- Speaker #0
Bonjour, bienvenue chez Cerveau Puissant, un podcast né d'une intuition. Rien ne commence jamais comme on l'imagine. Ni par une réussite, ni même par une décision, mais plus souvent par une faille. Et aussi, et heureusement, des prises de conscience qui transforment. Ici, les trajectoires de nos invités ne sont pas là pour nous impressionner, non pas du tout. Elles sont là pour comprendre et pour se rappeler surtout que tout peut se transformer. que tout peut toujours tout changer. Bonjour, je suis Elsa Wolinsky, bienvenue chez Cerveau Puissant et aujourd'hui j'ai l'honneur, la joie, le bonheur de recevoir Guillaume Fon. Guillaume Fon, vous êtes médecin, psychiatre, docteur en biologie moléculaire et cellulaire, vous êtes chercheur, vous êtes enseignant, chercheur passionné en psychonutrition. Et vous êtes auteur de deux best-sellers, je ne sais pas pourquoi je regarde parce que ce livre a changé ma vie, « Bien manger pour ne plus déprimer » et « Bien nourrir son cerveau » et le petit dernier, le petit qui est assez robuste, je dirais, vraiment complément alimentaire et santé mentale. J'avais envie, avant de commencer, de vous remercier parce que vous faites aussi des vidéos sur YouTube, des vidéos de vulgarisation dans lesquelles vous nous permettez vraiment de rendre la science accessible, concrète. Et ça, tout le monde ne le fait pas. Alors, merci beaucoup. Parce que quand même, j'ai très envie, parce qu'on a beaucoup de choses à se dire. Vous faites plein de choses. Et je veux vraiment qu'on comprenne à quel point vos travaux sont importants et à quel point vos livres et tout ce que vous êtes en train d'étudier peuvent changer nos trajectoires, la trajectoire de ceux qui souffrent ou de ceux qui vont peut-être souffrir. Est-ce que jusqu'à maintenant, je ne dis pas de bêtises ?
- Speaker #1
C'est parfait, ça. Bonjour. Bonjour à tous, et oui, effectivement, vous avez raison de dire que ça peut vraiment changer des vies. Je reçois tous les jours des messages de personnes qui m'expliquent comment ça a changé leur vie, et moi, ça me bouleverse à chaque fois. Parce qu'en fait, de constater à quel point notre cerveau a besoin d'être nourri, notre microbiote a besoin d'être soigné, c'est la base de tout, en fait. C'est la base de notre expérience, de la vie. En fait, le cerveau, il y a ce qu'on appelle des boucles de rétroaction, c'est-à-dire en fait, on reçoit des choses de notre environnement, et notre cerveau les construit, et c'est ça notre conscience. et les renvoie. Et si ce cerveau n'est pas bien nourri, ça peut être déréglé et ça peut nous emmener dans des spirales de rumination, de problèmes de troubles du sommeil, de motivation, d'énergie. Et ça, on n'en a pas conscience.
- Speaker #0
J'aimerais bien que vous nous expliquiez d'abord ce que c'est la psychonutrition et pourquoi, en tant que médecin psychiatre, vous avez décidé de vous lancer en tant que chercheur dans la psychonutrition. Qu'est-ce qui a fait que lorsque vous avez rencontré des patients, vous vous êtes dit, je ne peux pas les soigner comme je les soigne.
- Speaker #1
La psychonutrition, c'est la science de l'influence de l'alimentation et de la nutrition au sens large sur le cerveau, le microbiote et la santé mentale. Stress, anxiété, dépression, troubles de concentration, troubles de sommeil et après déclin cognitif. Donc ça concerne tout le monde, parce qu'en fait on est tous concernés, on a tous un cerveau, on a tous un microbiote, on se nourrit trois fois par jour. Donc il est absolument capital de savoir en fait en quoi... quoi, ce qu'on met dans son assiette, va influencer notre microbiote et, via l'axe intestinal cerveau, notre cerveau. Et directement, le cerveau a besoin de matières premières. Et si on manque de matières premières, comme une voiture, le cerveau va dysfonctionner. La psychomutrition, je suis arrivé, en fait, guidé par les patients, parce que, quand j'ai fait mes études, ça commence déjà à remonter, c'était il y a 20 ans. Très rapidement, pendant mon internat de psychiatrie entre 2006 et 2010, je me suis rendu compte que je n'allais pas pouvoir aider toutes les personnes que j'avais en face de moi avec simplement les outils qui étaient disponibles à ce moment-là. Et on me posait des questions sur l'origine des troubles et je ne savais pas répondre, et mes collègues non plus. Donc je me suis dit, il va très vite falloir aller à la recherche parce qu'en fait, je ne vais pas pouvoir me satisfaire de ce qu'on dit et de ce qu'on sait à ce moment-là. Donc c'est comme ça que je me suis engagé dans la recherche. Et dans la recherche... J'ai fait mon doctorat en biologie cellulaire et moléculaire sur le lien entre le système immunitaire et le cerveau et donc la conséquence sur la dépression et d'autres troubles psychiatriques sévères. Et en fait, on oublie que notre cerveau, c'est un organe fragile, bien qu'il soit enveloppé par une barrière, il a un système immunitaire et si le cerveau est en état de neuroinflammation, donc l'inflammation c'est une réaction de défense face à une agression, et cette agression Ça peut être des polluants que l'on respire. Ça peut être une alimentation ultra transformée. Ça peut être un manque d'activité physique. Ça peut être un stress lié à un burn-out, à du harcèlement professionnel. Ça peut être plein de choses.
- Speaker #0
Trou de du sommeil.
- Speaker #1
Exactement. Et en fait, il y a une inflammation chronique qui s'installe. Donc en permanence, le corps se défend. Le système immunitaire est activé. Ça affaiblit nos... nos ressources, parce que ça consomme des nutriments comme le zinc par exemple, qui est important dans l'immunité. Et puis aussi, ça court-circuit des voies dans le cerveau, c'est-à-dire qu'en fait, le tryptophan, qui est un petit acide aminé très important pour la synthèse de sérotonine, bien connu en fait dans l'humeur, l'appétit, le sommeil, en fait, il va être utilisé pour l'inflammation et pas pour la sérotonine. Et donc du coup, la conséquence... La sérotonine,
- Speaker #0
c'est un peu l'hormone du bonheur, non ?
- Speaker #1
En raccourci,
- Speaker #0
c'est ce qu'on dit.
- Speaker #1
C'est ce qu'on va retenir. Mais en fait, c'est une hormone effectivement impliquée dans beaucoup de processus, dont l'humeur, l'irritabilité, l'impulsivité, le contrôle de l'appétit aussi, la régulation de l'appétit et le sommeil, puisqu'elle est précurseur de mélatonine qui induit le sommeil. Donc c'est très important. C'est beaucoup de fonctions qui dirigent nos vies.
- Speaker #0
C'est ce que vous dites. Vous dites que justement, en fait, 80% de la population a le cerveau dénutri. Et c'est vrai. On se dit, on ne pense pas, moi je ne pense pas à nourrir mon cerveau. Enfin, maintenant que je vous lis et que je mange du chocolat, je me dis, est-ce que je nourris bien mon cerveau ou pas ? Mais c'est vrai qu'on ne pense pas à nourrir son cerveau.
- Speaker #1
Moi, je ne m'attendais pas à ce chiffre de 80%, parce qu'on peut se dire, il exagère le docteur Fon, pourquoi 80% quand même, ça se saurait ? En fait, ça se sait, mais ça ne se répète pas, ça ne se dit pas. Et je suis assez étonné de voir qu'on n'en parle pas plus dans les politiques de santé publique. Parce que par exemple, les oméga-3 manquent dans l'alimentation. Ça, c'est des études internationales avec des prélèvements sanguins sur des dizaines de milliers de personnes. 80% des gens dans le monde manquent d'oméga-3. Et les oméga-3, c'est très important pour le cerveau. La vitamine D, même chose. L'ANSES, qui est notre autorité de santé en France, dit que 100% des Français n'ont pas les apports alimentaires suffisants en vitamine D. Donc, il faut compter sur le soleil. Mais en fait, à part juillet et août, il n'y en a pas assez.
