Speaker #0Coucou, ici Fallon. Aujourd'hui, j'avais envie de parler de quelque chose que tout le monde connaît, mais qu'on vit chacun différemment, les filtres. Pas seulement l'image de soi, la comparaison, et plus largement ce que ça fait à l'estime de soi. Parce que j'ai été marquée par toutes les remarques autour du fameux « moi sans filtre » d'Alunéa sur TikTok. Et puis il y a tous ces débats sur le physique d'Anne et Aris, une autre streameuse, et les vagues de critiques, de harcèlement qui prennent la forme de conseils, entre guillemets. Et je me suis vraiment posé la question au regard de tout ça, qu'est-ce qu'il reste de nous quand on enlève tout ce qui se corrige à l'écran ? En tant que petite streameuse du dimanche, et surtout en tant que femme métisse dans des espaces où la norme visuelle est bien homogène, surtout au niveau des jeux vidéo, c'est pas juste un débat abstrait. C'est surtout intime, parfois violent physiquement et mentalement. Donc voilà, aujourd'hui j'ai envie de prendre la parole à voix haute, pas pour me plaindre ou pour chercher une quelconque compassion de qui que ce soit, mais c'est pour poser les choses simplement et peut-être t'ouvrir un espace où tu pourras te reconnaître dans mes galères personnelles. Même si tu n'es pas dans le gaming ou le stream, si tu as Instagram, si tu as TikTok, si on t'a déjà comparé à quelqu'un d'autre. ça va sûrement te parler surtout si tu es une femme et après ça peut aussi arriver à des hommes donc voilà pour pas faire trop dans la généralité et surtout recentrer tout le débat autour de tout ce qui est complexe je te laisse d'abord t'installer, prendre un café un thé, un chocolat chaud te poser tranquillement et si tu veux tu peux faire une pause entre les chapitres ils sont là pour ça merci d'être là et de m'écouter et si tu veux me faire part de ton expérience ou rebondir sur ce que je vais dire après N'hésite pas. Voilà. Merci beaucoup et bonne écoute. Tout d'abord, sur mon rapport à l'image, au réseau et à l'identité, on va commencer par ce que ça donne concrètement chez moi. Je poste assez peu parce que ça me stresse de fou. J'ai la peur de... non pas d'être jugée, mais que personne ne capte ou ne calcule ce que je fais, surtout les gens qui me connaissent en vrai. Je suis un peu une sorte de boomer d'Instagram. Je ne mets pas de filtre. sur le visage comme sur Snapchat juste des corrections sur la lumière la couleur, souvent pour les paysages quand je poste dans ma grille Instagram en tout cas mais je me rends compte je me rends compte que selon la lumière ou même inconsciemment mes photos me font peut-être paraître moins métisse en hiver comme si la neutralisation de mon identité était un... processus automatique et que sans me rendre compte je mettais une certaine couleur sur ma tête peut-être parce que inconsciemment je refoule quelque chose et en stream c'est encore pire parce que c'est impossible pour moi de lancer la cam sans maquillage, sans fond rangé derrière moi je me compare tout le temps à d'autres streamers qui n'en ont rien à faire alors que chez eux je trouve ça génial et que juste je sais là Trop bien, ils en ont rien à foutre. Ils lancent leur stream et puis basta. Et moi, je bloque. J'ai peur qu'on voit mon double menton, même si on me dit que j'en ai pas. De mes épaules jugées masculines, de mon visage que je pense être bouffi, surtout quand j'ai mes règles. De mes bras que je vois comme étant gros. C'est tout ça, quoi. Résultat, je coupe la cam presque tout le temps. Et j'ai un sentiment de décalage permanent entre la réalité et ce que perçoivent les gens. Et ce que je veux dire, c'est que tout ça, ça ne sort pas de nulle part, parce qu'il y a ce que j'ai vécu, ce qu'on m'a envoyé dans la figure, et la façon dont mon identité est constamment jugée ou invalidée. En toute honnêteté, je viens d'une histoire, enfin ma propre histoire personnelle. Franchement, l'estime de soi, ça n'a pas été simple et je pense que ça l'est pour... personne. J'ai connu un ex qui me rabaissait, qui exploitait mes failles, que ce soit mon poids, mon ventre, mes bras, mes vergetures, tout était bon pour me mettre au plus bas. Et des remarques intrinsèquement à caractère raciste, disons-le, ou même