- Speaker #0
Bienvenue à tous dans ce nouvel épisode du Café sans filtre avec mon RH, le podcast sans tabou du monde du travail d'aujourd'hui. Dans cet épisode, nous levons le voile sur un sujet crucial, mais souvent ignoré, l'importance de l'apparence en milieu professionnel. Que ce soit lors d'un entretien d'embauche, dans la salle de réunion, ou même lors d'une présentation stratégique, l'apparence joue un rôle, qu'on le veuille ou non. Mais jusqu'où va son importance ? Et comment l'utiliser pour renforcer sa crédibilité sans renier son authenticité ? Pour explorer ces questions, j'ai l'immense plaisir d'accueillir Laurence Claude. Ancienne juriste et manager d'équipe, Laurence a fait un virage audacieux dans sa carrière pour devenir conseillère en images. Elle a fondé Wonder Executive Image, son cabinet basé à Luxembourg, où elle accompagne aujourd'hui des professionnels dans leur quête d'un équilibre entre... images personnelles et exigences du milieu professionnel. Avec son expertise et son parcours unique, Laurence nous aidera à démêler des clichés et des vérités sur l'apparence au travail. Ensemble, nous parlerons des enjeux parfois invisibles liés à l'image, de la manière dont elle peut ouvrir des portes ou au contraire enfermer, et des clés pour se préparer sous son meilleur jour tout en restant fidèle à son image. Alors ? Prenez votre petite tasse de café et soyez prêts à faire le tri entre préjugés et opportunités. Bonjour Laurence.
- Speaker #1
Bonjour Jennifer.
- Speaker #0
Je suis ravie de t'accueillir sur notre podcast. Est-ce que tu pourrais te présenter pour nos auditeurs ?
- Speaker #1
Merci de ton accueil, Jennifer. Je m'appelle Laurence Claude, je suis juriste et consultante en stratégie d'image. J'ai créé mon agence, comme tu l'as mentionné, de conseils en image professionnelle. J'accompagne aujourd'hui des managers, dirigeants d'entreprises et professions libérales dans leur stratégie d'image et l'organisation de leur image.
- Speaker #0
Quand est-ce qu'a commencé l'aventure ?
- Speaker #1
Comme tu l'as expliqué, j'ai opéré un virage à 360. J'ai repris l'école pour me former. Il y a deux ans, j'ai effectivement commencé mes activités à Luxembourg.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu trouves de valorisant dans ta nouvelle vie professionnelle ?
- Speaker #1
L'aspect le plus impactant pour moi, c'est de voir un changement de posture pour mes clients et de voir un changement d'image complet entre le moment où je les accueille pour l'entretien découverte Et le moment où ils repartent avec les trucs et astuces pour gérer et surtout valoriser leur image, qu'elle soit personnelle ou professionnelle.
- Speaker #0
Alors, on va rentrer assez vite dans le vif du sujet. Pourquoi, selon toi, l'image professionnelle est si importante ?
- Speaker #1
Alors déjà, l'image professionnelle, peut-être, je devrais la définir pour que l'on comprenne de quoi il s'agit. Quand on parle d'image, souvent, on considère un peu l'aspect superficiel de l'image. mais l'image... professionnelle, c'est tant l'apparence physique que la communication et la posture. Et la raison pour laquelle l'image professionnelle est assez importante, c'est qu'elle est souvent gage de crédibilité, d'authenticité et aussi de reconnaissance par ses pairs et par ses clients, ses équipes. Travailler son image professionnelle, c'est un gage de réussite entre guillemets et de pouvoir grandir correctement dans son aventure professionnelle.
- Speaker #0
C'est vrai que quand tu parles d'impact, ça a totalement du sens. Pour vous faire une confidence, ça fait deux ans que j'essaie de monter ce podcast. Et l'une des choses qui m'avait marquée, c'est une étude pour des défenseurs des droits de l'homme qui date de 2016, dans laquelle un sondage était proposé. Et pour la moitié des Français, il serait tout à fait acceptable. table de refuser d'embaucher un candidat, homme ou femme, en raison de son physique. Et pour 6 Français sur 10, un maquillage mal exécuté ou pas assez prononcé peut justifier un refus d'embauche. Ça m'a assez remuée et donc le fait de vouloir monter un podcast sur ce sujet m'a vraiment motivée parce que les chiffres sont assez éloquents et je dirais même d'actualité vu que j'ai fait le même sondage sur LinkedIn il y a un an. et je suis tombée sur les mêmes résultats. C'est assez éloquent. Pour poursuivre notre échange, j'aimerais savoir... Selon toi, quels sont les défis auxquels sont confrontés les personnes qui ne correspondent pas aux normes traditionnelles de beauté dans le milieu professionnel ?
