- Speaker #0
Bienvenue chez Cerveau Puissant, le podcast des phrases qui réveillent. Un espace où l'on parle de ce qui façonne une vie, des peurs qu'on dépasse, des mots qui sauvent, des chocs qui révèlent, des valeurs qui tiennent debout. Chaque semaine, je vais chercher la phrase fondatrice d'une personnalité, une phrase qui a construit, résidé, transformé ou sauvé. Parce que certaines paroles deviennent une boussole, parce que tout commence par une prise de conscience, parce que chacun porte en lui une lumière en attente. Et j'ai la chance d'être soutenue pour ce podcast par l'agence de communication Surf. Aujourd'hui, j'accueille Jean-Philippe Cartier. Jean-Philippe, tu es entrepreneur et investisseur avec un parcours singulier, volontairement pluriel, qui t'a conduit à évoluer dans plusieurs univers économiques, notamment dans l'hôtellerie et l'investissement dans des startups. Un parcours marqué par un rapport très concret à l'action, à la prise de décision et à la création de valeur, loin des discours abstraits ou des postures théoriques. Ce qui traverse ton chemin, c'est une réflexion constante. sur le pouvoir, l'influence et la responsabilité qui accompagnent la réussite. Tu t'es toujours intéressé à ce que signifie décider, exercer une autorité, avoir un impact et surtout à ce que ces positions engagent sur le plan humain, moral et affectif. Reconnu pour ta grande liberté de penser et ta capacité à assumer la nuance dans un espace public qui supporte de moins en moins la complexité, tu n'as jamais cherché la facilité. Tu acceptes le débat, la contradiction, parfois même la controverse, en revendiquant une parole exigeante, structurée, qui refuse des simplifications. Récemment, tu as franchi un nouveau seuil en lançant le pouvoir de l'action, un projet né d'un constat clair. Nous passons beaucoup de temps à observer, analyser, commenter, mais beaucoup moins à transformer ces constats en décisions et en actes. Ce projet pose une question centrale. Comment agir sans renoncer à la vision ? Comment exercer le pouvoir sans céder à l'agitation ? Comment décider sans perdre le sens ? Dans cet échange, j'ai envie que l'on prenne le temps de revenir sur ce qui te fonde, sur les valeurs qui te guident, sur les moments de bascule de ton parcours, sur ton rapport au pouvoir, au courage et à la responsabilité. Une conversation pour comprendre ce qui pousse à un moment donné à ne plus rester spectateur, mais à s'engager pleinement. Bienvenue, Jean-Philippe.
- Speaker #1
Salut Cléa, pas mal franchement.
- Speaker #0
Écoute.
- Speaker #1
C'est bien, je t'ai tout dit, on peut rester là parce qu'il y a beaucoup de choses déjà.
- Speaker #0
Maintenant, il faut apprendre à découvrir. Alors, on commence toujours de la même manière. On essaye de comprendre si tu as un adage, une citation, une valeur qui te tient à cœur et qui conditionne l'homme que tu es aujourd'hui.
- Speaker #1
Alors déjà, tout d'abord, merci de m'accueillir, je suis ravi. Citations, j'en ai pas mal, mais bon, faut-il encore que j'en souvienne. Et une valeur absolue qui me guide depuis très longtemps, j'ai eu 50 ans, je n'aime pas trop le dire, mais je l'assume, le 49 a été dur à passer. C'est vraiment la valeur travail. S'il y a une chose qui m'a été inculquée par mes parents, je pense que c'est ce qui me guide depuis très longtemps. Moi, comme tu le sais, à présent, j'ai arrêté les études tôt, parce que j'ai arrêté les études à 18 ans, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Je suis ce qu'on appelle un autodidacte, un vrai, sans entreprise familiale derrière à récupérer ou autre chose. Donc la seule valeur vraiment qui pour moi est un moteur et qui je pense doit redevenir centrale au niveau de notre société, c'est le travail. Je pense que c'est la valeur qui me ressemble le plus. parce qu'elle répond à tous les besoins et toutes les nécessités. Le besoin de s'épanouir, le besoin de gagner sa vie, le besoin de rencontrer des gens, le besoin de créer, le besoin de faire, le besoin d'innover. Pour moi, le travail, c'est la valeur absolue qui me ressemble le plus. Et puis, c'était celle de mes parents. Donc, évidemment, indirectement, c'est une manière de penser que tout ce qu'on nous inculque, ça marque.
- Speaker #0
Et donc, est-ce que tu as une citation, comme tu es un homme d'une citation, sur le travail que tu peux nous partager ?
- Speaker #1
Sur le travail, je n'en ai pas une qui me vient comme ça, mais j'ai plutôt un souvenir que je raconte souvent, mais que j'aime beaucoup. En fait, mon papa était chirurgien et j'ai perdu mes parents il n'y a pas très longtemps. Les deux avec quatre mois d'écart les dernières, c'était assez difficile. Et mon papa était quelqu'un d'un chirurgien exceptionnel et qui avait un sens du devoir et des choses à faire absolu. Et dans son planning, je me souviens, de papier à l'époque qui avait écrit gymnastique. Et il bossait toute la journée au bloc opératoire parce qu'il opérait des gens. Donc il avait un métier engageant et fatigant. Et il rentrait, je me rappelle, le voir rentrer à mi-mois le quart et je devais faire ça gymnastique. Et j'avais 8 ou 9 ans et ça m'a absolument marqué. Donc ça veut dire quoi ? C'est pas une citation mais c'est un peu un mantra. C'est-à-dire quand tu dis que tu fais quelque chose, tu le fais. Et même s'il est minuit et que t'as bossé 12 heures et que t'es fatigué, mais que tu dois faire ta gym, et ben tu fais ta gym. Et ce souvenir m'a profondément marqué. C'est... Je ne fais pas parce qu'il est un peu tard, ou parce que j'ai moins envie, ou parce que finalement j'ai mieux à faire. Je fais ce que je dis, je dis ce que je fais. Et je pense que ça vaut toutes les citations du monde.
