- Speaker #0
Bienvenue chez Cerveau Puissant, le podcast des phrases qui réveillent, un espace où l'on parle de ce qui façonne une vie, des peurs qu'on dépasse, des mots qui sauvent, des chocs qui révèlent, des valeurs qui tiennent debout. Chaque semaine, je vais chercher la phrase fondatrice d'une personnalité, une phrase qui a construit, brisé, transformé ou sauvé. Parce que certaines paroles deviennent des boussoles, parce que tout commence par une prise de conscience, parce que chacun porte en lui une lumière en attente. Et j'ai la chance d'être soutenue pour ce podcast par l'agence de communication Surf. Aujourd'hui, je reçois Jean-Michel Cohen, un homme que beaucoup connaissent pour son expertise en nutrition, ses livres, ses prises de parole, mais que j'avais envie de rencontrer aujourd'hui autrement. Parce que derrière le médecin, il y a un tempérament, un battant, quelqu'un qui avance, qui ne se cache pas, qui assume autant sa force que ses fragilités. Aujourd'hui, vous êtes l'un des visages les plus connus de la nutrition en France, des millions de personnes vous ont lu, écouté, suivi. Vous avez vendu plus de 5 millions de livres, vous êtes présent dans les médias, à la télévision, sur internet, et vous avez, d'une certaine manière, installé la nutrition dans le quotidien des Français. Mais derrière cette visibilité, il y a un parcours. Vous êtes né à Oran, vous avez choisi très tôt une voie exigeante, celle de la médecine. Vous vous êtes spécialisé dans la nutrition, un domaine qui touche à quelque chose de profondément intime, notre rapport au corps, à l'image et à la discipline. Vous avez été un des pionniers dans votre approche. en créant notamment l'un des premiers centres de consultation pluridisciplinaire en région parisienne. Vous avez travaillé sur des sujets médicaux complexes, accompagnés des patients dans des moments clés, tout en rendant ces sujets accessibles au plus grand nombre. Mais ce qui marque chez vous, ce n'est pas seulement votre expertise, c'est votre énergie. Vous avancez, vous prenez position, vous dites les choses avec franchise. Il y a cette forme de liberté, cette manière de ne pas tricher. Et en même temps, vous ne cherchez pas à incarner une perfection. vous parlez aussi de vos doutes, de vos fragilités, avec une sincérité qui crée du lien. Vous avez même fait un passage dans le politique, et on va en parler, porté par cette envie d'agir à une autre échelle, avant de revenir à ce qui vous anime profondément, la transmission, le lien direct avec les gens. Et au fond, votre parcours raconte quelque chose de très humain, cette capacité à rester en mouvement, à avancer, sans jamais complètement se couper de soi. Jean-Michel, bienvenue sur C'est ça, au plus simple.
- Speaker #1
Merci, bonjour.
- Speaker #0
Je suis ravie de vous accueillir. Et on commence toujours de la même manière chez Cerveaux Puissants par une citation, un mantra qui vous tient à cœur et que vous pourriez nous partager aujourd'hui.
- Speaker #1
Le principal mantra pour moi, c'est ce que je me dis et ce que j'ai appris à mes enfants, c'est même KO, tu dois rester debout. Autrement dit, c'est une façon de jamais accepter ni la lutte, ni la défaite, mais de continuer à avancer et de s'obliger à le faire.
- Speaker #0
Et donc, c'est quelque chose qui vous accompagne dans toutes vos étapes de vie ?
- Speaker #1
Oui, oui, ça m'a accompagné régulièrement. Parce qu'une vie, en fait, c'est coupé par des grands instants de joie, d'autres de bonheur. Et puis, par moments, des grands instants de difficulté, des grands instants de soucis, des grands instants de doute. Et par moments, vous devez vous dire, je dois me mettre cette phrase dans la tête. Et quoi qu'il arrive, je reste debout. Et très souvent, même quand il m'arrive quelque chose d'un peu violent ou dur, des choses qui agressent. Je suis assez résistant, mais je sais que j'ai une phase sur laquelle je dois m'anesthésier pendant 24 ou 48 heures. C'est celle qui correspond à la phase de stress et de panique où je dois vider mon esprit et où je dois ensuite rassembler toutes mes capacités et toutes mes idées pour ressurgir une nouvelle fois. Le phénix.
- Speaker #0
C'est ça. Et donc, en fait, ce qui est vrai, c'est que c'est très important. On est tous atteints par parfois des chocs très violents. Mais il faut les laisser passer et accepter ensuite que cette douleur se retransforme en force.