- Speaker #1
Je pense que le principal défi, si on considère et si on doit définir un petit peu les normes traditionnelles de beauté, il faut savoir de quoi on parle. Je pense que chacun a une propre perception de soi et qu'effectivement, il peut y avoir des préjugés, il peut y avoir des a priori, si on considère. Être trop rond, trop ronde, si on considère être trop petit, trop grand. La première chose, c'est déjà de s'accepter soi et surtout de ne pas en faire une question, d'être dans une posture de confiance et de travailler justement ces aspects si on pense que ça peut être un problème. Mais surtout d'être bien réassuré que ce ne sera jamais un obstacle à décrocher l'emploi que l'on souhaite décrocher. Je pense que les discriminations qui sont liées sur les apparences physiques déjà n'ont pas lieu d'être. Ce sont des discriminations. Et dans un second temps, la première chose à faire, c'est de prendre en main. Si on estime avoir un souci, c'est de le gérer, de l'adresser et éventuellement, effectivement, de se faire accompagner.
- Speaker #0
Du coup, Laurence, est-ce que tu peux nous expliquer comment le conseil en images peut aider à mieux se connaître et à s'accepter ?
- Speaker #1
Alors, le conseil en images suit un protocole précis d'accompagnement. C'est une véritable introspection pour le client qui débute avec un entretien découverte. d'un minimum d'une heure et demie à deux heures, dans lequel on interroge le client sur son mode de vie, ses envies, ses attentes, ses goûts et ses valeurs. Et on accompagne à la fois avec de la colorimétrie, de la morphologie, du style vestimentaire, dans le but de mettre en valeur les atouts du client. Et éventuellement, s'il le souhaite ou s'il y a des complexes, les dissimuler grâce à des techniques de conseil en images qui vont toujours viser à valoriser la personne. Et à travers l'exercice, au long des ateliers, la personne comprend qu'en fait, il n'est pas nécessaire d'appuyer toujours sur les possibles petits défauts, mais davantage de mettre en avant ses atouts et de vraiment se valoriser.
- Speaker #0
D'accord, c'est rassurant d'entendre ce que tu nous dis, que tout le monde a des défauts. En tout cas, j'entends en filigrane que tout le monde a des défauts et que se faire accompagner, ça permet de les atténuer. Tu nous as aussi parlé de colorimétrie. Est-ce que tu peux nous en parler ? peu, moi je vois ce que c'est, je suis une femme, je suis un petit peu ce qui se fait dans la mode, mais colorimétrie, ce n'est pas quelque chose qui est accessible à tous.
- Speaker #1
Non, alors la colorimétrie, tu fais bien de le préciser, on a tendance à parler un petit peu un jargon entre conseil et en images. La colorimétrie, c'est une méthode qui consiste à déterminer les nuances des différentes couleurs qui vont mettre en valeur ton visage, parce qu'on a tous, avec nos yeux, notre peau, nos cheveux, une certaine chromatie naturelle. certaines teintes qui vont aller mieux à toi qu'à moi. Et ça, on le détermine avec la méthode du draping. On va poser des tissus sous le visage de la cliente ou du client afin de déterminer quelles sont les différentes nuances, les différentes couleurs qui vont la mettre en valeur ou le mettre en valeur. C'est la colorimétrie qui permet de décider quelles seront les couleurs à privilégier dans la garde-robe, en tout cas pour ce qui concerne les pièces qu'on porte à proximité du visage.
- Speaker #0
D'accord, super. Merci beaucoup, c'était très clair. Ce que j'aimais aussi dans ta réponse, c'est que tu nous parlais de la cliente ou du client. Est-ce qu'il y a de plus en plus d'hommes maintenant qui acceptent de se faire accompagner ?
- Speaker #1
Oui, alors ils ne viennent pas directement. Enfin, mon expérience avec les clients que j'ai pu accompagner sont généralement les époux ou les compagnons de mes clientes qui ont vu le travail fait sur leurs épouses et qui me contactent. parce qu'ils sont satisfaits et ils ont vu le changement de posture des épouses. Et ça, franchement, c'est le meilleur remerciement parce que je ne les sollicite pas. Je t'avoue que ce n'était pas du tout ma clientèle cible, les hommes. Et finalement, ils viennent à moi sans que je les sollicite parce qu'ils sont satisfaits du travail que j'ai fait avec leurs épouses. Après, il y a une vraie demande. En fait, ils se prennent au jeu et ils font l'accompagnement. C'est vraiment le leur, en fait. Ce n'est pas celui de la femme qu'on duplique pour eux, mais une vraie demande et une vraie compréhension de ce qui est fait. Et notamment, si on parle de la colorimétrie, parfois même une approche plus directe sur les couleurs que pour leurs épouses, par exemple.
- Speaker #0
C'est super. Alors, poursuivons sur cette partie que j'ai envie de dédier à l'exigence physique et vestimentaire en entreprise. Laurence, est-ce que tu peux nous dire comment l'apparence vestimentaire de l'employé peut influencer le recruteur ou l'employeur ?
