- Speaker #0
On les appelle CEO, on les admire, on les écoute, on les cite, mais on oublie souvent que derrière le titre, il y a une personne, une vie et une histoire. Faites de choix pas évidents et de peur qu'on ne partage pas. CEO Recto Verso, c'est le podcast qui explore ces deux faces. Au recto, l'image publique, l'expertise, les réussites. Au verso, ce qu'on sait et ce qui nous forge vraiment. Je suis Lola Latar, fondatrice de l'agence de communication Kerencia. Et dans chaque épisode, je tends le micro à celles et ceux qui dirigent un projet, une entreprise ou un mouvement. On y parle communication, stratégie, décision.
- Speaker #1
mais aussi doute, solitude, virage et conviction. Parce que derrière chaque réussite, il y a ce qu'on ne montre pas. Et c'est souvent là qu'il y a le plus à comprendre et à apprendre. Alors bonne écoute !
- Speaker #0
Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Sarah Bloyer sur le podcast Sio Reto Verso. Hello Sarah !
- Speaker #1
Hello, tu veux bien ?
- Speaker #0
Bah écoute, je veux bien. Je suis ravie de te recevoir enfin, parce qu'on a décalé, replanifié l'enregistrement, mais cette fois, ça y est, on est lancé. Sarah, pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore, est-ce que tu pourrais nous dire qui tu es, ce que tu fais et à quoi ressemble ton quotidien pro ?
- Speaker #1
Alors moi je suis Sarah j'ai 28 ans, je suis CEO d'une agence d'assistants virtuels depuis un petit mois maintenant mais ça fait 4 ans que je suis assistante virtuelle en freelance et mon quotidien bah écoute si je devais te le résumer en une seule phrase, ce serait dire que j'aide les gens à se sentir mieux et à libérer un peu leur charge mentale
- Speaker #0
La charge mentale, on va en parler, on va en parler. Et concrètement, en tant que CEO d'une agence d'assistante virtuelle, c'est quoi ton rôle, tu vois, et celui de ton équipe ?
- Speaker #1
Alors, mon rôle, c'est déjà d'accompagner les freelances qui ont rejoint l'agence. Il n'y en a qu'une pour l'instant, parce que c'est une bébé-agence. Mais de les accompagner, parce que souvent, c'est nouveau pour elles. Donc, vraiment de les former, de les accompagner sur les missions. Et moi, c'est vraiment un rôle un peu de chef d'orchestre. Je ne suis jamais très loin, même si je délègue en toute confiance l'émission client, je ne suis jamais très loin pour gérer, faire la coordination et accompagner s'il y a besoin dans tout ce qui est formation relationnelle. Et puis forcément, il y a ce côté aussi de formation sur les assistantes en règle générale et puis toujours d'accompagner mes clients sur tous les besoins qu'ils ont, même si je dirais plus les clienteux. Mais ça, je pense qu'on pourra en reparler aussi. mais de faire vraiment un accompagnement comme le veut l'agence.
- Speaker #0
Très bien. On va parler justement un peu de la marque de fabrique de l'agence. Mais avant, tu vois, je me mets dans le lot de ce que je vais dire par la suite, mais tu as beaucoup de gens qui s'imaginent, pour avoir échangé avec d'autres entrepreneurs, qu'une assistante virtuelle. Tu as fait les factures et l'après-comptat. En gros, c'est ça. Et toi, en fait, tu dirais, c'est quoi vraiment ton métier ? Est-ce que tu pourrais nous donner ? Un peu des exemples de tâches ou en tout cas de champs, un périmètre en tout cas.
- Speaker #1
C'est vrai que pour avoir beaucoup parlé avec que ce soit mes clientes actuelles ou des femmes qui sont venues un peu discuter avec moi pour connaître un peu mon métier ou des assistantes qui veulent se lancer, c'est vrai que j'ai beaucoup étonné parce que c'est vrai que j'ai la chance d'avoir été formée dans un diplôme qui m'a formée à beaucoup beaucoup de domaines et que moi je suis une grande curieuse donc j'ai toujours adoré me former sur d'autres sujets. Mais c'est vrai que nous, on accompagne un peu à 360, parce que si tu veux, pour te donner un exemple, quand moi, j'étais freelance, juste assistante virtuelle, j'accompagnais dans l'administratif pur, l'après-compte, les ressources humaines, le service client, la coordination d'événements pro. Donc, c'est déjà très large, tu vois. Et j'accompagnais aussi beaucoup dans le côté personnel. Et c'est vrai qu'avec l'agence, on a encore plus développé ce truc-là et on accompagne aussi sur le marketing et sur, justement, les lancements d'entreprises. sur tout ce qui est démarche, comment faire, comment fixer une offre quand on est assistante et qu'on veut se lancer. Donc, tu vois, on a vraiment élargi encore plus nos offres avec l'expérience maintenant qu'on a. Donc, on est un peu à 360, je dirais, quand on est une assistante et on n'aide pas qu'à faire des factures, même si on le fait, c'est vrai. Mais on n'aide pas qu'à ça et au contraire, je trouve qu'on a un peu ce rôle couteau suisse dans une entreprise, encore plus quand on accompagne avec une proximité à sa cliente. Donc, on a vraiment un côté 360.
- Speaker #0
Oui, et on ne citera pas les noms, mais c'est vrai que moi, je t'ai connue parce que tu es l'assistante de plusieurs personnes que je côtoie et qui sont relativement connues. Donc, c'est vrai qu'à un moment donné, je me suis dit, je pense qu'elles ne font pas juste leur facture et qu'il doit y avoir un autre périmètre. Et là, on a plutôt parlé en termes de tâches, en termes de compétences, mais pour avoir échangé longuement par téléphone avec toi ces dernières semaines, Moi, je le sais, mais qu'est-ce que tu dirais qui te différencie des autres agences d'assistantes virtuelles ou des autres assistantes virtuelles qu'il y a sur le marché ?
- Speaker #1
Je dirais que c'est le côté humain. Parce que moi, c'est vrai que le côté relationnel et le côté... De tisser des liens avec mes clientes, c'est super important. Comme tu le sais, moi, j'ai plein de petites habitudes que j'aime bien mettre en place et qui me tiennent à cœur. Et je dirais que c'est vraiment ce côté où on n'est pas seulement des exécutantes, tu vois. Et moi, je ne me suis jamais considérée comme simplement une exécutante. Je me suis plus considérée comme quelqu'un qui a la vraie volonté d'accompagner et d'aider et de soulager mes clientes, même en faisant des toutes petites choses qui, pour beaucoup, ce n'est pas grand-chose. Mais en fait, dans un quotidien, ça change tout un équilibre. Je dirais ce côté, moi, je fais beaucoup rentrer l'émotionnel dans mon travail parce que je trouve que c'est important. Et nous, on n'exécute pas seulement. On accompagne et quand on dit qu'on accompagne vraiment, ce n'est pas des mots en l'air. Et on pourrait beaucoup en citer des exemples, mais je sais que c'est ce qui étonne beaucoup. Et tu vois, la première fois qu'elle a rejoint l'agence, c'est un truc qui l'a beaucoup marqué. Quand je lui ai dit comment ça fonctionnait avec les clients, elle a eu un peu ce truc de « Ah ouais, d'accord » . Tu rigoles pas, c'est vrai qu'en termes de proximité, ça l'a assez marqué, tu vois, ce côté-là.
- Speaker #0
Ouais, et puis tu vois, moi, c'est vrai que ça fait maintenant plus de 4 ans que je suis lancée. Aujourd'hui, j'ai l'agence et je sais que tu m'as tapé sur les doigts, mais non, je n'ai toujours pas d'assistante à mes côtés. Ça ne saurait tarder, mais tu vois, parce que je trouve que, soit celle que j'ai pu avoir en vidéo quand j'étais un peu en recherche, c'était vraiment en mode exécutante, c'est-à-dire que c'était à moi de dire il faut que tu fasses ça, ça, ça, ça, ça, et il n'y avait pas vraiment d'humain, il n'y avait pas vraiment de lien, tu vois, c'était vraiment un abattement de tâches. C'est ça. Et c'est vraiment quand je t'ai rencontrée ou en tout cas quand on a commencé à échanger que je me suis dit, ah ouais, en fait, il n'y a pas que ça. En tout cas, tout le monde ne fait pas que comme ça. Donc, ça m'a permis un peu d'ouvrir mes chakras, on va dire. Et comment t'expliques, enfin, pourquoi tu travailles qu'avec des femmes et comment t'expliques qu'il y ait ce lien aussi émotionnel, l'humain, les petites attentions qui se sont créées comme ça au fil du temps ?
