- Speaker #0
Bienvenue chez Cerveau Puissant, le podcast des phrases qui réveillent, un espace où l'on parle de ce qui façonne une vie, des peurs qu'on dépasse, des mots qui sauvent, des chocs qui révèlent, des valeurs qui tiennent debout. Chaque semaine, je vais chercher la phrase fondatrice d'une personnalité, une phrase qui a construit, brisé, transformé ou sauvé. Parce que certaines paroles deviennent des boussoles, parce que tout commence par une prise de conscience, parce que chacun porte en lui une lumière en attente. Et j'ai la chance d'être soutenue pour ce podcast par l'agence de communication Surf. Aujourd'hui, je reçois une femme qui compte profondément pour moi. Une femme que j'admire autant pour ce qu'elle construit que pour la manière dont elle a tenu sa place, année après année, sans jamais se rener. J'accueille aujourd'hui Angélique Gérard. Angélique est une grande dirigeante, une femme de décision, de stratégie et de vision. Diplômée de l'INSEAD, experte reconnue en leadership, en expérience client, Et en transformation numérique, elle a marqué durablement le paysage de la tech et de l'entrepreneuriat français. Pendant plus de 25 ans, elle a occupé des postes clés au sein du groupe Iliad, Free, dont elle est cofondatrice. Directrice de la relation Abonné, présidente de 9 filiales, membre du comité exécutif, puis conseillère spéciale du président Xavier Niel, elle a été au cœur des décisions structurantes là où l'exigence est permanente et où l'erreur n'est pas permise. Mais ce qui me touche le plus chez Angélique ne tient pas à l'ampleur de son parcours. Ce qui me touche, c'est sa solidité intérieure, sa capacité à avancer quand le doute est là, à décider quand le silence est lourd, à tenir quand la pression est maximale. Aujourd'hui, elle prévit de la STEM Academy, organisme de formation à la cybersécurité et à l'intelligence artificielle. Elle est également cofondatrice de Women in STEM Europe. engagée pour une meilleure représentation des femmes dans les filières scientifiques et technologiques. Business Angel, engagée, classée par elle parmi les 5 femmes Business Angel les plus influentes en France, elle accompagne de nombreux entrepreneurs dans leur trajectoire de croissance. Multiplement récompensée, et vous aurez compris pourquoi, décorée de l'ordre national du mérite, classée parmi les femmes les plus inspirantes par Farrus, Elle n'a pourtant jamais confondu reconnaissance et vérité. Elle sait que le pouvoir n'est qu'une vitrine, mais également aussi une charge, une charge humaine et une charge morale. Auteur engagée, elle écrit pour questionner notre rapport à l'économie. Prochainement, tu prends la présidence du cercle 288, un cercle confidentiel de dirigeants et d'entrepreneurs. Tu deviens également égérie, et tu nous en parleras sûrement dans une grande campagne qui te tient à cœur. Et aujourd'hui, dans Cerveau Puissant, je l'avais envie de t'offrir un espace différent, un espace pour parler de mental, celui qui forge dans les épreuves, dans le désert, et on va comprendre pourquoi, dans l'effort et dans le doute. Je suis très heureuse et très touchée de recevoir Angélique aujourd'hui. Bienvenue Angélique.
- Speaker #1
Bonjour Claire, merci beaucoup pour toutes ces éloges en fait et ces mots touchants à mon attention. Merci.
- Speaker #0
C'est dur de te résumer. Pour le coup, ça c'est vrai que c'est un travail, il faudra un moment que j'arrive à faire en peu de mots qui tu aimes. Et c'est vrai que tu as un parcours impressionnant. Mais ce qui m'impressionne le plus, et je le disais, c'est vraiment la force de ton mental. Et c'est de ça dont on va parler aujourd'hui. Alors chez Cerveau Puissant, on commence toujours de la même manière. Est-ce que tu peux avant tout nous partager ta phrase, ton datrice, ton mantra, celui qui explique la femme que tu es aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors j'ai deux mantras en fait. J'ai un mantra du quotidien. que j'applique, mais vraiment tout le temps. Très souvent, quand je commence à me poser une question et qu'elle commence vraiment à prendre un peu plus de poids, je me dis, mais quand il y a un doute, il n'y a pas de doute. Et en fait, ça se confirme toujours. C'est-à-dire que si à un moment donné, j'ai trop douté sur une prise de décision, la décision ne s'avère pas en fait positive. Et donc aujourd'hui, je fais en sorte de me dire, s'il y a des doutes, Angélique, n'y va pas. C'est pas une bonne chose, donc ça sert à rien d'aller là où on n'est pas sûr. Donc moi j'aime bien effectivement tracer mon chemin et avoir la certitude. Parfois je peux quand même avoir des petits doutes, mais pas globalement de me planter. Ça n'arrive plus, mais en tous les cas assez rarement. Et puis mon deuxième mantra, il est plus professionnel en fait. C'est que je pense qu'il est important, finalement ces intelligences multiples qui nous caractérisent aujourd'hui. qui sont conjuguées avec du talent, de la performance. Je pense que c'est ça qui fait naître des transformations profondes, créatrices de valeur. Et donc ça, dans tout ce que je fais aujourd'hui, dans les décisions que je prends, je m'assure toujours de ce que je fais. de cet alignement, pourquoi je le fais, avec qui je le fais, comment je le fais et dans quel temps, au sens global, je vais le faire. Et je pense que c'est important, en fait, de valoriser ces intelligences multiples. C'est les intelligences relationnelles, situationnelles, émotionnelles, créatrices, voire même corporelles, puisque notre corps parle aussi pour nous. Et c'est d'associer tout ça pour effectivement faire de la création valeur durable.
