- Speaker #0
On parle de capital humain comme d'une ressource. Ici, on parle d'abord du travail, tel qu'il est réellement vécu dans les organisations et ses conséquences pour les individus, le capital humain. Bienvenue dans Capital Humain, le podcast qui parle du travail en vrai, pour aider les DRH et les dirigeants à avoir des actions concrètes et à impact dans leurs organisations. Chaque mois, j'échange avec des DRH et des salariés pour comprendre les situations de travail et identifier des actions concrètes qui vont prévenir les risques psychosociaux et améliorer la santé mentale au travail. Pourquoi ces sujets sont devenus centraux ? Parce qu'aujourd'hui, les entreprises ont des obligations fortes en matière de prévention et de santé mentale au travail. Toutes les entreprises. Je suis Magali Sibion, cofondatrice de Lily Facilite la vie, coach, et j'ai été dirigeante opérationnelle dans de grands groupes. J'accompagne les entreprises pour prévenir les risques psychosociaux et les aider à respecter leurs obligations en matière de santé mentale au travail, ce qui améliore aussi la productivité dans l'entreprise. Si ces sujets vous concernent, abonnez-vous au podcast. Et si ça vous intéresse, laissez-nous 5 étoiles. Ça permettra de le faire connaître à plus de DRH. Si vous souhaitez échanger avec moi, vous pouvez me contacter directement sur LinkedIn. Sarah a vu arriver un nouveau boss dans sa boîte. Un grand groupe où elle travaille depuis 15 ans avec... Une satisfaction de tous ses managers. Elle a changé plusieurs fois de direction et tout se passe bien. Ce nouveau patron qui arrive, il arrive d'Angleterre. Elle se dit que c'est peut-être une différence de culture ou la barrière de la langue. En tout cas, les premiers moments se passent un peu difficilement. Des remarques acerbes, des moqueries en public, des remarques sur ses tenues vestimentaires. Sarah se dit que ça va passer. Elle se dit qu'elle a trois enfants. Elle se dit qu'elle est en train de se séparer. et que son travail, c'est vraiment important. Alors elle serre les dents et elle tient le coup, y compris quand on lui explique que ce N plus 1 la disqualifie et la dévalorise aussi auprès des autres, raconte qu'elle fait mal son travail, commence à saboter, annuler des réunions qu'elle a programmées où les gens n'arrivent pas, et ça devient de plus en plus dur. Elle s'en ouvre à la DRH, qui lui recommande de faire un signalement. Et à partir de là, c'est l'histoire de Sarah. Et ce n'est pas très joli. Je vous souhaite une bonne écoute. Bonjour Sarah.
- Speaker #1
Bonjour Magali.
- Speaker #0
Sarah, merci d'être là avec nous aujourd'hui. Est-ce que vous voulez bien nous raconter un petit peu le cadre de votre métier en entreprise avant qu'on arrive à votre histoire et ce qui vous est arrivé ?
- Speaker #1
Oui, bien évidemment. Je m'appelle Sarah, j'ai 47 ans. J'ai toujours travaillé dans des très grands groupes en tant qu'office manager ou responsable administrative. J'ai travaillé pendant 15 ans dans un groupe européen très connu. Et depuis 6 mois à peu près, j'ai été licenciée suite à mon lancement d'alerte pour harcèlement.
- Speaker #0
Si j'ai bien retenu, les premières manifestations de harcèlement ont démarré en 2020. Est-ce que vous avez des exemples de choses qui se sont passées et vous vous êtes dit « là, il y a quand même un problème » ?
- Speaker #1
Je n'étais pas la seule, dans un premier temps, à subir cette colère et ce harcèlement auprès de cette direction. Dans un premier temps, je pensais que... que c'était le caractère de la personne qui l'allait s'améliorer, comme il venait d'Angleterre, et que peut-être le barrage de la langue pouvait le gêner, et puis des nouvelles responsabilités. Sauf que cette année-là, son comportement était, vis-à-vis de moi et vis-à-vis de mes collègues, de plus en plus fréquent et humiliant.
- Speaker #0
Puis il avait des crimes, Agali. D'accord. J'avais accès aux primes, j'avais accès aux documents RH.
