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[Histoire de poids 3] Faire la paix avec la nourriture… ce n’est pas du tout comme je l'imaginais [troubles alimentaires, guérison] cover
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Dans ton ventre

[Histoire de poids 3] Faire la paix avec la nourriture… ce n’est pas du tout comme je l'imaginais [troubles alimentaires, guérison]

[Histoire de poids 3] Faire la paix avec la nourriture… ce n’est pas du tout comme je l'imaginais [troubles alimentaires, guérison]

17min |29/11/2025
Play
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17min |29/11/2025
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Description

[⚠️TW : Cet épisode aborde les troubles du comportement alimentaire (hyperphagie boulimique, compulsions) ainsi que le décès de mon père.]


Dans cet épisode, je te parle d’un sujet qui a façonné une grande partie de ma vie : ma relation à l’alimentation après 13 ans de troubles du comportement alimentaire, dont 10 ans d’hyperphagie boulimique.


Je te partage où j’en suis aujourd’hui : une paix alimentaire profonde, stable… mais surtout étonnamment imparfaite.
Parce que je croyais que la guérison, c’était “bien manger”, éviter les produits transformés, être irréprochable.
Et en fait… pas du tout.


Je te raconte comment je suis passée de deux boîtes de biscuits par jour à un ou deux biscuits par plaisir, de crises incontrôlables à une alimentation vivante, flexible, joyeuse, profondément humaine.
Sans culpabilité. Sans peur de rechuter. Sans me perdre.


Je reviens aussi sur un moment clé : la perte de mon papa.
Un choc qui aurait, autrefois, déclenché des compulsions massives.
Mais cette fois, rien.
Et c’est là que j’ai compris que ma guérison était solide. Ancrée. Réelle.


Dans cet épisode, je t’emmène dans ce qui m’a véritablement aidée :
pas un protocole miracle, pas une solution magique, mais une accumulation de choix, de thérapies, de gestes, d’émotions enfin accueillies.
La guérison s’est construite brique après brique, souvent lentement, parfois douloureusement… mais toujours vers plus de liberté.


Je te parle aussi de ce que j’appelle aujourd’hui mon alimentation “parfaitement imparfaite” :
une alimentation qui laisse de la place aux chips, à la pâte à tartiner, aux biscuits —
mais aussi à la convivialité, à l’équilibre, au plaisir et au partage.


Une alimentation qui me permet d’être vivante, connectée, stable.
Une alimentation avec laquelle j’ai perdu 12 kilos en 14 mois, sans violence, sans restriction, sans réparation émotionnelle par la nourriture.

Cet épisode, c’est un morceau d’intimité.
Une preuve qu’on peut guérir, vraiment.
Et que la paix alimentaire n’est pas une performance…
mais un espace où l’on respire enfin. ✨✨


---------------------------------

Envie d'aller plus loin ?

🍀 Tu veux savoir quels compléments choisir pour préserver ta santé et ton ventre ?

Que tu sois omnivore, végétarien ou végétalien, tu trouveras les compléments indispensables à ta santé juste ici :

https://mangerpourvivre.fr/checklist_complements/


💩 Tu peux télécharger ton plan d’action en 5 étapes pour soulager la constipation chronique :

https://mangerpourvivre.fr/ebook-gratuit/


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Instagram : @_mangerpourvivre

E-mail : contact@mangerpourvivre.fr

Si tu aimes ce podcast, n’hésite pas à me laisser des étoiles et un commentaire sur ta plateforme d’écoute préférée. Cela m’aide beaucoup et cela permet à d’autres personnes de découvrir ce podcast. Un grand merci à toi 🙏✨


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Musique : Dont Stop Me (Abstract Future Bass) d'Alexiaction (source : pixabay)


