- Speaker #0
Parait qu'on entreprend pour être libre. Charmante illusion, vous ne trouvez pas ? Je suis Sabrina Toibet, consultante en stratégie d'entreprise. Si vous cherchez des conseils, du partage d'expériences et des réponses qui résonnent pour développer votre activité, considérez cet humble chronique comme une invitation personnelle et un nouveau repère. Dans Chronique Business, seul ou avec mes invités, je vous partage ce qui se cache vraiment dans les coulisses de l'entrepreneuriat. Les décisions, les doutes et les déclics. votre dévouée chroniqueuse business. On nous a appris à devoir choisir, à rentrer dans une case. L'idée qu'on puisse être photographe, rédactrice en chef, organisatrice d'événements, créatrice de contenu, sans se perdre, sans se contredire, sans que ça ne parte dans tous les sens est presque inconcevable pour beaucoup. Parce qu'on ne nous l'a jamais enseigné, parce que quand on parle de parcours professionnel, il n'y aurait a priori qu'une voie possible, qu'un métier possible. Pourtant, c'est la réalité de beaucoup d'entrepreneurs aujourd'hui. Des entrepreneurs qui refusent un cadre trop étriqué, trop étroit, qui construisent à leur façon, à leur image et selon leurs propres codes. À travers l'épisode d'aujourd'hui, vous verrez que oui, ce qui est considéré hors norme est déjà une norme, que la multiplicité est une force et que l'autorité se construit avant tout en s'assumant pleinement. Pour en parler, j'ai l'immense honneur de recevoir Amélie Cléré. Bonjour Amélie.
- Speaker #1
Bonjour Sabrina.
- Speaker #0
Tu es photographe, créatrice de contenu, rassembleuse. On reviendra sur ce terme un petit peu plus tard. Tu es fondatrice de Audace Studio et Audace Story, un événement qui a rassemblé énormément de monde et on y reviendra aussi un petit peu plus tard. Tu es également rédactrice en chef des magazines Il était une fois dans l'Ouest et Il était une fois dans le Beaujolais. Amélie, c'est quoi ta magie ? À travers tout ça, c'est quoi ? ta magie ?
- Speaker #1
Alors ma magie, je ne sais pas, mais je pense que ma force et mon moteur, c'est de suivre ses tripes, son intuition, ses envies et de jamais faire taire cette petite voix qui nous guide et qui nous dit vas-y, essaye et tu verras bien.
- Speaker #0
Ça donne le ton de l'épisode. Alors je t'ai présenté très brièvement Amélie, est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus sur ce que tu proposes, à qui tu t'adresses aussi ?
- Speaker #1
Bien sûr ! Alors effectivement, présentée comme ça, on pourrait avoir l'impression que j'ai beaucoup, beaucoup de casquettes. Mais pour moi, en fait, c'est limpide et évident parce que tout converge. En fait, moi, je travaille essentiellement avec des femmes que je mets en lumière, comme j'aime à dire. Et donc, elles peuvent être mises en lumière via une séance photo avec moi parce que je fais beaucoup de personal branding justement pour créer des images qui leur ressemblent vraiment. Elles peuvent être mises en lumière sur scène lors des soirées Audace Stories, dont on reparlera plus tard, pour vraiment faire porter leur voix. et prendre leur place, faire passer leur message. Et elles peuvent être mises en lumière. Et là, les hommes aussi, bien évidemment, dans les pages de nos magazines. Il était une fois qu'ils mettraient l'honneur, celles et ceux qui osent entreprendre sur le territoire autour de Lyon.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Amélie, pour ces précisions. Alors, c'est vrai que moi, quand j'ai découvert ton parcours, et je l'ai découvert à travers Audastory, un événement qui a eu lieu, là pour le coup, c'était la deuxième édition, il me semble, c'est ça. Je me suis beaucoup retrouvée, finalement, dans ton parcours. dans... Voilà cette multi casquette finalement mais qui est une seule et même mission avec un fil conducteur mais qui n'est pas toujours bien compris par les autres, qui n'est pas toujours bien perçu même si pour nous finalement c'est limpide. Avant Ausha Studio, parce que ça c'est Ausha Studio, c'est la casquette avec laquelle, voilà la photo, tu as passé il me semble dix ans dans des grands groupes sur tout ce qui est enjeux marketing et communication. Pourquoi à un moment tu as kiqué ? cet environnement et tu as osé l'entrepreneuriat.
- Speaker #1
Encore une fois, j'ai envie de te répondre que c'est vraiment l'appel des tripes. C'était viscéral. J'ai longtemps hésité parce que, comme beaucoup, confort du CDI, d'un poste à responsabilité, un bon salaire, des déplacements sympas. Et puis, voilà, cette petite voix qui s'infiltre et qui est là en boucle et qu'on finit par écouter. Et je pense que j'étais, voilà, j'avais 35 ans. Je crois qu'il y avait une grosse quête de sens à ce moment-là aussi, de se dire mais qu'est-ce que je fais vraiment de ma vie ? Est-ce que je suis alignée ? Est-ce que c'est vraiment ce que j'ai envie de faire pour le reste de ma carrière, etc. Et puis c'est vrai que j'ai vraiment eu cet appel de bosser pour moi, de faire ce qui m'appelait vraiment et d'être... Oui, c'est la photo qui m'a appelée en premier lieu. C'est pour ça que j'ai... C'est ça,
- Speaker #0
c'est ce que j'allais te demander. Tu as commencé par la photo.