- Speaker #1
En fait, je reviendrai à la définition de l'image professionnelle. Ce qui se joue avec l'apparence, mais également la posture et la communication, c'est la crédibilité, le sérieux qu'on peut accorder à la personne et le niveau de cohérence entre ce qu'on voit en face de soi lorsqu'on voit le candidat et le poste qu'il y a pour voir. Est-ce qu'on arrive véritablement à se projeter avec cette personne dans le poste, au-delà des compétences techniques ? À compétences techniques égales, est-ce qu'on ne va pas préférer un candidat qui arrivera à soigner, préparer lors de l'entretien, à un candidat qui aura peut-être les compétences techniques, mais qui n'aura pas fait d'efforts sur sa présentation et qui n'aura pas la compréhension du fait qu'effectivement, quand on entre dans le milieu professionnel, il y a un certain niveau d'exigence qui peut exister en fonction du domaine qu'on souhaite intégrer.
- Speaker #0
Bien sûr, et ce que tu dis, j'en ai fait plusieurs fois l'expérience avec ma casquette de recruteuse. effectivement à... compétence égale, diplôme égal, on va préférer un candidat qui aura des codes, une présentation qui rassure, en fait le mot c'est vraiment rassurer, l'employeur sur le fait d'investir sur cette personne.
- Speaker #1
Oui, il y a une question vraiment de crédibilité en fait de l'entreprise qui se joue et encore plus pour les personnes qui vont être en front office et qui vont représenter l'entreprise en extérieur. Néanmoins, ça existe pour différents postes. On souhaite quand même travailler avec quelqu'un qui a l'intelligence de comprendre qu'il faut être préparé pour venir au travail sans forcément trop en faire, mais en tout cas, qu'évidemment, il faut un minimum de rigueur pour intégrer le monde du travail.
- Speaker #0
Alors Laurence, grande question. Comment tu nous conseilles de nous habiller pour un entretien d'embauche ?
- Speaker #1
Alors, au même titre qu'on va préparer le contenu de l'interview et des questions qu'on va éventuellement nous poser, on doit avoir... consciente, encore une fois, que son apparence va être importante et on doit considérer les dress codes éventuels si le domaine dans lequel on postule possède des dress codes. S'il n'en existe pas, je conseille de se renseigner quand même sur l'entreprise et de savoir un petit peu quels sont les us et coutumes. C'est plus simple aujourd'hui avec les réseaux sociaux, les LinkedIn, etc. On peut tout à fait trouver des informations et voir un petit peu quels sont les codes en vigueur dans l'entreprise. Mais dans tous les cas, ce que je... Je conseille vraiment, et qui est la base, c'est d'arriver de manière soignée, c'est-à-dire avec des vêtements bien repassés, plutôt des neutres. On évite d'arriver en harlequin avec un patchwork de couleurs. On peut préférer plutôt des choses qui sont intemporelles, des pièces intemporelles. Pour les femmes, on évitera la jupe trop courte. Pour les hommes, évidemment, on évitera de venir en jogging. Ça paraît évident. Pourtant, ça arrive. Pourtant, ça arrive. Ça arrive dans des milieux dans lesquels on ne s'attendrait pas. J'ai des petites anecdotes à ce sujet. Il y a des choses qui paraissent faire partie du bon sens, mais qui ne le sont pas toujours. Donc, il vaut mieux l'articuler en amont. Effectivement, l'idée, c'est d'être soigné et de donner une apparence sérieuse et crédible, encore une fois. Au-delà des vêtements, il y a tout ce qu'on appelle grooming également, qui consiste à dire qu'effectivement, il est important d'arriver avec des cheveux propres et éventuellement un brushing pour les hommes d'être rasés correctement, avoir des ongles propres. et des chaussures cirées, c'est toujours beaucoup mieux pour un entretien. Ça paraît grotesque de le dire, mais ça fait vraiment partie des enjeux lors d'un entretien.
- Speaker #0
Je suis tout à fait d'accord et c'est un très, très bon rappel. Merci pour ces conseils. Je vais faire un parallèle avec l'image de l'entreprise et te poser la question. Selon toi, Laurence, en quoi la politique vestimentaire influence l'image de l'entreprise ?
- Speaker #1
Je pense que lorsque... qu'on a une politique vestimentaire au sein d'une entreprise, c'est avant tout pour créer une cohérence au sein même de l'entreprise et c'est aussi le branding quelque part de l'entreprise et de l'employeur de s'assurer que tout le monde représente l'image de l'entreprise à sa juste valeur, si ça fait du sens et surtout d'être cohérent avec son secteur d'activité. Les politiques vestimentaires sont bien souvent liées au secteur d'activité dans lequel on travaille. Donc, on va penser aux banques finances, la santé, les métiers de la santé, les restaurants, l'hôtellerie, où les codes sont bien spécifiques. Donc, évidemment, chacun va épouser les codes de son industrie. Mais au-delà de ça, je pense que pour l'entreprise, c'est identifier les personnes qui travaillent dans l'entreprise. Et si on pense... Il n'y a rien de pire quand on va chez un prestataire de service, d'arriver chez le prestataire et de ne pas savoir qui est l'employé versus qui sont les clients, parce qu'ils ne sont pas identifiables. Si on prend l'exemple de l'hôtellerie, de la restauration, c'est quand même compliqué quand on va au restaurant de demander le plat à un client plutôt qu'à la serveuse.