- Speaker #1
Mais vous savez, en fait, tout ce qui ne nous tue pas ne nous rend plus fort. Mais c'est vraiment vrai. C'est-à-dire pour des gens comme moi qui ont vécu des séquences folles, quoi. Je veux dire, un déracinement depuis l'Algérie, dormir dans des lits de camp pour être trimballé dans un pays qu'on ne connaît pas. errer dans les rues avec ses parents, puis atterrir dans un endroit, dormir à 7-8 dans un appartement, puis ensuite retrouver une école publique, puis ensuite redémarrer des études à Paris, puis un jour faire une rencontre amoureuse avec mon épouse, puis partir aux Etats-Unis pour développer une carrière. J'ai vécu tellement de moments surprenants que je suis arrivé à un stade de ma vie où je peux me dire j'ai eu une vie... Hors du commun, je ne dis pas exceptionnelle, elle n'a pas été la vie de M. Tout-le-Monde qui se réveille le matin, qui va vivre une vie à peu près identique et sans souci des fois pendant de longues années. Mais on ne connaît sa vie que quand on l'a finie, entre guillemets, ou quand on ne peut se retourner que sur ce qui s'est passé.
- Speaker #0
Bien sûr. Et à quel moment dans votre vie, donc dans cette vie riche d'expérience, la nutrition vous apparaît comme une évidence et que vous vous dites je veux aider sur la santé des gens via la nutrition ?
- Speaker #1
Déjà pour moi, la première fois où j'ai compris qu'il fallait que j'aide les gens, c'est quand j'étais obligé de manger à 10h du matin, tous les mercredis, le hot dog que ma mère me préparait avec un verre de sirop de grenadine, en lisant le journal de Mickey, parce qu'elle ne concevait pas que je puisse ne pas avoir faim à 10h après avoir pris le déjeuner à 8h. Et comme je ne pouvais pas lui refuser, j'ai compris qu'il fallait que j'intervienne à un moment donné. Je crois que c'est le vrai point de départ. Et après, l'autre point de départ, c'est la relation avec ma mère, tous les garçons, je suppose, comme tous les hommes, qui est très puissante, où ma mère était obèse pour des raisons multiples, qui sont les raisons classiques de la nutrition, des racinements depuis l'Algérie, dépression, mal-être, puis ensuite la constitution progressive de ce cercle vicieux, je suis obèse donc je suis mal, j'étais mal donc je deviens obèse, mais je suis obèse donc je suis mal, etc. Et où elle a fait le tour des charlatans de Paris, et avec moi dans la voiture, mon père conduisait, j'étais dans la voiture arrière, Et où j'ai bien compris qu'elle se faisait arnaquer et que les gens abusaient de sa détresse. Ça, c'était le deuxième contact. Donc j'avais ça dans la tête. Et le troisième contact, c'est mon entrée à la faculté de médecine, où là je fais la rencontre d'un mec exceptionnel, qui était le plus grand nutritionniste du monde, même pas de France, et qui m'a tellement impressionné que je me suis dit, c'est ça ma voie, c'est ce métier que je dois faire. Auxquelles personne n'a cru, je raconte toujours l'anecdote, quand j'ai choisi nutrition, c'est quand même très tôt, je crois qu'on est en 1980 ou 78, je fais le choix, on choisit à chaque année le stage où on va aller. Le nutrition, il y a un haut de surprise dans l'amphithéâtre, comment quelqu'un choisit ce qu'on appelait pas nutrition, le laboratoire d'exploration fonctionnelle et nutritionnelle, ça n'existait pas. Et là où je vais ensuite au bistrot jouer au poker avec mes copains, et où... quand je le dis à mes copains que j'ai choisi ça, pareil, tout le monde s'arrête, dit « Oh ! » Alors que j'étais un bon élève, tout le monde pensait que j'allais choisir cardio, chirurgie, etc. Et où là, panique, s'installe en moi, je prends ma moto, tout à l'heure je vais voir la secrétaire, et je lui dis « Écoutez, je me suis trompé, je me suis trompé, je voulais prendre le stage de gastro, j'ai rien compris. » Et la secrétaire m'envoie promener, elle me dit « Mon vieux, t'as fait le choix, dans six mois tu verras. » Et je rentre dans le service de ce maître qui s'appelait Abfollbaum, qui a été une star à sa période, premier mec dans les télés. pour parler de la nutrition, ce qui a sûrement dû m'inspirer. Et là, une semaine après, je savais que c'était mon métier. Et après, effectivement, j'ai développé, j'ai aidé à développer ce métier. Pas accidentellement, je crois que j'avais le sens de la pédagogie, j'avais l'envie d'instruire, j'aimais parler aux gens. Et pour mémoire, quand je faisais des enseignements dirigés à la fac, donc on était 4-5 à faire ça, donc on se répartissait un groupe de 280-300 élèves, normalement on était 60 par... Très rapidement, j'avais tellement ce désir d'apprendre aux autres que mon ED qui était à 60 est passé à 90, puis à 120, puis à 140, et qui a posé un problème à la fac. Le doyen m'a appelé en me disant « mais qu'est-ce qui se passe ? » J'ai dit « mais j'y peux rien, ils viennent, ils viennent » . Et on m'a donné un amphithéâtre pour le faire.
- Speaker #0
Et donc ce qui est vrai, c'est que la nutrition, ce qui est je pense aussi assez amusant, et vous venez de le dire, c'est qu'en fait ça vient de votre mère, c'est que vous vous êtes rendu compte, contrairement à je pense beaucoup de médecins, que pour soigner un état de santé, état, ce n'était pas que changer son alimentation. On porte en nous des baillages émotionnels. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a encore trop de gens, même aujourd'hui, qui nous disent faites ceci, faites cela. Alors qu'en fait, si on n'a pas soigné les raisons, eh bien, ça ne marche pas.
