- Speaker #0
Bienvenue chez Cerveau Puissant, le podcast des phrases qui réveillent. Un espace où l'on parle de ce qui façonne une vie, des pas qu'on dépasse, des mots qui sauvent, des chocs qui révèlent, des valeurs qui tiennent debout. Chaque semaine, je vais chercher la phrase fondatrice d'une personnalité, une phrase qui a construit, brisé, transformé ou sauvé. Parce que certaines paroles deviennent des boussoles, parce que tout commence par une prise de conscience, parce que chacun porte en lui une lumière en attente. Et j'ai la chance d'être soutenue pour ce podcast par l'agence de communication Surf. Il y a des femmes que la France a vues bien avant de les connaître. Mon invitée aujourd'hui, la France l'a d'abord croisée à l'écran. Elle avait 20 ans, un sourire désarmant, et elle est entrée dans la vie de toute une génération sous un autre nom. Cachou. Classe mannequin M6. Une France entière qui découvrait une jeune femme lumineuse, drôle, naturelle. Déjà, cette élégance qui ne s'affronte pas. Puis, on l'a retrouvée plus tard, encore à la télévision, sur son vrai nom, dans RSI Police Scientifique. Comédienne installée, choisie pour sa précision autant que pour sa présence. Et aujourd'hui, plus de 400 000 personnes la suivent sur les réseaux, pour ses recettes, ses photos de Normandie, sa cuisine simple et belle, sa vie qu'elle partage avec une générosité qui n'est jamais une mise en scène. Mais ce que je veux raconter avec elle aujourd'hui, c'est autre chose. Quelque chose de plus rare, de plus précieux. C'est une femme qui a pris son temps. qui a connu le succès très jeune sans le laisser la définir, qui a rêvé d'un cinéma qui n'est pas forcément venu et qui en parle aujourd'hui avec une lucidité qui force le respect, qui a écrit son premier livre à 49 ans, son troisième à 53, qui s'est mariée à 51 ans avec l'homme qu'elle aimait depuis plus de 13 ans, qui co-écrit aujourd'hui avec sa propre naturopathe son dernier livre. Anne-Charlotte Pontabry est belle, libre, accomplie. Mais ce qui me touche le plus chez elle, c'est sa fidélité. Fidélité à elle-même, fidélité au temps long, fidélité à ce qui compte vraiment, quand le bruit du monde voudrait nous faire croire qu'il faut courir. Je suis très heureuse, Anne-Charlotte, de te recevoir aujourd'hui.
- Speaker #1
Mais dis donc ! Mais moi aussi, je suis très heureuse d'être là. Mais qu'est-ce que tu écris bien, tu dois aussi écrire des livres, toi. C'est ce que je me suis dit hier. Ah mais bien sûr, pas des livres de recettes, mais des romans d'amour, d'amitié, de tout. Qu'est-ce que tu écris bien, c'est beau !
- Speaker #0
Bah écoute, je voulais te mettre en lumière, comme je t'ai dit, ça comptait vraiment beaucoup pour moi de te recevoir aujourd'hui, parce que je sais que je te connais. Je crois sous un autre regard, et c'est ça dont on va parler aujourd'hui. J'ai envie qu'on apprenne à découvrir un peu plus tel que moi je te connais. Alors, chez SavoPuissant, on commence toujours de la même manière, par une phrase, une citation qui te tient à cœur et qui te définit, est-ce que tu peux nous la partager aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors moi, je pense que le positif apporte le positif. Et que si on est positif dans la vie, nous arrivent des choses positives. Alors que si on est négatif, qu'on pense toujours négatif, qu'on voit le verre à moitié vide, C'est une vraie expression, le verre à moitié vide ou le verre à moitié plein. Et honnêtement, je suis aussi entourée de gens qui voient le négatif et ça me choque en fait à chaque fois ces gens-là. Parce que t'as l'impression qu'au bout du compte, toute la misère du monde leur tombe sur les épaules, alors que les gens qui pensent positif, il leur arrive plein de choses super. Donc moi j'essaye de faire ça parce que je trouve que la vie est bien plus belle quand on la voit du côté positif.
- Speaker #0
Alors ce qui est vrai, c'est que cette phrase, quand on connaît ta vie, ça te caractérise énormément parce que tu as eu plusieurs vies, plusieurs métiers, plusieurs passages, plusieurs étapes importantes, certaines très joyeuses, d'autres plus douloureuses. Donc tu as d'abord eu le succès très jeune. Comment tu pourrais te résumer aujourd'hui à quelqu'un qui ne te connaît absolument pas ?
- Speaker #1
Donc je suis une femme mariée avec deux grands garçons maintenant. J'ai eu différents métiers, comme tu dis, toujours dans le milieu artistique. Ça, c'est quelque chose que je voulais faire depuis toujours. Je n'étais pas une grande fan de l'école ni des études. Je suis allée au bout du bout parce qu'il fallait, mais depuis toute petite, je voulais être actrice. Je voulais travailler dans le milieu artistique. Dès que j'ai eu mon bac, je ne voulais pas faire d'études secondaires. Je voulais voyager, rencontrer du monde, gagner ma vie, faire des choses qui me plaisaient. Et j'ai eu la chance de pouvoir le faire et que ça marche et que je vive de mon métier très jeune. C'est vrai que ce n'est pas donné à tout le monde, mais j'ai quand même travaillé dur. On a de la chance, mais je suis assez perfectionniste. Et quand je fais les choses, j'essaye de les faire du mieux que je peux. Donc, ce n'est pas forcément parfait, mais en tout cas, moi, j'y ai mis ma perfection. C'est-à-dire que j'ai vraiment fait le max que je pouvais faire pour que ce soit bien et que je considère que ce soit montrable aux autres. Donc, j'aime faire les choses bien. Et encore une fois, pour une autre personne, ce ne sera peut-être pas assez bien. Mais voilà, c'est vrai que j'ai fait plein de choses. Et toujours des choses qui me plaisaient, parce que je ne fais aujourd'hui toujours pareil que des choses qui me plaisent. Parce qu'on n'a qu'une vie et que tant qu'à faire, profiter de chaque jour pour faire des choses qui nous font du bien. Et voilà, que ce soit dans la vie privée ou dans la vie professionnelle.