- Speaker #0
Ça peut amener à des situations cocasses, mais effectivement, je comprends tout à fait et ça a complètement du sens. quant à... Il y a un dress code ou une politique vestimentaire dans une entreprise, il ne faut pas le prendre personnellement. En gros, ça fait partie du jeu.
- Speaker #1
Ça fait partie du jeu, mais franchement, il faut penser par exemple aux hôtesses de l'air. Elles sont clairement reconnaissables. Tout le monde n'est pas hôtesse de l'air, tout le monde n'est pas serveur dans un restaurant, tout le monde n'est pas infirmier, infirmière, mais la logique derrière est la même. C'est-à-dire qu'on puisse reconnaître les personnes de l'entreprise, et puis qu'il y ait une certaine cohérence et aussi un sentiment d'appartenance. L'avocat se reçoit très rarement en jogging. C'est toujours un petit peu ces choses qui se jouent. On voudrait pouvoir être libre de porter ce qu'on veut, de faire ce qu'on veut. Dans le cadre du travail, il y a des règles et quand les entreprises doivent imposer un dress code, c'est souvent que derrière, il y a un gage de crédibilité et de sérieux pour l'entreprise et pour les employés.
- Speaker #0
Oui, ça se comprend. Laurence, comment le style vestimentaire joue sur notre statut et nos privilèges au travail ?
- Speaker #1
Alors, on a déjà un peu abordé ce point quand on parle de l'entretien, quand on parle de crédibilité et la capacité pour l'employeur à se projeter avec nous. C'est la même chose quand on va grandir dans la hiérarchie et qu'on va se voir. proposer un poste. L'image professionnelle, encore une fois, ce n'est pas uniquement les vêtements qu'on porte, c'est également notre capacité à communiquer de manière efficace, notre posture de leader, notre image de leader et encore une fois, tout va ensemble, c'est-à-dire qu'une personne qui fera attention à elle de manière continue sera forcément perçue comme quelqu'un de plus crédible et ça, c'est un comportement humain. C'est l'ensemble des indicateurs qui créent la confiance. qui crée une certaine aisance relationnelle pour ces personnes et qui leur donne la capacité de grandir à l'intérieur d'une organisation parce qu'elles sont reconnues par leur hiérarchie, par leur père et par leurs équipes pour leur savoir-être en plus de leurs compétences techniques, métiers.
- Speaker #0
J'entends et quand ça ne se passe pas forcément comme on le souhaiterait, c'est-à-dire qu'on n'a pas la reconnaissance que l'on souhaite auprès de ses collègues, de sa hiérarchie, de nos clients. à quel moment on doit se dire, là, je dois me faire aider ?
- Speaker #1
Je pense que quand on est un peu frustré, qu'on voit bien que finalement, on a les mêmes diplômes, on a grandi de la même manière qu'un collègue, mais qu'en gros, quand c'est le moment des promotions, on n'est jamais promu. Moi, c'est une des raisons pour lesquelles je suis sollicitée, donc où les entreprises me sollicitent, c'est que quand c'est le moment des promotions, parfois c'est compliqué. Il y a des personnes qui ont des bonnes compétences techniques, mais on ne va pas les mettre face aux clients. On ne va pas les mettre dans la gestion d'équipe parce qu'il y a toutes ces soft skills qui ne sont pas maîtrisées. Et quand on commence à être frustré et qu'on se dit, tiens, moi, je ne suis jamais promu, et qu'on commence à se poser des questions, il est peut-être temps de faire un petit bilan et de voir, faire un assessment. Je propose des audits à ce sujet et de faire le point et de solliciter des feedbacks aussi. C'est quelque chose qu'on a du mal à faire.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Alors, on ne sollicite pas sa maman, ni son épouse, ni son compagnon. On essaye de solliciter des personnes bienveillantes, des professionnels. Et voilà, je pense qu'il ne faut pas que ça devienne une frustration. Mais à un moment donné, effectivement, il faut se poser des questions. Si on n'arrive pas à grandir professionnellement, c'est souvent peu lié aux compétences métiers. Il y a souvent un défaut au niveau des soft skills.
- Speaker #0
Merci de nous avoir accompagnés et de nous avoir aidés à naviguer dans les exigences physiques et vestimentaires de l'entreprise. Maintenant, j'aimerais qu'on parle un petit peu plus. plus des biais et des stéréotypes. Quels sont les stéréotypes que l'on peut retrouver sur l'allure physique et vestimentaire d'une personne ?