- Speaker #1
Là, je vous les ai donné les raisons. La première des raisons, c'était la dépression de ma mère où la nourriture lui servait à comporter les déplaisirs qu'elle avait. Donc, elle utilisait des systèmes de stimulation à la fois hormonaux et psychologiques. pour oublier ou compenser sa dépression. La deuxième relation, c'était la relation à l'amour. Je t'aime. Je ne sais pas forcément comment te le montrer. Elle me l'a montré une seule fois. Je vous raconterai après. C'était je ne sais pas comment te le montrer, mais je vais te le montrer en te donnant des bonnes choses à manger que tu aimes, que j'ai préparées spécialement pour toi. Et la seule fois où elle m'a vraiment dit je t'aime, c'est que nous allons en voiture à l'hôpital Beaujon. Je connais le diagnostic. C'est un diagnostic fatal, je le sais. Elle le sent. Et dans la voiture, elle me dit cette phrase. Complètement folle à la fois pour ma sœur aussi, elle me dit « Tu sais, tu es la personne que j'ai le plus aimée dans ma vie. » Un truc très très violent à recevoir, très très fort et très puissant, mais en même temps avant sa mort. Et moi je lui réponds « Oui, je sais maman. » Stop. Ces deux phrases sont les deux phrases qui me relient encore aujourd'hui à ma mère. C'est-à-dire que non seulement je l'avais perçue, son amour, mais elle me l'a transférée d'un seul coup avant de partir. Et ça, c'est incroyable. Et avant de mourir, elle m'appelle à minuit, elle meurt à 5h du matin, et elle me pose une question, mais je pense que je suis la dernière personne à qui elle veut parler. Et elle veut entendre ma voix, et j'entends la sienne encore aujourd'hui dans mon oreille.
- Speaker #0
Bon, ben c'est très beau et c'est très touchant, et je pense que c'est ça qui fait de vous... J'essayais de comprendre pourquoi vous étiez aussi passionné. Et là, je viens de le comprendre, en fait, c'est vrai que vous essayez de soigner dans chacun de vos patients, vous voyez un petit bout de votre mère, finalement.
- Speaker #1
Oui, mais je suis très... Si vous voulez, j'ai un extérieur assez rugueux. Je peux être très impulsif, je peux être très agressif, je peux surprendre les gens parce que je suis imprévisible. Et en même temps, c'est une espèce de carapace pour montrer une forme de sensibilité et d'empathie avec les gens, c'est-à-dire je souffre avec eux. C'est ça d'ailleurs le terme de l'empathie, mais je souffre avec eux. Autrement dit, quand quelqu'un me raconte ses difficultés, je les vis, je les perçois, je les ressens. Et donc je donne ce que je peux donner et je suis excessif parfois. Enfin, je veux dire, je peux être excessif, c'est-à-dire un médecin traditionnel, il ne fera pas la même chose. Mais vous savez, c'est une notion d'humanisme. Et quand on a vécu la vie que j'ai vécue, ça veut dire bercé par des tas de difficultés, des tas de douleurs, comme tout le monde d'ailleurs. eh bien, vous avez peut-être une proximité avec les autres et un amour que vous ressentez pour eux, même si ce ne sont pas des gens extrêmement proches de vous qui va se manifester.
- Speaker #0
Bien sûr. Alors, ce qui est amusant, on va faire un petit aparté. À un moment, vous avez dévié de cette trajectoire et de cette passion sur la nutrition. Vous avez pris un élan patriotique et politique. Et est-ce que vous pouvez nous raconter, parce que c'est assez drôle, ça parle aussi assez bien de vous et de vos convictions ?
- Speaker #1
Alors, si j'étais un type malhonnête... Je ferai ce que vous avez fait par diplomatie et par gentillesse à mon égard, et j'ai dit que vous avez eu envie de vous engager pour les autres. Ben non, c'est pas vrai. Comme tous les gens qui font de la politique, au début il y a eu de la vanité. Ça aussi je peux le faire. Donc j'ai fait de la politique, je le reconnais aujourd'hui, il faut être honnête avec ça, et je trouve avoir... J'ai été... Je suis très fier d'avoir dit, 25 ans après, je me retire parce que ça doit se finir un jour la politique. Donc au début c'est par vanité, par orgueil, je peux le faire comme... tout type de 35-40 balais qui pensent être le maître du monde, parce que ma vie a évolué entre l'orgueil, la fierté, la vanité, puis l'humilité, puis la simplicité. Et à ce moment-là, je me présente à des élections pour le maire d'une ville qui s'appelle Boulogne-Biancourt, et je deviens élu. Et c'est seulement après que j'ai commencé à me dire, et là on retrouve les sentiments que j'ai à l'égard de mes patients, au fond, peut-être que je n'avais pas perçu que ça n'était pas vanité, c'est intéressant et ça peut rendre service aux autres. Et donc à ce moment-là, je me suis vraiment démené. Jusqu'au stade où j'ai été pressenti pour être conseiller général des Hauts-de-Seine, j'ai perdu cette élection, ce qui a été un événement très douloureux en termes d'égo et qui m'a sauvé pour la nutrition, jusqu'au moment où là, j'ai rejoint ma carrière simplement parce que j'ai réalisé qu'au fond, j'étais prédestiné à ce métier et à rien d'autre. Donc j'ai continué à faire de la politique, mais à un niveau moins significatif. Sinon, je serais parti sur un itinéraire que je ne connais pas aujourd'hui. J'étais engagé au Conseil Général, j'étais dans le sillon de Nicolas Sarkozy à l'époque, qui avait une affection immodérée pour moi, pour des raisons très drôles, des raisons nutritionnelles. Et donc, je l'aurais peut-être accompagné et je n'aurais plus jamais fait de nutrition, je ne sais pas. Donc, le hasard m'a sauvé.
