- Speaker #0
Pourquoi est-ce si difficile de croiser, d'écouter, de s'inspirer de ceux qu'on ne connaît pas ? Pourtant, tant de femmes et d'hommes inconnus portent en eux des histoires puissantes, capables de résonner en nous et de nous transformer. Hello, moi c'est Laure, passionnée par ces récits de vie et par cette quête de sens qui anime tant de personnes aujourd'hui. Alors non, je ne suis pas une experte, mais une exploratrice, guidée par ces rencontres qui me font tant vibrer. C'est l'envie de créer du lien au-delà des cercles habituels qui a donné naissance à Cap vers toi. Un podcast où je pars à la rencontre de celles et ceux qui ont vécu un moment de bascule, cet instant clé qui nous pousse à choisir, ou pas, de changer de trajectoire pour se réveiller ou se révéler. Alors, cap ou pas cap, de te laisser inspirer par ces âmes que tu n'aurais peut-être jamais croisées autrement. Es-tu prêt pour la rencontre du jour ? C'est parti ! Il y a des questions qui nous traversent très tôt et qui ne nous quittent jamais vraiment, des questions qu'on oublie parfois, qu'on met de côté, parce que la vie va vite, parce qu'on joue les rôles qu'on nous a assignés. Mais tôt ou tard, elles reviennent frapper à la porte. Qui suis-je, moi, dans ce monde ? Qu'est-ce que je suis venue y faire ? On se pose les questions à l'adolescence, dans les creux de vie, souvent dans les moments difficiles. à des moments où l'on sent qu'on ne peut plus faire semblant. Pourquoi est-ce qu'on s'éloigne de ce qu'on est profondément ? Certainement parce qu'on a voulu être à la hauteur, répondre aux attentes, gagner l'amour, la reconnaissance. Et parfois il faut une secousse. Un événement qui nous arrache à nos faux semblants. C'est ce qui est arrivé à Pierre. Enfant sensible, puis jeune homme formaté pour devenir un homme, un vrai, fort, dur, ambitieux, Pierre s'est longtemps perdu dans une colère sourde, une identité fabriquée, et puis un jour, la vie a dit stop. Cet épisode, c'est l'histoire d'un homme, d'un chef d'entreprise qui a osé aller à la rencontre de lui-même, qui a décidé ne plus trahir sa nature profonde. Et si c'était ça, être un humain aligné ? À travers l'histoire de Pierre, je te propose un voyage, un retour vers soi. Alors bonjour Pierre, bienvenue dans l'aventure Cap vers toi.
- Speaker #1
Bonjour Laura.
- Speaker #0
Comment te sens-tu ?
- Speaker #1
Je me sens bien, je suis à la fois curieux et excité de me livrer un tel exercice.
- Speaker #0
Ok, alors c'est parti. Nous nous sommes rencontrés par l'intermédiaire d'une amie que nous avions en commun, la papaye, comme tu la surnommes, elle va se reconnaître. Nous nous sommes plusieurs fois croisés lors d'événements de cohésion, comme les férias de Dax, par exemple. Et puis nous avons vécu ensemble, il n'y a pas si longtemps, une expérience nouvelle et intense, quatre jours de formation au coaching spirituel. Quatre jours de rigolade, de découverte, de partage, d'échange. Et c'est là qu'est née l'envie de t'avoir comme invité. Et tu as dit oui. D'ailleurs, peux-tu nous dire ce qui t'a motivé à accepter mon invitation ?
- Speaker #1
Pour moi, ça m'a semblé assez naturel, finalement, de te dire oui, puisque tu m'as invité à tenter quelque chose de différent, que je n'avais jamais expérimenté. Et puis, c'est vrai qu'en ce moment, j'ai l'impression d'avoir des choses à communiquer, des choses à partager. Donc, merci à toi de m'inviter dans ce format.
- Speaker #0
Merci à toi, surtout, de nous faire ce cadeau. Donc, avant de remonter le fil de ton histoire, j'aimerais qu'on commence par le présent. Alors, dis-nous, qui es-tu aujourd'hui ?
- Speaker #1
Je suis donc Pierre, je suis chef d'entreprise, je suis à mon compte depuis une dizaine d'années. Je partage le quotidien de chef d'entreprise, je fais de l'accompagnement d'entreprise. Ça c'est pour le volet professionnel, c'est celui souvent que l'on offre à l'extérieur en premier. Puis en parallèle, je suis papa de deux enfants. Je suis en couple avec une Magali qui a elle aussi deux enfants. Et j'habite à côté de Saint-Vincent-Tiros dans les Landes. C'est un village qui est connu particulièrement pour le rugby.
- Speaker #0
Ok. Est-ce que tu peux nous en dire plus sur le chef d'entreprise que tu es aujourd'hui ?
- Speaker #1
J'accompagne les chefs d'entreprise via des outils très classiques que j'ai dans ma sacoche, dans ma caisse à outils. On y retrouve plan de comptable, tableau Excel, toute ma connaissance du milieu financier, comptable et juridique. Et ensuite, dans mon sac à dos, il y a des outils un petit peu plus cachés, un peu plus discrets, qui se nomment l'astrologie, la numérologie. J'utilise également une lecture des cartes de tarot par le référentiel de naissance. et j'aime l'esprit de l'outil Enneagram également que j'utilise pas directement mais dont je me sers pour certains accompagnements. Et mon métier c'est de partager finalement le quotidien du chef d'entreprise en allant un peu dans l'intime avec lui pour comprendre finalement qu'est ce qu'on peut mettre en place, qu'est ce qu'on peut faire ensemble pour que son parcours personnel soit totalement aligné avec son parcours professionnel. C'est ce que je vise pour le chef d'entreprise mais mais c'est au travers de sa compagnie. que je me réalise aussi quoi.