- Speaker #1
Je pense que c'est en grande partie ma personnalité, parce que moi, je suis quelqu'un qui... Moi, je suis vraie. C'est-à-dire que, comme on se l'est beaucoup dit, moi, je suis extrêmement loyale et je mets du temps à ouvrir des liens que je peux avoir et à créer des liens. Mais une fois qu'ils sont là... Je suis très fidèle et je suis très loyale. Donc, c'est quelque chose qui est profondément dans ma personne. Et moi, quand j'apprécie quelqu'un, je le montre. Et dans le travail, je pense que c'est la même chose. Et je pense déjà, du coup, c'est ma personne. Et c'est de là d'où je viens aussi. Moi, j'ai une maman qui m'a beaucoup aussi appris à être profondément gentille avec les gens et qu'il ne faut pas faire forcément de grosses choses pour montrer aux gens qu'on a envie de les aider. Donc j'ai profondément grandi dans ça aussi. Et comme tu le sais, moi je viens d'un milieu où à la base, je suis dans l'administratif parce que j'ai le diplôme d'assistante de manager, donc je suis formée dans ça. Mais à la base, je viens du domaine médical. Et c'est vrai que moi j'ai été quand même quasiment 5 ans secrétaire médicale dans un hôpital. Et c'est vraiment un truc qui est au moins la source de pourquoi je fais mon travail, c'est que fondamentalement, dans la vie de tous les jours, j'adore aider les gens. C'est quelque chose qui me fait vibrer, c'est quelque chose qui... qui me rend profondément heureuse tous les jours. Et je pense que du coup, j'ai ce truc qui m'a toujours fait me dire c'est ce pourquoi je me lève le matin. Et je pense que c'est un truc que je n'ai oublié depuis très longtemps et qui me fait vibrer tous les jours. Et profondément aussi, je pense que j'attire ce que j'attire. Tu vois, moi, je ne suis pas contre travailler avec des hommes. On m'a beaucoup interrogée sur ce côté-là en MP LinkedIn et je lui ai toujours dit, je ne suis pas fermée. à travailler avec des hommes, c'est juste que je n'en attire pas. J'ai travaillé déjà pour une seule personne, un seul homme, et c'était mon beau-frère. Pour te dire, je ne refuse pas, mais je pense que c'est profondément des valeurs. Les femmes ont ce truc d'oser appeler à l'aide déjà, je pense, plus. Mais c'est dans les valeurs sociétales, je pense. Et j'ai beaucoup plus de facilité à tisser du lien. Et c'est vrai que pour l'instant, tu vois... J'ai toujours été mise en relation avec des femmes qui ont été profondément incroyables et qui ont ces mêmes valeurs que moi, je prône, et qui au début ont un peu été « Ok, je n'ai pas l'habitude d'autant d'attention, c'est tout bête, mais quand je sais qu'elles ne vont pas bien, je vais avoir tendance à plus être « Est-ce que tu as besoin de quelque chose ? » ou quand je sais qu'elles sont un peu dans le rush, c'est pareil, n'hésite pas si tu as besoin, ce que tu m'appelles s'il y a besoin, mais je pense que c'est profondément les gens que j'attire.
- Speaker #0
et moi ça me va bien comme ça en tout cas je pense que comme toi tu ne renie pas qui tu es dans le sens où tu l'assumes que ce soit en appel avec des prospects ou même sur LinkedIn quand on lit tes posts tu assumes ce côté douceur, humanité, bienveillance les petites attentions par effet de ricochet, ça attire peut-être plus des femmes, mais ça ne veut pas dire que les hommes ne sont pas forcément attirés par ce type de profil, mais c'est juste que, dans les faits, c'est vrai qu'aujourd'hui,
- Speaker #1
ça matche moins.
- Speaker #0
Mais ça ne veut pas dire que ça n'arrivera jamais, mais c'est juste que comme tu es comme tu es et on ne veut pas que tu changes, c'est sûr que tu ne vas pas changer pour quelqu'un qui... C'est ça,
- Speaker #1
et puis c'est pas ce que j'ai envie d'attirer non plus, c'est-à-dire que moi je suis en phase avec, bah moi j'ai envie d'attirer ces personnes-là, et si les gens ne sont pas d'accord avec ça, bah c'est pas grave, comme je dis, on peut pas plaire à tout le monde et tout le monde ne peut pas s'aimer, donc c'est pas grave si t'es pas d'accord avec moi, ce que je prône, bah passe le chemin et puis c'est pas grave, mais c'est vrai que moi par exemple ce côté douceur il m'a beaucoup beaucoup été reproché, mais comme plein de traits, comme mon hypersensibilité et tout ça, c'est des choses qui m'ont beaucoup été reproché. reproché et que j'ai eu beaucoup de mal à mettre sur le devant de la scène avant, où je me disais non, c'est pas quelque chose qui va aller en ma faveur et le fait est qu'aujourd'hui c'est ce qui fait qu'on vient vers moi, parce que c'est ce qui fait qu'on me recommande aussi, tu vois, c'est cette douceur-là, c'est quelque chose que moi je prône et j'en ai fait vraiment pas honte et au contraire moi j'en suis très fière, parce que c'est ce qui fait que moi mes collaborations elles durent pendant très longtemps ma plus ancienne cliente, ça va faire 80 années que je travaille avec elle, donc comme quoi Être douce, ce n'est pas forcément une nouvelle chose en tout cas.
- Speaker #0
Oui, et puis je pense que dans le monde de l'entrepreneuriat, on peut peut-être généraliser dans le monde de manière générale tout ce qui est douceur, gentillesse. C'est des fois des traits de personnalité qui sont un peu associés à la « faiblesse » . Et du coup, c'est sûr que c'est un peu singulier. En tout cas, il n'y a pas tous des assistantes virtuelles qui prônent ces valeurs-là et qui les mettent. qui les incarnent réellement dans leur collaboration et de manière plus générale dans leur communication. Donc c'est sûr que ça fait un filtre en même temps.
- Speaker #1
Et c'est un gros filtre. L'entonnoir, il marche très bien, en tout cas.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui t'a... Parce que tu disais que tu avais été en solo. Qu'est-ce qui t'a poussé à passer de solo à agence ?
- Speaker #1
Alors, le fait déjà que j'ai que moi j'ai que 24h dans une journée et j'avais ce truc de mais ça tu connais bien cette phrase j'ai que 24h dans une journée mais je pense qu'il y avait ce truc je me suis dit c'est dommage parce que je pense que je pourrais aider plus de gens et je pourrais créer un truc sympa et c'est vrai que ça me troutait dans la tête depuis longtemps mais moi j'ai pas envie de le dire j'ai un gros syndrome de l'imposteur avec qui je fais des combats de boxe tous les jours et c'est vrai que je m'étais dit je suis pas capable parce que j'ai que 28 ans Ciao ! Je découvre encore un peu. Et puis, quand je voyais un peu les agences formées par-ci, par-là, j'avais un peu le sens que c'était un phénomène un peu de mode de monter des agences. Et je m'étais dit, c'est dommage parce que je pense que je pourrais monter un truc vraiment sympa, autant pour le côté client, où je pourrais justement donner de l'expertise, aider plus de gens, accompagner plus de gens avec les valeurs que j'ai envie de porter. Et d'un côté, il y avait ce truc où je parlais avec beaucoup d'assistantes qui me disaient que déjà, elles galéraient à se lancer. qu'elle ne savait pas trop où se positionner, les offres, les prix, la prestation et le côté relation client, elle ne savait pas du tout où aller. Et en plus, entre-temps, j'étais devenue mentor chez Live Mentor. Donc, j'avais vraiment ce côté mentorat qui m'avait fait vibrer un truc un peu de « c'est cool d'accompagner des assistantes qui veulent se lancer » . Il y a un truc qui est incroyable de les voir grandir, tu vois, entre guillemets, même si la plupart des femmes que j'accompagne sont plus âgées que moi. Et puis, il y avait ce truc, je me dis... Il y avait ce côté solitude qui ressortait tellement de... Je me sens très seule dans ce que je fais. J'adore ce que je fais en tant qu'assistante, mais c'est vrai qu'on est très seul dans notre duel. Et je m'étais dit, je pourrais créer un truc super, où je peux regrouper des compétences, regrouper des personnes avec qui ça matche. Et en plus, accompagner ces personnes-là, accompagner plus de clients dans ces valeurs-là, et monter un truc où je compare ça un peu à une maison, un peu cocon, où tout le monde se sent bien, il y a une bonne harmonie. Et j'avoue que je dois ce petit déclic à Juliette, qui est ma cliente depuis longtemps. Et de toute façon, on le sait sur les réseaux, donc je n'ai pas honte de le dire. Juliette Cadeau, de l'agence Cadeau, qui m'a accompagnée en coaching business pendant un mois et demi et qui m'a fait réaliser que, OK, tu en as envie, pourquoi tu ne le fais pas ? Et moi, j'étais en mode, parce que j'ai peur. Elle m'a dit, d'accord, mais avec la peur, on n'avance pas. Justement, vas-y, osez ! Et aujourd'hui, j'en suis très fière parce que je la remercie, elle le sait, c'est grâce à elle que je me suis dit, vas-y, ok, vas-y, on y va en fait, il faut oser, si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferai jamais. Et elle a lancé le déclic et en un mois, l'agence a été créée. Et ce petit cocon naissait et continue de grandir doucement.
