas par rapport à votre cible. Votre source, elle dépend vraiment de votre cible. Ensuite, il va falloir récupérer les coordonnées professionnelles. Donc là, c'est ce qu'on appelle l'enrichissement. Vous avez un nom, une entreprise ou un profil LinkedIn et vous cherchez notamment l'adresse email professionnelle. Il y a des outils qui permettent de le faire et notamment des outils dédiés à l'enrichissement comme Fullenrich, par exemple, qui sont assez bons parce que les bases, elles sont mises à jour assez régulièrement. Ensuite, troisième chose, ce n'est pas parce que vous utilisez un outil en plus payant que forcément ça doit vous exempter de faire ça, mais il faut absolument vérifier les emails parce qu'en fait, une adresse qui est trouvée, ce n'est pas nécessairement une adresse qui est valide. En fait, la problématique que vous avez, c'est d'envoyer vers des adresses qui sont inexistantes et derrière de faire exploser vos bounce, donc les emails qui rebondissent, qui ne sont pas délivrés et potentiellement de dégrader votre délivrabilité. parce que... Quand on envoie des mails à des adresses inexistantes, forcément l'hébergeur des mails en question, que ce soit Gmail, Yahoo ou n'importe, ils vont voir que ce sont des bounce et donc du coup ils dégradent la délivrabilité. Ensuite ça va être de segmenter votre liste, alors prenez pas 10 000 prospects différents pour leur envoyer exactement le même message, mais faites plutôt des groupes assez homogènes de prospects selon leur situation et vous adaptez le message. Ensuite seulement vous choisissez l'outil d'envoi. Moi j'aime bien l'Aimlist honnêtement parce que du coup c'est de la prospection vraiment multicanale. Ça gère le cold email, ça gère aussi la prospection sur LinkedIn, WhatsApp aussi ça gère, donc ça c'est plutôt pas mal. Et vous avez aussi d'autres outils qui sont davantage orientés cold email vraiment à grande échelle. Vous pouvez prendre des outils d'email marketing comme par exemple Brevo ou autre. Mais en tout cas si vous débutez, ne construisez surtout pas une usine à gaz. préférez plutôt 100 prospects ultra qualifiés vraiment un bon message et un seul outil et là pour le coup si on est sur une centaine de prospects qui sont bien qualifiés ça peut se gérer manuellement depuis votre adresse mail enfin depuis votre boîte mail professionnelle plutôt qu'un truc en fait qui va vous coûter 500 balles par mois pour envoyer 10 000 emails de merde là dans le cas de François je sais pas ce qu'il a branché derrière j'imagine un Lemlist ou un Walaxi je pense plutôt à Walaxi je sais pas pourquoi mais mais... Voilà que si, j'y pense, mais bon, bref. Mais en tout cas, faites attention à ça. Dernier sujet technique, ça va être la délivrabilité. Donc, il faut vraiment utiliser une adresse mail professionnelle avec un nom de domaine professionnel. Donc, il faut aussi le configurer, votre domaine, correctement, chez votre hébergeur de nom de domaine. Il faut vérifier aussi vos adresses. Ne passez pas brutalement d'une boîte mail qui n'envoie aucun mail à des centaines d'emails quotidiens. Il faut faire ce qu'on appelle... Il faut chauffer votre nom de domaine. On ne passe pas de zéro à mille du jour au lendemain. Il faut le faire petit à petit. Et faites surtout des mails simples. On n'a pas besoin d'avoir des mails de 3 km, 15 liens, 3 images. On n'est pas une musetteur de carrefour. On fait du cold email, les enfants. Quatrième étape, c'est ce qu'il faut analyser. Une fois que votre campagne est lancée, il ne faut pas juste regarder en fait un peu combien de réponses vous avez. Non, non, en fait, c'est beaucoup plus complexe que ça, en réalité, parce que votre tunnel, c'est j'envoie un email, l'email est délivré, je reçois des réponses positives ou négatives. J'ai des rendez-vous bookés, j'ai des rendez-vous qui sont réalisés, j'ai converti des prospects en clients et j'ai signé du chiffre d'affaires et enfin j'ai encaissé du chiffre d'affaires. Donc d'abord, vous devez surveiller vos bounce. Ça, c'est typiquement le KPI qui se situe au niveau de la délivrabilité des emails. S'ils sont élevés, les bounce, votre problème peut venir de votre base ou de la