un tant soit peu qui revêt le caractère un tant soit peu misogyne de certains hommes. Donc me dire que j'ai un corps d'homme, que je prends beaucoup de place. Ou alors que je suis la première métisse qu'on fréquente, que j'ai l'air d'être blanche quand on entend ma voix. Enfin, ça c'est le genre de choses, même sur Twitch, certains balancent, t'es tellement une blanche dans ta façon de te comporter, comme si on pouvait... cocher une case cliché pour ranger tout le monde dedans et que c'était ok. Et en fait, j'ai remarqué qu'il y a peu de représentations positives de femmes métisses ou noires dans le streaming FR. À part grâce à l'association Afro Gameuse, autrement, j'aurais pas eu l'impression que... J'ai pas le sentiment qu'il y a vraiment beaucoup de femmes noires qui ont leur place sur Twitch. Et quand je pense à des représentations... Dans la diversité et l'inclusion, je pense à BMS Joël, à Kumo, mais je trouve qu'on est peu à s'afficher. En tout cas, voilà. En plus de tout ça, ok pour dire que les compliments, j'en fais une sorte d'allergie. Je préfère qu'on dise que je fais rire plutôt qu'on me parle de mon physique. Merci pour mes anciens partenaires qui valorisaient des filles plus gothiques immo que moi. plus désirable, soit disant, et aussi plus fine. Donc là-dessus aussi, j'ai ma part de travail à faire. Et à l'inverse, en tant que métisse, je crains la fétichisation, parce que ça vient très vite et c'est violent. Et tu te dis, quand t'es avec quelqu'un, quand t'es avec un blanc en tout cas, tu te dis, ok, bah je sais pas trop quoi penser du coup de tout ça, j'ai pas trop quoi en faire, quoi, parce que j'ai l'impression qu'on comprend pas. Ce que je veux dire, et en fait mon auto-scan corporel c'est la totale, j'ai un gros ventre, j'ai des gros bras, j'ai des grosses joues, j'ai pas de fesses, souvent, j'ai un double menton, j'ai beaucoup de vergetures, mes jambes c'est pas ça, et en fait même mon poids c'est une sorte d'obsession, une fixette que je fais au quotidien, je vais demander si j'ai pas pris de poids, si j'ai pas grossi, j'ai peur de dépasser 70 kilos parce que j'en ai perdu 10. Et objectivement, normalement, je suis censée être dans les cases, dans les clous. Et en fait, il y a ce deuxième niveau, celui de la surconnition, du « vas-y, je me flique en permanence dès que je risque d'apparaître quelque part, que quelqu'un m'ait pris en photo ou non en story sur mon stream, ou qu'il y ait des clips ou des photos, enfin tout devient prétexte au surcontrôle. » Et en fait, être en stream avec la cam, c'est 80% d'overthinking pour moi. Et je sais que les hommes, c'est un peu je m'en fous, je lance comme ça, voilà. Et il y a peut-être des femmes aussi où ça arrive et c'est le cas. Mais moi, personnellement, sachant que j'ai le second écran, j'ai un oeil constamment dessus à surveiller mes épaules, mes bras, mon visage. Et c'est aussi pour ça que j'ai interrompu mes streams. Pas seulement pour me protéger de la personne avec qui j'étais et qui essayait d'entrer dans mon espace numérique sans que je le veuille, mais je me compare même avec mes anciens clips. Il y a des périodes, par exemple en janvier-février 2025, j'étais très maigre, j'avais perdu 10 kilos. Je me trouvais, enfin même là, je me trouve plus belle à cette époque-là que maintenant. Alors qu'en vrai, mon mental était au plus bas et que j'avais juste envie de mourir à ce moment-là. Mais voilà, enfin, parfois je ne me rends pas compte que j'ai repris ou perdu du poids. Là récemment, on m'a dit que j'en ai perdu, pour moi non. Et je pense que ça dépend du stress, de mon cycle menstruel, parce qu'actuellement... J'avoue que j'ai mes règles et je me dis, je suis bouffie, je prends du poids, je m'en ai juste marre, je suis pas bien là. Donc niveau alimentation, je vais me dire ok, bon, la surveste que tu manges c'est un peu trop sucré, là t'abuses un peu du bail. Après je suis malade aussi, donc bon. Et devant le miroir, quand je me regarde, je me dis c'est ok, mais dès que je dois me coiffer, me maquiller, ou prendre soin de moi, donc appliquer des soins. Je me sens tout de suite flémarde et ça reprend le dessus. Et en fait, récemment, j'ai eu le projet de faire une vraie séance boudoir