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bienvenue dans le podcast Dans ton ventre. Si tu as des ballonnements, des troubles du transit, des douleurs au ventre ou d'autres maux digestifs qui t'empêchent de croquer la vie à pleines dents, tu es au bon endroit. Je suis Clémence, naturopathe et passionnée par ce qui se passe dans notre ventre, notre fameux deuxième cerveau doté de super pouvoirs. Tu les découvriras dans ce podcast. Chaque semaine, je te livrerai mes meilleurs conseils et astuces pour prendre soin de ton ventre. Je te partagerai aussi des retours d'expérience pour t'inspirer et je m'attaquerai à certaines idées reçues en vogue sur les réseaux. Le but, que tu fasses la paix avec ton ventre. Alors, prête pour ce voyage dans ton ventre ? Je te laisse avec l'épisode du jour. Hello tout le monde, j'espère que vous allez bien. Je suis contente de pouvoir parler parce que j'avais une angine en début de semaine, là c'était un peu compliqué. Bon, il faut savoir que c'est la deuxième fois que j'enregistre cet épisode parce que je l'avais enregistré sur mon autre téléphone qui est tombé en panne. Donc c'est pas grave, c'est la vie, c'est comme ça. Donc aujourd'hui, je voulais vous parler de mon rapport à l'alimentation et le fait qu'aujourd'hui, je me considère guérie de mes troubles du comportement alimentaire que j'avais depuis 2011, donc qui ont duré de 2011, on va dire, à 2024. Donc 13 ans quand même. Et franchement, bien sûr que j'ai toujours voulu guérir, j'ai toujours voulu m'en sortir de ces troubles du comportement alimentaire, mais... Mais à un moment donné, je ne pensais plus, je ne pensais pas que je pouvais être vraiment guérie. Et je ne voyais pas, enfin aujourd'hui je suis guérie, mais j'ai un rapport à l'alimentation qui n'est pas celui que j'espérais avant. Mais qu'aujourd'hui, il me va très bien, j'ai un rapport apaisé avec la nourriture. Et c'est de ça dont je voulais vous parler aujourd'hui. Parce que la guérison, on va, enfin en tout cas pour mon cas, je la fantasmais. C'est-à-dire que... quand j'étais, quand j'avais mes compulsions tous les jours, où je pouvais pas, donc j'avais du craving, enfin bref, donc cette envie irrépressible, quand j'avais des pensées optionnelles dans ma tête, où j'avais une petite voix qui me disait, bah là il faut que t'ailles manger, alors que j'étais en train de parler à quelqu'un, de travailler, de regarder une vidéo ou un film, ça je l'ai plus aujourd'hui. Mais quand je m'imaginais guérie à l'époque, quand j'étais encore très très malade, je m'imaginais avoir une alimentation parfaite, 100% parfaite Avec que des fruits, que des légumes, que des féculents, zéro produit industriel, zéro biscuits, gâteaux, produits hyper industrialisés, qui pour moi étaient un poison, étaient quelque chose qu'il fallait que j'évite absolument. Et c'était les produits sur lesquels j'avais des compulsions tous les jours, pour le coup. Et je croyais vraiment que, une fois guérie, je serais de nouveau très mince, comme j'étais avant, et trop mal du comportement alimentaire, que j'aurais une alimentation parfaite, que je pourrais manger de temps en temps des biscuits, mais pas... pas tous les jours, peut-être une fois dans la semaine ou moins, etc. Ça, c'était ma vision des choses. Chemin faisant, au fur et à mesure que j'ai commencé à guérir, donc ça a pris quand même plusieurs années à ma guérison, ça a commencé à aller mieux quand même depuis mon burn-out 2019-2020, puis au fur et à mesure, ça allait de mieux en mieux, et clairement, là, depuis quelques mois, je peux dire que j'ai plus de compulsions alimentaires. Franchement, de vous dire ça, je trouve que c'est juste incroyable parce que je reviens tellement de loin. Mais vraiment, avant, il y a un moment, pendant plusieurs années, j'avais tous les jours des compulsions alimentaires, c'était juste horrible à vivre, de me sentir impuissante, de sentir que je n'avais pas de volonté, que je consistais à vue d'œil, que je n'étais vraiment pas bien. De vous dire aujourd'hui que je me sens apaisée avec la nourriture, mais je trouve que c'est juste incroyable, et c'est aussi un message d'espoir que j'ai pour vous, c'est que beaucoup de choses sont temporaires dans la vie. je ne peux pas dire que tout est temporaire, ça dépend de vos problèmes de santé, mais en tout cas, vous avez des ressources. des capacités en vous. Et je voulais vous dire aussi que moi, souvent, quand j'étais malade, je croyais qu'il y aurait une chose qui me guérirait, c'est-à-dire qu'il fallait que je trouve le complément alimentaire miracle, le médicament miracle, la thérapie miracle. Je ne sais pas, il fallait que je trouve la chose miraculeuse qui me guérirait. Et au final, quand je regarde mon passé, je me rends compte que ce qui m'a guéri, c'est la vie, c'est-à-dire tout ce que j'ai mis en place pendant toutes ces années, toutes les thérapies que j'ai faites, toutes les rencontres que j'ai faites. Mes choix de vie aussi, qui pour moi, sans mes choix de vie, notamment arrêter médecine, je pense que je serais encore en dépression, troubles alimentaires, tout ça. Le fait d'avoir choisi la voie de mon cœur, le fait d'avoir fait des choix parfois douloureux, le fait... Enfin bref, il y a eu plein de choses. J'ai aussi beaucoup écrit sur mes troubles alimentaires. J'aimerais un jour sortir ce livre-là. Peut-être qu'en 2026, ce sera un de mes projets. J'ai vraiment envie de sortir mon bébé, pour le coup. pour vous aider, tout simplement, si aujourd'hui, toi, tu souffres d'un trouble du comportement alimentaire, c'est vraiment possible de s'en sortir, mais il faut du temps. Alors, je ne dis pas, moi, je n'ai pas eu... Une expérience universelle, c'est mon expérience, mais c'est ce que je voulais vous partager aujourd'hui. Et surtout, ce que je voulais vous partager, c'est mon rapport à l'alimentation aujourd'hui. Aujourd'hui, j'ai un rapport apaisé, mais qui est loin d'être parfait. En fait, je mange bien sûr, je mange des fruits, des légumes, je me régale à manger ça, je mange par exemple à midi avec mon copain, on a fait des faritas de poulet, donc j'ai fait la petite sauce. blanches avec le poulet, j'ai fait la salade de choux, de carottes à côté, on s'est régalé. Là je viens de prendre, donc j'ai fait ma séance de sport, je viens de prendre un goûter, j'ai pris des skirs, enfin deux skirs, quand je dis des skirs c'est deux skirs nature donc 200 g de skirs, des pruneaux et des des biscuits que j'ai fait avant-hier donc des cookies frites, la nouvelle mode, que j'ai mis, que j'ai pris avec de la pâte à tartiner, noisettes chocolat blanc qu'on a achetées qui viennent du sud-ouest. Ce soir, ça va être... Comme là, il est quand même bientôt 19h, j'ai pris un goûter assez tard. Ce sera du tofu, des légumes, peut-être une compote en dessert ou un yaourt. Pourquoi est-ce que je vous partage ce que je mange ? Ah oui, il y a du pain aussi ce soir, parce que je prends un féculent aussi. Pourquoi est-ce que je vous partage ce que je mange ? C'est pour que vous voyez qu'en fait, là, je vous ai dit que j'ai mangé des biscuits et de la pâte à tartiner. Donc j'ai mangé un produit transformé. Bon, après, les biscuits, c'est moi qui les ai faits, donc ça va, entre guillemets. Mais j'aurais pu manger, ça m'arrive souvent de manger au goûter des biscuits achetés. Mais est-ce que c'est mal ? Aujourd'hui, je suis en bonne santé. Bon, après ça pourrait être encore mieux parce que là je suis en train de perdre du poids progressivement. Ça fait un an et quelques, en un an et quelques, j'ai perdu 12 kilos. Donc ma part de poids s'est faite très progressivement, mais ça me va très bien. Mais je me fais plaisir. Mais le plaisir que j'ai dans mon alimentation, il vient de plein de choses. Si vous voulez, avant j'avais vraiment cette dissonance cognitive, cette scission dans mon esprit où je me disais, il ne faut pas que je mange des produits industrialisés. Je n'ai pas le droit, ce n'est pas bien. En tant que naturopathe, ce n'est pas bien de manger des biscuits, des gâteaux. Et qu'est-ce que je faisais ? Je m'enfilais deux boîtes par jour de gâteaux. Et à côté de ça, je prenais quand même du plaisir dans une alimentation plutôt saine, mais je mangeais tellement de produits industrialisés que mes papilles étaient un peu modifiées, et que j'avais du mal à prendre du plaisir dans une alimentation... entre guillemets saines, une alimentation où je vous dis est-ce que je mange une salade de crudités à côté du tofu, du pain, enfin bon. Mais aujourd'hui, je prends du plaisir à manger quelques produits industriels. Alors je n'ai pas mangé beaucoup dans la semaine. Avant, je mangeais deux paquets par jour. Maintenant, j'en mange, je peux manger un biscuit par jour, un ou deux biscuits par jour. En plus, je suis avec mon copain qui est très gourmand, donc il y a souvent des chips à la maison, il y a souvent des gâteaux, mais je ne vais plus dévaliser les placards. Et ça, Juste de vous le dire, je suis émue parce qu'il y a encore quelques mois, c'était impossible pour moi de ne pas dévaliser ce qu'il y avait dans les placards de très gras, de très sucré. Et aujourd'hui, je suis désolée, je suis en train de pleurer, mais mon cerveau ne pense plus à manger à longueur de journée. Alors, j'aime toujours beaucoup manger. Là, on est parti une semaine avec mon copain en vacances. On a mangé au resto quasiment tous les jours, on s'est fait plaisir. Mais une fois que j'ai fini de manger, mon cerveau passe à autre chose. Mais ça, ça me fait tellement du bien. J'ai vraiment vécu des années avec dans ma tête que des pensées. Il faut que tu manges, il faut que tu manges, il faut que tu manges. Et même quand je n'avais pas faim, je me pétais le bide à manger, comme je vous ai dit, plein de produits industriels. Et aujourd'hui, je peux manger ce que je veux. Je ne vais pas me créer d'obsession. Avant, imaginons que j'étais bien pendant quelques jours. Si je mangeais un biscuit industriel, là c'était reparti pour des compulsions encore et encore. Et aujourd'hui, je n'ai plus ça. Mais à côté de ça, je vais manger aussi des produits industriels de temps en temps. Je ne fais pas du tout une... Comment dire ? Même si il y a des gens qui vont vous dire « Oui, mais pour ne pas... » C'est un peu comme des anciens alcooliques. « Oui, pour ne pas retomber dans les troubles alimentaires, il ne faut plus manger... » L'objet de l'addiction, il ne faut plus manger de biscuits, de gâteaux. En fait, si, c'est possible. En tout cas, là, je vous partage vraiment mon expérience. Je ne veux pas dire que tout le monde est comme ça aujourd'hui. Je peux manger des repas très très sains. Je ne veux pas être en manque de sucre, mais aussi je peux me faire plaisir. Après, je sens quand même que je suis assez vite écœurée du sucre, donc je ne vais pas pouvoir manger un paquet de gâteaux comme avant. De toute façon, je n'en ai même plus envie et je n'y pense même plus. Je trouve ça juste incroyable parce que là, on va dire qu'il y a un an encore, quand je rentrais du boulot, par exemple, où je me posais au magasin bio, je mangeais beaucoup. En rentrant, j'avais quand même des compulsions. Mais tout ça pour vous dire que, ouais, je trouve ça incroyable qu'aujourd'hui, je suis guérie. Enfin, je n'ai plus de compétition alimentaire. Je n'ai plus d'obsession alimentaire. Je vis ma vie tranquillement, normalement. Mais pendant plus de dix ans, j'ai vécu, en ayant une seule obsession en tête, c'est l'alimentation. Et c'est comme j'ai guéri ma dépression aussi. On a tellement des ressources. Nous, les choses peuvent tellement changer, évoluer. Comme je vous ai dit, les choses ne sont pas faites en un déclic. En un jour, tout s'est fait sur plusieurs semaines, comme ma guérison de la dépression, mon burn-out, de ces troubles alimentaires. J'ai fait beaucoup de thérapies, plus ou moins concluantes, plus ou moins intéressantes. J'ai aussi pris du baclophène pendant deux ans. Et je pensais vraiment que ça aurait été le baclophène qui m'aurait guéri, alors que non, finalement j'ai arrêté et c'est quelques années plus tard que j'ai vraiment guéri. Mais bref, tout ça pour vous dire que la guérison est multiple. mais aussi ce qu'il faut prendre en compte, c'est votre vie en elle-même. C'est-à-dire que si vous faites toutes les thérapies du monde, mais qu'à côté de ça, vous vous sentez mal dans votre peau, enfin, je veux dire, vous vous sentez mal dans votre vie, que vous n'êtes pas bien entouré, que vous n'êtes pas dans le travail que vous voulez, dans le lieu que vous voulez, etc., ça, ça jouera aussi sur vos troubles alimentaires. Enfin, il y a plein de choses qui jouent sur vos troubles alimentaires, mais je trouve que souvent, on oublie le côté environnement, le côté vie globale, mais au-delà, je ne parle même pas du... de la gestion du sommeil, du stress, etc. Je parle vraiment de votre vie dans sa globalité. Est-ce que vous êtes bien entouré ? Est-ce que vous faites un travail dans lequel vous êtes épanoui ? Ou en tout cas, si vous ne faites pas un travail qui vous épanouit, est-ce qu'à côté de ça, vous avez des moments où vous êtes épanoui ? Avec vos amis, avec des activités, etc. Votre vie, elle vaut vraiment... Elle vaut tout l'or du monde. Donc, moi, une des choses que j'ai apprises pendant ces 13 années de troubles du comportement alimentaire, c'est que je suis ma meilleure aide. Je ne sais pas comment le dire, mais en fait, c'est vraiment mes choix. C'est vraiment ce que j'ai mis en place pendant toutes ces années qui m'ont vraiment aidé. Alors bien sûr, les autres nous aident. Je ne dis pas qu'il faut le faire toute seule. Mais voilà, mon choix de me faire aider par une psychothérapeute, mon choix de tester tel médicament, enfin tel complément, je veux dire, mon choix de changer de vie, mon choix d'arrêter le métier que je faisais au magasin bio, le choix de me mettre à 100% à mon compte, etc. Tout ça, ça a joué dans ma guérison. Est-ce qu'il y aura des rechutes ? Peut-être. Mais vous savez, cette année, j'ai perdu mon papa, fin avril. Et en fait, j'aurais eu toutes les raisons du monde de craquer à ce moment-là, de replonger dans les troubles du comportement alimentaire, parce que jusqu'à maintenant, c'était vraiment mon doudou, c'était vraiment mon... Mon sas de décompression, d'abord des compulsions alimentaires, c'était ce qui me permettait de fuir les problèmes, la vie, tout ça. Et en fait, je n'ai pas eu une compulsion alimentaire pendant tout ce moment de tout ce qui était autour de l'enterrement, la veillée funéraire, enfin je ne sais plus comment on dit, mais bref, vous aurez compris ce que je veux dire. Mais tout ce moment-là, tout le deuil, je n'ai pas craqué. Donc je pense que ma guérison, elle est définitive. Alors peut-être pas, peut-être que je m'avance beaucoup de dire ça. Dans tous les cas, elle est solide. Après, on verra, peut-être qu'il y aura des choses qui redéclencheront les troubles du comportement alimentaire, mais je sais que j'ai plein de ressources, et ce qui m'aide aujourd'hui, c'est d'exprimer mes émotions. Bon, là, je lâche un peu des pleurs, enfin, je suis assez émotive. Bon, après, je vous parle quand même de sujets très profonds, mais maintenant, je ne suis plus mes émotions. Et je pense que c'est ça qui m'a aidée le plus dans la guérison. Il y a plusieurs choses que je vous ai dites jusqu'à maintenant, mais ça, c'est pour moi la clé de voûte, parce qu'avant, j'étais vraiment comme un robot dans ma vie. Quand j'étais jeune, entre 20 et 30 ans, enfin plutôt entre 20 et 25 ans, j'avançais dans ma vie, coûte que coûte, il fallait y aller, il fallait souffrir, c'était normal, tout ça. Les émotions, on les mettait de côté, on continuait, et je noyais mes émotions dans l'alimentation. Quand j'ai commencé à ressentir mes émotions, quand j'ai commencé à... accepter mes émotions, à les exprimer, à oser pleurer devant quelqu'un, à oser dire quand ça n'allait pas. Et notamment, ça, je peux vraiment le faire dans ma relation amoureuse, ça fait vraiment du bien, parce que c'est là où ça bloquait le plus. Tout ça m'aide, en fait, à ne plus rechercher ce doudou de l'alimentation, à ne plus chercher ce sas de décompression. Le fait aussi de me sentir plus responsable, plus capable d'affronter mes problèmes. Tout ça, ça m'aide à voir l'alimentation. pour ce qu'elle est maintenant pour moi, c'est-à-dire un moyen d'être en forme, de bien me nourrir, un moyen de plaisir, de convivialité, parce qu'on adore recevoir avec mon copain, on adore partager des moments, on adore cuisiner ensemble, et pour moi c'est juste incroyable tout ça. Donc aujourd'hui c'était vraiment un partage du cœur, je l'ai vraiment fait comme ça, enfin je ne l'avais pas forcément préparé. Je sais que ça fait longtemps que je voulais vous parler de ça, parce que je trouve que quand on est dans la maladie, on a vraiment... On se met tellement la pression, on est tellement exigeant avec nous-mêmes pour se dire non mais il faut vraiment de lundi, j'arrête tout, j'arrête de manger. Alors je fais un régime sans sucre, zéro sucre, j'arrête tous les sucres, j'arrête tous les biscuits, tout ça, maintenant je vais me tenir à un régime, je vais pouvoir guérir et tout. Non, c'est dans la douceur que vous pourrez guérir, c'est en vous prenant par la main. en étant doux avec vous-même, en laissant le temps faire. Mais après, c'est pas pour autant que ça va prendre forcément des années la guérison, mais ça prendra le temps qu'il faut. Je pense qu'aussi, il faut à la fois apprendre à être plus doux avec soi-même, moins exigeant, moins dans le contrôle. Et je pense que je vous en reparlerai, ça, si ça vous intéresse. Mais voilà, c'était en tout cas mon partage du jour, pour vous dire qu'aujourd'hui, je suis guérie de mes troubles du comportement alimentaire. Alors, en fait, je ne vous ai même pas dit c'était quoi mes troubles du comportement alimentaire, mais je suis passée par l'anorexie mentale En 2011, ensuite 2012-2013, c'était la boulimie. Et ensuite, à partir de 2014, c'était l'hyperphagie boulimique jusqu'en 2024, donc pendant 10 ans. Je ne suis pas passée par l'orthorexie. Peut-être que si, un peu, par moment, quand j'étais dans l'hyperphagie boulimique, où je voulais absolument tester plein de régimes, j'étais à fond dans tout ce qui était un peu natureau, parce que j'étais en formation naturopathie. Je pense que j'ai eu peut-être des petits moments d'orthorexie, où on est vraiment dans le contrôle et tout, à chercher à avoir absolument une alimentation saine à 100%. Merci. En tout cas, aujourd'hui, je suis en paix. J'ai une alimentation qui est loin d'être parfaite, mais qui est parfaite pour moi aujourd'hui. Voilà. Et je voulais vous partager ce message d'espoir. J'aimerais beaucoup avoir vos retours, que ce soit par mail, que ce soit sur mon Instagram, mon message privé, Manger pour vivre. Vous aurez toutes les infos dans la description. Mais vraiment, venez me partager vos témoignages. Que vous soyez aujourd'hui dans les troubles du comportement alimentaire, que vous soyez guéri, que vous soyez en cours de guérison, que vous soyez en rechute, etc. Franchement, ça me ferait trop plaisir de vous... de vous lire, de pouvoir échanger avec vous, de pouvoir savoir aussi ce qui vous a aidé, ce qui vous a pas aidé, etc. Parce que je sais que les troubles du comportement alimentaire, c'est un sujet qui me tient à cœur. Alors en tant que naturopathe, je me sens pas, je me sens plus capable aujourd'hui d'accompagner ce genre de troubles parce que pour moi, il faut vraiment une équipe pluridisciplinaire toute seule, c'est pas possible. Ce sera un plaisir de vous lire, un plaisir de partager avec vous et sur ce, je vous souhaite une très très belle journée ou soirée et je vous dis à très vite pour un nouvel épisode. Sachez que les prochains épisodes, ce sera des épisodes aussi assez... perso, en fait, pour le moment, j'ai envie de partager des choses de mon expérience, des choses que je me rends compte aujourd'hui, des déclics, des choses que je vis, que vous vivez peut-être aussi. J'ai vraiment envie que mon podcast, pour l'instant, en tout cas, soit un lieu d'inspiration, de partage. Je vous laisse et je vous dis à très vite. Je te remercie sincèrement pour ton écoute. Je te dis à bientôt pour de nouvelles aventures dans ton ventre.