vérification des emails. Ne faites pas une obsession sur le taux d'ouverture. parce qu'en fait, aujourd'hui, la mesure, elle est devenue beaucoup moins fiable avec les mécanismes de confidentialité des messageries, notamment par exemple avec Apple ou n'importe. Donc, ce qui vous intéresse davantage, ça va être forcément les réponses et évidemment, surtout les réponses positives. Parce que, alors, techniquement, quand quelqu'un vous dit « arrêtez de m'envoyer vos emails » , bon, c'est une réponse, c'est cool, c'est sympa parce que du coup, on le sort de la liste. Mais par contre, commercialement, ça vaut rien, quoi. Parce que ça vaut pas un 8, ça m'intéresse, ou un non, ça m'intéresse pas, c'est pas le sujet en ce moment, ou un truc comme ça. Bref. Alors, au niveau des taux de réponse, pour que vous sachiez à peu près où vous situez, on a l'Aimlist qui a sorti un peu des taux de réponse qui considèrent comme de bons niveaux, très bons et excellents. Donc, quand on a une campagne de cold emailing, entre 3 et 5 réponses, on considère... 3 et 5... pourcentage de réponses positives, on considère que c'est un bon niveau de réponse. Entre 5 et 8%, on considère que c'est un très bon niveau. Et plus de 8%, on considère que c'est vraiment un excellent niveau. En fonction du taux de réponse que vous avez, en fonction de là où vous êtes, vous pouvez savoir typiquement si votre message, en fait, il est bon ou pas. Et après, sachez que ça, c'est des données d'un éditeur de logiciel, c'est l'Aimlist. Les résultats, ils vont... énormément dépendre de votre marché. Moi, typiquement, si je commence à faire du cold emailing, je ne suis pas sûre d'avoir des bons taux de réponse comme ça. Donc, ensuite, mesurez combien de réponses positives deviennent des rendez-vous. Mesurez combien de rendez-vous bookés sont réellement réalisés. Combien de rendez-vous réalisés deviennent des clients et combien de chiffres d'affaires est généré. Parce que si vous obtenez énormément de réponses positives, mais aucun rendez-vous, le problème, il vient peut-être de votre call to action dans le mail. Si vous obtenez énormément de rendez-vous, eh bien, la problématique, par contre, aucun client, la problématique, c'est que en fait, ce n'est peut-être plus forcément votre call d'email. C'est peut-être une question de qualification, de votre offre, de votre système de vente à voir. Mais en tout cas, chaque KPI vous indique clairement où est-ce que vous devez regarder. Je fais une petite aparté. dans cet épisode de podcast pour vous dire que tout ce que je suis en train de vous dire, toute la méthode que je suis en train de vous donner, etc., vous la retrouvez directement sur mon site lucidemistin.fr slash ressources au pluriel parce que je vous ai tout mis sur mon site internet en ressources gratuites que vous pouvez télécharger pour vous permettre d'y accéder un petit peu plus tard et plus tard de lancer votre cold emailing. Je reprends l'épisode. Une fois que vous avez suffisamment de données, En fait, vous pouvez du coup remonter votre funnel à l'envers, c'est-à-dire que si vous voulez 5 clients et que vous closez 25% de vos rendez-vous, vous avez besoin de 20 rendez-vous réalisés. Bref, tout ça pour arriver jusqu'à combien il me faut de prospects en tout pour réaliser tant et tant de chiffres d'affaires dont j'ai besoin en fonction de tous les taux qu'on a. Parce que là, du coup, vous ne vous dites plus, je vais envoyer 50 emails cette semaine. Non, non, en fait, vous savez exactement combien de prospects vous devez. toucher à partir de votre objectif commercial. Dernière chose à voir dans le cold emailing, c'est le RGPD. Alors, il y a deux conneries qui n'arrêtent pas de circuler sur les réseaux. La première, c'est que sans le consentement préalable, le cold email est interdit. Et la deuxième connerie, c'est que en B2B, le RGPD ne s'applique pas. Les deux sont complètement fausses. Je parle évidemment ici de prospection B2B en France, naturellement. En B2B, vous n'avez pas systématiquement besoin du consentement préalable de la personne pour lui envoyer un mail. Mais, par contre, Votre sollicitation par mail, par cold email, doit notamment être en