- Speaker #1
Des primes, pour ma part, j'en avais pas. Ou alors, ils réduisaient par deux, alors que mes tâches de travail étaient effectuées.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Voire pire. Ils me donnaient des objectifs inatteignables. Et donc, j'en ai fait part. Tout ce que je faisais, c'était de goulé. Et puis, le jour où je me suis mis en arrêt, j'ai voulu discuter avec lui. Et de là, il a regardé, je me souviens, à droite, à gauche, pour voir s'il y avait du monde. Moi, je pensais qu'il cherchait quelque chose. Et là, il tape sur la table, il m'a dit, ici, c'est moi le boss. Tu fais ce que je te dis. Et puis, de là, il secoue ma chaise. Et bon, je bascule. Je n'étais pas vraiment assise. Vu que le freinage n'était pas très à l'aise. J'ai mis un talon chez moi. Et puis, je commence à un petit peu... J'ai basculé un petit peu vers la droite en pensant que j'allais... Avec une chaise de volant, j'ai cru que j'allais tomber. Donc, j'ai peur. J'ai eu peur, j'ai eu peur. Il transpirait, il était rouge. Et je me dis non, Il faut que pour ma santé mentale, ce n'est pas possible. Sinon, je vais sauter par la fenêtre, je vais faire une bêtise. Et je voulais tellement lui faire plaisir et puis tellement m'investir et faire plaisir à tout le monde. Puis finalement, on le trahissait au fur et à mesure. Je pense qu'il avait peur. Et ces mêmes personnes qui pleuraient ou m'écrivaient le soir, Magali. pour me dire qu'ils n'en pouvaient plus. Et comme j'étais dans l'empathie et la bienveillance, je les écoutais. Je les écoutais.
- Speaker #0
Donc en fait, vous avez un boss qui se met à avoir des comportements hyper malsains avec vous et avec d'autres. Les gens se plaignent. Donc on vous encourage très fortement à faire un signalement en vous disant que vous serez protégé. Vous faites le signalement, mais il fait tellement de pression sur les équipes RH qu'elles lâchent votre nom. Et que vous vous retrouvez exposée en première ligne.
- Speaker #1
Oui. En fait, je ne sais pas si... Je sais que ma collègue, je savais qu'il est proche, c'est une Anglaise également, elle travaillait avec lui. Elle lui a donné mon nom, oui. Je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas, peut-être qu'elle aurait eu des primes. Je ne sais pas, Magali. Et finalement, j'ai su que... L'enquête, déjà, je n'avais pas la conclusion. Et que finalement, lors d'un discours d'un speech, j'ai appris que mon directeur, que ma collègue ressource humaine... que deux, trois personnes qui ont travaillé avec moi, eux, ça, c'est quelques années, pardon, qui travaillaient avec moi, étaient très proches et allaient travailler ensemble en Angleterre.
- Speaker #0
D'accord. Je l'ai su. Ils se connaissaient. Je l'ai su comme ça.
- Speaker #1
Donc, en fait, c'était du copinage. Et il me reprochait de ne pas être assez proche, assez de cross-tweeting, très prof de lui. Et ce que je ne serais pas, parce que j'ai aussi des valeurs. Donc oui, vous avez raison. Ils m'ont dit de faire cette alerte pour me défendre, parce que pour ma réputation, pour mes futurs postes.
- Speaker #0
Oui, parce qu'ils vous donnaient mauvaise réputation et qu'ils se répandaient partout. Oui, je comprends.
- Speaker #1
Et là, c'est deux directeurs du même groupe avec qui je m'entends très bien, lors d'une pause café où je prenais un café, qui m'ont dit ça. Il fallait plusieurs. Il fallait que ce soit... J'y croyais pas. Je pensais que c'était gros. Finalement, à force qu'on me le dise... Et puis on est aussi dans le déni, quelque part. C'est pas possible. Pas moi.
- Speaker #0
Quels effets tout ça a eu ? Ça a duré plus de 4 ans. Quels effets ça a eu sur votre santé ?
- Speaker #1
Alors, ma santé... Je suis... Une fois que j'ai été... J'ai eu un... Début de cancer, comme je vous l'expliquais, je ne vais pas rentrer dans les détails, je ne vais pas me reconnaître. Ça a été pris à temps. Je perdais beaucoup mes cheveux, énormément. Alors le sommeil, je ne l'ai pas depuis 4-5 ans, je ne dors pas. J'ai compté lors de notre échange, pour vous dire, parce que j'allais sûrement parler du sommeil, j'ai dormi 5 heures, je me suis réveillée 7 fois.
