- Speaker #0
On les appelle CEO, on les admire, on les écoute, on les cite, mais on oublie souvent que derrière le titre, il y a une personne, une vie et une histoire, faite de choix pas évidents et de peur qu'on ne partage pas. CEO Recto Verso, c'est le podcast qui explore ces deux faces. Au recto, l'image publique, l'expertise, les réussites. Au verso, ce qu'on tait et ce qui nous forge vraiment. Je suis Lola Latar, fondatrice de l'agence de communication Kerencia, et dans chaque épisode, je tends le micro à celles et ceux qui dirigent un projet, une entreprise ou un mouvement. On y parle communication, stratégie, décision.
- Speaker #1
mais aussi doute, solitude, virage et conviction. Parce que derrière chaque réussite, il y a ce qu'on ne montre pas, et c'est souvent là qu'il y a le plus à comprendre et à apprendre. Alors bonne écoute !
- Speaker #0
Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Manon Mercier sur Sillio Recto Erso, et on va parler de pas mal de sujets, notamment la croissance, les investissements un peu foireux, et aussi et surtout de son expertise qui est l'IA agentique. Et donc Manon va nous parler de tout ça. Mais avant, Manon, est-ce que tu pourrais te présenter pour les personnes qui ne te connaîtraient pas ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Déjà, ravie d'être ici. Merci beaucoup, Lola, pour l'invitation. Moi, je m'appelle Manon Mercier. J'ai une agence d'IA et d'automatisation depuis maintenant trois ans. Et j'ai aussi un bootcamp pour former justement les indépendants, les dirigeants à l'IA pour justement apprendre à automatiser un petit peu leur business et démocratiser tout ça et ne pas faire en sorte que ce soit uniquement... pour des entreprises qui auraient des plus gros budgets à consacrer, faire en sorte vraiment de pouvoir démocratiser l'IA au plus grand nombre. Donc, j'ai mon agence, mon bootcamp et aussi une formation e-learning qui est encore une version encore plus accessible de mon accompagnement pour pouvoir, pareil, toucher là, pour le coup, le commande immortel. Donc, les gens qui sont aussi en poste, en reconversion ou qui ont des plus petits budgets.
- Speaker #0
Trop bien. Et donc, vraiment, l'IA reste au centre et justement, tu t'accompagnes. tout type de business, tout type de structure sur l'utilisation optimale de l'IA. Parce que c'est vrai qu'on voit quand on parle à la chaise GPT, généralement les réponses sont un petit peu farfelues ou complètement à côté de la plaque. Et donc vraiment l'IA à Gentil, ça permet d'avoir des réponses beaucoup plus pertinentes. Mais avant ça, avant d'avoir tout ce que tu as aujourd'hui, est-ce que tu pourrais nous parler de la Manon d'il y a un an, un an et demi ? puisque c'est un peu là qu'il y a eu ce shift où il y a eu ce repositionnement dont on a beaucoup parlé mais que j'aimerais qu'on aborde aujourd'hui.
- Speaker #1
Oui, carrément. Et en fait, si je suis 100% honnête, le repositionnement, il date d'il n'y a pas assez longtemps que ça. J'ai lancé mon bootcamp, je l'ai lancé la première édition en décembre 2025. Donc, c'est très, très, très récent. Et justement, là, je suis un peu dans ce passage du guet entre le moment où tu as une agence et où tu vas vers un produit qui sont aussi deux business complètement différents. Donc, si je me projette déjà dans moi il y a un an, honnêtement, j'étais vraiment une baby entrepreneuse, dans le sens où moi, je ne voulais même pas déjà de base avoir une agence. Moi, c'est vraiment plus j'ai fonctionné, tu vois, l'opportunité. Donc, je me suis lancée en freelance. Il se trouve que j'adorais travailler en collectif. J'aime beaucoup, moi, construire une équipe ou en tout cas avancer avec des gens. Et j'aime beaucoup aller chercher des résultats collectivement. Donc, assez naturellement, je me suis dit, OK, en fait, on va créer un collectif de freelance. Et en fait, il se trouvait que c'était beaucoup mes process, mes devs, développeurs et développeuses qui intervenaient sur les projets, mes leads, mes clients. Donc, assez rapidement, je me suis dit, bon, en fait, ça va plutôt être mon agence. Et en fait, si tu veux, moi, ce n'était pas un souhait au fond de moi de créer une agence un jour. C'était vraiment plus par opportunité. Donc, j'étais vraiment... Moi, je suis un peu une effrontée dans la vie. Je n'ai aucun entrepreneur autour de moi. Je ne viens pas du tout de ce secteur-là. J'ai étudié la sociologie, la science politique. Donc, rien ne me prédestinait ni à l'entrepreneuriat ni à la tech. Et du coup, moi, j'étais vraiment en mode, j'ai la dalle. J'ai envie d'avoir un bon niveau de vie. J'ai envie de construire des belles choses. Et puis, c'est une liberté de fou, l'entrepreneuriat. Donc, j'étais vraiment en mode, je vais autant que possible vers toutes les opportunités qu'on me propose. Et donc, mon premier client, ça a été mon ancien employeur qui, du coup, est HEC Paris. Parce que du coup, avant de me lancer à mon compte, j'étais responsable IA et NoCode à HEC Paris. Et en fait, ça a été mon premier client. Et franchement, ça m'a permis d'avoir une super bonne première année. Mais le truc, c'est que comme beaucoup de personnes, quand tu perds un client qui représente 80% de ton chiffre d'affaires et que tu n'as pas de machine d'acquisition en place, tu te retrouves un peu à poil. Donc, j'ai vu le truc venir et je me suis dit... Ok, déjà, je faisais 200 cas par an, mais je ne savais même pas que c'était un bon chiffre d'affaires. Tu vois, moi, j'étais vraiment en mode le petit hamster dans sa roue et je n'avais aucun ordre de comparaison avec qui que ce soit. Et du coup, à un moment donné, je me suis dit, ok, en fait, tu vas perdre ce client. Qu'est-ce que tu vas faire ? Et du coup, j'ai commencé à vachement m'agiter et de me dire, putain, en fait, je suis dans la merde parce que je voyais qu'il me fallait une machine d'acquisition, mais je ne savais même pas ce que c'était une machine d'acquisition. Et donc, je me suis dit, ah ouais, en fait, il va falloir que tu mettes des choses en place pour avoir des leads et des clients. Et j'étais très loin de m'imaginer tout ce qui allait m'attendre sur la route.
- Speaker #0
Oui, mais déjà, bravo pour cette belle première année. Et c'est vrai que tu vois, 200K, si on s'arrête là-dessus, oui, sur le papier, c'est une excellente année. Maintenant, est-ce que ça s'est fait au détriment de quelque chose, au détriment, je ne sais pas, de ta santé ? à la fois physique et mentale, parce que pour aller chercher les 200K, du coup, là, tu étais toute seule ou tu avais...
- Speaker #1
Alors, 200K, c'est les 200K que j'ai encaissés moi, parce que tellement à l'époque, je ne savais pas trop gérer tout ça. En fait, je ne calculais pas les revenus de l'agence au global. Je ne calculais que ce qui me revenait dans ma poche à moi. Donc, j'avais 200K de CA pour à peu près 90K de résultats, parce que, en fait, dès le départ, j'ai voulu beaucoup investir. Donc, c'était vraiment 200K pour moi en tant que freelance, entre guillemets. au sein de l'agence slash du collectif. Mais oui, ça a été au détriment de beaucoup, beaucoup de choses. Et c'est là, je pense, que j'ai découvert l'entrepreneuriat aussi, tu vois.