- Speaker #0
Et puis après, en plus, on nous dit qu'il ne faut pas trop s'exposer.
- Speaker #1
En plus, parce que les dermatologues ne sont pas contents, ils ont raison. Et après, il y a les femmes enceintes qui sont supplémentées en folate pour nourrir le cerveau du foetus, ce qui montre bien qu'on trouve de folate.
- Speaker #0
Alors, c'est quoi folate ?
- Speaker #1
On y va. Attention,
- Speaker #0
on veut tout vulgariser. On veut tout comprendre, tout ce que vous dites.
- Speaker #1
On est là pour ça. Les folates, en fait, c'est la vitamine B9. Donc, on les trouve dans l'alimentation, dans les légumes à feuilles comme les épinards, la laitue, tout ça. Sauf que c'est détruit à la cuisson. déjà, et que tout le monde ne les convertit pas très bien, ça c'est un facteur génétique, donc ça c'est les cartes qui nous sont distribuées à la naissance, il y a 35% des gens qui ne convertissent pas très bien les folates pour nourrir leur cerveau, donc ils ont besoin de plus de folates pour nourrir leur cerveau. Et on sait qu'on n'a pas assez de folates dans l'alimentation, parce que si la femme enceinte manque de folates, le cerveau du fœtus et son système nerveux va avoir des problèmes de développement qui se voient à l'œil nu, qui peuvent être très graves. Toutes les femmes enceintes sont supplémentées en folate. Et donc, depuis très longtemps en France, on ne se pose pas la question de... Mais il n'y a pas que les femmes enceintes qui ont besoin de folate. C'est tous les cerveaux qui ont besoin de folate. Ça fait partie des choses que j'essaie de diffuser.
- Speaker #0
Dans votre livre, il y a des chiffres qui m'ont fait assez peur. Par exemple, c'est selon l'Organisation de la Santé. Évidemment, tous vos chiffres sont pris de manière... Ils sont censés. Ils sont tous effectivement sourcés. 80% de la population mondiale a son cerveau dénutrient. Ça, on en a parlé. Et selon l'Organisation de la Santé, près d'une personne sur huit dans le monde souffre d'un trouble mental, soit environ 970 millions de personnes qui souffrent principalement de troubles anxieux, de troubles du sommeil, de troubles de l'attention, de la dépression. Sachez que j'en fais partie, je fais partie de tout. Je peux être votre cobaye, mais que va-t-on faire ? Que va-t-on devenir ? Aidez-nous ! Vous ne sortirez pas de cette salle, vous ne sortirez pas de cette vidéo sans nous avoir donné les clés pour vieillir le mieux possible.
- Speaker #1
La santé mentale, c'est invisible, on n'en parle pas. Et il n'y a qu'avec des études comme ça qu'on peut faire apparaître la réalité.
- Speaker #0
Mais alors, qu'est-ce qui a fait que tout d'un coup, vous vous êtes intéressé du coup au complément alimentaire ? Qu'est-ce qui a fait que vous vous êtes dit, en fait, il faut supplémenter les gens ? Parce que finalement, jusqu'à maintenant, on nous a tous mis sous antidépresseur ou anti-tout. Et qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit non, il faut changer ça ? Parce que c'est un peu ça qu'il y a dans tous vos livres.
- Speaker #1
C'est les données scientifiques. Moi, je ne fais que suivre. Ça, c'est vraiment important. Ce n'est pas mon opinion. Je ne suis pas apparu en temps de dissonance. C'est les données scientifiques, c'est-à-dire les travaux que j'expose dans mes livres. C'est des centaines de chercheurs à travers des dizaines d'équipes dans le monde renommé qui conduisent des études. Et moi, je fais la synthèse de tout ce qui se fait dans le monde. Tu ne fais pas tout tout seul. Donc, c'est pour ça, on pourrait se dire...
- Speaker #0
Parce que vous êtes un des précurseurs en France. En France, vous êtes l'un des premiers quand même à parler de bien nourrir son cerveau. Ça permet de... Peut-être aller mieux, de dormir mieux, de ne pas avoir de troubles cognitifs, de ne pas se stresser.
- Speaker #1
Et ça, c'est une vraie question, c'est pourquoi en France, on prend en tant de retard. Les recommandations internationales, elles existent depuis 2022. Ça fait quatre ans, c'est très court dans le monde de la recherche, c'est très court pour percer dans la pratique, parce que quatre ans pour former tous les professionnels, que ça diffuse dans les pratiques, c'est encore court, on essaie d'accélérer les choses, c'est pour ça. que je fais des vidéos de vulgarisation sur YouTube, sur Instagram. Mais c'est compliqué parce que beaucoup de personnes m'écrivent que souvent quand ils en parlent à leurs professionnels de santé, ils ont un mur en face de personnes qu'ils ne connaissent pas et qui n'ont même pas forcément tout le temps envie de savoir et qui surtout se disent « mais qu'est-ce que c'est que ça ? » Parce que c'est vrai que ça paraît surprenant quand on le dit comme ça, que des bactéries dans l'intestin puissent influencer le cerveau, que ce qu'on va mettre dans son assiette peut influencer notre stabilité émotionnelle, notre capacité de concentration et de mémoire. Ça peut paraître quand même assez révolutionnaire et surprenant. Et c'est vrai, en fait. Si j'avais dit tout ça en 2006 sans les données scientifiques, on aurait pu me rironner. Aujourd'hui, en 2026, 20 ans plus tard, on ne peut plus remettre ça en question, être sceptique. Les données sont là. Après, il y a de l'hétérogénéité. L'hétérogénéité, c'est quand il y a des grosses variations entre les études. Et ça, ça vient logiquement de la dose du complément alimentaire, de la durée, du type de population étudiée. Est-ce que c'est des hommes, des femmes ? Est-ce que c'est des enfants, des adolescents ? des femmes en périménopause, des personnes âgées, tout ça, ça fait varier les faits, bien sûr, et tout ça, c'est étudié dans les études. Par contre, l'effet, il est réel, il est là. Les recommandations de 2022, elles disent clairement, par exemple, dans le traitement de la dépression, il est recommandé d'utiliser les oméga-3, la vitamine D, le méthylfolate, qui est une forme de B9 actif, dont on a parlé, le zinc, qui est un oligo-élément très important pour le système immunitaire, mais aussi pour des neurones dans le cerveau qui utilisent du glutamate, c'est un petit... Un neurotransmetteur excitateur très répandu dans le cerveau qui permet d'être éveillé, d'avoir des capacités de concentration. Et les probiotiques aussi qui ont un effet directement en passant par notre microbiote. Et ça, j'insiste, c'est des recommandations de fédérations internationales, de sociétés de psychiatrie biologique. C'est très sérieux et c'est très reconnu dans le monde de la psychiatrie et de la santé mentale mondiale. Et en France, c'est vrai qu'on est en retard. Parmi les explications, c'est qu'il y a 42% des études qui viennent d'Asie et qu'en fait, il y a un basculement qui est en train de se faire. Avant, c'était les États-Unis qui étaient le gros pôle de production scientifique et que maintenant, on a un deuxième pôle de production qui arrive. Et en fait, il y a beaucoup d'études chinoises, japonaises et sud-coréennes qui s'intéressent à des molécules comme la théanine, par exemple. Alors justement,
- Speaker #0
parce que dans votre livre, vous en parlez. Moi, je veux bien un wagon de théanine. Mais vraiment un wagon, donnez-moi, parce que ça a l'air tellement génial.