rapport avec la profession de la personne exercée. Donc proposer un logiciel RH à un DRH, ok, ça c'est logique. Mais récupérer son adresse professionnelle pour lui vendre un programme de coaching sportif et diététique, en fait là du coup on n'est pas du tout sur la même problématique et la même logique. Donc ensuite, vous savez que c'est une donnée, même si elle est publique, l'adresse mail de la personne. Mais ça reste une donnée personnelle. Donc le fait d'avoir trouvé une adresse mail sur Internet, ça ne signifie pas que maintenant elle vous appartient en fait. Et si vous utilisez une base ou un outil d'enrichissement, vous devez aussi vous intéresser à la provenance des données. Ensuite, la personne doit notamment pouvoir identifier l'organisation qui la contacte. C'est pour ça que dans les signatures de mail, il faut mettre le nom de votre boîte, l'adresse, etc. et puis des points de contact. Et elle doit pouvoir aussi s'opposer simplement et gratuitement aux prochaines sollicitations. Donc quand quelqu'un vous dit « ne me contactez plus » , en fait, tout simplement, vous arrêtez et vous le consignez dans votre liste de suivi. de votre campagne de cold emailing que vous allez reprendre à la prochaine campagne. Ce n'est pas parce qu'on vous dit ne me contactez plus que ça ne vaut que pour une seule campagne. Ça vaut aussi pour les futurs. Donc, il faut faire attention parce que sinon, vous allez vous taper un jour un signalement CNIL et ça, ça fait chier. Vous devez également gérer cette opposition dans le temps et notamment éviter de réimporter plus tard la même personne dans une nouvelle campagne. C'est pour ça que vous devez absolument avoir un outil de suivi. Et ça, un outil de suivi, ça ne sert à rien de prendre un outil payant. Mais prenez tout simplement un fichier Excel bien construit où vous consignez absolument tout et que vous allez pouvoir après derrière donner à une IA pour nettoyer votre future liste d'une future campagne de cold email. Donc, dites-vous bien que le RGPD ne vous interdit pas de prospecter. Il vous oblige juste à prospecter de manière clean. et c'est d'ailleurs vers là que je voudrais aller pour conclure cet épisode, c'est qu'une bonne prospection, c'est pas récupérer le maximum d'adresses et envoyer le maximum d'emails en espérant que l'univers va faire le reste, c'est cibler les bonnes personnes, avoir une vraie raison de les contacter, envoyer un message qui soit pertinent pour elles, respecter leur choix, c'est important, et analyser ce qui se passe derrière. Mais vous pouvez parfaitement industrialiser tout ça à... condition que vous industrialisez un bon système. Quand je parle d'industrialisation, je parle évidemment d'automatisation. Donc, c'est important que si vous vous lancez dans le cold emailing pour la première fois, vous n'automatisez rien, vous faites tout à la main. Parce que sinon, vous n'apprendrez pas à faire un bon cold emailing et du coup, vous risquez d'automatiser un système de merde parce que souvent, les premières campagnes de cold emailing, ce n'est pas forcément les meilleures. Ce n'est pas forcément celles qui vont générer le plus de résultats. Elles vont peut-être vous en générer des résultats, je ne dis pas le contraire. Mais par contre, vous n'aurez pas à améliorer le truc, poncer le sujet, etc. Et derrière, qu'on suit des messages qui soient vraiment hyper pertinents. Parce que là, en fait, vous voyez, au final, François qui m'a envoyé ce mail, il a peut-être envoyé son mail à 500 personnes ou à 5000. En fait, je n'en sais rien. Mais le problème, c'est que sa prospection, en tout cas chez moi, elle a obtenu exactement l'inverse de l'objectif recherché. Parce qu'en fait, maintenant, je connais François, je connais sa boîte et je n'achèterai jamais chez lui. Le cold email, ce que vous devez comprendre, c'est que ce n'est pas mort, pas du tout. Mais par contre, oui, le mauvais cold email, celui-là, il l'est, évidemment. Si cet épisode, il vous a aidé, n'hésitez pas à le liker, le partager, le commenter et à mettre une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée et notamment Spotify et Apple Podcast. Et quant à moi, je vous dis à très vite.