- Speaker #0
Oui, parce que tu partageais dans un post sur LinkedIn un petit peu tout l'envers du décor. Est-ce que tu peux nous en toucher deux mots concrètement ? Qu'est-ce qui t'est caché derrière ces 200 cas ? Parce qu'en soi, oui, c'est beau sur le papier, mais la réalité, c'est quoi derrière ?
- Speaker #1
Bah ouais, et je pense, en fait, c'est un sujet que j'aime beaucoup aborder, c'est pour ça que j'aime trop ton podcast et les épisodes que je l'ai écoutés aussi là-dessus, parce que je trouve qu'on parle pas assez de ça. Déjà, je trouve qu'il n'y a pas assez de femmes dans le business, donc c'est hyper dur quand tu te lances de t'identifier à des personnes et il n'y a pas assez de gens qui parlent de leur galère. Du coup, c'est hyper dur. Enfin, tu vois, quand tu viens pas de ce milieu comme moi, que t'as pas fait d'études d'école de commerce, que c'est hyper étranger, bah en fait, t'as tendance à prendre les choses personnellement, à dire purée, mais en fait, ça se trouve, je suis une petite crotte et je sais pas gérer. Alors qu'en fait, quand tu commences à parler autour de toi, tu te rends compte que tout le monde a fait des fails, que les gens, ils ont planté une, deux, des fois trois boîtes avant d'y arriver. Et en fait, c'est quelque chose qui, moi, me tient vachement à cœur d'en parler parce que je me dis, en fait, il faut normaliser aussi le fait de se planter. Et en fait, je pense que de parler aussi plus de nos vulnérabilités, de ce qu'on a foiré. Et en gros, moi, franchement, cette dernière année, elle a été résumée par, tu vois, j'avais hyper envie de tout déchirer. Donc j'ai... tout mis en place, mais j'ai été la variable d'ajustement de ma boîte. Donc, des nuits de 4-5 heures de sommeil, je ne les compte même plus. Et j'aimerais dire que c'est révolu, mais heureusement que l'anticien n'existe, parce que non, non, j'ai encore très souvent ça. Aujourd'hui, la différence, c'est que je me fais moins rouler dessus. Et donc, j'ai moins l'impression, comme ça vient plus de moi et ce n'est pas une obligation que je ressens, il y a moins ce côté rouleau-compresseur, qui, je pense, c'est ce qui guide le plus au burn-out. En plus, j'ai déjà fait un burn-out par le passé. C'est vraiment, je trouve, quand tu te fais prendre... Dans une machine où tu ne sais plus pourquoi tu le fais, tu te sens contraint, ça crée un épuisement en plus de la fatigue physique. Là, je commençais à avoir ça aussi parce que j'ai mis en place énormément d'efforts. Et en fait, au-delà des efforts, c'est à quel point tu y crois. Moi, je suis vraiment quelqu'un qui fait les choses intensément. Donc à chaque fois que je me disais, ok, j'ai fait plein d'investissements pour ma boîte, j'ai cramé en fait tout mon cash et toute ma marge. Et donc du coup, à chaque fois que je faisais un investissement, j'y croyais à 300%. Au-delà de la fatigue physique, du fait que tu vois beaucoup moins ton entourage. Moi, j'ai quitté mon ex au moment où je me suis lancée dans l'entrepreneuriat. Aujourd'hui, je ne pourrais pas avoir de meuf. C'est impossible. Je me rends bien compte que ma vie, la place que prend le business dans ma vie, fait que ce serait ultra compliqué d'être en couple pour moi. À quel point aussi, je me suis éloignée de moi. Mes amis, c'est quelque chose d'ultra important. Et j'avais vraiment cette frustration de jamais être dispo pour les gens. Jamais pouvoir les voir, toujours être la personne qui répond mille ans après. qui n'est jamais disponible, qui travaille tous les week-ends, qui s'engage sur un truc et au final dit non parce qu'en fait, trop de travail. Tu as l'impression que c'est un running gag en fait. Il y a aussi le fait que j'ai investi. En gros, l'année dernière, j'ai fait je crois 220K de CA et mon résultat, il était aux alentours de 20 000 euros. Pour te dire tellement j'ai tout cramé dans des investissements. Donc, j'ai investi. Après,
- Speaker #0
il y a ta rémunération aussi dans les…
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
La rémunération passe avant le résultat. Donc, c'est pas forcément sur les dépenses. C'est aussi du salaire et de... ton train de vie aussi, ouais.
- Speaker #1
Ouais, ouais, c'est clair que par contre, j'ai quand même passé deux mois sans me verser de salaire. Ça a été super, super dur. Parce que je suis passée de me verser 3500 euros, enfin 3600, on va dire. Il y a des mois où je me versais un peu plus. Parce qu'au début, pareil, quand je gagnais beaucoup, tu vois, c'est tout bête, mais quand t'as jamais une boîte que tu connais pas, je me disais, bah, si je gagne de l'argent, du coup, je le... Il y a des mois, je suis montée à 6 000 euros de salaire. Et encore, je dis salaire, c'est vraiment de la rémunération parce que ce n'est pas avec les cotisations, etc. Mais c'est vrai que j'avais ce côté à ne pas forcément comprendre la corrélation entre les deux et à ne pas comprendre qu'il fallait garder de la trésor dans sa boîte, qu'il fallait garder aussi pour investir, etc.
- Speaker #0
Juste, je te coupe pour qu'on comprenne bien les chiffres. Tu es en micro ou tu étais vraiment en société ?
- Speaker #1
J'étais en société.
- Speaker #0
Ok, donc c'était 6 000 euros avant impôt perso.
- Speaker #1
C'était 6 000 euros après impôt. Parce qu'en fait, je suis en sazualière. Sazualière, ok. On ne va pas rentrer dans les débats scientifiques,
- Speaker #0
mais ce n'est pas de la micro-entreprise. Donc, il y avait quand même... En gros, c'était 6 000 euros net en perso.
- Speaker #1
C'est ça. Et en gros, effectivement, là-dedans, il y a mon salaire. Et en fait, je fais passer plein de frais aussi sur ma boîte, comme tout le monde. Donc, forcément, ça augmente ton niveau de vie. Donc, c'est vrai qu'au final, je me suis versée à peu près toute l'année 3 600 euros net d'impôt. Et je suis passée de ça et plein d'avantages payés par moi. Tu sais, tu te rembourses une partie de ton loyer, ton électricité, tes déplacements, etc. Je suis passée de ça à zéro euro pendant deux mois. Donc, ça a été une claque monumentale. Et oui, ça a été une année, en vrai, je pense que les montagnes russes émotionnelles, c'est un euphémisme, tu vois, par rapport à ce que j'ai vécu tellement de fois. J'ai pensé qu'à la fois, j'allais tout déchirer, à la fois que c'était la fin du monde. Et ça m'est en intense sur... 80% de l'année, tu vois.
- Speaker #0
Oui, parce qu'en fait, tu es montée entre guillemets très rapidement et la chute a été aussi très rapide et donc forcément, émotionnellement parlant, quand tu fais des up and down comme ça tout le temps, c'est difficile aussi à gérer au niveau de la santé mentale. Et quand est-ce que tu dirais que ça a vraiment shifté, où tu t'es dit là c'est plus possible, il faut que je fasse quelque chose et à partir de quel moment tu as trouvé ce... Merci. ce quelque chose-là, je vais faire ça.