- Speaker #0
Oui, alors sur Sarkozy, il y a une petite anecdote que vous aimez raconter, l'anecdote des chouquettes. Est-ce que vous pouvez la re-raconter ? C'est quand même intéressant, moi non plus je ne savais pas que les chouquettes c'était un super gros cirque.
- Speaker #1
C'était très drôle puisque j'avais appris à Sarkozy que parmi les viennoiseries les moins caloriques, je ne dis pas qu'elles n'étaient pas caloriques, on trouvait les chouquettes. Donc c'est emballé sur le sujet et donc nous avions à l'époque des chouquettes dans toutes les salles de réunion de l'Elysée, dans les couloirs, dans des baquets et un jour j'ai reçu un coup de téléphone de son chef de cabinet. qui m'a téléphoné en me disant « Jean-Michel, s'il vous plaît, arrêtez » . Et je lui ai dit « Arrêtez quoi ? » Il me dit « Arrêtez, Chouquette, on n'en peut plus » . Donc ça, c'était... Et il se trouve qu'on en a parlé dans les télés, ici en France. Et quand j'arrive aux États-Unis, quelques temps plus tard, on m'appelle et on me dit... Je suis une journaliste, je crois que c'était ABC à l'époque, qui me dit « Parlez-moi des Chouquettes de M. Sarkozy » . C'est complètement hallucinant. L'histoire avait traversé l'océan. Et alors, c'était une petite histoire, mais c'est tellement drôle.
- Speaker #0
Alors moi, je n'étais pas au courant. Donc maintenant, c'est vrai que quand on a plein d'événements et qu'on nous offre des viennoiseries, on ne sait pas trop quoi prendre. Ben voilà, merci. Là, c'est à vous maintenant. Je sais que c'est la choquette. Alors, vous avez vendu, et là, vous étiez en train d'en parler, vous êtes connue partout dans le monde. Vous avez vendu plus de 5 millions de livres. Moi, j'ai une question. Est-ce que le succès, ça vous apaise ou ça peut aussi créer une certaine forme d'autre pression ?
- Speaker #1
Alors, ça a été plusieurs étapes. Il y a eu la première étape, c'est-à-dire le début de la médiatisation extrême. C'est-à-dire quand vous faites des grandes émissions où là, j'avais très peur. Ça veut dire, je me rendais compte que je ne voulais pas marcher tête haute dans la rue. J'avais un peu peur. Puis après, il y a l'habitude. Puis après, il y a un moment, il y a un côté fier. à un moment donné. Et puis après, c'est devenu un exercice de routine. Ça veut dire, vous êtes médiatisé, vous le savez, on vous demande une photo, un autographe, etc. Vous le donnez parce que les gens sont gentils. Donc voilà, après, vous vous habituez, vous vous acclimatez. Mais cette médiatisation, il y a beaucoup de gens qui ont envie d'être médiatisés. Et des fois, je leur réponds quand c'est mes potes. Je leur dis, mais à quoi ça va te servir ? Ça veut dire, si c'est pour avoir une bonne table au restaurant, de se démener au temps pour être connu, achète-la, c'est plus simple. il faut que ça te serve à quelque chose. Moi, j'avais un message à faire passer. Le premier livre que j'écris est un livre qui sort des tripes. C'est un livre... D'ailleurs, les livres qui ont le mieux marché sont des livres violents qui sortent de mes tripes. Ça veut dire le premier, Savoir maigrir. Le deuxième est différent cette fois-ci. Mais le premier, c'est un livre où j'ai envie de gueuler, quoi. De dire arrêtez de vous faire avoir, etc. Et le public est très sensible à ça. Et le deuxième livre, qui a été un énorme succès, mais même international plutôt. C'est le guide des aliments où là je suis rentré comme un gladiateur face à, dans l'arène de l'industrie agroalimentaire. Mais ce sont des livres que vous écrivez avec passion, mais il y a de la fièvre dedans. C'est-à-dire quand j'écrivais, j'avais une fièvre et je le dis tout le temps. Je commençais à écrire des fois vers midi, une heure de l'après-midi. Il était 7 heures du soir, je ne savais pas quelle heure il était. Et quand j'avais écrit 6 heures prénétiquement, ça sort de vos tripes. Et quand vous n'êtes pas sincère dans un livre, je peux vous dire que le public il le sent tout de suite.
