Speaker #0Bienvenue dans des fleurs et des pastèques, le podcast où on parle vrai. Parfois doux, parfois cash, mais toujours sincère. Un peu comme une pastèque. Ici on déconstruit, on comprend, on explore, on ose. On se relève avec subtilité et grâce, sans artifices. So, c'est parti ! Franchement, il y a quelques années, si on m'avait dit que je me lancerais dans un podcast, j'avoue que j'aurais sûrement ri. Pas parce que je ne voulais pas, attention, mais parce que je ne me sentais pas légitime, j'avoue. Parce que soit j'étais trop ceci, pas assez, trop foncé, pas comme il faut, pas au bon endroit, pas le bon timing. Comme si en fait, quoi que je fasse, j'étais de trop, ou pas assez, un peu perdue quoi. Et pourtant, aujourd'hui je suis là. Donc bienvenue à toi, dans Des fleurs et des pastèques, le podcast où on parle vrai. Et aujourd'hui, je pense que ça peut être sympa, que je vais te raconter comment en 2019, j'ai fait un choix qui a littéralement changé ma vie. J'avoue que ça fait cliché de dire ça comme ça, mais c'est tellement vrai, c'est vrai, je te promets. J'ai fait le choix, celui de me choisir encore et encore. Donc, je vais te commencer... Je vais commencer, pardon, je vais y arriver, je bégaye déjà. J'ai un peu peur, attention, c'est mon premier épisode, j'espère que tu seras compréhensive, mais j'ai le bidou qui tourne un petit peu, j'ai un peu peur, mais voilà, c'est la réalité. Je me suis dit, allez, j'ai envie de défi, donc je me lance, mais j'avoue que j'ai peur. Bref, donc je disais, je vais commencer par te raconter mon histoire, mes origines, parce que j'avoue que j'ai pas mal de questions à ce sujet, et ensuite je vais t'expliquer ce que j'ai appris dans les grosses lignes en 5 ans. Donc les 5 ans, là... qui ont suivi, enfin les 6 ans, plutôt. Pour commencer, je pense que je peux commencer avec mon histoire, et je vais aller sans filtre. Et je t'invite à te poser, soit continuer ce que t'as commencé, je ne sais pas si tu étais en train de travailler, ou de faire ton ménage, du sport, je ne sais pas. En tout cas, n'hésite pas à continuer ce que t'as commencé, et à m'écouter en fond, comme ça tu peux optimiser ton temps. Donc, mon enfance, mon histoire, sans filtre. J'ai grandi en Guyane, alors... Peut-être qu'il y en a qui le savaient déjà ou peut-être qu'il y en a qui ne le savaient pas, mais je suis Guyanaise. Oui, oui, je suis Guyanaise. Pour ceux qui ne savent pas où est la Guyane, c'est en Amérique du Sud, juste à côté du Brésil. Donc j'ai grandi en Guyane jusqu'à mes 18 ans. Je suis née là-bas, à Cayenne. Et en fait, mes parents, eux, ils sont du Suriname. Donc le Suriname qui est juste à côté de la Guyane, pour ceux qui ne savaient pas. Et ils se sont installés en 96 en Guyane. Ils ont eu ma sœur en 97, j'ai une grande sœur. Et ils m'ont eu moi. En 99. Donc oui, je suis une 99. Bref, j'ai 25 ans. Du coup, aujourd'hui, si les calculs sont bons, et donc je suis Guyanais. D'origine indienne, parce que ça se voit, je crois, mais je suis indienne effectivement aussi. Et j'ai béni dans la culture indienne, donc j'ai beaucoup aussi ce conditionnement. On aura l'occasion d'y revenir si c'est un sujet qui t'intéresse, mais en tout cas, ça me ferait plaisir de t'en parler davantage. On avait une vie qui était sympa avec mes parents. J'avais mes parents tout le temps avec nous, avec ma sœur et moi, j'étais très proche de ma sœur, on faisait beaucoup d'activités, on a fait du piano, on a fait du violon, on a fait du tennis, on a fait de la natation, on a fait plein de choses. On a eu une vie assez rythmée et c'était génial parce que ça nous permettait d'explorer, d'en savoir plus