- Speaker #1
C'est ça qui est hyper dur. Et tu vois, c'est quelque chose que j'aurais aimé entendre plus tôt. C'est qu'en fait, à partir du moment où tu te rends compte qu'il y a un souci, donc tu vois, moi, j'ai commencé à comprendre que j'allais perdre du coup mon plus gros client à peu près en novembre 2024. Et en fait, c'est fou. Et heureusement que je ne le savais pas, je crois. C'est un an après, en fait, que j'ai construit un business qui, pour le coup, là, je pense que je vais faire encore une meilleure année en 2026. Mais ça m'a pris un an, en fait. à tester des solutions, à me construire ma posture de dirigeante aussi, tu vois. Enfin, je suis passée par tellement d'apprentissages qu'il y a ce côté où, tu sais, t'as l'impression de vivre trois ans en un. À la fois, c'est cool parce que tu dis, « Ouais, j'ai tellement, tellement appris en marketing, en vente, enfin, sur plein, plein, plein de choses. » Et à la fois, tu te dis, « Ouais, c'est chaud quand même parce que du coup, à quel prix ? » Tu vois, c'est trop bien de vivre aussi intensément, mais tu te dis, « Ouais, quand même, ça laisse aussi des séquelles, tu vois. » Je pense que j'ai... Je le vois sur mon visage et tout. Je trouve que j'ai pris un coup de vieux, en fait, où je me dis, purée, ça se voit que la vie m'a un petit peu roulé dessus. Et donc, du coup, ça a pris un an entre le moment où je me suis dit, purée, il faut que je m'active. Et je pense que je suis quelqu'un qui a une résilience énorme. Et donc, du coup, heureusement que je n'avais pas conscience aussi, tu vois, du chemin qu'elle va parcourir. Mais entre ça, le moment de tester plein de solutions, de faire confiance à plein de gens, plein de prestats, qui au final n'étaient pas... n'était vraiment pas pertinent au regard de mon business, de ce que je souhaitais développer. Il y a eu un temps qui, pour moi, a été excessivement long entre le moment où je me rends compte que je veux agir, je teste plein de plans d'action, et le moment où je récolte les fruits de tout ça. Et honnêtement, je pense que je n'étais pas très loin de me dire « Ok, je vais abandonner en fait, je vais arrêter, je vais redevenir salariée. » Parce que je me disais au final, suer autant pour gagner... OK, 3600 net d'impôt, c'est cool, mais tu dis, en fait, si tu étais salarié dans un poste à responsabilité, moi, je suis product manager dans la tech, donc surtout dans l'IA, ça se trouve, tu vois, des taffes comme ça. Et donc, je me disais, mais il y a vraiment plein de moments où je me suis dit, mais est-ce que le jeu, il en vaut la chandelle, en fait ?
- Speaker #0
Oui, mais tu dirais, parce que là, tu parles beaucoup, tu vois, de belles années, de croissance, de chiffre d'affaires, etc. Tu dirais que, est-ce qu'aujourd'hui, pour toi, le chiffre d'affaires... de ta boîte et ta rémunération, elle est placée au niveau top 1 de tes priorités de vie, au détriment, j'ai envie de dire, ou en tout cas, c'est un choix de ta part, de, justement, tu disais, tes amis, ta famille, ton bien-être, ton sommeil, etc. Est-ce que tu te sens happée par, justement, ces chiffres-là, tu vois ?
- Speaker #1
En vrai, c'est hyper intéressant, parce que tu vois, je pense qu'il y a un an, je t'aurais dit oui. Et tu vois, je trouve que le terme que tu emploies de se sentir happé, il est hyper révélateur. Aujourd'hui, je ne me sens pas happée parce que c'est vraiment des choix, pour le coup, que j'ai fait moi. En fait, j'en suis arrivée au stade de me dire, est-ce que je reste dans l'entreprenariat ou est-ce que je retourne salariée ? Et en fait, il se trouve que j'ai fait le choix hyper conscient de me dire, mais bien sûr que je continue. Et donc aujourd'hui, je subis beaucoup, beaucoup moins de choses, justement parce que je pense que j'ai pris aussi conscience, tu vois, de ma valeur sur le monde du travail et de me dire qu'en fait, si demain, je voulais retourner salariée, mais je ne me fais pas de soucis du tout pour moi. Donc, il y a un moment où j'ai vraiment subi l'entrepreneuriat. Tu sais, quand tu es dans, je ne sais pas si ça t'est déjà arrivé, mais quand tu te dis, OK, ce modèle ne me convient plus, il faut que je fasse quelque chose pour en sortir. Sauf qu'en fait, quand tu ne te verses plus de salaire, que tu commences à vider tes économies perso, etc., tu es en mode, en fait, tu n'as plus le choix. Un process de recrutement, ça prend deux à trois mois, tu vas sur des postes à responsabilité. Donc, je te dis, en fait, là, même si tu es au pied du mur, même si tu es au bout de ta vie, etc., tu dois y aller, tu dois continuer et tu dois aller chercher cet argent parce que tu as besoin d'argent pour vivre, en fait, tu vois. Donc, il y a un moment où je me suis vraiment sentie happée, où je me sentais obligée d'avoir du chiffre d'affaires et de la croissance, en plus dans un modèle qui ne me correspondait plus tant que ça. Aujourd'hui, ce qui est trop bien, c'est que j'ai vraiment abordé ma vie entrepreneuriale totalement différemment. Et maintenant, c'est que du plus, en fait, que je vais chercher. Dans le sens où j'ai mon agence, je sais que mon agence, elle peut tourner et me permettre de vivre convenablement. Et tout ce que je vais chercher à côté, le bootcamp, ma formation e-learning, c'est que du plus. Et c'est en plus un produit que j'ai lancé moi-même. Donc, il y a vraiment ce côté, c'est pas comme une agence où tu génères plein d'humains, etc. Là, tu peux vraiment faire les choses de façon hyper lean, hyper bootstrap, à ta façon, à toi, avec ton image. Et du coup... tu vois il y a un an j'aurais jamais fait une interview comme ça là je me dis en fait quand tu vends un produit ce qui est trop cool c'est que c'est aussi toi que les gens viennent chercher donc le business finalement m'a réparé là où à un moment donné ça m'avait vraiment mise au bout du rouleau aujourd'hui j'ai vraiment plus la sensation que mon chiffre d'affaires c'est clair que c'est un truc qui est important pour moi je veux garder mon niveau de vie parce que moi justement j'ai traversé l'océan Atlantique pour en arriver là donc je compte pas rendre une seule miette du gâteau que j'ai goûté par contre C'est vraiment des choix conscients que je fais maintenant. Ce n'est pas je dois faire rentrer 20 000 euros de chiffre d'affaires parce que j'ai tellement de charges, parce que j'ai tellement de gens à payer. Non, en fait, je dois faire rentrer 20 000 euros parce que j'ai envie d'avoir beaucoup de trésors d'avance, parce que j'ai envie de pouvoir investir, me faire kiffer, parce que j'ai envie de développer ma boîte un jour et de la vendre, parce que j'ai envie de continuer à me lever tous les matins avec un smile énorme, parce que j'adore ce que je fais avec mon bootcamp. Donc oui, c'est super important. Mais par contre, je ne me sens plus happée parce que ce n'est pas la seule chose qui compte. que maintenant, il y a beaucoup d'autres choses qui rentrent aussi dans la balance pour me dire si je veux être heureuse, je sais qu'il me faut vraiment voir mes amis souvent, avoir de la place pour mes relations sociales, faire du sport tous les jours, promener mon chien deux heures par jour, etc. J'ai mis tout ça un peu au même niveau. Et du coup, mon business n'est plus la seule priorité de ma vie, on va dire.