- Speaker #0
Alors justement, aujourd'hui, vous êtes là pour présenter votre nouvelle édition de Savoir Maigrir. Concrètement, qu'est-ce que, dans cet ouvrage, vous voulez apporter en plus que vous n'avez déjà fait ?
- Speaker #1
L'histoire drôle d'un nutritionniste qui se met lui-même au régime et qui va tester les régimes qu'il propose aux autres pour voir comment il les vit. Et ce qui est rigolo dans cette histoire, c'est que j'en reçois beaucoup de messages à l'heure actuelle des gens qui l'ont lu et qui me disent « j'ai tellement ri à ce passage, notamment lui, je crois que c'était pour... » Quand j'ai fait les repas à plat préparé, elle m'a dit « je me suis tellement reconnu, je suis tellement vécu, merci d'avoir raconté nos difficultés » . Ben oui, j'étais dans la même situation que monsieur Tout-le-Monde, et au lieu d'être le docte, le professeur qui enseigne aux autres, là j'étais le patient lui-même qui s'auto-prescrit et qui oublie qu'il est lui-même médecin et qui vit sa difficulté au quotidien. Donc je l'ai raconté et je pense que ça rend service aux gens. Ça veut dire qu'ils comprennent qu'ils ne sont pas tout seuls, notamment quand je raconte l'agressivité qui est développée par l'extérieur. Mes copains médecins, qui sont un peu rondouillards à l'heure actuelle, ils sont très narquois. Au début, ils l'étaient à l'égard de cet amaigrissement. Donc, ça m'a appris quelque chose. C'est que quand quelqu'un veut maigrir, il ne reçoit pas forcément l'adhésion de son entourage.
- Speaker #0
Alors, pour parler d'un sujet assez d'actualité, justement, il y a un médicament en ce moment, une nouvelle, un romane miracle. Quelle est votre position là-dessus qui circule ? Comme quoi, voilà.
- Speaker #1
Très mitigée. Le vrai problème qu'on a avec ce médicament, si je dois être très synthétique, c'est comment on fait pour l'arrêter. Voilà, c'est comment on fait pour l'arrêter. Alors c'est beaucoup plus simple de dire ça que de dire à quelqu'un vous allez arrêter un régime progressivement. Mais dans la réalité, ce qu'on observe, c'est que les gens qui commencent à prendre ce médicament, qui est très utile, qui est peu dangereux quand il est bien prescrit, etc. Une fois qu'ils ont maigri, qu'est-ce qu'on fait ? Et donc pour le moment, tout le monde bricole dans son coin. Je suis en contact avec d'autres copains. Alors certains me disent, moi j'élargis la plage où on fait les injections. Au lieu de les faire toutes les semaines, je les fais tous les 10 ou tous les 15 jours. D'autres qui me disent, je descends progressivement, puis j'arrête, puis je reprends si j'ai besoin. Grosso modo, ce n'est pas la panacée. Par contre, ça rend énormément service aux gens qui ont loupé plein d'amégrissements, qui ont vraiment un problème et qu'il faut vraiment faire maigrir. Et où là, on leur simplifie la vie. Une de mes patientes m'a dit, ça a libéré ma tête. Donc, pourquoi ? Parce que la pression d'être sous régime, ça obscurcit le cerveau. Et elle dit, cette personne, elle me dit, tu as libéré ma tête. Tu as bien fait de me conseiller de faire ça, tu m'as libéré la tête.
- Speaker #0
Oui, donc en fait, c'est vrai que moi, j'en entends de plus en plus parler.
- Speaker #1
Mais écoutez, il y a beaucoup d'hypocrisie là-dessus. D'abord, c'est un médicament qui est non remboursable, donc ça veut dire qu'on peut se le procurer, hors même une prescription médicale, parce que les pharmaciens sont, entre guillemets, cool. Beaucoup de gens en prennent, des gens pour prendre 3 kilos, pour perdre 3 kilos, bon. On n'est plus dans la séquence où on n'en avait pas, où il fallait protéger les diabétiques. Aujourd'hui, ce n'est plus la même chose. On ne peut pas parler de ce problème-là. On dit, ils prennent ça pour perdre 3 kilos.
- Speaker #0
Qui n'arrivent pas à perdre des années. Bien sûr,
- Speaker #1
je trouve ça un peu ridicule, mais eux, ils sont tellement contents de les avoir perdus que...
- Speaker #0
En tout cas, vous n'êtes pas contre et ça montre à nouveau votre ouverture d'esprit. Et vous avez raison, si ça peut libérer aussi...
- Speaker #1
Moi, ce qui me fait rigoler, c'est quand on me dit par exemple « Ah, vous ne me disiez pas ça il y a dix ans » . Oui. C'est normal, moi, tous les ans, j'apprends un truc.
- Speaker #0
Bien sûr. On évolue tous aussi avec la science et l'actualité.
- Speaker #1
Ben oui.