- Speaker #0
Alors, tout ça, c'est effectivement très impressionnant parce que c'est un développement de skills très important. Est-ce que tu l'as toujours eu en toi ou c'est quelque chose que tu as réussi à développer ? Est-ce que tu pourrais nous dire quand ?
- Speaker #1
Alors, en fait, c'est une question intéressante parce que je ne suis pas sûre de l'avoir conscientisé en tant que tel, mais plutôt d'avoir découvert notamment que j'avais cette grande intelligence émotionnelle et donc de me rendre compte dans mes activités que j'étais ce leader. avec ces quelques intelligences multiples. Et je pense qu'aujourd'hui, en fait, ce sont sans doute les plus belles intelligences, parce qu'on le voit, les cabinets de chasse de tête vont chercher des gens qui ont développé ces soft skills avant on allait chercher de l'expertise métier, du savoir-faire pur et dur, tu vois, du technique. Aujourd'hui, on vient plutôt nous chercher pour ce qui nous caractérise au travers de ces intelligences, parce qu'on a cette capacité d'adaptation, quel que soit la situation. Et donc ça, c'est précieux aujourd'hui pour une organisation. Donc je l'ai découvert, je l'ai travaillé avec le temps. Et voilà, en tous les cas, j'espère les faire vivre dans mon quotidien autour de moi. Et j'essaye de m'assurer effectivement de faire vivre ces intelligences.
- Speaker #0
Effectivement, dans tout ton parcours personnel et professionnel, on voit qu'il y a cette force quand même que tu as toujours eu en toi. C'est ce que tu appelles d'ailleurs la force de ton mental. Est-ce qu'on peut en parler aujourd'hui ? Alors récemment, tu as fait quelque chose d'assez extraordinaire, inattendu, mais tu te donnes aussi beaucoup de challenges. Tu as couru 120 kilomètres dans le désert péruvien en autosuffisance alimentaire. Pourquoi t'es-tu lancée dans ce défi ? Peux-tu nous expliquer quel était-il ?
- Speaker #1
En fait, toute ma vie est jalonnée de défis. C'est-à-dire que j'ai toujours eu des challenges. Plus ou moins importants, ils ne sont pas tous, voilà, pas tous les matins, je me lève en me disant je vais faire un truc complètement crédit. Donc pourquoi celui-là ? Pourquoi 120 kilomètres dans le désert d'Ika, qui est un des déserts les plus arides au monde ? Parce que j'ai eu 50 ans en fait l'année dernière, et je me suis dit pour mes 50 ans, qu'est-ce que je peux faire ? Alors tu vois, certaines vont aller chez le coiffeur changer de coiffure. Moi j'ai décidé effectivement de faire ces 120 kilomètres en autosuffisance alimentaire. Donc concrètement, j'ai passé quatre jours dans le désert. Je portais un sac à dos avec mon alimentation des quatre jours, ma tenue pour la nuit parce que dans le désert, il fait froid. J'avais une seule tenue pour la journée, donc la paire de chaussettes de tous les jours, le sous-vêtement de tous les jours. C'est celui que j'ai mis après chaque nuit dans le désert. Donc il faut quand même se préparer à ne pas se laver. Donc quand on a une hygiène irréprochable, c'est assez compliqué de vivre ce type de moment. Il faut se préparer techniquement, parce qu'un sac à dos pour un marathon des sables, ça se prépare. Il faut se préparer physiquement et il faut se préparer mentalement. Et ça, c'est vraiment un truc assez incroyable à vivre, parce que tu es confronté à l'immensité du désert, tu es confronté à la solitude, tu es confronté au silence. Il n'y a vraiment pas âme qui vit dans le désindicat. J'ai vu quelques condors dans le ciel, j'ai vu des gros scorpions blancs, mais globalement, tu ne vois pas un Péruvien. Personne ne s'occupe de cette zone dans le monde, sauf le Marathon des Sables qui organise cette course. On était 300 participants, il y avait quand même 140 femmes. J'étais très étonnée et ravie de voir qu'il y avait presque une parité sur ce Marathon des Sables. Mais voilà, tu avances avec toi-même, il y a une forme d'introspection. Je m'étais dit, je vais peut-être écouter de la musique, donc je vais prévoir parce que c'est long quand même. Et puis finalement, non, je n'ai jamais écouté de musique, j'ai toujours été avec moi-même à avancer en fait et à comprendre. qu'il fallait que je visualise des toins qui me permettraient d'arriver au bout. Alors, je n'ai pas beaucoup douté, mais j'avoue qu'après deux jours, j'avais fait 95 bornes, il faisait 38 degrés. Le premier jour, j'avais les pieds déjà complètement défoncés. Donc, au moment où on se parle, tu vois, il me manque quelques ongles sur les pieds. Ce n'est pas très de l'amour. Et donc, pour ceux qui nous écoutent et qui nous croiseront cet été en pieds, Il y aura sans doute un petit clin d'œil lié à ça. Tu peux mettre des capsules ? Oui, bien sûr. Je suis sauvée. Tout va bien. Et puis, évidemment, c'est très physique. Tu as de la dermabrasion. Le sac à dos te brûle les épaules. Donc, tu es à vivre sur les pieds, sur les épaules.
- Speaker #0
Les vêtements peuvent te... S'ils aident, s'ils ne sont pas outillements.