- Speaker #0
Oui, donc en fait, tout ce qui s'est passé en 2024, et puis après le process qui a eu lieu en 2025, ça t'a aussi permis de... j'allais dire, de remettre les compteurs à zéro ou en tout cas de revoir un peu tes priorités. Et là, vraiment, c'est ma curiosité personnelle. Ce n'est pas compliqué de gérer un business model d'agence et aussi en parallèle un business model de solopreneur où tu es toute seule sur le bootcamp et sur le e-learning. Comment tu gères ça ? Et est-ce que les trois sont sous ta sasu ? Est-ce que c'est...
- Speaker #1
tu rentres dans ta SASU où la SASU c'est vraiment que l'agence et tu as une micro pour la partie solo c'est super intéressant comme question parce que j'ai pris conscience de ça hier à quel point c'était dur en fait de jongler entre ces modèles et pourquoi en ce moment c'était aussi difficile c'est déjà alors pour le statut juridique pour l'instant tout est sous ma SASU que je vais passer d'ailleurs en EURL mais aujourd'hui tout est sous ma SASU parce qu'en fait comme tout tourne autour en fait du conseil de l'IA de l'accompagnement de la formation et que je faisais déjà de la formation quand je me suis lancée Merci. En fait, ça a rentré nickel dans mes statuts. Et en fait, c'est vrai que c'est des logiques et des dynamiques complètement différentes. Quand tu vends un produit, c'est vrai que ce que tu vas mettre en avant, c'est vraiment ton tunnel de vente et d'acquisition, de la création de contenu, vraiment l'expérience client, tu vois, et tu vas productiser un petit peu ton service. Même si moi, au final, dans ma formation e-learning, ça, c'est très scalable. Mais mon bootcamp, je prends vraiment aujourd'hui, en tout cas dans le modèle tel qu'il est, peut-être que ça évoluera, je prends très peu de gens. Tu vois, là, ma prochaine promo, je ne prends que six personnes. Et la promo d'avant, je n'ai pris 8. Donc, on reste quand même sur un truc très à taille humaine. Mais c'est quand même de l'accompagnement comme dans mon agence, en petits groupes. Mais c'est vrai que ce n'est pas du tout les mêmes dynamiques d'acquisition. Et c'est vrai que sur l'agence, heureusement que moi, je suis quelqu'un qui est très orienté parcours client, 5 étoiles, expérience client, etc. Donc, j'avais quand même ce côté de vouloir mettre en place des process et des outils pour productiser au maximum la chose. En tout cas, que ce soit... de plus en plus vendu comme un produit et pas seulement comme un service. Mais c'est vrai que c'est des dynamiques complètement différentes parce que quand tu as ton agence, tu as aussi, comme tu le sais, tu vois la partie acquisition. Mais après, c'est beaucoup de gestion d'humain, beaucoup de process interne. En plus, moi, je ne sais pas toi, mais moi, je travaille qu'avec des freelances. Donc, c'est aussi comment tu as une culture d'entreprise en freelance. Et ça demande, en fait, énormément de taf là-dessus. C'est comment tu structures toute ta méthodologie, tes processus, comment tu es réactive vis-à-vis de tes clients. Et c'est beaucoup de gestion de projet aussi. Donc, au final, ça n'a rien à voir avec le modèle. Parce que l'agence, tu vends quand même plutôt ton temps, même si tu fais du forfait, voilà, et tu as des marges. Versus le produit, c'est une logique totalement différente. Et c'est vrai que je viens de mettre le doigt sur le fait que ce n'était pas simple d'avoir les deux. Enfin, je comprends pourquoi c'est dur. parce qu'en fait c'est deux logiques qui se nourrissent, mais qui sont quand même assez différentes.
- Speaker #0
Oui, complètement. En fait, tu passes d'un business model de formation, business model d'accompagnement, business model d'agence. Donc, en fait, tu limites à tous les business models. Enfin, pas tous, parce qu'il y en a plein d'autres. Il y a des stats, etc. Mais quand même, tu cumules énormément de business models. Et donc, c'est vrai que c'était vraiment la question que je me posais, tu vois, en termes de... Comment tu fais ? Est-ce qu'il n'y a pas aussi un moment où tu as un peu un dédoublement de personnalité où en fait, oui, l'agence, tu vas plus cibler peut-être plus des TPE, PME ou en tout cas des boîtes qui ont les moyens de déléguer versus tu vas plutôt t'adresser avec le e-learning aux entrepreneurs débutants versus le bootcamp aux entrepreneurs un peu plus avancés. Donc en fait, tu fais un peu le grand écart entre tout ce que tu proposes. Mais, et du coup, ça m'intéresse qu'on creuse ensemble, il y a quand même un élément central. au 3, qui est l'IA. Est-ce que tu pourrais nous parler un petit peu de concrètement c'est quoi l'IA agentique de manière, voilà, pour des néophytes, qu'est-ce que c'est, à quoi ça sert et c'est quoi l'objectif, tu vois ?
- Speaker #1
Carrément. Déjà, en fait, ce qu'il y a, c'est que, moi, j'aime beaucoup parler de digitalisation, avant de parler d'IA. Parce qu'en fait, ce que je trouve trop chouette, c'est que l'IA, ça a permis vraiment de démocratiser la tech et de la rendre accessible. Parce que le no code, donc les outils qu'on appelle de programmation visuelle, donc souvent, je donne l'exemple de WordPress, Wix, c'est un peu les ancêtres du no code. Tu bouges des blocs et en fait, ça crée du code derrière, mais tu ne le vois pas. En fait, l'IA, c'est un peu l'évolution de ça. Tu vois, au début, il y avait du code. On a rajouté des outils de programmation visuelle pour aller encore démocratiser ça. Et puis maintenant, il y a l'IA où tu parles en fait en langage naturel, en tout cas pour l'IA conversationnelle. parce qu'il y a plein de types d'IA. Pour l'IA conversationnelle, tu parles en langage naturel, en fait, et ça te crée de la tech, en fait, derrière du code et tout. Donc, j'aime beaucoup parler, en fait, de digitalisation parce que souvent, les gens ont connu l'automatisation via l'IA. Et en fait, ça enferme dans un paradigme parce que du coup, l'IA, c'est quand même quelque chose de spécifique. C'est une solution parmi tant d'autres et il existe plein de façons. En fait, souvent, ce que les gens veulent, moi, du coup, comme je suis product manager, mon travail, c'est vraiment toujours de revenir aux besoins. Pourquoi on fait les choses ? et trouver la chose... la façon la plus efficace et plus rentable d'y parvenir le plus rapidement possible. Donc en fait, souvent, moi, les gens, ils veulent de l'IA et je suis en mode en fait, dans ton cas, ça ne sert à rien qu'on construise genre un agent IA sur mesure, là où en fait, ton besoin, il est hyper simple. Je peux t'apprendre à peut-être bien prompter déjà pour à ton échelle individuelle résoudre ça. Je peux t'apprendre à créer un assistant GPT. Je peux t'apprendre à utiliser des SAS, des outils sur étagère existants. Donc, je me dis souvent, en fait, on parle d'IA là où les gens, ils veulent résoudre leurs problèmes. Ils veulent automatiser des choses dans leur business, des choses Merci. pénible. Donc j'aime bien me dire, c'est l'IA qui t'emmène, mais en fait je te fais découvrir tout le monde du digital, qui est le no-code, les outils de base de données, les outils d'automatisation, l'IA, il y a plein de niveaux du plus plug and play on va dire, du plus utilisable par tout un chacun jusqu'au plus customisé. Et du coup j'essaye d'apprendre aux gens à être dans une logique très boîte à outils par rapport à ça, pour qu'ils soient pas focus que sur l'IA. C'est comme si tu veux construire une maison, tu vas pas être bloqué que sur un seul matériau tu vois, il faut que tu t'intéresses un