- Speaker #0
Bienvenue chez Cerveau Puissant, le podcast des phrases qui réveillent. Un espace où l'on parle de ce qui façonne une vie, des pas qu'on dépasse, des mots qui sauvent, des chocs qui révèlent, des valeurs qui tiennent debout. Chaque semaine, je vais chercher la phrase fondatrice d'une personnalité. Une phrase qui a construit, brisé, transformé ou sauvé. Parce que certaines paroles deviennent des boussoles, parce que tout commence par une prise de conscience, parce que chacun porte en lui une lumière en attente. Merci pour votre soutien incroyable depuis le lancement de Cerveau Puissant. Likez, commentez, partagez et boostez sur YouTube, c'est comme ça qu'on va continuer à grandir avec vous. J'ai la chance d'être soutenue pour ce podcast par l'agence de communication Surf. Aujourd'hui, je reçois Géraldine Schneuveli, confondatrice de Villanovo, avec son mari David, Elle a construit une marque de voyage qui ne vend pas seulement des villas, mais une certaine idée de la vie. Partir, habiter ailleurs, prendre le temps, vivre avec ceux qu'on aime, retrouver une forme de liberté. Mais avant Villeneuve-Nouveau, il y a eu plusieurs vies. Paris, l'audit, une carrière solide, trois enfants, puis le choix de quitter le confort pour le Maroc. Ensuite, l'hôtellerie, le Beldi Country Club, le travail en famine. L'exigence du service, les équipes, les maisons et les rencontres. Puis, Barcelone, les enfants qui grandissent, l'entreprise qui se développe, et là, le Covid qui menace tout. Cette incroyable reprise du voyage qui sauve la société presque au dernier moment. Et puis, il y a une autre traversée, plus intime, plus brutale, la maladie. Un cancer récent qui vient rappeler ce que l'on croit savoir et ce que l'on ne maîtrise pas. Un événement qui bouleverse une vie, mais qui peut aussi ouvrir des portes intérieures, donner envie de vivre autrement, de parler autrement, de travailler autrement, de choisir autrement. Avec Géraldine, j'avais envie de parler de ces trois grands sujets qui façonnent une existence. Travailler avec l'homme qu'on aime, faire du voyage une école de liberté et comprendre ce que la maladie vient parfois révéler de nos désirs les plus profonds. Géraldine, bienvenue chez Savo Puissant.
- Speaker #1
Merci Claire. cette belle intro.
- Speaker #0
Écoute, chez Sao Pisan, on commence toujours de la même manière, par une phrase ou une citation que tu aurais envie de nous partager aujourd'hui.
- Speaker #1
Alors, c'est une phrase autour de la liberté, justement. Pour moi, la liberté, c'est exigeant, mais c'est ce qui me fait vibrer dans ma vie, coûte que coûte.
- Speaker #0
C'est vrai que dans ton parcours, et on va en parler, on sent beaucoup de vent, tu vois, de légèreté. et de choix assez audacieux qui jalonnent un peu toute ta carrière. Alors d'abord, tu es vraiment ce qu'on appelle... Tu travailles en famille. Tu as d'abord travaillé avec ton père pour un hôtel extrêmement connu au Maroc, qui est le Beldi Country Club. Et puis finalement, ensuite, tu as décidé de travailler avec ton mari. Est-ce que tu peux nous parler de comment ce choix professionnel s'est fait ? Et de ce que ça implique de travailler d'abord avec son père, puis ensuite avec son mari.
- Speaker #1
On était au Maroc, on avait pris pas mal de risques, comme tu dis, pour quitter la vie parisienne. Moi, je travaillais dans l'audit, mon mari dans le marketing digital. Et on s'est dit, allez, on claque tout, on part au Maroc, à Casablanca d'abord. Et on a passé deux ans à Casablanca, qui était extraordinaire. père m'a dit, écoute, voilà, j'ai le Beldi Country Club, ils faisaient déjà un peu des événements, il y avait déjà un resto piscine, il me dit, j'aimerais bien monter un hôtel, ouvrir un hôtel, viens travailler avec moi. Donc j'ai vraiment quitté le monde de la grande entreprise pour une entreprise familiale, en plus au Maroc, et je me suis... C'était pas évident de tout d'un coup gérer 200 salariés marocains, d'apprendre les codes de l'hôtellerie, d'ouvrir, on a ouvert deux hôtels, le Beldi Country Club et la Caisse Babeli. Alors, C'est complètement différent de travailler avec son père qui est le fondateur et qui est en plus qui a une grosse personnalité, que de travailler avec son mari où on est beaucoup plus égal à égal et on avance ensemble, on décide ensemble. Travailler avec son père, je pense que tous ceux qui travaillent avec leur papa se reconnaîtront, il y a un problème d'ego souvent, c'est son bébé. Et pourtant, maintenant, c'est mon frère qui travaille avec lui. Et on a même, à un moment donné, pendant trois ans, travaillé tous les trois. Alors, c'est sympa parce que c'est une vraie confiance entre associés, comme avec son mari. C'est-à-dire, c'est assez génial pour ça. Mais ce n'est pas si facile que ça. Je préfère beaucoup plus travailler avec mon mari qu'avec mon papa et mon frère.