- Speaker #1
Exactement, j'ai commencé par la photo. Donc j'ai quitté mon poste de responsable pour commencer comme photographe. Et je me suis vraiment beaucoup épanouie, mais au bout d'un an, la communication me manquant, c'est là que je me suis dit pourquoi je n'allierais pas les photos et l'écrit dans le magazine « Il était une fois dans l'Ouest » pour vraiment avoir mon support avec mes textes et mes images, tout en mettant en valeur le territoire où je vis et les commerçants, entrepreneurs qui y exercent leur activité.
- Speaker #0
C'était en quelle année ça Amélie ?
- Speaker #1
On est en 2016.
- Speaker #0
En 2016, ok. Donc, ça fait bientôt finalement 10 ans que tu es lancée.
- Speaker #1
La photo de 2015 et le magazine 2016,
- Speaker #0
oui. Ok. Donc, tu es photographe, tu as de la... Enfin, en tout cas, tu fais la photographie, tu as un magazine, tu organises des événements. Est-ce que tu as un podcast ?
- Speaker #1
J'ai un podcast en gestation que je procrastine et qui est prêt. il est prêt mais voilà peut-être que cet épisode m'obligera à passer à l'action il faut absolument que je le sorte ça me tient à coeur aussi mais j'arrive pas à sacraliser encore du temps dans ma semaine pour me dire je fais une matinée ou deux par semaine dédiée au podcast mais oui il est en gestation alors
- Speaker #0
on t'envoie plein plein de good vibes et je sais ô combien c'est pas évident mais ô combien derrière c'est source vraiment d'échanges d'opportunités enfin c'est un Un chouette média, je trouve, le podcast. En tout cas, je t'envoie plein de mandats, pour que tu puisses le concrétiser. Quand on regarde finalement de l'extérieur, on voit une femme qui est sur plusieurs fronts. Forcément, moi, ça me parle. Pour beaucoup, peut-être, d'autres, pas forcément. Pour beaucoup, ils y voient peut-être de la dispersion, c'est ce que je disais un petit peu en intro, du manque de sens, du manque de clarté. Est-ce que toi ? de ton côté tu le vis comme une sorte de dispersion ou est-ce que ça a toujours été pour toi une seule et même mission qui t'anime et qui te prend au trip comme tu nous l'as dit comment ça s'est construit finalement cette fonction un peu multicasquette je crois tout d'abord que ça répond vraiment à un mode de fonctionnement profond en moi je pense que mon cerveau n'est vraiment pas câblé pour faire une seule chose sinon
- Speaker #1
je m'ennuie, j'ai vraiment besoin de variété j'ai besoin de plusieurs types d'activités et de missions Mais effectivement, j'ai commencé par la photo, puis il y a eu le magazine. Et puis, à force de photographier des femmes qui, comme beaucoup, avaient le syndrome de l'imposteur, s'excusaient presque d'exister quand elles arrivaient en shooting photo, n'osaient pas. Je me suis dit, mais il faut qu'on leur donne la parole à ces femmes sur scène. Et c'est comme ça qu'Audace Stories est née. Donc finalement, je n'ai fait que répondre à des opportunités, à des intuitions, à des... Des situations qui m'ont poussée à aller vers ça et en suivant ma petite voie intérieure toujours. Donc pour moi, ce n'est pas vraiment me disperser, c'est avoir plusieurs cordes à mon arc qui mènent vraiment toujours vers la même mission qui est de mettre l'autre en lumière et lui permettre de prendre pleinement sa place. Et je suis ravie d'avoir justement plusieurs espaces safe comme ça, que ce soit sur scène, avec les soirées, dans le magazine ou en photo, pour que ces personnes puissent pleinement se révéler à elles-mêmes et aux autres.
- Speaker #0
Alors, ce que tu dis, ça fait terriblement écho à ce que Juliette Cadot, pour celles et ceux qui la connaissent, que j'avais reçu d'ailleurs sur Chronique Business, c'est ce qu'elle partageait dans l'une de ses newsletters où elle disait, alors je n'ai plus la phrase exacte et elle m'excusera, c'est dans la multiplicité finalement que je m'épanouis ou que je me retrouve. Et tu l'as très bien dit, c'est parfois quelque chose de très personnel, presque intime, et tu vois derrière de ne pas être câblé. pour faire une seule chose et ce n'est pas forcément synonyme de dispersion, j'insiste beaucoup là-dessus, parce que c'est vraiment perçu comme ça et c'est perçu comme ça aussi parfois chez les jeunes générations, on leur met un petit peu des freins parce qu'ils peuvent avoir comme ça plusieurs casquettes, or on peut s'épanouir et on peut réussir et je trouve que tu en as un très bel exemple dans la multiplicité, mais toujours effectivement avec ce fameux fil conducteur.
- Speaker #1
Oui, il n'y a rien qui m'aurait plus que de commencer ma journée par une séance photo, enchaînée par une interview pour le magazine. Je ne pourrais pas faire que des séances photo ou que des interviews. J'ai besoin vraiment de mettre de la variété dans les jours.
- Speaker #0
Ça me parle terriblement et je sais que ça va parler à beaucoup d'auditeurs et d'auditrices. Néanmoins, Amélie, si tu devais, quand tu te présentes en tout cas, si tu devais résumer en une phrase ou en un élément tout ce que tu fais, tu dirais quoi ?
