- Speaker #0
Je suis heureuse de vous retrouver dans le podcast « Dans le ventre des femmes, le chemin de la douleur à la douceur » . Ce podcast est né des récits inspirants des femmes que j'ai croisées depuis mes débuts en tant qu'accompagnantes et de mon propre parcours vers une vie plus apaisée et épanouissante. Je suis Amélie Dumont. Naturopathe Doula est tellement plus que ça. Après des années à vous accompagner, vous écouter et grandir à vos côtés, je suis heureuse de vous partager mes réflexions, des outils concrets et des histoires de femmes qui, je l'espère, feront germer en vous de nouvelles manières d'être, de penser et de prendre soin de vous. Ensemble, nous allons plonger au cœur du ventre des femmes, de leur douleur, et découvrir comment elles cheminent vers plus de douceur. J'aime à dire que c'est un partage de cœur à cœur, d'être à être et souvent d'utérus à utérus. Alors, belle écoute ! Je suis ravie aujourd'hui de vous partager le parcours de Marion et des différentes pratiques qui l'ont aidé à cheminer le long de ce long chemin de retour vers soi. Ces trois pratiques, j'avais vraiment à cœur de les aborder et je suis très heureuse que Marion ait pu le faire dans un même épisode. Comme vous le verrez au cours de notre partage, ce sont trois pratiques que j'ai découvertes au fur et à mesure de mon propre cheminement et que je trouve vraiment très soutenantes. Chacune m'a touchée d'une manière ou d'une autre et est venue accompagner Marion d'une autre manière. Et je vous invite, si le cœur vous en dit, à aller découvrir vous aussi une de ces pratiques ou bien les trois avec Marion. ou d'autres accompagnateurs. Belle écoute. Il manque une petite précision par rapport à cet épisode de podcast. C'est le premier épisode que je choisis d'interviewer une intervenante vraiment dehors, dans un lieu public. Donc on a été un petit peu perturbés par différents bruits. J'espère que ça n'impactera pas trop négativement l'écoute de l'épisode et que vous arriverez à vous concentrer sur l'essence du message. J'espère aussi que les bruits les plus dérangeants vont partir au montage et si ce n'est pas le cas, je suis vraiment désolée d'avance et si c'est vraiment trop inconfortable, je vous invite à changer d'épisode et à en écouter un autre qui sera plus agréable à écouter. Je me rends compte au montage, et je vais essayer de faire disparaître ça au maximum, qu'on a eu un petit souci avec les micros et on a dû les rebrancher pour la fin de l'épisode et ça crée un petit son. qui est présent en permanence. Donc pareil, j'espère que ça ne troublera pas trop votre écoute. Et je me note ces améliorations pour plus tard. Mais en tout cas, j'ai trouvé assez chouette de pouvoir quand même enregistrer dehors pour ce premier épisode et symboliquement que ce soit avec Marion, qui nous parle énormément de son lien avec la nature et à quel point elle est présente dans ses différentes pratiques. Voilà ce que j'avais à vous dire pour pouvoir... profiter au mieux de cet épisode. Merci beaucoup de répondre à cet appel en pleine nature et de venir partager autour de tes pratiques. Alors Marion, du coup, moi je te connais plus par tes pratiques qu'en tant que personne finalement parce qu'on ne s'est pas beaucoup rencontrées. Et du coup, je suis très heureuse de te découvrir un petit peu plus aussi aujourd'hui, de t'accueillir dans ce podcast. Alors ces pratiques justement, à ma connaissance en tout cas, ce sont les échos rituels avec la formation que tu as suivie avec Marianne grâce à l'e-mailer. toute la formation en médecine symbolique que tu pratiques avec ton compagnon entre autres et enfin les 13 mères originelles c'est ça on reviendra dessus certainement au fur et à mesure mais c'est trois pratiques qui me parlent beaucoup parce qu'elles ont été présentes aussi sur mon propre cheminement pour devenir la personne que je suis aujourd'hui elle m'accompagne encore on parlera peut-être aussi de ce projet actuel que vous avez aussi qui t'anime certainement beaucoup en ce moment Alors, de quoi est-ce que toi, tu as envie de nous parler ? Par quoi tu aurais envie de commencer dans tout ça ?
- Speaker #1
Alors déjà, je voudrais te remercier de m'avoir invitée pour ce podcast. Comme je te l'ai dit avant d'arriver, je suis honorée de cette invitation. Donc, merci pour ça. Par rapport à toutes ces pratiques, je peux éventuellement te parler des trois, t'expliquer un peu comment je les relis aussi. Ça peut être une possibilité. On partageait aussi au niveau personnel sur pourquoi moi, je suis venue à ces pratiques et pourquoi ça m'a donné aussi envie de me former et de les transmettre.
- Speaker #0
Parfait.
- Speaker #1
Alors pour commencer, je veux bien commencer par les 13 mers originelles, parce que c'est ça qui a été le point de départ, la première pratique que j'ai rencontrée. Alors ça a commencé au départ par un week-end qui s'appelait Terre féminine. que tu co-organisais, il me semble, en
- Speaker #0
2018 et 2019.
- Speaker #1
J'étais bénévole.
- Speaker #0
Ok. Et ça a aussi initié plein de belles rencontres pour moi par la suite.
- Speaker #1
Moi, j'en ai fait partie. En tout cas, j'étais là à la deuxième édition en tant que participante. Lors de cette édition, c'était en novembre 2019, je participe à un atelier avec Marianne Grasselli-Meyer, qui est la femme avec qui je me suis formée aux éco-rituels. Là, je rencontre l'instrument du tambour, vraiment le tambour médecine, le tambour chamanique. Et quand je fais cet atelier avec Marianne, Le fait de jouer du tambour avec elle, ça me déclenche vraiment des grandes sensations physiques et aussi des sensations au niveau émotionnel, comme si je rencontrais quelque chose que je connaissais déjà. C'était vraiment très touchant pour moi ce moment. Du coup, en rentrant de ce week-end, je décide un peu de creuser ça, le côté tambour, comment je peux en fabriquer un, et aussi en même temps de creuser ce que propose Marianne. Je commence à chercher où est-ce que je pourrais fabriquer un tambour. Et plus je cherche des infos sur le tambour, plus je tombe aussi par hasard sur des infos au sujet des 13 mères originelles. Je trouve du coup un couple en Bretagne qui propose une fabrication de tambour. On décide d'y aller avec mon compagnon, c'était l'été 2020. Et donc ça y est, je fabrique mon instrument et je commence à en jouer, à pratiquer pour moi. Et cette même année, je trouve aussi une femme qui propose la transmission de l'enseignement des 13 mères en Franche-Comté. Je vois que dans les 13 mères... le tambour aux médecines est bien présent aussi, notamment pour le chant d'ouverture, pour les pratiques de rituel qu'on peut faire aussi dans les cercles. Au moment de m'inscrire, me revient aussi le souvenir d'un cercle de femmes que j'avais fait avec Pauline Fournier, qui je crois était aussi là au Weekend Terre Féminine.
- Speaker #0
C'était une des co-organisatrices. Ah oui.