- Speaker #0
Donc aujourd'hui, tu acceptes cette dualité entre un chef d'entreprise qui a des outils très pragmatiques, les chiffres, la comptabilité, et puis ce côté un peu spirituel. Comment tu te définirais en trois mots ?
- Speaker #1
Je me définirais comme le trait d'union entre un côté hyper pragmatique, qui est celui de l'entreprise, où finalement l'entreprise est valorisée avec un côté froid. puisque l'entreprise est considérée surtout au travers de ces chiffres. Donc, le trait d'union entre ce milieu-là froid et quelque chose de beaucoup plus chaud, beaucoup plus spirituel, que j'essaye à mon niveau de faire en sorte que le pragmatique soit jouxté avec quelque chose de beaucoup plus spirituel et aligné pour le dirigeant.
- Speaker #0
Effectivement, là, je ressens, j'ai en face de moi un chef d'entreprise aligné, mais en même temps, tu m'as confié lors de la préparation de cet épisode que ça t'a demandé du courage. Le chemin n'a pas été si facile. Donc on verra plus tard comment tu as su te reconnecter avec cette nature profonde qui t'a amené à être ce que tu es aujourd'hui. J'aimerais qu'on remonte un peu le fil, celui de l'enfant que tu étais. Peux-tu nous raconter qui était Pierre, enfant ? Il aspirait à quoi ? C'était quoi ses rêves ?
- Speaker #1
Alors j'ai pas énormément de souvenirs de mon enfance. Quand je repense à mon enfance, je revois un enfant qui est devant un miroir, qui cherche le sens de la vie. Finalement j'ai toujours été curieux de ça. J'ai toujours cherché le sens des choses. Et quand je me reconnecte à l'enfant que j'étais, vraiment j'ai cette image-là. Un enfant un peu perdu. Je pense qu'aujourd'hui je pourrais définir que c'était un enfant qui était triste. Il y avait également une grande solitude. Quelque chose qui m'obligeait à grandir plus vite que les autres, plus vite qu'un petit enfant. Je voyais qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas dans le foyer dans lequel je vivais. Ma mère souffre depuis que je suis tout petit d'une maladie qui s'appelle l'anorexie. Et effectivement, je pense que je n'avais pas tout à fait ma place. C'était déjà... difficile pour elle d'évoluer dans cette existence qui pouvait être difficile de s'accomplir en tant que femme. C'était très certainement compliqué aussi pour moi d'avoir une place avec une absence de repères. Oui je pense que la solitude était liée au fait que je ne me sentais pas sécurisé ni soutenu. Ma mère par sa maladie n'arrivait pas forcément à remplir tout à fait son rôle de mère comme elle aurait pu le souhaiter. Et mon père en parallèle qui s'occupait beaucoup de ma mère, voilà il fallait trouver ses propres clés et que finalement, la souffrance était annexe. Malheureusement, j'ai découvert bien après que la souffrance était importante dans le processus de réparation. Mais moi, je me suis forgé avec le fait que la souffrance était annexe. Ce qui était important, c'était de trouver des solutions pour avancer. Et c'est ça qui m'a poussé à grandir.
- Speaker #0
Tu m'as confié aussi qu'en fin, tu avais aussi ce côté très joyeux.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. J'étais joyeux dans le sens où j'étais drôle. Je ne m'en souviens pas forcément, mais c'est ce que l'extérieur disait de moi, que je faisais rien. rire, notamment ma mère. Et très certainement, c'est un mécanisme que j'ai dû mettre en place pour lui amener un peu de gaieté. Et ça m'allait bien d'être drôle et d'écaler.
- Speaker #0
Donc à ce moment-là, on a un petit garçon qui se pose plein de questions, qui a une grande sensibilité, qui vit dans un environnement finalement pas vraiment sécurisant pour lui. À quel moment tu as senti que tu ne pouvais pas être pleinement toi ? Est-ce qu'il y avait de la place pour cette sensibilité dans ta famille ?
- Speaker #1
Non, il n'y avait pas forcément la place pour la sensibilité. Comme je vous l'expliquais, je suis natif d'un village qui s'appelle Saint-Vincent-de-Tyrosse, où finalement, la vie d'un jeune garçon nous invite à vraiment être un homme assez rapidement. Il n'y avait pas de place pour cette sensibilité. Je me souviens qu'aux obsèques de mon grand-père, mon père m'avait dit « On ne pleure pas, un homme ça ne pleure pas » . Donc finalement, il y avait quelque chose qui était assez difficile à assumer au niveau de... ses émotions. Le rugby m'a appris par exemple que finalement il n'y avait pas de place pour la tristesse et la peur. Le seul sentiment qui pouvait nous animer en tant que rugbyman, c'était finalement la colère. C'est le seul sentiment qui peut s'inviter dans le vestiaire. La peur, la tristesse, tout ça, ça n'a pas le droit de citer. Et ça c'était compliqué. Je pense que le rugby a changé mais à l'époque vraiment il y avait ce truc pour être un homme, il ne fallait pas avoir peur, il ne fallait pas être triste et surtout, il fallait se mettre en colère. Et notamment dans le village dont je suis natif où finalement l'agressivité faisait partie des valeurs qui permettait de compenser un manque de poids, un manque de taille. L'agressivité c'était la clé et je me souviens encore enfant j'avais des idoles quoi, des monstres de courage comme Dominique Vizansan qui était quelqu'un d'une bravoure exceptionnelle, des gens comme Jean-Philippe Bidart qui jouaient. Eux pour moi c'était ça, être un homme c'était être des joueurs comme ça, des guerriers.