- Speaker #1
C'est ce que j'ai mis un petit peu partout en bio, etc. C'est que je révèle votre lumière. Je vous permets vraiment de prendre pleinement votre place pour communiquer avec Impact.
- Speaker #0
Tu te définis comme rassembleuse. C'est ce que je disais en intro, qu'on y reviendra. Alors le beau m'a beaucoup plu, c'est un mot fort, je trouve. Qu'est-ce que ça veut dire pour toi, rassembler à travers toutes ces casquettes ? Et pourquoi est-ce que c'est quelque chose qui te tient à cœur, tu vois, qui est finalement un élément un peu central de ton identité pro ?
- Speaker #1
Parce que je trouve... foncièrement que toujours ensemble, on va plus loin, on va plus vite et on s'élève mutuellement, on s'élève ensemble. Et je suis vraiment profondément, profondément convaincue qu'une femme qui ose, elle entraîne les autres. Donc, il suffit qu'il y en ait une qui passe ce cap, cette peur de monter sur scène ou d'être prise en photo ou de prendre la parole pour que ça sème des petites graines d'audace, comme j'allais dire, et que si, voilà, potentiellement une, deux, trois autres personnes on se déclic à leur tour, le challenge, il est réussi.
- Speaker #0
Donc, tu rassembles.
- Speaker #1
Je rassemble, je fédère, surtout lors des soirées Audastories où vraiment, c'est une émulation collective juste dingue, que ce soit les conférencières entre elles, nous en coulisses, avec le public, le public en lui-même qui était vraiment en feu le 4 mars dernier, où il y a eu ce grand moment de partage, ce collectif, c'est beaucoup de sororité et ça nous a toutes portées, je pense, autant les conférencières que le public. Et là, je me suis dit,
- Speaker #0
Oh. c'est vraiment ça que je veux vivre et là je suis vraiment à ma place c'est beau ce que tu nous partages alors moi j'ai un grand regret de ne pas avoir été là, j'aurais bien aimé mais je n'en prêcherai pas voilà c'est ce que j'allais dire l'an prochain ce qui veut dire qu'il y aura une troisième édition je vais te faire une confidence, quelqu'un qui a participé à cet événement m'a dit cette femme est admirable elle a réussi à rassembler, je crois qu'il y avait plus Merci. 400,
- Speaker #1
450 personnes dans le public.
- Speaker #0
Plus de 450 personnes avec une énergie, comme tu viens de dire, de dingue. Comment est-ce qu'on fait ? Là, encore une fois, c'est quoi ta magie ? Ce n'est, entre guillemets, tu vois, qu'un deuxième événement. Alors, j'imagine effectivement que tu as tissé des liens à travers ton magazine, en disant d'entrepreneuriat, mais comment est-ce qu'on arrive à rassembler comme ça ?
- Speaker #1
Je crois que quand on porte un projet pour lequel on est vraiment profondément convaincu, animé, on en parle Avec passion et évidence, j'ai l'impression que les portes s'ouvrent facilement parce que je pense que j'ai vibré une énergie tellement forte pour cette soirée, tellement je la voyais, je la visualisais, je savais ce que je voulais faire vivre, que j'ai attiré à moi, mais j'ai eu une chance, je ne sais pas si c'est de la chance, mais j'ai attiré à moi un casting de conférencière qui était juste parfait avec des femmes sur scène qui ont porté des messages hyper puissants, qui ont impacté le public et qui rayonnaient sur scène. Et j'ai attiré un public qui était là au rendez-vous. et qui avaient envie de vibrer avec nous et de vivre avec nous ça. Je pense que oui, c'est une histoire de messages qu'on porte et quand on est convaincu sans vraiment attendre un résultat, mais juste on se dit, allez, on y va, on verra bien et on y croit tellement que j'ai vraiment cette impression que les portes se sont ouvertes avec une facilité déconcertante, que j'ai attiré à moi à la fois des conférencières et un public qui raisonnaient et que du coup, la magie, elle a opéré comme ça, en mode on a tous envie de vivre ça avec ces valeurs-là. de partage, de sororité. Et surtout, moi, je porte le message de venez comme vous êtes. On n'a pas besoin de performer. On n'a pas besoin de répondre à des dictates ou autres pour avoir le droit de prendre parole sur scène.
- Speaker #0
Alors là, tout de suite, forcément, quand je t'entends, je fais le lien aussi avec une autre de tes casquettes qui est celle du personal branding. Est-ce que tu crois que le fait d'être totalement toi Et du coup, d'attirer à toi des personnes avec qui il va y avoir un partage de valeurs, avec qui il va y avoir finalement un match direct. Et d'ailleurs, que ce soit, j'imagine, des partenaires, mais aussi parmi tes clients, etc. Est-ce que tu crois que ça a été aussi un levier pour toi d'attractivité ou de développement de ton activité, notamment de ce projet Audastory ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Je pense que les personnes, à la fois les contérentières qui ont souhaité monter sur scène ou les gens qui me suivent se reconnaissent dans ces valeurs que je porte haut et fort. D'oser être soi-même et d'arrêter de se conformer ou de se suradapter à ce qu'on prétendument attend de nous en étant pleinement soi-même parce que pour moi c'est la clé d'un business épanoui où on attire à soi des clients qui raisonnent et qui se retrouvent dans nos valeurs, dans ce qu'on porte. Et pour moi vraiment c'est la clé. Je dis toujours quand je suis en séance photo, c'est parce que tu es comptable que tu es obligé d'être en tailleur noir, les bras croisés contre un mur. Et si tu veux être la comptable en jaune fluo avec des grosses lunettes rouges, c'est génial comme ça aussi. Et peut-être que cette comptable attire à elle une clientèle un peu plus à l'aise et fun.
