Speaker #0Tintin N'ayez crainte, ne partez pas. Bonjour tout le monde, c'était juste pour faire une entrée un peu sensationnelle sur un sujet qui est probablement sensationnel plus pour moi que pour vous. Bonjour tout le monde, bienvenue sur cet épisode de podcast solo qui, promis, ne partira pas autant en roue libre qu'il n'a commencé. Merci d'être à l'écoute de cet épisode que j'attendais absolument, qui est plus ou moins non préparé, mais j'ai quand même quelques engagements à vous faire tout de suite et maintenant en introduction. Le premier, c'est que je vais m'assurer de vous donner du contenu qui est audible, compréhensible et qui fait sens pour vous. Ne pas rentrer trop dans l'émotionnel et la grosse intensité, même si tout ce processus est évidemment très émotionnel aussi. Et puis, je m'engage à ne pas vous faire un épisode de podcast de 45 minutes. Et je vous assure que j'ai des vocaux à mes sœurs ou mes amis qui durent bien plus longtemps que ne durera cet épisode de podcast. Tim le voco long par ici. J'espère que vous allez bien. Je veux évidemment vous remercier pour les dizaines... J'ai frôlé vraiment la centaine de messages par rapport à ma vente et au fait que je pouvais officiellement en parler. Pourquoi je ne pouvais pas en parler avant ? Tout simplement parce qu'il existe des petits mots qu'on appelle « clause » dans des contrats de vente et qu'il était important, évidemment, pour moi de les respecter. Et en même temps, je conçois assez naturellement qu'elles puissent exister, ces clauses, pour permettre aux gens qui reprennent de se placer. un temps soit peu dans ce qui est pour eux aussi leur nouvelle vie et si moi j'ai eu une identité à déconstruire, eux en ont toute une à construire. Chacun son défi mais je mesure le défi des deux côtés absolument. Cet épisode quand même, il pourrait remercier tous les entrepreneurs, les amis, le soutien, les contacts, les mentors, toutes les personnes. J'ai eu l'énorme privilège de côtoyer de près ou de loin dans cette aventure qu'est Boréalie, mais la liste serait beaucoup trop longue. Donc je sais que la plupart d'entre eux se reconnaîtront. S'il y avait une personne, évidemment, à remercier, qui rend tout possible, y compris cet épisode aujourd'hui, qui a été plus qu'un sponsor puisqu'il a été, il est, il a été mon cofondateur de deux projets majeurs dans ma vie, l'entreprise et notre fils. Donc Mathieu, si tu passes par là, je sais qu'évidemment, notre lien a évolué. notre lien est pas moins beau aujourd'hui, mais si aujourd'hui je suis capable de prendre le micro, de parler de ce qu'a été cette expérience, c'est aussi parce que dans les plus fonds ténèbres de tout ce processus et de cette aventure, tu as su absolument en tout temps garder un calme dont toi seule as le secret, et tu as su surtout avoir des leviers d'action, de solutions que moi je n'aurais pas vues sinon. Donc raconter une histoire, lorsque on nous a permis d'avoir la plume et l'encre dans les mains, c'est un privilège. Mathieu, cet épisode, il est à toi. même si c'est moi qui raconte l'histoire merci sincèrement pour tout ce que t'as permis et de nous permettre à chacun finalement de mettre un point et de dessiner la suite ça sera la seule minute émotionnelle alors j'aimerais vous dire que je vous parle de ma villa de Saint-Barth et que j'ai actuellement mon cuisinier qui me court après pour valider le menu le tout dans mon hamac avec un cocktail mais c'est pas le cas je rentrerai pas dans tous les détails techniques parce que mon auditoire est multiple mon auditoire est pluriel clin d'œil et vous comprendrez peut-être un jour pourquoi l'emploi de ce mot est important. Vous êtes tous différents, toutes les choses ne vous intéressent pas de la même façon. Donc je vais évidemment parler du processus, plus de manière pratico-pratique, de ce que j'ai compris de tout ça et de ce qu'est la suite pour moi. Mais si vous êtes un entrepreneur qui est en ce moment envisagé de vendre, si vous êtes un entrepreneur dans un processus de vente, si vous êtes un entrepreneur qui a vendu un ou une, venez frapper à ma porte, venez, on échange ensemble, on boit un café. parce que ces difficultés, ce long tunnel qui est un process