Description

[⚠️TW : Cet épisode aborde les troubles du comportement alimentaire (hyperphagie boulimique, compulsions) ainsi que le décès de mon père.]


Dans cet épisode, je te parle d’un sujet qui a façonné une grande partie de ma vie : ma relation à l’alimentation après 13 ans de troubles du comportement alimentaire, dont 10 ans d’hyperphagie boulimique.


Je te partage où j’en suis aujourd’hui : une paix alimentaire profonde, stable… mais surtout étonnamment imparfaite.
Parce que je croyais que la guérison, c’était “bien manger”, éviter les produits transformés, être irréprochable.
Et en fait… pas du tout.


Je te raconte comment je suis passée de deux boîtes de biscuits par jour à un ou deux biscuits par plaisir, de crises incontrôlables à une alimentation vivante, flexible, joyeuse, profondément humaine.
Sans culpabilité. Sans peur de rechuter. Sans me perdre.


Je reviens aussi sur un moment clé : la perte de mon papa.
Un choc qui aurait, autrefois, déclenché des compulsions massives.
Mais cette fois, rien.
Et c’est là que j’ai compris que ma guérison était solide. Ancrée. Réelle.


Dans cet épisode, je t’emmène dans ce qui m’a véritablement aidée :
pas un protocole miracle, pas une solution magique, mais une accumulation de choix, de thérapies, de gestes, d’émotions enfin accueillies.
La guérison s’est construite brique après brique, souvent lentement, parfois douloureusement… mais toujours vers plus de liberté.


Je te parle aussi de ce que j’appelle aujourd’hui mon alimentation “parfaitement imparfaite” :
une alimentation qui laisse de la place aux chips, à la pâte à tartiner, aux biscuits —
mais aussi à la convivialité, à l’équilibre, au plaisir et au partage.


Une alimentation qui me permet d’être vivante, connectée, stable.
Une alimentation avec laquelle j’ai perdu 12 kilos en 14 mois, sans violence, sans restriction, sans réparation émotionnelle par la nourriture.

Cet épisode, c’est un morceau d’intimité.
Une preuve qu’on peut guérir, vraiment.
Et que la paix alimentaire n’est pas une performance…
mais un espace où l’on respire enfin. ✨✨


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🍀 Tu veux savoir quels compléments choisir pour préserver ta santé et ton ventre ?

Que tu sois omnivore, végétarien ou végétalien, tu trouveras les compléments indispensables à ta santé juste ici :

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💩 Tu peux télécharger ton plan d’action en 5 étapes pour soulager la constipation chronique :

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E-mail : contact@mangerpourvivre.fr

Si tu aimes ce podcast, n’hésite pas à me laisser des étoiles et un commentaire sur ta plateforme d’écoute préférée. Cela m’aide beaucoup et cela permet à d’autres personnes de découvrir ce podcast. Un grand merci à toi 🙏✨


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Musique : Dont Stop Me (Abstract Future Bass) d'Alexiaction (source : pixabay)