- Speaker #1
C'est ça aussi la préparation technique. Tu as raison. C'est que les coutures, en fait, si elles sont trop importantes, elles te brûlent la peau. Donc, c'est pareil au niveau de l'Aisne. Enfin, tu vois, tout est étudié. Vous êtes en équipe ? Non, on n'est pas en équipe. Je m'étais dit, je vais peut-être finalement trouver des coureurs qui auront le même rythme que moi. En réalité, j'ai fait mon marathon des sables. J'ai des coureurs qui m'ont dépassé. J'ai eu la fierté d'en dépasser aussi. Et c'est amusant parce que ce mental, en fait, au bout du deuxième jour, le deuxième jour, on avait une journée à 63 kilomètres avec un dénivelé positif de 1900 mètres. On avait une dune, c'était un mur à passer, et elle faisait plus d'un kilomètre, donc c'était très long. Et à la fin de cette journée, dix kilomètres avant la fin, j'ai remonté énormément de coureurs. Et le lendemain, les gens me venaient voir en me disant « mais qu'est-ce que t'avais mangé ? » . Et en fait, j'avais qu'un truc dans la tête, c'était la ligne d'arrivée. Et donc je ne voulais rien me stopper, je l'avais visualisée, je la voyais, elle était loin, je savais qu'elle était là. Et donc, je fonçais. Et c'était amusant que le lendemain, on m'en parle et qu'on me dise, en fait, j'avais un mental d'acier. J'avais compris comment avancer sur cette épreuve.
- Speaker #0
C'est la technique des grands sportifs. D'ailleurs, on te dit toujours, visualise la victoire, visualise le blé que vous avez d'avoir.
- Speaker #1
Exactement. Et c'est assez intéressant, en fait, de se projeter sur toutes ces techniques-là. Mais on va peut-être en parler après. Et donc, voilà, c'est une grande fierté de l'avoir fait. Donc évidemment, je l'ai fait, vous l'avez compris, c'était un challenge. Et donc j'ai un prochain challenge. Et donc je pars l'année prochaine, avril 2027, sur le Legendary, où je traiterai 260 kilomètres dans le Sahara, 48 degrés, au taux de suffisance alimentaire pendant six jours.
- Speaker #0
Impressionnant.
- Speaker #1
Je vous donnerai plein de nouvelles.
- Speaker #0
Complètement, on suivra ça. Alors, ce qui est drôle, c'est que moi, je te connais bien. Et dans cette image du désert, on va forcément sur un terrain, tu es très spirituelle, pour ne pas dire extrêmement croyante. Moi, dans cette image du désert, toi toute seule pendant quatre jours, est-ce que tu n'as pas aussi été chercher une forme de palier personnel, de palier spirituel ? Est-ce que c'est ça aussi ou pas du tout ? Alors en fait, pas du tout. Vraiment pas du tout. En fait, non.
- Speaker #1
C'est une question intéressante parce qu'il y avait quand même autour de moi des coureurs, en moyenne 27 ans.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Très jeunes, tu vois. Moi, j'ai 51 ans dans quelques mois. beaucoup plus jeune que moi. Et puis tous, quand je leur ai demandé pourquoi vous êtes là, parce que moi c'était évident, je le savais, en fait ils cherchaient quelque chose. Ils cherchaient une réponse, des gens assez incroyables en fait, avec des parcours de vie assez incroyables, mais qui cherchaient un objectif à leur vie. Donc ça je n'ai beaucoup senti autour de moi, moi ce n'était pas mon cas. Donc en revanche je me suis raccrochée à ma famille, à mes enfants, en disant parce que tu es dans le désert, il n'y a aucun réseau, rien ne passe. Et donc, me dire, dès que ma balise a, à un moment donné, flashé à un endroit, parce qu'on a au moins ça, ma famille est aléatique, ça va. Ça, pour moi, c'était très présent, ça m'a aidée. Mais tous ces jeunes, en fait, ils cherchaient une réponse. Ils cherchaient quelque chose, ils cherchaient une trajectoire, un but dans leur vie. C'était assez incroyable de voir ça.
- Speaker #0
Alors justement, est-ce que tu ne crois pas que la force de ton mental te vient aussi du fait que tu as déjà certaines réponses en termes de ta place dans l'univers et de tes croyances et de ta spiritualité ? Et que c'est ça aussi qui aide beaucoup les gens à avancer ?
- Speaker #1
En fait, ce qui est certain, c'est que je suis convaincue que je suis alignée. Et j'essaye en fait d'être alignée avec moi-même. Tu vois, je te parlais de mon mantra sur les intelligences multis. En fait, les transformations, ce n'est pas ce qu'on optimise, c'est ce qu'on aligne. Et je le vis aussi personnellement. Et donc, c'est ça qui me caractérise. Après, on n'est pas toujours parfait, ça n'existe pas. Mais on essaye de rester sur son alignement personnel. Donc oui, ça, ça aide.
- Speaker #0
Il y a quelque chose que tu dis aussi qui est très intéressant. Tu dis que le mental n'est pas forcément visible.
- Speaker #1
Oui, ce n'est pas forcément visible. Ce n'est pas quelque chose forcément de bruyant non plus. C'est une forme de ténacité douce. C'est un peu comme ça que je définirais. Et donc, je pense qu'il faut faire aussi attention à ne pas confondre la volonté et le mental, qui sont deux choses différentes, et on peut se faire prendre au piège. La volonté, c'est « je veux » . Et donc, en clair, t'es sur la ligne de départ. T'as voulu être sur la ligne de départ. Mais le mental, c'est « je tiens » . Et donc, c'est la ligne d'arrivée. C'est ce qui te permet d'aller au bout, de ne pas renoncer. C'est cette petite voie invisible. C'est ton intérieur qui fait que tu décides d'aller au bout et que tu vas finalement envoyer des signaux à ton cerveau, même quand tout est fait, pour que tu abandonnes. Tu vois, par exemple, dans le désert, moi, je n'étais pas une coureuse, je n'étais pas une héroïne, mais j'étais cette femme qui n'abandonnait pas et qui n'abandonnerait jamais. Donc, j'avais ça en tête. Et ça, en fait, le fait aussi de se dire ça, c'était important pour avancer. Donc oui, le mental, ce n'est pas forcément quelque chose de visible chez tout le monde.