de vente, je connais, je viens de le traverser, je sais à quel point il peut être compliqué, et qu'on parle beaucoup de la solitude de l'entrepreneur qui doit prendre des décisions sur un million de sujets à la journée longue, mais on parle que trop peu encore de la solitude de l'entrepreneur qui a décidé de passer sa vie à faire autre chose finalement, et passer une partie de sa vie dans les mains de quelqu'un d'autre. Donc si vous êtes dans ce cas de figure ou connaissez quelqu'un, et bien venez juste parler avec moi. Voyons ensemble le bout du tunnel parce que le bout du tunnel existe toujours. J'ai envie de commencer par vous dire que je vais super bien parce que cette question est énormément revenue dans toutes les questions dans la boîte à questions. Merci de vous soucier de moi, merci de suivre de près ou de loin cette aventure. Je vais bien, je vais mieux. Ça a été évidemment des mois et des semaines d'une complexité multiple parce que évidemment dans la même année sinon ça aurait été trop. facile et pour la plupart vous l'aurez compris j'ai essayé de respirer dans tout ça donc la dernière année a été particulièrement chargée mais quand même ce que j'ai appris de ce processus de vente on y va on saute dedans on est là pour ça en même temps et on a dit qu'on faisait pas un vocal beaucoup trop long pratico pratique et ben je savais rien vous c'est quand la première fois que vous avez vendu la première entreprise que vous avez fondé ben moi ça vient de se passer et c'est sûr. que si deuxième entreprise il y a et deuxième vente il y a, je ne serais pas chaussée de la même façon, laissez-moi vous le dire entre ma prise de décision en septembre ou octobre 2024 et ensuite la vente vraiment signée et moi qui n'ai plus d'implication, l'inventaire transmis, etc. Il s'est passé pas loin de deux ans un gros 18 mois, donc le processus est lent j'ai été malheureusement habitée par une certaine impatience parce que quand j'ai pris la décision de vendre, j'en pouvais déjà plus. Profond respect à tous ces entrepreneurs qui attendent que le deal se termine, que tout puisse se mettre en place parce que c'est très dur de tenir les activités à flot, la motivation, la vision, lorsque ton cœur est déjà ailleurs, même si tu ne sais pas tout à fait où. Je vous vois, ces entrepreneurs complètement cerbères. Là, on a plusieurs têtes, c'est épouvantable. C'est une énorme fatigue mentale et moi, j'avoue que sur cette Cette dimension-là, je n'ai pas été la meilleure, je n'ai pas été la plus endurante que je peux l'être dans certaines dimensions de ma vie. C'est très dur pour moi de maintenir à flot les activités et la vente. Toujours est-il que ça finit par se faire. Précision aussi importante, je dis que j'ai vendu l'entreprise, je n'ai pas vendu l'entreprise, j'ai vendu ma marque. Et ça, on tombe dans les considérations un peu plus techniques pour les initiés. Mais il y a évidemment une grande différence entre vendre sa société et vendre ses actifs. Donc moi, la société existe toujours. Elle va prendre absolument une autre forme, mais les actifs ont été vendus. Dans les actifs, il y a différentes choses, mais notamment le nom, l'univers de marque, le positionnement de marque, la base des clients. La liste est non exhaustive. Vous irez voir ce que c'est que d'acheter des actifs d'une marque, mais ce n'est pas acheter la structure. Donc ça, c'était important aussi pour moi de le préciser. la discussion qu'on tient aujourd'hui ensemble. Le processus en lui-même, la double charge mentale, opérer l'entreprise au jour le jour tout en négociant sa fin, c'est probablement ce que j'ai vécu de plus lourd dans tout le processus. C'est un peu deux vies en parallèle. Puis t'as un enfant en bas âge, puis t'as d'autres dimensions personnelles. C'est pas du tout le fameux closing, pardon l'anglicisme, mais qu'on imagine dans les films, ça n'a rien à voir avec la réalité. C'est plein de signatures, c'est bien d'aller autour d'avocats, de documents, c'est beaucoup moins cinématographique que ce qu'on pense, mais ça fait partie du processus et je pense que c'est vraiment beaucoup plus facile de lancer une entreprise que de la vendre. À cette époque-là, nous, on a choisi