- Speaker #0
C'est bien de me rappeler parce que très souvent, c'est un peu sur les sagas familiales. C'est vrai que le Beldi, c'est quand même une institution à moin à cache. On se dit toujours, c'est génial, ils ont de la chance, mais on ne se rend pas toujours compte de tout ce que ça implique, des schémas invisibles que nous avons tous dans nos familles. Et qu'on dit souvent que parfois, il y a des réunions familiales à Noël, tout le monde se dispute. Quand on travaille avec son père ou sa mère, c'est tous les jours qu'il y a des frictions.
- Speaker #1
Oui, il peut y avoir des frictions.
- Speaker #0
Et donc, ce n'est pas si facile que ça. Néanmoins, en tout cas, ça t'a donné. Le Maroc, c'est quand même un vrai Paris. Parce que c'est vrai, comme tu dis, vous habitez à Paris, vous habitez tranquille. C'est un autre style de vie. Travailler avec son père, c'est un challenge. Mais finalement...
- Speaker #1
J'ai adoré parce que j'ai appris beaucoup de choses. C'est quelqu'un qui est très créatif. Donc, j'ai appris... Travailler à ses côtés, c'était aussi très enrichissant. Et puis, j'ai appris un nouveau métier, l'hôtellerie, que je ne connaissais pas, en fait. Mais vraiment, l'hôtellerie... terrain, l'expérience client, qu'est-ce que c'est qu'un service hôtelier, c'est très exigeant, c'est 24-24, et ça m'a appris beaucoup de choses. C'était une belle expérience qu'on a bien aimée. Après, Marrakech, on en parlera peut-être plus tard, mais c'est vrai qu'il a fallu quitter parce que c'est difficile de vraiment développer une société qui est sur le web à Marrakech. Mais j'ai gardé des super, des très beaux souvenirs de ces années.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, maintenant, Villanovo, Ok, votre entreprise avec ton mari, vous avez énormément de villas au Maroc.
- Speaker #1
Au Maroc, oui, parce que Villeneuveau a démarré au Maroc. Donc en 2009, quand on vient s'installer à Marrakech, moi je travaille avec mon père, on commence à ouvrir l'hôtel et on se rend compte qu'il y a vraiment des villas absolument incroyables dans la palmeresse. C'est vraiment le début de l'euphorie un peu à Marrakech.
- Speaker #0
Tu peux me rappeler à quelle époque c'est ?
- Speaker #1
C'est 2009.
- Speaker #0
Ouais, 2009.
- Speaker #1
Ouais, 2009. On s'était déjà mariés à Marrakech avec David dans les années 2000, parce qu'on a un riad depuis très longtemps. Et à l'époque, je me souviens, c'était assez féerique et les gens découvraient les riads. Ils disaient que c'était des maisons incroyables qui se sont fermées dans la Médina, avec des plafonds sculptés, des portes en bois incroyables. Et 2009, il y a déjà beaucoup de villas dans la Palmeraye, qui sont des belles villas, grandes, avec des très beaux jardins. Et puis, il y a aussi des riades qui sont charmantes, brûlées de charme.
- Speaker #0
Ce qu'on peut dire, en tout cas, c'est que c'est vrai que le Marrakech et le Maroc, depuis quelques années, c'est un boom énorme en termes de destination touristique. Et c'est vrai que la ville, en tout cas de Marrakech, le Maroc, se développe d'une manière fulgurante. Et donc, vous, évidemment, avec le Beldi et avec les villas, vous bénéficiez de cet élan incroyable qui est tourné autour du tourisme.
- Speaker #1
Exactement, mais on essaye vraiment de sélectionner bien nos maisons et de garder des lieux qui ont du charme. Enfin, le Bel-Di, c'est très particulier parce que c'est très authentique. Quand on est au Bel-Di, on est vraiment à Marrakech, on n'est pas ailleurs. C'est des murs empisés, il y a beaucoup de végétation. C'est une architecture marocaine. Il y a plein d'endroits à Marrakech maintenant qui ne ressemblent plus à une architecture marocaine. On pourrait se croire à Ibiza. Nous, on cherche à garder que des lieux et des endroits qui ont quand même du charme et une authenticité.
- Speaker #0
Avec le Maroc, on voit que tu développes vraiment le goût du voyage, le goût de l'aventure. Est-ce qu'à ce moment-là, tu sais déjà que Villanovo va avoir des villas partout dans le monde ? Comment vous construisez le business model ?
- Speaker #1
Au début, je pense que c'était vraiment un lifestyle business. C'est-à-dire qu'on était à Marrakech. On avait notre réseau, petit à petit, David a commencé à créer une collection de jolies villas et riades. Et puis, petit à petit, les gens nous ont dit « Ah, c'est super, mais moi j'aimerais bien aller louer de villas à Ibiza, en Corse, etc. » Et donc, c'est comme ça que, vraiment, on a commencé par la destination qu'on connaissait, les Balears, la Corse, la Provence. Après, c'est aussi une histoire de rencontres. L'île Maurice, par exemple, David a rencontré Véronique. était là-bas et qui connaissait bien l'île et avec qui il a créé le portefeuille. On a toujours travaillé avec des locaux qui connaissaient, qui avaient un vrai réseau de propriétaires.