- Speaker #0
Tu comprends très tôt que le petit garçon sensible qui se questionne sur le monde qui l'entoure n'a pas vraiment sa place. Assez vite, la vie te demande de rentrer dans un moule, un rôle, devenir un homme, un vrai. Comment t'es-tu construit en tant qu'homme dans cet environnement familial et social qui était contre nature par rapport à ce que tu étais profondément ?
- Speaker #1
Disons qu'il y a une profonde dualité qui se met en place entre quelque chose qui nous est montré comme l'objectif, ce qu'on est amené à devenir, c'est-à-dire un homme accompli, un homme autonome, un homme qui accepte les défis, qui les embrasse même, qui arrive à s'occuper de sa famille, mais qui en même temps montre sur le terrain qu'il est, à défaut d'être exemplaire, fiable. Il y a une forme de fiabilité qui se met en place et qui fait qu'on doit être fiable. Et on doit même oublier les écueils du quotidien pour finalement arriver à son objectif prouvé.
- Speaker #0
Et toi, comment tu as prouvé du coup ?
- Speaker #1
Moi, j'ai prouvé, il me semble, déjà en écoutant mon père. Mon père me disait, peut-être qu'il me l'a dit deux fois, mais en tout cas, c'est ce qui m'a marqué, c'est qu'il fallait toujours être le numéro un. Et ça, c'est quelque chose qui m'a beaucoup travaillé, à tel point que je ne pense pas avoir été le numéro un dans grand chose. Mais par contre, j'essayais toujours d'être dans les premiers. Donc j'ai écouté mon père notamment à une phase où le choix d'orientation est important. Je n'étais pas trop mal en maths. Mon père m'a conseillé d'aller dans les chiffres et d'aller vers une formation de comptable. C'est comme ça que je me suis construit, je crois, en écoutant mon père, en écoutant les conseils qu'il pouvait me donner sur la vie et en étant vraiment attentif à l'approche qu'il pouvait en avoir.
- Speaker #0
C'était quoi cette approche, justement ?
- Speaker #1
Son approche, c'était de jamais lâcher. De jamais lâcher, de vraiment être résilient, de s'accrocher, finalement. quelles que soient les difficultés que pouvait nous amener la vie, qu'il fallait également accepter les cycles. Je me souviens que les fois où j'ai pu être vraiment en échec, il m'expliquait que des fois, la vie, c'était un peu comme le buteur d'une équipe de rugby, qu'il pouvait avoir des jours sans et qu'il fallait accepter ça. Mais malgré tout, derrière moi, c'était souffrant d'avoir eu la sensation d'avoir déçu.
- Speaker #0
Ok, donc tu fais le choix de cette voie de comptable. T'adores ce mot, je crois.
- Speaker #1
Non, je déteste ce mot. C'est marrant, j'ai beaucoup de respect pour tous les comptables, mais je trouve qu'il ne me convient absolument pas.
- Speaker #0
On verra après pourquoi. Et donc, cet enfant sensible a laissé place à un homme ambitieux, rugbyman, qui répond aux attentes de son père, qui est le professionnel et l'humain à ce moment-là.
- Speaker #1
Un homme accompli, c'est avoir des responsabilités. Et c'est vrai que dans le milieu professionnel, j'ai assez vite cherché des responsabilités. Je me suis retrouvé à 26 ans, responsable financier du club de rugby de Tyros. qui à l'époque était en pro D2, donc qui était professionnel à ce moment-là. Et c'est vrai que j'avais des responsabilités qui finalement, à 26 ou 27 ans, étaient complètement disproportionnées par rapport à l'homme que j'étais. Il me manquait plein de repères, il me manquait beaucoup de choses. Je pense que j'aurais été beaucoup plus légitime dans un métier comme celui-ci un petit peu plus tard. C'est dans ce contexte-là après que j'ai évolué, que je suis allé vers d'autres horizons. Et je me suis retrouvé, même pas 30 ans, responsable financier d'une boîte d'une centaine de personnes, dans laquelle j'avais vraiment des responsabilités au quotidien, avec des collaborateurs qui étaient la plupart soit de mon âge, soit plus vieux. Et tout en étant vraiment le bras armé de mes responsables. Il y avait quelque chose qui se jouait au niveau des valeurs que j'étais censé faire refléter sur les équipes. Et je pense qu'avec un recul maintenant, je ne m'y prenais pas de la meilleure des manières. et que le management que j'avais n'était pas forcément celui que je pourrais avoir aujourd'hui.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui était ok à l'époque dans ta manière de manager, il ne le serait plus aujourd'hui ?