- Speaker #1
Qu'est-ce que c'est ? Ça a chaudé, j'ai dit. En fait, c'est vraiment un acide aminé chouchou. Je l'ai découvert.
- Speaker #0
Est-ce qu'on peut expliquer ce que c'est un acide aminé ? Déjà, au départ.
- Speaker #1
Un acide aminé, c'est une petite brique qui contribue à fabriquer des protéines après. Mais il y a des acides aminés qui ont des fonctions en eux-mêmes, directement sans passer par l'étape de participer à des protéines. Et donc, c'est ce qu'on appelle neuroactifs. Donc, ils ont des propriétés dans le cerveau. Et en l'occurrence, l'athéanine, alors je vais faire très attention à ce que je dis, parce que l'athéanine n'a pas d'allégation de santé autorisée en Europe.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Ce n'est pas forcément le cas dans le monde. Donc, j'ai en fait, c'est en Europe, les réglementations changent selon les zones du monde. Donc, au Japon, par exemple, l'athéanine, c'est très utilisé, c'est connu parce que c'est dans le matcha. Et le matcha, en ce moment, c'est très à la mode. Très à la mode. Voilà. Et d'ailleurs, il y a des pénuries de matcha parce que c'est en train d'exploser. Et donc, une des hypothèses, c'est qu'il y a aussi le fait que ce soit riche en théanine qui peut participer au succès du matcha, donc qui a un thé vert japonais riche en théanine. Et la théanine, on peut donc la concentrer, donc ce petit acide aminé présent dans le thé vert, on peut le concentrer pour en avoir des bénéfices. Et parmi ces bénéfices, moi, ce qui m'a renversé, c'est qu'il y a eu des études qui ont enregistré le fonctionnement électrique du cerveau et qui montrent qu'en absorbant de la théanine, Il y a des ondes alpha de relaxation dans le cerveau. Donc en fait, c'est des ondes qu'on voit par exemple quand on est en état de méditation. Donc c'est des ondes de relaxation, c'est des enregistrements objectifs. Donc déjà, il y a un effet scientifique, objectif, qui est mesurable. Et surtout, moi, ce qui m'intéressait, c'est qu'en fait, la théanine, elle a montré de l'efficacité dans beaucoup de situations différentes en santé mentale. Au moment où j'écrivais le livre, il y avait 31 essais contrôlés randomisés contre placebo. qui étudiait l'efficacité de l'athéanine. Et là, je suis en train de terminer la première méta-analyse sur l'athéanine en santé mentale avec des résultats. Très intéressant, qui n'est pas encore publié, donc j'espère que ce sera pour bientôt. Et surtout, à titre personnel, moi, je prends de la thème. Tous les jours, ça a changé ma vie, parce que j'ai un retard de phase, ce qui fait que je suis ce qu'on appelle...
- Speaker #0
Ça veut dire quoi, j'ai un retard de phase ? Alors,
- Speaker #1
je suis en jet lag social. Le jet lag, c'est quand vous prenez l'avion, vous êtes en décalé, quand vous atterrissez, vous n'êtes pas en phase avec l'horaire de l'endroit où vous atterrissez dans le monde. Ça, c'est le jet lag.
- Speaker #0
C'est ce que vous racontez dans le livre, d'ailleurs.
- Speaker #1
C'est ça. Et le jet lag social, c'est quand je suis en... en décalage en permanence avec les rythmes sociaux. C'est-à-dire que normalement, une personne qui est synchronisée avec la société se lève à 7h du matin, max 8h, est reposée après sa nuit et s'endort, on va dire, vers 22h, 23h. Moi, je fais partie des personnes qui ont un retard de phase. C'est-à-dire que je suis tout le temps décalé vers le soir. Je suis du soir.
- Speaker #0
Vous êtes un...
- Speaker #1
Un couche-tard. et ça c'est réglé génétiquement c'est pas pour moi que j'ai choisi psychiatrie parce que c'est une dernière spécialité où on peut se lever un peu plus tard que dans les autres spécialités et j'aurais pas pu être chirurgien ou anesthésiste parce qu'il faut se lever à 5h du matin donc rien que ça pour moi c'était déjà pas possible et jusqu'à découvrir la théamine j'étais en permanence en train de lutter comme tout le monde je prenais beaucoup de café pour arrêter à tenir j'avais des gros crashs d'attention en fin d'après-midi entre 16h et 18h et je devais lutter en permanence j'arrivais chez moi, j'étais rincé, je devais dormir trois quarts d'heure en arrivant chez moi après une journée de travail et puis déjà prendre beaucoup de café c'est interdit non ? alors il ne faut pas, idéalement les recommandations c'est de ne pas dépasser quatre tasses par jour parce que au delà il y a des risques de palpitations ça augmente l'anxiété et ça augmente les troubles du sommeil ce qui crée un cercle vicieux du coup on a de plus en plus de mal à s'endormir donc ça aggrave le retard de phase alors que le but c'était d'améliorer enfin donc Donc c'est compliqué, le café c'est bien avec modération, donc 3-4 tasses par jour maximum, c'est ce qu'il recommandait. Et surtout, moi je dis la dernière midi 13h, parce qu'en fait la demi-vie de la caféine, c'est le temps que met le corps à éliminer la caféine, c'est quand même plus long que ce qu'on pense. Donc pour les gens qui ont des problèmes à s'endormir, attention à la dernière tasse de café dans la journée, c'est souvent le premier facteur à aller regarder pour améliorer son endormissement. Et donc la théanime, pour moi, ça a fait disparaître mes crashs d'attention de l'après-midi parce que ça permet justement de maintenir une concentration stable et un calme stable au cours de la journée. Et notamment pour les personnes qui consomment soit du thé, soit du café, parce qu'il y a de la caféine dans le thé également. Mais pas que, il y a aussi des personnes qui ne boivent ni café ni thé, qui ont des bénéfices rapportés.
- Speaker #0
Mais comment, où est-ce qu'on en trouve ?
- Speaker #1
Alors, soit on en trouve dans le thé directement, mais le thé, c'est pareil. C'est comme le café, il n'est pas recommandé d'en consommer plus de 4 tasses par jour parce qu'en fait, ça diminue l'absorption du fer, le thé. Et donc, ça peut créer des anémies, surtout chez les femmes en fait, qui ont des besoins en fer très importants avec les menstruations. Donc, ça ne suffit pas 4 tasses de thé pour avoir l'apport en théanine qui conduit aux effets que je décris. Donc souvent, il faut passer... Alors, il y a le matcha qui est plus riche en théanine. Mais il faut aussi aimer ça, en consommer, en trouver dans sa vie quotidienne. Et puis sinon, c'est la supplémentation, c'est-à-dire des extraits concentrés, encapsulés. Dans des compléments alimentaires.
- Speaker #0
À part cet anime, qu'est-ce qu'il faut prendre chaque jour pour se supplanter, pour être en forme ? Parce que quand je vous écoute, effectivement, pour bien nourrir son cerveau, c'est bien s'alimenter. Donc, s'alimenter de ce qu'on mange. Et puis... Bien se supplémenter, puisqu'on a compris que le cerveau était dénutri. Donc, comment on fait ?
- Speaker #1
Ça, c'est super important. Déjà, ne pas caricaturer le message. Effectivement, les compléments ne poussent pas sur les arbres. Donc, c'est la base de tout. C'est une alimentation saine et équilibrée. Aucun complément ne remplacera une alimentation saine et équilibrée. C'est important de le rappeler pour plusieurs raisons, puisque l'alimentation va nourrir notre microbiote. Notre microbiote, il a besoin de fibres, il a besoin de beaucoup de végétaux. Donc, on manque de fibres dans l'alimentation française. Les produits ultra transformés, ces produits où il y a plus de 5 ingrédients, on ne reconnaît pas les aliments d'origine, il y a plein d'additifs chimiques compliqués sur l'étiquette. Ils sont pauvres en fibres, pauvres en nutriments, c'est des calories vides, ça augmente l'appétence à remanger, on prend plus de poids, le poids c'est inflammatoire, ça augmente le risque de dépression, de troubles du sommeil, etc. Donc, tout ça, c'est la base. C'est déjà diminuer les aliments ultra transformés, c'est 30% de l'alimentation française quand même, donc c'est énorme. Les aliments les plus vendus en solide, c'est le pot de patates tartinées et en liquide, c'est le soda bouteille d'un litre et demi ultra sucré.