- Speaker #0
Et c'est tant mieux. Oui, on n'a pas besoin de crier qu'on a un mental. On le voit, en fait, dans l'épreuve. On le voit dans l'épreuve,
- Speaker #1
on le voit dans le quotidien aussi, parfois. En tout cas, nous, on le voit, on le sent. Moi, j'aime d'ailleurs, vraiment. Les autres autour ne le voient pas forcément. Mais après, il y a des démonstrations qui font qu'on sait que... Il y a des gens qui ont un mental très fort.
- Speaker #0
Et alors justement, ça ne se voit pas, mais c'est quand même bien de pouvoir s'identifier à des personnes qui, toi, sont des rôles modèles. Est-ce que toi, tu en as, qui incarnent ce mental ? Tu as perçu ce mental ?
- Speaker #1
Alors, ce n'est pas forcément des rôles modèles, mais oui, c'est effectivement des perceptions de mental absolument incroyables. Et c'est fou, parce que quand je regarde le point, Je me dis que c'est incroyable, notamment en politique. Tu prends en fait Abraham Lincoln, qui était quand même le roi des échecs, au sens où le mec, il perdait tout le temps. Ce n'était pas le jeu d'échecs, sa vie était faite de manque de réussite. Il était dépressif. Et il avait ce but ultime, en fait, de devenir président. Il est devenu président alors que rien ne laissait penser qu'il le deviendrait. Et en plus,
- Speaker #0
il est devenu un président légendaire.
- Speaker #1
On peut aussi citer Barack Obama. Il a été président d'un pays qui a structuré la ségrégation. Il était noir. Et donc, à un moment donné, il aurait pu crier sa rage. Il aurait pu porter sa voix. Non, il a décidé de faire autrement. Il a tracé sa voix. Il est devenu président. Et deux fois. Il y a Joe Biden. On s'est dit, mais il ne sera jamais élu, il est trop vieux. Il est trop vieux. Enfin, toi, personne n'y croyait. Ce n'est pas sa forme physique qui a fait la différence à Joe Biden. C'est son mental, c'est sa résilience à toute épreuve. Quand tout était contre lui et fini. Il y a deux autres personnages politiques que j'aimerais citer. C'est Trump, qu'on aime ou on n'aime pas. Bien sûr. Il est parti de rien. Et il a dit, je vais vous montrer que c'est possible. Et donc, il a été élu deux fois. Et puis, on en a un en France, qui a quand même été le plus jeune président de la République, c'est Emmanuel Macron,
- Speaker #0
que personne n'arrive à venir en plus.
- Speaker #1
Zéro réseau banquier de chez Rothschild. Il n'a pas attendu qu'un parti l'adoube. Il a créé le sien. Et il avait cette obsession de se devenir président. Il est devenu président. Et quand tu regardes d'autres exemples, moi j'aime beaucoup aussi parler de Philippe Croison, qui est pour le coup un sportif à mes yeux, que j'ai eu l'occasion de croiser. Philippe Croison, c'est cet homme sans bras, sans jambes, qui décide de traverser la manche. Tout le monde lui dit que c'est impossible. Mais qui peut dire aujourd'hui que c'est impossible en étant amputé de ses quatre membres ? Et puis tu as aussi, pour citer notamment une femme, C'est Trista Schorz qui est aveugle et qui est l'athlète olympique la plus record parce qu'elle a 55 médailles, 41 d'or. Et à chaque fois qu'elle prend une ligne de départ, on se dit que ce n'est pas possible, elle ne va pas pouvoir le refaire. Et qu'est-ce qu'elle fait ? Elle répond par un nouveau record. Tu vois, elle ne s'arrête pas juste à la victoire, elle rebat un record. Et tous ces gens-là, en fait, ils nourrissent un mental d'acier. Ils ne doutent pas de leur capacité, ils ont un objectif. Et c'est important de ne pas se disperser. Tu vois, c'est comme si tu mets un couple qui divorce, ils n'ont pas d'enfant mais ils ont un chien. Et puis ils partent dans deux directions opposées et puis tu as le chien au milieu. Et puis, t'as le chien qui tourne la tête à droite, à gauche. Je vais vers qui ? Je vais vers papa, je vais vers maman. Je fais quoi ? Qu'il finit par tourner, il finit par devenir fou. Parce qu'on ne peut pas avoir plusieurs objectifs. Et c'est ça aussi, le mental, quand tu fais la différence, c'est que t'es focus sur un truc. Et c'est là où t'arrives à percer.
- Speaker #0
La ligne d'arrivée.
- Speaker #1
C'est la ligne d'arrivée. Et t'en as pas 36 000 d'arrivée. Non.
- Speaker #0
Est-ce que le mental, pour toi, ça se verbalise ? Parce qu'il peut être invisible. C'est en général que l'individu qui le ressent. Mais est-ce que dans... ta manifestation et ta visualisation, tu considères que c'est bien aussi de dire je serai président, je serai là. Est-ce que tu le fais, toi ?
- Speaker #1
Alors, c'est peut-être quelque chose que je n'ose peut-être pas assez dire. J'ai plus une stratégie sous-marine. Silencieuse. Mais je commence à m'autoriser à dire certaines choses en termes d'objectifs. Mais en tous les cas, se dire à soi-même, se raconter l'histoire à soi-même et avancer, c'est déjà avoir pris la ligne de départ.
- Speaker #0
Et tu écris ? Parce qu'on parle souvent de l'écriture.