- Speaker #0
Quels sont les atouts de travailler avec son mari et quelles sont les complications ou les choses un peu plus difficiles que tu pourrais nous dévoiler ?
- Speaker #1
Les atouts, c'est la confiance qui est assez géniale, d'avoir un associé avec qui il y a une confiance absolue. C'est la liberté aussi, parce que vous pouvez faire ce que vous voulez dans votre vie de tous les jours. Je trouve qu'avec David, on a des personnalités qui vont bien ensemble. Il n'y en a pas un qui a un égo surdimensionné. On est très équilibré comme couple et on s'entend. Très bien. Et je pense que c'est ce qui est le plus important. Moi, j'ai plein de copines qui me disent, mais jamais je ne pourrai travailler avec mon mari. Ou l'inverse. C'est vraiment une sorte de personnalité. Il faut que ça fitte bien ensemble. Et après, évidemment,
- Speaker #0
c'est risqué. Bien sûr que c'est risqué.
- Speaker #1
C'est risqué parce que si la boîte va mal, c'est tous les deux. Donc, c'est vraiment risqué. Comment tu as décidé ? En fait... À un moment donné, je dis à David que je voudrais monter ma boîte. Je faisais du conseil dans l'hôtellerie. Il m'invite à déjeuner et me dit que je ne pouvais pas monter ma boîte de zéro. Je ne me rends pas compte que monter une boîte de zéro, c'est très difficile. J'adorerais que tu viennes travailler avec moi. On est complémentaires. Je me suis associée avec lui. Et depuis, on a chacun nos domaines. un peu de spécialisation. On ne se marche pas sur les pieds, mais on prend les décisions stratégiques ensemble. On échange beaucoup. Évidemment, l'inconvénient, c'est le soir à table avec les enfants. Il faut stopper.
- Speaker #0
Il ne faut pas parler des sujets boulot.
- Speaker #1
Oui, pas trop, parce que même si nos enfants, ils vivent avec Villanovo depuis longtemps. Il faut essayer de...
- Speaker #0
Premier obstacle, en tout cas dans ce beau parcours, le Covid. Là, c'est la catastrophe. Le tourisme s'arrête comme tout. le monde de l'hôtellerie et de la restauration. Et là, ce qui est vrai, c'est que vous, est-ce que tu peux expliquer le business model de Villeneuveau et pourquoi en fait, il n'y avait pas de...
- Speaker #1
En fait, nous, on est très, très présents au Maroc et le Maroc a quasiment été fermé pendant deux ans. Et on s'est retrouvés entre des propriétaires qui ne voulaient pas nous rembourser en disant « Mais non, mais on va décaler les réservations, etc. » et des clients qu'on était obligés de rembourser de par la loi déjà. Et donc, des problèmes de trésorerie très importants. Et on ne voyait pas le bout du tunnel. Et en plus, on est une entreprise française avec une filiale en Espagne où il y a vraiment tous nos salariés. On n'a pas bénéficié des aides comme les entreprises françaises ici. Et on a eu vraiment... Enfin, c'était à deux doigts de mettre la clé sous la porte. Et heureusement, à deux mois après, je pense que ça nous a sauvé le retour du tourisme. Et après, ça a vraiment explosé.
- Speaker #0
Et alors là, à ce moment-là, avec ton mari, dans le couple, est-ce qu'il y a des zones quand même de conflits et de doutes entre vous deux ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr, il y a des zones de conflits. De conflits, non, mais de doutes. Est-ce qu'on a le bon modèle ? Est-ce qu'on doit se séparer ? Ne plus distribuer une maison au Maroc parce que c'est trop risqué ? Après, on se fait assez confiance quand même et on est assez en raccord sur les décisions générales.
- Speaker #0
Même dans cette tempête, unies ?
- Speaker #1
Oui, alors après... C'est là où on se dit, mais est-ce que c'est vraiment une bonne idée de bosser ensemble ? Parce que c'est mettre tous les os dans le même panier, comme on dit.
- Speaker #0
Ça s'écroule.
- Speaker #1
Oui, ça s'écroule, tout s'écroule, il ne reste plus rien. Et puis, on reste une boîte de service. Donc, en fait, ce n'est pas comme si on avait du stock qu'on pourrait revendre. Ça, on est vraiment... Ce n'est pas facile.
- Speaker #0
Très audacieux, ce choix. Alors, deuxième obstacle, c'est vrai qu'il a pour le coup quand même un peu plus compliqué, la maladie. tu as eu un cancer récemment. Est-ce que tu peux nous raconter comment tu t'es rendu compte que tu avais un cancer ? Malheureusement, un sujet qui touche de nombreuses personnes. Et quel impact ça a eu, d'abord sur ta vie professionnelle, puis ensuite sur la vie personnelle ?