- Speaker #0
Et c'est comme ça que l'agence Assistaria est née. Oui, c'est ça. Et tu vois, je trouve ça chouette que ce soit aussi ta cliente historique, finalement, qui te pousse à aller chercher, pas forcément plus haut, mais tu vois, à oser assumer tes ambitions et les mettre concrètement en pratique. Et je trouve ça hyper honorable de sa part, tu vois, de t'avoir pris en coaching business.
- Speaker #1
elle m'accompagne sur beaucoup de choses elle est encore, il y a des chantiers qui sont en cours où c'est elle de toute manière elle le sait, elle a toute ma confiance comme elle a pu entièrement me donner la sienne donc elle sait qu'elle a toute ma confiance et elle fait un travail incroyable comme de toute façon tous les clients que j'accompagne mais je lui dois beaucoup et elle le sait et si elle passe par mes coucous mais elle sait pour l'avoir dit que je la remercie beaucoup parce que sans elle j'aurais pas eu ce déclic où je peux où je ne pense pas aussi rapidement. Mais aujourd'hui, je suis profondément reconnaissante parce que je n'ai jamais été aussi alignée que depuis que l'agence est née.
- Speaker #0
Très heureuse pour toi. J'ai hâte de voir d'ici un an où tu en seras. On pourra refaire un épisode à l'occasion pour voir l'évolution un an après. On n'a pas parlé, parce que tu l'as glissé tout à l'heure, que tu es jeunée du monde médical. Est-ce que tu peux revenir un petit peu sur cette... période ? Parce qu'entre secrétaire médicale dans un hôpital à assistante virtuelle, il y a quand même un gap. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #1
Moi, c'est vrai qu'à la base, je ne suis pas du milieu médical. Moi, j'ai un BTSS en direction. Donc, concrètement, c'est vraiment administratif, pré-comptat, RH, droit, économie. Donc, j'étais un peu déjà destinée à être dans le milieu administratif. Mais c'est vrai que moi, j'ai fait un stage pendant mon BTS dans un CHU et dans un service qui m'a vraiment marquée parce que moi, j'avais 18 ans à l'époque et j'ai été placée en service de médecine légale et pénitentiaire. Donc, en gros, c'est le service où tu reçois les victimes et les accusés. Donc, c'est un milieu qui était un peu, t'arrives, 18 ans, en plus, moi, je suis un peu bisounours, tout va bien, le monde est beau. Et je me suis un peu pris la réalité du monde en pleine face. Et c'est vrai que d'un côté, ça m'a beaucoup marquée parce que je me suis rendue compte de la violence du monde. Et d'un côté, ça m'a profondément... Il y a eu quelque chose qui s'est passé. Je me rendais compte que j'étais utile. Et ce truc-là, ça n'avait pas pris. Et j'ai fait deux mois dans ce service-là. J'ai terminé mes études. J'ai eu mon BTS. Et en fait, cet hôpital m'a recontactée et m'a dit « Bah écoute, on a des postes vacants, est-ce que ça te dit de tester un peu ? » Et moi, je m'étais dit « J'ai tellement aimé l'expérience, même si un peu violente, que je me suis dit « Allez, go ! » Et j'avais 19 ans, du coup, quand j'ai intégré le CHU de Rennes, parce que moi, je suis en Bretagne. Et j'ai été pendant quasiment 4 ans en service d'addictologie. Donc pareil, un service pas très joyeux, mais en soi, il n'y a pas forcément de service joyeux à l'hôpital. Et c'est une expérience qui m'a profondément marquée parce qu'encore ce truc de... J'étais là toute jeune, j'étais la plus jeune de tout le service confondu quasiment. Et on m'a appris beaucoup de choses et j'avais ce truc vraiment de... Je me levais le matin en me disant, si j'ai un sourire sur chaque patient, j'ai gagné ma journée. Parce que je me sentais utile. Et il y avait ce truc de vraiment... Je sentais que j'aidais des gens, alors que je ne faisais pas grand-chose à mon niveau, mais je sentais que j'aidais des gens. Et ben, Covid est venu toquer à la porte. Et pendant ces périodes Covid, on a eu beaucoup, ça de toute façon tout le monde le sait, mais le milieu hospitalier a pris tarif, on va dire, les termes, et ça a été très compliqué. Et arriva ce qui devait arriver, j'ai fait un énorme burn-out à 21 ans que je n'ai pas vu arriver. Moi je suis un peu du genre à dire non mais ça va aller, c'est un petit coup de fatigue, c'est pas grave. Et il y a un jour où je me suis dit ok, il y a vraiment quelque chose qui ne va pas. J'avais cette boule au ventre quand j'allais au travail. J'étais stressée alors que normalement, j'adorais aller au boulot. C'est vraiment le truc. J'étais trop heureuse de me lever le matin. Et là, j'étais stressée. J'avais des problèmes d'alimentation. J'étais tellement angoissée que plus rien ne passait quand je devais manger. Et tout le temps stressée, tu vois. Et mon médecin, que j'ai fini par aller voir, m'a dit « Madame Blais, on va s'arrêter. » Et en fait, j'ai été arrêtée six mois pour burn-out. Et je me suis dit, en fait, quand j'ai vu comment ça se passait en termes des... de RH pendant mon burn-out, je me suis dit que ce n'était pas possible que je reprenne. Je n'ai que 21 ans. Ça va recommencer dans tous les cas si j'y retourne parce que le système ne va pas changer. Et du coup, pendant ces six mois, ça m'a permis de réfléchir à ce que je voulais vraiment faire. Et le seul truc que je me suis dit, c'est que j'ai envie d'aider les gens. Mais peut-être qu'il y a une autre manière de le faire qu'en allant vraiment dans le social pur et dur. Et je me suis dit... T'adores les papiers, t'adores la précompte A, t'adores la RH, t'aimes bien tout ce que les gens n'aiment pas faire. Pourquoi pas essayer de lancer un truc à mon niveau et de voir ce que ça fait et ce que ça donne. Et du coup, Assisteria Freelance a vu le jour en avril 2022. Et j'ai eu la chance qu'en un an, l'activité décolle et que j'ai pu en vivre correctement. ça a tout changé. Je gérais mon quotidien, ma santé allait beaucoup mieux et je n'ai plus jamais fait de rechute depuis parce que j'essaie de liberté aussi de gérer mon temps et de me gérer moi avec mon équilibre. Et c'est comme ça, du coup, avec ce gros épisode en tout cas, parce que ça a été très compliqué pendant six mois. Mais quand j'ai pu remonter la pente, ça a roulé. Et depuis, je me dis que c'est la meilleure décision que j'ai pu prendre, même si ça a peut-être été un peu sur un coup de tête, tu vois. c'est la meilleure décision sur un coup de tête que j'ai pu prendre en tout cas.
