Speaker #0Vous avez une idée de business ou bien vous avez une nouvelle idée d'offre et le truc c'est que vous y pensez depuis un petit moment, depuis des mois. Pour vous c'est évidemment la meilleure idée du monde, c'est une certitude, c'est toujours les meilleures idées du monde pour nous. Et vous attendez bien évidemment le moment, elle va être vraiment parfaite pour pouvoir la sortir, pour pouvoir lancer votre business ou sortir votre offre et communiquer dessus. Je vais vous dire un truc assez direct, mais le problème, c'est que tant qu'il n'y a personne d'autre qui veut de votre idée de business à part vous, en fait, à ce niveau-là, ce n'est pas un business que vous avez, ce n'est pas une offre vendable que vous avez, c'est juste en fait une idée. Parce que ce qu'il faut pour que votre offre, en fait, elle se vende, c'est qu'il y ait quelqu'un qui soit capable de vous dire « Ok, j'achète » . Donc aujourd'hui, je vais vous donner les cinq étapes pour valider votre marché, valider votre idée d'offre, votre idée de business avant de vous lancer. Et le truc, c'est que ça, c'est vraiment l'étape préalable avant de sortir quoi que ce soit, parce que c'est ça qui va vous garantir qu'à un moment donné, votre offre, elle va trouver... preneur et que vous allez faire des ventes et donc du chiffre d'affaires. Alors, le problème, vous l'avez compris, c'est pas votre motivation, c'est que le problème, en fait, c'est qu'on valide presque tous nos idées au mauvais endroit. En fait, on va la tester dans notre tête, on va la trouver absolument parfaite, ça c'est déjà la première erreur qu'on va faire. Ensuite, deuxième erreur, c'est qu'on va en parler autour de nous, à des potes, à sa famille, à votre conjoint, etc. Et là, à ce moment-là, Je vous le parie en mille que ça vous est arrivé aussi, parce que moi la première ça m'est arrivé. Il y a tout le monde qui va vous répondre, mais oui c'est absolument génial ton truc. Ça, le problème, c'est que c'est faux. En fait, c'est pas qu'il vous mente, pas du tout. C'est que, en fait, ça vaut rien, parce que déjà votre entourage c'est pas votre cible. Donc votre belle-sœur ou votre cousine qui vous dit, trop bien ton idée et tout machin, en fait elle, elle a jamais sorti sa carte bleue pour vous. Et elle n'envisagera jamais de le faire, en fait, parce qu'elle n'est pas votre cible. Elle n'a pas la problématique que ressent votre cible. Donc, en fait, il faut comprendre qu'ils vous donnent de l'affection quand ils vous disent que votre idée de business, elle est géniale. Ils vous donnent de l'amour, mais pas de la validation, en fait, à proprement parler du marché. Il n'y a rien de factuel, en fait, là-dedans. Il y a tout qui est émotionnel. Donc ça, le problème, c'est que ça vous fait aller au mauvais endroit. Et vraiment, moi, la première, quand j'ai commencé, j'ai aussi construit des trucs dans mon coin, etc. Persuadé que, voilà, c'est ce que forcément voulaient les gens, etc. Et c'était une connerie. Neuf fois sur dix, quand vous croyez avoir un problème de visibilité, en fait, vous n'avez pas un problème de visibilité. Visibilité, vous avez un problème que personne, en fait, ne veut de votre offre. C'est un peu... horrible de se rendre compte de ça, parce qu'en fait, on a travaillé dessus pendant des mois et des mois. Mais voilà, ça se répare, et ça va se réparer en une semaine, et je vais vous dire exactement comment. La première étape, c'est déjà d'arrêter de demander du coup aux mauvaises personnes. Arrêtez d'interroger votre entourage, arrêtez d'interroger ChatGPT aussi, parce que l'IA, c'est un vrai problème aussi dans cet exercice-là, parce qu'en fait, ChatGPT, c'est... ce n'est pas votre cible, c'est une espèce de moyenne de tout Internet où ils prennent en fait aussi... ChatGPT prend aussi ses sources dans Reddit, par exemple. Et en fait, ça va vous recracher une réponse assez lisse qui, du coup, n'est pas la réponse de votre cible, pas celle qui a le problème et qui a le portefeuille presque dehors prêt à acheter. Et c'est à elle qu'il va falloir aller parler. Donc, on va faire un exercice assez inconfortable, mais du coup, il va falloir que vous alliez parler directement à votre cible. Donc concrètement ce que vous allez faire, vous allez lister des personnes... qui vivent ce problème-là, que vous voulez résoudre avec votre offre, et qui ne vous doivent strictement rien parce qu'en fait, elles ne vous connaissent pas. La deuxième étape, c'est d'aller chercher justement la vérité et pas une validation. Quand vous avez ces personnes-là en face de vous, la question que beaucoup posent et qui ne sert strictement à rien, c'est est-ce que vous achèteriez mon offre ? C'est celle-là, en fait, à cette question-là, tout le monde va répondre oui par... politesse. Mais il n'y a personne qui va vraiment sortir sa CB ou bien vous faire un virement pour votre offre. Donc, la bonne question à poser, c'est plutôt, racontez-moi la dernière fois que vous vous êtes arraché les cheveux avec ça. Là, vous ne parlez pas, en fait, de votre solution. Vous les faites parler, en fait, de leurs problèmes parce que c'est ça, en fait, qu'on cherche. On ne cherche pas spécialement à savoir si la solution c'est la bonne. On cherche à savoir Quel est leur véritable problème ? Qu'est-ce qui les gratte en fait au quotidien ? Et après, c'est à nous de faire le pont entre la solution et