- Speaker #1
Alors, j'ai découvert complètement par hasard en faisant une mammographie de contrôle. J'ai eu un lymphome qui est un cancer du sang. Et là, c'est vrai que... Tout s'écroule autour de vous. On se demande pourquoi moi, alors que j'étais en pleine forme. Et là, c'est vrai que c'est un vrai challenge pour la boîte, parce que mon mari s'est occupé merveilleusement bien de moi. Il a pris mon rôle dans la boîte. Il s'occupait de la famille, des enfants, de la maison. Et alors, pour le coup, ça vous soude énormément, ça c'est clair. Après... C'est à la fois la liberté d'avoir sa boîte, c'est-à-dire qu'on peut dire je m'arrête et mon mari va prendre le relais. Et à la fois, on revient peut-être un peu trop vite à bosser parce qu'on sent qu'on a besoin de toi et que j'ai disparu pendant un moment.
- Speaker #0
Pendant combien de temps tu as dû te mettre en retrait ?
- Speaker #1
J'ai dû me mettre en retrait pendant 7-8 mois. C'est long de sortir de la maladie. Et en fait, on pense que c'est... En fait, on pense que la chimio est terminée, que ça va aller chaque jour, évidemment, ça va mieux. Et finalement, c'est vraiment long de retrouver tout son cerveau, sa capacité d'attention, son corps, son physique, etc. Et on pense que c'est fini, donc on retourne au boulot. Et en fait, non, après, on se réécroule parce que psychologiquement, c'est vachement dur. On met un an, en fait, à vraiment s'en remettre.
- Speaker #0
C'est assez commun, en fait. On dit souvent que la guérison, enfin même une fois que les chimutes sont terminées, c'est souvent là. On a le plus gros taux de déprime et même de burn-out parce que je pense qu'on se dit qu'on est sauvé et c'est là où le moral se rend compte de tout ce qu'on vient de traverser.
- Speaker #1
Oui, exactement. Et après, ça ouvre. Enfin, moi, je l'ai pris un peu comme un... Je ne l'ai pas pris comme une épreuve, je l'ai pris comme quelque chose qu'il fallait... Comment dire ? Un message. Oui, un message, exactement. Par exemple, j'ai des amis qui m'ont dit peut-être que ça va t'aider à plus traverser la vie un peu en regardant tes pieds ou tu vois, ouvrir un peu ta carapace. Donc, je me suis dit, je vais en faire quelque chose. Évidemment, c'est plus facile que d'être dans la colère. Et donc, j'ai beaucoup travaillé sur moi-même. Ça permet aussi de revenir sur peut-être des blocages dans l'enfance, ces choses que je n'avais jamais fait avant, d'être beaucoup plus sur le développement personnel. Et donc, ça, ça m'a vraiment ouvert pas mal de choses et changé. Déjà, ça change ton physique. D'abord, j'avais les cheveux longs. J'avais les cheveux longs. Et il y a beaucoup de gens qui me disent « C'est marrant, ça te change un peu ta personnalité presque. » Au final, je trouve que c'est plutôt un good move. Même si, évidemment, c'était horrible. Pendant six mois, cette chimio se détruit. Moi, ce que je voudrais dire à celles qui traversent ça ou qui vont la traverser, c'est qu'on s'en sort quand même grandi. On en sort toujours quelque chose. Et moi, en l'occurrence, ça m'a plutôt élevée qu'autre chose. Ça m'a plutôt ouverte qu'autre chose.
- Speaker #0
Alors, c'est vrai que je... On voit, d'ailleurs, c'est la raison pour laquelle tu es au micro aujourd'hui. On voit en fait que tu as tout de suite presque détecté que ce cancer, il n'était pas là par hasard. qui t'envoyait, tu l'as dit, un message. Et donc, en fait, c'est vrai que... Est-ce que tu peux raconter tout ce que tu as fait d'alternatif autour assez rapidement, en fait ? Parce que finalement, tu es guérie du cancer depuis combien de temps ?
- Speaker #1
Un an. Plutôt un an et demi.
- Speaker #0
Et j'ai l'impression qu'en un an et demi, tu as quand même accéléré ta quête de sens, de vérité, d'authenticité, de visibilité aussi pour l'entreprise et presque de confiance en toi.