- Speaker #0
Alors ce qui est drôle, c'est que t'es vraiment effectivement, c'est vrai que t'es une ambitieuse. Et tu as ce succès très jeune, cachou, c'est vrai que t'es à la télévision, tout le monde te découvre comme ça. Et puis à un moment, tu m'as raconté, c'est une période un peu moins faste. Et à ce moment-là, au lieu de « tu rêves de cinéma, le cinéma ne vient pas à toi » , mais tu te dis, en fait, tu es assez curieuse parce qu'on te dit, mais en fait, tu devrais aussi passer derrière la caméra. Ce n'est pas inintéressant et tu te retrouves en fait à faire un deuxième métier.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux nous parler de cet épisode ? En fait, j'ai quand même tourné longtemps dans les séries télé. J'ai eu un petit rôle au cinéma dans Jet Set, mais qui était très anecdotique. Évidemment, je rêvais de faire du cinéma. Je regardais Les Césars depuis que je suis toute petite, tous les ans. Je rêvais de faire un rôle. Attends,
- Speaker #0
ça va finir. Peut-être que tu vas finir par avoir un grand rôle.
- Speaker #1
On va savoir. Tu sais ce que la vie nous réserve. Non, je me dis, il n'y a pas de porte fermée à ce que je revienne à la télé. Tu vois, récemment, j'ai déjeuné avec un producteur avec qui j'ai travaillé longtemps sur RIS, police scientifique. Et on a travaillé ensemble pendant quatre ans sur cette série. J'avais un des rôles principaux. Mais c'était une série où il y avait plusieurs rôles. Et il fait plein de choses aujourd'hui. On a déjeuné ensemble récemment. Et on s'est dit... ce serait super de retravailler ensemble donc tu vois je me dis why not peut-être que ça arrivera peut-être pas demain je sais pas mais j'aimerais beaucoup en tout cas je lui ai vraiment fait part de mon envie de repartir sur une belle aventure de tournage et en plus avec lui qui est un super producteur by the way et donc c'est génial de travailler avec des gens talentueux mais le cinéma why not j'y crois pas c'est plus ton rêve je me dis Oui, voilà. En tout cas, aujourd'hui, c'est sûr que je suis plus exigeante sur ce que je veux faire. Et on m'a proposé des séries télé il y a quelque temps. J'ai même pas eu envie d'aller au casting. Tu vois, donc je sais ce que je veux et je sais ce que je ne veux plus. Et ces castings-là, j'aurais eu 20 ans ou 25 ans, mais je les aurais bossés comme une malade et j'y serais allée, évidemment. Aujourd'hui, j'ai plus envie de faire ce genre de choses. Voilà. Si je retourne à la télé, c'est pour un rôle où vraiment... J'ai super envie de le faire. Donc, on verra bien. On verra bien.
- Speaker #0
Et donc, on a... Oui, alors on a zappé le truc. Il y a des montages et tout que je trouve très amusants. Oui,
- Speaker #1
et alors en fait, à un moment donné, j'avais plus de proposition. C'était vraiment le creux de la vague et j'en ai connu plusieurs. Et justement, à un casting pour je ne sais plus quoi d'ailleurs, je rencontre quelqu'un qui me dit qu'il fait du doublage de séries télé, de dessins animés, de trucs comme ça. Et je me dis, ah mais génial ! Parce que c'est une autre facette du jeu de comédien. mais où t'es derrière la caméra, on te voit pas, on t'entend simplement. Et ça m'intéressait de faire ça, parce que je trouve que c'est un autre boulot du métier de comédien, mais il faut vraiment choper la personnalité de l'acteur, lui donner sa voix, tout en respectant sa personnalité et le rôle qu'il a joué. Et donc ça m'intéressait vachement de toucher à ça. Et donc là, je suis vraiment partie de zéro de moins que zéro. Parce que le casting, le comédien qui me dit ça, il me dit, il faut que tu ailles chez Dubbing Brothers, qui est une grosse société de doublage, je pense la plus grosse en Europe, où ils sont à Aubervilliers, ils ont un immense bâtiment, où là, je ne sais pas combien de studios à l'intérieur. Et puis, tu frappes aux portes et tu demandes si tu peux assister pour écouter et voir comment ça se passe, et tu apprends sur le tas. Il y avait une petite poussière. Et du coup, j'ai fait ça. toc, toc, toc, bonjour. En fait, ce n'était pas toc, toc, mais parce qu'en fait, quand tu arrives très tôt, tous les directeurs de plateau sont là avec leur café, leur cigarette et ils attendent de commencer à travailler. Et c'est là que tu dois... Et leur dire bonjour, est-ce que je peux assister ? J'aimerais beaucoup apprendre et tout machin. Et donc, comme j'avais l'air pas trop désagréable, les gens me font rentrer. Et donc, j'ai écouté comme ça et j'ai fait comme ça des semaines où je viens, je m'assois sur le canapé toute la journée, j'écoute. Il faut vraiment avoir beaucoup d'humilité. Et au final, on te dit, tiens-toi là, viens, tu vas faire une petite ambiance. Et une ambiance, t'es entre 5 et 10 derrière un même micro et tu racontes n'importe quoi. Et c'est le son qui sera utilisé dans le film français pour une scène de deux acteurs principaux qui sont dans un resto, dans une boîte de nuit, dans un métro, tu vois, tu sais pas. Et en fait, il crée une ambiance sonore française qui va remplacer une ambiance sonore. anglaise ou américaine.
- Speaker #0
Ça, je pense que c'est des trucs qui n'existent même plus maintenant avec l'IA. Je n'ai même plus besoin de faire ça.
- Speaker #1
Je ne sais pas. En tout cas, c'était assez amusant. Et de là, on m'a quand même confié des rôles. Petit à petit, j'étais très contente. Et donc, c'est toute une histoire. Alors moi, j'avais déjà fait, pas du doublage, mais tu sais, de la post-synchro sur tes propres scènes de tournage. Quand il y a, par exemple, un son épouvantable, mais que le chef-op, enfin pas le chef-op, le chef-son n'a pas pu faire mieux parce qu'il pleuvait ou je ne sais quoi, ou il y avait un bruit, il n'arrivait pas. Et donc, tu dois rejouer ta propre scène. Donc, c'est un peu le même principe. Donc moi, j'avais déjà appris ça. où tu dois parler au moment où la phrase arrive, t'as un grand écran cinéma comme ça, et t'as le texte qui défile, et tu dois parler au bon moment. Moi, j'avais déjà appris ça en faisant de la post-synchro sur mes propres rôles. Là, il fallait le faire en français sur des scènes américaines, en gros. Tu vois, il y avait plein de séries et trucs. Et j'ai même été un des rôles de... C'était... Comment ça s'appelait ce dessin animé ? Tu sais, les petits pères... Attends, comment ça s'appelait ce truc ?