- Speaker #1
Je me souviens d'un dernier cercle que j'ai fait quelques temps auparavant et dans lequel elle nous lit un conte des treize mères. Un peu comme pour ma rencontre avec le tambour, quand je repense à ce conte, ce que j'ai ressenti quand je l'ai écouté, quand elle l'a lu. Ça m'avait déclenché un peu la même sensation, comme si je reconnectais à quelque chose de profond, quelque chose qui venait vraiment me toucher et qui parlait fort à mon âme. Je pourrais aller jusque là. Donc le fait de commencer cet enseignement des 13 mères, pour moi, ça m'est rassemblé ces deux belles rencontres que j'ai faites auparavant dans ma vie. Ce que j'ai aimé dans l'enseignement des 13 mères, c'est le fait de pouvoir vivre une pratique sur une année entière avec le même groupe de femmes. Et ça, pour moi, ça a été très fort par rapport au cercle de femmes que j'avais déjà fait auparavant. où là c'était vraiment sur des thématiques ponctuelles, avec des groupes qui changeaient à chaque fois. Là, je découvre la puissance de partager un cheminement sur un an avec ces mêmes femmes, la puissance des résonances qui s'activent entre nous, la puissance de tous les miroirs, de comment cet enseignement vient nous chercher chacune à des endroits différents, sur des thématiques différentes dans nos vies, et comment on peut chacune en retirer aussi des choses pour notre enseignement, pour nos apprentissages. Comment on peut mettre du sens aussi sur ce qui est nos arrières ? Ce qui m'a surpris aussi dans cet enseignement, c'est le fait que chaque gardienne, chaque mère de clan, elle vient toujours nous chercher là où on ne s'y attend pas. Moi, j'ai vu à chaque fois que ça venait m'amener à prendre conscience de certaines choses, à soulever différentes problématiques auxquelles je ne m'attendais pas et qui pourtant étaient vraiment toujours les bienvenues dans mon timing personnel, dans mon processus intérieur. Et par rapport à cet enseignement... Moi, dans ce que j'ai vécu, ça correspondait en fait à 13 cercles dans l'année, où on se retrouvait souvent au moment des nouvelles lunes. Et on était un groupe d'environ 6 ou 7 femmes. Je sais qu'on peut aller dans des groupes un peu plus importants parfois. À chaque fois, on allait rencontrer du coup une mère de clan dans ce cercle. Il y avait au départ un temps d'ouverture et aussi un temps de parole, qui était assez long, qui permettait justement d'aller mettre en évidence toutes ces résonances. Et après, on avait souvent plutôt un temps de pratique, de rituel ou de méditation. pour aller vraiment connecter plus en profondeur la mère de clan, la mère originelle concernée. Moi, j'ai vécu cet enseignement pendant deux ans de suite avec la même transmettrice. La deuxième année, il y avait d'autres femmes qui s'étaient jointes à nous dans le groupe. Et ensuite, la transmettrice, elle a arrêté de le faire. Moi, ça m'a donné envie de continuer à vivre ça et d'expérimenter par moi-même. Et en fait, pendant deux années, j'ai vraiment reconnecté à cet enseignement des 13 mères en... en expérimentant différentes pratiques qui m'animaient aussi. Et j'ai vu comment je pouvais mélanger ce côté enseignement traditionnel avec des pratiques plus concrètes pour poursuivre son intégration. Parce que l'enseignement des 13 mères originelles, ça se base beaucoup sur quelque chose de spirituel, qui est en lien aussi avec des temps de partage, avec des comptes. C'est une transmission qui est orale à la base. Et moi, ça me semblait important aussi de diversifier tout ça et d'expérimenter. concrètement des choses en lien pour davantage le vivre et davantage d'expérimenter aussi dans mon corps et dans mon être. Et donc, après avoir expérimenté deux ans de transmission et deux ans d'expérimentation par moi-même, ça m'a donné vraiment envie de le transmettre à mon tour dans cette transmission, d'intégrer à la fois ce que moi j'avais reçu plutôt dans l'aspect transmission orale, transmission des comptes,
- Speaker #0
et d'intégrer aussi tous les outils que moi j'avais testés pour moi et de pouvoir les proposer justement à un groupe de femmes. Est-ce qu'il y a besoin de précision ? Oui, mais je ne sais pas trop dans quel sens je les fais, est-ce que je les explique ? Je me disais juste que du coup, moi qui connais, c'est assez clair. pour moi ce que tu racontes, mais que le principe de mère de clan et d'avoir chaque lune une nouvelle mère de clan associée, c'est peut-être quelque chose à détailler un tout petit peu.
- Speaker #1
Je pense que c'est important que je puisse expliquer vraiment ce que c'est cet enseignement et comment il fonctionne. Alors du coup, l'enseignement des 13 mères originelles, il est transmis par une femme qui s'appelle Jamy Sams. Jamy Sams, c'est une femme qui est d'origine française et aussi amérindienne. Elle vient de plusieurs tribus. Et elle a beaucoup œuvré dans différentes associations dans différents pays, en lien avec la préservation justement de ces cultures autochtones et amérindiennes. Elle, ses deux grands-mères qui lui ont partagé oralement et aussi par écrit plusieurs textes. Ces différents textes, on va les retrouver dans un livre qui s'appelle « Les treize mères originelles » , écrit donc par Jamy Sams. Et Jamy Sams, par rapport à ces partages qu'elle a reçus de ses deux grands-mères, Elle a vraiment pris le temps de tout retranscrire et tout réadapter pour en faire une transmission écrite. Par rapport à ces treize mères, on retrouve donc dans son livre, qui est pour moi vraiment un support important de la transmission, treize contes. Et en fait, à chaque conte va être associée une mère de clan. On peut aussi la nommer une gardienne. Et le but, c'est de se rencontrer du coup treize fois dans l'année pour aller découvrir le conte, la partie écrite. pour échanger autour de celui-ci et de nos expériences vécues, et rencontrer du coup cette mère de clan, cette gardienne qui correspond au comte. On pourrait dire que la gardienne, la mère de clan, c'est un petit peu comme un archétype, comme une facette du féminin. C'est comme si à chaque fois la mère venait nous montrer un aspect de cette polarité, et venait nous amener en tant que femmes à contacter les dons, les talents, les capacités de la femme. Jamy Sams, par rapport à ça, a aussi développé différents livres et aussi un oracle qui est en lien avec les treize mères. Elle a eu vraiment un rôle très important dans la transmission de l'enseignement en Occident. Son travail a été aussi repris par plusieurs femmes en France qui ont créé différentes lignées de transmission. Il y a des personnes qui vont être par exemple juste sur l'aspect lecture de contes, échanges, transmission orale. D'autres qui vont y ajouter, comme je le partageais au début, plutôt des rituels. des pratiques plus concrètes. Il y a certaines femmes qui aiment aussi, plutôt que de se rencontrer une fois à chaque nouvelle lune, donc 13 fois dans l'année, se rencontrer sur 3 jours et aborder 3 mers de plan en même temps. Il y a vraiment une liberté qui est laissée aux transmettrices de partager cet enseignement comme ça leur correspond aussi et d'y ajouter ce qu'on pourrait appeler leur médecine, c'est-à-dire d'apporter leur couleur dans la transmission par rapport à leur cheminement, à leur formation, à leurs expériences personnelles. Et du coup, ça peut donner une grande diversité aussi de transmissions possibles et de cercles. Moi, par rapport à ça, ce que j'aime proposer, c'est vraiment le côté de garder un groupe de femmes identique tout au long de l'année. Je trouve qu'en plus de la richesse des résonances et des partages que ça permet, ça crée aussi un espace d'intimité qui est vraiment très propice aux échanges, aux partages. Parfois, avec l'enseignement des 13 mères originelles, on vient toucher des aspects de nous qui sont peut-être parfois inconfortables, ou parfois blessés, ou douloureux. Et le fait d'avoir ce cercle continu, intimiste, ça autorise vraiment des partages plus profonds, je trouve. Et moi, j'aime proposer les deux aspects. À la fois un cercle qui va être plutôt tourné sur la lecture du conte, sur le temps de partage autour de celui-ci et du vécu. Et du coup, j'aime aussi proposer quelque chose de plus approfondi. avec le temps de partage classique et vraiment un temps de pratique concret pour aller rencontrer l'archétype et la mère de clan concernée. Et pour résumer, je pourrais dire que cet enseignement, il vient vraiment amener chaque femme à se reconnecter profondément à elle-même et à aller à la rencontre de tous les aspects du féminin et de tous ses aspects intérieurs. Moi, je vois ça comme un enseignement chamanique. C'est d'ailleurs comme ça qu'on le nomme, un enseignement chamanique amérindien. mais au sens chamanique de processus, de transformation, de parcours initiatique. De comment d'aller rencontrer ces treize mers au fil de l'année, ça vient créer en nous ce cheminement intérieur profond. pour aller vraiment nous rencontrer pleinement nous-mêmes, dans toutes nos caractéristiques en fait. Et je vois que c'est vraiment très précieux aussi pour, en tant que femme, être vraiment le plus possible à sa juste place, exprimer du mieux possible aussi toutes nos médecines, tous nos talents, tous nos dons, toutes nos compétences. Et comment ça permet aussi, avec ce juste positionnement, aux personnes qui vont nous entourer, de se positionner aussi à leur tour. C'est pour ça que c'est à la fois un travail personnel, mais qui pour moi a beaucoup de répercussions sur notre environnement, que ce soit l'environnement professionnel, l'environnement familial, le couple. Le fait que la femme fasse ce travail et ce cheminement intérieur, ça autorise aussi autour bien d'autres transformations. En tout cas, c'est ce que j'ai constaté dans mon parcours.
- Speaker #0
Je suis contente de t'entendre parler de ce sujet. Pour le coup, ça me replonge vraiment dans des souvenirs de ces cercles. Des personnes qui n'auraient pas écouté, vous pouvez réécouter. J'ai fait un épisode de podcast sur les cercles de femmes, les différentes cérémonies qu'on peut faire. Et j'ai enregistré aussi un autre épisode avec Diane, qui est doula, sur les différents cercles et rituels aussi qu'on peut faire. L'enseignement des 13 mères originelles, il est venu d'une manière particulière parce qu'on l'a vu comme une co-création. Donc on a invité chacune, on était deux personnes à l'initiative du projet. Et on a invité des personnes... On pensait capable de co-créer avec nous et de vraiment, chacune à notre tour, venir faire ce temps de lecture, mais aussi chacune proposer une pratique ou quelque chose pour en créer et que ça tourne et que d'une fois sur l'autre, on se retrouve chez l'une ou l'autre et que les pratiques soient guidées par des personnes différentes. Ça a été une expérience humaine aussi très intéressante parce que ça ne s'est pas tout à fait passé comme on l'aurait souhaité. Mais c'était vraiment une belle expérience et je me sens encore très liée à ces personnes qui ont cheminé avec moi. On l'a fait une année complète et l'année suivante, on a voulu recommencer avec un groupe un petit peu modifié. Et on a dû arrêter en cours d'année parce que c'est aussi un engagement, je trouve, qui est nécessaire pour vraiment plonger au cœur de l'enseignement, mais qui n'est pas forcément facile à mettre en place et qui peut amener des résistances aussi. suivre cet enseignement toute l'année. Ça me reponge dans ces échanges et ces pratiques qu'on a vécues ensemble et c'est fou à quel point du coup ça reste présent, même des années après, c'est ça la magie aussi des cercles. Aujourd'hui du coup quand je vais relire les contes ou les écouter, parce qu'ils existent aussi en version audio sur Youtube et de temps en temps moi j'aime bien les écouter. C'est encore, c'est complètement différent. que de vivre la pratique ensemble, mais ça me replonge vraiment dans l'enseignement et de comment je l'ai vécu aussi au fil des mois. Est-ce que tu as envie de rajouter quelque chose par rapport à ces 13 mères ? Il y a peut-être juste un sujet que je me suis notée quand tu as commencé à parler un peu de l'histoire des 13 mères, c'est que ce que j'ai beaucoup aimé, alors dans ce que j'en ai gardé, peut-être que ce n'est pas tout à fait dit comme ça, mais quand on s'intéresse à toutes ces pratiques, très souvent il y a la question aussi de l'appropriation culturelle. qui vient forcément se poser à un moment. Et dans mon souvenir, justement, elle pose dans son livre l'idée que pour elle, c'est des savoirs qui ont besoin d'être connus, qui sont nécessaires à l'évolution du monde et que justement, elle le dépose presque en espérant qu'on en fasse tous quelque chose, qu'on le transforme, qu'on le vive à notre manière. Mais peut-être qu'on garde quand même du coup cette lignée, qu'on l'honore. Comment ça te parle ?