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bienvenue dans le podcast Dans ton ventre. Si tu as des ballonnements, des troubles du transit, des douleurs au ventre ou d'autres maux digestifs qui t'empêchent de croquer la vie à pleines dents, tu es au bon endroit. Je suis Clémence, naturopathe et passionnée par ce qui se passe dans notre ventre, notre fameux deuxième cerveau doté de super pouvoirs. Tu les découvriras dans ce podcast. Chaque semaine, je te livrerai mes meilleurs conseils et astuces pour prendre soin de ton ventre. Je te partagerai aussi des retours d'expérience pour t'inspirer et je m'attaquerai à certaines idées reçues en vogue sur les réseaux. Le but, que tu fasses la paix avec ton ventre. Alors, prête pour ce voyage dans ton ventre ? Je te laisse avec l'épisode du jour. Hello tout le monde, j'espère que vous allez bien. Je suis contente de pouvoir parler parce que j'avais une angine en début de semaine, là c'était un peu compliqué. Bon, il faut savoir que c'est la deuxième fois que j'enregistre cet épisode parce que je l'avais enregistré sur mon autre téléphone qui est tombé en panne. Donc c'est pas grave, c'est la vie, c'est comme ça. Donc aujourd'hui, je voulais vous parler de mon rapport à l'alimentation et le fait qu'aujourd'hui, je me considère guérie de mes troubles du comportement alimentaire que j'avais depuis 2011, donc qui ont duré de 2011, on va dire, à 2024. Donc 13 ans quand même. Et franchement, bien sûr que j'ai toujours voulu guérir, j'ai toujours voulu m'en sortir de ces troubles du comportement alimentaire, mais... Mais à un moment donné, je ne pensais plus, je ne pensais pas que je pouvais être vraiment guérie. Et je ne voyais pas, enfin aujourd'hui je suis guérie, mais j'ai un rapport à l'alimentation qui n'est pas celui que j'espérais avant. Mais qu'aujourd'hui, il me va très bien, j'ai un rapport apaisé avec la nourriture. Et c'est de ça dont je voulais vous parler aujourd'hui. Parce que la guérison, on va, enfin en tout cas pour mon cas, je la fantasmais. C'est-à-dire que... quand j'étais, quand j'avais mes compulsions tous les jours, où je pouvais pas, donc j'avais du craving, enfin bref, donc cette envie irrépressible, quand j'avais des pensées optionnelles dans ma tête, où j'avais une petite voix qui me disait, bah là il faut que t'ailles manger, alors que j'étais en train de parler à quelqu'un, de travailler, de regarder une vidéo ou un film, ça je l'ai plus aujourd'hui. Mais quand je m'imaginais guérie à l'époque, quand j'étais encore très très malade, je m'imaginais avoir une alimentation parfaite, 100% parfaite Avec que des fruits, que des légumes, que des féculents, zéro produit industriel, zéro biscuits, gâteaux, produits hyper industrialisés, qui pour moi étaient un poison, étaient quelque chose qu'il fallait que j'évite absolument. Et c'était les produits sur lesquels j'avais des compulsions tous les jours, pour le coup. Et je croyais vraiment que, une fois guérie, je serais de nouveau très mince, comme j'étais avant, et trop mal du comportement alimentaire, que j'aurais une alimentation parfaite, que je pourrais manger de temps en temps des biscuits, mais pas... pas tous les jours, peut-être une fois dans la semaine ou moins, etc. Ça, c'était ma vision des choses. Chemin faisant, au fur et à mesure que j'ai commencé à guérir, donc ça a pris quand même plusieurs années à ma guérison, ça a commencé à aller mieux quand même depuis mon burn-out 2019-2020, puis au fur et à mesure, ça allait de mieux en mieux, et clairement, là, depuis quelques mois, je peux dire que j'ai plus de compulsions alimentaires. Franchement, de vous dire ça, je trouve que c'est juste incroyable parce que je reviens tellement de loin. Mais vraiment, avant, il y a un moment, pendant plusieurs années, j'avais tous les jours des compulsions alimentaires, c'était juste horrible à vivre, de me sentir impuissante, de sentir que je n'avais pas de volonté, que je consistais à vue d'œil, que je n'étais vraiment pas bien. De vous dire aujourd'hui que je me sens apaisée avec la nourriture, mais je trouve que c'est juste incroyable, et c'est aussi un message d'espoir que j'ai pour vous, c'est que beaucoup de choses sont temporaires dans la vie. je ne peux pas dire que tout est temporaire, ça dépend de vos problèmes de santé, mais en tout cas, vous avez des ressources. des capacités en vous. Et je voulais vous dire aussi que moi, souvent, quand j'étais malade, je croyais qu'il y aurait une chose qui me guérirait, c'est-à-dire qu'il fallait que je trouve le complément alimentaire miracle, le médicament miracle, la thérapie miracle. Je ne sais pas, il fallait que je trouve la chose miraculeuse qui me guérirait. Et au final, quand je regarde mon passé, je me rends compte que ce qui m'a guéri, c'est la vie, c'est-à-dire tout ce que j'ai mis en place pendant toutes ces années, toutes les thérapies que j'ai faites, toutes les rencontres que j'ai faites. Mes choix de vie aussi, qui pour moi, sans mes choix de vie, notamment arrêter médecine, je pense que je serais encore en dépression, troubles alimentaires, tout ça. Le fait d'avoir choisi la voie de mon cœur, le fait d'avoir fait des choix parfois douloureux, le fait... Enfin bref, il y a eu plein de choses. J'ai aussi beaucoup écrit sur mes troubles alimentaires. J'aimerais un jour sortir ce livre-là. Peut-être qu'en 2026, ce sera un de mes projets. J'ai vraiment envie de sortir mon bébé, pour le coup. pour vous aider, tout simplement, si aujourd'hui, toi, tu souffres d'un trouble du comportement alimentaire, c'est vraiment possible de s'en sortir, mais il faut du temps. Alors, je ne dis pas, moi, je n'ai pas eu... Une expérience universelle, c'est mon expérience, mais c'est ce que je voulais vous partager aujourd'hui. Et surtout, ce que je voulais vous partager, c'est mon rapport à l'alimentation aujourd'hui. Aujourd'hui, j'ai un rapport apaisé, mais qui est loin d'être parfait. En fait, je mange bien sûr, je mange des fruits, des légumes, je me régale à manger ça, je mange par exemple à midi avec mon copain, on a fait des faritas de poulet, donc j'ai fait la petite sauce. blanches avec le poulet, j'ai fait la salade de choux, de carottes à côté, on s'est régalé. Là je viens de prendre, donc j'ai fait ma séance de sport, je viens de prendre un goûter, j'ai pris des skirs, enfin deux skirs, quand je dis des skirs c'est deux skirs nature donc 200 g de skirs, des pruneaux et des des biscuits que j'ai fait avant-hier donc des cookies frites, la nouvelle mode, que j'ai mis, que j'ai pris avec de la pâte à tartiner, noisettes chocolat blanc qu'on a achetées qui viennent du sud-ouest. Ce soir, ça va être... Comme là, il est quand même bientôt 19h, j'ai pris un goûter assez tard. Ce sera du tofu, des légumes, peut-être une compote en dessert ou un yaourt. Pourquoi est-ce que je vous partage ce que je mange ? Ah oui, il y a du pain aussi ce soir, parce que je prends un féculent aussi. Pourquoi est-ce que je vous partage ce que je mange ? C'est pour que vous voyez qu'en fait, là, je vous ai dit que j'ai mangé des biscuits et de la pâte à tartiner. Donc j'ai mangé un produit transformé. Bon, après, les biscuits, c'est moi qui les ai faits, donc ça va, entre guillemets. Mais j'aurais pu manger, ça m'arrive souvent de manger au goûter des biscuits achetés. Mais est-ce que c'est mal ? Aujourd'hui, je suis en bonne santé. Bon, après ça pourrait être encore mieux parce que là je suis en train de perdre du poids progressivement. Ça fait un an et quelques, en un an et quelques, j'ai perdu 12 kilos. Donc ma part de poids s'est faite très progressivement, mais ça me va très bien. Mais je me fais plaisir. Mais le plaisir que j'ai dans mon alimentation, il vient de plein de choses. Si vous voulez, avant j'avais vraiment cette dissonance cognitive, cette scission dans mon esprit où je me disais, il ne faut pas que je mange des produits industrialisés. Je n'ai pas le droit, ce n'est pas bien. En tant que naturopathe, ce n'est pas bien de manger des biscuits, des gâteaux. Et qu'est-ce que je faisais ? Je m'enfilais deux boîtes par jour de gâteaux. Et à côté de ça, je prenais quand même du plaisir dans une alimentation plutôt saine, mais je mangeais tellement de produits industrialisés que mes papilles étaient un peu modifiées, et que j'avais du mal à prendre du plaisir dans une alimentation... entre guillemets saines, une alimentation où je vous dis est-ce que je mange une salade de crudités à côté du tofu, du pain, enfin bon. Mais aujourd'hui, je prends du plaisir à manger quelques produits industriels. Alors je n'ai pas mangé beaucoup dans la semaine. Avant, je mangeais deux paquets par jour. Maintenant, j'en mange, je peux manger un biscuit par jour, un ou deux biscuits par jour. En plus, je suis avec mon copain qui est très gourmand, donc il y a souvent des chips à la maison, il y a souvent des gâteaux, mais je ne vais plus dévaliser les placards. Et ça, Juste de vous le dire, je suis émue parce qu'il y a encore quelques mois, c'était impossible pour moi de ne pas dévaliser ce qu'il y avait dans les placards de très gras, de très sucré. Et aujourd'hui, je suis désolée, je suis en train de pleurer, mais mon cerveau ne pense plus à manger à longueur de journée. Alors, j'aime toujours beaucoup manger. Là, on est parti une semaine avec mon copain en vacances. On a mangé au resto quasiment tous les jours, on s'est fait plaisir. Mais une fois que j'ai fini de manger, mon cerveau passe à autre chose. Mais ça, ça me fait tellement du bien. J'ai vraiment vécu des années avec dans ma tête que des pensées. Il faut que tu manges, il faut que tu manges, il faut que tu manges. Et même quand je n'avais pas faim, je me pétais le bide à manger, comme je vous ai dit, plein de produits industriels. Et aujourd'hui, je peux manger ce que je veux. Je ne vais pas me créer d'obsession. Avant, imaginons que j'étais bien pendant quelques jours. Si je mangeais un biscuit industriel, là c'était reparti pour des compulsions encore et encore. Et aujourd'hui, je n'ai plus ça. Mais à côté de ça, je vais manger aussi des produits industriels de temps en temps. Je ne fais pas du tout une... Comment dire ? Même si il y a des gens qui vont vous dire « Oui, mais pour ne pas... » C'est un peu comme des anciens alcooliques. « Oui, pour ne pas retomber dans les troubles alimentaires, il ne faut plus manger... » L'objet de l'addiction, il ne faut plus manger de biscuits, de gâteaux. En fait, si, c'est possible. En tout cas, là, je vous partage vraiment mon expérience. Je ne veux pas dire que tout le monde est comme ça aujourd'hui. Je peux manger des repas très très sains. Je ne veux pas être en manque de sucre, mais aussi je peux me faire plaisir. Après, je sens quand même que je suis assez vite écœurée du sucre, donc je ne vais pas pouvoir manger un paquet de gâteaux comme avant. De toute façon, je n'en ai même plus envie et je n'y pense même plus. Je trouve ça juste incroyable parce que là, on va dire qu'il y a un an encore, quand je rentrais du boulot, par exemple, où je me posais au magasin bio, je mangeais beaucoup. En rentrant, j'avais quand même des compulsions. Mais tout ça pour vous dire que, ouais, je trouve ça incroyable qu'aujourd'hui, je suis guérie. Enfin, je n'ai plus de compétition alimentaire. Je n'ai plus d'obsession alimentaire. Je vis ma vie tranquillement, normalement. Mais pendant plus de dix ans, j'ai vécu, en ayant une seule obsession en tête, c'est l'alimentation. Et c'est comme j'ai guéri ma dépression aussi. On a tellement des ressources. Nous, les choses peuvent tellement changer, évoluer. Comme je vous ai dit, les choses ne sont pas faites en un déclic. En un jour, tout s'est fait sur plusieurs semaines, comme ma guérison de la dépression, mon burn-out, de ces troubles alimentaires. J'ai fait beaucoup de thérapies, plus ou moins concluantes, plus ou moins intéressantes. J'ai aussi pris du baclophène pendant deux ans. Et je pensais vraiment que ça aurait été le baclophène qui m'aurait guéri, alors que non, finalement j'ai arrêté et c'est quelques années plus tard que j'ai vraiment guéri. Mais bref, tout ça pour vous dire que la guérison est multiple. mais aussi ce qu'il faut prendre en compte, c'est votre vie en elle-même. C'est-à-dire que si vous faites toutes les thérapies du monde, mais qu'à côté de ça, vous vous sentez mal dans votre peau, enfin, je veux dire, vous vous sentez mal dans votre vie, que vous n'êtes pas bien entouré, que vous n'êtes pas dans le travail que vous voulez, dans le lieu que vous voulez, etc., ça, ça jouera aussi sur vos troubles alimentaires. Enfin, il y a plein de choses qui jouent sur vos troubles alimentaires, mais je trouve que souvent, on oublie le côté environnement, le côté vie globale, mais au-delà, je ne parle même pas du... de la gestion du sommeil, du stress, etc. Je parle vraiment de votre vie dans sa globalité. Est-ce que vous êtes bien entouré ? Est-ce que vous faites un travail dans lequel vous êtes épanoui ? Ou en tout cas, si vous ne faites pas un travail qui vous épanouit, est-ce qu'à côté de ça, vous avez des moments où vous êtes épanoui ? Avec vos amis, avec des activités, etc. Votre vie, elle vaut vraiment... Elle vaut tout l'or du monde. Donc, moi, une des choses que j'ai apprises pendant ces 13 années de troubles du comportement alimentaire, c'est que je suis ma meilleure aide. Je ne sais pas comment le dire, mais en fait, c'est vraiment mes choix. C'est vraiment ce que j'ai mis en place pendant toutes ces années qui m'ont vraiment aidé. Alors bien sûr, les autres nous aident. Je ne dis pas qu'il faut le faire toute seule. Mais voilà, mon choix de me faire aider par une psychothérapeute, mon choix de tester tel médicament, enfin tel complément, je veux dire, mon choix de changer de vie, mon choix d'arrêter le métier que je faisais au magasin bio, le choix de me mettre à 100% à mon compte, etc. Tout ça, ça a joué dans ma guérison. Est-ce qu'il y aura des rechutes ? Peut-être. Mais vous savez, cette année, j'ai perdu mon papa, fin avril. Et en fait, j'aurais eu toutes les raisons du monde de craquer à ce moment-là, de replonger dans les troubles du comportement alimentaire, parce que jusqu'à maintenant, c'était vraiment mon doudou, c'était vraiment mon... Mon sas de décompression, d'abord des compulsions alimentaires, c'était ce qui me permettait de fuir les problèmes, la vie, tout ça. Et en fait, je n'ai pas eu une compulsion alimentaire pendant tout ce moment de tout ce qui était autour de l'enterrement, la veillée funéraire, enfin je ne sais plus comment on dit, mais bref, vous aurez compris ce que je veux dire. Mais tout ce moment-là, tout le deuil, je n'ai pas craqué. Donc je pense que ma guérison, elle est définitive. Alors peut-être pas, peut-être que je m'avance beaucoup de dire ça. Dans tous les cas, elle est solide. Après, on verra, peut-être qu'il y aura des choses qui redéclencheront les troubles du comportement alimentaire, mais je sais que j'ai plein de ressources, et ce qui m'aide aujourd'hui, c'est d'exprimer mes émotions. Bon, là, je lâche un peu des pleurs, enfin, je suis assez émotive. Bon, après, je vous parle quand même de sujets très profonds, mais maintenant, je ne suis plus mes émotions. Et je pense que c'est ça qui m'a aidée le plus dans la guérison. Il y a plusieurs choses que je vous ai dites jusqu'à maintenant, mais ça, c'est pour moi la clé de voûte, parce qu'avant, j'étais vraiment comme un robot dans ma vie. Quand j'étais jeune, entre 20 et 30 ans, enfin plutôt entre 20 et 25 ans, j'avançais dans ma vie, coûte que coûte, il fallait y aller, il fallait souffrir, c'était normal, tout ça. Les émotions, on les mettait de côté, on continuait, et je noyais mes émotions dans l'alimentation. Quand j'ai commencé à ressentir mes émotions, quand j'ai commencé à... accepter mes émotions, à les exprimer, à oser pleurer devant quelqu'un, à oser dire quand ça n'allait pas. Et notamment, ça, je peux vraiment le faire dans ma relation amoureuse, ça fait vraiment du bien, parce que c'est là où ça bloquait le plus. Tout ça m'aide, en fait, à ne plus rechercher ce doudou de l'alimentation, à ne plus chercher ce sas de décompression. Le fait aussi de me sentir plus responsable, plus capable d'affronter mes problèmes. Tout ça, ça m'aide à voir l'alimentation. pour ce qu'elle est maintenant pour moi, c'est-à-dire un moyen d'être en forme, de bien me nourrir, un moyen de plaisir, de convivialité, parce qu'on adore recevoir avec mon copain, on adore partager des moments, on adore cuisiner ensemble, et pour moi c'est juste incroyable tout ça. Donc aujourd'hui c'était vraiment un partage du cœur, je l'ai vraiment fait comme ça, enfin je ne l'avais pas forcément préparé. Je sais que ça fait longtemps que je voulais vous parler de ça, parce que je trouve que quand on est dans la maladie, on a vraiment... On se met tellement la pression, on est tellement exigeant avec nous-mêmes pour se dire non mais il faut vraiment de lundi, j'arrête tout, j'arrête de manger. Alors je fais un régime sans sucre, zéro sucre, j'arrête tous les sucres, j'arrête tous les biscuits, tout ça, maintenant je vais me tenir à un régime, je vais pouvoir guérir et tout. Non, c'est dans la douceur que vous pourrez guérir, c'est en vous prenant par la main. en étant doux avec vous-même, en laissant le temps faire. Mais après, c'est pas pour autant que ça va prendre forcément des années la guérison, mais ça prendra le temps qu'il faut. Je pense qu'aussi, il faut à la fois apprendre à être plus doux avec soi-même, moins exigeant, moins dans le contrôle. Et je pense que je vous en reparlerai, ça, si ça vous intéresse. Mais voilà, c'était en tout cas mon partage du jour, pour vous dire qu'aujourd'hui, je suis guérie de mes troubles du comportement alimentaire. Alors, en fait, je ne vous ai même pas dit c'était quoi mes troubles du comportement alimentaire, mais je suis passée par l'anorexie mentale En 2011, ensuite 2012-2013, c'était la boulimie. Et ensuite, à partir de 2014, c'était l'hyperphagie boulimique jusqu'en 2024, donc pendant 10 ans. Je ne suis pas passée par l'orthorexie. Peut-être que si, un peu, par moment, quand j'étais dans l'hyperphagie boulimique, où je voulais absolument tester plein de régimes, j'étais à fond dans tout ce qui était un peu natureau, parce que j'étais en formation naturopathie. Je pense que j'ai eu peut-être des petits moments d'orthorexie, où on est vraiment dans le contrôle et tout, à chercher à avoir absolument une alimentation saine à 100%. Merci. En tout cas, aujourd'hui, je suis en paix. J'ai une alimentation qui est loin d'être parfaite, mais qui est parfaite pour moi aujourd'hui. Voilà. Et je voulais vous partager ce message d'espoir. J'aimerais beaucoup avoir vos retours, que ce soit par mail, que ce soit sur mon Instagram, mon message privé, Manger pour vivre. Vous aurez toutes les infos dans la description. Mais vraiment, venez me partager vos témoignages. Que vous soyez aujourd'hui dans les troubles du comportement alimentaire, que vous soyez guéri, que vous soyez en cours de guérison, que vous soyez en rechute, etc. Franchement, ça me ferait trop plaisir de vous... de vous lire, de pouvoir échanger avec vous, de pouvoir savoir aussi ce qui vous a aidé, ce qui vous a pas aidé, etc. Parce que je sais que les troubles du comportement alimentaire, c'est un sujet qui me tient à cœur. Alors en tant que naturopathe, je me sens pas, je me sens plus capable aujourd'hui d'accompagner ce genre de troubles parce que pour moi, il faut vraiment une équipe pluridisciplinaire toute seule, c'est pas possible. Ce sera un plaisir de vous lire, un plaisir de partager avec vous et sur ce, je vous souhaite une très très belle journée ou soirée et je vous dis à très vite pour un nouvel épisode. Sachez que les prochains épisodes, ce sera des épisodes aussi assez... perso, en fait, pour le moment, j'ai envie de partager des choses de mon expérience, des choses que je me rends compte aujourd'hui, des déclics, des choses que je vis, que vous vivez peut-être aussi. J'ai vraiment envie que mon podcast, pour l'instant, en tout cas, soit un lieu d'inspiration, de partage. Je vous laisse et je vous dis à très vite. Je te remercie sincèrement pour ton écoute. Je te dis à bientôt pour de nouvelles aventures dans ton ventre.

