Speaker #0Bienvenue dans des fleurs et des pastèques, le podcast où on parle vrai. Parfois doux, parfois cash, mais toujours sincère. Un peu comme une pastèque. Ici on déconstruit, on comprend, on explore, on ose. On se relève avec subtilité et grâce, sans artifices. So, c'est parti ! Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas fait d'épisode. Franchement, ça me fait tellement plaisir de vous retrouver, de te retrouver. Je crois que ça fait un mois que je ne me suis pas enregistrée. Et là, j'avoue que je viens avec un sujet qui est assez fort parce que j'ai envie d'aborder un sujet qui touche quand même pas mal de monde, plusieurs personnes, plus qu'on ne le pense. Parce que c'est vrai que c'est un sujet dont on ne parle pas souvent, un sujet qui est assez douloureux. qui est discret, qui est silencieux, mais qui, je pense, influence toutes nos relations d'adultes. Donc évidemment, je pense que tu l'as vu au titre, on va parler des parents émotionnellement indisponibles. Parce que bien souvent, on le sait, nos blessures viennent de là. Et quand je dis les parents émotionnellement indisponibles, je ne parle pas d'une absence physique, pas forcément non plus d'un manque matériel, mais d'un manque de présence émotionnelle. C'est-à-dire d'un parent qui était là, devant nous, mais qui n'était pas vraiment avec nous. Et donc c'est ce qu'on va faire aujourd'hui, j'aimerais vraiment qu'on ouvre cet espace, un espace sécurisant pour en parler ensemble, pour comprendre, et peut-être pour commencer à guérir. Parce que c'est vraiment mon intention avec cet épisode, ça ne sera pas un épisode facile. Je pense que si tu as cliqué dessus, c'est parce que tu as envie d'en savoir plus sur ce sujet, et déjà bravo parce qu'encore une fois, ce n'est pas un sujet facile. Je vais dire des vérités. parce que c'est ma manière, c'est mon approche, c'est ma manière de travailler, de dire la vérité, même si ça fait mal, même si ça fait peur, pour toutes celles qui se sont faites accompagner par moi, elles le savent, de dire la vérité c'est la solution. Donc c'est ce que je vais faire aujourd'hui, donc oui, tiens-toi prête, parce que ça sera un sujet assez profond, assez costaud, peut-être qu'il y aura des prises de conscience, peut-être qu'il y aura une volonté de vouloir vraiment te choisir maintenant, et je l'espère parce que ça sera pour le... Du coup, une réussite. Avant ça, j'espère que tu vas bien. J'espère que depuis tout ce temps, ton hiver se passe bien. On n'est pas encore en hiver. On est toujours en automne. Je ne sais même plus. J'avoue, moi, les saisons et les dates, il faudrait que je me calme sur les dates de changement de saison. Mais j'espère que ça se passe pour toi, qu'il ne fait pas trop froid. Peut-être que tu m'écoutes et que tu n'es pas du tout concernée par le froid. Je sais qu'il y a beaucoup de personnes qui m'écoutent de la Guyane, de la Guadeloupe, Martinique, Réunion. Et après, oui, bien sûr, en Europe, j'ai cette chance-là et je suis très reconnaissante. D'ailleurs, merci beaucoup, ça me fait vraiment trop plaisir de savoir que vous êtes partout, en France, en Suisse, au Canada, c'est génial. Belgique aussi d'ailleurs, j'ai plusieurs Belges en ce moment en accompagnement, ce qui me fait assez plaisir parce que c'est chouette. Mais bref, j'espère que toi tu vas bien. Moi, de mon côté, ça va bien. Pas mal de choses se sont enchaînées pour ce mois de novembre. C'est d'ailleurs pour cette raison que je n'ai pas enregistré. de podcast, mais pour ce mois de décembre, promis, je me suis organisée, j'ai fait mon planning, j'ai fait mon bilan, j'ai fait mon planning objectif du mois de décembre pour le dernier mois de l'année 2025 et je pense que, enfin non, je ne pense pas, je vais le faire, je vais faire trois épisodes pour ce mois-ci. Donc ça va être assez costaud entre tout ce que j'ai à faire à côté, les consultations, les accompagnements, les suivis, sachant que aussi, juste à titre informatif, au moins tu le sais, mais normalement tu le sais déjà si tu me suis sur Instagram, Pour le mois de décembre, exceptionnellement, je propose des séances uniques. C'est-à-dire que de base, normalement, je travaille sous forme d'accompagnement. Donc il y a plusieurs séances, il y a tout un suivi, en moyenne entre 10-15 séances. Donc c'est vraiment quelque chose de complet. On va vraiment toucher la profondeur, l'estime de soi, etc. Mais pour cette fin d'année et pour ce mois de décembre, exceptionnellement, je peux te proposer une séance unique de une heure, toi et moi, en visio, où tu pourras te déposer, où on pourra parler de tout ce que tu souhaites. tout ce que tu as sur le cœur, tout ce que tu aimerais explorer, tout ce dont tu as envie, vraiment, parce que je suis