- Speaker #0
Alors justement, est-ce que vous avez déjà douté de votre légitimité malgré tout ce que vous avez construit ?
- Speaker #1
Oui, on appelle ça le syndrome de l'imposteur, c'est-à-dire... Comment voulez-vous avoir confiance ? Ça veut dire, moi j'admire les gens qui ont toujours confiance en eux. Moi, je ne dis pas que je n'ai pas confiance en moi, mais comme ma stratégie c'est d'avancer, j'oublie ce frein qui est de dire peut-être que je déconne, etc. Mais oui, de temps en temps, oui. Et puis quand vous êtes l'objet d'agressions à répétition, moi j'ai été l'objet de beaucoup d'agressions, la politique m'a donné du cuir. Ça veut dire, je me souviens d'un copain à moi qui était un maire d'une très grande ville, qui m'avait dit « Je ne comprends pas pourquoi tu fais de la politique. Tu es vraiment médiatisé, tu gagnes bien ta vie, tu es honoré, etc. Pourquoi tu fais de la politique ? » Et je lui avais dû faire une réponse pipo. Il m'avait dit « Bon, écoute, fais-le, ça va être une expérience. Au pire, ça va t'apprendre deux choses. Un, ça va te rendre beaucoup plus fort dans tes relations avec les gens. Et deuxièmement, tu connaîtras le mauvais visage de la nature humaine. » Il avait raison. C'est ce que j'ai perçu en politique. Par contre, ça m'a donné du cuir. Ça m'apprend à ne pas surréagir, plein de choses. Donc bon, je ne regrette pas de l'avoir fait, j'aurais pu faire sans.
- Speaker #0
Est-ce que vous pensez qu'un nutritionniste, un médecin peut aussi être victime de stress et donc de prendre du poids ? Alors là pour ce livre, vous avez testé les régimes, mais est-ce que vous pensez qu'on peut être nutritionniste et en fait nous-mêmes souffrir de... de ce stress qui peut parfois être plus important que nos propres recommandations ?
- Speaker #1
Évidemment. Quand j'ai un problème de vie, je vais vous donner un exemple. J'ai une fille, ma fille aînée, qui a perdu son mari à l'âge de 30 ans et qu'on a accompagnée jusqu'au bout. J'ai vécu un moment de stress intense parce que je ne pouvais pas empêcher mon esprit de me dire que va devenir ma fille, que vont devenir mes... mes tout petits petits-fils qui avaient un an et trois ans, comment va-t-on gérer l'instant de la mort de mon gendre, puisqu'on savait quel jour il allait mourir, comment il allait mourir, etc. Comment je vais la voir ? Quel sera notre futur ? Quel sera le sien ? Bien sûr que je suis stressé dans ces cas-là. Quand je suis attaqué et agressé par tous les médecins de la Terre qui en fait n'ont pas raison de m'agresser, simplement parce qu'ils sont victimes de leur propre aigreur ou de leur jalousie. et que vous êtes agressé en permanence, en permanence, bien sûr que je stresse. Quand j'ai des douleurs autour de moi, dans ma famille, quand je vois des stress dans le monde, même de temps en temps, ça peut être stressant. Donc oui, bien sûr, je suis victime du stress. Comment je le combats ? Un peu comme quand je finis un livre. J'ai déjà expliqué à mon éditrice que quand je finis un livre, la seule façon de ne pas devenir dépressif, c'est un truc que je partage avec beaucoup d'auteurs, beaucoup d'auteurs, c'est de penser au suivant. Et c'est assez curieux, d'ailleurs, parce que quand je fais la promo du livre, je suis déjà sur l'autre et j'ai oublié le précédent. Donc des fois, c'est à douter que je l'ai écrit, parce que je me dis, qu'est-ce que j'ai pu raconter déjà ?
- Speaker #0
Alors, pour être sûr que vous l'avez bien écrit celui-là, est-ce que vous pouvez nous donner deux, trois petits tips indispensables pour avoir une nutrition saine ?
- Speaker #1
Non, mais j'ai donné les tips. J'ai dit, quand vous commencez votre régime, préparez votre maison. Vous n'avez pas d'autre choix. Deuxièmement, vérifiez votre entourage. Soit il est d'accord avec vous. Et dans ce cas-là, vous l'incluez dans votre régime, ne soyez pas d'accord et laissez tomber. Troisièmement, soyez patient et persévérant, n'attendez pas de résultats trop rapides. Et quatrièmement, ne plongez pas dans les régimes restrictifs. Par contre, vous avez plein de nouveaux régimes que vous pouvez utiliser. Aujourd'hui, on a le jeûne intermittent. Ce n'est pas le régime qui va maigrir, mais on peut le faire. Vous avez les régimes sans sucre ou presque, pas les trucs délirants de l'autre avec ses pics de glycémie, mais des régimes où on limite les apports en sucre. Vous avez les régimes méditerranéens, vous avez des régimes avec collation sans petit déjeuner, vous pouvez tester tout ça. Donc voilà ce que j'ai appris aux gens en disant, ne flippez pas, il y a des régimes de base qui marchent, il y en a d'autres, vraiment, il faut les mépriser.