- Speaker #0
Merde ! C'est le long dessin animé. Ah,
- Speaker #1
attends ! pourtant t'as des enfants un peu les qui me sonnent non c'était des animaux ah les bubbles machin non non non des animaux comme dans la jungle là bon je sais plus on va pas perdre un quart d'heure là dessus mais bon c'était une petite loutre qui s'appelait Marilyn t'as fait la voix de Marilyn et j'ai fait la voix de Marilyn j'adore et j'ai juste donné une petite voix très très très comme ça ça moi aussi j'ai rien à faire c'était trop sympa c'était trop sympa pour les enfants c'était
- Speaker #0
vraiment sympa à faire bon résultat t'as dit le positif a dit le positif mais c'est aussi l'action appelle l'action ce qui est vrai c'est qu'en fait on te voit aujourd'hui un peu sur les réseaux, on a l'impression que t'as cette belle vie, la Normandie, les livres de cuisine et tout, mais quand même la réalité c'est que t'as été chercher tout ce succès t'as eu des moments de doute tu t'es pas laissé abattre à attendre pour faire ce montage qui ensuite t'a permis de retrouver des rôles. Il y a aussi un épisode dont on a parlé hier parce que moi quand je t'ai appelé, je t'ai dit voilà, c'est ça au puissant, on aime les histoires qui résonnent, on aime parler de vérité pour aider les autres, leur montrer en fait que on a tous quand même des galères Il y a quand même un moment où toi t'as été maman célibataire, t'es partie quand ton fils était très jeune parce que la relation te convenait pas.
- Speaker #1
C'est à ce moment là que je faisais du doublage.
- Speaker #0
Et en fait tu vois ce qui est drôle c'est quand on te voit aujourd'hui, ouais on a l'impression que tu rayonnes et tout, c'est quelqu'un. Mais c'est comme si même, enfin toi tu montes pas trop qu'en fait t'as quand même galéré à être maman célibataire. Est-ce qu'on peut parler de ce choix courageux que tu fais à un moment, la vie te convient plus avec ton conjoint. Et tu pars,
- Speaker #1
ton fils a je crois moins de 3 ans. Moins de 3 ans.
- Speaker #0
Et tu prends ton baluchon et tu reconstruis ta vie de hâte.
- Speaker #1
Oui, je pense qu'il faut rien du tout. Moi, en tout cas, l'avis que j'avais avec le père de mon fils ne me convenait plus. Déjà, je ne l'aimais plus et dans la vie, on ne reste pas avec des gens qu'on n'aime plus, à mon avis. Sauf si, par obligation, mais encore une fois, je parle de ma vie et je ne veux pas juger l'avis des autres. Chacun fait comme il peut, comme il veut. Moi, je ne voulais plus de ça. J'avais 35 ans, à peu près 34 ou 34 ans. Et j'avais la vie devant moi. Et il n'était pas question de rester dans une vie qui ne me convenait pas. Donc oui, j'avais un enfant en bas âge qui avait deux ans, deux ans et demi. Mais je ne voulais plus de cette vie. Et donc je voulais changer ma vie. Et donc c'est moi qui suis actrice de ma propre vie. On ne va pas se faire enfermer dans une vie qui ne nous convient plus. Donc oui, à ce moment-là, le père de mon fils ne vivait pas en France. Et moi, je n'avais pas envie de ça. Je voulais rentrer vivre à Paris et me dire... Maintenant, je mets les bouchées doubles, mais il faut que je bosse. C'est là que j'ai commencé à faire du double. J'étais là tous les matins chez Dubbing Brothers parce qu'il fallait que je travaille et que je gagne de l'argent pour élever mon fils.
- Speaker #0
Donc en fait, tu t'es vraiment dit, pour pouvoir partir et avoir cette indépendance, il faut que je sois totalement indépendante financièrement. Je vais aller chercher ces petits boulots et puis je vais tout reconstruire. Ouais. Donc en fait, c'est quand même hyper courageux.
- Speaker #1
Ouais, mais si tu veux, pour moi, c'était obligatoire. Et puis surtout, j'avais confiance. Je me disais, attends, j'ai 34 ans. J'ai fait ça avant. Je ne suis pas encore totalement achetée à la rue. Je pense que je peux quand même y arriver. Je suis encore jeune. 34 ans, c'est... Putain, j'aimerais bien avoir 34 ans aujourd'hui. C'est jeune. Donc, en fait, si on a de la volonté, de l'énergie, de l'ambition, on y arrive, quoi. Il faut y aller, c'est juste.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu retiens de ces moments de vie avant de rencontrer ton mari, de maman célibataire ? Qu'est-ce que tu as retenu, qui t'ont forgé aujourd'hui ? Et qui sont peut-être un peu transformées ?
- Speaker #1
Encore une fois, je vois toujours le positif. En fait, j'ai créé des liens avec mon fils tellement fusionnels. D'abord, toujours, même quand il était tout bébé et que je vivais avec son père, c'était vraiment mon petit premier, mon bébé, je l'ai allaité pendant plus d'un an. C'était vraiment, on était dans notre petite bulle. Et ces moments tous les deux, dans mon appart que j'avais gardé quand même, je louais un petit appart que j'avais toujours gardé en me disant, sait-on jamais si un jour je dois revenir ? Au moins, je ne serai pas à la rue. Oh Dieu, que j'ai bien fait ! Et donc, on a créé des trucs comme ça, des liens de maman-fils. Et aujourd'hui, on est toujours super proches. Et je ne lui ai jamais fait ressentir à mon fils que je galérais. J'avais heureusement ma mère qui n'était pas loin, qui s'en occupait, ce qu'il était au début, même pas à l'école. Donc quand il est rentré à l'école, ma mère allait le chercher ou l'accompagnait quand moi je partais hyper tôt, enfin bon, à l'école. Mais je n'en garde pas des souvenirs horribles parce qu'en fait les choses se sont... C'est dans l'action. Ouais, se sont décantées rapidement. À partir du moment où tu fais des choses... Les choses avancent. J'ai vite eu des rôles, j'ai vite eu des trucs. Et puis après, j'ai eu le casting de Riz Police Scientifique, très peu de temps derrière, où du coup, je n'ai plus pu faire de doublage. Cette histoire de doublage a duré un an. Et après, comme j'ai été prise sur le tournage de Riz, parce qu'au final, j'ai fait ce casting et puis j'ai été prise, quand les gars m'appelaient pour faire du doublage, je leur disais que je n'étais pas dispo ce jour-là. Mais bon, moi, c'est ce jour-là, j'ai besoin de toi. Donc tant pis, j'en prends une autre. Et à force, les gens m'ont oubliée.