- Speaker #0
Oui, mais tu vois, je ne suis pas étonnée parce que quand tu fais un burn-out, pour l'avoir vécu, ce n'est pas juste un coup de fatigue. Ce n'est pas genre tu as la flemme de crever. Et en fait, tu te rends compte à quel point c'est plus vivable ce que tu vivais avant. C'est ça. Des fois, je me dis que je préfère crever que de revivre ce que j'ai vécu.
- Speaker #1
C'est ça. Et puis en plus, moi, j'ai fait un burn-out avec syndrome dépressif parce que moi, c'est le psychique qui a mangé pendant tout ce qu'il pouvait en termes de force. Et en fait, quand mon corps a lâché, tout a lâché. Le corps a lâché, le psychique a lâché. Il y a vraiment un condensé de plein de choses. Et c'est vrai que quand on dit « mais qu'est-ce que ça fait vraiment un burn-out ? » , souvent, j'ai un peu tendance à leur dire « c'est comme si tu avais des petites cuillères pour ta journée et tes petites cuillères, c'est de l'énergie » . C'est-à-dire que normalement, quand tu ne fais pas de burn-out, par exemple... ta matinée, ça va te prendre une cuillère d'énergie. Et bien là, rien que le fait de te lever, ça t'en prend une. Rien que le fait de devoir te nourrir, ça t'en reprend une autre. Et ce qui fait que en fait, à 10h le matin, t'as plus déjà de petites cuillères et du coup, le reste de ta journée, t'y arrives pas. Parce que juste le petit grain d'énergie que t'avais, en faisant une action, ça te la prie.
- Speaker #0
Mais heureusement, on s'en sort, tu t'es fait accompagner.
- Speaker #1
Oui, j'ai eu la chance déjà d'avoir une médecin qui, à l'époque, avait été incroyable. qui m'a accompagnée comme jamais un médecin ne m'a accompagnée et pourtant je l'en ai côtoyée du coup mais j'ai été accompagnée par une psychologue aussi qui a été incroyable et qui m'a aussi aidée à me dire bah tente au pire tu risques quoi, au pire tu te loupes bah tu te loupes et tu te relèves et c'est pas grave et qui m'a beaucoup accompagnée, j'ai eu la chance d'avoir mon conjoint aussi qui a été d'un soutien indéfectible au quotidien et bah mes proches aussi même si eux étaient un peu dans ce truc de burn out ça veut dire quoi Hum... Nous, on est salariés depuis 40 ans, on a des jours où c'est dur, et puis on avance. Mais qui ont fini par comprendre, en me voyant que je ne rigolais pas, et que ce n'était pas contrôlé, et que là, mon corps, juste, il ne pouvait plus. Et en voyant que ça ne s'arrangeait pas au fil des mois, il a fallu attendre 3-4 mois pour que ça commence vraiment à aller mieux.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
mais j'ai eu la chance, en tout cas, d'avoir un socle solide.
- Speaker #0
De toute façon, je pense qu'un burn-out, honnêtement, tu t'en sors difficilement. Enfin, tu peux. t'en sortir seule, mais t'apprendras beaucoup plus longtemps que si t'as les bonnes personnes à tes côtés. Et c'est vrai que l'entourage joue beaucoup, contribue beaucoup à une guérison, en tout cas à un mieux-être sur un temps plus restreint. Parce que là, tu te dis six mois, mais t'es en as, ils sont en burn-out pendant des années.
- Speaker #1
Ça peut durer jusqu'à plusieurs années. C'est vrai que même après, c'est tout bête, mais en fait, ton corps garde des séquelles, même sans le vouloir et c'est vrai que du coup les signaux d'alerte tu les vois, et des fois quand moi je les vois pas, c'est mon conjoint qui va les voir et qui va me dire, attention là tu tires un peu trop, on ralentit là et du coup j'arrive beaucoup plus à jauger et ce burn-out m'a aussi permis de beaucoup apprendre à me connaître profondément moi c'est-à-dire que mon corps maintenant je le connais par coeur ma manière de fonctionner, même en termes psychologiques, je me connais et je sais quand il faut que je ralentis, quand je peux y aller et donner un peu plus d'énergie quand il y a besoin et ça... Ça permet de profondément apprendre à se connaître et de se remettre en question sur ce qu'on veut vraiment. Parce que souvent, c'est des épisodes un peu durs, même s'il y en a qui ont vécu bien plus durs, qui vont te permettre de te réaligner avec ce que tu as vraiment envie dans ta vie et de faire du tri aussi, sans le louloir.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr que quand tu traverses des épreuves comme ça, ça fait un tri sélectif assez drastique dans ton entourage. Est-ce que tu penses que justement, ce burn-out-là... ça a été un peu le socle des fondations de ton business ? Dans le sens, est-ce que c'est ce qui t'a permis de te dire « Ok, ma personnalité, c'est ça. Moi, j'ai envie d'aider, j'ai envie d'apporter de l'humanité, j'ai envie d'apporter plus de douceur, en tout cas, dans le quotidien des entrepreneurs. » Est-ce que tu penses que ça a été un peu un élément, je dirais, fondateur dans les fondations de ta boîte ? Ah bah,
- Speaker #1
clairement ! Clairement parce que mon combat aujourd'hui, et je n'ai jamais eu honte de le dire, c'est justement de soulager la charge mentale des gens. Et le burn-out arrive quand ta charge mentale est dans le rouge aussi. Et mes clientes pourraient le dire, mais je fais très attention à leur énergie. Je suis la première à dire attention quand je sens qu'elles ne vont pas dans la bonne direction et qu'elles se fatiguent vraiment. Et le fait est que je suis très protectrice aujourd'hui avec mes clientes parce que c'est des femmes qui se donnent à fond dans ce qu'elles font. Et ça, de toute façon... Elles le sont toutes et je pourrais pas les changer sur ça, elles sont comme ça. Mais qui ont du coup parfois du mal à s'aligner et à se dire, ok, là, faut que je me repose. Ou elles attendent d'être très fatiguées pour que ça arrive. Donc c'est vrai que je suis très protectée sur ce côté-là et aujourd'hui, je sensibilise beaucoup, même dans les écoles, à ça, à prendre soin de soi, faire attention, s'écouter et à pas justement se cramer et se dire, il faut juste que je me crame parce que moi, je vais pas y arriver et on me demande toujours plus, tu vois. Et c'est un de mes combats. aujourd'hui. Je pense que oui, mon burnout, ça a été vraiment... Les fondations même de mon business se sont créées par rapport à ça.
- Speaker #0
Tu leur dis de prendre soin d'elles. Moi, je me suis toujours... Pareil, on m'a souvent répété, mais prends soin de toi, prends du temps pour toi. Ça veut dire quoi concrètement ? Quand tu es new, moi, je me pose toujours la question quand on me dit ça, ok, mais je fais quoi en fait ? Parce qu'à un certain moment, quand tu as tellement de... de charge mentale. En tout cas, moi, je me suis retrouvée à un moment donné où prendre soin de moi, je ne savais même pas ce que ça voulait dire. Je ne savais même plus ce que ça voulait dire. Oui,
- Speaker #1
parce que rien qu'un fait bête, mais moi, je dis juste le fait d'avoir une assistante, ça change la donne. Mais je le dis, et même, tu vois, c'est arrivé où des clientes, juste, ça ne matchait pas. Et ce n'est pas grave, c'est OK, tu vois, avec des prospects avec qui le feeling, je pense que côté douceur, ça peut des fois un peu rebuter. Et souvent, on peut chercher quelque chose d'un peu plus exécutant que vraiment... assistante humaine et je leur disais même si c'est pas moi, soulage-toi et fais appel à quelqu'un parce que ça va profondément t'aider et changer ton quotidien. Parce que justement une assistante ça vient pour te soulager c'est-à-dire qu'elle vient à côté de toi et elle dit ok donne-moi un peu de poids, je prends. Elle donne les poids, j'en prends un peu et on partage en fait. Et des fois je leur dis ok mais là t'es en sursaut, est-ce que je peux t'aider sur un truc ? Et en fait des fois elles me disent bah ouais en fait mais j'y ai pas pensé mais oui en fait tu peux m'aider sur des trucs et moi je suis là Oui, parce que... en fait t'es tellement dans ton truc que tu vois pas qu'il y a quelqu'un qui te tend la main à un côté et qui peut t'aider et t'accompagner sur des trucs et comme je leur ai dit, même si c'est un truc personnel viens, on se connait depuis longtemps je connais quand même beaucoup de choses de ta vie et je peux t'aider et du coup il y a souvent ces trucs qui se débloquent en mode, ok il y a une main qui s'est tendue mais souvent si on met pas la main devant le visage vous êtes tellement dans le rush que vous ne voyez pas pas forcément une assistante, mais des gens qui peuvent vous aider à ce que vous puissiez vous déléguer des tâches, tu vois. Et bien, juste ça, ça va vous soulager. Et des gens qui vont apprendre à vous connaître et qui vont voir pour vous vos signaux d'alerte et qui vont pouvoir vous dire, là, t'as bugé. Genre, là, il faut te reposer, coupe ton ordinateur, éteins ton téléphone et ce soir, genre, juste profite de temps pour toi, ta famille, ton conjoint, tes amis, fais ce que tu veux, va à l'opéra, au restaurant, vraiment, mais juste coupe ton téléphone, tu vois. Et ça, c'est super important. Après, prendre soin de soi, ça peut être tout. Prendre soin de soi, ça peut être parce que tu aimes bien cuisiner, aller cuisiner, ou faire ta créa contenu parce que c'est quelque chose qui te détend, ou aller lire, ou même téléphoner. Combien de fois ça m'est arrivé qu'à 19h, j'avais une cliente qui me disait « Sarah, est-ce que je peux t'appeler ? » Et juste pendant une demi-heure, on discutait. Et à la fin, ça fait du bien quand même de discuter. Juste de discuter et de penser à autre chose. Ou juste de te dire « j'ai passé une mauvaise journée, j'ai besoin de vider mon sac » , et je leur dis « vas-y, le téléphone, allume » . p déverse ton truc et à la fin ça fait du bien et t'es en train ouais ça fait du bien parce qu'il y a ce côté de je me sens plus toute seule aussi.