sur nous, d'aller plus loin, de faire des choses. Mais, mais, mais, mais, ce n'était pas de tout repos. Pourquoi ? Parce qu'en fait, il y a eu des critiques, il y a eu aussi des rejets. Et j'aurai l'occasion d'y revenir aussi si ça t'intéresse. Là j'essaye vraiment d'y aller dans les grosses lignes parce que sinon je vais parler pendant des heures. Mais oui il y a eu des critiques, il y a eu des rejets par rapport à ma couleur de peau. Au début du podcast j'ai dit que j'étais trop foncée. Et c'est vrai que ça peut paraître étrange pour certaines personnes qui m'écouteront. Parce que, bah pourquoi ? Pourquoi c'est juste une couleur de peau ? Mais c'est vrai ça a influencé, ça a impacté ma confiance en moi, mon estime. Parce que c'est des phrases que j'ai vraiment entendues plusieurs fois. Et finalement bah forcément quand on entend plusieurs fois la même chose, bah on finit par y croire. Et c'était des phrases que j'entendais notamment de ma grand-mère, qui me disait que j'étais trop foncée, j'étais pas assez belle. Et en fait, je ne sais pas si tu le sais, mais il y a la notion du colorisme aussi en Inde. Donc en Inde, en fait, plus t'es foncée, moins t'es belle. Et c'est complètement, entre nous, stupide. Et pourtant, c'est comme ça qu'ils pensent. C'est comme ça qu'ils pensent, eux. Et forcément, donc, ça a impacté ma confiance en moi. J'ai entendu ces phrases depuis petite. Quand je suis petite, j'avais quoi ? La conscience, quoi. J'étais à mes 5 ans, 6 ans, je commençais à comprendre les choses. Donc... forcément ça a beaucoup impacté ma confiance en moi mais malgré tout ben voilà j'avais ma vie avec mes parents j'avais ma soeur j'avais mes petits amis au collège tout ça tout ça donc ça avançait malgré tout ça et bien il s'est passé quelque chose en 2013 et ça a été la période la plus difficile de ma vie où j'étais complètement paumé comme si tout s'arrêtait les repères tout les piliers et c'est là où j'ai commencé à être spectatrice, non plus actrice de ma propre vie, où j'ai été beaucoup en pilote automatique, où je faisais les choses pour les faire. Il n'y avait pas de goût, il n'y avait pas de sens, il n'y avait pas de... Il n'y avait plus rien, c'était vide. Et en fait, qu'est-ce qui s'est passé en 2013 ? Eh bien, j'ai perdu mon papa, assez brutalement, ce n'était pas prévu. Et forcément, ça a été un choc, que ce soit pour ma maman, que ce soit pour ma sœur, que ce soit pour moi, mais aussi mes proches. Donc forcément, comme je disais, j'étais beaucoup en pilote automatique. Il fallait survivre, c'est-à-dire qu'il fallait faire les choses, il fallait continuer, il fallait continuer à aller à l'école, il fallait continuer la musique, le piano, tout ça, tout ça. Entre-temps, il fallait déménager parce qu'il y a eu des problèmes à la maison, donc en fait, je n'ai pas eu le temps de me poser avec moi-même par rapport à ce qui s'est passé. Et pourquoi je t'explique tout ça ? Parce qu'en fait, ça a été un peu l'histoire de ma vie, où j'ai beaucoup été en pilote automatique. Sans réfléchir, j'avais un masque, tout le temps, le sourire, dire que ça va alors que ça ne va pas. Ça, c'est quelque chose que j'ai beaucoup fait, et je pense qu'on est beaucoup à faire ça. Et en fait, ça crée une grande accumulation. J'ai refoulé beaucoup de choses, mais ça a créé une énorme accumulation. Jusqu'à 2018, où je suis partie en France pour mes études. Alors je ne voulais pas forcément partir en France, je préférais rester en Guyane, parce que j'avais mes repères, j'avais créé entre-temps une belle sphère environnementale avec des bons amis. Et je n'avais pas envie de partir, mais finalement je suis quand