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Description

[⚠️TW : Cet épisode aborde les troubles du comportement alimentaire (hyperphagie boulimique, compulsions) ainsi que le décès de mon père.]


Dans cet épisode, je te parle d’un sujet qui a façonné une grande partie de ma vie : ma relation à l’alimentation après 13 ans de troubles du comportement alimentaire, dont 10 ans d’hyperphagie boulimique.


Je te partage où j’en suis aujourd’hui : une paix alimentaire profonde, stable… mais surtout étonnamment imparfaite.
Parce que je croyais que la guérison, c’était “bien manger”, éviter les produits transformés, être irréprochable.
Et en fait… pas du tout.


Je te raconte comment je suis passée de deux boîtes de biscuits par jour à un ou deux biscuits par plaisir, de crises incontrôlables à une alimentation vivante, flexible, joyeuse, profondément humaine.
Sans culpabilité. Sans peur de rechuter. Sans me perdre.


Je reviens aussi sur un moment clé : la perte de mon papa.
Un choc qui aurait, autrefois, déclenché des compulsions massives.
Mais cette fois, rien.
Et c’est là que j’ai compris que ma guérison était solide. Ancrée. Réelle.


Dans cet épisode, je t’emmène dans ce qui m’a véritablement aidée :
pas un protocole miracle, pas une solution magique, mais une accumulation de choix, de thérapies, de gestes, d’émotions enfin accueillies.
La guérison s’est construite brique après brique, souvent lentement, parfois douloureusement… mais toujours vers plus de liberté.


Je te parle aussi de ce que j’appelle aujourd’hui mon alimentation “parfaitement imparfaite” :
une alimentation qui laisse de la place aux chips, à la pâte à tartiner, aux biscuits —
mais aussi à la convivialité, à l’équilibre, au plaisir et au partage.


Une alimentation qui me permet d’être vivante, connectée, stable.
Une alimentation avec laquelle j’ai perdu 12 kilos en 14 mois, sans violence, sans restriction, sans réparation émotionnelle par la nourriture.

Cet épisode, c’est un morceau d’intimité.
Une preuve qu’on peut guérir, vraiment.
Et que la paix alimentaire n’est pas une performance…
mais un espace où l’on respire enfin. ✨✨


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Envie d'aller plus loin ?

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Que tu sois omnivore, végétarien ou végétalien, tu trouveras les compléments indispensables à ta santé juste ici :

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Instagram : @_mangerpourvivre

E-mail : contact@mangerpourvivre.fr

Si tu aimes ce podcast, n’hésite pas à me laisser des étoiles et un commentaire sur ta plateforme d’écoute préférée. Cela m’aide beaucoup et cela permet à d’autres personnes de découvrir ce podcast. Un grand merci à toi 🙏✨


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Musique : Dont Stop Me (Abstract Future Bass) d'Alexiaction (source : pixabay)