- Speaker #1
J'étais en souffrance, je vois que j'étais souvent en colère, il y avait beaucoup de stress autour de ce métier-là. Il y avait du stress parce que... Une centaine de collaborateurs et donc potentiellement une centaine de familles qui dépendaient des justes décisions, donc il y avait une forme de stress, de peur, et puis le sentiment de devoir manager par la colère. Ce que je dis souvent, c'est que je pense... qu'à l'époque j'étais paramétré pour être un sacré connard je pense qu'il y avait de ça parce qu'il fallait que je prouve moi même que j'étais légitime dans ce métier alors ce qui est assez drôle avec du recul c'est que je pense que aujourd'hui si je revoyais chacun des coups collaborateurs de l'époque, ils garderaient un excellent souvenir de nos relations, alors que moi, je me vois faire à l'époque et je pense que j'étais pas du tout juste. Plutôt que les écouter, plutôt que partager, j'étais beaucoup dans la tête à vouloir les convaincre que parfois, ils n'avaient pas forcément raison et que c'est moi qui avais raison, ou en tous les cas, que la direction avait raison. C'est vrai que c'est quelque chose que j'ai appris à polisser avec le temps et avec d'autres expériences que j'ai pu avoir par la suite.
- Speaker #0
Tu parles de cette colère qui t'accompagnait. À cette époque déjà, elle n'était pas représentative d'une certaine dissonance que tu ressentais en toi entre ce que tu voulais être et ce que ton père voulait que tu sois. Et là, ça commençait à s'entrechoquer et c'était les premiers signes pour te dire Attention Pierre, c'est pas ok.
- Speaker #1
Oui clairement, il y a quelque chose qui n'était pas du tout cohérent avec des aspirations profondes qui étaient... l'épanouissement de soi-même, mais également des équipes, avec un objectif, comme je le disais avant, qui se voulait froid, qui était surtout représenté par des objectifs chiffrés, et qui n'était pas du tout en adéquation avec une résonance beaucoup plus forte. Je crois que je faisais fausse route. Je faisais fausse route. J'étais dans quelque chose qui était tellement éloigné de moi, avec du recul, que je suis content que la vie m'ait amené des leçons et m'est obligé à à voir les choses différemment.
- Speaker #0
La colère est importante pour toi ? Du moins, elle a une place quand même essentielle dans ta vie. Comment elle s'exprimait ?
- Speaker #1
La colère, elle s'exprimait en tous les cas souvent sur le plan professionnel où finalement, quand j'avais le sentiment de ne pas être écouté, de ne pas être respecté, il y avait un truc un peu comme ça, la communication se bloquait, il y avait une forme de violence qui montait en moi, qui avait besoin de s'extérioriser. Donc forcément, les mots que je pouvais employer à l'époque OK. n'étaient pas adaptées parce qu'ils étaient tentés de violence et de colère. Mais la colère était très, très intérieure. Jusqu'en 2009, cette colère était excessivement intérieure.
- Speaker #0
Intérieure. Mais tu m'as confié malgré tout que cette colère-là était pour toi aussi un carburant.
- Speaker #1
Oui, ça c'est encore le cas aujourd'hui. Elle a pu être un carburant. Alors aujourd'hui, c'est un carburant, effectivement. C'est quelque chose que quand on va la chercher, la titiller, on voit qu'elle arrive. on pourrait, on apprête presque encore la clé pour pouvoir lui dire non, non, ne viens pas, reste cool. Mais on en a besoin par moment. C'est une énergie de vie d'être en colère, c'est ce que j'ai pu comprendre après, à travers d'autres expériences, mais c'est une énergie de vie, la colère. Et on peut tout à fait être calme et lucide dans certaines situations, et par moment, parce qu'on n'est finalement que des êtres humains, des gens imparfaits, on a le droit de se laisser déborder par nos émotions. Moi, ce qui me concerne, c'est cette énergie de colère qui apparaît de manière un peu réactionnelle.
- Speaker #0
On verra comment effectivement tu as pu la transformer et comment aujourd'hui tu l'utilises d'une manière beaucoup plus positive. Mais avant cela, j'aimerais qu'on aborde cet événement personnel difficile que la vie t'amène. Tu es dans une période de ta vie où tu es en place professionnellement, même si tu sens que des choses en toi ne sont pas toujours ok. Ta vie de famille est aussi une réussite, tu vas devenir père à ton tour. Et puis il y a cette année 2009 où ta vie t'amène à un événement tragique. Que s'est-il passé ?
- Speaker #1
J'étais je pense en place professionnellement, j'aimais ce que je faisais. Au travers de ce que je faisais, je sentais une forme de fierté qui pouvait monter, mais une sorte de reconnaissance de l'extérieur. Rugbistiquement, on avait réussi dans le club dans lequel je jouais, des beaux objectifs, tout paraissait bien aligné. C'était une époque où sur le plan sentimental, j'étais en couple avec une Magali, j'étais très amoureux et puis c'était au nom de cet amour que j'avais accepté le défi d'être papa. Et donc, le 19 mai 2009, Magali passait un examen de routine à l'hôpital. Et elle m'appelle, j'étais donc au travail, et elle m'explique en larmes, avec ces mots que j'entends encore aujourd'hui, « Chérie, il faut que tu rentres, on a perdu le bébé » . C'est ça qui m'a été annoncé le 19 mai 2009, qui est arrivé, s'intercalé dans ma vie.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui se passe alors après cette annonce ?