même partie. Et je me suis retrouvée seule, je suis arrivée en France, toute seule, face à moi-même, avec mes grosses valises. J'avais peur, j'avais peur, mais je suis arrivée. Et c'est là que tout a commencé, le mal. Je me sentais mal, je me sentais seule, j'avais vraiment profondément ce sentiment de solitude. Après, entre-temps, j'essayais de me remplir, de remplir mon temps. Je passais beaucoup de temps avec mes amis au téléphone, parce que mes amis, ils étaient eux aussi dans d'autres endroits en France, ou sinon au Canada. Donc on était assez tous dispersés dans le monde entier. Je parle de mes amis que j'ai créés au lycée, quand j'étais encore en Guyane. Mais entre-temps, j'avais quand même cette sensation, ce sentiment de solitude. Et aussi, malgré tout, j'avais quand même créé une très belle bulle d'amitié ici en France, ce qui me permettait de me sentir quand même complète et moins seule. Mais une fois retournée à la maison, il n'y avait pas papa, il n'y avait pas maman, il n'y avait pas ma sœur, mais j'étais face à moi-même, seule. Et là, en fait, mon corps me l'a montré que ça n'allait pas. Je ne le réalisais pas vraiment, je ne le réalisais pas, parce que j'étais beaucoup à me remplir le temps avec des séries, avec des films, avec beaucoup de musique. tout le temps écouter de la musique. J'étais vraiment cette personne qui écoutait de la musique jusqu'à 2-3h du matin, qui se couchait à pas d'heure, qui devait se lever à 6h pour aller à l'école à nouveau. 6h, j'abuse. 7h, toujours la dernière minute, moi, à cette époque. Mais oui, c'était ça ma vie. Il n'y avait rien. C'était vide en 2018. Jusqu'à ce qu'en 2019, je rencontre de belles personnes également, notamment Louis, dont j'aurai l'occasion d'en parler davantage. qui m'a beaucoup aidée dans ma construction personnelle. Mais surtout, ça a réveillé des choses chez moi. Ça a réveillé des belles choses aussi. Une belle volonté de vouloir construire quelque chose. Mais en fait, je n'étais pas complète avec moi-même. Et en fait, mon corps me le montrait comme je le disais avant. Je pesais 37 kg pour 1m64. Si je te donne cette information, c'est pour te montrer que le corps parle. Et le corps parlait. Je n'étais pas malade. Je n'avais pas de problème de santé. Mais juste, mon corps m'indiquait que non, ça ne va pas. Et en fait, pour moi, je voulais juste m'effacer. Parce que... Par rapport à l'histoire de mon papa, je ne me voyais pas vivre, je ne me sentais pas méritée de vivre. Donc j'avais envie de tout arrêter, inconsciemment. Mais le jour où je l'ai compris, c'est le jour où j'ai compris que, mais est-ce que mon père il aurait voulu que sa fille fasse ça de sa vie ? Donc non, il voulait évidemment que sa fille continue, qu'elle crée une belle vie pour elle. Et c'est là où j'ai eu le déclic, le fameux déclic en 2019. C'est le jour où j'ai compris que j'avais le choix, j'avais le choix. Et en fait moi pendant tout ce temps... De 2013 à 2019, je ne faisais que survivre en pilote automatique. Pas de sens, rien. Même si entre temps, attention, je préfère le préciser, j'avais des amis sur qui je pouvais compter, j'avais créé des relations, j'avais toujours ma maman qui était présente, qui a sacrifié beaucoup de choses pour nous. Mais il y avait ce sentiment de vide, que personne ne pouvait comprendre, ni même moi. Moi-même, je ne le comprenais pas. Mais je l'ai compris en 2019. Et c'est le jour où j'ai décidé que si personne ne me choisissait moi, il faut que je le fasse, il faut que je le fasse pour moi. Et de toute façon, personne ne va le faire à ma place. On est d'accord ? Personne ne va le faire à ma place. Donc, je me dois de le