au début de faire affaire avec le Centre de transfert des entreprises du Québec, anciennement le CTEQ, aujourd'hui Reprenariat Québec. Ce n'est pas avec eux qu'on a trouvé notre preneur, parce que ça ne correspondait pas à ce moment-là dans leur index, les personnes qui cherchaient à... à acheter une entreprise et nous qui étions référencés comme une entreprise à vendre. Donc c'est vraiment dans mon réseau élargi avec un grand E qu'on a fini par trouver les personnes qui aujourd'hui ont le plaisir et l'opportunité d'amener la marque ailleurs. J'ai tout simplement pris mon téléphone et juste appelé les gens en disant si tu entends parler de quelque chose ou de quelqu'un qui aimerait c'est trop bête parce que la marque elle existe, la marque elle est magnifique, la marque a un potentiel de fou, des chiffres quand même conséquents et Je ne peux pas croire que je vais juste fermer ça. J'étais vraiment mue par l'envie d'une suite pour elle. Est-ce que c'est un mélange d'ego, d'orgueil ou vraiment d'altruisme ? Je cherche à ce qu'elle continue. Sans doute un peu les deux, on va être honnête. Donc c'est dans ce réseau très élargi, qui est le mien, que Boreali a trouvé écho. Donc aux entrepreneurs qui sont actuellement dans la démarche, je crois qu'on a fait le plus dur quand on appelle nos premiers clients ou nos premiers partenaires potentiels qui ne nous connaissent ni d'Eve ni d'Adam et quoi On leur soumet que notre marque a une place sur leurs étagères, dans leur showroom ou peu importe, à être référencée vers eux. Donc surtout, ne pas hésiter à faire la même chose quand il s'agit de vendre. Parce que c'est finalement quand je l'ai exposé un peu plus médiatiquement, publiquement en tout cas, que je cherchais à vendre, que le fil et la bobine s'est déployé. Donc on a eu plusieurs discussions très intéressantes à l'automne 2024. début 2025 puis ça donnait pas, c'est normal c'est comme du dating tu peux trouver ça génial sur papier et puis finalement quand tu te rends compte c'est pas le match on insiste beaucoup sur l'importance de trouver des bons humains avec qui ça va être assez évident et fluide et je ne peux que enfoncer cette porte ouverte parce que évidemment que moi il était essentiel que les personnes qui reprendraient les reines soient des personnes Avec qui je pourrais aller au restaurant et passer du bon temps de manière générale, indépendamment du process et du projet d'entreprise ensemble. L'humain, absolument, l'humain, parce que quand ça va moins bien dans les discussions, ou que ça va très bien, en fait, il faut dans tous les cas être capable de se parler, c'est super important. Sur l'argent et les structures, il y a une différence, comme je vous disais, entre vendre ses actifs et vendre une société. Je vous l'ai expliqué rapidement, mais ce que j'avais envie de vous dire ici, c'est que le montant qui atterrit dans vos poches n'est jamais celui qu'on imagine à l'extérieur. Et ça, c'est une leçon que je pense que peu de gens partagent publiquement. Souvent, quand je mentionne que j'ai vendu l'entreprise, les gens me disent « bon, c'est bien, t'as du répit maintenant » . Alors un, je n'ai pas du tout un tempérament à être quelqu'un qui se laisse dans le répit. Je ne sais pas ce que c'est le répit. Mais c'est surtout parce que ça n'a pas été notre cas du tout. Boreali avait tout son potentiel, des choses très avérées et aussi des angles qui auraient pu et qui vont être bonifiés. Mais dans l'histoire de l'entreprise, ce n'est pas la mienne en tout cas. Ce n'est pas vrai que c'est la villa à Saint-Barthes. C'est important de le mentionner aussi parce que je crois qu'on cultive très publiquement soit l'entrepreneur qui a un succès en l'espace de six mois qui explose. Ils existent ces cas-là. Soit l'entrepreneur qui, parce qu'il vend, ça y est, est rentier. Ils existent aussi ces cas-là. Mais parfois, ce n'est pas la première entreprise. Parfois, ça ne le sera jamais. Parfois, on bâtit autrement et nous, c'est l'histoire qui est la nôtre. Non, on continue à travailler et à générer de la valeur et de l'impact d'une autre façon que par ce biais-là. C'est important pour moi de le dire aussi que ce n'est pas forcément le deal du siècle. On