- Speaker #1
En réalité, ce qui s'est passé, c'est qu'il a fallu que je rentre dans la précipitation. Moi, j'avais l'impression, encore, quand on en parla, naïvement, que j'allais arriver à l'hôpital, j'allais embrasser Magali dans la séphore, et que finalement, les médecins s'étaient trompés. Et puis finalement, je suis arrivé, j'ai vu qu'elle était en pleurs, j'ai touché son ventre, il était d'un froid inouï. Et j'ai compris qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. C'est là où on nous a expliqué que notre enfant était mort in utero, j'avais jamais entendu ce terme et que ce dont on avait été victime s'appelle le deuil périnatal. On dispense tout un tas de conseils, on voit une psy assez rapidement et on nous explique qu'il faut accoucher par voie naturelle, que ça fait partie du processus nous dit-on. Et donc l'accouchement était programmé deux jours après, le 21 mai 2009. Et c'est un moment incroyable parce que c'est un moment où finalement l'ignoble vient toucher l'extraordinaire. Malgré tout, avec du recul maintenant, c'est un bon moment, alors que dans l'instant, c'était quelque chose d'effroyable. Cet accouchement était très certainement le premier pas vers la reconstruction, mais c'était quelque chose d'à la fois beau et douloureux. Et ça permettait aussi de matérialiser l'existence d'Antonin et de mettre en place le processus du deuil.
- Speaker #0
Donc là, tu vis une période extrêmement douloureuse. J'imagine que cette colère qui était en toi... a dû être réactivé à
- Speaker #1
10 000 %. Oui, c'était horrible.
- Speaker #0
Peux-tu nous expliquer intérieurement comment tu vis cette période difficile ?
- Speaker #1
On en a parlé avant. Déjà, la colère était très présente dans ma vie et elle venait aussi s'intercaler très rapidement en mode pilotage un peu automatique. Et à l'issue de cet événement, cette colère s'est décupée. sauf que elle était plus portée contre moi, elle était portée contre l'extérieur, elle était portée contre ces gens qui nous disaient qu'il fallait rapidement remettre le couvert, sous ces gens qui nous donnaient des explications, des leçons, qui nous disaient qu'ils avaient vécu la même chose. Et en fait, j'étais en colère après la vie. Après la vie, d'autant plus que on a eu la chance avec ma compagne de l'époque d'avoir une petite fille qui est née en mai 2010. Donc ça, ça a été un événement incroyable qui m'a redonné énormément de force, de courage et de foi en la vie. Et un an après sa naissance, un de mes meilleurs amis, celui que j'appelle mon collègue d'atro, mon parnasse, ou de la cité de la peur, est décédé au aussi et là c'est venu réactiver cette colère et je me suis dit que la vie et moi là ça allait être chaud ça allait être chaud et j'en voulais beaucoup beaucoup à l'extérieur il fallait qu'ils aient des responsables en réalité quoi fallait qu'ils aient des coupables et pour moi ça a été difficile c'était dur après ces événements tragiques
- Speaker #0
comment tu te reconstruis et comment tu retrouves foi en la vie
- Speaker #1
J'ai retrouvé foi en la vie en me faisant accompagner. C'est sur les conseils de Magali Lapapaya, dont tu parlais en préambule, que je suis allé voir une kinésiologue. Alors je ne connaissais absolument pas ce métier, je ne savais pas quels pouvaient en être les effets ou la portée. Et j'étais dans une démarche où j'avais besoin de comprendre ce qui s'était passé. Et j'avais besoin d'être apaisé. Assez rapidement, après notre rencontre, j'ai compris, j'ai intégré en tous les cas, qu'il y avait des choses qui n'avaient pas besoin d'être comprises. Je n'avais pas besoin de compréhension. de tout ce qui avait pu se passer. Ce que j'avais surtout besoin, c'est d'y mettre du sens. Et ce rendez-vous avec ce kinésio m'a amené à rencontrer également une personne qui s'appelle Laurence, qui est très importante pour moi. Laurence m'a fait mon thème astrologique. J'ignorais absolument ce que ça pouvait être qu'un thème astrologique. Et finalement, on est venu toucher d'autres choses. On est venu toucher cette colère. On est venu caresser cette tristesse. Avec beaucoup de tendresse, je dirais, on est venu à toucher vraiment à l'essence de la vie et à l'essence de ma vie. Et à partir du moment où j'ai eu fait ce thème, j'ai eu besoin de comprendre, en réalité. La quête de sens, c'était ok, mais comprendre pourquoi elle arrivait avec juste une date de naissance, une heure de naissance, a décelé autant d'informations. Et c'est ça, en fait, qui finalement m'a donné envie d'aller chercher les clés d'astrologie et de me former à cet outil.
- Speaker #0
Tu dis qu'à travers l'accompagnement que tu as eu, la kinésiologie et également l'astrologie, tu es venu mettre du sens certaines choses ? Est-ce que tu as mis du sens à la colère que tu avais en toi ? Qu'est-ce que tu as compris ?