- Speaker #1
Oui, peut-être, oui. Qui t'a aidée dans ce parcours ? Qu'est-ce qui m'a aidée ? Alors, je pense que j'ai travaillé un peu sur moi. J'ai vu une thérapeute, par exemple, sauf que je n'avais jamais fait de ma vie. Quelquefois, j'ai vu des tas de gens, une énergéticienne. J'ai écouté beaucoup de podcasts sur le défenseur personnel. Et puis, je me suis dit, tiens, c'est vrai qu'on m'avait dit, Géraldine, il faut que tu prennes plus la parole pour Vida Novo. Il faut que tu te mettes plus en avant. Jusqu'à maintenant, je n'osais pas vraiment parce que j'avais l'impression que je n'avais pas la légitimité. Et en fait, j'ai eu des personnes sur mon parcours. Je pense que c'est vraiment aussi l'univers qui vous aide un petit peu. J'ai eu des personnes sur mon parcours qui, petit à petit, m'ont ouvert des portes, m'ont mis sur des chemins. Parfois, c'est le hasard aussi. Et ça m'a donné confiance en moi. Et aujourd'hui, j'ose beaucoup plus parler, me mettre en avant. incarné Villanovo et c'est vrai que j'ai souvent des messages, des gens qui me disent « Ah mais c'est génial, je ne savais pas que derrière Villanovo, il y avait David et Géraldine. » En fait, on n'a pas assez communiqué là-dessus et je suis vraiment contente de le faire aujourd'hui, même si ce n'est pas un exercice hyper facile, toujours. Et ça, c'est parce qu'on se connaît un petit peu mieux, c'est parce qu'on a eu des épreuves sur lesquelles on a rebondi, c'est aussi parce qu'on fait plus confiance à l'univers et aux rencontres. Avant, j'étais Merci. probablement beaucoup plus fermé, en fait, avec un peu d'isolement sur les...
- Speaker #0
Non, mais c'est vrai qu'en tout cas, je sais pas où puis-je s'en aller, mais on aime bien dire que les obstacles souvent nous aident à débloquer des choses, c'est nous, il faut comprendre le message. Et c'est vrai que parfois, même des plus grandes ténèbres, peuvent surgir, et très souvent, surgit une très belle lumière. Et ce qui est vrai, c'est que sur cette épreuve que malheureusement beaucoup de gens traversent, il faut aussi donner du courage à ceux qui nous écoutent. En disant qu'une fois que les chimios sont terminés, il y a une vraie renaissance qui est possible. Et pour que cette renaissance arrive, il faut savoir comprendre la subtilité. de ces messages et de laisser un peu plus de curiosité aux surprises, à ce qui se cache derrière. Et puis l'autre point aussi qui est important de rappeler, c'est qu'on a toujours peur de se mettre en avant, surtout quand on est entrepreneur, même quand on est salarié. Et en fait, les gens aujourd'hui ont une quête d'authenticité, ont une quête de vérité. Et je crois que c'est ça qui touche les gens derrière chaque message qu'on incarne. Et d'ailleurs, le service. Le service, en fait, qu'est-ce qui va nous faire aller au restaurant, plutôt que dans un restaurant, plutôt qu'un autre, ou partir en vacances ? C'est quelqu'un plutôt que... C'est aussi ce lien qu'on va créer.
- Speaker #1
Oui, parce que c'est vrai qu'en plus, il se trouve que chez Villeneuve, on visite quand même beaucoup de maisons, David et moi, ou nos équipes. On est vraiment derrière. C'est moi qui ai écrit tous les carnets de voyage qu'on envoie à nos clients. Enfin, on est vraiment derrière dans l'opérationnel. Donc, je trouve que c'est sympa que les gens voient qui il y a derrière vraiment. Et je pense que ça fait une vraie différence. Et c'est marrant parce que j'ai fait un post LinkedIn. pour un peu démarrer cette année de la communication, il y a un mois, et c'est parti avec une jolie photo de David et moi en disant voilà, j'ose prendre la parole, et c'est parti, viral, et j'ai eu, je ne sais pas, 200 000 vues, enfin...
- Speaker #0
200 000 vues, je ne sais pas, moi j'en étais, quand j'ai regardé, il y avait eu quoi, 600 likes ?
- Speaker #1
Ah ouais, beaucoup plus, enfin...
- Speaker #0
Alors que tu as mis 500 followers, enfin je ne sais pas si c'est un bêtiseur, sur LinkedIn, et que tu n'as pas du tout une activité...
- Speaker #1
Pas du tout, pas du tout. Et en fait, les gens ont bien aimé mon message de dire, voilà, je suis derrière Villanovo avec David depuis 15 ans et j'ose prendre la parole et me mettre en avant.
- Speaker #0
Moi, c'est cette histoire que j'adore parce que c'est vrai qu'on reçoit plein d'invités de tous les horizons. Mais c'est quand même très important de rappeler, je pense que dans tous les gens qui nous écoutent et qui nous regardent, il y a plein de gens comme toi, en fait, qui se disent, je ne suis pas connue. Et en fait, ça, on l'entend énormément. Et donc, j'ose pas, j'ai pas envie de parler de moi, ça sert à rien, je vais faire 10 vues, 10 likes. Ben voilà, toi, t'es la preuve que, si t'as pas forcément une énorme communauté, les gens ont été touchés par ton message de savoir que tu travailles avec ton mari. C'est vrai qu'il y a toujours beaucoup de curiosité sur qu'est-ce que ça fait de travailler avec son mari. Et surtout d'oser. En fait, les gens aiment quand on ose.
- Speaker #1
Ouais, exactement.
- Speaker #0
Alors, autre point que moi, je voulais aborder et que j'adore chez toi et qu'on a en commun, c'est que vous êtes une famille de kitesurs.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tes trois enfants kites, tu kites avec ton mari. Est-ce que tu peux nous raconter comment le kite est entré dans votre vie ?