- Speaker #0
Ouais et puis tu vois ce que j'entends c'est que pour moi pour avoir regardé un petit peu différents profils parce que oui je vais prendre une assistante virtuelle ne t'inquiète pas mais pour moi tu vois enfin ouais je me suis fait un pour celles et ceux qui nous écoutent c'est vrai que quand Sarah a appris que j'avais une agence mais que je n'avais pas d'assistante t'es pas très contente Merci. mais non ce que j'allais dire c'est que dans ton discours, dans ce que tu dis et dans ce que tu mets en avant pour moi t'es pas une assistante virtuelle à proprement parler t'es vraiment une assistante plutôt personnelle et pour moi c'est complètement différent parce que quand tu lis le perso que tu lis le pro et que les deux viennent s'imbriquer et que toi t'es autant, peut-être plus actrice sur le business mais actrice également sur la partie perso pour moi on est à un autre niveau en termes de...
- Speaker #1
c'est quelque chose qui je pense nous différencie aussi Merci. C'est quelque chose que je dis beaucoup avec Audrey qui a rejoint l'agence. Elle est freelance aussi depuis longtemps en tant qu'assistante administrative. Et il y a eu ce truc où elle s'est rendue compte, parce que moi, je suis très honnête sur comment je veux fonctionner dans l'agence, les valeurs qu'elle représente aussi. Parce que si tu intègres mon agence, ça veut dire que tu intègres les valeurs aussi que je prône. Et c'est vrai que quand elle a vu à quel point j'étais investie dans le quotidien de mes clientes, ça a eu ce truc de ok moi je je je n'imaginais pas autant et tu vois par exemple quand je sais qu'on demande plus d'assistanat personnel ou vraiment on rentre dans la vie des gens c'est plus moi qui vais m'en occuper parce que j'ai ce truc où ça ne me dérange pas et comme on dit même si la confidentialité c'est mettre mot chez une assistante quand tu as été secrétaire médical ça l'est d'autant plus parce que nous on relevait de tout ce qui était secret médical et tout ça et c'est quelque chose avec lequel je ne rigole pas la confidentialité donc c'est vrai que moi tu peux me confier ce que tu veux de ta vie Merci. Ça ne sortira pas de mon entre qui est mon bureau. Et il y aura aucun... Il y a aussi ce truc, tu vois, et je l'ai avec une cliente avec qui j'ai commencé il n'y a pas longtemps, ce truc de jugement où beaucoup ont peur du jugement. Et moi, je suis en mode, t'es bien dans ta vie ? Et elle m'a dit, bah oui. Je dis, t'es heureuse dans ce que tu fais ? Oui, bah alors je m'en fiche du reste. Tant que moi, tu me dis que t'es bien. Et il y a ce truc de jugement quand même pas mal où tu vois, elle me disait, bah j'ai peur de te montrer, de te donner accès à mes... à mon logiciel de compta. Et je lui disais, d'accord, mais pourquoi ? Il me disait, parce que j'ai peur que tu juges mon chiffre d'affaires. Et j'étais en mode, mais... Alors, je sais que c'est arrivé. Moi, j'ai eu des échos de... C'est déjà arrivé. Et moi, j'étais en mode... Alors, moi, je suis la première à me taper dessus parce que, pour eux, je t'en ai déjà parlé, mais je ne facturais pas assez cher et tout ça. Et j'étais en mode, devant un temps que tu es bien dans ton business, je m'en fiche.
- Speaker #0
Oui. Oui, et puis, en fait... J'ai envie de dire, je pense que ce qui est le plus compliqué, et je pense que c'est aussi pour ça que je procrastine depuis, je pense aller un an, un an et demi à prendre une assistante, c'est vraiment ce côté, je ne vais pas dire immersif, enfin intrusif, mais le côté en fait, tu rentres quand même dans les coulisses, tu vois. Et c'est vrai qu'il peut y avoir cette peur du jugement. Mais je pense que c'est aussi les bases à poser dès le début. C'est-à-dire que, en fait, que ce soit tout ce qui est facturation, confidentialité, les clients, les machins, les trucs, en fait, ça ne sort pas. Tu vois, ça reste entre nous et il n'y a pas de sujet. Mais ça demande beaucoup de communication et d'humain, je pense.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et on n'a pas parlé non plus d'un... Tu l'as mentionné que tu étais hypersensible et que tu accompagnais souvent des femmes hypersensibles. Est-ce que c'est une force ou c'est une vulnérabilité cette hypersensibilité dans ton quotidien ? Est-ce que c'est des choses qui viennent te challenger ou des fois, tu as du mal à gérer ?
- Speaker #1
C'est vrai que moi, j'ai été diagnostiquée hypersensible pendant mon burn-out parce que justement, elle avait un peu... des choses qui l'avaient un peu marquées. Elle avait dit, je pense que c'est quelque chose de sous-jacent. Et du coup, elle a fait ses tests et ses examens. Et du coup, elle a diagnostiqué une hypersensibilité. Ça a expliqué beaucoup de choses. Déjà sur ce côté de relationnel et de tout ça, elle m'a dit, on comprend. C'est vrai que moi, je réagis très fort aux émotions. Et c'est vrai qu'au début, je le voyais un peu comme une faiblesse parce que je ne comprenais pas pourquoi moi, pourquoi je fonctionnais comme ça, pourquoi je réagissais autant aux émotions et tout ça. Et en fait, c'est vrai que j'ai appris à comprendre comment je veux fonctionner. Et je trouve au jour d'aujourd'hui que c'est une force. Mais je trouve que c'est une force pour avoir eu un grand exemple que j'ai suivi depuis longtemps et que j'ai la chance d'accompagner depuis deux ans maintenant et qui m'a juste fait me comprendre. Mais c'est cool d'être hypersensible. Voileux comme une force, ça peut t'apporter plein de choses. Et ça peut t'aider justement à te différencier et à accompagner vraiment. Et c'est ce côté-là où... Moi, quand une de mes clientes est triste, je vais réagir très fort à ça. Je ne supporte pas à savoir qu'elles ne vont pas bien ou je réagis même au stress. Ça a été un long combat parce que moi, le stress... Je réagis très fort au stress et quand je suis stressée, je suis très stressée. Donc ça a été un peu un combat justement d'apprendre à m'équilibrer, à gérer ce côté-là. Mais au jour d'aujourd'hui, j'en suis très fière de cette hypersensibilité. C'est quelque chose qui fait que je suis moi et qui fait que personne n'accompagnera comme moi j'accompagne. Et même si avant, je trouvais ça un peu, tu vois, genre merci, bonjour ton égo pour dire ça. Mais aujourd'hui, tu vois, c'est comme quand je suis passée dans une commission et qu'on était un peu moine. Mais t'apportes quoi au final ? Merci. t'es pas vraiment utile, tu vois. Et moi, j'étais là en mode... Tiens, avant, j'aurais réagi genre cataclysme. Je me serais mise en boule dans un coin en PLS que là, je me suis juste dit, OK, pense ce que tu veux. Ton regard, je le connais très bien. Tu es un homme de 60 ans. Je sais très bien. Et ce regard-là, malheureusement, en tant que femme, on a l'habitude de le voir. Et il y a eu ce truc qui s'est passé où comme maintenant, j'en suis fière, j'étais en mode, OK, toi, tu penses que je ne suis pas utile ? Mais toutes les femmes que j'accompagne, elles font le contraire. Et comme quoi, tu vois, même, il m'a posé une question très bête, où j'avoue, là, mon égo a un peu joué. Mais tu sais, quand tu passes dans une commission qui t'apporte des dons en tant que jeune créateur de société, ils sont un peu en mode, tu dois montrer un prévisionnel, tu vois. Et moi, j'avais fait un prévisionnel avec mon expert comptable, et le gars l'avait regardé et m'avait dit, parce que là, vous estimez tant de chiffres d'affaires pour fin 2026, mais vous ne les ferez jamais. Et j'étais un peu fière parce qu'il y a eu ce truc de... Il y a un déclic dans ma tête qui s'est dit... Bon, normalement, je ne joue pas trop avec ma fierté. Mais là, j'avoue, j'étais un peu en mode... Ça fait une heure que tu essaies de me mettre plus bas que terre. Et j'ai eu cette fierté de lui dire... En fait, il est atteint depuis mi-janvier.