- Speaker #0
Donc ça, c'est Nietzsche.
- Speaker #1
Ça, il faut commencer par là déjà. Si on veut améliorer son énergie, sa santé mentale, les méthanismes sont très clairs. Plus j'augmente la part d'aliments ultra transformés dans l'alimentation, plus j'augmente ma part de dépression et d'anxiété. Ça, c'est la base.
- Speaker #0
Il ne faut pas non plus complètement nous démoraliser, Guillaume. Il faut qu'on sorte quand même heureux de ce moment qu'on passe ensemble.
- Speaker #1
La bonne nouvelle, c'est que si vous appliquez ce que je vais vous dire, vous allez être plus heureux dans votre vie, puisque vous aurez plus d'énergie, plus de motivation. Plus de stabilité émotionnelle, moins de troubles de sommeil, moins de tension. Vous ne m'enlevez pas tout,
- Speaker #0
il ne faut pas enlever tout.
- Speaker #1
Alors ça, ça me rappelle en fait, une fois j'avais eu une patiente à qui j'avais fait une erreur à la première consultation, je lui avais dit, il faut réduire le chocolat, et elle s'était effondrée en larmes en me disant, vous voulez m'enlever la dernière source de plaisir que j'ai dans le monde ?
- Speaker #0
Ça, moi aussi, ce n'est pas ta dernière source de plaisir.
- Speaker #1
Les données, c'est-à-dire le plaisir qu'on a à manger, c'est très important. Et c'est pour ça aussi que la supplémentation est importante. parce que justement, il y a des personnes qui vont tout de suite attaquer le complément alimentaire en disant qu'on trouve tout ce qu'il faut dans l'alimentation. Il y a 80% des personnes qui n'atteignent pas les objectifs du Programme National Nutrition Santé et on en est au quatrième depuis 2001. Ça fait 25 ans que les institutions de santé publique se cassent les dents à essayer d'améliorer l'alimentation des Français. Et clairement, ils le disent eux-mêmes, ils ont échoué. L'épidémie d'obésité chez les enfants. c'est l'alimentation ultra transformée. Il ne faut pas chercher midi à 14h. C'est l'agro-industrie. En fait, on a une agro-industrie qui ne se préoccupe pas de notre santé et on a une industrie de la santé qui ne se préoccupe pas de l'alimentation. Et au milieu, il y a des millions de personnes qui cherchent des solutions et qui sont livrées comme ça à des injonctions contradictoires. Là, je suis en train de vous dire, il faut arrêter les aliments ultra transformés. On sort dans la rue, on voit des grands panneaux avec des aliments ultra transformés et qu'en dessous, manger, bouger. Ça n'a pas de sens. On est vraiment... Et quand on voit les décisions politiques qui ont été prises au niveau des décideurs, moi, j'ai des choses très simples que je propose. Interdisons les sucres ajoutés, cachés. C'est interdit de rajouter du sucre dans un aliment. Et déjà, rien que ça, ça aura un effet énorme sur la santé mentale de tout le monde. Parce qu'en fait, on pense manger des aliments qui sont bons pour notre santé, mais on ne se rend pas compte à quel point il y a du sucre rajouté. Et en plus, avec des additifs qui ne disent pas leur nom, des amidons modifiés, etc. On ne se rend pas compte que c'est du sucre. Exactement.
- Speaker #0
Et alors, il y a ça, et en plus, il y a une foison, une arrivée, une vague, une mode de compléments alimentaires dans lesquels, moi, personnellement, je suis complètement perdue. Donc, je veux bien donner à manger intelligemment à mon cerveau, mais quoi prendre ?
- Speaker #1
C'est pour ça que j'ai fait le dernier livre, parce que les personnes me disent « Alors, pourquoi avoir fait compléments alimentaires et santé mentale alors qu'il y avait bien nourrir son cerveau ? » Bien nourrir son cerveau, en fait, j'explique comment fonctionne le cerveau, de quoi il a besoin pour être bien nourri et donc d'avoir une bonne santé mentale. Dans complément alimentaire, c'est vraiment que je recevais chaque jour des questions sur concrètement comment je passe à l'action. Si je veux ce complément, comment je le choisis ? Quels sont les critères de qualité ? Quelles sont les doses ? Dans ma situation, etc. À quoi je dois faire attention ? Est-ce qu'il y a des situations, des précautions d'usage ? des conseils d'utilisation, et c'est ça que j'ai synthétisé. J'ai voulu un guide très concret, en fait, où vraiment, on n'a qu'à suivre les chapitres. Si je me dis aujourd'hui, c'est la théanine qui m'intéresse, je vais au chapitre théanine. Si je me dis, je veux tout comprendre des oméga-3, je vais aux oméga-3. Et là, d'ailleurs, je le dis dans le livre, c'est qu'il faut presque un doctorat en biochimie pour comprendre les oméga-3, parce que c'est vrai que c'est compliqué. Oui,
- Speaker #0
c'est compliqué. Je vous avoue que ce n'était pas facile.
- Speaker #1
vos deux premiers livres j'ai adoré celui-là je ne dis pas que je ne l'ai pas adoré mais il était plus aride pour moi plus difficile au début je comprends parce que c'est vraiment un guide scientifique ça j'ai voulu vraiment insister dessus parce que c'est très facile d'attaquer les compléments alimentaires en disant que c'est une industrie qu'on trouve tout et n'importe quoi et même les institutions publient des rapports pour dire attention sur les compléments alimentaires c'est dangereux et justement mon point c'est de se dire mais Merci. Il faut se reposer. Il y a trop de fébrilité autour de ce débat. Il faut un peu se poser. Les compléments alimentaires, déjà, il faut distinguer. Quand on fait un paquet complément alimentaire, on mélange tout et on ne peut plus rien dire derrière. Les compléments alimentaires, c'est des nutriments, c'est-à-dire des vitamines, des minéraux, des acides gras essentiels, donc les oméga-3, les vitamines, le zinc, le magnésium, par exemple. Ça, c'est dans l'alimentation. Et il y a beaucoup de personnes qui peuvent en manquer, qui peuvent manquer d'oméga-3, qui peuvent manquer de vitamine D, qui peuvent manquer de magnésium, qui peuvent manquer de folate. Moi,
- Speaker #0
je manque de tout ça. Vous faites une analyse, je manque de tout ça.
- Speaker #1
Et donc, dans ce cas-là, il y a beaucoup plus de bénéfices à se supplémenter qu'à ne pas se supplémenter. Donc ça, il faut faire attention au message de santé publique. La vitamine D, par exemple. La très grande majorité des gens a plus de risques à ne pas se supplémenter qu'à se supplémenter. Donc quand on dit attention c'est dangereux chez les nourrissons, oui c'est chez les nourrissons. Quand il y a eu des erreurs de dosage faites par des lectures d'étiquettes, c'est très rare. Il y a eu quelques cas qui ont été signalés, mais dans la population générale adulte, la majorité des gens ont besoin de vitamine D pour leur cerveau. Il y a des récepteurs à la vitamine D dans le cerveau qui ont été découverts il y a 15 ans.
- Speaker #0
En plus, ça a changé là, parce qu'avant, on nous donnait des ampoules. On disait une fois par mois, vous prenez la vitamine D. Et maintenant, la plupart des médecins le font. Et d'autres, plus érudits comme vous, nous conseillent au contraire d'en prendre tous les jours.