leur problématique. Donc l'objectif à ce stade, c'est de les écouter assez longtemps pour qu'ils vous parlent en fait eux-mêmes de ce dont ils ont vraiment besoin. Troisième étape, ça va être d'aller viser quand même un échantillon minimum, un marché minimum et pas tout le monde. Je vous entends déjà me dire... « Oui, mais moi, je peux aider tout le monde qui a un problème. » Ben justement, non. Ça, c'est la problématique du coach. Je vais l'appeler le syndrome du coach. Parce que, justement, c'est ce que tous les coachs me disent quand je suis en accompagnement avec eux. C'est que « Oui, mais bon, moi, je suis coach, donc en fait, je peux aider tout le monde. » Ouais, mais non, en fait. Parce que viser tout le monde, c'est justement aider personne. Donc, aider des indépendants, ben en fait, ça, c'est pas une cible. Ça, c'est tout simplement, en fait, on prend les pages jaunes, on ouvre et puis, ah ben, il y a tout le monde. Donc, par contre, de dire... J'aide les infirmières libérales qui viennent de s'installer et qui paniquent devant leur facturation. Ça, oui, ça, c'est une cible et ça, c'est un problème précis. Donc, plus c'est précis, plus les gens vont se reconnaître et plus ils vont vous choisir. Quatrième étape, ça va être de définir un protocole et ça, ça va se faire en une semaine. Premièrement, vous définissez votre cible. Deuxièmement, vous allez préparer cinq à six questions ouvertes. à poser à l'oral en face de personnes qui font partie de votre cible. Et ayez évidemment ces 5 à 6 questions ouvertes devant vous. Vous savez comment ça se passe quand on est en entretien avec quelqu'un, on pose une question, la personne vous donne la réponse, et puis la réponse entraîne une autre question, etc. Donc revenez toujours. Je ne vous dis pas de ne pas justement faire comme ça, c'est-à-dire que une réponse entraîne une autre question que vous allez poser, etc. parce que vous êtes assez curieux. Je ne vous dis pas de vous brider dans votre curiosité, surtout pas. Mais par contre, revenez toujours à vos 5 à 6 questions que vous avez préparées. Donc, gardez votre feuille en dessous de votre... Enfin, sur votre bureau ou je ne sais pas où vous l'avez. Mais bref, gardez votre feuille à proximité pour toujours y revenir dessus. Troisièmement, vous allez diffuser et vous récolter entre 20 et 50 réponses. Alors, je préfère 50 que 20 parce que ça, c'est un bon échantillon. Vous le faites par appel, par message, par questionnaire, peu importe. Sachez que les questionnaires vont vous donner la quantité, les réponses que vous allez recueillir avec des entretiens, avec des appels téléphoniques, etc. Ça, ça va vous donner de la qualité parce que, je vous l'ai dit juste avant, une réponse entraîne une autre question, etc. Vous êtes curieux, donc vous allez un peu au fond des choses, vous posez d'autres questions, etc. Et puis vous revenez à votre questionnaire. Quatrièmement, vous allez analyser tout ça. Ça, c'est aussi important. On ne fait pas ça pour le garder dans des fichiers et puis ne pas s'en servir. Là, l'IA est intéressante pour justement vous sortir des trames, des squelettes de ce qui revient le plus dans l'analyse. Ne le faites pas vous-même. Là, vous donnez tout à ChatGPT et il fait super bien le job. Cinquièmement, vous allez ajuster votre offre parce qu'entre ce que vous avez justement pensé au niveau de votre offre et ce qui en est ressorti de toutes ces analyses-là, vous allez devoir faire des ajustements, des optimisations. C'est tout. Ça, c'est un chantier qui est assez simple à mener. Je pense notamment dans ce chantier-là à une de mes clientes, Cassandra. qui est assistante virtuelle et qui s'est spécialisée sur les agriculteurs. On a fait justement ce travail-là, on est allé interroger des agriculteurs et en fait, on a découvert deux besoins qu'elle, elle n'avait jamais vus, notamment la veille sur les subventions et la gestion de la paye sur les titres emploi, service de l'agriculture. Et qu'il y a plein de jeunes, en fait, qui étaient aussi tout à fait partants pour faire du 100% à distance. Et du coup, en quelques appels, elle a enrichi son offre et du coup, elle s'est évité de jeter la moitié de son marché à la poubelle à cause d'une croyance finalement qu'elle s'était mise dans la tête, mais qui du coup était complètement éclatée au sol par rapport à ce qu'on a pu récolter en faisant une analyse de cible. Cinquième étape, et ça c'est bien souvent ce que peu de gens vous disent, c'est de garder les mots. de votre cible quand vous les avez interrogées. Les phrases exactes que votre cible emploie pour décrire son problème, ça, c'est vos futurs arguments de vente, c'est votre meilleure source de base de connaissances de votre marketing. Parce que, en fait, vous n'allez pas inventer ça. Au contraire, vous allez vous en servir pour améliorer votre page de vente, votre marketing, votre communication, etc. Votre cible, elle vous donne tout ça à condition de la faire... parler assez longtemps et de l'écouter et donc vous ressortez de vos entretiens avec une page de vente qui est clairement déjà à moitié écrite par vos clients eux-mêmes. Je peux vous dire que ça, ça pousse à la conversion. Si cet épisode vous a aidé, n'hésitez pas à le liker, le partager, le commenter et à mettre une note 5 et tal sur votre plateforme d'écoute préférée et notamment Spotify et Apple Podcast. A très vite.