- Speaker #0
T'as quitté ce métier pour retourner.
- Speaker #1
C'est pas grave, c'était un épisode de vie. J'étais ravie d'être sur RIS pendant 4 ans, je tournais presque tous les jours, c'était génial.
- Speaker #0
Et alors ensuite sur les réseaux, là c'est quoi, c'est pendant le Covid, tu te découvres, t'es très habituée à la caméra, t'es très à l'aise, t'as le côté effectivement très naturel, très lumineux. Et puis là ça y est, le compte, tu gagnes des followers, des followers, et tu partages ta vie et aujourd'hui c'est ton métier quoi. Ouais un peu ouais.
- Speaker #1
C'est fou. C'est un autre métier, encore un autre truc.
- Speaker #0
Ça, c'est quelque chose que tu avais visualisé, que tu avais... Ah, du tout.
- Speaker #1
Non. Non, c'est marrant parce que je ne me projette pas dans les années très futures, moi. Tu vois, je sais à peu près ce que je vais faire dans un an, mais pas tellement plus. Et je n'ai pas de plan d'action sur des années comme ça. Jamais, je n'ai jamais eu ça. Je crois qu'il y a ça qui entraîne Tu vois ? Mais si on m'avait dit il y a cinq ans, tu vas faire trois bouquins, non. C'est parce que le premier a bien marché que j'ai fait un deuxième et que le deuxième a bien marché. Et je me suis dit tiens, mais je pourrais faire un truc un peu différent. Et comme aujourd'hui, tu vois, c'est un peu mon mode de vie que je partage. Un peu bonne santé, comment bien se nourrir pour être en bonne santé, tout ça. Et donc, j'avais envie de le partager aussi. Mais tu vois, c'est... quelque chose qui apporte quelque chose d'autre. Je ne peux pas prévoir ça 5 ans à l'avant et encore moins 10 ans. Donc résultat, c'est vrai qu'il y a vraiment ce bonheur et ce bien-être qui se dégage en tout cas de tes réseaux.
- Speaker #0
Ce qui a été très émouvant, c'est que tu t'es mariée, on peut le dire, tard dans la vie d'une femme.
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
je disais tard. Qu'est-ce que tu peux dire sur ce mariage tardif avec un homme qui, ça faisait 13 ans, c'est une famille recomposée, tu as eu un deuxième enfant avec lui. Quel message tu as envie de passer sur cette belle histoire d'amour ?
- Speaker #1
C'était chouette de refaire sa vie. J'ai rencontré cet homme qui a tout de suite « adopté » mon fils que j'avais déjà. Et ça, pour moi, c'était un critère indispensable. Si l'homme que j'allais rencontrer n'avait pas su aimer mon fils, s'il ne s'était pas passé quelque chose entre eux... Ça n'aurait pas fonctionné. Tu le sais, tes mamans, tu ne peux pas aimer un homme qui n'aime pas ton enfant. C'est un truc, ça n'existe pas. Donc ça, c'était le point numéro un qui a fait que tout de suite, on était devenus trois. Puis très vite, on a fait un deuxième. Pour moi, un deuxième, c'était son premier. Et donc là, ça a vraiment soudé la famille. Et moi, je voulais au moins deux enfants. Parce que je suis fille unique et que je n'ai pas trouvé ça très chouette comme expérience. Donc, je voulais absolument faire deux enfants et donner un frère à mon premier. Et donc, je trouve ça chouette. Alors après, je n'ai pas réussi à faire un troisième. Ça, c'est dommage. Je voulais. Ça n'a pas marché parce que j'ai fait un prelet trop tard. Et que nous, les femmes, malheureusement, il y a une date de péremption. Donc, il faut y penser. C'est vrai qu'il faut y penser, ça. C'est vraiment un truc à la con. Mais bon,
- Speaker #0
c'est vrai que c'est vraiment un tergrès. Ce qui est marrant, c'est que quand tu parles, je me rends compte, mais on le savait déjà, le nombre de similitudes qu'on a, parce que moi je suis comme toi, maman séparée, j'ai rencontré l'homme de ma vie qui a tout de suite adopté mon fils,
- Speaker #1
on s'est mariés la même année, le même week-end !
- Speaker #0
Mais je te crois pas !
- Speaker #1
Mais c'est le 16 septembre, non ? Le week-end de l'année ?
- Speaker #0
Ouais t'as raison, mais oui, le même week-end ! Ah mais j'avais même... Tu vois c'est dingue les synchronicités qu'on a ! Et ce qui est vrai, c'est que moi, tu m'as toujours dit, quand j'ai accouché de ma fille il y a trois ans, fais-en un troisième, fais-en un troisième. Et c'est vrai que tu me le souviens. C'est un vrai regard. Ah si ? Et tu me le dis souvent, d'ailleurs.
- Speaker #1
Toi, tu as encore le temps. Oui, oui.
- Speaker #0
Non, oui, non, mais c'est... Non, mais c'est un vrai sujet. En fait, tu vois, c'est un vrai point. Je crois que quand on a le temps, on s'en rend pas compte. Et quand c'est trop tard, on regrette. Et tu vois, il n'y a pas de hasard. Et je pense que c'est aussi très important, t'as raison de se dire, voilà, des enfants, on n'en a pas... Enfin, on a... Voilà, faut se poser la question. Oui, moi, je ne crois pas que ça ralentit notre carrière, pas du tout. Moi, le nombre de choses qui me sont arrivées quand j'étais enceinte de ma fille, et là, depuis ces trois dernières années, c'est un truc de dingue.
