Speaker #0Coucou, aujourd'hui je fais un épisode qui n'aura rien de parfait, de ficelé, il n'y a pas de plan, pas de transition, juste moi fatiguée qui ai écrit ça quand j'étais migraineuse. Je suis un petit peu dépassée pour être honnête et j'avais envie de te parler de ça aujourd'hui parce qu'on arrive en fin d'année, mon énergie elle est au plus bas. et j'avais envie d'enregistrer quelque chose qui ressemble à ce que je vis vraiment, à savoir le brouillard mental, les nuits éclatées que je passe et ma brillante idée de surdoser la vitamine D. Bienvenue dans Phone Room, je vous remercie d'avoir pour le moment suivi ce podcast pendant plus de 6 mois. C'est énorme pour moi et je suis extrêmement reconnaissante que vous ayez écouté intégralement ou partiellement mon podcast. Et j'ai hâte de vous voir pour la nouvelle saison en janvier 2026. Quand vous êtes prêtes, on y va comme d'habitude. Donc en fait, ce qui m'a littéralement vidé ces derniers mois, pour commencer, depuis septembre, je travaille de nuit. Ça me plaît, mais ça me coûte. Je m'endors seulement avec un médicament. Là, ça fait deux semaines que je m'en passe et je vois. la différence. Je me réveille donc de minuit à 1h. Je peux me réveiller à 2h, 4h, 5h30 et je me réveille pour 6h30 voire 45 si je suis vraiment en forme. Mais là, dernièrement, je ne me réveille qu'à 7h. Je n'arrive pas à me lever avant. Et le matin, j'ai l'impression que je ne dors pas. Et ça m'arrive même d'être... de juste vagabonder dans le couloir et de ne pas savoir quoi faire parce que je me sens juste éclatée mais je n'arrive pas à dormir. Et le problème, c'est que c'est un cycle qui dure depuis l'adolescence. Et là, les effets de mon sommeil non réparateur slash ma fatigue chronique, c'est en train de me rattraper petit à petit. petit à petit, accumulées, je pense que là, je suis sur une dette de sommeil énorme. Mais bon, je pense aussi que mon job c'est accompagner environ 50 adolescents, voire plus, sur un étage. J'aime beaucoup ça, mais c'est sûrement ce qui contribue aussi à ma fatigue mentale. Parce que c'est de l'attention constante, de l'écoute, de la gestion émotionnelle. Et je me rends compte que ce qui m'épuise le plus, ce n'est pas tant les conversations, c'est ce qu'elles contiennent, donc le volume émotionnel. Donc recevoir, absorber les infos, accompagner s'il le faut, rester bienveillante. Il y a des choses qui ne parviennent pas non plus, donc ce n'est pas évident. Il faut faire ça tout en ne projetant pas ses propres idées. Ça nourrit d'être au contact des autres, mais ça vide aussi. Et c'est ça le paradoxe très réel dont je voulais vous parler aujourd'hui, parce que c'est ça qui concrètement me pèse sûrement inconsciemment. Et donc, il y a une accumulation invisible. qui est aussi due au fait qu'en octobre, j'ai hébergé mes frères et sœurs de semaine. C'était mon choix parce que j'avais envie de leur faire plaisir, mais ça ne m'a pas reposé. Donc, le résultat en fin de course, c'est que j'ai grillé la moitié de mes cartouches sans m'en rendre compte. Et j'attends que ça, d'être en vacances là, en décembre, pour profiter de la fin d'année tranquillement. Quitte à ne pas faire quelque chose d'exceptionnel le 31 par exemple. Et j'ai eu une idée de génie. Je me suis dit, pourquoi pas prendre de la vitamine D, ça va stabiliser mon énergie pour l'hiver. Sachant que j'étais tombée malade fin novembre, début décembre. J'ai dû m'arrêter pendant presque une semaine. Et ça m'a pesé mentalement aussi, l'idée de ne pas être là, j'ai culpabilisé aussi. C'était une intention excellente, mais l'exécution... a été d'autant plus catastrophique