- Speaker #0
Je te rejoins complètement sur ce point-là. C'est quoi ta vision à toi du personal branding ?
- Speaker #1
Pour moi, la vision du personal branding, c'est de décider de l'empreinte qu'on a envie de laisser et décider ce qu'on souhaite qu'on retienne de nous. En incarnant justement ses valeurs. Bien évidemment, son activité qui est le socle. Mais au-delà de l'activité, pour moi, ce n'est pas juste ce qu'on fait, c'est vraiment qui on est et pourquoi on le fait. Et ce qu'on a envie de semer aussi autour de soi comme valeur et d'offrir comme expérience et relation à nos clients. En osant, alors pour moi, le personal branding, ce n'est pas forcément tout dire, tout dévoiler, mélanger le pro et le perso. On n'est pas obligé de parler de ses enfants, on n'est pas obligé de parler de tout ça. Mais déjà, parler de ce qui nous a amenés. de ce qui nous anime, ça peut être des valeurs, ça peut être une nana que tu suis sur Instagram qui peut, je ne sais pas, être co-business, mais elle adore son chien, elle fait des stories avec son chien et du coup, ça va peut-être matcher avec les gens qui ont cette appétence pour la nature, les balades en nature avec leur chien, etc. C'est juste dévoiler un petit peu de soi qui crée un écosystème autour de sa marque ou de son nom en se disant, ah oui, cette nana, elle est sympa, elle fait ça et en plus, tiens, on partage la même passion, je ne dis n'importe quoi, pour le yoga, pour les balades en forêt et pour le chocolat et ça va créer... forcément implicitement un lien qui connecte.
- Speaker #0
Souvent, partager un peu de soi, mais de son soi professionnel. C'est-à-dire, comme tu dis, le premier frein quand on parle de personal branding, c'est souvent, mais je ne veux pas parler de moi, je ne veux pas parler de ma vie perso, etc. Et tu as très bien fait de le rappeler. Ce n'est pas forcément ça le personal branding, mais c'est effectivement et je trouve que tu le fais très bien à travers toutes tes casquettes, c'est aussi bien à l'écrit que visuellement qu'à l'oral. Incarner cette petite singularité à travers, comme tu dis, ça peut être une appétence pour un sport, pour une cause,
- Speaker #1
un engagement.
- Speaker #0
Quelque chose qui va te rendre mémorable, mais mémorable aux yeux, ou en tout cas à l'oreille, ou en tout cas au visu, de l'audience que tu souhaites attirer, ou des clients que tu souhaites attirer. Ça ne veut pas forcément dire tout déballer ou parler complètement.
- Speaker #1
Il ne faut pas avoir cette image forcément trop lisse et trop scolaire, et du coup facilement oubliable. parce qu'on va être noyé dans une masse de professions identiques à la nôtre. Et donc justement, avoir ce petit twist, ce petit shift qui fait qu'on retient que cette personne, elle est engagée pour une cause ou autre chose, et ce qui fait qu'on, de toute façon, ne pourra pas plaire à tout le monde. Donc autant s'autoriser, mais toi-même, et attirer à soi des gens qui matchent avec nos valeurs ou nos engagements.
- Speaker #0
Tu as lancé aussi les magazines. Il était une fois dans l'Ouest et il était une fois dans le Beaujolais. Édite. il me semble chacun plus de 10 000 exemplaires et distribué donc sur une trentaine de communes du territoire alors la première question que je me suis posée je me suis dit parce que je fais partie du territoire de l'ouest lyonnais j'ai mis mes mains pourquoi est-ce que je n'en ai jamais entendu parler sur ma commune alors est ce qu'il est que disons que la commune n'est pas dans mon territoire de 10 millions est ce possible mais
- Speaker #1
un peu bien oui non
- Speaker #0
Ah oui, il aurait vraiment, vraiment toute sa place sur notre commune et sur notre territoire. Alors, j'aimerais un peu revenir à la genèse du magazine. Donc, tu étais sur de la photographie. Tu as eu envie à un moment de passer sous un autre format et d'allier justement la communication. Comment s'est construit ce magazine ? Alors, je fais une toute petite parenthèse parce que j'avais reçu aussi sur le podcast la rédactrice en chef du magazine Bertin, qui est un tout autre magazine et qui s'adresse plutôt aux amateurs ou en tout cas aux... à ceux qui apprécient l'histoire derrière la mode. Et pareil, c'est un magazine, c'est Laura Dessosier qui l'a lancé seule, qui a écrit aussi un livre auto-édité. J'aimerais, toi, que tu nous partages la genèse et puis la construction de ce magazine.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Donc, on retourne en 2016. Donc, effectivement, à l'époque, j'habitais à Domartin, dans l'ouest lyonnais. Et moi, j'aime beaucoup consommer local. J'aime pousser la porte des petites échoppes, des ateliers, savoir qui est le boucher du coin, le boulanger, le... le céramiste, etc. J'aime les histoires et je suis passionnée aussi par les histoires de reconversion parce que souvent derrière ces métiers-là, il y a beaucoup de reconversion de personnes qui étaient dans la finance ou autre et qui se retrouvent à avoir une boulangerie, etc. Et je me suis dit, mais en fait, il n'y a pas de support média écrit. Moi, j'ai un amour particulier pour le papier, l'écrit, la presse écrite, les carnets, les livres, tout ce qui est papier.