peut nous laisser fantasmer parfois, évidemment, que j'aurais aimé vous dire que cette entreprise a été vendue X millions de dollars et que je ne sais plus quoi faire de mon argent. Ce n'est pas le cas. Ce n'est pas le cas du tout. Sur l'identité et le deuil, vous m'avez posé des questions et ne plus être Madame Boreali. C'est sûr que c'est... Alors déjà, j'espère qu'on ne m'appelait pas Madame Boreali parce que c'est pas super. C'est surtout une question qui m'a aussi frappée et à laquelle j'ai dû me heurter, puisque quand tu es habitué des événements professionnels ou des événements de réseautage et que soudainement tu t'aperçois que tu ne vas pas savoir quoi répondre à la question et toi, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? J'ai appris à ce moment-là que le « je ne sais pas » est une réponse valable. Souvent, la personne en face est très... désemparé ou complètement tellement interpellé que du coup tu en fais ton nouveau partenaire de discussion tout lors de l'événement ça a été plutôt mon cas c'est plutôt des gens qui sont interpellés par le comment ça tu ne sais pas ce que tu fais parce que c'est vrai un entrepreneur touche à tout, tout le temps il s'improvise dans beaucoup de disciplines il s'improvise, je me suis improvisé mais parce que tu apprends sur le terrain t'as pas le choix, c'est pas C'est pas vrai que j'avais une équipe de 50 personnes. Non, j'étais seule la majorité du temps. Donc évidemment que j'ai touché à tout. Quelles compétences j'ai vraiment développées ? Quel sens de l'humain j'ai vraiment développé ? Qu'est-ce que je monétise aujourd'hui ? Qui suis-je ? Qu'est-ce que j'ai envie de faire ? Donc toutes ces questions-là, elles sont réelles quand on déconstruit un projet et une identité qu'on a portée. Moi, c'était très juste et j'ai pas du tout de regrets sur cette décision-là. Mais qui nous sommes ? C'est comme des athlètes de haut niveau. et pour en fréquenter certains. Je l'observe et c'est pas un mythe, qu'ils passent leur carrière, leur jeune carrière, qui souvent s'arrête très tôt, à exceller dans leur sport. Et le jour où tout s'arrête, finalement, si ça n'a pas été préparé avant, c'est un peu le gros point d'interrogation qui fait bien flipper. Et moi, j'étais tellement focus sur vendre, trouver les bonnes personnes et ensuite m'assurer que tout le processus se fasse bien, que j'ai peu levé la tête sur « oui, mais moi, dans tout ça, je m'en vais où ? » avec ça. Donc ça va faire l'objet d'encore quelques itérations dans les prochaines semaines, même si le brouillard se dissipe et que je sais bien sûr ce que j'ai acquis. Par contre, ne pas sous-estimer cet aspect-là. J'ai parlé avec quelqu'un qui m'est cher en début de semaine et qui me disait « Mais tu sais Claire, t'as beaucoup enchaîné de choses cette année, peut-être tu peux te laisser du temps de penser. » Ah oui, le temps de penser, je ne l'ai pas vraiment eu, je ne me le suis pas donné. Donc, si c'est possible, j'encourage les gens qui vendent leur entreprise à... Prendre le temps de prendre plus qu'une grande respiration. Et puisqu'on a le privilège, parce qu'on va quand même se le dire, c'est un privilège, même quand t'as pas vendu 600 millions, même si c'est pas l'histoire de rêve selon les critères qu'on veut bien nous faire croire, ça reste que c'est quand même un privilège d'avoir bâti quelque chose de zéro et de pouvoir le mettre dans les mains de quelqu'un d'autre. Qu'est-ce que je fais de la chance que j'ai eue ? Qu'est-ce que je fais de cette expérience de fou ? Eh bien, vous le saurez plus tôt que tard, je vous le promets. Est-ce que je ferais différemment ? Oui, mais ça c'est super important parce que j'en ai fait des bourdes. Je vous l'ai dit en introduction, je pense que c'était la première fois que je vendais la première entreprise que j'avais fondée. Donc il y a des choses où tu crois que tu sais faire et que ton intuition te dit « Oui, alors s'il y a bien quelque chose quand même qui ne marche pas trop bien à l'intuition, c'est un processus de vente. » L'intuition sur le choix des personnes, peut-être. L'intuition sur la manière de naviguer en eau trouble, peut-être. Mais parfois en eau trouble, il y a aussi des