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bienvenue dans le podcast Dans ton ventre. Si tu as des ballonnements, des troubles du transit, des douleurs au ventre ou d'autres maux digestifs qui t'empêchent de croquer la vie à pleines dents, tu es au bon endroit. Je suis Clémence, naturopathe et passionnée par ce qui se passe dans notre ventre, notre fameux deuxième cerveau doté de super pouvoirs. Tu les découvriras dans ce podcast. Chaque semaine, je te livrerai mes meilleurs conseils et astuces pour prendre soin de ton ventre. Je te partagerai aussi des retours d'expérience pour t'inspirer et je m'attaquerai à certaines idées reçues en vogue sur les réseaux. Le but, que tu fasses la paix avec ton ventre. Alors, prête pour ce voyage dans ton ventre ? Je te laisse avec l'épisode du jour. Hello tout le monde, j'espère que vous allez bien. Je suis contente de pouvoir parler parce que j'avais une angine en début de semaine, là c'était un peu compliqué. Bon, il faut savoir que c'est la deuxième fois que j'enregistre cet épisode parce que je l'avais enregistré sur mon autre téléphone qui est tombé en panne. Donc c'est pas grave, c'est la vie, c'est comme ça. Donc aujourd'hui, je voulais vous parler de mon rapport à l'alimentation et le fait qu'aujourd'hui, je me considère guérie de mes troubles du comportement alimentaire que j'avais depuis 2011, donc qui ont duré de 2011, on va dire, à 2024. Donc 13 ans quand même. Et franchement, bien sûr que j'ai toujours voulu guérir, j'ai toujours voulu m'en sortir de ces troubles du comportement alimentaire, mais... Mais à un moment donné, je ne pensais plus, je ne pensais pas que je pouvais être vraiment guérie. Et je ne voyais pas, enfin aujourd'hui je suis guérie, mais j'ai un rapport à l'alimentation qui n'est pas celui que j'espérais avant. Mais qu'aujourd'hui, il me va très bien, j'ai un rapport apaisé avec la nourriture. Et c'est de ça dont je voulais vous parler aujourd'hui. Parce que la guérison, on va, enfin en tout cas pour mon cas, je la fantasmais. C'est-à-dire que... quand j'étais, quand j'avais mes compulsions tous les jours, où je pouvais pas, donc j'avais du craving, enfin bref, donc cette envie irrépressible, quand j'avais des pensées optionnelles dans ma tête, où j'avais une petite voix qui me disait, bah là il faut que t'ailles manger, alors que j'étais en train de parler à quelqu'un, de travailler, de regarder une vidéo ou un film, ça je l'ai plus aujourd'hui. Mais quand je m'imaginais guérie à l'époque, quand j'étais encore très très malade, je m'imaginais avoir une alimentation parfaite, 100% parfaite Avec que des fruits, que des légumes, que des féculents, zéro produit industriel, zéro biscuits, gâteaux, produits hyper industrialisés, qui pour moi étaient un poison, étaient quelque chose qu'il fallait que j'évite absolument. Et c'était les produits sur lesquels j'avais des compulsions tous les jours, pour le coup. Et je croyais vraiment que, une fois guérie, je serais de nouveau très mince, comme j'étais avant, et trop mal du comportement alimentaire, que j'aurais une alimentation parfaite, que je pourrais manger de temps en temps des biscuits, mais pas... pas tous les jours, peut-être une fois dans la semaine ou moins, etc. Ça, c'était ma vision des choses. Chemin faisant, au fur et à mesure que j'ai commencé à guérir, donc ça a pris quand même plusieurs années à ma guérison, ça a commencé à aller mieux quand même depuis mon burn-out 2019-2020, puis au fur et à mesure, ça allait de mieux en mieux, et clairement, là, depuis quelques mois, je peux dire que j'ai plus de compulsions alimentaires. Franchement, de vous dire ça, je trouve que c'est juste incroyable parce que je reviens tellement de loin. Mais vraiment, avant, il y a un moment, pendant plusieurs années, j'avais tous les jours des compulsions alimentaires, c'était juste horrible à vivre, de me sentir impuissante, de sentir que je n'avais pas de volonté, que je consistais à vue d'œil, que je n'étais vraiment pas bien. De vous dire aujourd'hui que je me sens apaisée avec la nourriture, mais je trouve que c'est juste incroyable, et c'est aussi un message d'espoir que j'ai pour vous, c'est que beaucoup de choses sont temporaires dans la vie. je ne peux pas dire que tout est temporaire, ça dépend de vos problèmes de santé, mais en tout cas, vous avez des ressources. des capacités en vous. Et je voulais vous dire aussi que moi, souvent, quand j'étais malade, je croyais qu'il y aurait une chose qui me guérirait, c'est-à-dire qu'il fallait que je trouve le complément alimentaire miracle, le médicament miracle, la thérapie miracle. Je ne sais pas, il fallait que je trouve la chose miraculeuse qui me guérirait. Et au final, quand je regarde mon passé, je me rends compte que ce qui m'a guéri, c'est la vie, c'est-à-dire tout ce que j'ai mis en place pendant toutes ces années, toutes les thérapies que j'ai faites, toutes les rencontres que j'ai faites. Mes choix de vie aussi, qui pour moi, sans mes choix de vie, notamment arrêter médecine, je pense que je serais encore en dépression, troubles alimentaires, tout ça. Le fait d'avoir choisi la voie de mon cœur, le fait d'avoir fait des choix parfois douloureux, le fait... Enfin bref, il y a eu plein de choses. J'ai aussi beaucoup écrit sur mes troubles alimentaires. J'aimerais un jour sortir ce livre-là. Peut-être qu'en 2026, ce sera un de mes projets. J'ai vraiment envie de sortir mon bébé, pour le coup. pour vous aider, tout simplement, si aujourd'hui, toi, tu souffres d'un trouble du comportement alimentaire, c'est vraiment possible de s'en sortir, mais il faut du temps. Alors, je ne dis pas, moi, je n'ai pas eu... Une expérience universelle, c'est mon expérience, mais c'est ce que je voulais vous partager aujourd'hui. Et surtout, ce que je voulais vous partager, c'est mon rapport à l'alimentation aujourd'hui. Aujourd'hui, j'ai un rapport apaisé, mais qui est loin d'être parfait. En fait, je mange bien sûr, je mange des fruits, des légumes, je me régale à manger ça, je mange par exemple à midi avec mon copain, on a fait des faritas de poulet, donc j'ai fait la petite sauce. blanches avec le poulet, j'ai fait la salade de choux, de carottes à côté, on s'est régalé. Là je viens de prendre, donc j'ai fait ma séance de sport, je viens de prendre un goûter, j'ai pris des skirs, enfin deux skirs, quand je dis des skirs c'est deux skirs nature donc 200 g de skirs, des pruneaux et des des biscuits que j'ai fait avant-hier donc des cookies frites, la nouvelle mode, que j'ai mis, que j'ai pris avec de la pâte à tartiner, noisettes chocolat blanc qu'on a achetées qui viennent du sud-ouest. Ce soir, ça va être... Comme là, il est quand même bientôt 19h, j'ai pris un goûter assez tard. Ce sera du tofu, des légumes, peut-être une compote en dessert ou un yaourt. Pourquoi est-ce que je vous partage ce que je mange ? Ah oui, il y a du pain aussi ce soir, parce que je prends un féculent aussi. Pourquoi est-ce que je vous partage ce que je mange ? C'est pour que vous voyez qu'en fait, là, je vous ai dit que j'ai mangé des biscuits et de la pâte à tartiner. Donc j'ai mangé un produit transformé. Bon, après, les biscuits, c'est moi qui les ai faits, donc ça va, entre guillemets. Mais j'aurais pu manger, ça m'arrive souvent de manger au goûter des biscuits achetés. Mais est-ce que c'est mal ? Aujourd'hui, je suis en bonne santé. Bon, après ça pourrait être encore mieux parce que là je suis en train de perdre du poids progressivement. Ça fait un an et quelques, en un an et quelques, j'ai perdu 12 kilos. Donc ma part de poids s'est faite très progressivement, mais ça me va très bien. Mais je me fais plaisir. Mais le plaisir que j'ai dans mon alimentation, il vient de plein de choses. Si vous voulez, avant j'avais vraiment cette dissonance cognitive, cette scission dans mon esprit où je me disais, il ne faut pas que je mange des produits industrialisés. Je n'ai pas le droit, ce n'est pas bien. En tant que naturopathe, ce n'est pas bien de manger des biscuits, des gâteaux. Et qu'est-ce que je faisais ? Je m'enfilais deux boîtes par jour de gâteaux. Et à côté de ça, je prenais quand même du plaisir dans une alimentation plutôt saine, mais je mangeais tellement de produits industrialisés que mes papilles étaient un peu modifiées, et que j'avais du mal à prendre du plaisir dans une alimentation... entre guillemets saines, une alimentation où je vous dis est-ce que je mange une salade de crudités à côté du tofu, du pain, enfin bon. Mais aujourd'hui, je prends du plaisir à manger quelques produits industriels. Alors je n'ai pas mangé beaucoup dans la semaine. Avant, je mangeais deux paquets par jour. Maintenant, j'en mange, je peux manger un biscuit par jour, un ou deux biscuits par jour. En plus, je suis avec mon copain qui est très gourmand, donc il y a souvent des chips à la maison, il y a souvent des gâteaux, mais je ne vais plus dévaliser les placards. Et ça, Juste de vous le dire, je suis émue parce qu'il y a encore quelques mois, c'était impossible pour moi de ne pas dévaliser ce qu'il y avait dans les placards de très gras, de très sucré. Et aujourd'hui, je suis désolée, je suis en train de pleurer, mais mon cerveau ne pense plus à manger à longueur de journée. Alors, j'aime toujours beaucoup manger. Là, on est parti une semaine avec mon copain en vacances. On a mangé au resto quasiment tous les jours, on s'est fait plaisir. Mais une fois que j'ai fini de manger, mon cerveau passe à autre chose. Mais ça, ça me fait tellement du bien. J'ai vraiment vécu des années avec dans ma tête que des pensées. Il faut que tu manges, il faut que tu manges, il faut que tu manges. Et même quand je n'avais pas faim, je me pétais le bide à manger, comme je vous ai dit, plein de produits industriels. Et aujourd'hui, je peux manger ce que je veux. Je ne vais pas me créer d'obsession. Avant, imaginons que j'étais bien pendant quelques jours. Si je mangeais un biscuit industriel, là c'était reparti pour des compulsions encore et encore. Et aujourd'hui, je n'ai plus ça. Mais à côté de ça, je vais manger aussi des produits industriels de temps en temps. Je ne fais pas du tout une... Comment dire ? Même si il y a des gens qui vont vous dire « Oui, mais pour ne pas... » C'est un peu comme des anciens alcooliques. « Oui, pour ne pas retomber dans les troubles alimentaires, il ne faut plus manger... » L'objet de l'addiction, il ne faut plus manger de biscuits, de gâteaux. En fait, si, c'est possible. En tout cas, là, je vous partage vraiment mon expérience. Je ne veux pas dire que tout le monde est comme ça aujourd'hui. Je peux manger des repas très très sains. Je ne veux pas être en manque de sucre, mais aussi je peux me faire plaisir. Après, je sens quand même que je suis assez vite écœurée du sucre, donc je ne vais pas pouvoir manger un paquet de gâteaux comme avant. De toute façon, je n'en ai même plus envie et je n'y pense même plus. Je trouve ça juste incroyable parce que là, on va dire qu'il y a un an encore, quand je rentrais du boulot, par exemple, où je me posais au magasin bio, je mangeais beaucoup. En rentrant, j'avais quand même des compulsions. Mais tout ça pour vous dire que, ouais, je trouve ça incroyable qu'aujourd'hui, je suis guérie. Enfin, je n'ai plus de compétition alimentaire. Je n'ai plus d'obsession alimentaire. Je vis ma vie tranquillement, normalement. Mais pendant plus de dix ans, j'ai vécu, en ayant une seule obsession en tête, c'est l'alimentation. Et c'est comme j'ai guéri ma dépression aussi. On a tellement des ressources. Nous, les choses peuvent tellement changer, évoluer. Comme je vous ai dit, les choses ne sont pas faites en un déclic. En un jour, tout s'est fait sur plusieurs semaines, comme ma guérison de la dépression, mon burn-out, de ces troubles alimentaires. J'ai fait beaucoup de thérapies, plus ou moins concluantes, plus ou moins intéressantes. J'ai aussi pris du baclophène pendant deux ans. Et je pensais vraiment que ça aurait été le baclophène qui m'aurait guéri, alors que non, finalement j'ai arrêté et c'est quelques années plus tard que j'ai vraiment guéri. Mais bref, tout ça pour vous dire que la guérison est multiple. mais aussi ce qu'il faut prendre en compte, c'est votre vie en elle-même. C'est-à-dire que si vous faites toutes les thérapies du monde, mais qu'à côté de ça, vous vous sentez mal dans votre peau, enfin, je veux dire, vous vous sentez mal dans votre vie, que vous n'êtes pas bien entouré, que vous n'êtes pas dans le travail que vous voulez, dans le lieu que vous voulez, etc., ça, ça jouera aussi sur vos troubles alimentaires. Enfin, il y a plein de choses qui jouent sur vos troubles alimentaires, mais je trouve que souvent, on oublie le côté environnement, le côté vie globale, mais au-delà, je ne parle même pas du... de la gestion du sommeil, du stress, etc. Je parle vraiment de votre vie dans sa globalité. Est-ce que vous êtes bien entouré ? Est-ce que vous faites un travail dans lequel vous êtes épanoui ? Ou en tout cas, si vous ne faites pas un travail qui vous épanouit, est-ce qu'à côté de ça, vous avez des moments où vous êtes épanoui ? Avec vos amis, avec des activités, etc. Votre vie, elle vaut vraiment... Elle vaut tout l'or du monde. Donc, moi, une des choses que j'ai apprises pendant ces 13 années de troubles du comportement alimentaire, c'est que je suis ma meilleure aide. Je ne sais pas comment le dire, mais en fait, c'est vraiment mes choix. C'est vraiment ce que j'ai mis en place pendant toutes ces années qui m'ont vraiment aidé. Alors bien sûr, les autres nous aident. Je ne dis pas qu'il faut le faire toute seule. Mais voilà, mon choix de me faire aider par une psychothérapeute, mon choix de tester tel médicament, enfin tel complément, je veux dire, mon choix de changer de vie, mon choix d'arrêter le métier que je faisais au magasin bio, le choix de me mettre à 100% à mon compte, etc. Tout ça, ça a joué dans ma guérison. Est-ce qu'il y aura des rechutes ? Peut-être. Mais vous savez, cette année, j'ai perdu mon papa, fin avril. Et en fait, j'aurais eu toutes les raisons du monde de craquer à ce moment-là, de replonger dans les troubles du comportement alimentaire, parce que jusqu'à maintenant, c'était vraiment mon doudou, c'était vraiment mon... Mon sas de décompression, d'abord des compulsions alimentaires, c'était ce qui me permettait de fuir les problèmes, la vie, tout ça. Et en fait, je n'ai pas eu une compulsion alimentaire pendant tout ce moment de tout ce qui était autour de l'enterrement, la veillée funéraire, enfin je ne sais plus comment on dit, mais bref, vous aurez compris ce que je veux dire. Mais tout ce moment-là, tout le deuil, je n'ai pas craqué. Donc je pense que ma guérison, elle est définitive. Alors peut-être pas, peut-être que je m'avance beaucoup de dire ça. Dans tous les cas, elle est solide. Après, on verra, peut-être qu'il y aura des choses qui redéclencheront les troubles du comportement alimentaire, mais je sais que j'ai plein de ressources, et ce qui m'aide aujourd'hui, c'est d'exprimer mes émotions. Bon, là, je lâche un peu des pleurs, enfin, je suis assez émotive. Bon, après, je vous parle quand même de sujets très profonds, mais maintenant, je ne suis plus mes émotions. Et je pense que c'est ça qui m'a aidée le plus dans la guérison. Il y a plusieurs choses que je vous ai dites jusqu'à maintenant, mais ça, c'est pour moi la clé de voûte, parce qu'avant, j'étais vraiment comme un robot dans ma vie. Quand j'étais jeune, entre 20 et 30 ans, enfin plutôt entre 20 et 25 ans, j'avançais dans ma vie, coûte que coûte, il fallait y aller, il fallait souffrir, c'était normal, tout ça. Les émotions, on les mettait de côté, on continuait, et je noyais mes émotions dans l'alimentation. Quand j'ai commencé à ressentir mes émotions, quand j'ai commencé à... accepter mes émotions, à les exprimer, à oser pleurer devant quelqu'un, à oser dire quand ça n'allait pas. Et notamment, ça, je peux vraiment le faire dans ma relation amoureuse, ça fait vraiment du bien, parce que c'est là où ça bloquait le plus. Tout ça m'aide, en fait, à ne plus rechercher ce doudou de l'alimentation, à ne plus chercher ce sas de décompression. Le fait aussi de me sentir plus responsable, plus capable d'affronter mes problèmes. Tout ça, ça m'aide à voir l'alimentation. pour ce qu'elle est maintenant pour moi, c'est-à-dire un moyen d'être en forme, de bien me nourrir, un moyen de plaisir, de convivialité, parce qu'on adore recevoir avec mon copain, on adore partager des moments, on adore cuisiner ensemble, et pour moi c'est juste incroyable tout ça. Donc aujourd'hui c'était vraiment un partage du cœur, je l'ai vraiment fait comme ça, enfin je ne l'avais pas forcément préparé. Je sais que ça fait longtemps que je voulais vous parler de ça, parce que je trouve que quand on est dans la maladie, on a vraiment... On se met tellement la pression, on est tellement exigeant avec nous-mêmes pour se dire non mais il faut vraiment de lundi, j'arrête tout, j'arrête de manger. Alors je fais un régime sans sucre, zéro sucre, j'arrête tous les sucres, j'arrête tous les biscuits, tout ça, maintenant je vais me tenir à un régime, je vais pouvoir guérir et tout. Non, c'est dans la douceur que vous pourrez guérir, c'est en vous prenant par la main. en étant doux avec vous-même, en laissant le temps faire. Mais après, c'est pas pour autant que ça va prendre forcément des années la guérison, mais ça prendra le temps qu'il faut. Je pense qu'aussi, il faut à la fois apprendre à être plus doux avec soi-même, moins exigeant, moins dans le contrôle. Et je pense que je vous en reparlerai, ça, si ça vous intéresse. Mais voilà, c'était en tout cas mon partage du jour, pour vous dire qu'aujourd'hui, je suis guérie de mes troubles du comportement alimentaire. Alors, en fait, je ne vous ai même pas dit c'était quoi mes troubles du comportement alimentaire, mais je suis passée par l'anorexie mentale En 2011, ensuite 2012-2013, c'était la boulimie. Et ensuite, à partir de 2014, c'était l'hyperphagie boulimique jusqu'en 2024, donc pendant 10 ans. Je ne suis pas passée par l'orthorexie. Peut-être que si, un peu, par moment, quand j'étais dans l'hyperphagie boulimique, où je voulais absolument tester plein de régimes, j'étais à fond dans tout ce qui était un peu natureau, parce que j'étais en formation naturopathie. Je pense que j'ai eu peut-être des petits moments d'orthorexie, où on est vraiment dans le contrôle et tout, à chercher à avoir absolument une alimentation saine à 100%. Merci. En tout cas, aujourd'hui, je suis en paix. J'ai une alimentation qui est loin d'être parfaite, mais qui est parfaite pour moi aujourd'hui. Voilà. Et je voulais vous partager ce message d'espoir. J'aimerais beaucoup avoir vos retours, que ce soit par mail, que ce soit sur mon Instagram, mon message privé, Manger pour vivre. Vous aurez toutes les infos dans la description. Mais vraiment, venez me partager vos témoignages. Que vous soyez aujourd'hui dans les troubles du comportement alimentaire, que vous soyez guéri, que vous soyez en cours de guérison, que vous soyez en rechute, etc. Franchement, ça me ferait trop plaisir de vous... de vous lire, de pouvoir échanger avec vous, de pouvoir savoir aussi ce qui vous a aidé, ce qui vous a pas aidé, etc. Parce que je sais que les troubles du comportement alimentaire, c'est un sujet qui me tient à cœur. Alors en tant que naturopathe, je me sens pas, je me sens plus capable aujourd'hui d'accompagner ce genre de troubles parce que pour moi, il faut vraiment une équipe pluridisciplinaire toute seule, c'est pas possible. Ce sera un plaisir de vous lire, un plaisir de partager avec vous et sur ce, je vous souhaite une très très belle journée ou soirée et je vous dis à très vite pour un nouvel épisode. Sachez que les prochains épisodes, ce sera des épisodes aussi assez... perso, en fait, pour le moment, j'ai envie de partager des choses de mon expérience, des choses que je me rends compte aujourd'hui, des déclics, des choses que je vis, que vous vivez peut-être aussi. J'ai vraiment envie que mon podcast, pour l'instant, en tout cas, soit un lieu d'inspiration, de partage. Je vous laisse et je vous dis à très vite. Je te remercie sincèrement pour ton écoute. Je te dis à bientôt pour de nouvelles aventures dans ton ventre.