- Speaker #1
Oui, parce qu'effectivement, il y a des méthanistes qui ont suggéré que prendre une forme quotidienne et plus proche finalement de la physiologie de la vitamine D évite des bolus, c'est-à-dire des méga doses très concentrées, ponctuelles, qui pourraient créer... créer des déficits derrière. C'est ça qui est en train d'être étudié. Donc, c'est des données très récentes. C'est normal que les médecins n'aient pas le temps de lire les études, ne lisent pas forcément des PDF en anglais qui, en plus, peuvent être payants. C'est 40 euros le PDF. Donc, c'est pour ça que des personnes comme moi font ce qu'elles font, qu'elles essayent de faire de la vulgarisation, de la transmission de connaissances avec les livres, parce que le but, c'est d'accélérer les changements des pratiques de connaissances. Et c'est ça la science, ce n'est pas des vérités gravées dans le mar ou très figées, ça évolue. Et l'enjeu, c'est justement de s'adapter au fur et à mesure des données scientifiques. Et donc pour les compléments alimentaires, ça c'est la première partie. Il y a ensuite les probiotiques qui sont vraiment une catégorie à part, où c'est des bactéries vivantes. Et là, dès qu'on est sur le vivant, on est avec des bactéries vivantes qui rencontrent un microbiote. Donc c'est les bactéries qu'on a dans l'intestin. Donc ça, c'est une rencontre unique à chaque fois, parce que nous avons tous un microbiote différent. Et donc, il y a des méta-analyses dans la dépression, dans l'anxiété, dans le stress, dans la cognition, c'est-à-dire concentration, mémoire, et dans la cognition du sujet âgé, qui montrent une efficacité des probiotiques.
- Speaker #0
Quand vous dites méta-analyse, ça veut dire quoi ?
- Speaker #1
La méta-analyse, c'est le plus haut niveau de preuve scientifique. Méta, c'est au-dessus. Analyse, c'est je prends toutes les études existantes. Et ça, c'est la garantie que je ne choisis pas des études qui m'arrangent. Ça, c'est très important. Parce que quand quelqu'un dit qu'il y a une étude qui a montré que... Si on a la méta-analyse, on est certain que c'est un travail qui a pris tout ce qui existait. Parce que sinon, s'il y a neuf études qui disent blanc, une qui dit noir et qui dit c'est noir, ça ne sert à rien. Ma parole ne sert à rien. Donc méta-analyse, moi, c'était mon niveau d'entrée pour ce livre. Et il y a déjà 400 pages juste avec ça. J'ai dit, je ne parle que des compléments alimentaires où il y a au moins une méta-analyse qui a montré une efficacité. Et rien qu'avec ça, j'ai déjà sélectionné une vingtaine de compléments alimentaires qui, pour moi, sont prioritaires. Et les derniers, c'est les extraits concentrés de plantes, donc ce qu'on appelle la phytothérapie, par exemple, et où il y a des données d'efficacité. Mais pour moi, ça, je le mets à part, parce que c'est là-dessus, quand on dit que les compléments alimentaires sont dangereux, la plupart du temps, c'est là-dessus qu'est le sujet. Donc typiquement, avec le curcuma, il peut y avoir des problèmes au niveau du foie, où il faut faire attention, il y a eu des surdosages, etc. Oui, parce que pour moi, les extraits de plantes, ils peuvent se rapprocher plus du médicament en termes de profil. efficacité et sécurité. Et donc, il faut les manipuler avec précaution et avoir l'avis d'un professionnel de santé. Prendre des oméga-3 du DHA à 250 mg par jour, ça ne fait de mal à personne. Au contraire, c'est recommandé par l'ANSES, c'est l'apport recommandé. Donc, si on ne mange pas de poissons gras, c'est même indispensable. Il y a beaucoup de personnes qui n'ont pas les apports suffisants en DHA qu'on ne trouve que dans les poissons gras, dans l'alimentation. Ce n'est pas les graines de chika, ce n'est pas les graines de lin. Il y a plein de messages que je trouve contradictoires, y compris chez des scientifiques parfois, qui confondent les oméga-3, le DHA. En mangeant des oméga-3 végétaux, on ne les convertit pas en DHA et ce DHA, c'est un oméga-3 très important pour la membrane des neurones de notre cerveau.
- Speaker #0
Quand vous dites DHA, c'est quoi ?
- Speaker #1
C'est l'acide d'Ocosa-Hexa-Henry, donc je préfère dire DHA. Et en fait, c'est un oméga-3 très important qui assouplit la membrane de nos neurones. En fait, c'est comme la différence entre le beurre et l'huile. L'huile, c'est liquide parce que c'est plus insaturé. En fait, c'est des graisses plus mobiles à température ambiante. Et les oméga-3, c'est ce genre de graisse qui est plus agité, plus souple. Et donc, ça veut dire que notre cerveau va être moins encrassé et plus agile aussi et plus résilient. s'il a des bons imports en DHA pour la membrane de ses neurones.
- Speaker #0
En fait, ce que vous dites, c'est qu'en s'alimentant mieux et en se supplémentant, on va arrêter ce déclin cognitif vers lequel on va. Alors, sur le déclin cognitif, c'est un autre sujet qui est très important, qui est très complexe. Alors, pourquoi c'est complexe, encore plus complexe ? Parce que le déclin cognitif, c'est très lent. Et donc, en fait, les études, elles portent sur des années. Et quand vous faites des études sur des années, vous perdez des gens de vue. Donc, ça veut dire qu'il faut augmenter les tailles des études pour avoir un effet significatif. Sinon, on dit, vous avez perdu des gens, donc on ne peut plus rien conclure, finalement. Et en fait, ça coûte beaucoup d'argent. Et donc, ça veut dire qu'il y en a très peu et les niveaux de preuves, du coup, sont beaucoup plus faibles. Par contre, qu'est-ce qu'on sait ? On sait quand même qu'il y a des effets, en fait, de supplémentation. Et donc, je précise, en fait, de quels compléments il s'agit. Chez les personnes qui ont ce qu'on appelle un déclin cognitif léger, qui est un très mauvais terme parce qu'il n'a rien de léger, en fait. Au contraire, c'est une situation alarmante.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
C'est, en fait, un état qui précède... Les démences, en fait, c'est... En fait, c'est... Vous fonctionnez encore dans votre vie, mais vous commencez à avoir des problèmes de concentration et de mémoire assez importants, mais pas suffisamment pour que ça conduise à un diagnostic en disant il faut une intervention thérapeutique. Voilà. Donc les consultations mémoire sont dédiées à ça. Donc c'est des centres spécialisés pour les personnes qui commencent à avancer en âge et qui se posent la question de savoir est-ce que j'ai un trou parce que je commence vraiment à avoir des problèmes de mémoire et mes proches... me disent que je commence vraiment à oublier des choses, je permets que les tout le temps, j'oublie des dates qui étaient importantes pour moi, j'oublie tout le temps les prénoms, etc. Plus que d'ordinaire, j'insiste là-dessus, il faut que ce soit différent par rapport à l'état antérieur. Si c'est une personne qui, de base, déjà, avait une mauvaise mémoire, bon, parfois, ce n'est pas grave, mais ça vaut toujours la peine, en tout cas, de faire un bilan, parce qu'en fait, plus on agit tôt, et plus on est efficace. Et ce que montrent les études de supplémentation, C'est que, justement, supplémenter peut avoir un intérêt, notamment avec le trio B6, B9, B12. Donc, j'explique la controverse dans le livre parce que tout le monde n'est pas d'accord sur le plan scientifique, sur les données, les résultats, les interprétations. J'ai encore quelqu'un qui m'a écrit, j'ai vu une vidéo sur YouTube. Il y a des médecins qui ne disent pas pareil que moi. Il y a d'autres médecins qui prennent la parole. et par contre... Pour expliquer, et je commence par ça dans le livre, c'est comprendre pourquoi on ne dit pas tous la même chose. La première explication, c'est déjà qu'on n'a pas la même spécialité. Moi, je suis psychiatre et je parle de santé mentale. Souvent, des médecins qui tiennent d'autres discours vont parler, par exemple, de la santé cardiovasculaire, du cœur, donc typiquement pour les oméga-3. Donc, ils vont dire, attention, les oméga-3, ça ne sert à rien, c'est dangereux. Mais ça, on parle du cœur et on parle d'études américaines. En fait, les oméga-3 en Amérique, ils n'ont pas le même niveau de contrôle qu'en Europe. Ils ont plus d'oxydation, donc ça peut être plus dangereux, etc. Les modes alimentaires ne sont pas les mêmes. Il y a 60% d'aliments ultra-transformés aux États-Unis, donc c'est encore deux fois plus que chez nous. Il y a plein de facteurs à prendre en compte. Donc, ça perturbe les gens, et je comprends ce qu'ils me disent. Mais vous dites, ah, quelqu'un dit B, à qui je dois croire ? Oui,
- Speaker #1
qu'est-ce qu'on fait ?