étapes. Et ça ne s'invente pas du tout. Je pense que je me serais structurée beaucoup plus tôt. J'ai été tellement impatiente de passer à la suite qu'on s'est organisé pendant que l'avion volait en même temps. Je m'entourerais sans doute plus tôt. En fait, je mentionnerais ce projet-là plus tôt. J'ai été très bien accompagnée par les personnes qui m'ont... les professionnels qui m'ont accompagnée, que ce soit des comptables, aux avocats. Mais j'ai quand même, dans le début du processus, voulu porter beaucoup seule. Tant qu'on n'était pas au sujet des discussions, je ne voyais pas... Je voyais pas ce qu'il était possible de déléguer nécessairement, mais c'est vrai qu'il y a des discussions que c'était peut-être pas à moi de tenir. Et puis parce qu'on parle d'argent et qu'évidemment ça vient, je sais, trigger plusieurs personnes, c'est aussi vrai que ce à quoi vous, vous accordez de la valeur parce que vous l'avez bâti de toute pièce à la sueur de votre front, peut valoir beaucoup moins cher que quelque chose qui vous a pris beaucoup moins de temps, qui était plutôt anecdotique. Et qui finalement vaut très cher dans un processus. Donc se détacher de l'émotionnel, rester factuel. Moi, sur ça, ça a été très dur. Parce qu'il y a des choses à lesquelles j'accordais énormément d'importance. Parce que je savais combien de centaines d'heures j'avais trimé pour que ça voie le jour. Mais qui étaient moins considérées dans la balance. Et ça fait partie du jeu. Ça fait partie du jeu de la négociation aussi. C'est très dur, je trouve, de garder son sang froid. Je l'aurais plus si l'occasion se représente. Mais là, moi, j'étais... quand même teinté d'émotionnel et c'est là que ton copartenaire ou les gens qui t'entourent sont plus qu'importants. Il y a certains échanges que c'est pas moi qui ai tenu parce que j'étais trop en prise de tout ce que cette entreprise a représenté pour moi. C'est seulement après que j'ai été capable de sauter dans certaines discussions parce que Mathieu ou les gens qui étaient avec nous avaient déjà fait un bout de chemin. sur certaines discussions. Oui, c'est un processus émotionnel, surtout quand c'est ta première, surtout si, comme moi, tu as bâti une entreprise un peu en mode ça va être mon mode de vie et que moi, Boréali, m'a tellement permis de faire des ponts, de rencontrer des gens, de transformer littéralement ma vie à la personne que je suis, de révéler des choses chez moi que je n'aurais jamais cru avoir, de me placer finalement à une place qui est beaucoup plus juste pour moi, qui me ressemble davantage. C'est sûr que cette entreprise à jamais. à une place particulière. Et de toute façon, sur papier, je suis éternellement la fondatrice de Boreali. Donc ça, on ne l'enlèvera pas. Ce que je ne referai pas, je protégerai plutôt mes actifs, je pense. Et un des conseils que je peux aussi vous donner, si vous êtes hands-on en ce moment, les mains dedans, c'est protéger vos actifs. Protéger vos actifs. La propriété intellectuelle, c'est une des clés majeures de toutes les entreprises. Souvent, on fait les choses correctement d'un point de vue juridique, on s'incorpore au début, etc. Mais après, tout ce qui est process, la protection de marques, les noms de domaines, toute la protection, toute la propriété intellectuelle et tout ce que ça recouvre, parce que le sujet est large, ce n'est pas juste des brevets, pas du tout. Donc mon conseil pour vous, parce que c'est quand même ça qui évidemment fait une différence ensuite, c'est de protéger votre propriété intellectuelle. Parce que c'est ça finalement que les gens achètent. Il y a de très bons cabinets d'avocats ou collectifs d'avocats qui font ça à Montréal. Je vous invite à le faire. Ne pas botter en touche. C'est un peu comme votre tenue de livre. C'est qu'est-ce qui vaut quelque chose. Et comment je m'assure que la marque que je bâti, l'univers, protégé littéralement. Et que si un jour on veut m'acheter, ça, ça ne sera pas discutable. Oui, c'est de l'argent. Mais c'est un investissement pour que potentiellement après ce soit sur ça. Que vous fassiez un fois deux, fois trois sur un prix initial de vente. protéger votre propriété intellectuelle. Les anges gardiens de