- Speaker #1
Je faisais ça assez jeune. C'est un conseil qu'on m'avait donné quand j'étais adolescente, presque jeune majeure. On m'avait dit, écris ce que tu veux être dans cinq ans, refais en ce papier, mets-le dans ton portefeuille. Ce que j'avais fait, je l'avais rouvert cinq ans après. Et ce qui était dingue ! c'est que je n'avais pas atteint mon objectif. J'avais surpassé de loin mon objectif. Et donc, tu peux effectivement t'écrire des petits papiers, les réouvrir plus tard, parce que ça te permet de l'avoir en tête, même s'il y est quelque part, un endroit que toi, tu sais. C'est quand même assez précieux, effectivement, de faire ça. C'est un bon type. Tu as raison de souiller.
- Speaker #0
Alors, ta carrière professionnelle est immense et loin d'être terminée, en plus. Et on comprend en tout ce que tu dis d'ailleurs qu'il y a beaucoup de plafonds que tu vas encore faire sauter. Parce qu'on sent ce mental d'acier et que dans ta vie, tout est possible. Néanmoins, tu es quand même aussi une experte du monde du travail. Tu as managé énormément de personnes, tu continues d'ailleurs à le faire. Quelle serait ta recommandation pour que justement ce mental ajusté, aligné puisse s'appliquer pour une vie professionnelle plus épanouie ?
- Speaker #1
Alors, c'est hyper simple en fait. Tu vois, quand tu es dans une salle de réunion et que tu vois un manager rentrer, si tu as un manager qui cherche ce qui ne va pas, ou si tu vois un manager qui cherche ce qui va faire grandir. Donc c'est déjà ça en fait, le mental que tu renvoies aux autres. Et c'est de se dire à un moment donné qu'il faut être dans le positif, il faut aller chercher à faire plus. Ce n'est pas toujours, tu vois, simple dans le monde de l'entreprise. Et puis, moi, j'aime bien cet exemple, si tu veux, c'est que quand tu regardes, en fait, les services commerciaux en France, notamment les gens qui t'appellent au téléphone, et quand on t'appelle, on te dit « Madame Claire Mugino, bonjour, est-ce que je vous dérange ? » Ben oui. Ben voilà, oui. Pourquoi ? Parce que t'as juste un vendeur qui est en train de s'excuser d'exister et qui est déjà pas… Il fait tout l'inverse par rapport à un lien de confiance qui pourrait être à bien. aux États-Unis, quand on t'appelle pour de la vente, on te dit « it's a good time to talk » , tu vois ? Et on t'engage, en fait. Et c'est très différent, en fait. Et donc, il y a des différences culturelles importantes.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Le mental aussi, c'est aussi ça, c'est une histoire de culture.
- Speaker #0
Le mental est une culture. Est-ce que tu peux nous expliquer ce propos ? Oui, parce qu'en fait, le mental, ça ne se construit pas juste à l'intérieur. Ça se transmet et c'est culturel.
- Speaker #1
Et je vais t'expliquer en fait quelles différences culturelles je peux voir dans cet apprentissage de ce muscle invisible qu'est le cerveau et qui nous permet effectivement d'avoir ce mental. En France, par exemple, nos enfants, quand ils font une dictée ou un devoir, on leur entoure les fautes. Aux US, on n'entoure pas les fautes, on entoure tout ce qui est le bon, tout ce qui est exact. En France, on note sur 20 et ensuite, en fonction des fautes, on dégrade la note. Aux US, en fait, plus tu as de bonnes réponses et plus tes points augmentent. Donc d'un côté, en fait, on crée des enfants qui ont peur de l'échec et donc ça, c'est exactement ce qu'on fait. Et aux US, on a plutôt finalement une éducation où on valorise l'effort, on valorise la progression. Donc c'est deux systèmes complètement différents. Un SDF en France, très souvent, et peut-être que tu le vois et peut-être que tu le reverras malheureusement demain, parce qu'on en a beaucoup, il baisse les yeux. Il y a souvent une petite pancarte, il baisse les yeux. Il ne te regarde jamais. Un SDF aux US, il te regarde droit dans les yeux. Et il te dit « Do you have a buck ? » « Do you have a doll ? » Et il le demande et il croit que c'est possible. Mais donc forcément, il récolte beaucoup plus. Et c'est des différences culturelles, en fait, de croyances, d'éducation aussi. Donc moi, je pratique beaucoup la psychologie positive avec mes enfants. J'ai un rituel parfois quotidien, mais souvent hebdomadaire, où je leur demande en fait les choses positives qu'ils ont vécues. Parce que j'aime bien, tu vois, qu'ils se souviennent dans la semaine ce qu'ils ont fait de positif. Et quand j'ai, par exemple, mes enfants qui me disent « Mais maman, j'ai eu tant en maths, en fait je suis nulle. » Non, mais t'es pas nulle. T'es en apprentissage. T'es en train d'apprendre. Et donc, c'est tout lourd de renverser la chose pour construire ce mental différemment. Et c'est là où il y a énormément de différences culturelles, en fait. Et parfois, on s'en rend pas compte parce que tout ça, c'est un conditionnement dans lequel on grandit et on oublie de faire attention à ces choses. élémentaires qui construisent nos enfants.
- Speaker #0
Tu fais bien de le rappeler et tu sais que c'est l'éducation. Moi, j'ai des enfants en bas âge et c'est vrai que c'est très important. Moi, je pense que j'ai été dans une culture, effectivement, souvent du positif. Et c'est vrai que je suis d'accord avec toi, l'éducation a deux, trois, peut-être, choses à revoir pour ne pas les brimer trop tôt et leur dire, justement, que l'audace, le mental, que tout est possible, tout ce que tu dis, en fait, absolument, via ce marathon qui illustre. exactement la femme que tu es et qui t'a permis de franchir tellement d'étapes.