- Speaker #1
Non, il ne faut surtout pas se dire ça, c'est horrible de se dire ça.
- Speaker #0
C'est vrai que les enfants...
- Speaker #1
J'ai rencontré une jeune l'autre jour qui me disait « Oui, mais j'hésite quand même, parce que j'aimerais bien booster ma carrière. » Ouais, je ne la connais pas, tu vois, je ne me permets pas de lui dire « Tu es complètement tarée » , mais en fait, non.
- Speaker #0
Non, mais les enfants ne nous ralentissent en amère.
- Speaker #1
Et puis en plus, ils nous construisent, ils nous font évoluer, ils nous apportent tellement de choses pour nous, les femmes. Ça nous accomplit tellement dans notre vie perso que du coup, dans notre vie pro, on devient meilleur. Moi, je suis tellement épanouie en tant que maman. Franchement, j'aurais été tellement triste de ne pas être maman.
- Speaker #0
Et comment tu l'as vécu ce deuil ? Ça a été dur pour toi ? Oui,
- Speaker #1
mais comme je te dis, je ne veux pas non plus m'enterrer comme ça. Je me suis dit, attends, oh, t'en as deux. Et ils sont en super bonne santé. Et ils sont géniaux. Je les aime tellement. Donc, je ne vais pas pleurer sans mon sort. J'en ai eu deux. C'est normal, j'ai 43 ans. il aurait fallu que j'enchaîne ou que je commence plus tôt ou que truc, mais j'en ai déjà deux il y en a qui n'arrivent même pas à en avoir qui crèvent d'envie d'en avoir et qui n'y arrivent pas donc moi déjà j'en ai deux je suis trop contente tu remercies la vie parce que c'est vrai que tout ce que tu dis c'est très positif mais c'est quelque chose que tu fais c'est un acte que tu fais où tu dis merci de toutes les chances que tu as je le dis pas que je le dis pas je dis pas merci la vie merci le truc mais je me rends compte de la chance que j'ai Et je le dis souvent à mes fils. Je dis, vous ne vous rendez pas.
- Speaker #0
Oui, donc tu l'exprimes quand même.
- Speaker #1
Je l'exprime, mais je ne dis pas... Non,
- Speaker #0
tu ne parles pas à l'univers. Non, tu ne parles pas à l'univers. Mais en faisant ça, tu parles à l'univers.
- Speaker #1
Oui, peut-être, mais je n'ai pas l'impression que c'est ça. Mais non, je me rends compte de la chance que j'ai. Mais je pense aussi que tu les crées tes chances.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr.
- Speaker #1
Mais j'ai de la chance, oui. Après, j'ai de la chance. Je suis née comme je suis et j'ai de la chance d'être née comme je suis. Ça, c'est merci à mes parents. J'ai reçu une éducation pas très sévère, j'avoue. Du coup, moi, je ne suis pas très sévère avec mes fils, peut-être pas assez. Mais qui m'ont laissée aussi... Tu vois, ma mère, quand je lui ai dit « Non, ce n'est plus possible, en fait, les études, je n'y arrive pas, ce n'est vraiment pas ce que je veux faire. Vraiment, je ne veux pas, je veux faire ça. » Et elle m'a laissée terminer l'année scolaire entre décembre et juin en me disant Fais tes preuves, pas six mois, tu fais tes preuves. Si c'est la glande, que tu sors en boîte de nuit, que tu fous rien, que tu dors la journée, que tu sors le soir et que truc, tu reprends septembre. Mais c'était pas ça dont t'avais envie, moi je voulais pas aller en boîte de nuit et dormir la journée, pas du tout. Ce que je voulais c'était bosser et y aller quoi. Donc j'y suis allée, j'ai bossé, j'ai fait des castings, j'ai tourné, j'ai fait glace mannequin et là c'était lancé.
- Speaker #0
C'est drôle parce que tu dis beaucoup j'ai de la chance, j'ai de la chance, mais c'est marrant parce que moi qui te connais un peu... Quand on creuse, il y a aussi, comme tout le monde, des souffrances, des douleurs, des moments de solitude.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et une vraie fragilité chez toi. Mais c'est vrai que tu dis beaucoup, c'est drôle ce que tu as, mais c'est une forme de reconnaissance. Mais ce qui est vrai, c'est que tu as aussi beaucoup de fragilité. Moi, j'en ai vu une ou deux dans notre intimité. Et voilà, comme tu le dis, je pense aussi que tu as été la provoquer cette chance, mais qu'il y a aussi beaucoup de fragilité et de choses qui t'ont heurtée, comme tout le monde. Oui.
- Speaker #1
Ah ben c'est sûr. Qui me rendent très sensible.
- Speaker #0
C'est ça. Et qui font aussi, et qui expliquent aussi pourquoi tu es si lumineuse et pourquoi tu es une battante. La vraie battante, ça vient toujours des moments difficiles.
- Speaker #1
Oui, sûrement.
- Speaker #0
Qui sont les plus durs à avouer. Mais ce qui est drôle, tu vois, c'est quand tu parles, t'arrives à dire j'ai de la chance, de la chance, mais moi je considère que tu t'es battue comme une lionne, que tu te bats encore aujourd'hui, que rien n'est tombé du ciel.
- Speaker #1
Non, rien n'est acquis dans la vie. Jamais.
- Speaker #0
Et que ça, tu vois, c'est ça qui est important de rappeler. Parce que c'est vrai, quand on te voit comme ça, ça fait un peu la petite maison dans la prairie en Normandie. Mais c'est vrai, avec tes lapins, tes livres de recettes, on a l'impression que tout a été facile, mais c'est pas vrai.
- Speaker #1
Non, rien n'est facile. Non, mais rien n'est facile. Après, oui, je pense que j'ai une vie plus agréable que d'autres et puis moins que d'autres aussi. J'ai un mari qui nous offre une très jolie vie et à nous deux, on se crée une jolie vie, tu vois. On est très complémentaires, on fait des choses très différentes dans nos vies professionnelles. Et du coup, on s'apporte mutuellement plein de choses qui fait qu'au total, c'est très chouette. Mais oui, bien sûr, j'ai eu des moments pas drôles. Mais comme je te le dis, je ne veux pas m'enterrer dans ces moments pas drôles.
- Speaker #0
Et pourquoi ? Est-ce que tu sais pourquoi ? C'est un truc que tu tiens ça de ta mère ?