petit peu au global. Donc ça déjà c'était le petit truc sur qu'est-ce qu'on entend par IA. Très souvent les gens pensent que tout ce qui n'est pas fait par un humain sur un ordinateur c'est de l'IA. En fait non, il y a des choses beaucoup plus simples, beaucoup plus accessibles aussi, qui ne sont pas forcément de l'intelligence artificielle. Et par rapport du coup à la partie IA agentique, ce qu'il faut se dire c'est qu'aujourd'hui c'est une des capacités humaines qui existait d'ailleurs bien avant l'IA et dont on parlait bien avant l'IA, notamment en sociologie, c'est l'agentivité. Et du coup j'aime bien expliquer ce que c'est déjà pour un humain, pour que les personnes comprennent. appliquer au digital ce que c'est. En fait, notre agentivité, c'est notre capacité à prendre des décisions par nous-mêmes, nous fixer des objectifs et comprendre un contexte pour comprendre comment, en gros, parvenir à ces décisions. Et donc, c'est notamment quelque chose d'ailleurs qui est source de beaucoup d'épanouissement personnel chez les gens. Et c'est vraiment ce que moi, j'essaye d'apporter dans mon bootcamp, d'utiliser l'IA pour recréer cette capacité agentique chez les humains, en fait, à se fixer des objectifs et les atteindre par eux-mêmes, par leurs propres moyens. en fonction de ce qu'ils ont compris de la situation. Et en fait, les IA agentiques, c'est effectivement ce côté où, au lieu de, comme dans l'automatisation, dire « il se passe ça, du coup, je veux que tu fasses cette suite d'étapes prédéterminées, très… » En fait, c'est une logique déterministe, c'est se dire, en fait, là, on va dans une logique où il y a beaucoup plus d'imprévisibilité et on veut donner plus de capacité prise de décision à un outil. Et donc, c'est la capacité de dire, je vais te donner ce contexte, ces objectifs, ces exemples de ce qui est bien, de ce qui n'est pas bien, et tu vas pouvoir, par tes propres moyens, entre gros guillemets, réussir à avoir le résultat. Donc, c'est un peu comme si tu embauchais un stagiaire, tu as sa fiche de poste, tu as de la documentation d'onboarding, des exemples de ce qu'il faut faire et pas faire, et tu lui laisses la capacité de se développer. Et petit à petit, tu vas le border, lui dire, ça, c'est bien, ça, c'est pas bien.
- Speaker #0
Hyper clair et hyper intéressant pour la curieuse que je suis d'avoir un petit peu cette notion de sociologie et puis de revenir un peu aux bases. Tu as parlé tout à l'heure des agents IA et des GPT personnalisés. Est-ce qu'il y a une différence entre les deux ? Et si oui, laquelle ?
- Speaker #1
Oui, carrément. En gros, ce qu'il faut se dire, c'est qu'il y a plusieurs niveaux dans l'IA. Soit tu t'adresses, il y a le prompting. Ça, c'est vraiment, tu t'adresses en langage naturel. et en fait, tu viens donner des instructions à chaque fois. C'est comme si tu donnais une tâche à un stagiaire. Après, tu as le côté assistant GPT. Alors, je dis assistant GPT si tu utilises ChatGPT, mais en fait, tous les plus gros LLM, donc les outils d'IA qu'on connaît comme Gemini, Cloud, ChatGPT, etc., ils ont tous ces fonctionnalités plus ou moins. Donc, c'est la capacité à se dire, je vais te donner… Imaginons que tu as ton stagiaire. Plutôt que de lui donner toujours une tâche et de réexpliquer les choses en permanence, tu vas te dire ok bah on va se créer une une un ensemble de tâches qui vont être dans un département par exemple tu vois et se dire bah imaginons tu dois analyser des appels commerciaux bah en fait plutôt que de te dire à chaque fois tiens analyse cet appel tiens voici le contexte du client tiens voici la méthode et voici ce que j'attends de toi tu vas stocker dans un même endroit ces instructions pour pouvoir faire appel à ton stagiaire sans toujours redonner la tâche ou peut-être donner plus d'informations sur la tâche donc tu vas stocker dans un assistant GPT ou autre vraiment ce côté je mets du contenu Merci. en statique, c'est-à-dire je mets du contenu une fois et si je ne mets pas à jour ce contenu, il restera tel quel. Et en fait, grâce à ce contenu et ces instructions, je vais faire toujours appel à ça pour te donner des choses à faire. Donc c'est très utile, par exemple, moi j'aime beaucoup donner l'exemple de si tu veux te créer un assistant sparring partner pour t'aider à prendre tes décisions stratégiques, dérouler tes pensées, etc. et comprendre ce qui se joue dans tes appels, analyser ton business, tout ça. Un assistant GPT, par exemple, ça fait très bien le job pour analyser tes appels de vente. pareil tu vois un assistant GPT ça fait super bien le job tu viens, t'as fini un appel de vente ou même un appel client, tu mets un transcript il te sort une analyse en fonction de ta méthodologie, mais ce qu'il faut se dire c'est que ça c'est du statique donc si toi tu ne viens pas mettre à jour la documentation en interne que tu as donné à ton assistant tu vas vite être bloqué parce qu'en fait imaginons je sais pas tu veux, moi par exemple il y a un agent que j'aime beaucoup que j'ai créé qui est un peu la voix de mes clients En fait, qu'est-ce qui ressort dans les appels de vente, dans les appels de coaching en one-one, dans les accompagnements ? Et en fait, ce qui est très pratique, c'est que ces appels-là, j'ai envie que les transcriptions des réunions que j'ai avec eux, donc les enregistrements, ils viennent se mettre automatiquement dans un Notion ou dans un Google Drive pour que je n'ai pas à le faire manuellement à chaque fois et que mon agent tout seul, il aille piocher dedans. Ça, typiquement, c'est plus un agent que tu vas pouvoir faire avec des outils comme Dust, par exemple. où là, effectivement, tu vas avoir du contenu qui va être en dynamique. Donc, tu es connecté directement à ta source de données et tu n'as pas besoin de venir dire à ton stagiaire à chaque fois « Tiens, voici le dossier que tu dois analyser. » Il va tout seul chercher le dossier qu'il va analyser. Et après, tu as d'autres niveaux d'agents encore où là, c'est vraiment beaucoup plus customisé et où tu vas tout faire toi-même parce que deux, c'est une plateforme qui permet de créer des agents assez facilement, de leur faire déclencher des actions. Après, tu peux vraiment aller dans un niveau beaucoup plus customisé avec des outils notamment comme N8N ou Make. qui vont te permettre de créer des agences sur mesure. Et donc, c'est toi qui construis toutes tes briques de ta maison versus des outils comme Dust. C'est comme si tu as un peu une maison, tu as des pièces prédéfinies et c'est toi qui viens les assembler un peu comme des Legos, on va dire.