- Speaker #1
Et si je puis peut-être juste ajouter un point, c'est important de dire à nos enfants que l'échec, c'est parfois une réussite. Ça peut paraître bizarre. Ce cadeau m'a l'enballé. Voilà, le cadeau m'a l'enballé. C'est les fameuses vertus de l'échec,
- Speaker #0
c'est qu'on apprend plus dans un échec que dans une réussite. Dans une réussite, on n'apprend pas grand-chose. Mais ça forge le mental de réussir, tu vois. Mais dans l'échec, on apprend et donc quand on est capable de décortiquer avec eux.
- Speaker #1
et de leur montrer en fait que dans cette erreur, il y a plein d'apprentissages et qu'en fait, on est juste en train de se booster pour la suite de la vie, c'est juste canon.
- Speaker #0
Alors justement, il y a quand même beaucoup, beaucoup de gens qui te disent mais moi, je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à l'épuiser dans mon mental. Comment tu l'expliques et qu'est-ce que tu recommandes ?
- Speaker #1
C'est la stratégie du micro-objectif. Tu vois, je l'ai appris dans le désert. C'est un pas après l'autre. Mais c'est vraiment ça. Une étape après une étape. C'est comme ça que tu arrives. Donc, quand tu as 120 kilomètres à faire, si tu commences à regarder ta montre Garmin et te dire, OK, j'ai fait 30 bornes, c'est déprimant, il t'en reste 90. Alors, si tu te dis, OK, non, micro-objectif, prochaine dune, OK, là-bas, je vois la mer, OK, rivage, et que tu t'accroches, en fait, à ça, que tu le visualises, ça te permet d'avancer. Donc, c'est un petit peu ce que j'ai envie de dire, un pas après l'autre. Il ne faut pas mettre la charrue en vent et bœuf parce qu'on finit par s'essouffler, perdre de l'énergie. Il faut avancer progressivement, il ne faut pas renoncer. Il faut respirer aussi. Je crois que c'est un point important, la respiration. Ça fait partie, ça envoie des signaux aussi au cerveau. C'est précieux. La façon dont tu te tiens envoie aussi des signaux au cerveau. Donc je leur dirais, faites attention à tout ça. pour justement envoyer des signaux positifs.
- Speaker #0
Tu l'as dit très justement tout à l'heure, l'important, c'est l'arrivée, mais pas la manière dont tu arrives à la ligne d'arrivée. C'est vraiment...
- Speaker #1
C'est d'arriver.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
C'est pas... Tu vois, on m'a entendu ça, je suis très fière de ma performance, mais je n'imaginais pas, mais ce n'était pas mon but. Moi, mon but, c'était d'être finisher. Et je pense que c'est ce qui est le plus gratifiant. Et en parlant de gratification, c'est aussi d'être... en mesure de se dire merci. Tu vois, c'est cette gratitude, de se dire merci. Merci à mes pieds, même si vous êtes défoncés, mais vous m'avez porté. Merci à mes épaules pour le sac, merci. Et puis de se dire, ok, demain est un nouveau jour. Ok, je suis épuisée, mais demain, c'est un nouveau jour. Et donc, je serai à nouveau sur la ligne de départ.
- Speaker #0
Mais ça, tu le fais, toi, dans ton quotidien, pas que quand tu cours. Tu le fais tous les jours. Je ne sais pas que tu remarques.
- Speaker #1
Je dis,
- Speaker #0
je l'applique.
- Speaker #1
Ouais, je l'applique. Effectivement, cette forme de gratitude, de dire Voilà, merci d'être en bonne santé. Merci pour ma famille. Je trouve que c'est positif.
- Speaker #0
Alors, tu es spécialiste tech IA. Est-ce que tu peux juste nous dire un mot sur cette révolution qui fascine et qui inquiète aussi ? Toi, quelle est ta position ? Parce qu'on voit que tu es une femme de valeur ancrée et en même temps, tu es la première à porter cette révolution.
- Speaker #1
Alors, l'IA, effectivement, est une transformation profonde. Mais je pense qu'en fait, ce n'est pas elle qui va faire la différence. C'est vraiment notre capacité à nous, les humains, de faire vivre ce qu'on est, nos émotions. L'adaptation même à l'IA, en fait, c'est d'abord un mental. Et dans les entreprises que tu citais, c'est hyper important d'en prendre conscience aussi, parce que parfois, on met l'IA dans les entreprises sans accompagner, en fait. humain.
- Speaker #0
Et donc, on crée de la fatigue d'adaptation aujourd'hui dans nos entreprises. C'est presque un terme tout nouveau, mais c'est une réalité. Moi, je le vois dans quelques boîtes. Et donc, quand tu es usé, fatigué avant l'heure, tu ne peux pas y arriver. Et donc, le vrai risque, ce n'est pas que l'IA devienne plus intelligente que nous. C'est vraiment qu'on soit moins confiant dans nos propres ressources. Et ça, ce serait l'erreur. Donc, il faut se dire que c'est notre copilote. Il faut garder confiance en ce qu'on est, en ce qu'on peut valoriser, transmettre, en cette création de valeurs humaines aussi dont on peut être à l'origine au sein de nos entreprises et que l'on peut stimuler autour de nous. Et ça, je crois que c'est ça qui est important quand on développe l'IA, c'est de développer ces intelligences multiples que j'évoquais, de faire confiance aux gens et que les gens se fassent confiance aussi par rapport à ce qu'ils sont, par rapport à leur background. et qu'ils continuent à apprendre. Tu vois, je pense qu'en fait, il faudra avoir un diplôme d'apprenant permanent. Moi, j'apprends constamment, je me forme, je fais plein de trucs. Et puis cette curiosité, tu l'as dit, cette curiosité de composer, ça fait partie du mental. La curiosité,
- Speaker #1
tu fais bien de dire. Alors, une de tes autres missions, c'est la place des femmes, notamment les femmes, les STEM, qui est aujourd'hui 50% quasiment de ta vie. Avec Omanita, est-ce que tu peux nous en parler ? Pourquoi c'est important de défendre la place des femmes ? Et tout ce que tu mets en place actuellement ?