- Speaker #0
On a ce point en commun.
- Speaker #1
Et je me suis dit, finalement, il n'y a pas... pas de support qui me permette de connaître ce qu'il y a autour de chez moi, sans avoir besoin d'aller dans Lyon et en me disant qu'il y a forcément des pépites au bout de ma rue que je ne soupçonne peut-être même pas. Et c'est des gens qui souvent ont de l'or dans les mains mais qui n'ont pas le temps de communiquer. Et ils méritent vraiment d'être mis en lumière pour qu'on sache qu'il y a une savonnerie ici, un super boulanger qui fait du pain au levain. Et donc c'est parti comme ça. Donc bien évidemment, tout le monde m'a dit « Mais Amélie, t'es tarée » . En 2016, c'était les blogs, Facebook. On m'a dit « Qu'est-ce que tu vas nous... » pondre un magazine écrit, gratuit, à l'heure de l'île digitale. Écoute, dix ans après, on est encore là et le magazine n'a fait que se développer. Mais effectivement, c'est parti comme ça, de se parier, de se dire et si on faisait connaissance finalement, si on allait rencontrer les gens autour de chez nous qui sont porteurs de super projets et qui n'ont pas forcément le temps d'en parler. Et puis voilà, pour consommer local, découvrir des belles adresses autour de chez nous et sillonner le territoire. Donc c'est parti comme ça. Et au début, j'étais toute seule à tout faire. Effectivement, si tu regardes les premiers numéros, tu pourras sourire parce que je ne suis pas graphiste.
- Speaker #0
Ils ont le mérite d'exister.
- Speaker #1
Ils ont le mérite d'exister. Et petit à petit, effectivement, je me suis entourée. Encore une fois, le fait de s'entourer ensemble, on va tellement plus loin. Avec une première rencontre avec Charline Bourbon, qui est devenue la graphiste et la DA du magazine et qui lui a redonné vraiment un vrai look et une vraie patte, une vraie signature esthétique. Après, j'ai plusieurs personnes comme Jeanne et Caroline qui m'ont rejoint pour rédiger, interviewer, etc. Et il y a bientôt un an et demi, j'ai été rejointe et je me suis associée avec Anne-Cécile Audrerie. Et grâce à elle, on a pu développer d'autres éditions comme « Il était une fois en Beaujolais » . Et il y en a d'autres qui arrivent. Et donc là, on est une équipe de neuf personnes et on sillonne avec joie le territoire. Et c'est vraiment toujours et encore, moi, tout ce qui guide ma vie, j'ai envie de dire, c'est une histoire de rencontre. Et là, je me régale dans le magazine. Je ne fais que rencontrer finalement des belles histoires. rencontrer et raconter.
- Speaker #0
C'est un très, très beau parcours. D'abord, bravo. Franchement, bravo pour cette réussite. Et quand bien même les premières éditions ne seraient pas au top, un dirigeant d'un très grand groupe que je vais recevoir sur le podcast, je lui dis, vous savez, en toute humilité, moi, mon podcast, il est tout jeune, il a moins d'un an. Et puis là, il me dit, mais on a tous démarré de zéro. On démarre tous. de zéro. Donc voilà, votre podcast, il a le mérite d'exister et c'est déjà très bien.
- Speaker #1
C'est déjà génial. Sinon, on ne fait jamais rien. Donc, ce n'est pas grave si le premier podcast, il balbutie ou il n'est pas monté. Ce n'est pas grave si le premier magazine, la maquette est peut-être un peu bancale. Au moins, ça existe et ça lance quelque chose et l'aventure démarre.
- Speaker #0
Je suis complètement d'accord. Alors, l'idée de Chronique Business, c'est quand même d'aller creuser un peu les coulisses de l'entrepreneuriat. Sur le magazine, de manière vraiment très concrète, aujourd'hui, comment est-ce que tu as réussi à le faire vivre pendant 10 ans ? Puisque tu l'as dit, c'est un support qui est gratuit, toujours gratuit. Comment est-ce qu'on le fait vivre sur le long terme ? En termes de modèle économique, comment est-ce qu'on fait ?
- Speaker #1
Le modèle économique du magazine, c'est effectivement que les annonceurs qui souhaitent figurer dans nos pages achètent ce qu'on appelle un public reportage, qui est rédigé par nos soins. Ça inclut la prise de vue, le shooting, la rédaction, la publication print. en ligne et les posts Instagram. On vend tout un pack de communication qui est fait par nos équipes. C'est effectivement les annonceurs qui vont financer l'impression, la diffusion, etc. via l'achat d'espaces et de pubs et reportages.