- Speaker #0
Bim !
- Speaker #1
Tu vois ? Et j'étais un peu en mode... Voilà ! Donc, il ne joue pas trop avec mes nerfs non plus. Parce que moi, en fait, comme je l'ai dit avant, j'avais peur de... Je ne me sentais pas tellement légitime, tu vois ? Et aujourd'hui, je me sens pleinement légitime. Et je suis en mode,
- Speaker #0
tu penses que je ne suis pas capable ? Regarde. Tu vois un peu ce truc de, en fait, je te prouve par A plus B. Et en fait, la preuve, elle est là que ce que tu racontes, c'est n'importe quoi.
- Speaker #1
Et tu penses que ma douceur ne va pas faire de moi quelqu'un et que mon hypersensibilité va être une faiblesse ou ce que je prône va être une faiblesse pour mon activité. Et bien maintenant, je suis en mode, regarde.
- Speaker #0
C'était une commission pour un prédonneur ?
- Speaker #1
Non, c'était... Moi, ma banque a une sorte de comité qui offre, qui fait des dons aux jeunes créateurs.
- Speaker #0
Ah, d'accord, OK.
- Speaker #1
Donc, tu as un don plus ou moins conséquent. Ça reste 1000 euros, parce que souvent, c'est dans ces zones-là de dons. Mais du coup, je suis en mode, trop bien, tu vois. Moi, ça pourra m'aider sur tous les chantiers que j'ai en cours. En plus, ça m'aide à l'oral, parce que moi, je n'ai pas l'habitude d'être visible. Et je sais que c'est quelque chose que je dois travailler, parce que moi, je suis une très grosse introvertie. Et je m'étais dit, chouette l'exercice, tu vois. Et tu vois, j'en suis ressortie en mode, je n'aurais pas réagi pareil avant. Et tu vois, je me suis dit, du coup, je pense aussi que le fait d'avoir accompagné des fans qui sont visibles et de les avoir vus en fait en action, ça m'a apporté aussi des choses qui ont fait que j'ai pris aussi ce truc-là, tu vois. De les voir des fois dans des exercices à l'oral, j'étais en mode... Impressionnant, tu vois. Et du coup, maintenant, je me dis, je pense qu'il y a des petits trucs que j'ai attrapés d'elle, tu vois. Et je suis ressortie de là en me disant, il y a un truc qui s'est passé. Je n'étais pas aussi à l'aise avant, je n'étais pas aussi confiante, et là, je me sentais à ma place. Tu n'étais pas content que je réussisse ? Eh bien, regarde.
- Speaker #0
Et puis, tu vois, je pense que tu disais que justement, ce diagnostic sur l'hypersensibilité était venu avec la psychologue qui t'a accompagnée. Et je pense, pour... avoir été aussi diagnostiquée, quand tu ne sais pas pourquoi tu réagis comme ci ou comme ça, c'est ça qui est le plus difficile. Une fois que tu sais, c'est parce que ça, et encore une fois, ce n'est pas une étiquette, mais du coup, ça t'explique tellement de choses sur tes réactions, sur ton fonctionnement, que ça te permet aussi de trouver les clés et de mettre en place des choses derrière pour que ça t'atteigne moins ou en tout cas que tu arrives à te créer un peu un cocon. te permettre d'être épanouie et d'être sereine au quotidien. Et du coup, là, avec tout ce que tu me dis, pour revoir un peu les coulisses de tes accompagnements, ce niveau d'implication que tu as avec tes clientes, vraiment, tu es à fond à leur côté. Comment tu fais pour ne pas, toi, avoir trop de charge mentale ? Et est-ce que tu ne payes pas un peu le revers de la médaille de cette implication ?
- Speaker #1
Pas forcément, parce que c'est vrai que moi, je suis plutôt dans le positif. Moi, le négatif, j'ai tendance à le mettre, je vais dans un tapis, je le mets dessous et j'attends que ça passe. Mais en montrée, en fait, elle me donne tellement de reconnaissance. et elles sont tellement adorables c'est-à-dire qu'on a un équilibre on a réussi à trouver un équilibre où en fait on prend soin l'une de l'autre c'est-à-dire qu'elles me connaissent comme je les connais et du coup elles sentent quand je suis pas comme d'habitude et ça va être les premières à me dire ok ça va et je suis la première à dire alors bah là je suis fatiguée justement maintenant j'ai plus cette honte de dire moi je suis fatiguée bah non vas-y serre les dents et on y va je suis la première à dire là je suis fatiguée là je sens que Ça commence à être un peu compliqué, on rentre dans le dur. Alors, il y a des périodes où c'est un peu plus compliqué, où je sens que je prends un peu plus, parce que comme j'essaye de prendre le maximum de ce que je peux, ça va être aux autres des périodes de fin d'année. Quand on arrive sur les périodes de bilan comptable et tout ça, même si en soi, ce n'est pas moi qui les gère, c'est les experts comptables, on accompagne quand même beaucoup dans tout ce qui est recherche de documents. Et c'est quelque chose qui peut être très stressant pour les filles. Et du coup, je suis en mode tranquille, je gère, fais ton truc. Et en fait, du coup, on prend tout. Mais il y a aussi la fatigue de toute l'année cumulée qui arrive sur la fin d'année. Donc à ces périodes-là, souvent, je me dis quand même le revers de la médaille, on l'a un petit peu. Mais c'est vrai que sur le cours de l'année, je ne le ressens pas tellement. Parce que je pense que comme on a trouvé un équilibre du fait qu'on est franche l'une envers l'autre, c'est-à-dire que quand elle, elle est fatiguée, elle me le dit. Quand moi, je suis fatiguée, je le dis. Et du coup, on arrive à s'équilibrer. Mais je dirais en termes de charge mentale, des fois, ça m'atteint un peu. quand moi-même, j'ai déjà beaucoup de choses à gérer. Mais souvent, j'arrive quand même à bien m'organiser. Et c'est vrai que moi, j'ai la chance d'être très transparente avec mes clientes et on se parle beaucoup. La plupart sont devenus des amis dans ma vie. Donc, il y a ce truc-là aussi. Il y a aussi le fait que moi, mon conjoint me connaît comme ma poche. Donc, il y a vraiment ce truc de quand il sent qu'il y a un trop plein, ça va être tout bête. Il va me dire, vas-y, assieds-toi, vis de ton truc. prends ta soirée, fais ton truc, regarde ta petite série, on se fait un bon plat. Et il y a ce truc où du coup, je recharge les batteries. Parce que moi, c'est vrai que je fonctionne beaucoup à la batterie, mais c'est un truc aussi que j'ai appris à décrypter chez moi. Moi, je suis une très grosse introvertie et comme je donne beaucoup d'humains, ma batterie sociale, des fois, peut se vider très vite quand je suis fatiguée. Tu vois, c'est pour ça que des fois, je leur dis, elles me disent ce qu'on peut s'appeler et moi, je sais que ça peut durer longtemps. Je suis en mode... ok mais vite fait parce que je sens que je suis fatiguée et que j'ai encore plein de choses à faire et elles sont hyper ok avec ça, elles sont en mode pas de soucis, c'est pas urgent ou quand c'est une urgence je leur dis ok vas-y je prends et si tu peux me dire par message dis-le moi par message, mais c'est vrai qu'en fait il y a ce côté où moi j'ai toujours dit à mes clientes, soyez honnête avec moi, moi je le serai toujours avec vous parce que c'est ce qui fera que ça fonctionne, et comme quoi ça fonctionne parce que moi ma charge mentale elle est parfois dans le rouge Enfin, plus dans le orange, comme maman, j'arrive à me gérer. Mais comme on arrive à trouver un équilibre où on est honnête l'une envers l'autre, en fait, ça match parce que quand l'une est fatiguée, elle le dit, quand l'autre l'est aussi, elle le dit. Et du coup, en fait, on s'écoute beaucoup. Donc, je dirais qu'en fait, tous les attraits positifs de ce que ma manière d'être m'apporte dans mes relations professionnelles et personnelles, ça contrebalance tout le côté négatif, tu vois.