- Speaker #0
Alors, ça aussi, c'est du mental. Parce que tu vois, je suis pro bono à 50-60% de ma semaine aujourd'hui. Je pourrais tout à fait mieux gagner ma vie et me dire, enfin non. Mais j'ai juste conscience, en fait, qu'il faut y aller et qu'il faut que les gens se rendent compte de la situation dans laquelle on se trouve. Alors, c'est quoi cette situation ? D'une part, 80% des emplois à horizon 2030 auront une composante STEM. STEM, c'est Science, Technologie, Engineering, Mathematics. Donc, c'est tous les nouveaux métiers d'influence, de pouvoir, de décision sur la transformation du monde. En règle générale, on parle de transformation numérique, de transformation climatique. Ça englobe absolument tout. Le problème, c'est qu'on a à peine 20% de femmes engagées dans ces filières. Et plus ça va, plus en fait le chiffre se dégrade. Donc à date, on sait qu'on exclut 80% des femmes de ces nouveaux horizons. Et puis, constat quand même juste dramatique, le droit des femmes recule dans le monde entier. On n'a jamais été aussi fragiles, nous les femmes. Les gens ne se rendent pas compte à quel point. Et donc... il suffit d'une petite crise là pour que tous les droits qu'on a acquis ces 60-70 dernières années en France et ailleurs s'écroulent on le voit aux Etats-Unis on n'a plus le droit à l'occorre avec l'avortement c'est un scandale dans des pays quand même dits civilisés donc c'est un vrai sujet, donc on se dit le droit des femmes recule et en même temps on n'est pas dans les filières d'avenir, donc notre émancipation financière est remise en cause Donc, on risque finalement de devenir un peu ce modèle allemand qui va sans doute reconnaître une belle croissance. Où tu as deux femmes sur trois qui ne travaillent pas parce que le modèle allemand, c'est de laisser la mère à la maison. Donc, c'est la femme reproductrice qui élève ses enfants. Je ne dis pas que c'est mal. Les mères qui élèvent leurs enfants, bravo. Les pères qui élèvent leurs enfants aussi aujourd'hui, bravo. Mais il faut avoir le choix. C'est ça que je dis. Et je pense que dans le monde qui est en train de se dessiner, on n'aura pas le choix. Et donc, il faut agir. Et donc, c'est mon mental de me lever tous les matins et de dire, mais non, il faut évangéliser, il faut sensibiliser, il faut ouvrir le champ des possibles. Il faut que les jeunes filles puissent voir, en fait, ce monde différemment que ce qu'on leur présente à l'école, parce que le monde est biaisé et qu'en fait, il faut construire différemment.
- Speaker #1
Et alors, c'est drôle, sur ce sujet, l'univers t'a envoyé un petit signe. Tu es ambassadrice d'une magnifique campagne. Est-ce que tu veux bien nous en parler, justement, dans la juste lignée ? de tout ce que tu expliques. Et c'est vrai que ça te rend... Ça rend honneur à la cause et à tout ce que tu défends.
- Speaker #0
Alors, on a une campagne qui est actuellement en ligne que vous avez peut-être vu ou que vous allez découvrir. Une campagne Pomellato for Women. Donc, c'est une marque de haute joaillerie, joaillerie italienne, qui met du sens dans ce qu'elle fait au-delà de vendre des très beaux bijoux, chers, on peut se le dire. mais qui veut avoir de l'impact dans notre société. Et donc Pommelato choisit chaque année un thème. L'année dernière, c'est les violences conjugales. Cette année, c'est les violences économiques. Et donc, voilà, il y a un casting incroyable que je vous invite à découvrir, l'Egérie internationale et Jane Fonda. Et donc, j'ai la chance d'avoir été identifiée comme Egérie France pour la marque Pomelato. Dans ce casting, absolument, je n'en reviens pas encore moi-même, tu vois, donc je cherche les mots. Absolument fou entre des actrices internationales et des acteurs ailleurs internationaux et des personnes de la société civile. Et c'est un très beau message. C'est une campagne qui est puissante. Et je trouve que c'est important aussi que les marques puissent s'emparer de ces sujets. Mais pour le coup, ce n'est pas bullshit. C'est vraiment incarné. C'est-à-dire qu'ils ont des vraies valeurs. J'ai pu, tu vois, le voir sur le terrain. C'est vraiment incarné par toutes les équipes de Pomelato qui sont tellement fiers de pouvoir envoyer ce message à toutes les femmes et à tous les hommes du monde. que je trouve ça fabuleux et donc je suis très touchée d'y participer.