- Speaker #0
Ça aussi, un petit appel à travers cet épisode à de potentiels annonceurs. On en profite aussi. Amélie, on l'a dit, ton événement Audastory qui a eu lieu début mars a rassemblé plus de 400 personnes. 150 personnes, pardon, tu nous as dit. Pour moi, c'est juste énorme. On a des événements aujourd'hui qui sont organisés par de grands réseaux, parfois par des entreprises qui ne rassemblent pas autant de monde. Donc déjà, moi, ça, je le salue. J'ai deux questions.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
La première, c'est quand on est photographe, on dit souvent qu'on aime être derrière l'objectif. Comment est-ce qu'on passe derrière l'objectif à la scène ? Parce que c'est finalement un grand gap. Et puis, la deuxième question, qui est plutôt d'aller creuser encore une fois les coulisses de cet événement, d'un point de vue vraiment organisation et logistique, comment est-ce qu'on donne vie ? Parce que j'imagine que c'était une idée au départ, comment tu lui as donné vie à cet événement ?
- Speaker #1
La première édition, effectivement, qui a eu lieu en 2025, l'idée m'est venue le lendemain de Noël, donc le 26 décembre 2024, et l'événement a eu lieu le 20 février. Donc autant te dire que je l'ai organisé de façon... très rapide et on a quand même réuni plus de 200 personnes ce soir-là pour l'édition numéro 1. Vous nous donnez des choses très rapides. En tout cas, moi, je suis vraiment célébrite, c'est viscéral, c'est action-réaction. J'y vais, je me lance. Donc, pour la première édition, j'ai activé effectivement mon réseau de femmes inspirantes que je pouvais avoir autour de moi, qui m'en parlaient aussi autour d'elles. Et voilà, le casting de conférencière s'est fait comme ça. Après, trouver une salle, trouver des partenaires, un traiteur. C'est un petit peu comme organiser un mariage finalement, entre un vidéaste, un photographe, une salle, un traiteur, une décoratrice. Et la deuxième édition par contre a vraiment cranté, parce que je me suis appuyée sur la V1, qui forcément a eu de très bons côtés, des côtés forcément optimisables. Donc la deuxième édition, je me suis beaucoup plus entourée, avec des personnes qui m'ont aidée vraiment à gérer le timing, à gérer le conducteur de la soirée, avec une régie très professionnelle, plein de prestataires qui œuvraient dans l'ombre pour que tout se passe. aux petits oignons pour que l'expérience des participants soit vraiment... On arrive, on se laisse porter et on passe trois heures de folie. Et tout s'est passé au-delà même de toutes les espérances que je pouvais y mettre. Tout s'est passé de façon idyllique.
- Speaker #0
Alors du coup, tu dirais, parmi tes secrets, tu dirais que c'est le réseau aussi que tu avais, les contacts que tu avais qui t'ont... Alors, il y a le passage à l'action, mais il y a aussi l'action de l'onise.
- Speaker #1
Le réseau et puis je pense la confiance qu'elles m'ont témoigné en me disant, ok, encore une fois, t'es tarée, mais on va te suivre. On ne sait pas dans quoi tu nous emmènes. On ne sait pas dans quoi tu nous embarques. Mais on te fait confiance et on va te suivre. Et oui, pour l'édition numéro 1, je remercie vraiment les 10 conférencières qui m'ont dit OK. Parce que sans elles, rien n'aurait pu voir le jour. Et oui, c'est une histoire encore d'équipe. Moi, je suis vraiment un être qui a besoin de s'entourer, d'être en équipe et de faire ensemble. Et là, je me suis sentie portée par la confiance qu'elle me témoignait. Et puis, quand j'en ai parlé aussi sur les réseaux, tout le monde m'a dit, mais trop bien, ce genre d'événement, ça nous manquait. Il n'y en a pas trop sur Lyon. On a envie de venir s'inspirer, on a envie de voir, puisque moi, je n'ai aucun souci à parler d'échecs. Et pour moi, il n'y a pas d'échecs. Et d'ailleurs, mon livre préféré, c'est « Les vertus d'échecs »
- Speaker #0
que j'ai toujours à côté de moi.
- Speaker #1
On parle souvent d'une réussite visible et du haut de l'iceberg. Mais comme tu le disais, on ne parle jamais des coulisses, de tout ce qui se joue avant, de tout ce qu'on peut essuyer comme plâtre, de toutes les déconvenues qu'on peut avoir, mais qui font tellement partie du chemin et qui sont des vraies sources d'apprentissage. Et moi, c'est ça que je voulais que les femmes sur scène viennent témoigner, c'est leur parcours, leur chemin, leurs doutes, leurs échecs, tout ce qu'elles ont pu traverser, pour que les gens dans la salle se disent « bah ouais, en fait, on est toutes pareilles, on est tous pareilles » . Et si elle, elle l'a fait, pourquoi moi, demain, je ne m'autoriserai pas à lancer ce projet ou passer cet appel ou écrire ce poste que je n'ose pas faire depuis des semaines ou des mois ?
- Speaker #0
Oui, ton message est très juste et en toute transparence, moi, je trouve en tout cas, me concernant à titre personnel, que tu es une très belle source d'inspiration. Là, tu vois, quand tu dis de pouvoir donner envie et se dire, si elle y est arrivée, pourquoi est-ce que je ne tenterais pas ? tu vois, là, tout de suite, forcément, ça... Ça déclenche la petite motivation qui se dit, pourquoi pas ? Alors effectivement, ce ne sera peut-être pas parfait, mais en tout cas, c'est une très belle source d'inspiration et je suis sûre que tu inspires. J'en ai eu des retours, Alice, de ta dernière édition. Des personnes, c'est ce que je t'ai dit, qui m'ont dit, mais c'est admirable en fait, comment est-ce que cette personne a pu rassembler plus de 400 personnes sur une soirée, une soirée apparemment qui a été génialissime, vraiment.