- Speaker #1
Alors, c'est justement, on se base sur ces stéréotypes, etc. pour nos conseils, et un petit peu, notamment des codes couleurs par rapport aux matières qu'on utilise. Encore une fois, au-delà des dress codes qui peuvent exister, il y a aussi tout l'aspect psychologique des couleurs, des associations de couleurs, les matières que l'on utilise, les matières plutôt souples, qui il donne une idée davantage de féminité, de souplesse, par rapport aux vestes plutôt rigides qu'on voit dans les fonctions au dress code un petit peu plus sérieux, qui sont tous les métiers de la banque, du conseil, du juridique, où on préconise principalement, même si ça a évolué, d'avoir un costume, de porter le costume ou de porter le tailleur. Pourquoi ? Parce que c'est la rigueur, la raideur, le sérieux, l'autorité. A contrario, une personne qui va porter... porter un petit peu des couleurs, être vu comme plus extraverti, plus dynamique. Donc voilà, c'est un petit peu, ce n'est pas forcément faux, mais c'est effectivement des stéréotypes et des biais qu'on a, mais on accompagne quand même sur cette base pour donner les codes de l'image professionnelle. Sur les associations de couleurs, les matières à utiliser, les matières à éviter, mais c'est également sur cette base qu'on peut créer son propre style. Quand on a une marge de manœuvre, on utilise la couleur, on utilise les matières, Ce qui permet de... ne pas être trop frustré quand il existe des dress codes où on peut vite se trouver enfermé dans un costume qui n'est pas le nôtre.
- Speaker #0
Avant de poursuivre notre discussion avec notre invité, j'aimerais prendre un moment pour vous adresser un message très spécial. Si vous aimez ce que vous entendez jusqu'à présent et que vous trouvez notre podcast Café sans filtre avec ton RH informatif et enrichissant, je vous serai extrêmement reconnaissante si vous preniez quelques instants pour nous soutenir. Il vous suffit de partager ce podcast avec vos amis, collègues et proches qui pourraient également bénéficier de cette conversation sans tabou. Votre soutien nous aide à toucher davantage de personnes et à continuer à produire du contenu de qualité. Vous pouvez aussi nous laisser une évaluation positive avec 5 étoiles sur la plateforme de podcast de votre choix. Cela nous aide énormément à mieux être référencés et à atteindre de nouveaux auditeurs passionnés comme vous. Merci infiniment pour votre soutien. L'interview continue. Laurence, tout à l'heure, tu nous parlais d'authenticité et du coup, ça me donne envie de partager le témoignage de Christelle. On a fait un appel. à témoignage pour préparer cet épisode. Et Christelle, c'est une jeune femme, RH, qui a intégré le milieu corporate à la sortie de l'école et qui nous partage avoir souvent dû prouver ses compétences face à des doutes injustifiés. Aujourd'hui, elle a un peu plus d'expérience et elle assume pleinement son identité, y compris le fait de porter des locks. et le fait qu'elle ose porter du streetwear. Elle nous conseille d'apprendre à valoriser nos efforts, à être le plus éloquent possible et à nous affirmer pour prendre notre place avec assurance.
- Speaker #1
Je ne peux pas aller à l'encontre de l'exemple. Je pense que c'est vraiment un bel exemple. L'authenticité fait partie aussi d'une image professionnelle pérenne qui dure dans le temps. C'est-à-dire qu'on ne doit pas jamais gommer son identité. Ça, ça ne marche jamais. En tout cas, ça ne fonctionne pas sur le long terme. Je peux effectivement encourager les personnes qui ont ce type de désir de les suivre. Et néanmoins, je pense qu'il y a aussi toujours ce dont on parlait au départ, c'est-à-dire une personne qui va se trouver trop forte ou trop âgée ou trop jeune. Il y a toujours ce qu'on pense nous-mêmes de nous-mêmes. Parce que parfois, la problématique, c'est la problématique qu'on a dans la tête et qui pose de problèmes à personne. À partir du moment où on est un bon professionnel, qu'on a des compétences techniques solides, qu'on communique correctement, qu'on connaît les codes de l'entreprise et qu'on sait s'adapter aux équipes, aux clients, aux demandes, ça ne va pas être la coiffure qui va faire la différence. Je pense qu'il y a souvent une perception, c'est pour ça qu'il faut demander des feedbacks, mais il y a souvent une fausse perception parce que soi-même, on se dit que ça va être un problème. Je pense que toutes les femmes ont des preuves à faire dans l'entreprise, tout comme les hommes et comme les personnes qui sortent de l'école. Mais souvent, on se fait un monde de quelque chose qui n'existe pas.
- Speaker #0
En préparant cet épisode, ça m'a ramenée aussi à des choses que j'aurais aimé changer à l'adolescence, en étant plus jeune, au début de ma vie de jeune femme. Et aujourd'hui, ce sont des choses qui font partie de mon histoire, mais qui ne me représentent pas en réalité, qui ne sont pas quelque chose qui me qualifie.
- Speaker #1
C'est la question de l'identité aussi, qui est beaucoup posée aujourd'hui. On ne doit pas chercher à tout effacer pour se conformer à des dames qui ne nous correspondent pas. Et l'authenticité, c'est vraiment fondamental pour être épanoui. Et on ne crée pas une image professionnelle en se frustrant et en s'imposant des choses qui ne sont pas nécessaires. Donc, il faut connaître les codes, mais aussi rester soi-même et savoir se faire accepter. Et surtout, faire comprendre qu'il n'y a pas de soucis avec les identités des uns et des autres. pour être un bon professionnel.