- Speaker #0
Et pourquoi les gens ne veulent pas, parce que c'est très vaste ce que vous dites, pourquoi les gens ne veulent pas nous voir maigrir ?
- Speaker #1
Parce qu'ils se projettent sur nous en général. Soit ils peuvent projeter un échec annoncé qu'ils ne supporteraient pas, soit ils peuvent projeter leur désir de maigrir qui n'est pas un sous-vis, soit ils peuvent projeter le désir d'être l'autre. qu'ils ne sont pas et donc c'est une façon de l'agresser. Donc il y a de multiples raisons. Soit, alors pour les hommes, je vais être désagréable avec les partenaires de mon sexe, les hommes en général ne supportent pas que leur femme soit au régime parce que ça leur gâche la convivialité.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Autrement dit, on va se mettre à table, chérie, on va se manger une bonne choucroute. Sa femme répond, non, mon amour, moi, je vais manger une tranche de jambon et une demi-pomme de terre bouillie.
- Speaker #0
Oui, puis c'est vrai que même quand on se met au sans-alcool, ce qui est très bien, c'est que c'est vrai qu'on se coupe un peu aussi d'une forme quand même de continuité, pas toujours. Et que c'est vrai qu'il y en a d'autres qui peuvent nous dire, ben non, fais pas ça, tu deviens un peu chiant. Le régie peut être associé à une certaine force.
- Speaker #1
On a oublié que nous ne remangeons que parce que c'est bon de manger, sinon on oublierait des fois de manger. On mange d'abord parce que c'est bon. Chaque fois que je parle de régime, j'explique aux gens, je suis un nutritionniste non moralisateur, je sais que dans la dimension de manger, il faut inclure la notion de plaisir. S'il n'y a pas la notion de plaisir, vous-même, vous allez vous sentir malheureux et triste. Donc j'introduis la notion de plaisir. C'est pour ça qu'à chaque fois dans les régimes, je mets du chocolat, des burgers, des sushis, etc. C'est un trick, un petit truc à l'américaine. C'est un petit truc pour les stimuler. Oui,
- Speaker #0
et puis pour que ça dure et qu'ils n'aient pas l'impression d'être en privation totale. Alors, on en a parlé avec Mottemère et vous aussi, vous nous avez évoqué ce stress, mais il y a beaucoup de gens oublient aussi que parfois, quand on grossit, notamment quand on est victime de trop grosses violences, le corps, en fait, c'est une forme de protection de grossir. Donc, c'est totalement psychologique. C'est soit on a envie de disparaître, soit on a envie de protéger par des couches son corps. Et c'est vrai qu'on voit trop souvent un peu la grossophobie ou quelqu'un de gros. Ah, il est faible. Mais parfois, justement, c'est une vraie armure et des... Il y a une énorme souffrance. Donc en fait, là où je vous rejoins, c'est plutôt quand quelqu'un nous dit « je suis au régime » , plutôt que de lui dire « maintenant, tu n'y arriveras pas » et de passer par tous les process que vous m'avez expliqués. Il faut peut-être aussi se dire « ça y est, la personne, elle a décidé d'enlever des couches de protection, il faut que je l'accompagne » .
- Speaker #1
Mais ce que vous dites, c'est la vérité de la graisse. Qu'est-ce que le tissu gras ? Le tissu gras, c'est un tissu qui fournit de l'énergie. Donc on peut avoir besoin d'énergie par moment dans sa vie. C'est un tissu qui aide à la cicatrisation. Donc on peut cicatriser des douleurs. C'est un tissu qui protège du milieu extérieur, donc on peut se protéger des autres. C'est un tissu également qui permet de lutter contre le froid, donc de donner de la chaleur. Et si vous transposez ça en éléments psychologiques, vous avez le fondement du fait que j'ai toujours dit que le corps comme la bouche sont des éléments de langage. Le corps est un élément de langage psychologique et la bouche peut être un élément de langage, y compris à connotation sexuelle même. Ça veut dire par exemple, je pense aux anorexiques. qui disent « je vomis » , une anorexie qui vomit. En même temps, elle avale, mais elle est obligée de rejeter. Elle avale peut-être quelqu'un de son entourage parce qu'elle l'est obligée, et elle rejette cette personne parce qu'elle veut symboliser le rejet de cette personne. Voilà pourquoi on ne peut pas dissocier la nutrition de la psychologie. Et quand j'étais étudiant chez ce maître à Pfeilbaum, un jour, il m'a dit que je devais aller en psychiatrie. Au début, je n'ai pas compris. J'ai dit « mais je ne suis pas fou, quoi. Pourquoi tu veux m'envoyer en psychiatrie ? » Et il m'a expliqué, il m'a dit, on ne peut pas être un bon nutritionniste si on ne fait pas de psychiatrie. Et j'ai vécu à Louis-Mourier, chez Thérèse Lampérière, qui était une star de l'époque, parce que j'étais ultra portégé. Les gens de ma fac m'adoraient. Donc, j'ai vécu une année de psychiatrie incroyable, où j'ai compris plein de mécanismes de dépression, de bipolarité, de schizophrénie, etc. Ça a été extraordinaire pour moi. Donc, j'ai eu cette dimension qui m'a beaucoup aidé dans mon métier. J'avais la pédagogie, j'avais la psychologie. Donc c'était facile pour moi d'émerger par rapport à d'autres qui vont peut-être faire leur métier de façon très bonne, mais peut-être trop scolaire par rapport à ce que je faisais. J'ai toujours transgressé. Donc en fait, c'est presque un jeu pour moi. On se demande s'il n'y a pas une signification psychanalytique, mais j'ai toujours adoré transgresser. Et aujourd'hui, quand je donne des conférences à des étudiants, et je leur dis, les gars, je vais vous dire un truc dur, apprenez à transgresser. Ne prenez pas pour un genre content ce qu'on vous dit. Vous voyez, si vous ne pouvez pas casser les lignes, peut-être que vous allez vous planter, mais peut-être que vous allez faire une carrière remarquable.