- Speaker #0
Merci beaucoup. C'est vrai que l'exigence est surtout ne pas se justifier de flemme ou de fatigue.
- Speaker #1
Mais d'où l'importance des messages qu'on donne à nos enfants. Moi, j'ai une maman, une femme assez simple, infirmière anesthésiste, qui m'a toujours dit « mon fils, t'es beau, t'es fort, t'es intelligent » . Alors, je ne sais pas si c'est vrai. Mais en l'occurrence, ça donne confiance en soi et ça permet de croire en soi beaucoup plus. Et moi, c'est ce que je dis à mes fils. Même s'ils m'agacent parfois et que je suis très exigeant, je leur dis évidemment que je les aime, mais beaucoup, t'es beau, t'es fort, t'es intelligent. Je veux leur donner confiance tout en mettant des régulateurs pour pas que...
- Speaker #0
Pour pas que ça dérive trop les petits-femmes.
- Speaker #1
La confiance est hyper importante. Je pense qu'il faut se nourrir de cette confiance. Et souvent, quand on me dit d'où elle vient, évidemment, on a tous des profits différents. Et j'étais quelqu'un déjà de... avec une nature confiante, assez optimiste, assez jeune, mais je crois que ça joue beaucoup.
- Speaker #0
Évidemment.
- Speaker #1
En fait, quand on te le donne assez tôt, par rapport à des gens qui peuvent te rabaisser ou t'abîmer, voilà. Donc moi, j'étais avec une maman qui... Quand ma maman est décédée, j'ai fait un FaceTime avec elle un quart d'heure avant, c'était pas prévu qu'elle décède plus tard. Ma sœur et l'intelligence étaient en déplacement à l'étranger de m'appeler avec un téléphone. Et ma mère m'a pris au téléphone, et la première chose, sur un brouillard dans des urgences, m'a dit « Mon fils, qu'est-ce qu'il est beau, mon fils ! » Non mais... J'avais 53 parce que ce n'était pas très vieux, car ça résume beaucoup de choses. La confiance que peuvent donner les gens qui vous sont importants, à commencer par vos parents, peu importe, eux le pensent. Vous êtes pour eux le plus beau, le plus fort, le plus intelligent. C'est très important. Si ce n'est pas vos parents ou si c'est n'importe qui d'autre, il faut donner confiance aux gens. C'est ce que je fais dans mes entreprises depuis 30 ans. Je ne suis pas toujours d'accord avec tout le monde, j'ai mon caractère, mais j'essaie de dire aux gens qu'ils ont du talent et qu'ils sont forts. Il faut savoir driver, mais il faut savoir aussi féliciter, sinon c'est que de la dureté gratuite et ça ne permet pas aux gens de s'émanciper.
- Speaker #0
Alors est-ce que justement en parlant du travail et de ton rapport avec tous tes employés, tes salariés, est-ce que tu peux nous rappeler ton long parcours entrepreneurial ? Et c'est vrai que tu connais quand même...
- Speaker #1
Comme tu m'as dit que ça durait 45 minutes à peu près, c'est compliqué. Moi j'ai monté ma première entreprise il y a une vingtaine d'années, avec très peu de sous, avec une dizaine de milliers d'euros, parce qu'à l'époque je parlais en francs, pardonnez-moi. Une centaine de milliers de francs, ça va faire 15 000 euros. Et on en revient aux parents, parce que mes parents avaient au moins la gentillesse de me faire un plan d'épargne logement sur lequel ils me mettaient 200 euros par mois, et j'ai pris ça pour monter ma première entreprise. Et j'ai une certaine fierté, c'est que c'est une des rares entreprises dans le digital qui s'appelait Autoreflex, qui était venu un des premiers sites internet de petites annonces automobiles, qui n'a investi que 15 000 euros et qui a été vendu plusieurs dizaines de millions d'euros. Dix ans après, j'ai dû la vendre en 2008 ou quelque chose comme ça. Ça, c'est le point de départ. Comme je suis curieux et que j'aime tout, quand j'ai vendu cette entreprise à un groupe qui s'appelait Axel Springer, un groupe allemand et mondadori italien, j'ai monté un holding d'investissement qui s'appelle H8 Invest, qui est mon entreprise à 100% et qui investit depuis 2007 ou 2008 maintenant dans plein de secteurs d'activité. Ça va de l'hôtellerie, comme tu l'as dit. Et pourquoi l'hôtellerie ? Toujours par passion, parce que j'ai voulu réhabiliter des belles endormies un peu partout en France, à Chamonix, à Trouville, à Paris, sur la côte d'Azur avec le Macandy. avec des gens que tu connais d'ailleurs, beaucoup dans des boîtes qui me tenaient à cœur. J'ai fait des start-up que j'aime, j'investis prochainement, je ne suis pas tout seul, mais dans la prochaine boîte de mon ami Laurent Solly avec Yann Lequin, parce que c'est formidable d'investir dans l'IA française. J'en suis ravi, mais aussi dans une ganterie à Rodez qui s'appelait Lavabre KD, pardonnez-moi, pour défendre le savoir-faire Made in France. Donc, je suis très large dans mes investissements, je ne fais que des coups de cœur. et j'essaye d'investir à 99% en France. Et pour l'instant, je tiens cet engagement et c'est très large. Donc, j'ai racheté une radio que j'ai revendue depuis. J'ai racheté un cabaret qui s'appelait Bobino à l'époque que j'ai revendu depuis. J'ai réhabilité un certain nombre de lieux. Et au même titre que voilà, je suis très curieux.