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que moi, j'utilise beaucoup Dust. Mais je pense que j'utilise peut-être 20 % des capacités de l'outil. Mais ce que je trouve bien, c'est qu'à l'inverse de Chad GPT, tu vois, je peux vraiment lui donner... Moi, je dis toujours que je lui donne à manger. Et c'est moi qui cuisine. Donc en gros, c'est vraiment mes connaissances, mes documents, mes références, etc. Et je trouve que ça permet quand même d'avoir des réponses qui sont beaucoup plus pertinentes et surtout adaptées à mon business, à qui je suis, à ma tonalité, ma voix, mon positionnement, etc. Et du coup, ça évite, comme tu disais, de toujours répéter « fais-moi ci, fais-moi ça » et d'abord tu fais ci, d'abord tu fais ça. Tu as tout déjà rentré dedans. Concrètement, toi, tu... Tu fais pour des boîtes ? Tu crées tes agents pour des boîtes ? Par exemple, à l'agence. Oui, alors en fait sur l'agence, j'explique souvent aux gens, il y a vraiment deux niveaux différents. Tu as le niveau de la productivité individuelle. Ça, tout le monde est capable et je pense que c'est un super bon levier dans une boîte. Tout le monde est capable d'apprendre à créer, à prompter correctement, à créer ses assistants, ses agents. Parce que tu vois typiquement, tu disais, c'est plus personnalisé. Moi, ce que j'aime beaucoup me dire, c'est transmettre un mindset et une approche par rapport à l'IA et comprendre le paradigme. Parce qu'en fait, ce niveau de personnalisation que tu as avec Dust, tu peux l'avoir avec des promptes et tu peux l'avoir avec des assistants GPT. si tu gardes cette logique de toujours donner des instructions claires, une base de connaissances et des templates ou des modèles. Et donc, moi, ce que j'aime bien apprendre aux gens, c'est d'abord travailler sur ta productivité personnelle. Donc ça, c'est plutôt ce que je fais avec mon bootcamp et ma formation e-learning parce qu'à son échelle individuelle, qui n'impacte personne d'autre, tout le monde est capable de se créer ses propres outils de travail. En gros, il n'y a rien de mieux placé que nous-mêmes pour nous créer nos propres outils de travail. Et c'est là qu'on redéveloppe aussi de la gentilleté sur, finalement, j'identifie des problèmes dans mon métier, dans mon quotidien. Je mets des choses en place pour les réparer aussi moi-même. Ça n'a pas besoin d'être hyper léché tant que ça me correspond, puisque la Terre entière, de toute façon, travaille sur Excel ou sur Google Sheets, donc on peut très bien remplacer ça par des agents. Par contre, ça, c'est l'échelle individuelle. On peut déjà aller chercher des premiers leviers de productivité et de temps gagné. Après, il y a l'échelle des opérations d'une entreprise et plutôt, du coup, l'échelle collective. Et ça, effectivement, il faut faire appel à des professionnels parce que ce n'est pas la même chose de se dire tu vas te construire en DIY, en DIY des meubles chez toi versus tu vas les commercialiser. C'est un autre level, tu vois. Donc souvent, les gens viennent me voir, ils veulent intégrer de l'IA dans leur produit. Je leur dis, attention, si tu le fais pour toi en interne, c'est une chose. Si tu le vends à tes clients ou si les opérations de ta boîte et ton business, ton chiffre d'affaires repose dessus, tu ne peux plus te permettre de jouer dans le bac à sable. Il te faut des vrais outils. Donc là, avec l'agence, on accompagne vraiment des boîtes à se digitaliser au sens large. Moi, j'ai une casquette aussi COO, donc direction des opérations, où je vais vraiment déjà t'aider à te raccrocher à tes objectifs business. En gros, le digital doit répondre à tes objectifs business. donc c'est en mode Qu'est-ce que tu cherches à atteindre ? C'est quoi tes problèmes du moment, etc. Je déroule ces objectifs business dans des outils de vitaux. Et dans ces outils de vitaux, il y a la création d'outils au global, d'outils métiers, de logiciels internes et aussi d'agents IA. Donc, on fait les deux. Mais souvent, il faut commencer, quand on travaille l'échelle des opérations d'une boîte, il faut commencer d'abord par les outils et mettre en place des outils de base de données, des automatisations, avant de créer des agents IA, tout simplement, parce qu'il faut que ta donnée soit structurée d'une certaine façon et ça demande un petit peu plus de maturité. Mais oui, on accompagne en tout cas les clients là-dessus.
- Speaker #1
Oui, et puis en fait, j'ai envie de dire, avant de créer un agent, il faut être clair sur son besoin et de savoir, OK, est-ce que l'agent est vraiment pertinent dans ce contexte-là ? Si oui, OK, go. Mais qu'est-ce qui va... Moi, ce qui m'a pris le plus de temps, c'est vraiment de préparer la donnée. Donc les tableaux, les récables, les guides, les machins, les trucs. C'est ça qui m'a pris le plus de temps, plus que de prompter et de créer mon agent. Et donc, c'est souvent aussi ce que je dis quand on me dit oui, mais comment on fait pour créer des agents ? Parce que j'ai des clients qui veulent absolument des agents pour créer du contenu. Je leur dis mais en fait, le problème restera toujours le même. Vous aurez du contenu bateau qui ne veut rien dire et qui ne transmet aucun message si vous n'êtes déjà pas au clair sur le message que vous voulez transmettre, sur les canaux sur lesquels vous allez transmettre vos messages et sur la stratégie que vous allez adopter. D'abord, on travaille ça et ensuite, on verra pour optimiser éventuellement le process de création de contenu, mais step by step.
- Speaker #0
Et c'est là que tu vois que ton métier a encore énormément de valeur. Moi, ce que j'essaie de faire prendre conscience aux gens, c'est qu'au final, si tu n'es pas dans la communication, dans le marketing, si tu n'as pas travaillé ton offre, ton positionnement, ton branding, etc., l'agent, c'est un amplificateur, c'est juste un moyen. Donc en fait, si tu amplifies sur la base du vide, c'est vraiment nul. Par contre, là où ça a énormément de valeur, c'est une fois que tu as travaillé ton positionnement, ton tone of voice, ton branding, tes objectifs business, ce que tu veux atteindre avec ta communication, ton acquisition, etc. Là, c'est hyper intéressant parce que tu arrives à un niveau de structuration qui fait qu'on peut amplifier. Mais effectivement, je dis souvent, ma nièce de 7 ans peut créer un agent IA, ça prend 5 minutes. Je te montre un tuto sur Dust, c'est très simple. Aujourd'hui, la valeur, elle n'est plus dans la technique. Et c'est ce qui affole, je pense, beaucoup de gens. Et c'est pour ça que je pense que c'est des biens conscients, mais c'est pour ça que les gens font croire que... c'est compliqué en fait. Tu vois, j'ai écouté ton épisode avec Amandine Barthes, j'ai trop aimé parce qu'elle a rendu simple le SEO là où beaucoup de monde voulait encore faire croire que c'était un truc hyper compliqué parce que leur business repose dessus. Moi, c'est pareil avec Lya, je suis en mode en fait, créer un agent aujourd'hui, c'est d'une simplicité, voilà. Par contre, ce qui est dur, c'est que ça réponde à un vrai problème business et que ça vaille le coup déjà de se pencher dessus et c'est comme tu dis de clarifier tes instructions. C'est de construire une base de connaissances et des modèles. Et comme si demain, tu recrutais quelqu'un dans ton équipe, ce n'est pas le fait de poster une offre d'emploi qui est difficile, c'est de s'assurer que c'est le bon poste pour le bon moment, que tu as le CA nécessaire, que tu vas savoir expliciter tes besoins, que tu vas savoir bien recruter. C'est toutes ces choses-là, en fait. Et donc, l'IA, ce n'est que la continuité de toutes ces choses-là. C'est juste un moyen. Tout va dépendre de la stratégie que tu as derrière. Et c'est pour ça que les gens s'affolent à se dire « Mon métier va être remplacé » . C'est indéniable que ça crée d'énormes chamboulements dans notre société qui sont hyper importants à considérer. Moi, je ne suis vraiment pas à être en mode « Lya, c'est super, c'est incroyable » . Je pense que c'est quelque part un peu grave ce qui est en train de se passer avec Lya et que dans 5 ou 10 ans, je ne sais pas ce que ça va devenir. Mais pour autant, la stratégie n'a jamais été aussi importante que maintenant puisqu'on peut déléguer l'exécution. Donc, c'est très, très, très important. pour les freelances, pour les solos, etc. justement d'être sur la partie stratégie et plus uniquement exécution.