Description

[⚠️TW : Cet épisode aborde les troubles du comportement alimentaire (hyperphagie boulimique, compulsions) ainsi que le décès de mon père.]


Dans cet épisode, je te parle d’un sujet qui a façonné une grande partie de ma vie : ma relation à l’alimentation après 13 ans de troubles du comportement alimentaire, dont 10 ans d’hyperphagie boulimique.


Je te partage où j’en suis aujourd’hui : une paix alimentaire profonde, stable… mais surtout étonnamment imparfaite.
Parce que je croyais que la guérison, c’était “bien manger”, éviter les produits transformés, être irréprochable.
Et en fait… pas du tout.


Je te raconte comment je suis passée de deux boîtes de biscuits par jour à un ou deux biscuits par plaisir, de crises incontrôlables à une alimentation vivante, flexible, joyeuse, profondément humaine.
Sans culpabilité. Sans peur de rechuter. Sans me perdre.


Je reviens aussi sur un moment clé : la perte de mon papa.
Un choc qui aurait, autrefois, déclenché des compulsions massives.
Mais cette fois, rien.
Et c’est là que j’ai compris que ma guérison était solide. Ancrée. Réelle.


Dans cet épisode, je t’emmène dans ce qui m’a véritablement aidée :
pas un protocole miracle, pas une solution magique, mais une accumulation de choix, de thérapies, de gestes, d’émotions enfin accueillies.
La guérison s’est construite brique après brique, souvent lentement, parfois douloureusement… mais toujours vers plus de liberté.


Je te parle aussi de ce que j’appelle aujourd’hui mon alimentation “parfaitement imparfaite” :
une alimentation qui laisse de la place aux chips, à la pâte à tartiner, aux biscuits —
mais aussi à la convivialité, à l’équilibre, au plaisir et au partage.


Une alimentation qui me permet d’être vivante, connectée, stable.
Une alimentation avec laquelle j’ai perdu 12 kilos en 14 mois, sans violence, sans restriction, sans réparation émotionnelle par la nourriture.

Cet épisode, c’est un morceau d’intimité.
Une preuve qu’on peut guérir, vraiment.
Et que la paix alimentaire n’est pas une performance…
mais un espace où l’on respire enfin. ✨✨


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Musique : Dont Stop Me (Abstract Future Bass) d'Alexiaction (source : pixabay)