- Speaker #1
Justement, merci d'aborder cette thématique,
- Speaker #0
puisque c'est quelque chose qui m'a longtemps questionné, la question de l'appropriation culturelle.
- Speaker #1
Moi-même, avant de transmettre, je me suis posé ces questions et je me suis dit, mais vraiment, est-ce que c'est OK que je puisse le faire ? Est-ce que je ne suis pas en train de rentrer dans cette appropriation, justement, en proposant cet enseignement ? En relisant le livre de Jamy Sams, tu as raison, dans l'introduction, elle insiste vraiment sur l'importance de diffuser cet enseignement. au-delà du continent d'Amérique du Nord, que ça puisse aussi aller jusqu'à l'Occident, que ça n'ait pas de limite, justement, géographique ou de peuple, entre guillemets. Que c'est quelque chose qui va au-delà puisque ça touche vraiment ce féminin profond, ce grand féminin, je pourrais dire, et que c'est important que chaque femme sur la Terre puisse y avoir accès. C'est vraiment un souhait de Jamy Sams, dans ses écrits, et des personnes qui lui ont transmis aussi. Et de relire ça, ça m'a vraiment rassurée sur le fait que... C'était ok de le diffuser un maximum. Après, moi, c'est vrai que j'ai vraiment porté une attention à ça, dans ma transmission et dans ce que je propose. Justement, Marianne Grasseli, avec qui j'ai travaillé par la suite dans les éco-rituels, est vraiment aussi attentive à ça dans sa transmission. Et ça m'a donné des clés supplémentaires de voir que, moi, en fait, avec cet enseignement, je ne joue pas à la mère indienne. Mais j'essaye d'apporter un enseignement qui a aidé les femmes de cette origine, en Occident justement, et dans les pratiques que j'amène pour compléter, de rester sur des pratiques qui vont correspondre aussi à notre culture plus occidentale. Le but, ce n'est pas forcément qu'on se transforme en Amérindienne ou qu'on vive comme ces personnes, parce que ce n'est pas possible concrètement de le faire ici. Mais comment, en fait, en tant que femme occidentale, française, on peut quand même tirer... des grandes lignes, des points qui sont très importants pour la femme en général et qui vont toutes venir nous toucher à différents endroits en tant que femme. C'est ça pour moi aussi la force de cet enseignement et de l'archétype du féminin, des 13 femmes qu'on rencontre, des 13 mères de clan, de ces 13 archétypes, c'est que ça vient toucher des sujets universels pour la femme, pour le féminin. Qu'on soit amérindienne, qu'on soit asiatique, qu'on soit africaine, qu'on soit européenne, qu'on soit jeune, qu'on soit vieille, qu'on soit mère ou pas, on vient vraiment toucher des thématiques. comme la maternité, comme le couple, toutes les choses qui sont en lien avec les traumatismes, comme les abus du féminin, le lien qu'on peut avoir à la nature, le lien qu'on peut avoir aussi en tant que femme à notre cyclicité. Et ça, pour moi, c'est vraiment des sujets qui sont universels et qui touchent toutes les femmes de la planète. Et c'est aussi la grande force de cet enseignement, finalement, d'aller toucher tous ces aspects du féminin au-delà de notre origine. Et du coup, de le voir comme ça et de porter cette attention à ça, je vois que... Ça m'a bien apaisée par rapport à cette question de l'appropriation culturelle.
- Speaker #0
Merci de revenir dessus. Est-ce qu'on s'en va vers une autre pratique ?
- Speaker #1
Juste pour terminer, est-ce que tu veux que je partage rapidement ce que j'apporte avec l'enseignement ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Moi, ce qui m'a paru important, c'est de préserver à la fois le côté traditionnel de la transmission orale, que j'ai expérimenté et que j'ai reçu, et de faire vivre aussi l'enseignement avec d'autres pratiques qui m'animent. Et en fait, je crée quelque chose... à la fois à partir des écrits de Janisams, des contes, des temps de partage, et j'aime y amener aussi justement la pratique des échos rituels, de la médecine symbolique, et aussi des pratiques corporelles qui vont aider à intégrer, à vivre cet enseignement autrement.
- Speaker #0
Voilà. Est-ce que tu as une préférence entre la médecine symbolique et les échos rituels ? Eh bien,
- Speaker #1
je partirais sur les échos rituels parce que c'est la suite aussi de mon cheminement. Ok. Si ça te va comme ça. Alors pour continuer, à ce week-end Terre féminine, je rencontre le tambour, je rencontre à nouveau l'enseignement des 13 mères originelles et je rencontre Marianne Grassel-Hillmeyer avec qui je joue du tambour. Et après ma première année de participation à l'enseignement des 13 mères originelles, je chemine un peu plus en profondeur vers moi et je reviens à nouveau vers le travail de Marianne Grassel-Hillmeyer. Marianne Grassel-Hillmeyer, c'est une personne qui est art-thérapeute. et qui a été formée aussi à de nombreuses pratiques, notamment avec Maud Séjournant, et qui sont en lien justement avec les treize mères et toutes les pratiques traditionnelles amérindiennes. Et quand j'avais rencontré cette femme à terre féminine, j'avais été vraiment très attirée aussi par la formation qu'elle propose de praticien, praticienne en éco-rituel. Mais à l'époque, je ne m'étais pas du tout autorisée à aller plus loin, à regarder plus en détail, à éventuellement m'inscrire. J'étais encore enseignante, professeure des écoles dans cette période. et Pour moi, c'est comme si je devais rester un peu dans ce carcan. Je ne pouvais pas forcément m'ouvrir à ces pratiques. Il y avait une question vraiment d'autorisation personnelle, de liberté dans tout ça. Et après un an de cheminement avec les 13 mères, l'appel était toujours fort de participer à cette formation des éco-rituelles. Et pour moi, c'était un peu la suite logique aussi des 13 mères, parce que c'était aussi encore un autre moyen de me relier à ces cultures amérindiennes, d'approfondir aussi mon lien à la nature. Et donc, je décide de tenter une candidature à cette formation et je suis acceptée. Donc, je l'ai fait en 2021. Je pars dans le sud de la France, pour ça, dans les Alpes du Sud. On est un groupe d'une trentaine de personnes, dans un lieu en pleine montagne, très sauvage, on peut dormir dehors, vraiment très en contact avec les éléments. Je me dirige vers le travail de Marianne, puisque ce que j'apprécie, c'est que... Déjà, j'accroche beaucoup avec cette femme dans sa posture, dans qui elle est, dans ce qu'elle dégage, dans sa simplicité, son humilité et en même temps sa grande puissance, son ancrage. Et dans sa formation, pour moi, elle mixe vraiment différentes approches. La musique, le chant, la présence très centrale du tambour et de son accompagnement. Et puis, vraiment, elle laisse aussi une place très importante à la nature. Pour moi, ce qui a été... Très fort, c'est de voir que les éco-rituels, c'est comment créer un accompagnement avec moi, la praticienne, la personne ou les personnes que je vais accompagner, et la nature. Et c'est de voir que ces trois entités qui vont créer l'éco-rituel sont au même niveau. Et ça, pour moi, c'était un aspect très important, ce côté vraiment horizontal. La nature est aussi importante que moi, et les personnes que j'accompagne sont... aussi importante que moi. On est tous au même niveau. Et Marianne, dans cette pratique-là, nous amène aussi à découvrir plus en profondeur la roue de médecine amérindienne. Cette roue de médecine, c'est vrai qu'on en parle brièvement dans l'enseignement des 13 mères originelles, sans forcément aller plus loin dans sa rencontre ou dans son approche, en tout cas dans ce que moi j'ai vécu dans les transmissions. Et là, Marianne nous montre comment cette roue de médecine, avec ses quatre directions, la direction de l'Est, du Sud, de l'ouest, du nord, et puis les trois autres directions qui sont celles d'en haut, celles du ciel, du soleil, celles d'en bas, qui est plutôt liée à la terre, et la direction du centre, plutôt liée à notre cœur, notre propre direction intérieure, peut aider l'humain dans l'ensemble de sa vie. Elle nous montre en fait comment cette roue de médecine peut être quelque chose de dynamique et vraiment nous aider dans notre processus de guérison, dans notre évolution. Et comment en fait chaque direction peut être reliée aussi concrètement à des éléments naturels et à des règnes. Par exemple, pour la direction de l'Est, ça va être une direction qui est associée au règne humain et