- Speaker #1
J'ai compris énormément de choses, par le biais de Laurence, mais par le biais d'outils tels que les néagrammes. J'ai compris, en fait, finalement que je me sentais dispersé et la dispersion faisait partie de ma colère. Elle venait alimenter ce côté dispersé, cette colère, alors qu'en réalité, j'ai compris que c'était de la curiosité. Et qu'en me considérant curieux, déjà, ça apaisait beaucoup de choses chez moi. J'ai compris également ce qui pouvait me mettre en situation de stress. j'ai compris que finalement, les chiffres comptables, les chiffres un peu à l'ancienne, étaient source d'anxiété pour moi. Et que si c'était une source d'anxiété pour moi, ça pouvait être une source d'anxiété pour les autres. J'ai compris que ces chiffres qui étaient froids et qui ne voulaient rien dire, pouvaient être difficiles à intégrer et pour moi et pour l'extérieur. Et ça, c'est venu répondre, ces réflexions-là, à cette colère. Pourquoi elle s'alimentait ? En fait, la colère, elle s'alimente dès que je suis en position de stress, dès que je me sens désaligné par rapport à ce que je suis.
- Speaker #0
Et comme pendant de nombreuses années, tu as été désaligné avec ce que tu étais profondément. On peut imaginer que cette colère s'est amplifiée au fur et à mesure des années. Il a fallu que la vie t'amène un événement tragique, le décès de ton fils Antonin, pour te remettre sur le chemin que Pierre, enfant, imaginait devant son miroir. Tu m'as confié qu'il t'a fallu presque dix ans pour te reconnecter avec ta nature profonde, avec ce que que tu étais vraiment. que ce qui a été important dans ta reconstruction, ça a été de donner du sens dans ta colère, comme tu viens de nous l'expliquer, mais aussi de donner du sens dans ta dualité et dans ton métier. Peux-tu nous en parler ?
- Speaker #1
En réalité, ce qui s'est passé, c'est que derrière l'astrologie, il y a plein d'autres choses qui se sont mises en place. J'ai compris que j'avais besoin de me former, d'expérimenter plusieurs formats. Et finalement, c'est quand on a fait le stage avec Karouine et Rodé que je suis vraiment... par un concours aux circonstances, mais que je ne peux pas décrire là parce qu'on n'a pas le temps, je suis vraiment venu me reconnecter avec Marc Aurel. C'est ça, en fait, finalement, qui a fait qu'à un moment donné, j'ai changé ma façon de voir les choses parce que j'ai pris la vie avec une autre forme de philosophie et que Marc Aurel, c'était un empereur, également un philosophe accompli. J'ai compris, finalement, par son exemple, que dans la vie, on pouvait être un grand philosophe tout en étant un chef d'État accompli. Enfin, il fait partie de la lignée des bons empereurs. C'est ça, en fait, qui s'est passé. Et ça, c'est difficile à expliquer. Mais malgré tout, c'est ça qui est venu répondre à cette dualité. On m'avait dit qu'il fallait mettre du gris, si tu veux. Mais la vie, c'est pas que du gris. Des fois, on est blanc. Des fois, on est noir.
- Speaker #0
Et donc, quand tu as découvert Marc Orrel et ce qu'il était, du coup tu as compris que toi aussi, tu pouvais accepter ta dualité, d'être à la fois un homme qui aime les chiffres et un homme spirituel, passionné par des outils beaucoup moins traditionnels comme l'astrologie, le tarot, les néagrammes, etc.
- Speaker #1
En fait, ça m'a permis de me réconcilier avec plusieurs dualités finalement. Il y avait la dualité entre quelque chose de très doux chez moi et quelque chose qui était très violent, très en colère. Il y avait quelque chose qui venait réparer un équilibre entre l'univers de l'entreprise et qui peut être très froid et le côté chaleureux de l'entreprise ou de l'entrepreneur avec finalement l'analyse de ses aspirations profondes est ce que ces aspirations profondes sont vraiment aligné avec ce que reflète son business et voilà c'est venu finalement réparer plusieurs dualité ça m'a surtout permis de comprendre que notamment la philosophie de marc oral et des soviétiens qu'il fallait vivre conformément à la nature et la nature c'est quoi c'est accepter finalement qu'ils aient des injustices, ça m'a permis de pardonner à la vie, tout simplement. finalement ça, moi qui en ai énormément voulu à la vie, cette découverte d'une autre forme de pensée, d'une autre manière d'apprendre les choses, m'a permis de comprendre, de m'élever un peu, et de comprendre que sur un plan universel tout est juste, mais que malgré tout vivre conformément à la nature, c'est évidemment quelque chose qui m'a permis de comprendre et d'accepter l'injustice dont j'avais été victime, et qui m'a permis de pardonner à la vie.
- Speaker #0
Et du coup quand tu captes ça, quand tu comprends ça, la colère qui était en toi, qu'est-ce qu'elle devient ?
- Speaker #1
La colère, elle disparaît quand c'est comme ça. Elle disparaît, alors elle est présente, attention, elle est latente même, elle est là, elle peut se réveiller, mais quand je touche quelque chose de plus profond chez moi et que je suis aligné avec ma spiritualité, la colère, elle n'a plus le droit de citer. Elle est en protection, elle est là, mais ce n'est pas elle qui a le lead.
- Speaker #0
On reviendra après sur le chef d'entreprise que tu es devenu et comment maintenant tu as combiné à ces ces deux polarités pour être un chef d'entreprise aligné. J'aimerais juste te poser cette question avec du recul. Quel sens donnes-tu à... à ce drame aujourd'hui ?
