Speaker #0Bienvenue dans ce deuxième épisode de Confiance en Soi, la traversée de Fondanie, une mini-série pour traverser décembre avec plus de compréhension et plus de douceur, et une confiance en soi qui se renforce même quand l'ambiance extérieure te demande d'être lumineuse et joyeuse alors que tu as juste envie de dormir. On commence cet épisode par une réalité que tu connais bien. La pression d'être heureuse pendant les fêtes. Cette pression discrète mais lourde, cette injonction à sourire parce que c'est Noël. Cette idée qu'en décembre tout le monde devrait être festif, disponible, joyeux. Comme si nos émotions étaient des décorations qu'on pouvait changer sur commande. Et cette pression, soyons honnêtes, ne se contente pas d'embellir l'ambiance. Elle fragilise ta confiance. Elle te fait douter de ton ressenti. Elle te fait croire qu'il y a quelque chose de cassé. Alors aujourd'hui, on remet tout ça à sa juste place, avec douceur mais aussi avec vérité. Bienvenue dans le Confetti et Confiance Club. Moi, c'est Fanny, coach et formatrice spécialisée en confiance en soi et en épanouissement professionnel. Depuis plusieurs années, j'aide celles et ceux qui se sentent perdus ou trop utiles pour oser apprendre leur juste place. Ici. On parle d'audace, d'alignement et de petits pas concrets pour avancer sans se prendre la tête. Parce que la confiance n'est pas un don, c'est un chemin qu'on construit pas à pas. Alors bienvenue au club, c'est parti ! Pourquoi tu te sens en décalage ? Et pourquoi c'est une réaction parfaitement normale ? Commençons par quelque chose d'important. Si tu te sens en décalage avec l'esprit de Noël, tu es normal. Tu n'es pas compliqué, tu n'es pas trop sensible, tu n'es pas négative, tu réagis simplement à une pression socio-culturelle très forte. La sociologue Eva Illouz explique que dans nos sociétés, les émotions identifiées comme positives, la joie, l'enthousiasme, la gratitude, ont une valeur sociale plus élevée que les émotions neutres ou considérées comme tristes. Et en décembre, cette valorisation est boostée au max. On n'est plus dans le réel, on est dans un rituel collectif, un scénario pré-écrit et tu n'arrives pas à entrer dedans parce que ton cerveau te dit « il y a un problème » . Alors qu'en réalité, il n'y a aucun problème, il y a juste une norme émotionnelle irréaliste. Tu n'es pas désaligné, c'est la norme qui l'est. Pourquoi cette pression abîme ta confiance sans que tu t'en rendes compte ? Parce que la confiance en soi se construit sur un principe fondamental. reconnaître et valider ce que tu ressens. Or, là, quand tu te forces à aller bien, à faire semblant de sourire, alors que ton corps et tes pensées te disent tout l'inverse, tu crées ce qu'on appelle en psychologie une dissonance émotionnelle. C'est quand tu dois afficher une émotion qui n'est pas vraiment la tienne. Et cette dissonance-là, elle a des effets très, très dangereux et tristes et très documentés, comme la perte d'estime, Une grande fatigue, la sensation de ne pas être authentique et l'impression de se trahir. C'est pas ton émotion qui te fait perdre ta confiance, c'est le fait de la remettre en question. La confiance ne demande pas que tu sois joyeuse tout le temps, elle demande que tu sois honnête avec toi-même. Même si l'honnêteté, c'est pas vraiment ce qu'on attend de toi pendant les fêtes. Et puis on pourrait croire que les fêtes devraient automatiquement réveiller la joie, mais ton corps, ton cerveau, tes émotions, tout cela, ils suivent ta vérité, pas le calendrier. Voici des explications qui éclairent vraiment. Déjà, il faut savoir que la lumière influence ton humeur. Le psychiatre Norman Rosenthal a démontré que le manque de lumière en hiver, ça modifie la sérotonine, l'énergie, la motivation. la stabilité émotionnelle et ton corps, il ralentit, il a envie d'hiberner et c'est normal. En plus, à la fin de l'année, la fatigue accumulée rend tes émotions