à l'élément du feu. Le Sud, ça va être plutôt dans la route de médecine qui m'a été transmise, l'élément de l'eau et puis le règne végétal. L'Ouest, on va pouvoir travailler avec l'élément de la terre et le règne minéral. Et au Nord, on va plutôt travailler avec tout ce qui est règne animal et l'élément de l'air. C'est vraiment voir comment ces directions et à quoi elles sont associées sont des forces. dans l'accompagnement que je peux proposer aux personnes. Et dans un éco-rituel, moi, ce que j'apprends, c'est cette co-création avec la nature et avec les personnes que j'accompagne. Et un éco-rituel, ce n'est pas quelque chose qui est toujours plaqué de la même manière sur les personnes. C'est vraiment partir d'une demande, d'une problématique, d'un passage de vie. Et à partir de cette demande de la personne, créer un rituel qui va être unique. Donc à la fois, ça demande un petit temps de travail en amont, mais il y a aussi après tout le temps sur place de vécu du rituel avec la nature, où beaucoup de choses peuvent passer qui n'ont pas forcément été prévues ou préparées à l'avance. Et donc par rapport aux éco-rituels, moi ça m'a beaucoup aidée personnellement, en complément des thérapies que je faisais déjà, par exemple de la psychothérapie, à acter des transformations, à célébrer aussi des avancées. On en revient un peu sur le côté concret que je partageais dans les 13 mères, sur comment je pouvais être dans ces rituels. poser des actes concrets pour passer à autre chose. Et je peux développer, si tu le souhaites, comment ça se passe concrètement. Je veux bien, je vais juste boire un peu d'eau. Alors, par rapport à comment se passe un écho rituel, déjà, dans ce que j'ai appris en formation, je vois qu'il y a plusieurs types d'écho rituels. Il y a vraiment un écho rituel qui va permettre de rester sur une seule direction de la route de médecine, de travailler vraiment à un endroit plutôt fixe. C'est ce qu'on va appeler les échos rituels de célébration. qui vont permettre par exemple de célébrer une réussite, célébrer une avance et de vraiment ancrer quelque chose à une direction donnée. Après, on va avoir ce qu'on appelle les corps rituels de passage, où là, on utilise la roue de médecine pour passer d'une première direction à une autre, toujours dans le sens est, sud, ouest ou nord, dans ce sens-là. Ça permet d'accompagner par exemple des changements. Une personne est à un stade A dans sa vie, elle sait que prochainement elle va passer à un stade B, L'écho rituel vient accompagner Ce changement-là, en fait. Après, il peut y avoir un troisième type d'éco-rituel, qui est un éco-rituel d'harmonisation. Celui-là, c'est comme s'il plaçait la personne accompagnée au centre de la roue de médecine et qu'il la faisait contacter tour à tour les quatre directions. Et ça permet d'accompagner peut-être des personnes qui se sentent parfois un peu perdues, qui justement n'ont plus de direction, ne savent pas trop par où commencer. Ça réharmonise, ça recentre en reconnectant à ces quatre aspects. Et enfin, le dernier écho rituel, pour celui-ci, j'ai suivi un stage qui était vraiment... à part de la formation classique, c'est ce qu'on appelle l'éco-rituel initiatique. Celui-là, il est un peu plus profond de son nom initiatique. Il va permettre d'accompagner des personnes qui sont à un stade dans leur vie, qui sentent qu'il y a quelque chose de nouveau qui les attend, qu'il y a un gros changement à opérer, mais sans savoir comment s'y prendre ni vers quelle direction aller. Ça accompagne vraiment des quêtes qui sont plus challengeantes, plus profondes, peut-être parfois plus difficiles à concrétiser aussi. Et dans cet éco-rituel, la nature va tenir un rôle qui va être aussi parfois un peu plus confrontant, parce qu'on peut aller toucher justement les peurs, les blocages, et comment trouver une juste limite entre la confrontation qui va permettre de franchir un cap pour passer à autre chose. Voilà pour ce que je propose concrètement. Et dans le déroulement, il y a généralement trois temps dans les éco-rituels. En fait, il y a un premier temps d'échange, d'entretien, pour faire connaissance et que chaque personne puisse déposer sa demande. Ensuite, on se retrouve quelques temps après dans la nature.
- Speaker #0
Vraiment dehors, soit sur un endroit que moi j'ai choisi en fonction de la demande de la personne, soit un endroit choisi par la personne elle-même. Et là vient le temps du rituel en lui-même, avec un temps d'ouverture, un temps de pratique en nature et un temps de fermeture. Et suite à ça, quelques temps après à nouveau, il y a un troisième temps où là on réalise ensemble un entretien d'intégration, qui va permettre à nouveau à la personne d'intégrer par la parole, par le corps, ce qui a été reçu comme enseignement dans ce rituel vécu. Et ça peut être vraiment des propositions qui sont destinées à des personnes seules, mais aussi à des familles, à des couples. Moi, ça m'est déjà arrivé aussi d'avoir, par exemple, une mère et sa fille. Ça peut être aussi parfois des demandes d'entreprise au niveau professionnel. C'est un champ d'intervention qui est assez varié en termes de public. Voilà ce que je pourrais dire. et du coup je fais le lien aussi avec les 13 mères sur le côté comment être dans cette reliance à ce qui est plus grand que nous et qui n'est pas forcément visible. mais qui pourtant est bien présent dans nos vies en termes de soutien, en termes de manifestation, et sur comment aussi en tant que femme, on peut apprendre à se reconnecter à tout ça. Et les éco-rituels, ce qui est très central pour finir pour moi, c'est le côté nature-miroir. Comment la nature va venir nous enseigner, va venir nous montrer des choses par rapport à nous. Voilà.
- Speaker #1
Merci, merci. Au départ, quand tu m'as parlé éco-rituel, j'ai vraiment pensé juste à... Marianne et à comment est-ce que je l'ai rencontrée dans un ou deux événements justement et en fait plus t'en parlais puis je me dis ah oui mais en fait non il y a Victoria Mahu avec qui j'ai fait des cercles de chant et tambour bah du coup en fait elle est formée aussi par Marianne et puis je me demande si Pauline l'était pas ou en tout cas j'ai fait des cercles en fait avec des personnes formées par Marianne et ça me donne l'impression finalement d'avoir plongé dans cet enseignement là mais par le biais de ces personnes quoi. Ok et donc la médecine symbolique qui est venu encore après pour toi. Oui,
- Speaker #0
elle est arrivée après les éco-rituelles. J'essaie de repenser à la rencontre. En fait, avec la pratique des 13 mères et des éco-rituelles, j'ai beaucoup travaillé sur mon féminin, ma polarité féminine, ma place de femme. Et après, j'étais arrivée à un stade dans ma vie où j'étais toujours professeure des écoles enseignantes et je commençais à me sentir vraiment mal dans mon travail. Jusqu'à un moment où j'ai eu des ennuis de santé, je suis allée jusqu'au burn-out. Dans cette période, j'ai eu un long temps d'arrêt et j'ai été à la recherche de thérapie pour guérir. Et ça a été un choix de ma part de ne pas prendre de médicaments, de traitements médicaux. C'était vraiment un choix personnel. Je ne m'encourage pas à toutes les personnes à faire ça, pas du tout. Ça m'a amenée à voir par quel biais je pouvais aller vers cette guérison. Et j'avais déjà débuté une psychothérapie, j'avais déjà tout ce travail en cours au niveau des 13 mères, d'un processus plus chamanique, plus initiatique. J'avais aussi entamé tout un travail corporel avec la médecine chinoise, le yoga et aussi en naturopathie, homéopathie, des choses assez variées. Mais je sentais bien qu'il y avait encore des choses qui coinçaient, qui n'allaient pas, que beaucoup de choses se réveillaient en moi aussi au niveau de mémoire, au niveau de tout ce qui était transgénérationnel. Et... C'est comme ça que j'en suis arrivée à la médecine symbolique en fait. J'avais travaillé avec mon compagnon sur ce qu'on appelle l'énéagramme. C'est tout un travail au niveau des systèmes de personnalité. Et Gilles et Rose Gandhi, qui sont les créateurs de la médecine symbolique, avaient proposé des vidéos et des livres sur ce sujet de l'énéagramme. Et de fil en aiguille, c'est là que j'ai découvert qu'ils travaillaient en médecine symbolique avec les baguettes coudées. Et moi, dans cette période où j'étais malade... J'ai eu un gros élan pour