- Speaker #1
Cet événement m'a prouvé que je me trompais de route. La route que j'avais empruntée, la route qu'on m'avait tracée finalement, d'une certaine manière, c'était pas celle qui me convenait. Donc Antonin, il m'a surtout permis de me reconnecter avec quelque chose qui était beaucoup plus profond chez moi, plus identitaire. Le fait de se réaliser, le fait d'aller au bout de ses convictions, c'est pour moi une obligation. Donc je le remercie des messages cachés qu'il a pu m'envoyer en me disant que... Finalement, la vie est belle. La vie est belle malgré les années croches, malgré les déceptions, malgré les épreuves. On est tous invités à faire quelque chose dans notre existence, à laisser une trace autant qu'elle soit belle et inspirante pour les gens que l'on aime.
- Speaker #0
Donc Antonin, quand je t'entends, c'est comme s'il t'avait guidé, qu'il t'avait remis sur le rail de ce que tu avais en toi depuis toujours.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Il m'a permis de me reconnecter à quelque chose qui était présent chez moi, dans ma famille, puisque mon grand-père paternel était magnétiseur, guérisseur, et ça m'a permis de me reconnecter avec cette lignée familiale, d'aller comprendre également le vécu de mes grands-parents et le vécu de cet homme qui avait un don pour guérir. Et de me reconnecter avec l'esprit de mon grand-père, c'est également me balader avec le pendule qu'il utilisait pour ses séances dans la poche. Quand je vais dans les entreprises que j'accompagne, j'y vais avec mon pendule en me disant qu'il y a quelque chose de subtil à venir décrypter. et c'est ce subtil qui... qui définit l'âme de l'entreprise et l'âme du lieu dans lequel on est.
- Speaker #0
Merci parce que d'une manière très naturelle, tu me fais aller à la question suivante concernant le chef d'entreprise aligné que tu es aujourd'hui. Raconte-nous, pour les personnes qui nous écoutent et plus particulièrement pour les chefs d'entreprise qui se disent « Ah, ce comptable est génial ! » Je te taquine. J'aimerais être accompagnée par Pierre. Peux-tu nous expliquer ? Comment tu accompagnes justement ces chefs d'entreprise ?
- Speaker #1
Oui, en fait, mon accompagnement, il se divise en trois phases. Il y a une phase où l'idée, c'est de tuer la peur des chiffres. C'est d'accompagner le chef d'entreprise et voir ce qui lui fait peur dans son organisation et également dans la lecture qu'il peut avoir des chiffres, dans sa compréhension des chiffres.
- Speaker #0
Beaucoup de chefs d'entreprise ne sont pas encore suffisamment copains avec les chiffres. On leur demande d'être des bons techniciens, des bons commerciaux, mais également des bons gestionnaires et des bons administratifs. Et ça, arriver à jumeler les trois compétences, c'est assez compliqué. Donc la première phase, c'est effectivement tuer la peur des chiffres. La deuxième, c'est de pouvoir remonter ensemble des tableaux de bord, que les chefs d'entreprise puissent récupérer sa peine de responsabilité dans la prise de décision. puisse comprendre en fait ce qui se joue dans sa société, qu'il dépende moins de la vue de son banquier ou de son expert comptable. Et ensuite, la troisième phase, ça vise à l'accompagner sur la mise en place de quelque chose qui au milieu de son entreprise reflète complètement sa personnalité. Alors des fois, ça peut être un peu compliqué, ça peut venir titiller des choses qui sont également personnelles dans la vie du chef d'entreprise. ça vient de titiller Il y a également certains freins qu'il peut se mettre. Mais en tous les cas, derrière, c'est que le chef d'entreprise puisse se sentir complètement épanoui dans sa société et que sa société ressemble à ce qu'il est lui profondément.
- Speaker #1
En fait, quand je t'écoute, tu accompagnes finalement les chefs d'entreprise dans un processus, sur un chemin que tu as toi-même traversé durant toutes ces années. Tu les amènes finalement à devenir des chefs d'entreprise alignés.
- Speaker #0
Effectivement, c'est très vrai. Ça a pu être compliqué pour moi. Par exemple, j'ai choisi de me mettre consultant en entreprise, d'accompagner des entreprises à une époque où c'était très difficile pour moi, pour toutes les raisons qu'on a expliquées, pendant 10 ans un peu à se chercher. Et finalement, mon parcours, tu as raison, ressemble à celui du chef d'entreprise aussi, avec certaines épreuves, avec certaines choses avec lesquelles on doit concilier. Et mon approche se veut un peu l'approche d'un... Alors, je n'aime pas trop le terme coach d'entreprise, mais j'aime bien le terme de thérapeute d'entreprise. J'aime bien ce terme-là. Je trouve qu'il est assez fidèle à ce que j'essaye de mettre en place dans la relation que je noue avec le chef d'entreprise où on va toucher des sujets qui sont intimes mais qui sont également importants dans le quotidien du chef d'entreprise mais également de l'entreprise. Ce terme de thérapeute d'entreprise, c'est celui qui me convient le mieux finalement.
- Speaker #1
Et en quoi on reconnaît un dirigeant aligné selon toi ?