- Speaker #1
Ah oui, on a tous... Merci. On a ri, on a dansé, on a crié. Il s'est passé plein de choses. C'est vraiment une expérience immersive, presque où on fait vivre le public quelque chose qui n'est pas juste spectateur passif, mais qui vraiment s'engage aussi avec lui-même. Il se passe plein de petites activités pendant la soirée. Et c'est vrai que moi, ce qui me touche le plus, c'est tous les retours que j'ai eus après. Il y a des gens qui me disent « Merci les filles, merci, ça m'a fait du bien. Ça m'a donné envie, ça m'a redonné de l'élan, ça m'a reboostée. » Donc effectivement, il y a aussi l'effet soufflé, ça peut redescendre. Il y a quand même plein de gens, même un mois après, qui m'en parlent encore et qui me disent « mais grâce à ça, je vais oser, je vais faire ci, je vais faire ça » . Et moi, il ne peut pas y avoir un meilleur retour que ça.
- Speaker #0
Je veux bien te croire. En tout cas, moi, de mon côté aussi, les retours que j'ai eus, c'est ce qui finalement aussi m'a donné envie de te contacter pour te recevoir sur le podcast et puis en découvrir un petit peu plus sur tes coulisses. Les retours étaient unanimes. Et puis, je ne dis pas ça parce qu'on est… face à face, vraiment les retours étaient unanimes et puis très très positifs, vraiment à tout point de vue.
- Speaker #1
Et pour répondre à ta première question, comment on passe derrière l'appareil photo à être sur scène ? Je crois que tout simplement j'avais envie d'incarner le message que je porte, et si je veux porter l'audace, il faut que moi-même je sois aussi audacieuse et d'y aller, même si on a peur, et moi c'est toujours ma phrase, j'ai peur donc j'y vais. Ah j'aime beaucoup. Et oui ! On a tous eu peur de monter sur scène dans les coulisses. Ils nous auraient vus. On était toutes en mode, « Oh my God, il y a 450 personnes face à nous. Il ne va pas leur y aller. » Et je crois que j'avais aussi envie d'incarner un autre... Alors, le mot rôle modèle, il est galvaudé, mais je suis une femme normale. Je suis grande. J'ai des formes. J'avais envie aussi de montrer que Madame Tout-le-Monde, en finale, pouvait aussi monter sur scène, prendre la parole, même si je ne fais pas une taille 36. Tout ce que je dis à mes clientes en séance photo. Et que je voulais l'incarner à mon tour en disant qu'on a toute notre place, on a tout le droit de prendre la parole, on a tout le droit d'être sur scène et de porter notre message et nos projets.
- Speaker #0
Alors, j'ai trop de questions qui fusent, alors je vais essayer de me contenir. Là, tout de suite, moi, quand je t'entends dire ça, c'est vrai que je pense beaucoup parce que j'interviens un peu aussi auprès de jeunes publics. Ce n'est pas mon cœur de cible, mais parfois, je peux être amenée à faire des conférences auprès de jeunes étudiants, étudiantes ou professionnels. Et c'est vrai que cette peur viscérale... de prendre la parole en public, en entretien, en rendez-vous, mais aussi à l'écrit quand on leur dit que peut-être à un moment, il va falloir prendre la parole sur LinkedIn ou aller démarcher un potentiel recruteur. C'est une peur viscérale. Et il ne devrait pas y avoir de frein à ça. Alors, on se crée ses propres freins, ça, c'est évident, mais il ne devrait pas y en avoir, quel que soit qui on est. Et puis là, j'ai envie de dire aussi... nos origines, notre culture, notre sexe, peu importe, on devrait pouvoir prendre la parole. Aussi imperfectible qu'elle soit, vraiment, je pense que c'est un message que tu as passé et sur lequel j'ai vraiment envie d'insister. D'une, on ne sera jamais parfait. De deux, on ne sera jamais accepté par tout le monde. Partant de ce constat-là, on y va. On ose et puis, comme j'aime dire parfois, au pire, il se passe quoi.
- Speaker #1
Au pire, il se passe qu'on nous oublie dans cinq minutes et c'est pas grave.
- Speaker #0
Voilà. Au pire, il ne se passe quoi ? Rien. Donc oui, oser et puis oser tel qu'on est. Je pense que c'est important.
- Speaker #1
C'est vraiment un message que je porte haut et fort. Et puis surtout, le fait qu'on a tous un message intéressant. Je rencontre tellement de femmes qui disent « mais je suis personne, je n'ai rien d'intéressant à dire, je ne vais intéresser personne » . Mais en fait, dès que tu creuses, toutes les histoires sont passionnantes. Il y a toujours eu un déclic, une épreuve, quelque chose, une transformation. Et on a toutes quelque chose à témoigner et qui va forcément inspirer.