- Speaker #0
Royal entrepreneur, passionné.
- Speaker #1
Je fais des choses que j'aime et des choses qui me plaisent. Et voilà, j'ai fait beaucoup de restauration, comme tu le sais. J'ai accompagné. le développement de la marque Loulou, avec Gilles Malafosse, jusqu'à l'ouverture du Grand Café, qui est un endroit sublime, parce que c'est au Grand Palais. Voilà, donc je suis majoritaire parfois, minoritaire et actionnaire impliqué dans pas mal de cas, mais toujours impliqué et toujours des choses que j'aime. Je ne fais aucune chose qui ne me plaise pas, ça peut paraître basique, mais je ne le fais pas par opportunisme. Alors ça, c'est sûr, ça va faire x10. Quand je fais même le dernier truc sur l'IA, c'est parce que j'aime beaucoup Laurent Soli.
- Speaker #0
Tu vois bien que cette... C'est aussi ça l'entrepreneuriat, c'est de se dire que parfois on fait des choses, tout ne fonctionnera pas toujours comme on le souhaite, mais quand c'est des coups de cœur...
- Speaker #1
Quand j'investis, j'essaie de me dire que ça peut marcher, mais il faut vraiment que j'ai envie de le faire et que j'ai envie de voir les gens avec qui je le fais. Sinon, je joue en bourse ou je vais au casino et je mets rouge ou noir. Non, non, mais... C'est surtout en vieillissant, j'essaie de m'accorder encore un peu de temps, avant de me considérer comme plus vieux, je pense que c'est d'autant plus important ce qu'on appelle le quality time. J'ai moins envie de faire d'efforts, mais je n'en ai jamais fait beaucoup. J'ai toujours essayé de faire ce qui me plaisait. J'ai racheté des choses, on ne s'attendait pas à ce que j'aille sur ce terrain-là, j'ai créé des choses, on ne s'attendait pas. Je fais ce qui me plaît, on a le titre que je m'intéresse à d'autres sujets aujourd'hui. Comme j'ai un peu l'impression d'avoir fait le tour de pas mal de choses dans mes affaires. Après 30 ans, j'ai gagné, je pense, correctement ma vie. Bon, il y en a qui veulent toujours plus, moi non. Je n'ai pas besoin de tenir deux générations. Je ne suis pas un fan des successions et des héritages. Donc mon but, ce n'est pas de donner à mes enfants pour qu'ils soient milliardaires. Je veux qu'ils aient une éducation formidable. Je veux qu'ils vivent très bien. Je veux qu'ils aient tous les moyens possibles pour faire les études qu'ils veulent faire. Mais à un moment donné, il faudra qu'ils se démerdent. Parce que je n'ai pas envie, comme je vois trop souvent, qu'ils se battent pour 50 000 euros sur la tombe de leur papa. Donc je ne reste surtout pas ça, donc j'en suis pas là et puis je changerai peut-être d'avis d'ici là, mais je veux surtout leur donner des valeurs et surtout moi faire ce qui me plaît. Donc c'était soit je m'engage autrement, soit je pars vivre en Laponie. Pour l'instant, je suis plutôt dans l'engagement citoyen.
- Speaker #0
Alors justement, on l'entend déjà dans tous tes discours, tu es passionné, tu es aussi assez chauvin et tu as décidé récemment. Et moi qui te connais un peu depuis longtemps et qui suis ton parcours, et tu l'as très bien dit, j'ai l'impression justement que le départ de tes parents a créé un déclic en toi. Quelque chose... Comme quelque chose que tu as toujours eu envie de faire, ce côté leader, ce côté chauvin, amoureux de la France, ce rapport aux gens que tu as, de lancer. Est-ce que finalement le pouvoir de l'action, ce n'est pas aussi lié à ce déclic que tu aurais peut-être eu, lié à ce choc de tes parents qui te...
- Speaker #1
Je peux entamer une psychanalyse à partir de lundi prochain et te répondre avec précision à la question. Évidemment, tout ce qui nous arrive au quotidien... font pencher la balance sur des décisions nouvelles. C'est le rythme logique de la vie. Et certainement que ça n'a rien à voir, pour une raison très précise, c'est que j'ai tellement détesté l'anecdote très malheureuse de l'hôpital public que nous avons subie, puisque ce n'est pas du tout le sujet. Mais bref, ma mère n'a pas été là où elle aurait dû aller. C'est des pompiers, on n'a pas du tout pu maîtriser, on n'était pas présents. Et ça s'est très mal passé. Je me suis surtout dit comment on a pu en arriver à l'enfance. Comment j'ai payé ? Beaucoup d'impôts, je n'ai jamais été ailleurs, je suis franco-français, je suis ni à Dubaï ni ailleurs. On m'a dit depuis 15 ans de partir faire mes plus-values ailleurs, je suis toujours là. On a beaucoup de copains communs, des gens qu'on a pu croiser qui sont déjà partis loin et c'est tout à fait respectable. Moi je suis là et bien là et quand j'ai vu le résultat de tout ça commencer par l'hôpital public, je me suis dit franchement c'est pathétique. Alors pas plus tard qu'hier, j'ai fait un débat avec des gens politiques sur une chaîne de télévision. pour défendre l'entrepreneuriat. Et la seule question qu'on peut se poser, c'est vraiment, c'est pas du populisme, c'est pas du... C'est même pas être chauvin, c'est juste de bon sens. Comment on en est arrivé là ? Franchement, quand tu voyages un peu, quand tu regardes, l'herbe n'est pas forcément plus verte ailleurs, mais on a un pays qui a tout pour réussir, et franchement, on est quand même en train de tout rater. Donc je me suis dit, l'élection de 2027, elle me paraît extrêmement importante. Moi, c'est un peu celle de la dernière chance, pour