pratiquer avec eux, recevoir des soins. Et j'ai vu à quel point c'était vraiment important dans mon processus de guérison personnelle. Et du coup, ça m'a donné envie de me former. Et ce qui a été un peu particulier, c'est que j'ai proposé à mon compagnon de faire cette formation avec moi. C'était aussi un projet pour notre couple et il a accepté. Donc c'est quelque chose qu'on a pu aussi enclencher à deux. J'ai fait du lien avec ces autres pratiques puisque à nouveau, j'arrivais dans... une reliance avec l'invisible, un dialogue avec l'invisible. Et cette fois-ci, un travail non plus uniquement sur la polarité du féminin, mais cette fois-ci sur la danse des polarités entre l'aspect féminin et l'aspect masculin. Ces trois années de formation qu'on a faites ensemble, c'était à nouveau un chemin initiatique, à la fois pour moi, pour lui et pour nous deux. En médecine symbolique, nous, on va aller rencontrer l'invisible encore d'une autre manière. On travaille avec ce qu'on appelle les baguettes coudées. C'est des baguettes qu'on utilise en géobiologie. Ce qui est différent par rapport à la géobiologie, c'est que nous, on va vraiment les tenir au niveau de la zone du cœur. Alors qu'en géobio, elles sont tenues plutôt au niveau de la zone du bas-ventre, des reins. On les tient au niveau de cette zone pour être vraiment en reliance d'âme à âme, de notre âme aux âmes des personnes qu'on accompagne. Et on va du coup, avec ces baguettes, détecter plein de formes de langage de l'invisible. C'est un outil qui est vraiment biosensible, qui va détecter... tous les changements d'énergie, tous les changements vibratoires. Et du coup, pendant les années de formation, on apprend à chaque fois ce langage qui va nous amener à différents types de soins énergétiques, qui va nous amener à des déplacements, à pointer justement des symboles pour aider les personnes à prendre conscience. Pour moi, c'est un outil qui vient vraiment compléter les deux autres, puisque à nouveau, on est sur comment éveiller cette conscience humaine intérieure et en médecine symbolique. Ce n'est pas uniquement la nature qui va être un miroir, comme dans les échos rituels, mais c'est vraiment tout notre environnement. Ça peut être aussi l'environnement dans une maison, ça peut être dans une entreprise. Et c'est comment, quand je vois quelque chose, ça peut me présenter quelque chose de symbolique, un symbole, qui va tout de suite couper la réflexion mentale ou l'analyse et venir toucher au niveau de l'âme. Par exemple, un jour, pour moi, je suis placée devant un portail avec un gros cadenas, c'est ce gros cadenas que je vois. Et tout de suite, ça montre ce côté limitation, ce côté enfermement que je vis dans certains domaines de ma vie. Mais une autre personne, face à ce symbole, aurait très bien pu voir autre chose. Et j'y retrouve cette puissance du symbole qui est un véritable miroir pour la prise de conscience. Et c'est un petit peu comme si, avec ces baguettes, avec ce type de soins, on aidait les personnes à détricoter, à dénouer un nœud qui empêche d'avancer, qui empêche d'évoluer. C'est un travail de posture que j'ai trouvé aussi assez intéressant, à la fois comme dans les 13 mers et dans les éco-rituels. Toujours cette recherche pour ma part de « je suis accompagnante, je suis thérapeute, et comment je peux amener les personnes à prendre conscience par elles-mêmes de ce qui peut les empêcher de se réaliser et d'être pleinement elles-mêmes. » Et c'est tout un art, je trouve, que la médecine symbolique m'a amenée à approfondir. À la fois ! comment dire, de pouvoir guider, de pouvoir aider à détricoter, aider à prendre conscience et en même temps de laisser la personne faire ce chemin par elle-même, à son propre rythme, avec ses propres prises de conscience et dans sa propre reliance aussi à ses capacités et à l'invisible. C'est vraiment toujours pour moi un juste milieu à trouver pour ne pas interférer dans ce processus thérapeutique que vit la personne et dans ses reliances aussi à ce qui est plus grand qu'elle. Et la médecine symbolique m'a beaucoup aidée à affiner tout ça.
- Speaker #1
Pareil, je suis partie dans les souvenirs. Donc, je ne sais pas pourquoi est-ce que je vais continuer et comment rebondir. Mais oui, ça m'a vraiment replongée. J'ai découvert la médecine symbolique parce que c'est mon papa qui s'est formé. Et du coup, j'ai déjà vécu pas mal de séances avec lui. Énormément aussi de séances de groupe en nature aussi. Je trouve que dans cette médecine symbolique, il y a un côté que j'aime beaucoup de... C'est-à-dire qu'on va toucher à la fois des sujets très sensibles, et du coup ça fait des séances qui sont très impactantes, et ça peut amener beaucoup d'émotions. Et en même temps, il y a ce côté ludique, où on a un peu l'impression de faire une chasse au trésor, parce que concrètement on suit les baguettes aussi dans l'espace, qui vont nous mener à tel ou tel symbole, qu'il faut interpréter. Donc il y a un côté très énigmatique, et en même temps qui est tellement vrai, que forcément ça touche énormément. Et je repense aussi aux séances avec Florence, où elle a réussi à lier cette médecine symbolique à la peinture. Et je trouve ça chouette de pouvoir chacun se baser sur cette médecine symbolique, qui est déjà un ensemble de plein de pratiques en soi, et pouvoir ajouter votre touche personnelle aussi. Et j'imagine que forcément, les éco-rituels ont une influence énorme sur ta pratique des médecines symboliques.
- Speaker #0
Merci pour ce partage que tu nous fais. ton expérience et pour rebondir moi je vois vraiment ça comme tu dis comme une enquête un petit peu comme un jeu de pistes à partir d'une demande une problématique de voir à chaque fois où ça nous mène en symbolique pour moi ça m'a vraiment aidé à lâcher le contrôle le fait de savoir de absolument vouloir savoir où ça va mener ou par quelle technique c'est vraiment faire une demande demandée à la vie demandée à plus grand que nous et nous laisser surprendre et ça aussi pour moi c'est comme les deux autres pratiques précédentes s'ouvrir à plus grand à l'imprévu et voir comment ça peut nous apporter des réponses et nous amener à avancer. Sur le fait d'associer la médecine symbolique avec d'autres choses que j'aime faire, ça laisse aussi une grande liberté dans la pratique. Moi, ce que j'ai aimé retrouver dans la médecine symbolique, c'est le côté lien à la nature, lien à l'environnement. En médecine symbolique, il y a un gros pan de la formation qui est en lien... avec les lieux sacrés. Alors ce qu'on appelle lieu sacré, ça peut être un lieu remarquable en nature, une source, un arbre, un ménir, ça peut être aussi un lieu comme une chapelle, une église, une basilique. Et c'est des lieux qui sont sur des points d'énergie spécifiques de la Terre et qui vont pouvoir aussi, à partir d'une demande, nous enseigner, nous montrer les endroits de nous qui sont encore bloqués ou qui ont besoin d'être conscientisés. Moi, c'est vrai que cette pratique-là, j'apprécie de la mixer avec l'enseignement des treize mères, puisque Je peux emmener aussi les personnes en nature, cette fois-ci avec mes baguettes coudées, et voir comment la nature va nous enseigner d'un point de vue énergétique et d'un point de vue sacré. Comment ce que va manifester un lieu va être un miroir de ce qui se passe aussi en nous. Et c'est pour moi à nouveau un moyen d'aller contacter le sacré, l'intime de nous-mêmes, à travers un lieu et à travers une autre pratique. Ça pour moi c'est encore un point commun que je vois. à la fois dans les treize mers avec ce cercle qui est un espace intime, un espace sacré de partage et d'expérience. L'éco-rituel avec pareil cet espace-temps sacré du rituel dans la nature. Et la médecine symbolique et la rencontre avec ces lieux, je vois que ça peut se rejoindre aussi dans cet aspect-là.
- Speaker #1
Pour moi quand je pense à la médecine symbolique, c'est vraiment l'usage que j'en ai. En tout cas je ne sais pas si c'est forcément le seul usage, mais c'est vraiment au moment où je me dis mais je me sens bloquée, je ne sais plus quoi faire pour... que la situation se débloque. C'est vraiment dans ces cas où je me sens bloquée et où je sens que je n'ai pas la possibilité que par la conscience de mettre des choses en place, que ça ne va pas suffire qu'il y ait quelque chose à comprendre d'un peu plus large.