parce que j'ai surdosé la vitamine D. Donc j'ai eu des migraines comme pas possible. Je n'ai jamais eu autant mal de ma vie. Pourtant, je suis migraineuse. J'ai eu des maux de dos, des douleurs au rein, des crampes abdominales, mais je ne vous explique même pas à quel point c'était douloureux. J'ai eu un état de confusion où, vous savez, quand vous fermez les yeux et que vous percevez des étoiles en les fermant. Moi, j'avais ça, mais en les ouvrant. Et j'étais aussi hyper sensible au bruit, à la lumière. Et ma fatigue était d'autant plus inhabituelle parce que je suis déjà fatiguée au quotidien parce que je fais de l'asténie, donc c'est de la fatigue chronique. Ça veut dire que même en dormant, on peut accumuler de la fatigue et être juste hyper crevée. Mais bon, ça, ça s'est un peu calmé. Mais là, en prenant le surdosage de vitamine D, je sens encore les effets, même quelques jours après. Et j'ai compris seulement dimanche que c'était un surdosage. Donc j'ai stoppé, mais ça fait quelques jours. Et au passage, oui, je me suis rendue service en voulant aller mieux, mais je ne l'ai pas fait correctement. Alors vérifiez vos dosages de vitamine cet hiver, parce qu'on ne sait jamais. Et que j'ai fait l'erreur de ne pas demander à mon médecin. Voilà. Et ce qui m'épuise vraiment, je l'ai déjà cité, c'est l'asthémie. Parce que c'est pas en mode je suis KO aujourd'hui, ça ira mieux en dormant. C'est, je sais que même en faisant une sieste, je vais être hyper fatiguée. Et que même le soir, quand je vais taffer et que je vais finir mon service. A l'heure d'aller m'endormir, je ne vais pas dormir, mais je serai quand même fatiguée. Je ressens la fatigue. Donc forcément, ça ne recharge pas totalement. Et en parallèle, il y a eu le fait que toutes mes routines, elles se sont effondrées. Elles ont collapsed. Il faut savoir que depuis septembre, j'ai voulu tout reprendre d'un coup. Parce que... Intégrant un nouveau travail, je me suis dit, vas-y, je vais pouvoir intégrer de nouvelles routines. New year, new me, vous savez. Et en fait, je dis beaucoup en fait, je suis désolée. J'ai donc pratiqué la course à pied. Je me suis inscrite pour le Brooks Dancy en 2026. Je fais du yoga lat. Donc ça, ça va, je vais continuer en 2026. Mon podcast, le taf, un atelier d'aïkou où je ne me rends plus trop. Et du coup, un semblant de vie sociale parce que j'essayais de sortir quand même les week-ends. Mais c'est devenu intenable à l'heure actuelle pour moi. J'ai tenu pendant près d'un mois, un mois et demi. Et là, c'est juste une rechute. Je pense que c'est l'effet de ma dépression aussi. Donc je ne cours plus trop parce que ce travail, ça m'a mis un stress parce que je me compare aux autres personnes qui courent. Et j'ai l'impression que je n'ai pas le bon matos, la bonne tenue. J'ai l'impression que je ne suis pas assez sportive. J'ai l'impression qu'on me fixe, qu'on me regarde quand je cours et ça me stresse. Mon yoga, je le pratiquais chez moi avec un tapis au sol. Maintenant, j'attends de me rendre à mon cours de yoga pour le faire. Sauf qu'il n'y a pas de cours de tout le mois de décembre. Et j'ai juste la flemme. Vraiment, j'ai la flemme. Je suis à plat. J'ai juste envie d'être en vacances parce que je n'en peux plus. que je ne dors pas à l'internat parce que je fais de l'hypervigilance et que ça me stresse. Si je ne dors pas, je dors mal. Et je ne vois même presque plus mes potes parce que j'ai peur de ne pas avoir l'énergie. Et je pense que ma batterie sociale est à plat également. Donc, mon moral en prend un coup. Et en ce moment, même faire des activités comme jouer, regarder une