faire. Et en fait, je n'avais pas réalisé ça. Je n'avais pas réalisé que j'étais en train de m'oublier, j'étais en train de m'effacer, j'étais en train de m'annuler. J'étais en train de me perdre en fait. Donc, c'est le jour où j'ai tout compris. C'est le jour où j'ai dit, allez, stop, stop, Sanjana, réveille-toi. Réveille-toi, il est temps de créer ta vie. Donc, voilà pour le déclic. J'aurai l'occasion d'aller un peu plus en profondeur, désolé pour ma voix qui se casse, je suis un peu malade en ce moment, je ne sais pas si ça s'entend, mais voilà pour le déclic. J'ai essayé de te partager ça un petit peu de façon crue, sans filtre, et j'aurai l'occasion, dans les prochains épisodes, de t'en parler davantage. Ensuite, évidemment, j'ai eu le déclic et il s'en est passé des choses. Qu'est-ce que j'ai appris pendant ces 5 ans, ces 6 ans ? Évidemment, entre nous, prendre soin de sa santé matale, de sa santé mentale, je vais y arriver, ça ne se fait pas en une nuit. Cliché, mais tellement vrai, ça ne se fait pas en une nuit. Réveillons-nous, ça ne se fait pas en une nuit. C'est une constriction et c'est sur toute une vie, sur toute une vie. Il y a des jours où ça va moins bien, il y a des jours où ça va très bien. Il y a des jours où j'ai plus de courage et où j'ai plus d'audace, comme aujourd'hui où je me lance dans ce podcast. C'est dingue. Bref. Et il y a des jours où, en fait, j'ai juste la flemme. Mais c'est pas grave, c'est comme ça. C'est comme ça parce qu'en fait, on est tous humains. On a des ups et on a des downs. Et c'est très bien. Mais donc, il faut conscientiser que prendre soin de sa santé mentale, ça ne se fait pas en une nuit. C'est une construction. C'est déconstruire pour comprendre. C'est désapprendre pour réapprendre. C'est conscientiser. Et la conscience, c'est quelque chose qui est très important, c'est crucial pour pouvoir avoir une vie. équilibré, on aura l'occasion, encore une fois, d'en parler dans un prochain épisode, si ça t'intéresse. Ensuite, j'ai aussi compris, j'ai aussi appris, que développer ma confiance et mon courage, c'est quelque chose qui est dingue. C'est dingue parce qu'on peut faire tellement de choses avec la confiance et le courage, c'est incroyable, mais à la fois, c'est flippant. J'avoue, j'avoue, j'avoue, je flippe. Là, je suis en train de flipper à faire ce podcast. Je suis en train de flipper. En plus, pour cette année 2025, j'ai pas mal de projets, des projets un petit peu lunaires. j'avoue. Petit spoiler alert, l'anglais très nul mais spoiler alert, j'ai le projet de vouloir faire un événement à Paris, un événement de dingo mais oulala, ça me demande beaucoup d'organisation, beaucoup de courage mais let's go en fait, j'ai décidé en 2019 de me choisir parce que qui va le faire ? Personne ne va le faire, oui il y a des gens qui m'aiment et il y a des gens qui m'aimeront très bien mais pas assez pour faire des choses à ma place. C'est pas possible, c'est pas comme ça que ça fonctionne. Donc, oui, oser et avoir le courage et avoir la confiance, c'est génial, mais c'est flippant. C'est flippant parce que ça fait peur. On a le bidou qui tourne, on a des questions, on a des croyances aussi, encore une fois. On a l'influence, parce que parfois, les personnes qui nous entourent vont nous dire « Mais t'es sûre ? T'es sûre, Srandiana ? Est-ce que t'es sûre que tu vas y arriver ? » Et ensuite, ça va te créer des doutes et tu vas te questionner à ton tour. Et en fait, au final, tu vas rien faire. Donc bref, c'est flippant, mais au final, let's go quoi. Let's go, c'est ce que j'ai appris durant ces 5-6 ans. Ensuite, qu'est-ce que j'ai appris ? J'ai appris que