- Speaker #0
Ça y est, j'ai compris maintenant le succès de vous, docteur. C'est vrai qu'il y a beaucoup de psychologie, on le ressent. Et puis, comme vous dites, ça vous vient aussi de votre histoire personnelle. Et je crois que souvent, on voit des médecins et on a l'impression que c'est un peu aseptisé. On a un peu des approches, faites ceci, faites cela. Alors qu'en fait, on a tous des raisons de chuter, de grossir, de maigrir. Les anorexies, la boulimie, tout ça, c'est aussi énormément d'émotions. Finalement, j'ai presque l'impression que chaque personne qui a un problème de poids, ça vient aussi d'un traumatique.
- Speaker #1
Souvent, souvent. Mais quand vous parlez de la médecine aseptisée, si vous ne faites pas la médecine en humaniste, c'est-à-dire en aimant le genre humain, vous ne serez jamais un bon médecin. Un bon médecin, c'est un humaniste. Pourquoi ? Un humaniste, c'est un bon médecin parce qu'il doute, parce qu'il scrute la personne, pas parce qu'il se comporte comme une intelligence artificielle. Quand on dit l'intelligence artificielle pourra peut-être remplacer... Mais ce n'est pas vrai. Vous avez des tas de signes imperceptibles qu'on arrive à réunir pendant qu'on examine quelqu'un.
- Speaker #0
Non, ça c'est sûr. De manière, nous pareil, on est persuadés que le lien, le sens, le contact qu'il y a ne nous le prendra pas. Il nous offrira plein d'autres choses, mais pas ce que seul l'être humain est capable de transmettre. Alors, merci mille fois pour cet entretien. Pour terminer, si vous deviez transmettre une seule chose à quelqu'un qui se bat aujourd'hui, alors vous avez déjà donné les recommandations, mais laquelle serait-elle ? Peut-être pas forcément que sur votre casquette de médecin de soins de soins, mais de manière générale.
- Speaker #1
C'est assez bateau ce que je vais vous dire, mais... Il y a toujours une solution à un problème. Ce n'est pas vrai, il faut la chercher, c'est tout. Mais il y a toujours une solution à un problème. C'est les deux phrases que j'ai apprises à mes filles. Elles le répètent aujourd'hui encore. Il y a toujours une solution à un problème. Même s'il n'y a pas de solution, il y a en quelque sorte une solution. Vous avez un problème, il n'y a pas de solution, vous savez que vous avez le problème et vous devez l'accepter. Mais si vous avez une solution, prenez-la. Mais je ne sais pas, est-ce qu'on est vraiment capable de donner des leçons aux autres ? Moi, je ne sais pas.
- Speaker #0
Est-ce que votre fille va bien et vos petits-enfants ?
- Speaker #1
Alors, ma fille a fait quelque chose d'incroyable. Elle a parlé à un podcast dix ans après. Elle n'a pas pu pendant longtemps. Et dans ce podcast, elle a dit, au fond, j'avais le choix au moment où ça m'arrive, soit je m'effondre, soit je me renforce. Et j'ai fait le choix de me renforcer. Aujourd'hui, elle a un nouveau compagnon. Mes deux petits-fils sont deux stars. Deux élèves brillantissimes, extrêmement drôles. Le dernier en date m'a dit que si jamais il me venait l'idée de lui enlever le téléphone pendant qu'il est chez moi pendant le week-end, il serait responsable d'avoir brisé sa vie sociale. Je serais responsable d'avoir brisé sa vie sociale.
- Speaker #0
Il a quel âge ?
- Speaker #1
Il a 13 ans. Et le second me dit en permanence, le plus important pour moi, c'est pas de réussir, c'est de bien manger.
- Speaker #0
Merveilleux. On vous souhaite à toute votre famille et à tout le bonheur du monde. Merci pour toutes ces... Ces confessions, on était ravis de vous découvrir sous un autre jour.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Merci Jean-Michel. Si tu as aimé ce podcast, abonne-toi pour ne rien manquer des prochains épisodes, soutenir Cerveau Puissant et suivre toutes les actualités, les échanges à venir et les contenus que je prépare pour continuer à nourrir ce qui fait vraiment la différence.