- Speaker #0
Oui. Et puis, on sent vraiment que tu parles avec le cœur et que tu mets tout ton cœur et tout ton âme dans tes accompagnements et que tu es entière. Mais tu vois, je te posais la question parce que je m'étais dit, mais comment elle fait pour être au-dessus ? Des fois,
- Speaker #1
c'est dur. Oui, mais c'est dur. Il y a des fois où je dis, on ne peut plus, j'ai juste envie de couper l'ordi et de couper mon téléphone. Mais en fait, il y a ce truc de, elles ont besoin de moi. et je sais qu'elle fait très bien gérer sans moi alors ça moi je pars en vacances je suis sereine moi mes trucs sont faits elles savent en fait parce que quand elles ont des trucs où elles savent pas je leur apprends et elles elles m'apprennent des choses aussi c'est très équitable et du coup moi quand je pars je suis en mode y'a pas de problème j'espère que ça va bien se passer j'espère qu'elles vont pas me faire des trucs de dingue parce que des fois elles s'amusent à me faire des surfraudes mais y'a ce truc où j'aime tellement ce que je fais Merci. Et ça contrebalance tout. Et c'est vrai que des fois, on me dit, mais comment tu peux aimer ? Tu fais des trucs, c'est horrible ! Elle, elle s'en mode, si tu me mets devant un tableau Excel, j'ai envie de faire un AVC. C'est terrible ! Et moi, je suis en mode, mais moi, j'adore ça ! Je pourrais passer ma journée sur des tableaux Excel, à vérifier les petites factures et machin, ou à voir l'organisation, parce que c'est l'organisation que moi, j'adore aussi beaucoup. Et juste le fait, en fait, c'est bête, mais quand il y a une des filles qui va juste me dire, genre, merci pour ce que tu fais, ou qui va me dire je me sens tellement soulagée depuis que je t'ai avec moi et c'est bête mais la manière dont t'es ça change vraiment mon quotidien, bah j'ai tout gagné tu vois et quand je vois aujourd'hui les relations que j'ai avec mes clientes j'ai juste tout gagné. C'est un cercle vertueux que j'ai réussi, dont je suis très fière à avoir réussi à trouver ce cercle vertueux-là parce qu'aujourd'hui, en fait, la reconnaissance, elle est tellement forte et je trouve que malheureusement, on ne l'a vraiment pas dans le côté salariat, malheureusement. Mais moi, je sais que tous les jours, c'est juste un kiff de travailler parce que je sais que tous les jours, je vais avoir un petit message, tu vois, et même mon prénom, parfois, maintenant, on l'oublie. ça va être coucou ma star, ma biche, comment tu vas ? et ce truc vraiment de je me sens utile mais je pense que j'ai réussi à être utile à ma manière sans me cramer oui c'est le principal j'ai envie de dire pour durer aussi et si tu veux faire grandir à Cystaria de
- Speaker #0
toute façon t'as pas trop le choix que de prendre soin de toi et de t'écouter aussi si tu devais faire passer un seul message Sarah à celle Du coup, j'allais dire à celles et ceux qui t'écoutent, mais plutôt aux femmes, enfin les deux, et qui sont au bord de l'épuisement dans leur business, ça serait quoi que tu aimerais leur dire ?
- Speaker #1
En premier lieu, écoutez-vous, parce que souvent, on a tendance à ne pas écouter les signaux que notre propre corps nous envoie, et pourtant, Dieu sait que des fois, il est très fort pour nous en envoyer. Écoutez-vous. La deuxième chose que j'entends trop, ce n'est pas une faiblesse d'être fatiguée. Au contraire, je trouve que c'est une vraie force d'assumer être fatiguée. Et n'ayez pas peur d'appeler à l'aide. Parce que souvent, on ne se rend pas compte que vous avez 20 000 m'attendus devant vous. Et que souvent, on a juste ce pas, tu sais, cette petite marche à passer, de se dire, OK, je prends la main. Et même si je sais que ça reste un budget, ça reste un investissement, parce que c'est de l'argent, c'est aussi expliquer, c'est aussi faire rentrer quelqu'un dans son cocon. Et souvent, je sais que vos entreprises, c'est vos bébés. Comme moi, à Sestaria, ça l'est depuis 4 ans. Mais une main tendue, ça change souvent tout un quotidien. Et même si des fois, ça ne va juste pas fonctionner et c'est OK, vous allez trouver la personne qui va matcher et qui va faire que vous allez vous sentir plus tout seul ou toute seule. Mais que ce soit des garçons ou des femmes, il ne faut pas avoir peur de dire « j'ai besoin d'aide » . Parce que c'est en disant ça que vous allez en faire. C'est une force pour moi d'oser dire « là, j'ai besoin d'aide » . Je ne peux plus gérer tout seul. Donc, il faut oser. Pour moi, le maître mot, c'est ose. Ose t'écouter, ose te reposer, ose appeler à l'aide. Ce n'est pas une faiblesse. Au contraire, pour moi, c'est une vraie force d'être capable de dire que tu as besoin d'aide.
- Speaker #0
Oui, et puis après, j'ai envie de dire, trouver la bonne assistante pour soi, c'est un peu trouver le ou la bonne psychologue. Il y a autant d'assistantes virtuelles que de personnalités et du coup, il faut trouver celle qui... qui vient nous soulager, celle en qui on a confiance, celle avec qui le feeling est bon, la communication est bonne, avec qui on s'entend bien. Et que, en fait, c'est vraiment cette relation humaine qui va faire que ça va perdurer dans le temps, tu vois.