moi. Je considère que c'est un peu celle où je décide vraiment de... de rester ou de partir. Alors, je ne le dis pas trop, parce qu'à chaque fois, on me dit, tu apprends à dire ça, tu as les moyens, toi, pour partir, c'est facile. On me le reproche, même les gens qui travaillent à mes côtés sur ce projet-là me disent, il ne faut pas trop le dire, je le dis. Moi, j'ai dit, je me bats ou je me barre. Si ça ne plaît pas, c'est pareil, je m'en fous, mais c'est ce que je pense. Donc, il faut que les gens l'entendent. Ce n'est pas, je me barre pour l'argent, ce n'est pas, je me barre pour plus, rien à faire. Je me barre pour trouver plus de sourire, plus d'envie, une médecine qui tient la route. des gens qui ont plus envie de se lever le matin, et puis peut-être un endroit où, si la valeur travail n'est pas si présente, au moins il y aura la mer, et puis si elle n'est plus présente, tant mieux, il y aura des gens avec qui j'aurai encore plus envie de discuter. Et je pense que la vie, sans donner de leçon à personne, mais la vie c'est un engagement et une implication. J'ai des amis qui, encore une fois, ont monté des associations, des fondations, c'est tout à fait respectable, c'est très bien de le faire. Peu importe, ça peut être pour les enfants, ça peut être pour l'art, ça peut être pour... peu importe ce... Moi, j'ai besoin d'un engagement un peu plus punchy, dans le sens où j'ai besoin d'avoir un impact de manière plus large. Et si je peux avoir ça d'impact sur un pays comme le mien, ça m'intéresse. Sur une partie qui est la mienne. Moi, c'est l'entreprenariat, c'est le travail, c'est tout mon combat, c'est de remettre la valeur du travail en opposition totale à l'immobilisme, à la cistana. Cette valeur doit être plus respectée, elle ne l'est plus. Et encore une fois, ce n'est pas ce mot que je hais, le patron contre le salarié, mais je hais ce mot, il n'y a que les politiques qui n'ont jamais bossé qui l'utilisent, parce qu'il n'y a pas un entrepreneur au monde qui ne travaille pas avec ses salariés, et puis quand ça ne se passe pas bien, c'est aussi douloureux pour l'un que pour l'autre, en général je parle des PME. Je me suis encore fait attaquer hier sur ArcelorMittal, je me suis dit je ne suis pas le patron d'ArcelorMittal, c'est celle de Fantas, de la lutte internationale.
- Speaker #0
Il y a des pays qui font 1 million de chiffre d'assassinat ou même 400 000, tous les entrepreneurs et tous les patrons peuvent aussi avoir des business qui sont déjà hyper impactés par la crise de l'inflation. Et deuxièmement, il y a des plus petits business, l'entrepreneuriat c'est de 50 000 euros qui vient faire à des millions.
- Speaker #1
On peut aller beaucoup plus loin. Les PME, toutes les petites entreprises de moins de 20 salariés, c'est 10 millions d'emplois en France. Ils gagnent du temps. Les multinationales dont on parle, en tous les cas, les plus grandes entreprises françaises, qui sont d'ailleurs impactées par l'impôt, la surtaxe d'IS qui est renouvelée pour 2026, on parle de 300 entreprises. 300, c'est facile. Donc 90% du tissu d'entreprises françaises, ce sont des PME, donc 5, 7, 3, 10, 20 personnes. C'est simple, c'est clair. Il va falloir que le patron, il est là-bas et ses salariés sont autour. Donc, il faut qu'on s'entende. Bon,
- Speaker #0
le space, les uns et les autres...
- Speaker #1
Je ne dis pas que tout est simple et que la vie entrepreneuriale, le patron et le salarié. Je dis juste que le patron, il faut arrêter de l'appeler patron. Il faut l'appeler par un mot qui va beaucoup mieux. C'est un créateur d'emploi. Quand on m'appelle patron, je dis, vous arrêtez de m'appeler patron. Je vous interdis, vous m'appelez créateur d'emploi. Comme ça, monsieur, créateur d'emploi. Ça ne vous dérange pas, vous m'appelez comme ça. Je le fais à tous les coups sur le plateau. Oui, mais je le pense vraiment.
- Speaker #0
Tu as complètement raison. Enfin, même si tu as deux salariés, tu as créé deux emplois. Même un.
- Speaker #1
Et même toi, c'est ton propre patron, mais tu ne dépends pas de la société. Et dans 95% des cas, tu n'as pas le droit au chômage, tu n'as le droit à rien. Et quand tu es chef d'entreprise et que tu perds tout, tu es dans une mer de noir et ta retraite est quasiment à zéro. Parce qu'on ne parle pas ou trop peu de toutes ces problématiques de dirigeants. Il y en a beaucoup et j'ai été beaucoup remercié. Pas du tout par les patrons de multinationales. parce que je ne sais pas si le discours leur parle, et encore que, j'en ai beaucoup à mes côtés, mais beaucoup par toutes les plus petites structures, les auto-entrepreneurs, les micro-entreprises, tous ces gens-là qui me disent, mais vous parlez enfin d'un sujet qu'on n'aborde absolument pas, et alors que c'est tous des gens courageux, comme toi, comme tout le monde, qui commencent à un moment donné à s'y mettre, à dire, j'y vais, je fais mon truc, je paye mon salaire, mes deux salariés, j'y vais, et c'est cela le tissu de la France, et c'est cela dont on a besoin. Moi, j'aimerais fédérer ces gens-là, vraiment de la manière la plus puissante possible. Alors, je ne vais pas le faire dix ans, parce que je ne suis pas un grand patient. Et j'aime bien avoir du résultat rapide, mais on va essayer de le faire au moins jusqu'à l'élection de 2027.