et je ne me suis plus sur les photos, donc c'était pas mal. Et je projette, samedi là qui arrive, donc le 29, de faire une séance maquillage avec quelqu'un qui va me mettre en valeur. Donc c'est un peu une séance cocooning pour me rassurer avant de reprendre la caméra. retrouver une sorte de version de moi que je tolère et que je peux sublimer aussi toute seule de mon côté parce qu'il y a sûrement des traits de mon visage qu'elle va repérer la maquilleuse que moi je vois pas forcément et elle va pouvoir me dire ok tu vois tu as des beaux traits ici machin et même là enfin je me dis même si on me complimente j'ai du mal à laisser entrer le truc c'est direct vas-y je rejette parce qu'il y a trop d'expériences passées où on m'a on m'a comparé on m'a dévalorisé et à l'inverse bah quand je parle de la séance boudoir Je me dis que c'est ma mise hors schéma. Je me suis vue à travers l'œil de la photographe. Et c'était la première fois que je me suis sentie vraiment belle. Et je me suis dit que mon corps était bien, ça va. Et même maintenant, j'ai encore du mal à sortir dans des vêtements moulants IRL. Je me sens toujours grosse, donc je ne mets pas des choses près du corps. Et tout ça, ça finit par créer une forme de lassitude, d'envie passive des personnes qui n'en ont rien à foutre. Et j'ai surtout une tendance à me retirer, à me dire « vas-y, laisse la place » . Que ce soit si un homme préfère une autre fille à moi dans une relation sentimentale, je me dis « vas-y, laisse la place, tu sais quoi, franchement, j'en ai rien à foutre » . Je serai jamais cette Pikmi qui sera en mode « Choisis-moi plutôt qu'elle » , en fait, non. Genre, vas-y, choisis-la, elle. Franchement, foutu pour foutu, genre, quelle idée. Quelle idée d'avoir deux personnes et tu les compares, enfin, inconsciemment, tu les compares, quoi, à quoi tu joues. Et en fait, la question du filtre-pas-filtre, ça reste un vrai combat intérieur, donc je suis contente, parce que poster avec filtre, c'est rassurant, mais en même temps, ça fout la honte. J'ai l'impression que je me mens à moi-même, perso. Et voir Alunéa en parler de façon aussi franche, ça m'a rappelé que poster sans filtre, c'est un peu danser avec son propre malaise et sa propre gêne de soi. Il y a une boule au ventre, il y a une envie de supprimer. Et moi, je la comprends parce que ça m'arrive de supprimer ou de juste archiver une photo dans ma grille parce que c'est pas évident. Pour moi, faire un mois sans filtre, ça doit être hyper compliqué mentalement. C'est possible, et ça veut aussi dire qu'elle va peut-être moins poster, moins oser pour se préserver. Et la barrière, elle reste surtout psychologique avant tout, surtout à cause des remarques tordues des proches, des médecins ou de certains viewers. Et moi, personnellement, j'identifie un vrai besoin de soutien psy pour travailler sur la dysmorphie, parce que clairement, seule, c'est beaucoup trop. Moi, j'aimerais bien la rejoindre sur ce qu'elle fait, surtout au niveau de tout ce qu'elle fait pour la place de la femme dans l'esport. Parce qu'à l'UNEA, je pense que c'est un combat qu'elle mène et qui l'intéresse aussi. Pourtant, la comparaison, je pense qu'elle ne nous quitte jamais vraiment. On passe la moitié du temps à se juger via le prisme des autres et surtout à la lumière du fait d'être streameuse, ça façonne toute la dynamique de l'estime de soi. Et perso, je ne me compare pas souvent avec d'autres streameuses parce que je ne suis pas au même niveau qu'elles, je ne suis pas autant mise en avant. Mais je me compare à des personnes sur TikTok, donc les clean girls, les silhouettes hourglass. Donc là, je pense à Tayla notamment, les visages plus lisses, plus marquettés, je crois que ça se dit comme ça. Et en fait, j'ai l'impression qu'il y a un manque de créatrices qui me représentent moi, que ce soit métisse ou noire dans ce milieu. Ça augmente la dévalorisation. Je me dis souvent c'est mort, j'aurai jamais cette place de mon côté. Et c'est pas de la jalousie à proprement parler, c'est une forme de résignation et l'impression d'être hors-jeu. Je m'auto-exclus et j'abandonne la place dès que je sens que la comparaison va trop loin. Et ça c'est aussi arrivé que dans mes relations j'ai