- Speaker #1
Et ça prend du temps. C'est ce que je dis parce que souvent, j'entends « Ouais, mais il faut que je donne tout d'un coup. » Je me dis « Non ! » Pour moi, déléguer, c'est comme une danse. T'apprends avec l'autre. Et à un moment donné, juste le rythme va faire que vous allez trouver un équilibre pour bien danser ensemble. Et t'as pas besoin de tout donner d'un coup. Donne petit à petit, si ça te permet, toi, d'être en confiance. Et de te dire, ok, c'est moi qui les règne. De comment ça se passe, à quel rythme. C'est toi qui crée ton rythme de délégation. C'est pas nous, on va t'accompagner dans ce truc-là. C'est, comme moi je dis, comment tu te sens en termes de déléguer ? Est-ce que t'as besoin qu'on t'accompagne ? Est-ce que tu sais qu'est-ce que t'as besoin de déléguer ? À quel rythme tu veux le faire ? Et souvent, on va pas à pas. C'est justement tout donner d'un coup, c'est pas forcément la bonne solution. donner petit à petit et faire en sorte d'apprendre à connaître l'autre pour voir si vraiment ça va fonctionner sur la durée c'est ça qui va faire que ça va fonctionner sur la durée moi toutes mes clientes ça s'est toujours fait petit à petit ils n'ont jamais tout pris d'un coup parce qu'il faut qu'on voit si ne serait-ce que elle ça matche avec moi mais si moi ça matche avec elle tu vois sauf juste moi je vais me dire bah ok en fait ça matche pas et je sens que moi il y a un truc qui bloque et moi je suis très ça c'est pareil moi si je sens que ça va pas bah juste je vais te dire Merci. ça ne va pas. Alors peut-être que ça va être des petits ajustements et ça va aller mieux et souvent la plupart du temps c'est ça mais c'est juste sur le fond de la personne ça ne va pas en termes par exemple de valeur. Des fois en fait c'est pas une tare de dire bah écoute je suis désolée moi là la collab je la sens pas je me sens pas à l'aise et je sens que je suis pas alignée, je suis désolée on peut pas continuer tu vois et au contraire je me dis autant faire ça plutôt que continuer dans un truc qui va devenir toxique et où on va pas être heureux. Parce que le but, c'est qu'on apprenne à en soi épanouir et aligner ensemble. Donc, pour moi, il faut... Faut pas avoir peur de... Moi, j'aime bien métaphorer sur le fait de la danse, parce que j'en ai fait beaucoup déjà, mais sur le fait de... Pour moi, c'est vraiment ça. Ça prend du temps, parce que quand tu découvres ton partenaire de danse, ça prend du temps de trouver le bon équilibre, d'apprendre une danse. Pour moi, la délégation, c'est pareil. C'est OK, on se découvre, on voit comment ça se passe. OK, toi, tu communiques comme ça. Moi, je préférais communiquer comme ça. Et on s'aligne, et en fait, ça se fait au fur et à mesure.
- Speaker #0
Oui, de toute façon, on peut pas demander... Mais c'est comme ça dans n'importe... quelle relation, tu ne peux pas connaître par cœur la personne et comprendre ses besoins, savoir ce qu'elle pense, enfin, pas ce qu'elle pense, mais en tout cas ce dont elle a besoin, etc. On a un claquement de doigts, c'est vraiment sur la durée, avec des échanges, avec de la pratique, etc. Mais j'aime bien la métaphore de la danse. Moi,
- Speaker #1
je l'aime bien aussi. Il y a ça avec ce côté que moi, je prône beaucoup, mais c'est vrai que vouloir une assistante qui va plus t'aider sur l'administratif, la fréquente à l'ARH, et avoir une assistante Merci. à qui en plus tu donnes ce côté où je te confie des choses de ma vie personnelle, je te demande de l'aide sur ma vie personnelle, déjà c'est quelque chose qui est assez, moi je n'ai pas vu beaucoup en tout cas chez les assistantes et c'est un truc que moi je prône beaucoup mais parce que c'est des choses que souvent elles me demandent après des années de collaboration c'est vraiment ok là je sens que je peux te faire confiance j'ai envie que tu m'aides sur des choses où moi j'ai besoin d'aide parce que je n'ai plus le temps, ou c'est des petits trucs où je me sens assez en confiance pour te les donner Et quand on me le demande, je suis très alignée sur le fait déjà que j'ai énormément de reconnaissance parce que pour moi, c'est un grand pas de me demander de les aider dans leur vie personnelle, de me confier des choses de leur vie personnelle et que tous les jours, je fais en sorte de leur prouver qu'elles ont bien fait de le faire et que, comme je l'aurais dit, un truc tout bête, mais quand elles me confient des super belles nouvelles ou qu'au contraire, elles m'appellent quand elles ont besoin d'aide, pour moi, il y en a beaucoup qui me disent, mais ça te saoule pas au bout d'un moment. Et moi, je suis en mode, bah non, parce que pour moi, c'est la plus grande preuve de confiance que tu puisses me donner. De me dire que tu m'as appelé moi, plutôt qu'appeler Pierre-Paul-Jacques, ou ta mère, ou ton ami, tu vois. Et non, ils se sont dit, ok, j'appelle Sarah. Et ça, pour moi, c'est... Tu vois, c'est des tout petits trucs où, en fait, moi, je me dis, j'ai tout gagné, moi.
- Speaker #0
Oui, qui te nourrissent aussi au quotidien.
- Speaker #1
Oui, ça me nourrit beaucoup. Et tu vois, moi, je sais que la plus belle personne qui pourrait te dire que ça a changé ma vie, c'est la personne avec qui je partage ma vie. Parce que lui, il a été là depuis le début. Parce que ça fait 6 ans qu'on est ensemble et ça va faire bientôt 5 ans que je suis à mon compte. Donc, il a vraiment été dans les coulisses au plus près. Et même lui, des fois, quand on voit la famille ou tout ça, qu'eux ne comprennent pas trop. Mon métier, c'est encore un peu flou pour eux. Et il leur dit, mais vous ne savez pas à quel point moi, je rentre tous les soirs, elle a un smile. Alors qu'elle est en train de faire un bilan comptable. Elle est juste trop heureuse. Et lui, c'est le premier à dire qu'il est super fier, comme moi, je suis fière de son parcours à lui. C'est le premier à dire, mais je suis tellement fière d'elle parce qu'elle a eu tellement de doutes, elle a eu tellement peur au début. Mais quand je la vois avec un smile jusque-là, quand elle est avec ses clientes et tout, lui, il est en mode, elle a tout gagné, elle a compris.
- Speaker #0
Ah, c'est trop bien.
- Speaker #1
En mode, l'agence, vas-y, tu vois. Et lui, souvent, je l'appelle la main visite parce que personne ne l'a jamais vue. Mais moi, je suis très fière de dire que ça a été mon plus grand soutien et ça l'est toujours aujourd'hui. Et il est très investi aussi, tu vois, dans l'agence. Tu vois, tout bêtement, on a fait un secret de Santa avec une de mes clientes, c'est lui qui a tiré les noms, tu vois. Et tout le monde le connaît parce que ça a été un soutien indéfectible. Et tu vois, c'est le premier où l'agence, il a vu les briques se mettre et ça a été le premier à dire, non, ça, ça ne te ressemble pas, tu devrais changer, faire plus comme ça. Il a été quand même en grande partie actif dans la construction de l'agence et c'est le premier à avoir tous les bienfaits que ça m'a fait de me lancer.
- Speaker #0
Ouais, et puis on te souhaite vraiment de... En tout cas, moi, je te souhaite de faire grandir Assystaria comme à l'image que tu as envie de lui donner. Et puis, de toute façon, moi, je vais suivre ça de près. Avant qu'on clôture notre échange, Sarah, est-ce qu'il y a une question que je ne t'ai pas posée et que tu aurais aimé que je te pose ?
- Speaker #1
Oh, la bonne question !
- Speaker #0
Ah ah !
- Speaker #1
Non, parce qu'implicitement, je pense que tu m'as posé toutes les questions en parlant. Ça aurait pu être une question du genre, est-ce que tu es épanouie aujourd'hui ? Ou est-ce que tu es satisfaite de ton quotidien ? Mais je pense que déjà, ça se voit.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais dire. De toute façon, on voit ton visage. Écoute, en tout cas, merci beaucoup, Sarah, pour cet échange, pour ta transparence, ta sensibilité, ton honnêteté. J'étais ravie de t'accueillir sur SIO Recto Verso. Et où est-ce qu'on peut te retrouver si on a besoin d'une assistante personnelle, d'une assistante virtuelle ? Où est-ce qu'on peut te retrouver ?
- Speaker #1
On peut me retrouver sur LinkedIn, on peut me retrouver depuis tout récemment sur Instagram et puis bientôt, vous aurez un site tout neuf, tout beau aussi, où vous pourrez découvrir moi, l'agence et toutes les petites pépites qui sont doucement en train de me rejoindre pour constituer une team de choc qui vous accompagnera à 360.
- Speaker #0
Super, merci beaucoup Sarah, à très vite.
- Speaker #1
À très vite.
- Speaker #0
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode de CEO Recto Verso. Si cette conversation vous a inspiré, touché ou donné matière à réfléchir, pensez à lui laisser une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée ou à le partager autour de vous, car c'est ce qui aide le podcast à grandir et c'est aussi une belle manière de soutenir mon travail. Vous pouvez également me retrouver sur LinkedIn ou sur notre site internet agence-kiancia.com. On se retrouve très vite pour un prochain épisode et je vous dis à bientôt.