- Speaker #1
Alors, c'est David qui s'est mis il y a très longtemps. Je pense qu'il l'a démarré il y a 15-20 ans, 20 ans même, en Bretagne. À l'époque, il y avait des très grandes voiles comme ça. C'était assez dangereux d'ailleurs. Et petit à petit, au Maroc, bien sûr, on a été beaucoup à Darla, qui est un gros spot que tu connais de kite. et petit à petit mon mari il a cette capacité de vraiment pousser les enfants dans le sport, on a toujours fait beaucoup de sport en famille et c'est ce que je trouve assez génial dans le kite, donc les 3 enfants kites, mon fils fait des loopings pas possible, moi aussi et ça nous permet en fait de faire des vacances à thème c'est comme le ski en fait, on skie aussi beaucoup et en fait une journée au ski à la montagne, on est tous ensemble on passe une super journée, le kite c'est pareil on est tous ensemble sur la plage et Et on a été faire du kite à l'île Maurice, à Paros, au Maroc. Il y a plein d'endroits où on peut faire du kite. Et je trouve que pour une famille, c'est génial ce type de sport.
- Speaker #0
Alors moi, j'ai deux. Déjà, c'est des vacances ultra sportives parce qu'en fait, tu es à l'eau et puis tu es en déconnexion quand même de pas mal de choses. En tout cas, nous, les adultes, qui parfois, le boulot, le portable, les mails et tout ça. Et deuxièmement, moi, je me disais, c'est vrai qu'on sait que les enfants grandissent très vite et qu'il y a un moment dans leur vie, ils n'ont pas forcément eu passé les vacances avec nous. Mais comme les vacances de kite, c'est tellement intense et sympa, moi, je me dis toujours qu'en fait, à 20 ans, à 25 ans, ils viendront toujours avec toi.
- Speaker #1
Je te rassure, ils viennent toujours avec toi. Parce que toi, ils ont 25, 23 et 17. Et ils n'attendent qu'une chose, c'est qu'on organise des vacances de kite. Et là, je peux te dire qu'ils viennent.
- Speaker #0
C'est génial. C'est quand même un super bon tip à donner parce que moi, j'ai aussi beaucoup de... On me pose beaucoup de questions. Mes enfants sont plus jeunes que toi. Mais on me pose beaucoup de questions en me disant... Voilà, c'est super d'être une famille qui a été, donc moi, je recommande à tout le monde de s'y mettre. Et qu'est-ce que tu pourrais répondre à « mais le kite, c'est dur » .
- Speaker #1
Alors, le kite, c'est dur. Non, ce n'est pas dur quand on voit une enfant de 12 ou 13 ans qui s'y met et en deux jours, elle y arrive. Donc, ce n'est pas dur. Il y a une espèce d'appréhension qu'on peut avoir, que j'ai, j'avoue, un petit peu pour nous, les femmes. Mais en fait, ce n'est vraiment pas dur physiquement, ça, c'est clair. Et quand on regarde tous les enfants qui s'ébrouillent hyper bien.
- Speaker #0
Les enfants apprennent hyper vite. Nous, ce qu'on doit quand même avouer, c'est que la première semaine d'apprentissage est un peu ingrate. En tout cas, il faut comprendre le vent et souvent, tu bois pas mal la tasse. Mais une fois que tu arrives à tenir sur ta planche, c'est qu'en fait, que du bonheur. Et puis ensuite, dans le kite, il y a tous les niveaux comme dans n'importe quel sport. Soit tu fais des sauts jusqu'à 3 mètres, 4 mètres, 5 mètres, ça. C'est toi qui gères, soit tu peux aussi faire des bords et naviguer au rythme auquel tu le souhaites.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et c'est une vraie déconnexion totale en fait, parce qu'on est connecté à l'océan.
- Speaker #1
C'est une déconnexion totale parce que c'est des endroits qui sont en général assez désertiques, avec la plage, le vent, c'est toujours des endroits qui sont magnifiques. Et honnêtement, je ne sais pas, en général, les familles qui font du kite, les enfants, sont toujours... Très sympa. Vous avez remarqué, dans les hôtels...
- Speaker #0
En tout cas, nous, on est très sympas. Et au Maroc,
- Speaker #1
on rencontre plein de gens. C'est des lieux qui sont très chill.
- Speaker #0
Non, c'est vrai que le kite, comme plein d'autres sports, mais c'est vrai que les gens sont sympas. Ils ont quand même cette connexion déjà à l'univers et à la nature et au vent. Il faut quand même rappeler que le vent et la mer nous apprennent... Enfin, c'est deux éléments qui nous apprennent énormément sur notre petitesse d'humain. En tout cas, c'est le sentiment que j'ai. Ça nous remet quand même. Ça remet l'Église au milieu du village sur ce que l'être humain est capable de faire.
- Speaker #1
Comme à la montagne aussi.
- Speaker #0
Je suis complètement d'accord.
- Speaker #1
On fait beaucoup de randonnées. Quand tu es seule dans un cirque de montagne, c'est assez incroyable.
- Speaker #0
Et alors, l'étranger. Vous avez d'abord vécu en Maroc et maintenant en Barcelone. C'est inné chez vous, du à l'étranger ?