- Speaker #1
Oui, et puis en fait, c'est ça. C'est si tu donnes... Enfin, si tu donnes... Je vais parler crûment, mais si tu donnes de la merde à ton agent, en fait, il va te ressortir de la merde. Et donc, c'est pour ça que, en fait, si tu lui demandes de te construire une stratégie, il va aller te chercher une stratégie qui n'est pas forcément adaptée à toi, pas forcément adaptée à ta cible, pas forcément... représentatif du métage que tu as envie de transmettre auprès de tes cibles. Et au-delà de ça, c'est généralement quelque chose qui sera bateau et qui l'aura pompé sur un site Internet, sur autre chose. Et donc, je suis convaincue que sur la partie opérationnelle, exécution, oui, les métiers vont beaucoup évoluer. Il n'empêche que sur la partie stratégique, sur la partie lien humain, compréhension fine du besoin et aussi des non-dits. Il y a beaucoup de ça qui se joue quand je travaille avec nos clients sur la partie « quel message tu as envie de transmettre dans ta com ? » On peut faire de la com. Pareil, on vient me voir, on me dit « oui, il me faudrait deux posts LinkedIn par semaine » . Ok, pas de problème. Mais on dit quoi ? C'est quoi l'objectif ? Et comment tu veux le transmettre ? C'est quoi le ton que tu as envie d'employer ? C'est quelle cible que tu as envie d'attirer ? Et tout ça, généralement, on me regarde avec les yeux comme ça, en mode « je ne sais pas » . Ah bah oui, du coup, avant de penser opérationnel, on va revenir un peu en amont et on va se poser sur les vraies questions de qu'est-ce que tu veux dire, à qui, pour qui, pourquoi, où et quand, comment. Et ça, c'est du cerveau. Ça,
- Speaker #0
c'est du cerveau. C'est du cerveau et c'est incompressible, donc carrément.
- Speaker #1
Ah mais ça, on est bien d'accord. Mais est-ce que tu dirais, Manon, que du coup, l'IA, que tu as pu... C'est ton expertise, mais est-ce que tu dirais que ça t'a quand même, quelque part... permis aussi de sortir un peu la tête de l'eau ?
- Speaker #0
Complètement. Si je suis 100% honnête, je n'aurais jamais pu, c'est comme si je gérais trois business aujourd'hui, jamais de la vie j'aurais pu lancer ça si je n'avais pas des agents IA, si je ne savais pas utiliser l'IA dans mon quotidien. Clairement, même, tu vois, c'est pour ça que, pour moi, l'IA, c'est vraiment un moyen, tout dépend de ce qu'on en fait. je suis hyper alignée sur le fait que je trouve ça effrayant, en fait, ce qu'on est capable de faire avec l'IA. Et je me dis, ça révèle parfois le pire de notre humanité, en fait. Mais tu peux l'utiliser pour de super bonnes choses. Moi, par exemple, l'IA, ça m'aide énormément à amplifier, en fait, l'humain que je mets dans mon business, à me permettre de toujours me mettre aussi à la place des gens, faire preuve d'empathie, pour comprendre les personnes que j'ai en face de moi, comprendre moi-même, légitimer tout ce que je ressens aussi, tu vois. Quand je sors d'un appel, par exemple, où je sens que ça m'a énormément travaillé, je ne sais pas pourquoi, Je mets le transcript dans mon IA et je déroule, tu vois, parce que ça me permet de comprendre, OK, qu'est-ce qui se joue ? Qu'est-ce que je ressens ? Pourquoi ? À comprendre toutes les zones d'ombre aussi, à comprendre quels sont les risques de mon business. Il y a plein, plein de choses sur lesquelles ça m'aide. Au-delà de la productivité que ça me fait gagner, ça me permet un réalignement et une prise de recul parce que comme je sais où est-ce que je veux aller, je mets l'IA au service de ça. Et surtout, je ne lis jamais ce que dit l'IA comme si c'était un humain. Donc, je suis toujours comme si je lisais un stagiaire un peu zélé qui drive bien mais qui est p**** en l'air et qui part un peu dans tous les sens, je recadre constamment. Du coup, cette posture-là me permet d'utiliser l'IA d'une façon qui me rend plus heureuse dans mon business, tu vois. Et c'est ça que je veux transmettre aux gens, c'est comment est-ce que tu utilises l'IA pour réinventer ton rapport au travail ? Tu vois, je me dis, tout le monde mériterait de pouvoir s'épanouir dans ce qu'il fait, peu importe le métier. Et je pense que quand tu es indépendant, tu es obligé aujourd'hui d'envisager ça comme ça aussi pour ne plus subir, en fait. Et donc, c'est comment est-ce que tu utilises l'IA pour... te permet de développer un business à ton image, qui te ressemble, et rendre accessible une chose qui avant n'était réservée qu'à des personnes qui étaient ingénieurs, tu vois.
- Speaker #1
Oui, complètement. Et tu vois, moi, en tout cas, de par mon métier, de ce que j'observe sur le marché de la communication et puis chez mes clients, c'est que l'IA nous a fait perdre aussi beaucoup de notre capacité à penser, penser par nous-mêmes et à avoir ce libre arbitre. Il y a beaucoup de personnes qui prennent l'IA pour une vérité absolue et qui ne vont pas questionner. ce qui ressort. Et je trouve que c'est ça qui est dangereux. Parce que ça vient créer des certitudes qui sont complètement fausses. Je suis absolument effrayée quand je vois que les collégiens, on leur apprend à utiliser l'IA. Alors oui, c'est bien, mais je pense que c'est plutôt de la prévention qu'il faut faire à ce niveau-là.
- Speaker #0
En fait, c'est hyper intéressant ce que tu soulignes, parce que c'est un discours que j'entends souvent. que l'IA, ça nous rend bêtes, ça nous appauvrit, etc. Pour moi, tout dépend.
- Speaker #1
Non, je ne dis pas ça. Je dis l'IA mal utilisée, tu vois.
- Speaker #0
Exactement. Je le suis.
- Speaker #1
Je le fais d'accord. Je ne pense pas qu'en utilisant l'IA, je suis devenue plus bête. Mais il faut quand même, je pense, garder cette distance, ce libre arbitre et de se dire que c'est un outil qui ne doit pas remplacer ma pensée et ma capacité à juger une information, tu vois. Et surtout, aller vérifier les informations et ne pas prendre ce qu'il dit pour un argent comptant. Donc, c'est plus l'IA mal utilisé avec des mauvais objectifs. Et quand on ne maîtrise pas finalement l'écosystème global et les biais que cela peut entraîner, c'est là que ça devient dangereux. Je ne dis pas que l'IA grand ou plus bête, mais l'IA mal utilisé peut être très dangereuse.