- Speaker #0
Bravo et merci. Je sais que tu as beaucoup d'entrepreneurs qui commencent à te... Et ce qui est vrai, c'est que tu as raison. C'est courageux de ta part. Et alors justement, est-ce que tu as le temps de...
- Speaker #1
Je te prie de te couper, mais je précise que je ne parle absolument pas qu'aux entrepreneurs. Non, mais je le dis. Moi, je parle aux agriculteurs. tous les entrepreneurs petits et grands, je parle aux salariés impliqués, ceux qui considèrent que le travail doit passer avant, encore une fois, la cistana ou l'immobilisme. Je parle à tous ceux qui considèrent que le travail, je parle aux fonctionnaires engagés, et il y en a, parce qu'on en parle, il y a des gens très bien, pas que, mais il y en a aussi des très bien. Je parle à tous ceux qui veulent, à un moment donné, un État qui prenne en considération le travail sur tout le reste, que ça soit la valeur repère d'un État, d'une nation, et qu'on respecte ces gens-là plus, et qu'on les laisse travailler librement et gagner Merci. mieux leur vie. Puisqu'on a tous besoin de gagner mieux notre vie, on a tous besoin de se simplifier la vie. Et il y a une chose qui est évidente, on le sent tous dans les entreprises, petites et grosses, les salaires doivent augmenter en France. On n'y arrive pas parce que le coût du travail est devenu un massacre. On ne peut plus continuer de payer. J'ai donné encore une fois l'exemple hier. Et pour payer quelqu'un 40 000 euros net, il faut qu'on dégage 80 000 euros de valeur. Et sur ces 40 000 euros net, je parle pour un Parisien, parce que c'est un salaire par exemple, déjà cohérent. Il va rester entre 25 et 30 000 dans la poche du salarié. De quoi on parle. Il n'y a pas beaucoup de PME ou de petites entreprises qui arrivent à créer 80 000 euros de valeur pour payer un salaire correct, pour vivre correctement et dignement dans des villes françaises. Donc, il faut un vrai débat sur la valeur travail. On l'évite, on le fuit, ça n'intéresse personne. On parle de holding, on parle de tas de sujets qui ne concernent personne. On va stigmatiser des multimilliardaires, il y en a 30. Bravo à eux, j'en ai un foot. Tant mieux pour eux, ils ont réussi. Bravo. On a besoin de ces gens-là, parce qu'on a besoin de gens qui payent de l'impôt. On ne comprend pas ça, mais on ne peut pas avoir que des politiques qui en dépensent. On a besoin de gens qui payent, et on fait partie de ceux qui payons. Et j'espère qu'il y aura un écho et qu'un politique ou une femme politique, d'ici l'année prochaine, entendra ce message et dira « voilà, on a besoin » . D'ailleurs, comme j'aime bien les choses simples, le pouvoir de l'action est en train de se transformer en beaucoup plus simple en action. Je le saimerais, zoom, un peu, ça en un mot. Voilà, j'ai dit « j'ai fait trop compliqué » . Voilà, donc on verra, mais pour l'instant, il y a l'Instagram du pouvoir de l'action. C'est censé devenir action et nous lançons le premier événement, j'espère que tu viendras, qui aura lieu en avril. Nous espérons fédérer pas loin de 1000 personnes. Il sera organisé courant avril.
- Speaker #0
Génial, félicitations.
- Speaker #1
Avec l'idée, parce que l'idée c'est de savoir quel est le but, c'est d'aller proposer à peu près une douzaine de réformes, un peu comme des douze travaux d'Hercule. des règles de vie à accepter, à comprendre, pour faire beaucoup mieux tourner le système autour de cette valeur-là. On ne rentre ni sur l'immigration, ni sur la sécurité, ce n'est pas nos sujets. On reste sur la valeur travail, aussi bien sur les plus jeunes, aussi bien sur les plus vieux. Voilà, vous verrez, c'est assez large et on aura une douzaine de choses à proposer qui, nous espérons, trouveront une écoute.
- Speaker #0
Est-ce que tu as un forum ? Est-ce que tu as un site internet déjà ?
- Speaker #1
On a uniquement à ce stade un Instagram. Le site internet va sortir très vite.
- Speaker #0
Est-ce que tu as un forum ? tu sais comme il y a un peu une boîte à questions où tu laisses les gens justement c'est l'idée,
- Speaker #1
on est tout fait d'ailleurs je salue tous ceux qui m'accompagnent parce qu'on est une petite équipe quand on la voit large on est une dizaine et on se réunit quasiment tous les mardis à minima 5-6 j'ai des gens formidables qui m'accompagnent et j'ai une pensée pour Jules, Simeon et Stan qui se reconnaîtront et Céline aussi qui m'aide beaucoup dans ce projet
- Speaker #0
Céline t'accompagne, elle a une entreprise française Merci. Céline,
- Speaker #1
elle a créé CQFD Paris. C'est une journaliste qui a monté une boîte qui arrive à en vivre. Dans la mode en France, il faut être quand même super courageuse. Qui fait 80% de la production en France. Le reste en Italie, pour rester en Europe et trouver les plus belles mailles. Qui fait un travail remarquable et formidable et dans un environnement pas simple. Autre sujet qu'on peut aborder, la désindustrialisation française. Qui est le choix de 40 ans de mauvaise politique et qui nous pose... Des questions qu'on ne devrait même pas se poser. Pourquoi Chine est un problème ? Oui, parce que quand on laisse rentrer tout le monde,
- Speaker #0
il ne faut pas se peindre après. Moi-même, et en fait, toi, tu as lancé le pouvoir de l'action. Moi, j'ai lancé le cerveau puissant, tu vois, chacun. Mais pareil, l'idée, c'est de libérer la parole, d'interviewer des personnes inspirantes avec ses valeurs. Et en fait, le courage, le travail, l'ambition, les valeurs et l'amour, en fait, l'amour de la France, l'amour des gens. Et moi, j'avais une question à te poser. Est-ce que tu as le sentiment que les gens manquent de courage ? Est-ce que tu as l'impression que c'est maintenant, d'une façon que c'est toujours ? Et pourquoi ?