- Speaker #0
C'est quoi l'heure ?
- Speaker #1
Tout le temps. Je me lève sept à dix fois par nuit. Je suis traumatisée. J'ai peur des gens. Alors que bon, au final, il faut voir les gens. Oui, bien sûr. Je prends parole avec mes collègues. Je n'arrive pas à trouver mes mots. Je n'arrive pas à échanger non plus. Je reste à mon domicile. Très peu de contacts. Très peu de contacts. Je me lance dans les contacts. Je me force. Je me force à rencontrer des gens, à aller... Donc là, par exemple, je suis inscrite à la PEC, mais c'est un masque que j'ai à l'extérieur. Alors, sans l'heure de sourire, j'ai fait semblant d'être bien. Pour ne pas que les gens pâtissent aussi. Ou qu'on pâtisse, j'ai pas envie.
- Speaker #0
Vous ne voulez pas faire pitié ?
- Speaker #1
Pardon, Agadie ?
- Speaker #0
Vous ne voulez pas faire pitié ? Non.
- Speaker #1
Non. Non, pas du tout. Je ne veux pas.
- Speaker #0
Vous considérez aujourd'hui que si vous racontez votre histoire et qu'on vous plaint, c'est-à-dire qu'on se dit que ce que vous avez vécu est difficile, ça vous rend vulnérable et que le monde du travail n'accueille pas les personnes qui ont été vulnérables ou qui ont subi des choses ? C'est ça que vous pensez ?
- Speaker #1
Non, je ne veux pas qu'on pense que... En fait, on m'a tellement, tellement déçue, tellement mis en cause mon témoignage. Alors, tout le monde le validait, tout le monde était d'accord avec moi. notamment avec la complicité de la médecine du travail, donc madame Dr X, qui m'avait remis un document dans lequel elle avait indiqué que suite à mon divorce, j'étais dépressive. Rien à voir.
- Speaker #0
Oui, ce qui est une façon de dire que ce n'était pas l'entreprise.
- Speaker #1
Voilà, j'en fais part. Ma collègue, elle me dit que c'est nous qui la payons. Donc une collègue était proche de moi, donc elle m'informa aussi. Donc j'ai quand même donné ça à un médecin traitant, je lui ai expliqué qu'il était hors de lui. Un autre médecin de famille qui m'a dit que c'était indispensable, hors de lui. Le médecin de travail s'est excusé parce qu'il n'a pas à dire ça. Et puis ce n'était même pas du tout vrai. Au contraire, notre famille était très bien, les pères de mes enfants très bien. C'est la vie qui a fait que pas du tout, pas du tout dépressive, très joviale. Et lui m'a rendu... Jusqu'à malade, une personne qui est ensemble dans la rue, je chante.
- Speaker #0
Comment vous allez aujourd'hui, Sarah ?
- Speaker #1
Comment je vais ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Alors, je me dis que ça va. C'est vrai. Parce que je me dis qu'il y en a d'autres qui n'ont pas réussi à se soigner comme j'ai pu me soigner. Mais je n'ai plus confiance en moi. Je me sens vide et j'ai honte. Ma famille, je ne leur ai pas dit. Je leur ai dit que j'étais au chômage. Je leur ai dit il y a quelques trois mois.
- Speaker #0
Donc, en fait, vous ne voulez pas qu'on vous plaigne. C'est vous qui avez honte et vous avez perdu confiance en vous.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et comme dans ma famille, tout le monde travaille très important.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
J'ai honte de dire que je suis au chômage.
- Speaker #0
Je comprends tout ça. Est-ce que quand vous le dites à voix haute, vous vous rendez compte que c'est le monde à l'envers ? Que celui qui doit avoir honte, c'est lui ? Est-ce qu'au moins vous vous rendez compte de ça ? C'est-à-dire que vos réactions sont malheureusement classiques et assez normales et en même temps aberrantes parce que c'est vous qui avez honte. Pour moi,
- Speaker #1
c'est devenu normal.
- Speaker #0
Oui, mais je... Oui, je comprends, je pointe juste que c'est le monde à l'envers, c'est tout. C'est normal. C'est très injuste.