- Speaker #0
C'est pour ça que j'explique tout dans le livre. Après, c'est vrai que le plus compliqué, c'est à qui je délègue ma confiance. Et ça, c'est vrai qu'à un moment donné, il faut faire confiance à la parole de quelqu'un. Et ça, je n'ai pas la main là-dessus. S'il y a des personnes qui décident de m'accorder leur confiance, moi, je pense qu'elles font un bon choix. Après, je ne peux pas les convaincre que c'est à moi qu'il faut accorder la confiance. Tout ce que je dis est sourcé. C'est vraiment ça le plus important. C'est n'écoutez pas ma parole. Écoutez vraiment les études dont je parle, les sources scientifiques. Faites-vous votre opinion autant que possible. J'essaye de donner les clés dans le livre. C'est pour ça que vous disiez que c'était ardu parce que je commence. Par la partie méthodologie, j'explique ce qu'est une étude scientifique, comment l'interpréter, pourquoi les gens avec la même étude vont dire des choses différentes. Et c'est vrai que c'est ardu, je le savais, mais c'était indispensable pour moi pour montrer que c'est sérieux, en fait. Bien sûr. Que c'est pas du bullshit, en fait, parce qu'il y a des personnes qui connaissent pas le domaine. Moi, j'ai passé 18 mois sur chacun des livres, donc c'était un énorme travail de revue de littérature que j'ai fait. Après, il y a des personnes qui n'ont pas lu les livres, qui vont dire, oui, mais un livre, ce n'est pas relu par des pairs PIRS, donc ça n'a pas de valeur. C'est quand même un travail de revue scientifique de niveau universitaire que j'ai fait, qui est à la disposition de tout le monde, dont je parle dans mes vidéos et sur mes posts Instagram. Je mets toujours les sources scientifiques. Donc, c'est accessible aussi pour les personnes qui veulent avoir les bases, s'informer. J'ai aussi fait un e-book qui est disponible.
- Speaker #1
Il y a une chose aussi que vous dites, c'est que... souvent, on donne aux gens des compléments alimentaires qu'ils ne prennent pas. Ça arrive extrêmement souvent.
- Speaker #0
Oui, il y a des personnes qui me disent à chaque fois, mes boîtes, je les jette parce que je les retrouve dans les placards, je n'y arrive pas. Je pense que la clé de ça, c'est pour ça que c'est de comprendre ce qu'on fait et pourquoi on le fait. C'est ce qui s'appelle la littératie. C'est le niveau de connaissance scientifique de la population. Et pour moi, c'est au moment de la pandémie de Covid-19 qu'on a vraiment augmenté le niveau de littératie de la population, parce que là, d'un coup, tout le monde a vu dans sa vie quotidienne, dans le confinement, l'impact qu'avait la santé, un virus, sur notre vie à tous. Et on attendait tous les résultats des essais contrôlés randomisés. Et là, les gens ont commencé à se poser la question, c'est quoi un essai contrôlé randomisé ? Comment on fait une étude scientifique ? Combien de temps ça prend ? Comment on en arrive à la conclusion, ça marche ou ça ne marche pas ? Et donc ça, ça a vraiment fait faire un bond. Et depuis, par contre, j'ai l'impression qu'on recule. Et c'est ça que j'essaye d'aller à contre-courant, en fait. C'est à nouveau d'essayer vraiment de diffuser, d'intéresser, de vulgariser autour de ça. Parce que c'est vraiment très, très, très important. Par exemple, moi, je ne parle jamais de preuves. Je parle de signaux, en fait. Les études, elles donnent des signaux. Et une preuve, c'est une convergence de signaux. Où au bout d'un moment, on dit, ok, on a suffisamment de signaux pour dire, là, on peut y aller. Et mon point, c'est de dire... La psychonutrition, là, on a des méthanismes depuis 2019. Moi, c'est comme ça que j'y suis arrivé. Un grand méthanisme publié sur les compléments alimentaires concentrés, qu'on appelle les nutraceutiques, en 2019, dans World Psychiatry, la plus grande revue, la plus prestigieuse de psychiatrie au niveau mondial. Après, trois ans plus tard, des recommandations pour la pratique, 2022. Et là, je me dis, on est en 2026 et encore les gens me disent... où est-ce que je trouve mes compléments alimentaires, c'est pas remboursé, mon médecin n'y connaît rien. Mais c'est vrai, ça aussi. C'est vrai, c'est la réalité.
- Speaker #1
Il y a plein de médecins qui ne savent pas quoi nous conseiller.
- Speaker #0
Mais j'ai aussi beaucoup de médecins qui m'écrivent pour me demander des formations, qui ont lu les livres, etc. Donc les choses, j'ai un message d'espoir, c'est que les choses bougent. Voilà, ça c'est lent, c'est trop lent. Mais vraiment, je vois des différences chaque année. On passe des étapes quand même. Il y a de plus en plus de médecins et pas qu'en psychiatrie. J'ai des collègues d'autres spécialités en oncologie, en pédiatrie, beaucoup. Parce que chez les enfants, on cherche beaucoup de solutions aussi. En gynécologie, il y a vraiment de plus en plus de médecins qui sont vraiment attentifs au cerveau. Je prends l'exemple de la périménopause, par exemple.
- Speaker #1
On vous guide ça parce que vous me regardez. Vous pensez que... Moi, j'ai également...
- Speaker #0
Pas du tout, j'ai dit ça parce qu'en fait, 80% des personnes qui me suivent sont des femmes. Et au sein des femmes, la périménopause est un vrai sujet, en fait, à la fois scientifique, parce qu'il y a des données émergentes très, très, très intéressantes sur les différences de fonctionnement du cerveau au moment de la périménopause. On a découvert l'ostrobolome, c'est une partie du microbiote spécifique au métabolisme des oestrogènes chez les femmes. qui est modifiée pendant la périménopause et qui a une implication sur les récepteurs dans le cerveau aux oestrogènes. Donc en fait, autant les bouffées de chaleur, tout le monde les attribue à la périménopause, autant le brouillard cognitif, les problèmes de concentration, de mémoire, etc., il y a plein de gens qui passent à côté, y compris chez les professionnels de santé, parce qu'on ne fait pas le lien, et ça peut commencer assez tôt. Il y a des symptômes précurseurs dès 35 ans chez certaines femmes. Et donc, on passe à côté en visant le cerveau directement, alors qu'en fait, c'est un problème de régulation hormonale et qu'il y a des études qui montrent aussi l'efficacité de ça.