- Speaker #0
Moi, ce qui m'a fascinée aussi dans la symbolique, c'est quand il y a certains moments où je me sens démunie, où je sens que c'est complètement bloqué et je n'arrive pas à voir pourquoi ou ce que j'ai besoin de mettre en place. C'est vrai que c'est des choses qui sont souvent inconscientes. Et en symbolique, c'est impressionnant de voir qu'on peut remonter dans des choses qui sont très anciennes, ancrées en nous, et qui pourtant ont des conséquences très importantes dans notre vie de maintenant. Moi, j'ai été ébahie quand j'ai découvert tout l'aspect karmique dans la formation, où on va travailler sur les lignées, sur les vies antérieures, sans forcément être dans quelque chose de sensationnel, où on va chercher ce qui s'est passé en détail. Ce n'est pas du tout l'objectif de la symbolique, mais c'est de voir comment lever tous ces blocages par des prises de conscience dans nos vies actuelles. comment pouvoir s'en libérer pour avancer dans ce qu'on a envie d'être et de concrétiser. À nouveau, ça fait du lien avec les deux autres pratiques sur comment cette reliance à l'invisible, ce dialogue qu'on peut avoir avec l'invisible, avec plus grand que nous, peut nous amener à concrètement, dans le visible, dans la vie physique, dans la vie quotidienne, à avancer et à se libérer de ce qui entrave. C'est pour moi vraiment l'aspect central de toutes ces pratiques. On pourrait dire cette reliance tertielle. Et comment de travailler sur les deux aspects en même temps nous amène à une complétude humaine aussi. Je ne sais pas forcément quoi ajouter de plus, sinon que pour moi, j'ai à cœur vraiment de transmettre à travers ces trois pratiques principales. Parce que c'est vraiment trois pratiques, je dirais, qui m'ont rapprochée de moi-même, de mon être profond. Je vois à quel point c'est bon pour moi de me rapprocher de qui je suis pleinement et de pouvoir exprimer ça dans le monde. Et je reviens un peu à l'aspect de comment être sa propre médecine dans le monde, c'est-à-dire comment... œuvrer, contribuer au monde, que ce soit par un projet pro et aussi dans l'aspect personnel, à partir de qui je suis en profondeur. Moi, de l'avoir vécu pendant plusieurs années, ça m'a vraiment donné envie de me former et de transmettre ça aussi à mon tour. Et l'autre truc que je voulais partager, c'est que c'est des pratiques qui peuvent parfois être confrontantes. C'est-à-dire que ce soit en symbolique, dans les treize mers, même aussi dans les échos rituels, on va aller parfois visiter des aspects de nous-mêmes qui sont sombres, qui sont... parfois désagréables ou on a du mal à aimer, en tout cas que moi j'ai eu du mal à aimer pendant un temps. Mais c'est aussi de voir qu'en tant qu'humain, j'ai la profonde conviction qu'on est tout à la fois, qu'on peut être des parts qu'on trouve belles et d'autres moins, qu'il peut y avoir aussi des aspects de nous qui sont très inconfortables et très confrontants, mais que finalement tout a sa place. Et moi c'est ce que j'aime aussi proposer dans mes accompagnements, c'est vraiment d'aller se rencontrer dans cette globalité. pour aimer tout ce qui nous caractérise ou en tout cas apprendre à l'accueillir et vivre avec cet ensemble-là. Ce n'est pas juste être dans la joie et que tout soit beau et que tout soit lumineux. C'est vraiment aussi aller voir tout ce qui peut faire partie de nous et qui peut nous saboter aussi. Et comment ces trois pratiques, pour moi, elles m'ont amenée aussi à reprendre un pouvoir, à retrouver une souveraineté, à vraiment apprendre à être maître de moi-même.
- Speaker #1
C'est vrai que c'est vraiment trois pratiques qui peuvent t'amener à avoir plus de connaissances de soi. Et en même temps, qui sont vraiment, je trouve, trois pratiques qui nous amènent à travailler sur plus d'encrage au quotidien, et d'avoir vraiment plus de conscience dans notre quotidien, je trouve.
- Speaker #0
Je te rejoins aussi là-dedans. Même si on travaille avec une partie d'invisible, d'énergie éthique et l'aspect aussi chamanique, c'est l'intérêt que je trouve aussi assez pratique, c'est qu'il y a un côté hyper concret. Et que souvent, dans l'enseignement des treize mères et aussi en médecine symbolique, on termine les soins ou les cercles par « Tiens, quel engagement je peux prendre là concrètement envers moi-même ? » et qui est l'acte que je pourrais dès maintenant installer dans ma vie pour évoluer. Et il y a un côté qui est finalement très relié au concret et à la vie quotidienne.
- Speaker #1
Est-ce que tu as envie de nous parler de, justement, concrètement, quelle place ça prend, toi, dans ta vie aujourd'hui ? Je peux partager un exemple récent, en fait,
- Speaker #0
qui est en lien avec le déménagement qu'on a vécu avec Nicolas, avec mon compagnon. Donc, en fait, au mois de mars, on s'est installés dans un nouveau lieu de vie qui se trouve dans les Vosges chaunoises, dans un village qui s'appelle Bellefailly. C'est à peu près à une heure et demie de Besançon. Avant, on habitait à Bussières, un village proche de Besançon. Du coup, ça fait vraiment longtemps qu'on cherchait un lieu de vie plus proche de la nature. On réfléchissait aussi à une sobriété énergétique, une maison qui soit autonome ou semi-autonome en énergie. On avait vraiment écrit tous les critères qui étaient importants pour nous. Et quand on a trouvé cette maison, c'était vraiment tout ce qu'on voulait et même encore plus. Déjà là, c'était fascinant de voir que la vie avait répondu et que c'était même au-delà de ce qu'on espérait. Et toutes ces pratiques, elles m'ont aidée pour aller jusqu'à l'emménagement dans ce lieu. C'est-à-dire qu'il y a eu au départ la recherche, puis après la rencontre et après l'installation concrète. mais ça a commencé par exemple au niveau de la recherche. Au départ, on s'était dit, on va rester vers Besançon, on cherche dans le coin, mais tous les deux, on sentait que ça ne vibrait pas vraiment avec nous. Et dans les annonces qu'on avait sélectionnées sur Internet, toutes les alertes qu'on recevait, c'était à chaque fois dans les Vosges Chaunoises. Alors que d'autres annonces sortaient vers Besançon, mais à chaque fois, ça répondait dans les Vosges Chaunoises. Et moi, sans ces pratiques-là, avant, je me serais obstinée. Je me serais dit, mais non, il faut qu'on reste à Besançon. Et là, déjà, premier clin d'œil, tiens. Ça répond là. Donc première ouverture de me dire « Ok, j'accepte de voir que ça peut être ailleurs. » Et ensuite, on va voir la maison, on rentre dans toute une période de négociation par rapport au prix. Ça prend du temps, ça coince un peu au niveau des banques. Du coup, à ce moment-là, on utilise beaucoup la pratique de la médecine symbolique pour voir ce qui bloque encore en nous pour que ça fonctionne. Pourquoi au niveau du prêt c'est long ? Pourquoi on sent qu'on est assiré par le lieu et qu'en même temps c'est compliqué de valider l'emménagement concret ? Et on fait le lien tous les deux avec nos mémoires familiales, avec la thématique de l'engagement dans le couple, avec toute la thématique de l'argent aussi. Et là, symbolique, ça nous aide beaucoup à éclaircir tout ça. Et au bout de six mois, on arrive à débloquer la situation et arriver dans la maison. Et là, arrivé sur place pendant un mois, on se sent vraiment mal dans le lieu. Vraiment comme si on n'était pas chez nous. Et en symbolique, on travaille sur beaucoup de présences énergétiques dans le lieu, des présences d'âme, mais qui sont à nouveau en lien avec des croyances, avec des fonctionnements. qui sont morts en nous, aussi avec tout ce qu'il y a eu comme histoire dans cette maison. On voit que cette maison a été beaucoup appréciée par les précédents propriétaires, que c'est souvent des personnes qui ont eu du mal à quitter le lieu, à laisser partir le territoire, à s'en détacher. Et donc on fait tout ce travail-là énergétique autour du lieu, en miroir avec nous, et petit à petit ça se débloque. Et aussi il y a tout le lien qu'on a fait avec comment changer de maison, entrer dans un nouveau lieu, c'est un miroir de notre entrée dans la matière. notre naissance. On voit vraiment le rapport qu'il y a avec cette entrée dans l'incarnation. Et changer de maison, c'est aussi pour nous, non pas rentrer dans un nouveau corps, mais quand même effectuer un changement profond aussi de notre manière de vivre et de qui on est. Et moi, j'arrive à un stade où je vis ce déménagement, j'obtiens ma rupture conventionnelle pour quitter l'éducation nationale, donc tout s'enchaîne à quelques mois d'intervalle. Et là, je vois que c'est difficile pour moi de vraiment... passer à ce nouveau chapitre et être à l'aise dedans. Et là, l'éco-rituel se présente. Une consoeur me propose de faire un échange et me propose de vivre un éco-rituel pour accompagner ce changement. Elle me fait vivre un éco-rituel d'harmonisation qui m'aide vraiment à revisiter tous les sujets sensibles en lien avec à la fois ce déménagement et ce nouveau projet professionnel. Et donc je visite à la fois le thème du couple, le thème de la famille, le thème de mon ancien vécu professionnel. Le thème de la création aussi dans un nouveau lieu avec la femme que je suis maintenant. Et le fait de vivre ce temps en nature m'aide vraiment à acter ce nouveau, acter ce passage. Et puis on continue à pratiquer aussi régulièrement en symbolique sur le lieu, parce que la maison, depuis qu'on est arrivés là, nous manifeste beaucoup de choses. Elle nous parle vraiment et ça nous amène à beaucoup pratiquer pour nous, avant tout, les baguettes coudées. Et ce qu'on fait aussi, c'est qu'on travaille sur le jardin. Donc on s'est amusé à dessiner tout notre jardin extérieur avec les baguettes. Ça c'est quelque chose qui est inspiré aussi de Gilles et Rose Gandhi, les créateurs de la méthode. Eux ils font leur jardin potager avec les baguettes. Et nous on a travaillé vraiment sur l'ensemble de notre terrain. On a trouvé les différents points énergétiques, on a vu comment tracer les allées ou planter les arbres. Et toujours pareil, suivant ce que manifeste le jardin, on trouve aussi du miroir avec nous. Là on a un petit souci par exemple avec un arbre qui est malade. On est en train de mettre à jour et de voir ce que ça vient nous dire aussi par rapport à nous. Donc c'est quelque chose d'infini en fait, qui moi fait vraiment partie intégrante de ma vie maintenant, puisque j'ai cette vision qui s'est ouverte de voir que, tiens, quelque chose se manifeste, un événement, ou alors mon corps manifeste quelque chose, ou alors ma maison. Qu'est-ce que ça vient me donner comme information ? Et qu'est-ce que je peux faire de cette information ? Quelle prise de conscience ça m'amène ? Et une fois que j'ai pris conscience, qu'est-ce que je peux faire suite à ça ? Donc je dirais que c'est maintenant une vision de la vie totale qui s'est installée en moi, et que je prends beaucoup de temps. de plaisir à appliquer concrètement. Puisque je trouve que c'est tellement riche de voir la vie comme ça, de voir qu'à chaque instant, il y a une information qui est présente. Et ça a beaucoup modifié ma vision aussi, un peu jugeante parfois, de « Ah, c'est mal ce qui m'arrive, ou alors ce serait bien ça, ou ce serait mieux, ou le côté un peu victime de « Ah, c'est difficile » . Là, ça permet vraiment aussi de voir ce qui se répète et d'arrêter de subir ce que manifeste la vie et d'être responsable.