- Speaker #1
Très injuste. Et les ressources humaines, plus jamais. Plus jamais. Je n'y reviendrai plus jamais. Pourtant, ma précédente expérience, où je sais que l'être avec des ressources humaines, ça peut être compliqué, j'ai toujours des très bons rapports. D'ailleurs, c'est mon ancienne DRH qui m'avait conseillé pour le poste que j'avais. Je ne... Je ne ferai plus jamais confiance aux ressources humaines. Plus jamais. Je ne dirai plus jamais si j'ai un mal-être ou si j'ai une maladie.
- Speaker #0
Parce qu'il y a une sanction possible, en fait.
- Speaker #1
Une sanction, oui. Et ce qui fait que je dois... Je trouve beaucoup de fournois par rapport à ce que j'avais avant, parce que j'avais beaucoup de primes, primes d'objectifs. Et en fait, je fais comme si tout allait bien.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
que tout allait bien. Et en parallèle, je m'occupe aussi beaucoup de ma famille. Et quand je vois, dans ma ville aussi, je vois un petit cadeau de personnes du troisième âge qui adorent me voir. Donc eux, ils me donnent une pêche. Et je les vois une petite heure comme ça. Je leur apporte juste un petit cadeau. Mais une pêche ! Et quand on parle de travail, au sein de ma famille, j'ai honte, je sors de la pièce, parce qu'eux avancent, eux sont 4, 4-8, à leur compte, et puis moi, j'ai plus rien, en fait.
- Speaker #0
J'ai plus rien. Est-ce que vous savez qu'on n'est pas que le travail ? Que vous êtes la maman de trois enfants, que vous vous occupez d'eux, que vous êtes Sarah, que vous aidez des personnes âgées ? Je le dis quand même, je sais que ce que vous vivez est très compliqué. J'ai vécu des situations un peu similaires. Et donc, ce sentiment de perte de valeur, c'est terrible parce qu'on ne devrait pas le ressentir, on le ressent quand même. Je veux juste que vous ayez en tête qu'on est loin d'être que son travail. On est plein de choses d'autres. Non, mais je vous en prie. Aujourd'hui, vous avez voulu venir. Alors, pourquoi est-ce que finalement, vous avez accepté de nous raconter votre histoire ? Qu'est-ce que vous voulez que les gens retiennent en écoutant cet épisode du podcast ? Quel message vous enverriez déjà à des gens qui vivent peut-être la même chose que vous ? Et quel message vous enverriez à des dirigeants ou des DRH qui nous écoutent ?
- Speaker #1
Alors pour les DRH, les salariés vous font confiance. Ne les trahissez pas. Même si vous avez des objectifs, comme nous tous. Écoutez les salariés. Travaillez-tu parfois ? Et j'ai eu de la meilleure expérience avec deux anciens collègues qui, eux, n'ont pas tenu comme j'ai pu tenir. Dans DRH, il y a quand même ressources humaines, humains. Mais je pense que beaucoup l'oublient. Pour les salariés ou les anciens salariés ou les personnes qui sont dans la situation et qui souffrent en silence, parlez. Ne faites pas comme moi où je faisais semblant.
- Speaker #0
Mais parlez à qui, Sarah ? À qui parlez-vous ?
- Speaker #1
Parlez à votre entourage, si votre entourage aussi est bienveillant. Et le plus dur, bien évidemment, c'est de sortir de sa bulle. Parler en psychiatre aussi. Je suis suivie.
- Speaker #0
Je n'osais pas vous poser la question. Vous êtes suivie ?
- Speaker #1
Oui, je suis suivie. Je craquais, je pleurais beaucoup. J'avais des pensées suicidaires. Je ne voulais plus me lever le matin. Quand je me levais le matin, c'était une catastrophe. Je tenais bien évidemment pour mes enfants. Mais à force de faire semblant, c'est épuisant.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
J'ai une interaction sociale. où je souris, je fais semblant, où j'aide les gens, parce que je suis aussi dans des associations. Je mets deux jours pour m'en remettre.
- Speaker #0
Oui, je comprends. Il y a une fatigue relationnelle. Est-ce que, Sarah, vous diriez, et ce sera ma dernière question, est-ce que vous diriez que vous vous en êtes sortie, aujourd'hui ?
- Speaker #1
Pas complètement. Vraiment à 50%. D'accord.
- Speaker #0
C'est en route.