ce réflexe de me saboter, d'annuler, de me retirer à la moindre idée de concurrence. Je refuse d'accuser d'autres femmes, je refuse d'être comparée à elles, c'est à la personne avec moi, mon partenaire, de mettre les limites, et j'ai cette impression que c'est une guerre stérile que j'ai pas envie de mener, et je me braque à mort là-dessus, parce que quand on me compare ou qu'on me préfère à quelqu'un d'autre, mon égo ne peut juste pas en fait. Mais alors la question c'est... comment je fais pour sortir de ce cycle ? Parce que je me compare inconsciemment, je me dis que je suis pas assez à la hauteur, que je suis pas assez bien, mais je me retire. Par exemple, ça arrivait dans des relations, qu'un autre homme préfère une femme et me fasse comprendre qu'il y avait toujours une autre femme et que moi, j'étais juste du pain béni, quoi. Comment je fais moi, de mon côté, pour sortir de ce cycle et de me dire, bah vas-y, c'est juste lui qui est une merde et moi, j'ai rien à voir là-dedans. Ma piste à moi, c'est de faire des micro-exercices. Alors ça fait celle qui est donneuse de leçons, je le sais, parce que c'est des exercices que je ne fais pas forcément. Mais si c'est trop compliqué, je pense que ça peut aider. Déjà, j'ai trois micro-exercices, donc je vais vous les citer. Le premier, c'est l'autodescription neutre de soi. Donc là, vous allez prendre une photo de vous. Vous allez la regarder une minute sans vous juger. Juste, vous allez décrire les faits. Et petit à petit, ça va fatiguer le réflexe du rejet. Donc moi, à la fin de mon minuteur, j'ai fait état du fait que j'avais des petites cernes parce que je suis malade, mes cheveux commencent à pousser donc j'en suis satisfaite, mes bras sont pas aussi gros qu'ils m'y paraissent, voilà. C'est des choses comme ça, je me place à la troisième personne, histoire de me dire, vas-y, j'accepte. Le deuxième exercice, c'est le compliment qu'on laisse juste être et exister. En fait, vous allez noter un compliment que vous avez reçu sur votre physique ou autre, puis vous notez votre première réaction. L'exercice, c'est juste de laisser le compliment exister, même si tu n'y crois pas vraiment. Parce que moi, pour ma part, on m'a dit que j'avais une voix angélique et j'y crois pas. Mais je me dis, si la personne a le sentiment que j'ai une belle voix, c'est peut-être le cas parce que j'ai pratiqué le chant, mais pas que. J'ai pas une voix aussi abjecte qu'il n'y paraît. Je trouve que je suis sévère envers moi-même et je pense qu'il y a beaucoup de gens qui ne supportent pas de s'entendre parce qu'on ne s'entend pas comme les autres nous entendent aussi. Donc c'est une question de perception. et avec le temps en fait plus tu dis ça et plus tu vas accueillir un peu mieux les paroles positives que tu vas recevoir en étant neutre et en te disant ok je prends c'est pour moi c'est gratuit c'est du positif donc le plus amène le plus et ce qui est du moins bah voilà essayer de quantifier enfin pas de quantifier mais de qualifier entre guillemets les compliments et les commentaires qu'on se prend et troisièmement poster sans filtre ou juste garder dans sa galerie la photo une fois par semaine vous vous prenez en photo ... Sans filtre, sans rien, même sans maquillage, vous maquillez, voilà, ou vous en fichez. Vous n'êtes pas obligé de la poster, mais vous vous engagez, si vous la postez, à ne pas la supprimer ou à l'archiver, si jamais c'est sur la grille Instagram, pendant environ 3 heures, si c'est en story, et 3 jours si c'est en poste Insta. Si tu la postes, tu n'ouvres pas Insta pendant 3 heures pour la story. Si tu la postes... en photo pendant 3 jours si t'arrives à tenir. Mais 3 heures, c'est aussi raisonnable. A la fin, tu notes ce que tu ressens. Si jamais tu parviens à retourner dessus, tu notes ce que tu ressens et tu vois si tu supprimes. Et après, si tu supprimes, là aussi, tu notes en plus pourquoi tu l'as supprimé. Comme ça, tu relis à ce que tu ressens. Donc, est-ce que t'as ressenti de la honte, de l'indifférence, une forme de fierté ? Tout est OK. Parce que les études montrent que ce travail à petite dose... de façon régulière, ça peut vraiment aider à se sentir mieux. Et en fait, pour faire un petit point, un