- Speaker #1
Mais alors, justement, vous, qu'est-ce que vous dites quand vous dites « on ne fait pas le lien » , c'est quoi le lien alors qu'il faut faire ?
- Speaker #0
Le lien, en fait, c'est tout simplement... Enfin, simplement... C'est, je me nourris, mes aliments arrivent dans mon microbiote. Mon microbiote, c'est des bactéries, un paquet de bactéries qui va m'aider à les digérer et à extraire ce qui est important pour moi dans mon alimentation. Donc déjà, il faut que mes aliments, à la base, ils contiennent ce qui est important pour moi. Donc déjà, il faut regarder ce que je mets, j'ai les matières premières déjà pour tout, et notamment pour mon cerveau. Ensuite, il faut que les bactéries, elles soient en bonne santé. Si elles ont été décapées par des antibiotiques à répétition, par des gastroentérites... qu'il y a plein de facteurs en fait, ou simplement que je n'ai pas la chance d'avoir un bon microbiote de base, parce qu'en fait le microbiote se construit dans les trois premières années de la vie, et donc après il y a des personnes qui peuvent avoir des manques de certaines souches, de certaines fonctions, et qui expliquent ensuite des pathologies chroniques. Là en ce moment il y a une grosse étude qui vient de sortir sur Parkinson, maladie de Parkinson et le microbiote, donc en fait on prend conscience du rôle des bactéries dans beaucoup de pathologies, y compris du cerveau.
- Speaker #1
Il y a une épidémie de burn-out aussi. Est-ce que ça a un rapport avec le microbiote ?
- Speaker #0
Ça, il n'y a pas eu d'études qui l'ont étudié parce que le burn-out n'est pas un diagnostic médical. Par contre, moi j'ai la conviction que notre vulnérabilité est liée à notre affaiblissement du microbiote. C'est-à-dire qu'au même titre qu'on voit un effondrement de la biodiversité dans notre environnement, il y a un effondrement de la biodiversité dans notre microbiote qui est démontré scientifiquement. Ça veut dire qu'on a de moins en moins de bactéries et de moins en moins de diversifiés, ce qui s'explique. complètement par notre alimentation et notre mode de vie. Et à partir de là, en fait, on développe des pathologies chroniques, inflammatoires, donc immunitaires, allergiques, mais aussi fragiles. Exactement. On a plus de troubles du sommeil, on est plus irritable, on a moins d'énergie, moins de motivation, on se réveille fatigué le matin, et tout ça, ça peut être en lien avec un microbiote affaibli. Le problème actuel, c'est qu'on n'a pas de dosage individuel. C'est-à-dire, je ne peux pas savoir si mon microbiote est sain ou pas sain parce qu'on n'arrive pas à définir ce qu'est un microbiote sain parce qu'il y a trop de variations de microbiote d'une personne à l'autre.
- Speaker #1
Non, mais vous m'aviez complètement perdue parce que moi, ce que je veux comprendre, c'est la solution.
- Speaker #0
La solution, en fait, moi, j'ai des solutions par étapes. On a parlé de la première solution déjà sur l'alimentation.
- Speaker #1
L'alimentation, c'est réussir à bien s'alimenter.
- Speaker #0
Déjà, supprimer les aliments ultra transformés au maximum. Ce qui ne veut pas dire, pour les occasions festives, on peut toujours faire des cheat meals, des écarts, c'est OK. Mais par contre, il faut que ça reste exceptionnel. Et donc, manger le moins transformé possible, c'est déjà un des plus gros impacts pour nourrir son microbiote, nourrir son cerveau. Ensuite, il y a diversifier au maximum tous les aliments. Voilà, maximum de végétaux différents. Tout ça, plus je diversifie et plus je vais apporter des nutriments différents. Et donc, mon corps saura faire ce qu'il faut pour... prendre le nutriment dont il a besoin. Et ensuite, bien sûr, l'activité physique, la connexion aux autres, ne pas s'exposer autant que possible à un patron qui va nous harceler. Il y a des choses qui ne dépendent pas de nous.
- Speaker #1
Essayer de prendre soin de soi,
- Speaker #0
être protégé autant que possible. Et après, mon point, c'est comment faire face à l'adversité, comment être le plus résilient et le moins vulnérable possible. Et c'est là où la supplémentation peut être un levier d'action. Si je sens que mes besoins sont trop importants, qu'avec l'alimentation, j'y arrive pas, les compléments alimentaires sont un levier d'action parmi les autres. Et donc là, dans l'ordre de priorité, c'est vraiment les études épidémiologiques qui le disent. C'est les oméga-3, la vitamine D, le méthylfolate, le zinc. C'est ce qui est recommandé dans les recommandations internationales.
- Speaker #1
Pour moi,
- Speaker #0
c'est ceux qui sont prioritaires. Après, bien sûr, là, en fait, ce que je dis, c'est basé sur des données épidémiologiques. Donc, c'est des probabilités. C'est-à-dire, si je prends une personne au hasard dans la population et qu'on me dit quelles sont les insuffisances en termes de probabilités les plus fréquentes que va avoir cette personne, c'est les oméga-3, c'est la vitamine D, c'est les folates et après, le zinc. Le zinc, en fait, ça vient du fait qu'on est en train de végétaliser l'alimentation, ce qui est une bonne nouvelle. On consomme plus de céréales complètes, plus de pain complet, plus de pâtes complètes. C'est recommandé parce qu'il y a plus de fibres, donc ça, c'est bien. Le problème, c'est que ces aliments contiennent des citates et en fait, c'est des... capteurs de nutriments qui vont maintenir les nutriments dans l'intestin. Et donc, on va absorber moins de zinc, moins de magnésium, par exemple.
- Speaker #1
C'est ça, c'est-à-dire qu'on essaye de faire bien, mais à chaque fois, il y a un truc qui nous dit « Non, en fait, vous ne faites pas bien » .
- Speaker #0
Et c'est pour ça que je dis que c'est très compliqué. C'est pour ça que les personnes qui disent « Il suffit de bien manger » , il faut y aller. Parce que si vous regardez les apports en magnésium, il y a 70% des personnes qui n'atteignent pas les objectifs d'apport en magnésium. Le magnésium, on va le trouver, alors certes, dans le chocolat, mais on va dire qu'il ne faut pas dépasser 2 carrés par jour. On va le trouver dans les amandes.
- Speaker #1
Déjà, je ne dépasse, j'en mange pas. Déjà, c'est dépassé, c'est mort. Dans les amandes ?
- Speaker #0
Dans les amandes, on va le trouver dans certains aliments, mais qui sont finalement caloriques. Les amandes, par exemple, on ne dit pas plus d'une poignée par jour, parce que sinon, c'est très calorique, ça va très vite. Donc, soit vous êtes grand sportif ou avec un fort métabolisme. Et c'est OK, sinon, vous allez stocker en termes d'énergie et donc de poids. Et donc, ce n'est pas l'objectif recherché. Donc, en fait, le magnésium, c'est compliqué. Et donc, il y a plein de choses qui sont compliquées comme ça, en fait. Et il faut parfois une vraie formation pour bien manger. Et ça, ça devrait être enseigné dès l'école. J'ai beaucoup d'enseignantes qui m'écrivent, d'institutrices qui me demandent est-ce que je peux diffuser l'ebook aux parents des élèves, parce que je vois bien l'effet de l'alimentation sur les enfants. On le voit à l'œil nu chez les enfants parce qu'ils ont encore moins de régulation en termes de cerveau. Le cerveau est en cours de maturation, donc ils n'ont pas de cortex préfrontal mature. Donc ils ont plus de problèmes à réguler leurs émotions et leur impulsivité, leur irritabilité, leur concentration. Et donc en fait, l'effet de l'alimentation est encore plus visible chez les enfants. Et c'est vrai que la pyramide alimentaire qu'on nous a enseignée, elle est en train d'être revue. Et il y a beaucoup de choses qui mériteraient d'être revues dans les recommandations pour les enfants.