- Speaker #0
Alors... Le dirigeant aligné est un dirigeant qui s'ignore aligné. Le chef d'entreprise, en fonction de son parcours, va chercher de la perfection là où il n'y en a pas besoin. Il va chercher peut-être le bien-être collectif au détriment de son bien-être. Et finalement, celui qui est aligné, il ne le sait pas. Je trouve qu'il y a de ça. moi je vois beaucoup de chefs d'entreprise qui se définissent comme en manque de repères et pas alignés et déjà d'avoir
- Speaker #1
esprit là d'avoir ce prise de conscience c'est déjà un pas énorme vers un alignement pardon plus individuel je trouve ton accompagnement très intéressant parce que ça amène cette notion de se dire que le monde professionnel peut être un lieu de conscience un terrain de transformation et j'ai envie de croire que l'entreprise peut aussi intégrer dans ses valeurs et dans la manière d'évoluer avec ses collaborateurs cette dimension humaine et spirituelle alors bravo d'amener cette dimension, ces réflexions dans les entreprises. On arrive à la fin de cet épisode et j'aimerais te poser cette question. Qu'est-ce que ça représente pour toi aujourd'hui de devenir qui tu es vraiment ?
- Speaker #0
Devenir qui on est vraiment, finalement, c'est le plus beau cadeau que l'on puisse s'offrir. Pour moi, c'est même, sur ma vie personnelle en tous les cas, c'est L'obligation, l'engagement que j'ai pris avec mon fils, c'est l'engagement, c'est de devenir qui je suis vraiment au fond de moi. Et modestement, c'est ce que j'essaye de dispenser dans les accompagnements que je fais au Présentre Présent.
- Speaker #1
Ok. Si tu avais un message à transmettre à ceux qui se posent aujourd'hui la même question que toi, Petit, qui suis-je dans ce monde ? Qu'est-ce que tu aurais envie de leur dire ?
- Speaker #0
Tout d'abord, il y a une notion qui est hyper importante, c'est qu'à la fois on est personne et à la fois on est quelqu'un. Il y a quand même quelque chose qui est assez fort entre le fait qu'on soit un anonyme perdu au milieu de cette masse de gens et à la fois le fait qu'on soit la personne la plus importante de notre existence. Bon si il y avait un message ça serait Ose être qui tu es vraiment, même quand c'est inconfortable, même quand tu as été blessé, même quand tu as blessé, même quand ça te semble injuste, parce qu'à partir du moment où on est aligné avec ce que l'on est. Alors la vie ne peut être que plus juste.
- Speaker #1
Merci. Et donc Pierre, c'est quoi être un homme pour toi aujourd'hui ?
- Speaker #0
Ma définition est complètement différente de celle qu'elle aurait pu être plus jeune. Être un homme... c'est montrer qu'on est quelqu'un, une personne qui a du courage, qui est prête à relever les défis et qui est prête à se relever de toutes les épreuves que la vie nous amène et que finalement, la violence ou la colère, c'est finalement pas le meilleur des alliés. Le meilleur des alliés, c'est le courage, c'est le fait d'être fiable pour ses proches. Être un homme, c'est aussi accepter de confier ses fragilités. Là, tu me donnes l'occasion de le faire et je t'en remercie. Et je trouve que ce qu'il y a de beau, c'est que plus on va dans l'intime, plus on va dans l'universel, tout ce qui peut parler aux gens, tout ce qui est vraiment un peu caché, un peu enfoui, c'est ce qui parle au maximum de gens finalement. Et je trouve ça beau qu'il y ait des pratiques, quelles soient, qui permettent aux gens de s'exprimer et de raconter justement ce qui nous semble intime.
- Speaker #1
Est-ce que du coup, être un homme pour toi, c'est accepter aujourd'hui ta sensibilité ?
- Speaker #0
Alors être un homme, c'est accepter sa sensibilité, c'est évident. Accepter ses fragilités aussi, je dirais, ses imperfections. C'est être soi également, ce qu'on disait avant. C'est devenir qui on est, c'est un bel engagement pour un homme.
- Speaker #1
Pour conclure, quels seraient les trois outils que tu conseillerais à nos auditeurs et à nos auditrices pour aller à la rencontre de qui je suis vraiment ?
- Speaker #0
Tu parles de trois outils, mais si je devais en conseiller un seul, vraiment un seul, ça serait le thème de naissance, le thème astrologique. C'est un outil incroyable. C'est comme si on faisait un bilan de compétences en accéléré. En réalité, on arrive à comprendre vraiment ce qui nous met en vibration avec nous-mêmes. on arrive à comprendre quelles sont les personnes avec lesquelles on peut faire couple, que ce soit dans la vie personnelle ou dans la vie professionnelle. Et puis, ça permet vraiment de comprendre ce dans quoi on est doué, ce dans quoi on peut se sentir utile et considéré par l'extérieur. Et le troisième axe, c'est très certainement le plus beau et le plus essentiel, c'est de vraiment comprendre le domaine dans lequel on peut pleinement s'épanouir et exprimer son total potentiel.
- Speaker #1
Merci Pierre pour ces derniers mots.
- Speaker #0
Merci à toi Laure.
- Speaker #1
Merci pour ce témoignage puissant, sans tabou, mais profondément inspirant. Si vous avez été touché, inspiré, secoué même, c'est peut-être que vous êtes prêt, vous aussi, à partir à la rencontre de votre nature profonde. Si cet épisode t'a inspiré, partage-le un peu autour de toi, sur Instagram, sur Facebook, sur LinkedIn. N'hésite pas à laisser une note et un commentaire sur ta plateforme d'écoute préférée. Je te dis à très vite dans le prochain épisode de Cap vers toi. Adishatz !