- Speaker #1
Oui. Moi, j'ai beaucoup vécu jeune. dans beaucoup de temps. pays différents avec mes parents en Moyen-Orient, en Asie. Et ce que j'aime dans la vie, et on est assez accordé avec ça, on est assez accordé avec David là-dessus, c'est d'avoir des tranches de vie. Je trouve que c'est tellement enrichissant d'avoir des tranches de vie où tu changes de pays. C'est riche en rencontres, en découvertes. On a eu une tranche de vie à Paris, qui était très sympa, avec des petits-enfants, des grosses boîtes, etc. On a eu une tranche de vie au Maroc, qui était extraordinaire pendant dix ans, avec beaucoup de rencontres. Et on a une tranche de vie maintenant à Barcelone. Et je ne sais pas quelle sera la prochaine, mais il y en aura une prochaine. Nous, on est toujours en mouvement. C'est pas vos cycles, vous bougez tous les combien ? Normalement dix ans, mais là, ça fait onze ans qu'on est à Barcelone. je trouve que ça permet en fait la vie est tellement passe vite et c'est tellement riche de rencontrer la rencontre d'une nouvelle culture à chaque fois beaucoup d'amis nouveaux et moi c'est ce qui me fait vraiment vibrer c'est ce que je disais sur la liberté c'est la liberté de pouvoir faire ça c'est très exigeant la liberté parce que ça demande c'est des risques qu'on prend c'est oser, quand on est parti au Maroc tout le monde dit ah vous avez de la chance d'habiter À Casa ou à Marrakech, je dis oui, mais nous, on a tout claqué. On est partis un petit peu comme ça avec nos deux enfants sous le bras et ça a marché. Et à Barcelone, c'est pareil. On a dit ciao la belle maison au Maroc. Tout le monde nous dit mais jamais vous quitterez Marrakech. C'est tellement beau. Les oiseaux, les oliviers, les palmiers, le soleil. Et en fait, on avait envie d'autre chose. Et c'était essentiel d'abord pour Villanovo. Et puis, on avait surtout envie d'autre chose, de changer. Et quand on est arrivé à Barcelone, on nous disait, vous avez la chance de visiter Barcelone. Ouais, en fait, on a pris le risque, on a osé. C'est la chance que vous provoquez. Voilà, c'est la chance que vous provoquez. Et comme je disais, c'est exigeant, c'est-à-dire qu'il y a des risques. Mais nous, c'est ce qui nous fait vibrer, en tout cas.
- Speaker #0
Encore un point qu'on a encore, parce que mon mari est étranger et moi aussi. Et c'est vrai que moi, je suis un peu comme toi. J'ai des cycles où j'adore, mais il y a des moments où je sens le mouvement. Mais qu'est-ce que tu pourrais recommander à ceux qui ont peur ? Enfin, c'est vrai qu'on aime bien, mais c'est un mode de confort.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu peux recommander justement quand tu sens que tu es bien métabule dans ta zone de confort ?
- Speaker #1
En fait, c'est de regarder les dix dernières années et de se dire, est-ce que ça va passer trop vite ? Est-ce que je ne fais pas toujours les mêmes choses ? Tous les week-ends, ça ressemble un peu. J'ai ma maison là, j'ai mes brunchs. La vie passe vite avec les mêmes gens. C'est une espèce de routine. Et en fait, de sortir de sa routine, c'est tellement enrichissant. Et quoi que vous partiez dans le monde, enfin, où vous partiez dans le monde, il y a toujours une communauté de Français qui vous accueille. Hyper sympa. Les gens à l'étranger sont quand même beaucoup plus accueillants. C'est pas qu'ils sont beaucoup plus accueillants,
- Speaker #0
on sait qu'ils sont français. Et beaucoup plus sympas. Enfin, râle beaucoup moins. Non, mais c'est vrai. Râle beaucoup moins en dehors de la France. C'est comme ça. Et que le goût du voyage nous donne une certaine... On est plus souple. C'est vrai que le Français en France a l'habitude de râler. Exactement.
- Speaker #1
Et de ne jamais être content.
- Speaker #0
Barcelone, par exemple, c'est une ville où, je ne sais pas, c'est beaucoup plus léger comme ambiance. Tu vois, tu invites quelqu'un à dîner, tu ne l'as rencontré même pas une fois et tu l'invites à dîner chez toi. Et c'est sympa et c'est cool. À Paris, c'est compliqué.
- Speaker #1
C'est sûr. On a nos plannings, il faut nous prévenir. Complètement d'accord. Alors, c'est quoi les pays ou les endroits qui t'ont le plus embarqué, touché à recommander ? à ceux qui nous écoutent et qui ont envie de voyages et de découvertes.
- Speaker #0
Alors, pour voyager, moi, je trouve qu'un des pays les plus fascinants, c'est l'Inde. Bon, on peut le faire version backpacker, mais on peut le faire version luxe. Il y a des très, très beaux hôtels, notamment dans le Rajasthan, où j'ai beaucoup été en Inde. Je trouve que c'est mon pays coup de cœur.