m'affirmer, c'était aussi prendre le risque d'être critiqué. Mais oui, c'est toujours aussi avoir ce risque. d'être critiquée, d'être rejetée. Parce qu'il y aura toujours quelqu'un pour te dire que ce que tu fais, c'est pas ouf en fait. Ce que tu fais, c'est mal. C'est pas dingue. C'est pas incroyable. En fait, est-ce que tu vas écouter cette personne ? C'est là qu'il faut se demander, et c'est là où je me suis demandé, moi, est-ce que cette personne vit à ma place ? Bah non, cette personne ne vit pas à ma place. Cette personne, elle a sa vie, elle a ses choix, elle a son histoire, elle a son courage, elle a son carburant, elle fait ce qu'elle veut. Et c'est très bien pour elle. Mais moi, J'ai le droit de m'écouter ou soit d'écouter quelqu'un, mais je fais le choix de toujours prendre en considération, prioriser mes besoins. Donc est-ce que cette personne vit à ma place ? No ! Non, non, non, non, non, non. Cette personne ne vit pas à ma place. Donc oui... Je vais prendre ma place, mais j'aurai des critiques. Moi-même, je le sais, je suis sur les réseaux, comme tu le sais, depuis déjà plus de 4 ans. J'ai des critiques, et c'est très bien. Je me suis pas... Il y a pas longtemps, je me suis lancée sur TikTok aussi. Et c'est dingue, parce que j'ai eu pas mal de critiques, de critiques par rapport à ce que je fais. Mais c'est très bien, parce que si je suis pas critiquée, ça veut dire que je fais pas quelque chose de fou, quoi. Donc, bah, tant mieux. Tant mieux, en fait. Mais bon. Après, ça peut être aussi un sujet qu'on pourra développer ensemble, parce qu'il y a aussi une question d'équilibre et ça peut être normal que les critiques peuvent nous affecter. C'est totalement normal, on n'est pas non plus des surhumains, on a des émotions, on peut être affecté. Donc voilà, comment et pourquoi ça peut être quelque chose qu'on pourra développer par la suite. Ensuite, ce que j'ai appris également, c'est que persévérer, même quand on n'a pas les résultats, c'est quelque chose qu'il faut mettre en place. Il faut persévérer, il faut persévérer même quand les résultats ne sont pas là. Parce que des fois, tu as l'impression que rien ne bouge, et pourtant, si, chaque petit pas compte. Là, dernièrement, depuis octobre-novembre, j'ai l'impression que rien ne bouge. C'est peut-être aussi pour ça que j'ai pris cette belle décision de vouloir me lancer dans le podcast. Et peut-être que justement, parce que j'avais l'impression que rien ne bougeait, j'ai eu ce carburant, je me suis dit, ok, peut-être qu'il faut que je change, peut-être qu'il faut que j'arrête de me reposer sur mes lauriers et de me dire que, ok, si les choses ne bougent pas... C'est qu'il y a quelque chose à refaire, c'est quelque chose à modifier, à revoir. Et c'est pas que je ne suis pas assez, c'est juste que peut-être que je peux arriver à un stade où ok, étape supérieure, maintenant on est bon. C'est comme les jeux, tu vas pas tout le temps faire la même étape, tu vas passer au niveau supérieur. Donc il faut savoir se dire que ok je continue même si les résultats ne sont pas là. Et peut-être que c'est ça qui va te donner l'envie de faire autre chose. Et pas de changer, attention, pas de changer mais de faire autre chose qui va te stimuler, qui va te donner envie de créer du mouvement. Et c'est clairement ce que je suis en train de faire moi. Vraiment, ce que je te partage là, les choses que j'ai apprises, c'est vraiment des choses qui sont même d'actualité. Ensuite, je vais terminer avec un dernier point, parce que sinon ce podcast va durer 6000 ans. Prendre soin de moi, c'est à tous les niveaux. Parce que s'aimer, c'est pas juste mental. Parce que