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bienvenue dans le podcast Dans ton ventre. Si tu as des ballonnements, des troubles du transit, des douleurs au ventre ou d'autres maux digestifs qui t'empêchent de croquer la vie à pleines dents, tu es au bon endroit. Je suis Clémence, naturopathe et passionnée par ce qui se passe dans notre ventre, notre fameux deuxième cerveau doté de super pouvoirs. Tu les découvriras dans ce podcast. Chaque semaine, je te livrerai mes meilleurs conseils et astuces pour prendre soin de ton ventre. Je te partagerai aussi des retours d'expérience pour t'inspirer et je m'attaquerai à certaines idées reçues en vogue sur les réseaux. Le but, que tu fasses la paix avec ton ventre. Alors, prête pour ce voyage dans ton ventre ? Je te laisse avec l'épisode du jour. Hello tout le monde, j'espère que vous allez bien. Je suis contente de pouvoir parler parce que j'avais une angine en début de semaine, là c'était un peu compliqué. Bon, il faut savoir que c'est la deuxième fois que j'enregistre cet épisode parce que je l'avais enregistré sur mon autre téléphone qui est tombé en panne. Donc c'est pas grave, c'est la vie, c'est comme ça. Donc aujourd'hui, je voulais vous parler de mon rapport à l'alimentation et le fait qu'aujourd'hui, je me considère guérie de mes troubles du comportement alimentaire que j'avais depuis 2011, donc qui ont duré de 2011, on va dire, à 2024. Donc 13 ans quand même. Et franchement, bien sûr que j'ai toujours voulu guérir, j'ai toujours voulu m'en sortir de ces troubles du comportement alimentaire, mais... Mais à un moment donné, je ne pensais plus, je ne pensais pas que je pouvais être vraiment guérie. Et je ne voyais pas, enfin aujourd'hui je suis guérie, mais j'ai un rapport à l'alimentation qui n'est pas celui que j'espérais avant. Mais qu'aujourd'hui, il me va très bien, j'ai un rapport apaisé avec la nourriture. Et c'est de ça dont je voulais vous parler aujourd'hui. Parce que la guérison, on va, enfin en tout cas pour mon cas, je la fantasmais. C'est-à-dire que... quand j'étais, quand j'avais mes compulsions tous les jours, où je pouvais pas, donc j'avais du craving, enfin bref, donc cette envie irrépressible, quand j'avais des pensées optionnelles dans ma tête, où j'avais une petite voix qui me disait, bah là il faut que t'ailles manger, alors que j'étais en train de parler à quelqu'un, de travailler, de regarder une vidéo ou un film, ça je l'ai plus aujourd'hui. Mais quand je m'imaginais guérie à l'époque, quand j'étais encore très très malade, je m'imaginais avoir une alimentation parfaite, 100% parfaite Avec que des fruits, que des légumes, que des féculents, zéro produit industriel, zéro biscuits, gâteaux, produits hyper industrialisés, qui pour moi étaient un poison, étaient quelque chose qu'il fallait que j'évite absolument. Et c'était les produits sur lesquels j'avais des compulsions tous les jours, pour le coup. Et je croyais vraiment que, une fois guérie, je serais de nouveau très mince, comme j'étais avant, et trop mal du comportement alimentaire, que j'aurais une alimentation parfaite, que je pourrais manger de temps en temps des biscuits, mais pas... pas tous les jours, peut-être une fois dans la semaine ou moins, etc. Ça, c'était ma vision des choses. Chemin faisant, au fur et à mesure que j'ai commencé à guérir, donc ça a pris quand même plusieurs années à ma guérison, ça a commencé à aller mieux quand même depuis mon burn-out 2019-2020, puis au fur et à mesure, ça allait de mieux en mieux, et clairement, là, depuis quelques mois, je peux dire que j'ai plus de compulsions alimentaires. Franchement, de vous dire ça, je trouve que c'est juste incroyable parce que je reviens tellement de loin. Mais vraiment, avant, il y a un moment, pendant plusieurs années, j'avais tous les jours des compulsions alimentaires, c'était juste horrible à vivre, de me sentir impuissante, de sentir que je n'avais pas de volonté, que je consistais à vue d'œil, que je n'étais vraiment pas bien. De vous dire aujourd'hui que je me sens apaisée avec la nourriture, mais je trouve que c'est juste incroyable, et c'est aussi un message d'espoir que j'ai pour vous, c'est que beaucoup de choses sont temporaires dans la vie. je ne peux pas dire que tout est temporaire, ça dépend de vos problèmes de santé, mais en tout cas, vous avez des ressources. des capacités en vous. Et je voulais vous dire aussi que moi, souvent, quand j'étais malade, je croyais qu'il y aurait une chose qui me guérirait, c'est-à-dire qu'il fallait que je trouve le complément alimentaire miracle, le médicament miracle, la thérapie miracle. Je ne sais pas, il fallait que je trouve la chose miraculeuse qui me guérirait. Et au final, quand je regarde mon passé, je me rends compte que ce qui m'a guéri, c'est la vie, c'est-à-dire tout ce que j'ai mis en place pendant toutes ces années, toutes les thérapies que j'ai faites, toutes les rencontres que j'ai faites. Mes choix de vie aussi, qui pour moi, sans mes choix de vie, notamment arrêter médecine, je pense que je serais encore en dépression, troubles alimentaires, tout ça. Le fait d'avoir choisi la voie de mon cœur, le fait d'avoir fait des choix parfois douloureux, le fait... Enfin bref, il y a eu plein de choses. J'ai aussi beaucoup écrit sur mes troubles alimentaires. J'aimerais un jour sortir ce livre-là. Peut-être qu'en 2026, ce sera un de mes projets. J'ai vraiment envie de sortir mon bébé, pour le coup. pour vous aider, tout simplement, si aujourd'hui, toi, tu souffres d'un trouble du comportement alimentaire, c'est vraiment possible de s'en sortir, mais il faut du temps. Alors, je ne dis pas, moi, je n'ai pas eu... Une expérience universelle, c'est mon expérience, mais c'est ce que je voulais vous partager aujourd'hui. Et surtout, ce que je voulais vous partager, c'est mon rapport à l'alimentation aujourd'hui. Aujourd'hui, j'ai un rapport apaisé, mais qui est loin d'être parfait. En fait, je mange bien sûr, je mange des fruits, des légumes, je me régale à manger ça, je mange par exemple à midi avec mon copain, on a fait des faritas de poulet, donc j'ai fait la petite sauce. blanches avec le poulet, j'ai fait la salade de choux, de carottes à côté, on s'est régalé. Là je viens de prendre, donc j'ai fait ma séance de sport, je viens de prendre un goûter, j'ai pris des skirs, enfin deux skirs, quand je dis des skirs c'est deux skirs nature donc 200 g de skirs, des pruneaux et des des biscuits que j'ai fait avant-hier donc des cookies frites, la nouvelle mode, que j'ai mis, que j'ai pris avec de la pâte à tartiner, noisettes chocolat blanc qu'on a achetées qui viennent du sud-ouest. Ce soir, ça va être... Comme là, il est quand même bientôt 19h, j'ai pris un goûter assez tard. Ce sera du tofu, des légumes, peut-être une compote en dessert ou un yaourt. Pourquoi est-ce que je vous partage ce que je mange ? Ah oui, il y a du pain aussi ce soir, parce que je prends un féculent aussi. Pourquoi est-ce que je vous partage ce que je mange ? C'est pour que vous voyez qu'en fait, là, je vous ai dit que j'ai mangé des biscuits et de la pâte à tartiner. Donc j'ai mangé un produit transformé. Bon, après, les biscuits, c'est moi qui les ai faits, donc ça va, entre guillemets. Mais j'aurais pu manger, ça m'arrive souvent de manger au goûter des biscuits achetés. Mais est-ce que c'est mal ? Aujourd'hui, je suis en bonne santé. Bon, après ça pourrait être encore mieux parce que là je suis en train de perdre du poids progressivement. Ça fait un an et quelques, en un an et quelques, j'ai perdu 12 kilos. Donc ma part de poids s'est faite très progressivement, mais ça me va très bien. Mais je me fais plaisir. Mais le plaisir que j'ai dans mon alimentation, il vient de plein de choses. Si vous voulez, avant j'avais vraiment cette dissonance cognitive, cette scission dans mon esprit où je me disais, il ne faut pas que je mange des produits industrialisés. Je n'ai pas le droit, ce n'est pas bien. En tant que naturopathe, ce n'est pas bien de manger des biscuits, des gâteaux. Et qu'est-ce que je faisais ? Je m'enfilais deux boîtes par jour de gâteaux. Et à côté de ça, je prenais quand même du plaisir dans une alimentation plutôt saine, mais je mangeais tellement de produits industrialisés que mes papilles étaient un peu modifiées, et que j'avais du mal à prendre du plaisir dans une alimentation... entre guillemets saines, une alimentation où je vous dis est-ce que je mange une salade de crudités à côté du tofu, du pain, enfin bon. Mais aujourd'hui, je prends du plaisir à manger quelques produits industriels. Alors je n'ai pas mangé beaucoup dans la semaine. Avant, je mangeais deux paquets par jour. Maintenant, j'en mange, je peux manger un biscuit par jour, un ou deux biscuits par jour. En plus, je suis avec mon copain qui est très gourmand, donc il y a souvent des chips à la maison, il y a souvent des gâteaux, mais je ne vais plus dévaliser les placards. Et ça, Juste de vous le dire, je suis émue parce qu'il y a encore quelques mois, c'était impossible pour moi de ne pas dévaliser ce qu'il y avait dans les placards de très gras, de très sucré. Et aujourd'hui, je suis désolée, je suis en train de pleurer, mais mon cerveau ne pense plus à manger à longueur de journée. Alors, j'aime toujours beaucoup manger. Là, on est parti une semaine avec mon copain en vacances. On a mangé au resto quasiment tous les jours, on s'est fait plaisir. Mais une fois que j'ai fini de manger, mon cerveau passe à autre chose. Mais ça, ça me fait tellement du bien. J'ai vraiment vécu des années avec dans ma tête que des pensées. Il faut que tu manges, il faut que tu manges, il faut que tu manges. Et même quand je n'avais pas faim, je me pétais le bide à manger, comme je vous ai dit, plein de produits industriels. Et aujourd'hui, je peux manger ce que je veux. Je ne vais pas me créer d'obsession. Avant, imaginons que j'étais bien pendant quelques jours. Si je mangeais un biscuit industriel, là c'était reparti pour des compulsions encore et encore. Et aujourd'hui, je n'ai plus ça. Mais à côté de ça, je vais manger aussi des produits industriels de temps en temps. Je ne fais pas du tout une... Comment dire ? Même si il y a des gens qui vont vous dire « Oui, mais pour ne pas... » C'est un peu comme des anciens alcooliques. « Oui, pour ne pas retomber dans les troubles alimentaires, il ne faut plus manger... » L'objet de l'addiction, il ne faut plus manger de biscuits, de gâteaux. En fait, si, c'est possible. En tout cas, là, je vous partage vraiment mon expérience. Je ne veux pas dire que tout le monde est comme ça aujourd'hui. Je peux manger des repas très très sains. Je ne veux pas être en manque de sucre, mais aussi je peux me faire plaisir. Après, je sens quand même que je suis assez vite écœurée du sucre, donc je ne vais pas pouvoir manger un paquet de gâteaux comme avant. De toute façon, je n'en ai même plus envie et je n'y pense même plus. Je trouve ça juste incroyable parce que là, on va dire qu'il y a un an encore, quand je rentrais du boulot, par exemple, où je me posais au magasin bio, je mangeais beaucoup. En rentrant, j'avais quand même des compulsions. Mais tout ça pour vous dire que, ouais, je trouve ça incroyable qu'aujourd'hui, je suis guérie. Enfin, je n'ai plus de compétition alimentaire. Je n'ai plus d'obsession alimentaire. Je vis ma vie tranquillement, normalement. Mais pendant plus de dix ans, j'ai vécu, en ayant une seule obsession en tête, c'est l'alimentation. Et c'est comme j'ai guéri ma dépression aussi. On a tellement des ressources. Nous, les choses peuvent tellement changer, évoluer. Comme je vous ai dit, les choses ne sont pas faites en un déclic. En un jour, tout s'est fait sur plusieurs semaines, comme ma guérison de la dépression, mon burn-out, de ces troubles alimentaires. J'ai fait beaucoup de thérapies, plus ou moins concluantes, plus ou moins intéressantes. J'ai aussi pris du baclophène pendant deux ans. Et je pensais vraiment que ça aurait été le baclophène qui m'aurait guéri, alors que non, finalement j'ai arrêté et c'est quelques années plus tard que j'ai vraiment guéri. Mais bref, tout ça pour vous dire que la guérison est multiple. mais aussi ce qu'il faut prendre en compte, c'est votre vie en elle-même. C'est-à-dire que si vous faites toutes les thérapies du monde, mais qu'à côté de ça, vous vous sentez mal dans votre peau, enfin, je veux dire, vous vous sentez mal dans votre vie, que vous n'êtes pas bien entouré, que vous n'êtes pas dans le travail que vous voulez, dans le lieu que vous voulez, etc., ça, ça jouera aussi sur vos troubles alimentaires. Enfin, il y a plein de choses qui jouent sur vos troubles alimentaires, mais je trouve que souvent, on oublie le côté environnement, le côté vie globale, mais au-delà, je ne parle même pas du... de la gestion du sommeil, du stress, etc. Je parle vraiment de votre vie dans sa globalité. Est-ce que vous êtes bien entouré ? Est-ce que vous faites un travail dans lequel vous êtes épanoui ? Ou en tout cas, si vous ne faites pas un travail qui vous épanouit, est-ce qu'à côté de ça, vous avez des moments où vous êtes épanoui ? Avec vos amis, avec des activités, etc. Votre vie, elle vaut vraiment... Elle vaut tout l'or du monde. Donc, moi, une des choses que j'ai apprises pendant ces 13 années de troubles du comportement alimentaire, c'est que je suis ma meilleure aide. Je ne sais pas comment le dire, mais en fait, c'est vraiment mes choix. C'est vraiment ce que j'ai mis en place pendant toutes ces années qui m'ont vraiment aidé. Alors bien sûr, les autres nous aident. Je ne dis pas qu'il faut le faire toute seule. Mais voilà, mon choix de me faire aider par une psychothérapeute, mon choix de tester tel médicament, enfin tel complément, je veux dire, mon choix de changer de vie, mon choix d'arrêter le métier que je faisais au magasin bio, le choix de me mettre à 100% à mon compte, etc. Tout ça, ça a joué dans ma guérison. Est-ce qu'il y aura des rechutes ? Peut-être. Mais vous savez, cette année, j'ai perdu mon papa, fin avril. Et en fait, j'aurais eu toutes les raisons du monde de craquer à ce moment-là, de replonger dans les troubles du comportement alimentaire, parce que jusqu'à maintenant, c'était vraiment mon doudou, c'était vraiment mon... Mon sas de décompression, d'abord des compulsions alimentaires, c'était ce qui me permettait de fuir les problèmes, la vie, tout ça. Et en fait, je n'ai pas eu une compulsion alimentaire pendant tout ce moment de tout ce qui était autour de l'enterrement, la veillée funéraire, enfin je ne sais plus comment on dit, mais bref, vous aurez compris ce que je veux dire. Mais tout ce moment-là, tout le deuil, je n'ai pas craqué. Donc je pense que ma guérison, elle est définitive. Alors peut-être pas, peut-être que je m'avance beaucoup de dire ça. Dans tous les cas, elle est solide. Après, on verra, peut-être qu'il y aura des choses qui redéclencheront les troubles du comportement alimentaire, mais je sais que j'ai plein de ressources, et ce qui m'aide aujourd'hui, c'est d'exprimer mes émotions. Bon, là, je lâche un peu des pleurs, enfin, je suis assez émotive. Bon, après, je vous parle quand même de sujets très profonds, mais maintenant, je ne suis plus mes émotions. Et je pense que c'est ça qui m'a aidée le plus dans la guérison. Il y a plusieurs choses que je vous ai dites jusqu'à maintenant, mais ça, c'est pour moi la clé de voûte, parce qu'avant, j'étais vraiment comme un robot dans ma vie. Quand j'étais jeune, entre 20 et 30 ans, enfin plutôt entre 20 et 25 ans, j'avançais dans ma vie, coûte que coûte, il fallait y aller, il fallait souffrir, c'était normal, tout ça. Les émotions, on les mettait de côté, on continuait, et je noyais mes émotions dans l'alimentation. Quand j'ai commencé à ressentir mes émotions, quand j'ai commencé à... accepter mes émotions, à les exprimer, à oser pleurer devant quelqu'un, à oser dire quand ça n'allait pas. Et notamment, ça, je peux vraiment le faire dans ma relation amoureuse, ça fait vraiment du bien, parce que c'est là où ça bloquait le plus. Tout ça m'aide, en fait, à ne plus rechercher ce doudou de l'alimentation, à ne plus chercher ce sas de décompression. Le fait aussi de me sentir plus responsable, plus capable d'affronter mes problèmes. Tout ça, ça m'aide à voir l'alimentation. pour ce qu'elle est maintenant pour moi, c'est-à-dire un moyen d'être en forme, de bien me nourrir, un moyen de plaisir, de convivialité, parce qu'on adore recevoir avec mon copain, on adore partager des moments, on adore cuisiner ensemble, et pour moi c'est juste incroyable tout ça. Donc aujourd'hui c'était vraiment un partage du cœur, je l'ai vraiment fait comme ça, enfin je ne l'avais pas forcément préparé. Je sais que ça fait longtemps que je voulais vous parler de ça, parce que je trouve que quand on est dans la maladie, on a vraiment... On se met tellement la pression, on est tellement exigeant avec nous-mêmes pour se dire non mais il faut vraiment de lundi, j'arrête tout, j'arrête de manger. Alors je fais un régime sans sucre, zéro sucre, j'arrête tous les sucres, j'arrête tous les biscuits, tout ça, maintenant je vais me tenir à un régime, je vais pouvoir guérir et tout. Non, c'est dans la douceur que vous pourrez guérir, c'est en vous prenant par la main. en étant doux avec vous-même, en laissant le temps faire. Mais après, c'est pas pour autant que ça va prendre forcément des années la guérison, mais ça prendra le temps qu'il faut. Je pense qu'aussi, il faut à la fois apprendre à être plus doux avec soi-même, moins exigeant, moins dans le contrôle. Et je pense que je vous en reparlerai, ça, si ça vous intéresse. Mais voilà, c'était en tout cas mon partage du jour, pour vous dire qu'aujourd'hui, je suis guérie de mes troubles du comportement alimentaire. Alors, en fait, je ne vous ai même pas dit c'était quoi mes troubles du comportement alimentaire, mais je suis passée par l'anorexie mentale En 2011, ensuite 2012-2013, c'était la boulimie. Et ensuite, à partir de 2014, c'était l'hyperphagie boulimique jusqu'en 2024, donc pendant 10 ans. Je ne suis pas passée par l'orthorexie. Peut-être que si, un peu, par moment, quand j'étais dans l'hyperphagie boulimique, où je voulais absolument tester plein de régimes, j'étais à fond dans tout ce qui était un peu natureau, parce que j'étais en formation naturopathie. Je pense que j'ai eu peut-être des petits moments d'orthorexie, où on est vraiment dans le contrôle et tout, à chercher à avoir absolument une alimentation saine à 100%. Merci. En tout cas, aujourd'hui, je suis en paix. J'ai une alimentation qui est loin d'être parfaite, mais qui est parfaite pour moi aujourd'hui. Voilà. Et je voulais vous partager ce message d'espoir. J'aimerais beaucoup avoir vos retours, que ce soit par mail, que ce soit sur mon Instagram, mon message privé, Manger pour vivre. Vous aurez toutes les infos dans la description. Mais vraiment, venez me partager vos témoignages. Que vous soyez aujourd'hui dans les troubles du comportement alimentaire, que vous soyez guéri, que vous soyez en cours de guérison, que vous soyez en rechute, etc. Franchement, ça me ferait trop plaisir de vous... de vous lire, de pouvoir échanger avec vous, de pouvoir savoir aussi ce qui vous a aidé, ce qui vous a pas aidé, etc. Parce que je sais que les troubles du comportement alimentaire, c'est un sujet qui me tient à cœur. Alors en tant que naturopathe, je me sens pas, je me sens plus capable aujourd'hui d'accompagner ce genre de troubles parce que pour moi, il faut vraiment une équipe pluridisciplinaire toute seule, c'est pas possible. Ce sera un plaisir de vous lire, un plaisir de partager avec vous et sur ce, je vous souhaite une très très belle journée ou soirée et je vous dis à très vite pour un nouvel épisode. Sachez que les prochains épisodes, ce sera des épisodes aussi assez... perso, en fait, pour le moment, j'ai envie de partager des choses de mon expérience, des choses que je me rends compte aujourd'hui, des déclics, des choses que je vis, que vous vivez peut-être aussi. J'ai vraiment envie que mon podcast, pour l'instant, en tout cas, soit un lieu d'inspiration, de partage. Je vous laisse et je vous dis à très vite. Je te remercie sincèrement pour ton écoute. Je te dis à bientôt pour de nouvelles aventures dans ton ventre.

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