- Speaker #0
Authenticité et compétence, c'est ce que je garde de cette partie de notre échange et je trouve que c'est très fort comme message. Alors, autre type de préjugés, de stéréotypes, celui-là plus lié à la classe sociale. Est-ce que tu penses, Laurence, que notre classe sociale nous rattrape toujours ?
- Speaker #1
Alors, je pense que ça peut être un défi, encore une fois. Je pense que c'est souvent lié à la perception qu'on a de soi-même. Je pense que comme... pour tout. Si on considère qu'on doit faire ses preuves parce qu'on vient éventuellement d'une classe sociale qu'on considère souvent comme défavorisée par rapport au secteur dans lequel on voudrait travailler, alors peut-être qu'on peut travailler et comprendre pourquoi, encore une fois, se faire accompagner et épouser les codes de ce secteur si on estime que ça a un impact sur notre apparence physique. Moi, je n'ai jamais eu le cas dans mes accompagnements. Néanmoins, je sais que c'est une problématique qui existe et souvent qui est surcompensée par de la consommation de biens de luxe ou d'ultra-luxe comme élément marqueur de son appartenance. Alors, je n'ai pas spécialement d'avis sur le sujet. Je pense qu'il est bien de comprendre pourquoi on pense que c'est un frein. Les compétences techniques n'ont rien à voir, les compétences professionnelles n'ont rien à voir avec sa classe sociale de départ et fort heureusement, je pense qu'il y a de la place pour tout le monde. et que la classe sociale ne doit pas toujours nous rattraper.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. Tu as raison de le souligner. La classe sociale ne doit pas nous rattraper. Si on est à un poste qui nous correspond, c'est que les compétences sont là et c'est ça qui devrait être le plus important.
- Speaker #1
C'est une question qui existe, évidemment. Et ce qui se pose, au-delà de l'apparence, c'est surtout de savoir comment on est connecté. Là, c'est un autre sujet. Et de dire, OK, est-ce que des personnes de mon entourage, de mon network, vont pouvoir m'aider. Dans ma quête, c'est peut-être ça le sujet, en fait, de construire un réseau et de ne pas se fermer des portes du fait d'autres appartenances à une classe sociale qu'on estime moins favorisée.
- Speaker #0
On vient d'aborder les sujets liés aux stéréotypes, liés à l'image. Maintenant, j'aimerais qu'on fasse un focus sur l'image professionnelle et le leadership. Et la première question que j'ai envie de te poser, Laurence, c'est pourquoi l'image professionnelle fait-elle partie intégrante d'une organisation personnelle efficace ?
- Speaker #1
Alors ça, c'est vraiment une question qui me parle. Parce que ça a été un gros challenge pour moi. C'est-à-dire que quand on est partout, on est nulle part. Et que quand on court, qu'on est une maman, alors c'est une question qui parle beaucoup aux femmes, on n'a pas toujours le temps de se dire « Ok, est-ce que ma garde-robe est à l'image de mes fonctions ? Est-ce que j'ai les vêtements nécessaires pour cette conférence, pour cet entretien client, pour ce cocktail ? » Et si on n'a pas anticipé ces questions, bien souvent on se trouve embêté. Ça a été mon cas. Et donc, l'anticiper, c'est ce que j'apprends à mes clientes et à mes clients, c'est-à-dire savoir ce qui correspond à notre mode de vie, ce qui sera nécessaire dans notre garde-robe pour notre mode de vie et dans le cas précis pour nos fonctions professionnelles. Et c'est de toujours être organisé principalement avec des petites tenues prévues à l'avance et de jamais être pris au dépourvu. J'accompagne principalement des personnes qui sont extrêmement pressées, qui ont des agendas. très compactes, qui ont des déplacements réguliers, pas toujours anticipés, et qui ont besoin d'avoir une préparation en amont et des tenues prêtes. Des tenues qui vont des vêtements aux accessoires, toujours là avec eux, prêts à partir pour un déplacement, pour une conférence encore une fois, pour une interview. Ça c'est fondamental. Il faut être organisé, spécialement quand on a des fonctions de dirigeant, d'homme politique, d'homme ou de femme politique. La garde-robe, ça ne doit pas être une question. Ça fait partie de l'organisation. Ça doit être anticipé. Et la manière dont je fonctionne, c'est que nous, on fait des calendriers avec les clients pour essayer de voir un petit peu les événements qui vont venir pour le trimestre. Ça va très loin. Il est nécessaire d'être organisé. Sinon, ça ne fonctionne pas. Ça ne peut vraiment pas être une question quand on a une vie professionnelle à 100 à l'heure. Donc, ça fait partie de l'organisation personnelle. C'est nécessaire. Moi, je me suis trouvée dans la situation où ce n'était pas forcément préparé. C'est un stress. On ne peut pas se permettre de stresser pour la tenue qu'on va porter quand la problématique, c'est une discussion un peu taf avec des équipes ou des clients.