- Speaker #1
qui mériterait d'être revu. Je voulais quand même, parce que je vous embête, je vous embête parce que je vous titille, mais je voulais quand même lire, parce que dans vos livres, il y a beaucoup de témoignages. Il y a un témoignage qui m'a beaucoup touchée, qui est celui de Luc, qui a 63 ans, et qui dit quand même que... Luc, il n'allait pas bien du tout. Il était en dépression, ça n'allait pas. Et il dit, en toute objectivité, mon état s'est radicalement amélioré depuis la fin de l'été. Même si j'ai encore peu d'envie, j'ai retrouvé de l'énergie. Je n'ai aucune idée noire. C'en est d'ailleurs impressionnant, car c'est très nouveau pour moi. Je construis quelques projets, j'ai pris un coach sportif qui m'aide à me bouger, je dors bien, je suis beaucoup plus serein au quotidien. Ma libido, complètement éteinte depuis 6 ans, est réveillée. Écoutez Luc, je suis là, même à 63 ans, je suis là. Je suis vraiment dans une autre disposition d'esprit. Ce que je vis est nouveau pour moi. Ce sont des changements spectaculaires. Le résultat est sans appel. Et ça, c'est parce qu'il a suivi vos recommandations de supplémentation sur les compléments alimentaires.
- Speaker #0
En fait, quand on lit ces témoignages, on peut se dire, entre guillemets, il y a plusieurs choses qui peuvent déclencher du scepticisme dans les témoignages. Déjà, on peut dire que j'ai choisi les témoignages qui m'arrangent. Alors là, pour le coup, je le dis, je choisis dans le livre des témoignages de ce qu'on appelle les super-répondeurs, c'est-à-dire les personnes qui ont les effets les plus marqués des interventions de psychonutrition. Et c'est très important d'un point de vue de la recherche, parce que c'est ce qu'on appelle la recherche qualitative. C'est-à-dire que les tableurs Excel, les chiffres, les statistiques, c'est très important, mais ça ne suffit pas à capter tout ce qui se passe en fait, tout l'impact d'une intervention sur la vie des gens. Il y a des choses qui peuvent être captées que par le langage, par la subjectivité de ce que les personnes vont rapporter. Et donc, en fait, moi, j'ai choisi de mettre les témoignages parce que j'ai reçu, alors c'est quelques personnes, ce n'est pas beaucoup de critiques, mais il y a des personnes qui ont été un peu interpellées dans un livre, par ailleurs scientifique, de voir des témoignages, notamment que j'ai reçus d'abord par les réseaux sociaux, puis après, donc, par des messages directs.
- Speaker #1
Et vous n'avez pas changé les prénoms ?
- Speaker #0
Non, non, tous ces témoignages sont consultables sur les réseaux sociaux. Moi, j'ai trouvé toutes les sources, tout ça. Enfin, tout est réel. De toute façon, je pense que quand on les lit, on se rend bien compte que je ne vais pas le tuer. C'est des humains.
- Speaker #1
Au contraire, je trouve que c'est très frais et ça donne envie.
- Speaker #0
C'est ça. Justement, j'ai mis ça aussi pour aérer un peu parce que c'est vrai que sinon, c'est un peu condensé. C'est dense en informations et ça peut paraître austère. Moi, je voulais mettre de l'humain, du vécu, de montrer concrètement comment ça change la vie des gens. Et aussi, c'est pour montrer que ce n'est pas que du placebo, parce que c'est pour ça qu'au début, j'explique ce qu'est un placebo. Donc, le fait qu'il y ait des personnes qui prennent une gélule sans principe actif, elles peuvent déclencher des mécanismes dans le cerveau qui vont améliorer leur état. Mais là, tout ce que je décris a prouvé sa supériorité sur le placebo. Donc, ce n'est pas du placebo. Ça, c'est vraiment important. Parce qu'il y a encore beaucoup de personnes qui vont dire, OK, les compléments alimentaires, ça ne peut pas vous faire de mal. Par exemple, ça, c'est le genre de choses que les gens m'écrivent. Ils disent, je suis allé voir mon médecin et voilà ce qu'il m'a dit. Tous les jours, je reçois ce genre de messages. Et je leur dis, OK, il ne l'a pas encore lu, il ne sait pas encore, etc. Et j'ai de la peine pour les personnes qui m'écrivent ça, parce qu'effectivement, elles font la démarche d'aller voir leur professionnel de santé en toute humilité. Et puis, elles reçoivent comme ça un peu un rideau. Par contre, il y a aussi des professionnels qui se sont intéressés, qui sont curieux, qui veulent en savoir plus. Surtout, il y a un effet aussi de génération. C'est-à-dire qu'en fait, les nouvelles générations de médecins, et pas les plus récentes, c'est déjà depuis 20 ans, je pense qu'on a vraiment été de mieux en mieux formés à être ouverts, et notamment sur des données scientifiques, à remettre en question nos pratiques, et que ça, c'est quand même quelque chose qui va dans le bon sens. J'ai quand même envie de donner un message d'espoir à tout ça.
- Speaker #1
Message d'espoir, le dernier mot de la fin, ça serait quoi ?
- Speaker #0
Dernier mot de la fin, je pense que c'est de rester ouvert à toutes les nouvelles données scientifiques. Moi, en tant que chercheur, j'ai la même démarche que l'enfant ou que le philosophe, c'est-à-dire vraiment, j'essaie d'être dans un état d'ouverture complète et de remise en question permanente de ce que je pensais acquis, de mes croyances. Et effectivement, il y a des connaissances tous les jours que je remets en question. Enfin, il y a des choses que je pensais acquises. y compris en tant que médecin ou dans ma vie, et qu'après, je vais les vérifier, et je me rends compte que pas du tout. Donc, j'invite vraiment les personnes à aller challenger, remettre en question, se renseigner là-dessus, et vraiment de ne pas négliger l'impact de ce qu'on fait rentrer dans notre corps. Vraiment, notre biologie a besoin de molécules pour bien fonctionner. Et avant de se poser d'autres questions, déjà de s'assurer qu'on nourrit bien son cerveau, parce qu'un cerveau mal nourri, c'est comme sortir un t-shirt en hiver. On est exposé à absolument tout. Et en fait, une journée ne va pas du tout se passer de la même façon selon qu'on a un cerveau bien nourri ou mal nourri.
- Speaker #1
Alors aujourd'hui, vous avez bien nourri votre cerveau ?
- Speaker #0
Ah oui, maintenant, c'est ma priorité numéro une pour moi et pour mes enfants. Parce que la santé de la famille passe aussi par la santé de chacun de ses membres. Donc de vérifier que tout le monde a un cerveau bien nourri.
- Speaker #1
Et si moi, j'ai mangé un carré de chocolat hier soir à 1h du matin, mais à 98%, j'ai mal nourri mon cerveau ou je l'ai bien nourri ?
- Speaker #0
Moi, je dis bravo parce qu'en fait, 98%, c'est beaucoup de polyphénol, beaucoup de magnésium. Et donc, en fait, c'est plutôt positif. Il y a des mécanismes qui montrent que consommer du chocolat, mais attention, que du chocolat noir, et dans les études, c'est au-dessus de 70%. Et c'est vrai que moi, je suis même plus que ça. C'est-à-dire que je vais regarder. En fait, il faut avoir conscience que le pourcentage qui reste, c'est du sucre. En fait, plus vous vous rapprochez de 100% et moins il y a de sûrs. Moi, j'ai tendance à dire, prenez le maximum que vous pouvez en termes de pourcentage de cacao. Et ça reste un bon aliment et un plaisir, le chocolat. Donc, il ne faut pas l'évincer.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Guillaume Fon. Merci.
- Speaker #0
À bientôt.
- Speaker #1
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