- Speaker #1
Ouais, maman, elle est très comme ça. C'est forte ? Non, alors forte, je ne sais pas, mais elle a eu des moments, je pense, pires que moi. Et je l'ai vue souffrir. Et moi, je me suis dit, jamais ça m'arrivera des trucs comme ça. Je ne veux pas avoir cette souffrance-là, tu vois. Et elle a été plus en temps célibataire que moi. Et elle m'a levé ça.
- Speaker #0
C'est pour ça que tu es une battante. C'est pour ça que cette chance-là, elle n'est pas... C'est que c'est vraiment, en fait, tu t'es dit, en fait, tu n'avais pas le choix. Et donc, comme tu n'as pas le choix, tu avances, C'est aussi pour ça que les gens t'aiment. C'est pour ça que tu as autant de gens. Parce que t'as cette simplicité, cette générosité. Mais tu vois, moi, ce qui m'intéressait, c'est qu'on te voit exactement comme ça. Pas la petite maison dans la préau, on a l'impression que c'est tombé du ciel. Ça n'est pas vrai. Rien ne tombe du ciel.
- Speaker #1
Rien ne tombe du ciel.
- Speaker #0
Et que tu l'aies battu comme une dingue et que t'as rebondi 1500 fois.
- Speaker #1
Oui, parce que je m'étais quand même finalement mis des objectifs un peu, en étant jeune. Tu vois, aujourd'hui, je te dis, je suis incapable de se dire ce qui va se passer dans 5 ou 10 ans. Et c'est vrai. Mais quand j'étais plus jeune, il y a des trucs que je me disais, je ne veux pas une vie ordinaire. Je veux une vie où il se passe vraiment des trucs, je veux vibrer souvent. Je veux avoir que des bons moments. Et quand je vois quand maman a souffert comme ça, moi ça ne m'arrivera pas. Et je ferai tout pour, tu vois.
- Speaker #0
Bravo, elle doit être tellement fière de toi. Je vous ai vues toutes les deux, alors je ne sais pas ce que vous avez dans la famille, mais elle est tellement belle ta mère.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Toi, je crois que tu es... et je pense que tout le monde te le dit, tu es une des plus belles femmes de 53 ans. C'est dingue comme tu es belle. Et tu sais, on dit souvent que quand on est si belle, c'est parce que notre âme est belle. Et moi, c'est ça que je vois en toi, en tout cas, depuis que ça fait quelques temps qu'on travaille ensemble, qu'on se connaît, qu'on se fréquente. C'est vrai que tu es toujours gentille, tu es toujours bienveillante. Tu n'as jamais entendu dire du mal de quelqu'un. Tu es une vraie bosseuse. Tu es une vraie exigeante. Et tu sais, moi, je me rends compte parfois, c'est vrai, quand on voit les femmes sur les réseaux, je te jure, on a vraiment ce côté, genre, oui, mais c'est pas ainsi, oui, mais son mari, oui, mais son père, oui, son machin, mais non.
- Speaker #1
Non, et c'est vrai que ça, je le tiens de maman. Maman, c'est la femme la plus gentille, la plus généreuse du monde, franchement. Vraiment, bien, bien plus que moi. Elle fait des choses que je ne serais pas capable de faire dans son don de soi, tu vois. Donc ça, je tiens d'elle, à une échelle peut-être moindre, mais en tout cas... En tout cas, je tiens d'elle. Et ça, elle m'a beaucoup inspirée pour ça. Parce que dans la vie, il faut être gentil.
- Speaker #0
Ça fonce,
- Speaker #1
tu vois. Et quand tu donnes, tu reçois. Et plus tu donnes, plus tu reçois. Et les gens égoïstes qui sont comme ça, qui sont mesquins, qui disent du mal, il y a toujours un retour. Et moi, je n'ai pas envie d'avoir de la méchanceté qui me vient sur moi. Je n'ai pas envie qu'on dise du mal de moi. Et je n'ai pas envie qu'on me... J'ai pas envie qu'on m'envoie des trucs dégueulasses, quoi. Donc,
- Speaker #0
ça construit tout ton monde pour avoir le plus d'énergie positive autour de toi, et ça marche.
- Speaker #1
Eh ben, écoute...
- Speaker #0
Ça nous empêche pas d'avoir, effectivement, des moments, mais c'est vrai que s'entourer de gens bienveillants, dire à ses enfants qu'on les aime, essayer d'avoir une vie de couple saine, travailler, tu l'as dit, avec des gens qui nous encouragent, qui sont positifs, et,
- Speaker #1
je te le dis,
- Speaker #0
montrer ses émotions. Parce que ce genre, tu vois, de partage, c'est des moments... Tu te rends pas compte les vagues d'amour que ça crée ? et moi tu sais que moi je suis très c'est ce qu'on fait beaucoup chez SavoPuissance c'est quand même des vagues d'amour et la vulnérabilité c'est beau tu vois c'est moins figé que ces histoires qu'on raconte où en fait on sait pas trop la profondeur des gens moi je crois qu'aujourd'hui on est dans un monde où on a besoin de profondeur on est tous fragiles on a tous des moments où c'est pas facile et en fait je crois aussi qu'on admire les gens moi j'ai toujours eu besoin de rôle modèle et tu vois il y a un moment dans ma vie justement quand j'étais maman célibataire je me noyais et je me disais mais où sont les gens qui se noient Et j'en voyais pas parce qu'on aime montrer nos armures. Et nous aussi, les femmes, tu vois, on aime montrer nos armures. Mais en fait, de temps en temps, tu vois, quand on te dit, « Mais attends, tu sais quoi ? Moi aussi, à un moment, j'ai vraiment été dans la... J'ai vraiment paniqué, j'ai vraiment été seule et tout. » Tu dis, « Ah, toi aussi ? Ok ! » Donc en fait, c'est à t'aider à remonter une marche. Et donc, je pense que c'est hyper important. Et c'est ça, tu vois, avec tous ces rôles modèles. Ta mère a été un rôle modèle. Toi, maintenant, t'es un rôle modèle pour tes enfants, pour tous les gens qui te follow, pour tous les gens qui vont nous écouter et qui ne te connaissent probablement pas. Donc, c'est merveilleux. Et donc, aujourd'hui, troisième livre qui sort. avec ta naturopathe.
- Speaker #1
Ouais. Est-ce que tu peux nous en parler ?