petit crochet académique, les filtres beauté amincissant, dont fait Eta Alunea dans sa vidéo où elle veut passer le mois sans filtre, souvent ça empire l'insatisfaction corporelle. Ça veut dire que techniquement, en tant que femme, on va se comparer à d'autres et on va se sentir pas bien et on va se dire, vas-y, je mets un filtre comme ça. je parais mieux. Et en fait, on finit par préférer la version modifiée et par ce qu'on parait en permanence. Et ça, c'est une étude de The British Psychological Society qui existe, et le titre, si jamais ça vous intéresse, c'est Beauty-filtered selfies are more damaging than filtered photos of others. Donc les selfies qu'on prend de soi nous impactent plus que les selfies qu'on va voir des autres. Parce que forcément, on se voit différemment. On se voit pas comme les autres nous voient. Donc c'est pour ça que moi, je pense que ma séance photo boudoir, elle m'a beaucoup aidée à me dire, ok, je ressemble à ça, mon corps ressemble à ça, et c'est ok, c'est comme ça. Et j'y peux rien, et de toute façon, bah voilà. Y'en a qui acceptent pas quand ils se voient comme ça, dans les séances photo boudoir, mais bon. C'est le corps, c'est comment il est, et puis basta. Aussi, se comparer sur Insta, attendre des likes, tout ça, ça va avec une auto-estime plus basse, et plus de... De malaise corporel, donc en fait la question c'est de se dire comment je travaille ça, est-ce que je vais pas travailler ça en thérapie si vous voyez une psy, moi c'est ce que je vais sûrement faire, parce que j'ai confié que je faisais de la dysmorphie corporelle et que c'était lié à mon adolescence, et ça regarde que moi, donc là j'en fais état aujourd'hui, mais du coup en parallèle je vais devoir essayer de m'entraîner à l'autocompassion, donc à me décrire avec neutralité, à cuire le compliment quand il est, et ça va pouvoir m'aider à réduire... L'idée que je ne corresponde pas à un idéal ou à tous ces fantasmes que mes ex ont pu projeter sur d'autres femmes ou ces relations dans lesquelles j'étais en compétition avec d'autres femmes sans le vouloir. A savoir que toutes les femmes qui sont concernées, la majorité du temps, on est en bon contact et en bon terme parce que je leur dis moi, l'idée qu'une autre femme dans l'équation, ça ne me plaît pas du tout, je ne vois pas le but. à part se sentir mal toutes les deux et en général elle voit bien que je suis pas une sorte de pique-mille qui qui veut garder l'homme pour elle parce que moi les hommes comme ça ça dégage y a pas de Il dit à 14h, il n'y a pas de... Ah, il y a une autre femme qui existe ? Oh my god, je vais me comparer à elle et je vais tout faire pour te plaire. Non, tu dégages en fait, tu te prends pour qui ? Et voilà, on arrête de se laisser faire. Et c'est pas normal que tu stresses à l'idée que ton copain, il est une amie fille dont il est hyper proche. Alors non pas que l'amitié fille-garçon n'existe pas, parce que moi j'ai plein d'amis garçons, tout comme j'ai plein d'amis filles. Là où je trouve ça hyper étrange, c'est de laisser le flirt exister si tu sais qu'une personne... Que ce soit fille ou garçon, si tu sais qu'un ami est intéressé par toi, pourquoi tu laisses la place à ce flirt ou cette projection de sentiments exister ? Un peu étrange, mais voilà. Vous me direz ce que vous en pensez en commentaire. En tout cas, merci à toi si tu es allé au bout de l'épisode. Merci d'avoir pris ce temps. Partage si t'en as envie, like, commande, voilà. Surtout, souviens-toi... par rapport à l'estime de soi, c'est un chemin qui n'est pas linéaire. Le plus important, c'est d'avancer doucement, de le faire pas à pas à ta façon. On est plein à se reconstruire, on est dans un monde qui est de plus en plus difficile à supporter. Et c'est déjà ok de parler, c'est déjà énorme. Et moi, je tiens encore une fois à remercier Alunéa parce qu'elle m'a inspirée cet épisode. Et en plus, c'est une femme incroyable. Et juste... j'ai rien à dire à part merci à elle d'exister et de laisser la place à ce type de débat d'avoir lieu parce que c'est vrai que faut tanker tout ça, elle y arrive très bien donc voilà, merci encore et à la prochaine fois, j'espère que cet épisode vous a plu, je vous fais d'énormes bisous ciao ciao