- Speaker #0
et qui va résonner aussi chez les autres. Et ça me fait penser, j'avais reçu Loubna Tigroussine, qui est juriste RH, qui est assez connue sur LinkedIn et qui nous avait partagé que parfois, elle publiait. Elle avait fait un poste et puis sur le coup, elle n'y avait pas forcément trouvé de sens. Elle a dit, pourquoi est-ce que je publie ça ? Est-ce que ça a vraiment du sens ? Et tout de suite derrière, c'était en lien avec un harcèlement qu'elle avait subi au travail. Et tout de suite derrière, elle avait reçu le message d'un jeune homme. qu'il l'avait remerciée parce qu'il s'était complètement reconnu dans ses propos, que ça lui avait redonné confiance dans son parcours professionnel. Et elle nous partageait le fait que même si nous, parfois, on n'y trouve pas du sens, parce que ça nous paraît commun ou ça nous paraît bateau, d'autres peuvent y trouver du sens et d'autres peuvent être inspirés. Donc ça aussi, je pense que c'est important de le partager.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, je suis très contente que pour Audastories, il y a eu plus d'une cinquantaine d'étudiantes qui soient venues assister. Parce que ça me touche beaucoup qu'on puisse aussi leur montrer qu'il y a d'autres chemins, d'autres modèles, d'autres choses que le salariat classique. Et que tout est possible finalement dès qu'on suit un petit peu ses envies et qu'on s'autorise tout simplement.
- Speaker #0
Je suis complètement d'accord. C'est un peu ce que je disais en intro. Il n'y a pas forcément qu'une voie, qu'un métier envisageable. Et pour le coup, ton parcours le prouve vraiment et le prouve avec du recul. Parce que ça fait quand même un peu plus de dix ans maintenant que tu es lancée. on peut dire finalement que ça fonctionne et que c'est possible. C'est possible d'avoir plusieurs casquettes, en tout cas de s'y épanouir, d'y trouver du sens et de faire fonctionner la machine. On arrive à la fin de cet épisode. Amélie, une dernière question. Donc ton fil rouge, c'est quand même le personal branding et l'audace. L'audace, surtout. Et selon toi, en tout cas, c'est ce que tu dis, la peur ne disparaît jamais vraiment. On en a parlé. Si tu avais un dernier conseil à partager à... entrepreneurs, parce que c'est peut-être celle à qui tu t'adresses, mais aux entrepreneurs au sens large, qui auraient envie justement d'aller travailler un peu leur singularité, ce serait ?
- Speaker #1
J'ai envie de rebondir sur ce que tu viens de parler pour l'avocate qui avait fait son poste, en disant finalement ça me semble banal et je n'apporte rien de spécial. Généralement, il ne faut pas chercher bien loin notre singularité, elle est déjà là. Et justement, c'est dans ce qui va nous sembler le plus facile, naturel, évident pour nous, mais qui ne l'est tellement pas pour les autres. finalement. C'est ce petit talent, cette facilité, cette appétence qu'on a pour quelque chose, elle est là notre singularité, où pour nous on va normaliser ça. Et les gens vont se dire en fait, mais elle est hyper impressionnante ou inspirante cette personne, parce que moi je serais incapable de faire ça. Et c'est là notre singularité, ça peut être dans notre look, dans notre façon de parler, dans notre ton. En fait c'est tout ce que parfois on essaye de cacher, parce qu'on veut se rentrer dans une case et être discret, ou répondre aux codes, répondre aux attendus. Et finalement, notre singularité, elle est parfois dans tout ce qu'on veut cacher ou qu'on n'ose pas assumer et qui est déjà là en nous. Et surtout, c'est ce qu'on va provoquer chez les autres et qui vont nous dire « Waouh, mais en fait, toi, t'es hyper inspirante quand tu fais ci, quand tu fais ça. » Et pour nous, on l'a tellement intégré, c'est tellement normal. Pour moi, la singularité, elle se cache là.
- Speaker #0
Donc, ce que j'entends, c'est que travailler sa singularité, en tout cas, pour pouvoir trouver peut-être sa singularité, c'est quand même bien d'être accompagné ou d'être entouré ou de le faire avec une tierce personne.
- Speaker #1
rarement objectif vis-à-vis de soi-même de ce qu'on dégage ou de ce qu'on impacte chez les autres,
- Speaker #0
tout à fait de le faire en étant accompagné ou en tout cas entouré Amélie, je te remercie énormément d'être venue partager tes coulisses avec nous, où est-ce qu'on peut te retrouver éventuellement si on a envie de suivre toutes tes aventures vous pouvez me suivre sur LinkedIn à Amélie Cleray ou sur Instagram à Amélie underscore Audace Studio Ok, je partagerai les liens en description de l'épisode. Ce que je voudrais surtout qu'on retienne, c'est qu'être sur plusieurs fronts ou avoir plusieurs casquettes, ce n'est pas synonyme de se disperser. Ça peut l'être, parfois, et auquel cas, on peut se recentrer, mais en tout cas, ce n'est pas forcément se disperser. Le personal branding, ce n'est pas qu'une question d'image, et tu nous l'as dit, à très juste titre. C'est aussi ce qui fait foncièrement la personne qu'on est. le professionnel ou la professionnelle aussi qu'on est. Et l'audace, ce n'est pas tant l'absence d'avoir peur, parce qu'on aura toujours peur. C'est plutôt le choix d'y aller quand même.
- Speaker #1
D'y aller quand même, tout à fait.
- Speaker #0
si cet épisode vous a plu je vous invite à le partager massivement autour de vous c'est le meilleur moyen de faire vivre ces chroniques je vous invite aussi à déposer 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée je vous souhaite une excellente journée, une excellente semaine et à très bientôt pour une prochaine chronique