la propriété intellectuelle qui écoutent ce podcast, parce que je sais qu'il y en a, ne diront pas le contraire. Donc je ne peux que vous encourager à le faire. C'est tellement important et souvent on se dit, quand on aura le temps, je suis une start-up, je n'ai pas le temps. Si, si, trouve-le en tout cas. Vraiment. Vraiment, vraiment, vraiment. Ça, ça fait déjà un gros contenant. Donc on va prendre une bonne gorgée de café puis on va continuer sur la suite. Pour faire la transition, évidemment que je garde et je garde surtout un œil attendri et disponible sur cette marque qui a été la mienne. Je lui souhaite évidemment d'éclore et de se déployer à la hauteur des ambitions que j'avais pour elle. Et puis, c'est aussi d'apprendre à lâcher parce que ce n'est plus moi qui décide. Ce n'est plus moi le capitaine du bateau. si les personnes qui ont repris écoute aussi cet épisode je vous souhaite la plus belle des aventures à la hauteur de ce qui est possible de faire avec cette grande dame et les super cerveaux que vous êtes derrière longue vie à Boréalie. Et une fois que Claire n'est plus, Boréalie, Claire est qui ? Et Claire fait quoi ? La question à 100 000. Je me suis un petit peu spoilée moi-même, puisque je vous ai dit que je répondais que je ne savais pas, mais ça c'était au mois de mai, je sais quand même un peu plus où je m'en vais aujourd'hui. Dans plusieurs choses, et le mot pluriel est un mot qui va me définir, je pensais va me suivre pour un bout de mon parcours, parce que j'ai pas envie de faire qu'une seule chose. Naturellement, je suis approchée et j'aide actuellement. des entrepreneurs ou des entreprises dans le positionnement de marque. Parce que s'il y a bien quelque chose que je sais faire, c'est partir de zéro, bâtir quelque chose de grand et en faire quelque chose de beau. C'est facile pour moi, c'est un jeu d'enfant pour moi de prendre soit une marque existante, de la mettre à l'image de ses ambitions aujourd'hui, les ambitions qui ont pu changer, le contexte qui a pu évoluer. donc c'est évidemment ce... Ce lifting de marques que j'adore faire parce que j'adore finalement que les gens se remettent en question, c'est aussi ça que ça veut dire, un repositionnement de marques. Ce n'est pas juste pour vendre plus, c'est qu'est-ce qu'on incarne aujourd'hui, dans quelle société on évolue aujourd'hui en tant qu'entreprise et est-ce que nos messages se rendent bien. J'ai cette faculté à entendre assez facilement les messages que les gens voudraient faire paraître mais qui souvent ne se reflètent dans aucune de leurs communications. donc j'ai le plaisir de faire ça si vous avez envie d'être accompagné, écoutez, vous viendrez frapper également à ma porte. La porte est ouverte. C'est ce que reflète l'histoire de Boreali finalement, puisque l'histoire le dit. J'ai vendu la marque, donc je sais ce que c'est. Un univers qui parle des codes et en même temps, le gros bon sens. Ne pas faire pour faire, faire des choses incarnées, faire des choses alignées. Pas juste faire ce qu'on attend de nous, ce que l'industrie attend, mais c'est quoi ce qui nous définit, c'est quoi notre... Pourquoi le fameux ? On y revient. Donc ces positionnements d'entreprise, c'est quelque chose qui me passionne complètement. Et c'est aussi ce que je fais assez naturellement pour des auto-entrepreneurs, des personnes qui se reconnaîtront en écoutant ceci, mais qui me font le grand privilège de les accompagner aussi parce qu'ils ou elles s'aperçoivent que les vêtements dans lesquels ils sont, sont trop petits. et ils perçoivent en moi la... un moyen de leur mettre des vêtements à leur taille. Tant que maman, je mettrais même une taille de plus parce que ça évitera de racheter tout de suite le pull dans trois mois. Je suis surtout quelqu'un qui réfléchit avec vous, parfois pour vous, mais toujours sur la base de ce que vous me partagez, à bâtir le monde dans lequel vous voulez évoluer avec ce que vous bâtissez. Je pense que la différence, c'est que j'ai vécu un processus de création et de vente de A à Z, donc je sais ce que c'est. Une marque qui parle, je ne l'avais pas improvisé sur les bancs de l'école. J'ai goût de cultiver cette partie-là de mon parcours. Et