- Speaker #0
Oui, je comprends tout à fait. Est-ce que tu conseillerais à tes clients d'avoir leur tenue prête dans leur garde-robe en fonction des éventualités qui pourraient arriver ? Ce n'est pas juste avoir la tenue, mais vraiment prête à être utilisée. Comme ça, au pied levé ?
- Speaker #1
Concrètement, c'est exactement ce qu'on fait. Si on va dans le détail des accompagnements, d'abord, on fait un petit audit, etc. On fait tout le travail en amont dont on a discuté, colorimétrie, style vestimentaire, morphologie. Mais ensuite, si on veut aller dans le côté très pratique, c'est ce qu'on fait. On a des tenues et on fait parfois même, important, avec les tenues de la semaine, pour les personnes qui sont extrêmement prises, en s'assurant d'avoir les bonnes pièces et que jusqu'à la paire de chaussures, toute la ceinture, la paire de chaussures, On ne peut pas courir, les hommes, pour la ceinture qui traîne. On est en déplacement, tiens, j'ai le costume, je n'ai pas la ceinture. Ça paraît ridicule, mais c'est une source de stress.
- Speaker #0
Oui, non, non, ce n'est pas ridicule du tout. On est dans une société où les détails comptent. Donc, c'est vraiment important.
- Speaker #1
Mais c'est vraiment ce qu'on fait. Donc, c'est vraiment ce qu'on fait. Moi, je fais des photos pour les personnes qui n'ont pas forcément la place pour avoir les tenues prêtes de la semaine. On fait des petites photos. On les met sur le mur ou on les met sur le dressing et la personne peut trouver facilement. Il n'y a pas de question. On diminue fortement la charge mentale avec les accompagnements en images. Je pense que c'est vraiment l'attrait numéro un, en tout cas en ce qui me concerne. Ce que je peux conseiller à tout le monde, c'est de savoir quel est notre mode de vie et les événements auxquels on doit se préparer, plutôt que d'avoir une garde-robe pleine de vêtements qui, de toute façon, ne nous correspondent pas. Donc, concrètement, c'est ce qu'on fait, exactement ce que tu dis. On prépare des tenues et j'ai été jusqu'à préparer des portants avec les vêtements de la semaine pour que le client n'ait pas à se poser la question, en fait.
- Speaker #0
Génial. Quand on peut faire baisser la charge mentale, moi, je dis oui, oui, oui et oui. Toujours lié à la question du leadership, en quoi l'image professionnelle va influencer la perception de nos compétences en leadership ?
- Speaker #1
Alors, encore une fois, l'image professionnelle, elle n'est pas que. le style vestimentaire, mais également la capacité à communiquer de manière claire et efficace, de pratiquer une écoute active de ses collaborateurs, de ses collègues, de ses clients, et également de prendre une posture de leader, c'est-à-dire de savoir prendre des décisions, de savoir donner des directions. Et quand on a une image professionnelle qui est en adéquation avec nos fonctions, notamment quand on... Quand on est un dirigeant, une fonction libérale, un manager, un leader, alors on emporte avec nous toutes les équipes, notre hiérarchie et nos clients parce qu'ils savent qu'on est un professionnel, non seulement avec des connaissances techniques et des connaissances métiers, mais avec toutes ces compétences, encore une fois qu'on appelle des soft skills, qui permettent d'emporter derrière soi des équipes, des clients et un groupe quand on fait partie d'un groupe.
- Speaker #0
Et comment on peut faire pour bâtir une image professionnelle qui va inspirer confiance et démontrer notre leadership ?
- Speaker #1
Alors, bien souvent, malheureusement, ce n'est pas des apprentissages qu'on fait à l'école, que ce soit le barreau, la magistrature, donc qui sont des domaines que je connais, mais que ce soit aussi les écoles d'ingénieurs, les écoles de commerce. On n'adresse pas la question de la présence exécutive, de l'image professionnelle. On commence à l'aborder dans certains domaines. Certaines écoles de commerce, j'ai eu à le savoir. Néanmoins, ce n'est pas une compétence qu'on apprend à l'école, même dans les études supérieures. Et donc, il est nécessaire déjà d'en avoir conscience, de savoir que nos compétences métiers, nos compétences techniques seules ne seront pas suffisantes, mais qu'il va falloir travailler effectivement son apparence, sa communication, sa posture, ce qu'on appelle gravitas. aussi qui est son autorité naturelle à être un leader. Les pays anglo-saxons sont beaucoup plus avancés que nous, la vieille Europe, sur ces sujets. Ou l'image professionnelle est étudiée depuis de très nombreuses années. Donc, on trouve beaucoup d'études sur le sujet qui sont extrêmement intéressantes. Et ça fait partie des compétences du bon professionnel dans ces mondes qui ne sont pas forcément encore arrivées chez nous. Mais c'est vraiment déjà d'en avoir conscience parce que... Il n'y a rien de pire que d'être frustré, de se dire « ok, je n'ai pas ce que je veux, je ne sais pas pourquoi » . C'est d'avoir conscience qu'une compétence métier, une compétence technique seule, ne va pas durer dans le temps. Il faut développer l'ensemble des autres petites compétences cachées, mais qui vont nous permettre d'évoluer comme on le souhaite et de naviguer notre carrière d'une manière satisfaisante.