- Speaker #1
Moi, je pense que j'en reviens un peu à l'éducation. Je vais faire un parallèle avec la politique ou la société en général. Je pense que si on veut comprendre où on est arrivé, il faut comprendre d'où on vient. On part d'une politique, c'est un peu apolitique ce que je dis, c'est vraiment un raisonnement assez général, mais on part des années, je suis un peu plus vieux que vous, mais Mitterrandienne, des années 80. On crée un ministère du temps libre, on passe aux 35 heures. on a passé notre temps de temps, depuis 40 ans, à dénigrer le travail. À expliquer, on l'a vu avec des tas de choses. Enfin, on a fait combien de fois les calculs de lui s'arrêter, finalement il gagne plus, il gagne quasiment pas beaucoup moins, avec des gens qui peuvent s'arrêter 6 mois dans des métiers comme l'hôtellerie et partir 6 mois à Pouquette parce que c'est la saison d'hiver et revenir tout tranquille, payé quand même par le chômage. Donc, c'est un constat, c'est même pas un jugement. On a décidé de fonctionner comme ça en France. Pour moi, c'est une erreur. absolu, notamment face à des politiques qui ne voyagent évidemment pas assez et qui ne comprennent pas à quel point on est en train de se prendre des raclées. Je vais en Chine au mois d'avril, au mois de mars, je ne sais plus, mars-avril, passer 9 jours pour visiter à peu près toutes les entreprises chinoises possibles. J'y étais allé il y a quelques années, mais je ne suis pas retourné. On s'est touchés, je connais bien les US, je vois bien l'évolution du monde. Tous les pays avancent à la vitesse de la lumière. Nous sommes encore 30 ans en arrière. Donc, on peut faire semblant, mais en fait, nous sommes le fruit de 40 ans de mauvaises décisions ou de décisions qui n'auraient pas été les miennes. Donc on en est là, mais on n'en est pas là parce que les Français ont changé. Je le dis souvent, je dis les Français, ils sont responsables de pas grand-chose. Déjà, il y en a une bonne partie de ceux dont on aurait besoin et qui sont déjà partis. Et depuis plus longtemps qu'on le dit, il y en a qui sont partis il y a deux ans, il y a cinq ans, il y a déjà dix ans, et qui me disent tous « qu'est-ce que j'ai bien fait ? » Voilà, tous te disent. Moi, je ne suis pas là-dessus, je suis sur le fait de penser qu'il y a encore, encore un peu potentiellement d'espoir et de solutions. Mais il n'y en a plus pour très longtemps. Donc il faut prendre des décisions rapides. Il faut remettre encore une fois le travail au centre du jeu. Il faut que les gens comprennent que le monde va vite. Et qu'est-ce qui manque à nos politiques ? L'opportunisme, certainement pas. Et l'envie de rester accroché, on l'a vu avec le budget, qu'on le veuille ou non dramatique, et que tout le monde s'est couché, tout le monde l'a voté. Alors tout le monde te dit, il faut de la stabilité. Certes, quand tu as des convictions, tu as des convictions. Horizon ou LR et tout ne devraient jamais voter de budget. C'est un mauvais budget pour la France. Ils votent, ils resteront en poste et tant mieux pour eux. Mais on manque... cruellement d'une chose, manque de vision. L'entrepreneur ne peut pas manquer de vision. Il a raison ou il a tort, l'entrepreneur, mais il a une idée. On filme un podcast dans une entreprise, elle a une vision. Où elle veut aller, elle aura raison ou elle aura tort. Dans six mois, dans un an, dans deux ans, on se projette avec nos succès et nos échecs. Aucun politique depuis 20 ans n'a de vision. Aucun. Personne. J'espère qu'il y aura une femme, peut-être présidentielle, femme ça serait bien, ou un homme qui pourra comprendre que sans vision, on n'arrive à rien en fait. Un entrepreneur n'arrive à rien, une famille n'arrive à rien. Un homme n'arrive à rien, que ce soit dans la vie privée, que ce soit dans le sport, que ce soit dans le travail, que ce soit... La politique devrait être, je ne sais pas, le domaine. où la vision devrait être number one absolue. Il ne devrait rien y avoir de plus important de « voilà où je vous amène » . On ne peut pas faire avancer un pays. Et pourquoi la France en est là ? Parce que c'est 35 ans sans vision. C'est du court-termiste électoral et on en est là. Et je pense qu'il y a vraiment urgence à réagir.
- Speaker #0
Alors, est-ce que tu ne crois pas aussi qu'il n'y a moins de gens engagés ? Parce que le prix à payer est trop fort. Et je crois que rien que déjà là, tu communiques de plus en plus. Et en fait, c'est vrai que tu te retrouves parfois... Enfin, le dialogue, c'est très important, et le respect. Je crois qu'il faut aussi qu'on puisse arriver à discuter et à reconnaître les bonnes idées et les bonnes manières de l'appliquer sans forcément... Est-ce que tu n'as pas l'impression que c'est devenu un peu l'arène où tout le monde s'écharte ?