- Speaker #0
Parce que c'est vrai que petit à petit, tu t'es de plus en plus... Moi, comme je t'ai connue quand même, tu m'as dit, oui, moi, le sport, je ne fais pas trop et tout. Ouais, alors ça, franchement... En fait, c'est grâce à Julie Granger, que j'adore, qui est vraiment...
- Speaker #1
Expliquez Julie Granger.
- Speaker #0
Alors, c'est une ancienne danseuse classique qui a une plateforme de cours de sport en ligne où elle fait du yoga, de la barre, du pilates, plein de cours différents. Et en fait, elle a eu la bonne idée un jour de me contacter en me disant j'aimerais bien vous offrir mon programme et que vous puissiez faire mes cours. Et quand j'ai vu cette fille, j'ai eu un coup de cœur, je l'ai trouvé tellement... tellement belle, tellement jolie, tellement solaire, tellement tout. Tout ce que j'aime chez une fille, positive, gaie, battante. Parce qu'elle, sa vie aussi, c'est quelque chose. Et elle a failli ne plus marcher. Un truc de dingue, elle s'est relevée. Et c'est court, c'est exactement ce que j'aime et exactement ce que je cherchais. Et donc ?
- Speaker #1
Tu as commencé le sport à quel âge ?
- Speaker #0
On est toujours fait. Je faisais de la danse classique quand j'étais petite enfant. Après, je faisais du sport en salle. Je me suis toujours entretenue, mais je le faisais parce qu'il faut.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Tu vois ? Et parce que je fais attention à garder, tu vois, une forme physique, être toujours un peu tonique, musclée, garder la ligne. Ça, c'est un truc que je ne me laisse pas aller. Je ne me suis jamais laissée aller. J'ai toujours travaillé avec mon physique. Donc, je ne vais pas me laisser aller, grossir, tout, machin, être toute molle. Non. Donc, ça, c'est une hygiène de vie aussi que j'ai depuis toute jeune parce que quand tu commences à travailler en tant que mannequin... Là, oui, oui, dans ce cas.
- Speaker #1
Tu dois garder ce truc.
- Speaker #0
Donc, Julie Granger, elle fait des cours d'entre 5 et 45 minutes sur sa plateforme et tous les jours, je choisis une vidéo. Parfois, c'est que 10 minutes quand je n'ai pas le temps. Parfois, c'est juste un petit étirement. Mais ça me fait bien fou et ça m'a redonné l'envie et le goût de faire du sport tous les jours alors que vraiment, c'était devenu une plaie géante et je ne voulais pas. Je me forçais quand je le faisais et ça devenait vraiment très, très, très casse-pieds. Là, c'est un plaisir. Et c'est devenu une amie et je l'adore et vraiment merci d'être dans ma vie Julie parce que grâce à elle je refais du sport. Donc ça c'est le truc qui en plus quand t'as 50 ans c'est vraiment pas le moment d'abandonner le sport, c'est même vaut mieux redoubler d'efforts. Donc ça tombait bien. Et puis pourquoi je fais ce livre avec cette naturopathe que pareil elle me suit et elle suivait ma mère aussi depuis toujours. D'abord parce que je crois beaucoup en tout ce qui est médecine naturelle. que les médicaments, c'est vraiment quand on n'a plus le choix et qu'on a un truc un peu grave et que là, oui, il faut prendre. Mais si on a une bonne hygiène de vie et qu'on se nourrit bien, qu'on fait du sport, qu'on boit suffisamment d'eau, qu'on arrête, qu'on ne boit pas trop d'alcool, qu'on ne fume pas, qu'on ne se drogue pas, évidemment, et qu'on a une bonne hygiène en général, on n'est pas malade. Donc, on n'a pas besoin d'avoir des médicaments. Moi, honnêtement, je ne suis jamais malade. Enfin, je touche du bois. Mais c'est un truc de dingue. C'est-à-dire que quand j'ai un rhume, je me dis « Attends, c'était quand le dernier rhume ? »
- Speaker #1
« Ah oui, il y a un an et demi. »
- Speaker #0
D'accord, j'ai le droit d'avoir un petit rhume cette année. J'en ai eu un. Un petit rhume des foins, genre. En fait, je suis la preuve vivante que si on a une bonne hygiène de vie, une bonne hygiène alimentaire, on est en bonne santé. Donc, ce n'est pas plus compliqué en fait. Parce que comme on doit se nourrir, sinon on tombe par terre, on doit manger pour être en bonne santé. Manger bien, c'est quand même beaucoup mieux. C'est pareil, au fond. Et on est en bonne santé. Et ça, je l'ai aussi appris grâce à ma naturopathe. Quand je suis allée la voir, après avoir vu dix médecins qui me disaient « Écoutez, madame, je ne comprends pas ce que vous avez avec votre ventre. Pourquoi vous avez mal l'encontre ? » J'avais des problèmes de ventre, je ne pouvais plus rien bouffer. Ah non, mais c'était un truc de dingue. Et j'avais beau faire des tests, des machins, tous les docteurs me disaient qu'ils ne trouvaient pas la solution.
- Speaker #1
Voilà, merci.
- Speaker #0
Finalement, elle m'a dit, bon ben voilà, c'est ça votre problème. C'est quoi ? J'avais le, comment dire, la flore intestinale complètement détruite à cause de trop de sucre, trop de je ne sais pas quoi, j'avais mangé trop de trucs qui n'allaient pas. Et du coup, quand tu as la flore intestinale complètement déglinguée, en fait, dès que tu manges un truc, ça ne va pas.
- Speaker #1
Donc tu as fait quoi ? Tu as fait un jeûne ? Ah ben je ne sais pas. Non,
- Speaker #0
non, non, pas un jeûne, surtout pas. Mais j'ai mangé pendant six mois, j'ai arrêté le sucre. Et là je me suis rendue compte que j'étais accro. Ah ouais ? Ah mais comme une fille accro à la drogue.
- Speaker #1
C'est vrai qu'on dit que c'est une énorme addiction.