- Speaker #0
J'entends. Merci pour ce partage. On arrive très vite vers la fin de ce podcast et j'en suis un peu triste parce qu'on est dans un cadre magnifique. Tu m'as fait découvrir Album Maison. On est à Luxembourg, on est dans ce concept assez singulier que j'invite tout le monde à découvrir et dans lequel on passe vraiment un très très bon moment.
- Speaker #1
Je te remercie, Jennifer. Je suis vraiment ravie que Nathalie Meyer, qui est la fondatrice du concept, nous ait reçu. C'est effectivement un endroit que l'on n'a pas envie de quitter. Ça s'inscrit dans le cadre d'une collaboration qu'on a récemment créée pour proposer des accompagnements holistiques à nos clients, qui adressent à la fois la question de l'image, mais également la posture. Alors en termes d'images, on a aussi un... coiffeur de renom qui s'appelle Eric Morris, qui opère non moins d'ici, dans un cadre tout aussi sympathique. Mais en tout cas, j'étais ravie de pouvoir te proposer cet endroit pour l'enregistrement du podcast et plein de belles choses à venir dans le cadre de ce programme qui s'appelle Renaissance.
- Speaker #0
Renaissance, ça veut tout dire.
- Speaker #1
Ça veut tout dire, effectivement.
- Speaker #0
Voilà, je dois poser la question qui annonce un peu la fin de notre podcast. Est-ce qu'il y a une question que je ne t'ai pas posée ? posé et que tu aurais aimé que je te pose ?
- Speaker #1
Alors écoute, je pense que tu m'as posé la question de l'accompagnement des hommes qui viennent à moi. Je pense que quand on parle d'image, même quand on parle d'image professionnelle, on a toujours l'idée que c'est uniquement l'image du papier glacé, etc. Or, c'est vraiment pas ça. Je ne me serais pas dirigée dans cette voie, même si j'adore tout ce qui est esthétique mode, mais je n'en aurais pas fait ma carrière. Il y a d'autres personnes qui font ça beaucoup mieux que moi. Je pense que la question est de se dire, est-ce que vraiment l'image est si importante que ça ? Tu me l'as posé finalement en filigrane cette question, mais je pense qu'on le sous-estime souvent en fait, l'importance. On le voit comme quelque chose de futile, mais l'apparence, ce n'est pas que son vêtement, c'est notre façon de nous mouvoir, notre façon de communiquer, la posture, notre aisance, nos énergies. Et ça, je pense que c'est vraiment un tout, c'est une question très complexe, la question de l'image.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Et voilà, tu m'as un peu posé ces questions, mais je souhaitais le préciser. Je pense que c'est un domaine vaste et très intéressant. Et on ne doit jamais sous-estimer le bien qu'on doit se faire à soi-même en faisant attention à nous et en nous occupant de nous.
- Speaker #0
C'est magique ce que tu viens de dire, parce que ça rassemble plein de choses. Le côté mixité, on a l'homme, on a la femme, c'est un sujet quelque part... universelle. Donc, j'apprécie beaucoup ta réponse. Et puis, elle est empreinte de beaucoup de bienveillance dans un monde de l'entreprise qui, parfois, peut être violent. On en a besoin. Donc, je suis ravie que tu insistes sur ces points. Est-ce que c'est le mot de la fin ou tu as autre chose que tu voudrais dire en conclusion ?
- Speaker #1
En conclusion, je dirais qu'il ne faut jamais sous-estimer l'importance de son image parce que c'est vraiment la révélation du soin qu'on apporte, qu'on s'apporte à soi-même. Et ça serait mon mot de la fin, c'est qu'il faut vraiment faire attention à soi en priorité, en tout cas de s'apporter de la valeur dans un premier temps. Et quand on sait s'apporter de la valeur, qu'on a confiance en soi, je pense que ce n'est pas un employeur qui aura des stéréotypes dans la tête, qui va... vraiment nous effrayer. Je pense qu'il faut être droit dans ses chaussures et savoir de quoi on est capable, avoir confiance en soi et ça passe par le fait de travailler son image.
- Speaker #0
Génial, je te remercie beaucoup Laurence de nous avoir partagé autant de bons conseils, autant d'expériences. Le Café Sans Fils serait vraiment pour échanger sur des sujets dont on ne parle pas ou qu'on parle très discrètement. Tu as joué le jeu et j'étais ravie de t'accueillir.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Jennifer. J'ai été ravie de participer à ton podcast.
- Speaker #0
À bientôt.
- Speaker #1
À bientôt.
- Speaker #0
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