- Speaker #1
Écoute, il suffit de regarder l'Assemblée nationale. Voilà, exactement. Pas plus tard qu'hier, il y a eu un débat entre LFI, c'était l'Assemblée nationale, qui a tourné au pugilage. Voilà, c'est... L'image que nous montrent nos politiques est absolument dramatique. C'est une mauvaise image pour nous, c'est une mauvaise image pour nos enfants, c'est une mauvaise image pour notre rapport à la politique. C'est quasiment une honte. Alors certains trouvent ça drôle, moi ça me fait pas rire, mais du tout. Donc aujourd'hui, le prix à payer, quand tu t'appelles Jean-Philippe Cartier, que t'as gagné ta vie et que tout va bien, t'as envie de te dire qu'est-ce que je me fous dans cette galère. Y'a pas un copain, alors les gens sont très sympas pour t'envoyer des WhatsApp et des pouces et te dire c'est génial ça. Par contre pour repartager, liker souvent... Et dire que tout est génial, les gens, ça c'est, voilà, on connaît le proverbe, pas de couille, pas d'embrouille, pardon. Mais je te l'ai dit, ça va être pas mal. Mais, et je comprends, les gens n'aiment pas se politiser, mais plus que jamais, il faut de l'engagement. Donc moi, c'est ma nature. Mais 95% des gens à qui je parle me disent, dans quelle galère tu te mets ? Maintenant, c'est important que je précise une chose, je reste sur mon terrain de jeu que je maîtrise. Je connais par cœur l'entreprenariat, je connais par cœur les salariés, les miens. le fonctionnement, je connais par cœur l'investissement, je connais par cœur la création d'entreprises, je suis à l'origine d'une quarantaine d'entreprises, j'en ai financé tout autant. Donc je reste sur mon terrain de jeu, je le connais bien. Nous allons fonder cette association, puisque Action sera une association d'intérêt général, qui va avoir pour but de réfléchir à des idées et des projets pour la France. Donc voilà, ça n'a pas de but politique au sens... électoral, je ne suis candidat absolument à rien, et nous allons poser des bases, prendre la parole, et nous verrons encore une fois si des gens intelligents nous tendent la main et ont envie de réfléchir avec nous et de prendre à profit ce travail qui nous va... Ça prend du temps, hein. Ça me prend pour l'instant, ça me prend 10, combien de temps ?
- Speaker #0
Et pour le moment, tout ça est totalement pro bono, évidemment.
- Speaker #1
Moi, c'est du pur bénévolat.
- Speaker #0
Les gens ne s'en font pas toujours compte. C'est du pur... Je vais te rassurer,
- Speaker #1
quand je fais hier 3h, je le finance moi-même. Quand je fais... Évidemment, à terme, on va grossir la cagnotte avec des gens qui vont nous soutenir. On en a déjà pas mal. Pour mettre des moyens. Il faut des moyens pour le faire bien. Je vais évidemment investir dedans. Des gens qui me sont proches et qui ont envie de soutenir cette cause vont nous accompagner. Mais il faut bien comprendre que quand hier on fait 3 heures de BFM, je ne suis pas un homme politique. Donc moi j'ai 400 trucs dans la tête, j'arrive à 9h moins 10, dès que mon WhatsApp sonne c'est un truc de boulot. En même temps tu as une députée et des fils qui me sautent dessus. Donc jusqu'à minuit et quart. Donc oui, c'est...
- Speaker #0
C'est vraiment de l'engagement.
- Speaker #1
C'est un engagement puissant. Il y a des contreparties puissantes puisque comme tu es physique ou public, on peut te trouver... Tu as vite un message quand tu as fini de passer, de raconter ton truc. Ceux qui ne sont pas d'accord avec toi, ils t'expriment. Tu le disais dans ta phrase d'avant en fait, c'est... insupportable de ne plus pouvoir discuter. Mais tu le vois, ceux qui se sont écharpés toute la soirée hier, c'est un sénateur LR, c'est le mec du RN et c'est la députée l'effiste qui a fait les caisses. Mais c'est presque un jeu, t'as envie de te dire parfois. Moi, je l'ai vu beaucoup les derniers mois. Tu te dis, c'est presque un jeu. Franchement, non, on ne joue pas. Eux, c'est presque un jeu. Ce n'est pas leur boulot. Ils n'ont jamais créé d'emploi. Ils pensent avoir raison. Ils parlent de sujets qu'ils ne connaissent pas. T'en avais une qui était... qui était dans une ONG, l'autre qui a fait deux ans de psy. C'est tout le respect du monde pour ça. Mais encore une fois, quelqu'un qui a entrepris et qui a créé des emplois, ce n'est pas le même job, ce n'est pas la même responsabilité, ce n'est pas les mêmes problématiques. Donc oui, il y aura de l'implication. Il va falloir que j'y passe quasiment à 50% bientôt. Et encore une fois, la date, elle est claire. On a la réponse, on l'aura fin mars 2027, pour ne pas dire avant. Et j'ai un jeune que j'adore, Jules Simion, que je cite, qui je bosse beaucoup avec.
- Speaker #0
Une partie de l'équipe, qui est un jeune, t'as peut-être entendu parler, qui a monté une appli pendant le Covid, Extra Student. Non, mais je suis ravie de l'en savoir. Il est brillantissime, avec toute ma petite équipe d'ailleurs, que je salue. Et Jules me dit, mais au pire, mon JP, on aura fait kiffer 100 000 personnes. C'est pas mal, non ? Il me remonte le moral quand j'en ai marre.