- Speaker #1
Écoute, c'est plus que mérité. Nous, on est hyper fiers de t'avoir en ambassadrice française et c'est vrai que quand on voit ton parcours, c'est normal qu'il t'ait choisi et donc, j'invite tout le monde effectivement à regarder cette sublime campagne. Et tu as raison, c'est très très important de rappeler que souvent, les gens ne sont pas assez curieux et là, ça n'est même pas une question d'hier ou de mental et ils n'étudient pas assez bien l'histoire. Les gens s'arrêtent aux 30 ou aux 40 dernières années. Si on étudie l'histoire, on voit que l'histoire avance, mais l'histoire recule aussi vite. Et aujourd'hui, dans tout ce qui se passe, finalement, ça n'est qu'un perpétuel recommencement de cycle. Et donc, je crois que c'est très important de rappeler, comme tu l'as dit, les valeurs, la force du mental, et de bien défendre la place des femmes. Ça n'est même pas un combat féminin, c'est un combat normal de nos mères, de nos sœurs et de nos filles. Et on a besoin d'être très... engager et de ne rien lâcher même si on pourrait se dire pourquoi en France elles ont déjà beaucoup de chance les femmes et pourquoi elles n'en demandent plus je crois que c'est un vrai devoir que nous avons les unes des autres parce qu'on sait que c'est assez fragile, donc merci de nous l'avoir rappelé.
- Speaker #0
Et merci à toi de me soutenir
- Speaker #1
J'ai dit que tu as une histoire très forte que tu adores raconter est-ce que tu pourrais nous la partager maintenant avec nous ?
- Speaker #0
Oui, c'est une histoire que je trouve amusante quand on parle de mental. C'est l'histoire du roi africain et de son ami. Et le roi africain, en fait, propose à son ami d'aller à la chasse et l'ami refuse. Le roi africain, il n'a pas trop l'habitude qu'on lui refuse, tu vois, de l'accompagner, même si c'est son best friend. Donc, il part à la chasse tout seul. Et en fait, au cours de la chasse, au moment où il va vouloir tirer sur un gilet, Eh bien, le fusil, en fait, explose. Et le roi africain perd un pouce. Et il rentre au palais se faire soigner. Son ami apprend et vient le voir. « Mon roi, que t'arrives-tu ? J'ai perdu un pouce. T'étais pas là. Mon roi, c'est grâce. C'est une grâce. » Là, le roi ne comprend pas. « Mais tu te fous de moi. Je viens de perdre mon pouce. Rien n'est grâce dans ce que tu me dis. En prison. » Et donc, il fait enfermer son ami. pensant que ce dernier, effectivement, ne compatit pas réellement à ce qui lui arrive. Et puis, l'ami est en prison. Le roi, en fait, vit sa vie. Et puis, il se dit, je repars sur une chasse quelques mois après, dans des contrées encore un peu plus lointaines. Et là, il se fait kidnapper par des cannibales. Et donc, le roi doit être mangé. Sauf que les cannibales se rendent compte qu'il est imparfait. Et ça porte malheur de manger quelqu'un d'imparfait à qui il manque un pouce. Et donc, il le relâche. Le roi rentre au palais et se dit, c'est quand même incroyable. Il va voir son ami en prison, qu'il fait lui-même relâcher, en lui disant, écoute, voilà ce qui vient de m'arriver. Et donc, parce que je n'avais pas de pouce, les cannibales n'ont pas voulu me dévorer. Et finalement, tu avais raison. Et donc, l'ami lui dit, mais tout est grâce, tout est grâce, mon roi. Il lui dit mais arrête avec ta grâce, arrête avec ça. Et l'âne lui dit mais non mon roi, tout est grâce. Parce que si j'étais venu avec toi à la chasse, moi j'ai tous mes doigts, tout est grâce. Et en fait, qu'est-ce que ça raconte cette histoire ? C'est ce sentiment puissant de se dire que... Il faut se raconter des histoires, mais dans des moments difficiles, et que finalement, on peut transformer tout ce qu'on est en train de vivre. Et c'est ça aussi, le mental. C'est d'arriver à transformer des vérités différemment. Et je trouve que c'est une jolie histoire qui le démontre.
- Speaker #1
Magnifique histoire. Moi, c'est ce que j'appelle le cadeau mal emballé. Le cadeau mal emballé,
- Speaker #0
c'est pas mal aussi.
- Speaker #1
Et donc, c'est très, très rare à raconter. Et tu as raison, de manière... Quand on était enfant, on racontait des contes, puis des paraboles. Et en fait, c'est toujours important d'avoir cette âme, en fait, curieuse. et surtout d'aller plus loin que ce qu'on voit, parce que la vie nous envoie, la vie nous veut du bien, et la vie nous envoie parfois de très bons signaux, et notre mental est capable de bien plus que ce qu'on imagine. Si tu voulais résumer, toi, le mental en une seule phrase, laquelle choisirais-tu ?
- Speaker #0
C'est compliqué, mais je dirais que le mental, ce n'est pas ce qui te rend invincible, en fait. Le mental, c'est ce qui te permet de ne pas abandonner. C'est comme ça que je le formulerais.
- Speaker #1
Et un dernier conseil que tu voudrais... Donnez à notre audience maintenant.
- Speaker #0
Respirez, avancez, faites un pas, ne lâchez jamais rien, parce qu'au bout, il va se passer quelque chose de positif. Et donc, on a le choix, c'est soit arrêter, soit avancer. Mais avancez, voilà mon conseil.
- Speaker #1
Merci mille fois Angélique, j'étais ravie de te recevoir. Je conseille à tout le monde qui nous écoute de bien te suivre, parce que je te connais vraiment, et je sais qu'il y a plein de choses que tu vas faire. assez impressionnante et que tu nous réserves beaucoup, beaucoup de surprises. Donc, je serais ravie de te recevoir à un autre moment pour peut-être nous raconter d'autres défis et de challenges.
- Speaker #0
Merci mille fois. Merci infiniment Claire. Merci beaucoup. Si tu as aimé ce podcast, abonne-toi pour ne rien manquer des prochains épisodes. Soutenir Servo-Puissant et suivre toutes les actualités,
- Speaker #1
les échanges à venir et les contenus que je prépare pour continuer à nourrir ce qui fait vraiment la différence.