oui, j'avoue que moi, en fait, quand on regarde mon contenu, je suis beaucoup dans l'esprit... Oula, je vais y arriver. Dans l'état d'esprit, dans le mental, et dans l'émotionnel. Mais c'est aussi physique, c'est aussi physique les amis, c'est aussi physique. On peut dire ce qu'on veut, mais oui, on est dans un monde où le regard est sollicité. Mon regard sur moi-même, il est important, mais aussi le regard sur ce que mon chéri va penser de moi, même si ce n'est pas le regard le plus important, mon regard à moi est quand même le plus important. Mais j'avoue qu'être avec quelqu'un qui m'accepte, mais qui me trouve bien, ça fait du bien. Donc c'est aussi physique. On ne peut pas dire non, non, non, le physique ne compte pas, ça serait mentir, ce n'est pas vrai. C'est pour ça qu'il y a des personnes qui font des efforts. Après, si tu es bien dans ton corps, tant mieux. Mais si tu n'es pas bien dans ton corps, dans ton physique, il y a des choses à revoir. Il faut se donner les moyens, il faut faire les efforts. Et en fait, si je te dis ça, c'est parce qu'en fait, je me sens assez bien placée pour le dire. Étant donné que je t'ai partagé comment j'étais il y a quelques temps, j'étais à 37 kg. J'étais à 37 kg pour 1m64. Alors attention, je ne sais plus si je l'ai dit. J'avoue que j'oublie un petit peu, j'ai la mémoire d'un poisson rouge. Si jamais je ne l'ai pas encore dit dans ce podcast, avant, je pesais 37 kg pour 1m64. C'est ça qui a créé aussi le déclic. Je me suis vue en train de m'effacer. Donc si je te parle de l'aspect physique, c'est parce qu'en fait, physiquement, j'ai voulu prendre soin de moi. Et aujourd'hui, ça va beaucoup mieux. Je me sens bien dans mon corps, je me sens femme, je me sens bien. Donc prendre soin de soi, c'est à tous les niveaux. C'est mental, c'est émotionnel, c'est physique et c'est aussi spirituel. C'est aussi psy... Oh là là ! C'est aussi psyrituel. Non, je ne l'ai pas bien dit. C'est aussi psyrituel. Non ! C'est dingue ! C'est spirituel. Voilà, les amis, votre Sanjana est partie gay. Mais bon, elle a pris du plaisir à faire ce podcast. Pourquoi je parle à la troisième personne du singulier, je ne sais pas. Bon, en tout cas, voilà pour ce que j'ai appris. Donc, prendre soin de ma santé mentale, c'est pas... en une nuit que ça se fait. Développer ma confiance et mon courage, c'est dingo flippant, mais c'est ça qui nous permet d'avoir le « allez, on y va » . M'affirmer, c'est aussi prendre le risque d'être critiqué. Il faut savoir persévérer, même quand les résultats ne sont pas là. Prendre soin de soi à tous les niveaux, les amis. Ok ? Donc voilà pour mon histoire, voilà ce que j'ai appris durant ces 5-6 ans. J'ai appris bien plus de choses et j'aurai le plaisir d'en parler davantage avec toi. Alors voilà, aujourd'hui, je me choisis. Encore et encore. Et si ce podcast existe, c'est parce que j'ai envie que toi aussi, que toi aussi tu te choisisses. Pas seulement quand c'est facile, pas seulement quand tout va bien, mais chaque jour. Même quand ça va être difficile, même quand c'est dur. Parce que s'il y a bien une personne avec qui tu passeras toute ta vie, bah c'est toi. C'est toi, c'est toi. Donc si cet épisode t'a plu, pense à me laisser 5 étoiles, un commentaire. J'aimerais vraiment créer du lien avec toi, une relation. C'est d'ailleurs pour ça que je fais ce... ce podcast pour créer du lien. N'hésite pas à le partager. Ça m'aide énormément à continuer à créer encore plus de contenu pour toi. C'était Sanjana, le début d'une belle aventure. On se retrouve très vite pour le prochain épisode. En attendant, souviens-toi, tu mérites des fleurs et des pastèques. Bisous !