- Speaker #0
C'est un truc de dingue. Parce qu'elle m'a dit vous avez le droit à un peu de chocolat noir. Je suis partie au Monoprix, je me suis acheté cette tablette de chocolat noir. Le chocolat que j'aimais bien avec un peu de coco, je ne sais pas quoi. Mais comme une droguée. Je me suis dit ok, donc là il y a vraiment un problème. Plus de gluten et des légumes cuits plus que des légumes crus. J'aime rêve pendant six mois. J'ai déjeuné chez moi, j'ai dîné chez moi et quand j'allais au resto, je faisais « Attends, qu'est-ce que je peux commander ? Du poisson, des légumes cuits, des machins ? » Mais je me suis reformée, enfin tu vois, j'ai reconstruit ma flore intestinale ce qui fait que maintenant je peux manger tout ce que je veux.
- Speaker #1
Ah ouais, ok.
- Speaker #0
Oui, je ne suis pas du tout au régime du tout, mais je sais que je ne peux pas abuser de ça, de ci, de ça. Et que tu vois, si j'ai fait un peu trop d'excès, le lendemain, le surlendemain, je fais un peu plus gaffe. Mais c'est tout. Mais après, c'est des habitudes que tu prends. Une fois que tu sais ce qu'il faut faire, tu apprends à le faire, tu le fais et ça devient très facile. Au début, c'est un peu machin, mais après, nickel.
- Speaker #1
Alors, dernier point qui te rend si belle, c'est un peu un débat en ce moment, c'est que tu te protèges, toi, énormément des rayons du soleil. Et ça, depuis toujours. D'où notre maillot qu'on a créé en faisant notre maillot SPS 50 qu'on fait avec la marque Lousse Collection, qui a un carton. Mais c'est vrai qu'avant tout, c'est une conviction où toi, tu te protèges.
- Speaker #0
Oui, alors il est vrai que je me suis toujours protégée aussi parce que quand j'étais petite, j'étais allergique au soleil. Parce que j'ai une peau très claire, tu vois, je suis blonde, j'ai vraiment une vraie peau de blonde et j'étais allergique au soleil. Donc, je n'avais pas le choix. Sauf que quand on avait 10 ans, enfin moi, quand j'avais 10 ans, on n'avait pas le même âge, ça n'existait pas les protections comme ça. Tu avais une protection 10. À la limite. Donc, j'avais quand même des petites démangeaisons, des trucs, des petits boutons, des allergies. Je devais quand même faire un peu attention. Mais entre 20 et 30 ans, je dirais que là, je ne faisais plus du tout attention au niveau du corps. Parce qu'à l'époque, je faisais quand même toujours un peu attention au visage, que je n'aimais pas me mettre en plein soleil. Je trouvais que c'était très désagréable d'avoir le visage au soleil. Donc, je me protégeais sous un parasol jusqu'ici. Donc j'avais toujours eu le haut du corps bien protégé, c'est déjà bien parce que tu vois aujourd'hui...
- Speaker #1
Mais tu sais, c'est vrai que t'as pas une ride sur le déco. Non,
- Speaker #0
j'ai pas de ride, j'ai pas trop de tâches, je m'en sors pas trop mal. Mais j'ai quand même grillé mon capital solaire, tu vois. Pour une blonde, j'aurais jamais dû me mettre au soleil comme je l'ai fait. Je regrette amèrement aujourd'hui. Mais on n'avait pas cette prévention à l'époque. Honnêtement, aujourd'hui, les jeunes, elles ont plus le droit de se foutre au soleil comme je l'ai fait. Parce qu'on le sait maintenant. On le sait que ça crée des tâches. Moi,
- Speaker #1
j'ai vécu en Argentine pendant 6 ans. Alors, laisse tomber les zéro crème soleil et tout. Je me suis cramé aussi le capital soleil. Et tu vois, toutes les petites ridules, les trucs comme ça. Plus le kites.
- Speaker #0
Mais les ridules, c'est rien par rapport au talache. Ouais,
- Speaker #1
ouais.
- Speaker #0
Tu vois, moi, je trouve que les rides, un petit peu de Botox et c'est fini. Ouais, non, c'est vrai. Alors après, t'as certaines tâches que tu peux enlever.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Mais il faut savoir que si déjà le processus de tâche est enclenché, t'en enlèves, mais il y en a d'autres qui arrivent. Je le sais, tu vois. Moi, je m'en suis fait déjà enlever deux, trois sur la main, une ou deux sur le... Mais je sais que ça va revenir. Parce que c'est l'âge qui veut ça. Mais si je m'étais protégée du soleil vraiment, vraiment, vraiment, je n'aurais pas eu. Quand tu vois Nicole Kidman, elle n'a pas une tâche. Elle est blanche. Elle est blanche. Mais résultat, on ne sait pas quel âge elle a. On a l'impression qu'elle en a 40. Elle est incroyable. Donc, elle a peut-être fait un peu des trucs.
- Speaker #1
Ah bah, ça, c'est sûr. Sûrement. Maintenant, on ne va pas se mentir.
- Speaker #0
Mais enfin, elle ne s'est pas fait une greffe de peau. Elle a une peau magnifique. Tu vois,
- Speaker #1
elle n'a pas une demi-tache à l'horizon.
- Speaker #0
Et elle a un maillot comme le nôtre.
- Speaker #1
Mais oui, c'est vrai. Je te rappelle, j'avais envoyé une photo. Mais oui, c'est vrai. Même maillot. C'est vrai. Donc, la danse. Le positif entraîne le positif. On ne lâche rien. Naturopathe, on soigne son microbiote, son intestin. Et le SPF 50. C'est ça, les secrets de la vie heureuse.
- Speaker #0
Et c'est tous les secrets de la longévité,
- Speaker #1
quand tu penses. Bien sûr.
- Speaker #0
aujourd'hui on n'arrête pas de parler de la longévité c'est le grand mot à la mode mais n'empêche que la longévité c'est tout ce que tu viens de dire le bonheur et l'amour et ça y est en plus de toutes les choses à adopter si on ne les adopte pas déjà mais c'est des petites règles comme ça à avoir dans sa vie et on va vivre longtemps parce que c'est pas l'idée de vivre jusqu'à 120 ans j'en ai rien à foutre de vivre jusqu'à 120 ans mais le temps que je vis j'ai envie de vivre en bonne santé bien et
- Speaker #1
Et rester en bonne santé le plus tard possible. Nous, on a envie d'être en bonne santé à tes côtés. Une vingtaine de te voir rayonner. On a hâte de voir ton livre. Et merci pour ce moment ensemble. Merci à toi.
- Speaker #0
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