- Speaker #1
C'est là où tu pourrais aller vivre ?
- Speaker #0
Ah non, je ne pourrais pas aller vivre là-bas. C'est mon pays coup de cœur pour voyager. Après, pour habiter... Moi, j'adore Barcelone, évidemment. Oui, mais là,
- Speaker #1
il est tardé à bouger.
- Speaker #0
Ah oui, mais je ne sais pas encore où et où le vent nous mènera. Le Maroc, c'est vrai que c'est sympa. Après, Marrakech, c'est quand même une ville assez touristique. Donc, ce n'est pas forcément évident d'y habiter toute l'année, je trouve. Lisbonne est une ville très sympa aussi.
- Speaker #1
Moi, j'adore les capitales qui ne sont pas trop grandes, finalement, où la vie reste douce. Donc, c'est plutôt les pays du sud. J'adorerais un petit tournée Thaï. Bon, ben voilà. Trouvez la prochaine destination. Alors, dans votre... En tout cas, pour l'entreprise, on vous présente, on dit personne ne sait pour combien de temps encore, mais le monde est à eux. C'est très joliment dit, pour ton mari et toi. Oui. Mais j'aime bien le personne ne sait pour combien de temps encore. Parce que c'est assez révélateur de finalement ta personnalité. J'imagine aussi celle de ton mari. Ça résume aussi assez bien un peu tout ce qu'on s'est dit. Où en fait, vous avez toujours cette... Cette immense curiosité et cette appétence pour le monde. Et en même temps, cette humilité de savoir que vous ne savez pas ce que l'avenir vous réserve, que le Covid vous a donné des messages, que la maladie vous en a donné un autre, et que vous êtes citoyen du monde.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Très joliment dit. Le dernier point que je voulais qu'on évoque, c'est que c'est vrai qu'on sent l'amour qu'il y a entre ton mari et toi. C'est chaque fois que tu en parles et puis là, on s'échange. Il a été aussi très prudent et soutenant quand tu as été malade. Est-ce que tu peux nous en parler ? Parce qu'on dit souvent que les hommes, certains, on l'évoque beaucoup dans le couple, ne comprennent pas la... Enfin voilà, quand on a des difficultés en tant que mère et en tant que femme, parfois ils peuvent, pour plein de raisons, être... Et souvent d'ailleurs, c'est aussi parce qu'on ne la communique pas bien, on peut se sentir assez seule. Toi, j'ai l'impression que ce n'est pas du tout ton cas.
- Speaker #0
Non, ce n'est pas mon cas. J'ai trouvé qu'il m'avait... Le plus dur dans la maladie et dans la chimiothérapie surtout, c'est le physique. C'est-à-dire qu'on perd ses cheveux, on prend 10 ans en deux semaines. Et évidemment, on a le regard de son mari qui est important. Et ça, il a été assez extraordinaire là-dessus. Toujours, il me disait « mais non, t'es belle, mais ça te va bien » . Il y a toujours des mots hyper réconfortants pour moi qui me trouvaient absolument... terrible au fond du lit. Donc ça, c'est la première chose. Il faut... Je pense que quand quelqu'un vous aime, c'est dans n'importe quel état. Et j'ai trouvé ça vraiment... Très touchant. Ça m'a beaucoup aidée. Et puis après, cette disponibilité, c'est de dire je te remplace dans la boîte, je te remplace à la maison, je te remplace avec nos enfants, je te remplace partout. C'est top. C'est vraiment...
- Speaker #1
Vous avez l'impression que vous vous aimez encore plus maintenant ?
- Speaker #0
disons qu'on a ouais on est on s'aimait aussi avant mais on est plus soudés enfin c'est comme toute épreuve ça vous soude,
- Speaker #1
ça vous soude beaucoup plus en tout cas c'est très beau c'est très beau de vous moi de savoir un couple heureux des enfants kitesurf qui voyagent et qui nous vend les vacances qui sont quand même des moments pour nous de respiration et de récréation immense, ça donne extrêmement envie et c'est très touchant j'ai hâte de rencontrer ton mari et Alors, tu dis que le vrai luxe, avec les années, ce n'est plus forcément que les mentors, mais les pères, ceux qui ont traversé quelques virages serrés et peuvent en parler avec légèreté.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
C'est très joliment dit. Ça résume extrêmement bien notre échange. Et donc, je voulais te remercier parce que je sais que pour toi, il faut quand même le rappeler, ce n'est pas si facile que ça. Tu débutes. Alors là, il y a les posts LinkedIn qui cartonnent, l'Instagram que tu viens de lancer. Donc, je vous invite évidemment à aller regarder le compte de Géraldine. Mais c'est vrai que tu as cette pudeur et c'est bien normal que plein de nos invités ont. Et je sais que pour toi, ce n'est pas facile de parler de ça. C'est la première fois que tu parles publiquement de ton cancer. Donc, je voulais te remercier et te féliciter. Je suis persuadée. Tu vas avoir plein de messages de soutien. Et donc, merci de ta confiance.
- Speaker #0
Merci beaucoup à toi, Claire.
- Speaker #1
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