peut-être un petit peu plus intenses. Selon Lazarus et Falkman, sur le stress, quand ton système est chargé, tu redeviens plus réactif émotionnellement et en fin d'année, tu arrives avec un stock. Déjà, la cocotte, elle est pleine, la cocotte minute. Et puis les fêtes, ça réveille plein de choses. Ça réveille des souvenirs, des absences, des transitions. Les travaux classiques de Van Gennep sur les rites de passage montrent que toute période symbolique réactive de la nostalgie des bilans, des deuils, des transitions de vie. Et ton corps, il n'est pas censé suivre l'ambiance de la fiesta, il suit ton histoire, il suit sa réalité. Et cette histoire, elle n'est pas trop festive, elle est humaine et elle mérite d'être respectée. Alors comment protéger ta confiance en toi au milieu de cette pression ? Eh bien te rappeler que ta mission, ce n'est pas d'être joyeuse, ta mission, c'est d'être toi-même. Alors voici des gestes simples, très concrets, pour protéger ta confiance. Première chose, demande-toi déjà comment tu te sens. Comment tu vas ? Est-ce que tu vas bien, pas bien ? Est-ce que c'est neutre ? Prends le temps déjà de faire ça et je te donnerai un petit défi à la fin pour t'y aider. Ensuite, autorise-toi le demi-ton. Tu n'as pas besoin d'être 100% festive, tu as le droit d'être 50% festive. Et puis, tu as le droit d'être 50% festive ou même 10%, soit dans la même journée, soit dans la même semaine. Mais en tout cas, tu as le droit de ne pas être 100% dedans, mais à un pourcentage un peu moindre. Et c'est déjà très bien. Troisième mission qui pourrait t'aider, geste simple, ce serait de simplifier. Simplifie. Simplifie une obligation. Pour le repas, fais des plats plus simples. Pour les cadeaux... Fais-en un petit peu moins. Pour les soirées, si tu sens que tu ne peux pas venir, fais-la un peu plus courte. Chaque simplification, ça va te faire du bien. Autorise-toi aussi une sortie de secours, une phrase qui te permet de respirer. Je reviens, je vais prendre l'air. Je vais faire un tour 5 minutes. Ton système nerveux te dira merci. Et ne confonds pas la disponibilité émotionnelle et ta valeur. Tu n'es pas mieux quand tu es joyeuse. Tu es toi et c'est déjà très bien. Je te propose un défi pour clôturer cet épisode. Aujourd'hui, tu peux faire une météo intérieure, c'est-à-dire de prendre un petit instant pour observer comment tu te sens, mais comment tu te sens vraiment. Comment tu te sens dans ta tête ? Comment sont tes pensées ? Plutôt joyeuses, plutôt tristes, plutôt neutres ? Un petit mélange de plein de choses. Est-ce qu'il y a des préoccupations ? Est-ce qu'il y a de l'anticipation ? Juste observer sans chercher particulièrement à les changer. Observe comment tu te sens dans ton corps. Est-ce que tu te sens tendu ? Est-ce que tu te sens détendu ? Est-ce qu'il y a des zones plutôt neutres ? Des zones plutôt en tension ? Des zones plutôt relâchées ? Juste prends le temps d'observer ce qui est là. sans chercher à se juger. Et puis observer comment tu te sens au niveau de tes émotions. Est-ce qu'elles sont plutôt agréables, plutôt désagréables, plutôt neutres ? Et si tu en as envie, dans cet exercice de météo intérieur, de choisir un pictogramme pour représenter comment tu te sens. Est-ce que c'est du soleil, des nuages ? Du vent, de la pluie, un petit mélange de tout ça. Juste le nommer. C'est un minuscule geste, mais c'est un geste de confiance. Merci d'avoir écouté ce deuxième épisode de notre série de fin d'année. La semaine prochaine, on explore un thème très vivant en décembre. Les repas de famille quand on est entrepreneur. Et pourquoi une simple question peut réactiver d'anciennes insécurités. Si tu veux recevoir l'épisode dès sa sortie, pense à t'abonner au podcast ou mes 5 étoiles. Non seulement ça me fera très plaisir, mais ça permettra à d'autres personnes de le découvrir. Je te retrouve la semaine prochaine. A bientôt dans Confetti et Confiance Club.