- Speaker #1
Oui, tout devient leçon. Oui,
- Speaker #0
tout devient enseignement. Alors, sans nier qu'il y a aussi l'aspect psycho-émotionnel et corporel qui fait partie aussi de ce chemin et qui a besoin d'être accueilli, traversé. Mais en tout cas, ça donne beaucoup plus de sens à tout ce qui est et tout ce qui se manifeste. Est-ce que tu as envie de nous parler de ce projet, du coup,
- Speaker #1
sur cette nouvelle maison ?
- Speaker #0
C'est encore trop en mouvement. Avec plaisir, parce que là, ça se pose un peu, ça y est. À force de pratiquer, à un moment, il y a aussi des espaces plus paisibles. Alors, c'est un lieu de vie qui se trouve, comme je le disais, dans les Vosges chaunoises. Et donc, dans ce lieu de vie, il y a notre maison qui est semi-autonome en énergie. C'est un chalet de montagne. Et on a aussi un grand terrain qui fait 4000 mètres carrés. Et sur ce terrain, il y a un espace de forêt, un espace sauvage et un espace plutôt plat qui est déjà arboré et cultivé. Et nous, en fait, en cherchant ce lieu, on avait vraiment... poser comme intention que ce soit à la fois ce cocon pour accueillir notre couple et nos projets personnels, et que ce soit aussi un lieu qui soit ouvert à l'extérieur, qui puisse accueillir d'autres personnes dans ce qu'on propose aussi de vivre là-bas. Et on a vraiment senti en visitant la maison, le lieu, l'espace naturel, que c'était ok, à la fois pour nous, et à la fois pour ouvrir à des pratiques pour accueillir du public. Et c'est un peu comme si pour moi, pour nous deux, ça... rassemblait ces dix ans de vie de couple qu'on a eues et toutes les pratiques qu'on a pu expérimenter ensemble et aussi chacun de notre côté, pour le poser concrètement dans la matière. Puisque là, avec toute la nature qui nous environne, pour moi c'est vraiment un bel espace pour proposer les éco-rituels. On est entouré d'étangs, de ruisseaux, de forêts, de grosses pierres. Il y a une présence des éléments qui est très forte. Et avec ce terrain sur lequel on peut aussi mettre des aménagements. on a vraiment envie aussi de créer tout un espace d'accueil. Donc il y a vraiment à la fois ce côté accompagnement, thérapie, soins, moi que je vais proposer sur place avec les éco-rituelles et les 13 mères originelles, dans ce qu'on fait à deux aussi au niveau de la médecine symbolique, et dans ce que fait Nicolas au niveau plutôt du travail corporel, massage. Il y a vraiment tout le côté aussi accueil en nature, c'est-à-dire qu'au-delà de vivre une expérience de soins, les personnes peuvent aussi venir s'imprégner du lieu. On pourrait y passer une journée, on pourrait y passer une ou plusieurs nuits. Et on est en train de créer un petit espace de camping au cœur de la forêt, avec vraiment cette immersion dans l'aspect sauvage. Pour nous, de ce qu'on a vécu aussi ensemble dans notre parcours de guérison, d'évolution, la nature a été partie prenante de ce parcours. Elle a été soutenante, elle a été enseignante. Et on a envie que les personnes puissent aussi goûter à ça, de voir comment... En plus du soin, il peut y avoir cet espace d'accueil naturel présent. Donc on est en train de préparer ça. Et moi, j'aimerais aussi développer le côté cuisine. C'est une grande passion pour moi et c'est une activité qui m'a beaucoup aidée à remonter la pente du burn-out. C'est là que j'ai retrouvé beaucoup de plaisir et beaucoup de créativité. Et j'en reviens aussi sur l'importance de prendre soin du corps et de comment la nourriture peut être quelque chose qui nous aide à aller bien, à nous faire plaisir, à prendre soin de nous. Je pense que tu seras d'accord avec ce thème. Donc tout ça est en train de se mettre en place. Et là, on va ouvrir au mois d'août la partie hébergement, camping et la partie soins. Et la cuisine aussi se met en place petit à petit. Voilà, donc c'est à la fois un lieu de ressourcement, un lieu d'expérimentation, un lieu de soins. Et dans cette volonté qu'on a de rendre soin de l'humain, de la même manière que nous, on a pris soin de nous. Tous les deux, on a eu des parcours de vie qui nous ont menés à la maladie, à des réorientations professionnelles, à des vécus familiaux qui n'étaient pas forcément faciles. C'est vraiment un plaisir pour nous maintenant de partager notre expérience et de permettre à d'autres êtres humains de vivre cette guérison profonde. Et on sait qu'on n'est pas tout seul, que le lieu y participe aussi beaucoup à ça.
- Speaker #1
Voilà, tu me disais tout à l'heure que tu n'avais peut-être pas assez parlé de toi. Et c'est vrai que je m'étais notée l'importance aussi de peut-être parler un peu de ce parcours aussi, de réorientation, de burn-out, etc. Est-ce qu'il y a des choses que tu avais envie de partager par rapport à ça ? Peut-être s'il y a des femmes qui se retrouvent aussi dans cette situation-là, ou dans des choses similaires ?
- Speaker #0
Eh bien, ce que je te propose, c'est de te faire un petit résumé de tout ce parcours. Oui, de ce qui a permis le burn-out.
- Speaker #1
Oui, c'est un capitole.
- Speaker #0
Alors du coup, à l'origine, j'ai un parcours de vie plutôt bien tracé, bien droit. Je dis ça en souriant parce que je n'aurais jamais pensé faire autre chose qu'un STIT. Mes deux parents étaient enseignants aussi, un STIT. Moi, j'ai eu l'impression d'être toujours restée à l'école. J'étais bonne élève, j'ai passé mon bac, je l'ai bien réussi, j'ai fait mes cinq ans d'études. J'ai eu mon concours d'un STIT du premier coup et je me suis retrouvée à l'école en tant qu'enseignante cette fois. Et ce métier, c'était vraiment une vocation. à l'époque où je l'ai choisi. J'avais vraiment envie de travailler avec les enfants, d'apporter du changement dans le système éducatif. Moi, j'ai toujours eu un côté où j'ai envie d'améliorer, j'ai envie de changer des choses, d'apporter de l'innovation. Et ce premier travail, ça m'a rapidement montré comment dire les failles que je pouvais avoir, les questionnements sur ma posture. J'ai souvent travaillé avec des publics d'enfants difficiles, que ce soit en termes de difficultés scolaires, de publics en situation de handicap ou alors de difficultés sociales. Et très vite, ça m'a interpellée. Je me suis questionnée sur ma manière d'enseigner, sur ma posture d'adulte, sur ma posture d'éducatrice. Et ça m'a aussi beaucoup ramenée à mes blessures d'enfant, à tout ce que moi j'ai pu vivre aussi dans l'éducation que j'ai reçue et à tout ce que l'institution peut apporter ou non à l'enfant. Ça m'a aussi amenée à élargir sur, tiens, voilà un petit être humain qui est plein d'envie. plein de potentiel, comment moi, en tant qu'enseignante, je peux l'amener à exprimer ça, à déployer ça. Et très vite, j'ai vu que dans l'éducation nationale, j'avais du mal à trouver ma place. J'avais du mal à trouver une cohérence avec mes valeurs humaines et avec ce qui était proposé. Donc, j'ai eu envie de me former assez vite à des techniques alternatives, comme la pédagogie Montessori. J'ai travaillé aussi dans la pédagogie du savoir-être, les pédagogies coopératives, comme Freinet, le travail aussi avec l'école en forêt. Je voyais vraiment... ce que ça apportait à l'enfant et moi, comment je me sentais aussi beaucoup plus alignée dans ma posture d'adulte. J'étais moins dans quelque chose qui obligeait, qui contraignait. Bien sûr qu'il y avait un cadre, puisque c'est important, mais il y avait beaucoup plus d'ouverture possible laissée à qui était chaque enfant, dans son fonctionnement, dans sa manière d'apprendre, dans son histoire de vie, jusqu'au stade où tous les ans, en fait, je changeais de classe, j'avais beaucoup de niveaux différents, je devais beaucoup m'adapter. Et puis à un moment, j'ai voulu entrer dans l'enseignement spécialisé. avec les enfants en situation de handicap. J'ai fait ça pendant trois ans et au bout de la quatrième année, j'ai choisi de me former pour devenir un site spécialisé. Et ça a été un travail de préparation d'examen qui était vraiment très lourd pour moi. J'ai eu beaucoup de choses à faire, beaucoup de travail, beaucoup de choses à préparer. C'était vraiment un gros investissement. Et en fait, j'ai raté cet examen. Et sur le coup, je l'ai vraiment très, très mal vécu. J'ai pris ça vraiment comme un échec, comme une non reconnaissance de tout le travail fourni. Depuis là, j'ai l'impression que je