- Speaker #0
Complètement. Et tu vois, pour moi, c'est... Par exemple, moi, je sais que j'utilise l'IA d'une façon qui, au contraire, m'augmente énormément. Et même qui, honnêtement, il y a plein de fois, je ferme la porte. Je me dis, je n'ai pas envie d'aller dans cette direction, même si c'est de la réflexion hyper intéressante. Moi, je n'ai jamais autant réfléchi et poussé la réflexion super loin depuis que j'utilise l'IA. Mais pourquoi ? Parce que, par exemple, j'ai fait des études en sociologie. C'est hyper critique. On t'apprend énormément à avoir une approche globale, à aller du point de vue micro au point de vue macro, à nuancer, en fait, ce que tu penses. à ne pas avoir d'idées préconçues, à déconstruire tous les sujets sur lesquels tu travailles. Donc moi, c'est quelque chose qui coule dans mes veines, c'est pour ça que j'ai trop aimé l'éthique sociale, c'est que j'ai toujours ce regard très, c'est pas si simple que ça, remettre en perspective et avoir toujours un regard critique, développer ta propre pensée critique, ton propre libre-arbitre. Et du coup, effectivement, quand tu as appris à réfléchir correctement, et c'est notre cas, je veux dire, même sans avoir forcément fait d'études, mais tu vois, d'avoir appris à développer ta pensée critique, Fécu. c'est beaucoup plus simple d'appliquer cette pensée critique à un accélérateur de pensée comme l'IA, parce que c'est toi qui vas l'orienter, et c'est au service de ce que tu veux développer. Par contre, effectivement, je pense qu'apprendre à réfléchir aujourd'hui avec l'IA, ça demande, pour le coup, énormément de compréhension du paradigme qui se cache derrière pour se dire, OK, comment est-ce que je m'en sers comme un outil et pas comme une vérité en soi ? je pense qu'on a de la chance, entre guillemets, d'avoir été dans une époque où on nous a appris à réfléchir sans ça, parce que ça demande un vrai positionnement que de l'utiliser correctement. Et ce n'est pas malheureusement ce qui est le plus éduqué aujourd'hui. Et c'est pour ça que moi, je veux vraiment démocratiser l'IA dans le sens où je me dis, tu ne peux pas te permettre, qui que tu sois aujourd'hui, de ne pas t'intéresser à ce sujet, ne serait-ce que par les dimensions sociales, politiques, environnementales que ça regroupe, genre l'avenir de notre humanité. je se tiens aussi dans ce qu'on fait de ces IA. Et du coup, je me dis, tout le monde aujourd'hui devrait pouvoir s'y intéresser et ne pas être ébahi comme ça de c'est super simple. Non, en fait, c'est un outil. Tu dois comprendre comment ça fonctionne, comment on s'adresse, qu'est-ce qui se joue derrière, c'est quoi la gentilité, c'est quoi les risques de développer la gentilité dans les IA. Qu'est-ce qui peut se passer parce qu'on doit tous prendre part à ces évolutions. Et je pense que même des plus jeunes doivent aussi comprendre parce que ça va aussi énormément impacter leur avenir. Et tout le monde doit être invité autour de la table, en fait, pour discuter de ces sujets-là. Et c'est pour ça que je veux aussi que les gens comprennent que c'est ni un truc incroyable, ni un truc qui est à rejeter. Je trouve qu'on est dans un monde tellement polarisé qu'au contraire, j'aimerais vraiment, tu vois, avec ces sujets-là, amener ce côté où ce n'est pas aussi simple que ça. Et comment tu fais pour recréer de la compréhension, du dialogue, légitimer les représentations qu'il y a autour de ça pour que les gens, en fait, comprennent ces sujets et s'en saisissent ? parce que c'est... C'est loin d'être anodin, tu vois.
- Speaker #1
Oui, et puis apporter, j'ai envie de dire apporter de la nuance et des arguments à ce monde qui est, comme tu dis, polarisé, où tout est blanc, où tout est noir et il n'y a pas de gris. Mais c'est un sujet qui est hyper intéressant et je pense qu'on pourra refaire un épisode sur les dérives de tout ça et comment bien s'en servir avec vraiment ta méthodologie. Mais bon, je pense que cet épisode est déjà très très riche. Est-ce que tu aurais un dernier mot, Manon, à transmettre aux personnes qui nous écoutent ? Ou une question que je ne t'ai pas posée et que tu aurais aimé que je te pose pour qu'on termine cet épisode ?
- Speaker #0
là-dessus ? Quelque chose que j'aime bien dire sur finalement ce que ça m'aura appris aussi en fait l'entrepreneuriat tu vois ces années et surtout cette dernière année très difficile, c'est le côté où je pense que quand tu signes pour être entrepreneur, tu signes un petit peu pour des montagnes russes en fait et je pense que moi, tu vois, quelque chose qui m'a aidée, c'est le fait d'avoir fait le deuil qu'il n'y aurait pas de moment où j'aurais un an de réseau d'avance, où j'aurais plus de problèmes à gérer et où en fait du coup il faut... se construire un modèle qui nous correspond à nous, aller chercher des sources d'inspiration qui justement nous correspondent et qu'en fait, s'il y a vraiment de la place pour toutes les visions et qu'il faut aussi trouver celle qui nous correspond et se sentir légitime à la nourrir et continuer en fait à y croire dans les moments où c'est difficile, à se donner du love, de la force, etc. C'est hyper dur et c'est ça en fait le vrai challenge. Je ne sais pas à combien tu fais chiffre d'affaires, c'est comment tu arrives en fait à mettre ton business au service d'une vision qui, toi, t'épanouit en tant qu'être humain, à continuer à avoir une vie que tu kiffes, à ne pas te perdre comme ça dans une espèce de course vers un mirage, du scaling et tout, et te dire, en fait, fais en sorte de kiffer les gens avec qui tu travailles, ton produit, ce que tu vends, et fais en sorte de kiffer le chemin parce qu'en fait, il n'y a jamais de moment où tu vas atteindre une destination et te dire ça y est, c'est fini, c'est nickel. Donc, ouais, juste d'apprendre à se créer quelque chose à notre image. qui nous plaît à nous et d'essayer chaque jour d'aller vers quelque chose qui nous correspond parce qu'en fait, c'est une liberté entrepreneuriale dingue qui, parfois, donne une responsabilité qui n'est pas simple à saisir et donc se dire, voilà, fais en sorte d'aimer toutes les petites actions que tu vas faire chaque jour parce qu'en vrai, c'est ça qui te reste à la fin de ta journée, plus que ton chiffre d'affaires et ce que tu dis sur les réseaux sociaux.
- Speaker #1
Eh bien, écoute, je pense qu'on peut s'arrêter là sur cette note très positive et très inspirante. Où est-ce qu'on peut te retrouver Manon si jamais on a envie de travailler avec toi, on a des questions à te poser et je mettrai tous les liens en note de l'épisode ?
- Speaker #0
Carrément, ben écoute, justement là je viens de me lancer du coup sur toutes les plateformes, enfin en gros je viens de commencer un tournage avec Agence Personnelle pour inonder un peu les réseaux sociaux de ma tête en 2026, donc aujourd'hui je t'aurais dit que LinkedIn, mais en réalité maintenant je vais être du coup sur Insta, TikTok, YouTube, Facebook, etc. Je te reverrai les liens, mais normalement, on pourra me retrouver sur toutes ces plateformes, mais de préférence plutôt Insta et LinkedIn.
- Speaker #1
Très bien. Tout sera mis dans les notes. Merci beaucoup, Manon, pour ton partage. Et puis, je te dis à très vite.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode de CEO Recto Verso. Si cette conversation vous a inspiré, touché ou donné matière à réfléchir, pensez à lui laisser une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée ou à le partager autour de vous. car c'est ce qui aide le podcast à grandir et c'est aussi une belle manière de soutenir mon travail. Vous pouvez également me retrouver sur LinkedIn ou sur notre site internet agence-karencia.com On se retrouve très vite pour un prochain épisode et je vous dis à bientôt.