série, écouter un podcast, ce que je faisais en début d'année, donc en septembre. Là, c'est devenu très flou pour moi, alors que c'était relativement simple à mettre en place. J'ai envie d'être là, mais mon corps refuse. J'ai envie de créer, mais rien ne sort. J'ai envie de profiter des autres, mais juste, je n'ai pas l'énergie nécessaire. Et je ne peux pas ignorer ça. Donc, ce que je décide pour la suite, avant toute chose, c'est que je sais que les vacances... arrivent bientôt. Elles sont vitales à ma survie. Je ne vais pas chercher à tout optimiser, à tout faire entrer dans des cases. Je ne vais pas refaire la même erreur qu'en septembre. Je vais faire trois choses simples que je me suis notées mentalement. 1. Dormir, même si c'est pas trop ça. Deuxièmement, j'arrête de me surcharger parce que je suis une adulte responsable qui gère tout son emploi du temps. Non, c'est pas le cas. Donc stop. Et 3. M'enregistrer plus souvent comme aujourd'hui. Donc spontanément, sans vouloir perform ou que sais-je, juste m'enregistrer et basta. L'épisode il est pas parfait, c'est un peu brouillon. Je vais essayer de faire ça plus souvent. Moi aussi je suis brouillon aujourd'hui. Ça me ressemble plus que ce que je fais d'habitude quand j'essaie de tout structurer et de réfléchir à comment je présente mon sujet. Vous voyez ce que je veux dire ou pas. Et du coup, c'est pour ça que l'épisode va être relativement court. Je ne sais pas encore comment sera le dernier épisode de la saison. Peut-être une sorte de bilan ou pas. Peut-être que ce sera celui-ci le dernier épisode de la saison. En tout cas, merci d'avoir écouté cet épisode de ma personne qui est bancale, fatiguée, mais qui est sincère avec vous. J'espère que ça vous accompagnera dans votre fin d'année. Si vous aussi vous êtes dans le dur et que vous n'en pouvez plus, on est ensemble. Voilà. J'espère qu'en 2026, en tout cas, je serai. un peu plus reposée et que surtout, je serai plus lucide sur mes propres limites personnelles parce que je fais celle qui donne des conseils en podcast en mode get it together, mais je suis pas comme ça présentement, là, maintenant. Je veux pas faire la meuf. Je suis lessivée, quoi. Et soyez-le aussi. Soyez indulgent envers vous-même en sachant quelles sont vos limites. Genre, il n'y a pas besoin de sortir tous les quatre matins. Mes amis sont relativement compréhensifs, mais c'est chiant d'être en dépression parce qu'il y a des moments où tout va bien, des hauts et des bas. Et en fait, il y a cette maladie-là qui fait que c'est dur des fois de se lever le matin et de se dire, il faut que j'aie... envie de faire quelque chose, mais je n'y arrive pas. Je ne ressens pas l'envie. Du coup, c'est un peu compliqué. Heureusement, j'ai la psy pour ça, mais c'est pour dire que vous soyez en dépression ou pas, que vous vous sentiez bien ou non. J'espère que cette fin d'année va bien se profiler pour vous, que vous allez avoir l'occasion, excusez-moi, de vous reposer. C'est essentiel. Prenez soin de vous. Je vous fais d'énormes bisous et ne vous inquiétez pas pour moi. Genre là, je sais que l'épisode, j'ai été ma vie en long, en large, en travers. Mais c'est mon choix. J'aurais dû m'écouter davantage. Voilà, je suis déjà très fière de tout ce que j'ai accompli début septembre jusqu'à fin octobre. Je suis plus que contente déjà que le podcast, même si je ne suis pas régulière, tienne la route. Et voilà. En tout cas, je vous dis à la prochaine, si ce n'est... à l'année prochaine parce que je ne sais pas encore si je vais faire un dernier épisode et je vous fais encore d'énormes bisous. Merci de m'avoir écoutée. C'était Fallon.