n'ai jamais, jamais récupéré. Comme si tout cet engagement, toute cette fatigue que j'avais emmagasinée était vraiment difficile à récupérer. Et j'ai commencé du coup à faire une thérapie, une psychothérapie à cette époque. Et ça a commencé à venir toucher d'autres aspects. Puisqu'à cette époque-là, j'ai vu que le travail était un déclencheur de mon épuisement, de mon burn-out. Mais en débutant ce chemin thérapeutique, j'ai vu aussi qu'il y avait bien d'autres amarres, bien d'autres choses qui étaient à l'origine de ça. Il y avait tout l'aspect familial, il y avait tout l'aspect... transgénérationnel dans les mémoires, le lien aux ancêtres. Il y avait aussi toute une partie de mon fonctionnement intérieur, de ma personnalité. Et puis, il y avait aussi tout ce qui concernait la maladie psychique, psychiatrique, tout ce qui pouvait y avoir comme mémoire aussi dans la famille autour de ça. Et en fait, le fait de ne pas prendre de médicaments, ça m'a amenée à explorer tous ces aspects un peu enfouis qui étaient à l'origine aussi de ce burn-out. C'est comme si cette maladie qui s'est déclenchée avait été... Comment dire ? En fait, quand la maladie s'est déclenchée, j'ai vu qu'il y avait eu beaucoup d'autres choses avant. qui avait eu un impact sur moi en termes de traumatisme et qui fait qu'à un moment, cet examen raté, ça a été la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Et quand j'ai entamé tout ce cheminement vers moi-même, ça a correspondu au moment où j'ai fait après les 13 mères, où j'ai vécu les éco-rituels, la médecine symbolique. Ça m'a avant tout aidée à mettre de la conscience, à comprendre aussi pourquoi moi, j'avais déclenché cette maladie. Petit à petit, à en devenir aussi responsable et à voir... quels leviers je pouvais mettre en place pour m'en sortir. Donc à la fois, ça a été une plongée pendant trois ans dans mes parts d'ombre les plus profondes, dans des moments de souffrance intense. Et en même temps, ça m'a montré aussi les endroits où j'avais eu du mal, par exemple, à mettre des limites, où je m'étais complètement perdue, où j'avais eu du mal aussi à m'écouter et d'explorer toutes ces apprises. Proche, j'ai petit à petit remonté la pente et retrouvé cette force et cette puissance intérieure. Mais ça a été vraiment de plonger profondément aux racines de cette maladie qui m'a aidée à en guérir aussi profondément. Et j'ai vu après que finalement cet examen raté que j'ai vu comme un échec, c'était un magnifique cadeau puisqu'en fait si j'avais eu cet examen, j'aurais continué dans ces doigts, bien tracé, instite, et je n'aurais jamais exploré tout ça. J'ai l'impression que je serais vraiment passée à côté de moi au final. Donc finalement, j'arrive maintenant, en sortant de cet épisode, en me sentant mieux, à remercier pour l'enseignement reçu. Même si ça a été vraiment dur au début. Là, je peux être dans la gratitude par rapport à l'expérience vécue.
- Speaker #1
En fin d'épisode, je pose souvent deux questions. La première, c'est si tu avais une dernière chose à ajouter ou quelque chose justement à dire à toutes les personnes qui peuvent se retrouver dans ton histoire. Qu'est-ce que tu aurais envie de leur dire ?
- Speaker #0
Ce que j'aurais envie de leur dire, c'est de... Faire vraiment confiance à ce qui est plus grand que nous et qui nous informe, qui nous soutient. Faire vraiment confiance à cet invisible qui est présent à chaque instant de plein de manières différentes à nos côtés. De faire confiance aussi à tout ce que peut manifester le corps, l'émotionnel, le psychisme. De vraiment être à l'écoute de tout ce qui est et de ne pas avoir peur d'aller rencontrer ça, d'aller rencontrer tous ces aspects, toutes ces parts qui peuvent aussi être souffrantes. Puisque pour moi, c'est vraiment des beaux cadeaux qui nous informent de tout le potentiel qu'on a à l'intérieur de nous. Je dirais ça. Ce que je retiens aussi, c'est ce que j'aimerais partager, c'est la patience. De voir aussi qu'il y a le temps de l'invisible, le temps de l'énergie, il y a le temps du psychisme, il y a le temps de l'aspect émotionnel, il y a aussi le temps du corps. Que parfois, ce sont des temps qui ne sont pas toujours synchronisés, mais que c'est OK. Le processus se fait quand même. Et j'invite chacun, chacune aussi à...
- Speaker #1
oser aller vers cette rencontre profonde avec soi. Je te remercie beaucoup pour ce partage et ça me fait penser à quelque chose que je partage justement beaucoup depuis quelques temps à mes clientes. C'est Camille Thomas qui partage ça, qui est spécialisée dans l'accompagnement des traumas, de l'anxiété et du système nerveux. Justement, elle dit beaucoup que, et je trouve ça très juste, que souvent on ne planifierait pas du tout les choses de la même manière si on voulait aller bien dans 10 ans, dans 5 ans. Et souvent, on va se dire « je veux aller bien demain » , donc on va penser dans les solutions immédiates, ce qui peut nous apporter un peu de bien-être et de soulagement. Et parfois, ça va justement trop vite. Quand on se projette à aller bien dans 5-10 ans, on va se donner des moyens qui sont beaucoup plus sur le long terme, y aller à notre rythme et respecter ces différents rythmes que tu nommes, autant celui du corps que celui de la vie.
- Speaker #0
Pour moi, ça me ramène vraiment au fait qu'on est toutes... est tout différent dans ce processus que personne ne va passer forcément par les mêmes techniques par le même enchaînement par le même timing c'est vraiment quelque chose de personnel ça je les ai beaucoup appris aussi dans cet épisode de vie de voir que voilà chacun a son chemin par rapport à ça et que c'est ok notre corps c'est notre être c'est la vie c'est où elle nous emmène c'est aussi de faire confiance à ça même si parfois c'est difficile de voir ce qui après il ya vraiment une logique à tout ça au final
- Speaker #1
Et puis la dernière question, c'est si tu avais des ressources à partager qui t'ont inspiré sur ce chemin, qui t'ont aidé et que tu as envie de partager.
- Speaker #0
Par rapport aux 13 mères originelles, il y a bien sûr le livre de Jamy Sams qui est disponible. Les 13 mères originelles, elle a aussi écrit un livre sur les sagesses amérindiennes que je trouve très intéressant pour l'intégration concrète dans le quotidien. Ça peut être une première porte d'entrée pour être en lien avec les comptes. Après, par rapport au travail des éco-rituels, je conseillerais vraiment tous les livres de Marianne Grasselin-Meyer. Et puis aussi tout le travail d'Ager, qui écrit sur l'éco-spiritualité, sur l'écologie intérieure. Peut-être mieux cerner ce que ça recouvre. Il y a un vaste champ à explorer à ce niveau. Et au niveau de la médecine symbolique, pour explorer aussi, il y a tous les ouvrages de Gilles et Rose Gandhi, qui sont très intéressants. Et puis à chaque fois, pour ces personnes, il y a aussi des... Des chaînes YouTube, on peut les retrouver sur les réseaux sociaux, le site internet aussi de Marianne et des éco-rituels. C'est une mine d'informations pour entrer dans ces pratiques. Et puis pour les 13 mères, il y a aussi le travail de Claire Arnoux qui est dans les Vosges. Elle a créé un site spécifique qui s'appelle la Voix des 13 Mères, où elle regroupe beaucoup de ressources et de pratiques à mettre en place. Voilà ce que je pourrais proposer.
- Speaker #1
Ok, super. Et puis toi, comment est-ce qu'on peut te retrouver ? Comment on peut travailler avec toi si ça parle aux personnes qui nous écoutent ?
- Speaker #0
Alors, je suis présente sur les différents réseaux sociaux. Donc, j'ai ma page Facebook Marion Tisserand. J'ai aussi ma page Instagram avec le même pseudo. Et puis... On a créé aussi avec Nicolas, mon compagnon, une page commune en lien avec notre lieu de vie et le projet sur place. Ça s'appelle le Jardin du Plein sur Instagram. Et puis, il y a aussi notre site internet Jardin du Plein. Et là, il y aura toutes les précisions sur ce projet. Ok,
- Speaker #1
super. Je mettrai toutes les informations dans la description du coup de vue. D'accord. Je te remercie beaucoup Marion pour cette interview. Je suis curieuse de réécouter, de voir quel a été l'impact des bruits autour de nous, de notre concentration parfois perturbée et des moutons. poète vous, donc merci beaucoup en tout cas. Merci à toi aussi pour ce moment partagé.