puis ensuite, c'est un peu les poupées russes, les amis, sans surprise. J'ai dit le mot pluriel. J'ai envie de... S'il y a bien un fil conducteur dans tout mon parcours, de comment je suis passée d'une maîtrise, d'un master 2, c'est la traduction en France, en droit à gestionnaire dans le milieu de la santé, à entrepreneur. Je crois que c'est la curiosité. Et donc, sans surprise, c'est un mot, le deuxième mot, qui va guider beaucoup de choses dans ma prochaine année et j'espère dans les années suivantes. J'ai le cerveau en ébullition sur une opportunité qui m'a été offerte et que j'ai su saisir. Et je vous en dirai plus incessamment sous peu. Je crois que la curiosité, c'est le remède à bien des mots de notre société actuelle. que si nous étions plus curieux, on aurait moins peur, moins peur de l'autre, moins peur de la différence, moins peur des choses qu'on ne connaît pas. Je vous invite d'ailleurs à cultiver la curiosité d'une quelconque façon. On se croit curieux, mais la plupart du temps, on est quand même dans nos propres chambres de résonance. J'ai envie d'être la personne qui va vous proposer, et là je tease un peu, des expériences pour vous faire péter un petit peu. Vous ouvrir les portes de votre propre chambre de résonance, aérer peut-être parfois un grand coup, cette maison qui suffoque dans des choses que vous connaissez trop, qu'on connaît tous trop. Moi-même, la première, je veux m'appliquer cette propre médecine. Et si vous suivez un peu le podcast, vous le savez, la curiosité, c'est quelque chose qui m'anime, puisque ma question signature est depuis le jour 1. À quand remonte la dernière fois que vous avez fait quelque chose pour la première fois ? Donc on se la pose plus souvent que pas assez. Parce que c'est magique, les premières fois, et ça crée plein de petits chemins neuronaux fantastiques qui peuvent parfois faire naître des choses incroyables. Donc la curiosité sera un des deuxièmes piliers de ma vie professionnelle dans les prochains mois. Le podcast, bien sûr, puisque c'est un médium pour moi de curiosité, et c'est ce que j'essaye, et je m'attèle à vous proposer, à vous qui êtes à l'écoute. Et puis... Et puis je terminerai là-dessus parce que je l'ai promis à une amie de le mentionner. Il y aura quelque chose sur les planches à un moment donné. Alors non, je ne serai pas charpentière menuisière, quoique curiosité, ne jamais dire jamais. Mais non, je travaille à bâtir quelque chose pour monter sur scène et vous donner, j'espère, les outils. de votre propre émancipation avec d'autres personnes que moi, parce que c'est fini la solitude, la solitude de l'entrepreneur, solitude du vendeur, solitude de tout, mais moi je ne suis pas quelqu'un qui aime vivre seule, donc ça je n'en dis pas plus, mais il sera donc question de ça. Donc de la stratégie au podcast, à la curiosité, le tout mis quelque part en public, avec un public sur tout ça. Le dire, c'est m'engager. Je m'engage avec vous tout simplement en publiant cet épisode. Je vais m'arrêter là. Évidemment, ça peut susciter un million de questions de votre part. Venez m'en parler. Je répondrai toujours en privé à vos questions. Alors venez, discutons ensemble. Et surtout, permettons-nous les uns les autres de dessiner un quotidien qui nous ressemble. Et puis à tous les entrepreneurs qui sont dedans. ne lâchez pas, parce que c'est un processus qui est exigeant, mais quelle fierté après, peu importe l'issue, peu importe le montant, peu importe le comment, de dire que vous avez bâti quelque chose qui a trouvé suite dans les mains de quelqu'un d'autre, c'est un parcours que finalement peu de personnes ont, et je vous invite à voir la difficulté comme finalement un luxe qu'on s'est permis d'avoir, qu'on a choisi d'avoir, et qui peut nous ouvrir bien les portes, bien le bas de ce qu'on imagine. En l'antenne, je vous remercie pour votre écoute et rapidement, je remercie une toute dernière fois avec cette casquette-là, les milliers de personnes que j'ai rencontrées, les voyages que cette entreprise m'a permis de faire, les horizons et surtout les belles rencontres qui sont encore aujourd'hui absolument significatives dans ma vie. Je vous embrasse, je vous aime et à bientôt.