- Speaker #1
Mais il a raison, tu sais, en fait, il y a toujours... Évidemment que tu vois bien déjà, d'ailleurs, que ça anime énormément de personnes, que t'as déjà du soutien. En fait, et puis tout le monde quand même... moi je t'ai regardé sur les débats sur BFM et tout le monde n'a pas le même niveau on n'a pas le même niveau déjà de parole de conviction, en fait toi t'es passionné, ça se voit ça se sent, ça s'entend dans tout ce que tu fais à l'inverse du politique mais c'est réel, mais en fait il y a des discours c'est plat, tu as raison c'est presque on a l'impression que c'est récité, que c'est du théâtre, c'est des acteurs en fait, et je crois qu'aujourd'hui tu vois on revient notamment avec la puissance de l'IA à l'authenticité à... La vulnérabilité aussi que les gens adorent, en fait. Donc, toi, tu dis, je suis entrepreneur, je parle vraiment à des gens, à des petits entrepreneurs, à des moins entrepreneurs, à mes salariés. Et je crois que c'est ce discours-là que les gens ont vraiment envie d'entendre. Personne n'est dupe. Et on voit bien que c'est un cirque. Je crois que c'est aussi pour ça que c'est ça qui nous éloigne parfois, de nous dire, bon, tu l'as bien dit, allons au bord de l'eau, au moins, on aura ça, parce qu'il faut faire aussi attention à notre santé. Mais en tout cas, ça se sent dans tout ce que tu fais. Et je suis sûre que le mouvement va énormément grandir. Compte sur ça, Aux Puissants, pour venir, revenir autant que tu le souhaites.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
C'est vrai que... Tous les gens qu'on interview, des hommes et des femmes, c'est des gens passionnés. Ils disent tous la même chose, la valeur travail, la rigueur, la passion, l'ambition. Et c'est, je crois, qui rejoint aussi. Enfin, c'est pour ça qu'on est sur Terre pour vivre, parce que sinon, à quoi ça sert ?
- Speaker #0
On peut être moins ligné.
- Speaker #1
Est-ce que tu as une dernière chose que tu aimerais partager ? Justement, un bon conseil pour, en ce moment... Alors, moi, je suis toujours pour le côté positif, mais c'est vrai qu'en ce moment, certaines personnes disent, voilà, c'est pas... Ce n'est pas si facile que ça, la début d'année est difficile. C'est quoi, toi, ton conseil pour dire non, on tient bon, on est alignés ?
- Speaker #0
Alors évidemment, les conseilleurs ne sont pas les payeurs, on le sait tous, mais je le dis du fond du cœur, l'optimisme doit toujours rester de rigueur. J'ai un bon exemple qui est mon ami Olivier Gouac à la maladie de Charcot.
- Speaker #1
Qu'on reçoit prochainement.
- Speaker #0
Et qui, sans parler, à part grâce à des outils, à l'IA et autres, et sans pouvoir se déplacer depuis qu'il est malade, nous donne des leçons de courage, de force et d'optimisme absolues. Donc tout est possible, même quand on est au plus bas, on peut en monter, même quand sa boîte ne marche pas, elle peut finir par marcher et tout est une histoire de confiance. C'est très facile à lire quand ça ne va pas et tout, mais vraiment s'il y a un message qu'il faut passer, ce n'est pas des conseils de coach de vie ou d'influenceurs qui pour moi sont assez inutiles, c'est juste croire en soi et vraiment tout peut changer d'une minute à l'autre avec de la volonté. Il ne faut juste pas lâcher en fait. Moi, je suis quelqu'un de... persévérant, ça fait 30 ans. Tu connais cette phrase que j'aime bien, il faut, il a fallu 30 ans pour réussir en une soirée. Mais voilà, moi je la mets sur le côté business, mais j'ai beaucoup de gens que je vois, alors moi j'essaie de recevoir pas mal de jeunes, de gens qui ont envie, j'essaie, je reçois plein de messages, quand tu réponds pas aux gens, ils te disent « Ah, t'es de propre, je peux pas gérer 40 rendez-vous par jour. » Mais j'essaie, mais tu sais, les gens pensent, il y a encore des jeunes, ils viennent dans un joli bureau, ils te voient, ah, c'est... Comment t'as fait ? Ça a l'air facile. Mais mec, ça fait 32 ans, j'ai pas démarré il y a 15 jours. Non mais, il faut du temps en fait, il faut du temps. Et je pense, et j'en reviens un tout petit peu à la politique, parce que si on pouvait faire un projet de société qui nous rende heureux et qui fasse que tout le monde, toutes les populations, tous les gens, travailleurs et autres, aider nos plus faibles et laisser les gens travailler librement, je pense qu'on en a besoin. Mais il faut garder de l'optimisme et il y a toujours une solution possible. Il faut vraiment croire qu'il y a toujours une solution possible. Cet optimisme, il est fondamental pour tout le monde. Même au plus bas. Courage.
- Speaker #1
Bravo, écoute, moi c'est avec beaucoup d'émotion que je t'écoute. Vraiment à nouveau, tu comptes sur moi, tu comptes sur Cerveau Puissant. Je trouve que justement cette action que tu mets en place, elle est nécessaire. Moi je t'entends, je te vois, et comme des millions d'autres Français, et c'est agréable de voir des gens qui se bougent. C'est ultra courageux. Comme tu l'as rappelé, c'est totalement pro bono, c'est ton association en fait à toi. Donc chacun défend sa cause. Toi tu défends relever la France. Merci d'être venu et franchement, on espère te revoir très vite avec, j'imagine, plein de nouveautés.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci Jean-Philippe. Si tu as aimé ce podcast, abonne-toi pour ne rien manquer des prochains épisodes. Soutenir Cerveau Puissant et suivre toutes les actualités, les échanges à venir et les contenus que je prépare pour continuer à nourrir ce qui fait vraiment la différence.