- Speaker #1
Le retour, parce que finalement, j'ai déposé une plainte. Et je pense que je pourrais m'en sortir quand justice sera faite, même si je n'aurais jamais cru faire ça. Mais comment je me sens ? Non, je me sens toute vide. J'ai eu un entretien juste avant de vous avoir. Je cherche mes mots, je dois noter. Bon, là, je vous parle ouvertement. Je cherche mes mots, je bégaye. Et puis, si on me fait une petite remarque... Je pense à mon passé, aux reproches que ce directeur m'a fait. Non, je pense que je ne suis pas remise, même si cette expérience date.
- Speaker #0
Est-ce que vous diriez quand même que vous êtes en route, que ça va aller mieux ? Est-ce que vous avez un peu d'optimisme ?
- Speaker #1
Oui, parce que j'espère. L'optimisme, ce serait de gagner, bien évidemment. Si je ne gagne pas, je pense que je m'effondrerai. J'ai juste lancé une alerte. C'était juste écrit ça sur ma lettre de licenciement. Et Magali, je la tournais, je la retournais, je la lisais, je la relisais.
- Speaker #0
C'est ce qui était écrit sur votre lettre de licenciement. C'est ça le motif.
- Speaker #1
Oui, que rien n'a été...
- Speaker #0
prouvé.
- Speaker #1
Il a été prouvé, alors que c'est la DRH et la RRH qui m'ont dit de faire ce signalement. Et les mêmes personnes, ces mêmes personnes qui m'ont dit que j'étais licenciée. C'est le monde à l'envers, c'est l'une. Moi, je me suis assise pour comprendre. Et les autres salariés me contactaient, ils m'ont dit, mais non, Sarah, on n'a aucun problème avec toi, tout va bien. Les autres directeurs qui m'envoient des messages. Je suis même allée manger avec eux. J'ai les pots de départ. J'ai un contact avec eux. Et d'un côté, Magali, je suis envieuse quelque part. Ce que je n'ai jamais eu en 47 ans. Je suis envieuse parce qu'ils ont de la chance. Ils ont un travail. Ils peuvent s'en sortir. Ils partent en vacances. Je veux juste travailler. C'est tout. Je veux juste m'en sortir. Je veux juste vivre. Parce que là, ils sont en train de me tuer à petit feu. Et optimiste ? Non, je ne pense pas. Je le sais beaucoup. Mais il ne faut pas être comme moi, par contre.
- Speaker #0
C'est quoi comme vous ?
- Speaker #1
Pessimiste. Ne pas attendre en parler. Et puis, en parler avec des personnes bienveillantes. Pas des personnes...
- Speaker #0
Donc, en fait, le conseil que vous donnez, c'est... D'en parler assez vite, de ne pas rester seule avec la situation, mais de bien choisir à qui on en parle.
- Speaker #1
Et s'écouter. Je n'ai pas voulu lancer cette alerte. Parce que je savais au fond de moi que j'allais avoir des problèmes. S'écouter. Si on veut lancer une alerte, lancez-la. Mais il faut vraiment que ce soit...
- Speaker #0
Votre décision.
- Speaker #1
Voilà, vraiment. La décision de la personne. Sinon, non. Et je n'écouterai plus jamais les RH. Plus jamais.
- Speaker #0
Sarah, je vous remercie pour ce témoignage.
- Speaker #1
Merci à vous.
- Speaker #0
Merci de vous être confiée et de transmettre pour que votre expérience difficile puisse servir à d'autres aussi. Donc, souvenez-vous que ne restez pas seules. Écoutez-vous et prenez les décisions que vous êtes prêts à assumer aussi. Merci beaucoup, Sarah.
- Speaker #1
Merci, Magali. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci d'avoir été avec nous aujourd'hui. Si vous avez aimé cet épisode, pensez à le partager. avec vos collègues ou avec d'autres dirigeants. Et à nous laisser une petite note, ça fait toujours plaisir et ça nous aide beaucoup. Vous souhaitez en savoir plus ? Abonnez-vous pour rester avec nous et sentez-vous libre de nous faire part de vos réflexions en commentaire, j'adore ça. Et si vous avez envie de partager votre histoire ou vos expériences, n'hésitez pas à me contacter sur mon site. Lily facilite la vie. Info à bientôt dans Capital Humain, le podcast pour que les salariés soient heureux. et productif.