là pour ça. Donc si ça t'intéresse, n'hésite pas à me le faire savoir, que ce soit sur WhatsApp, Instagram, si on a déjà travaillé ensemble, tu es aussi la bienvenue, tu es aussi concernée. Donc ça sera l'occasion de se retrouver aussi et de faire le point sur l'année et puis ce qui t'attend l'année prochaine. Bref, l'intro a été assez longue, comme d'habitude j'ai envie de dire, mais j'espère que tu es prête. En tout cas je tiens à le redire. Mais je te trouve courageuse. courageux, que tu sois homme, femme, qui m'écoute, pour justement écouter cet épisode parce qu'encore une fois ce ne sera pas un épisode facile à intégrer, facile à accepter peut-être aussi pour certains et certaines, mais tu es là et si tu es là c'est parce que tu as envie d'avancer. Donc bravo pour ça et on va commencer. Enfin ! Donc déjà qu'est-ce qu'un parent émotionnellement indisponible ? Comme je l'ai dit, ce n'est pas un parent qui est absent forcément, c'est un parent qui, pour différentes raisons, n'a pas pu accueillir ou nous accueillir dans notre monde intérieur. C'est-à-dire que c'est un parent qui a été soit absorbé par son propre stress, soit envahi par ses propres blessures émotionnelles. C'est peut-être un parent qui est trop fatigué, qui a une énorme charge mentale, qui a du mal à concilier vie pro, vie personnelle, qui est trop anxieux, trop occupé en fait à survivre pour être réellement présent. Donc si... Un parent qui peut dire oui, qui peut donner, qui peut faire, qui peut apporter, mais chez qui on ne voit jamais vraiment la douceur, l'écoute, la sécurité. En fait, si tu veux, c'est un parent qui fait, qui est dans le faire, mais qui ne ressent pas avec nous, qui n'est pas dans le être. Et dans la psychanalyse, parce que bien évidemment, tu connais mon approche, je vais forcément parler de psychanalyse, on dit que ce parent n'a pas pu jouer le rôle de miroir. C'est-à-dire qu'un enfant n'a pas été... Donc, quand l'enfant n'est pas reflété, il n'apprend pas à se voir lui-même, il n'apprend pas à se reconnaître. Et quand il grandit, justement, il peut se demander qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Je vais te donner des exemples, ça sera beaucoup plus parlant. Je vais te donner plusieurs exemples, je pense que ce sera mieux, comme ça peut-être que tu pourras t'y identifier. Commence avec le parent absorbé par ses soucis, par ses problèmes à lui. Disons que tu rentres de l'école, tu veux raconter ta journée, ton parent il te dit ok super c'est bien. Mais sans te regarder, sans te poser des questions, sans l'aspect émotionnel. L'enfant il comprend que ce que je ressens n'intéresse personne, ni même mon propre parent. Un autre exemple, du parent sévère ou rigide. Imaginons, tu pleures parce qu'on t'a fait mal. On te dit, arrête, tu exagères. Là, qu'est-ce qui se passe chez l'enfant ? L'enfant apprend que ses émotions sont de trop. Too much. Trop. Pour un autre exemple, imaginons un parent qui est présent physiquement, mais qui est absent intérieurement. Disons que vous êtes dans la même pièce, mais il y a un obstacle, une distraction, disons, les écrans. Ou, je ne sais pas, un silence ou une fatigue. L'enfant, lui, va ressentir le vide. Et dans la psychanalyse, encore une fois, quand un parent n'est pas disponible émotionnellement, ça signifie qu'il n'a pas pu jouer le rôle de miroir. Et un autre exemple pour clôturer, comme ça j'aurais donné plusieurs exemples, le rôle de miroir absent. Imaginons l'enfant, il dit « je suis triste » . Et là, le parent, il répond « tu fais des histoires » . Mais qu'est-ce qui se passe ? L'enfant n'apprend pas à nommer. proprement sa tristesse. Il n'apprend pas à se voir. Il grandit en ayant l'impression que ses ressentis ne sont pas légitimes parce que justement son propre parent ne l'a pas rendu légitime. Il ne s'est pas senti reconnu. Il ne s'est pas senti vu. Donc qu'est-ce qui va se passer à l'âge adulte ? C'est bien beau d'identifier. Peut-être que tu t'es reconnu. Peut-être qu'en tant qu'enfant, tu te reconnais. Enfin... Peut-être qu'en ce moment, tu n'es plus un enfant à proprement parler, c'est-à-dire que tu n'as plus 5 ans, 8 ans. Tu as peut-être 30 ans, 20 ans, 50 ans, 60 ans, peu importe. Mais évidemment, tu restes un enfant. Et peut-être que ces mots-là, ces exemples te parlent. Et là, j'ai envie de te dire, on va parler justement des conséquences à l'âge adulte. Eh bien, qu'est-ce qui se passe ? En grandissant, évidemment, ce manque laisse des traces. Soit des traces dans des comportements, soit des traces invisibles, mais évidemment toujours... profonde. Donc encore une fois, je vais rester sur les exemples comme ça sera beaucoup plus parlant et beaucoup plus simple comme approche. On va parler de l'hyper adaptation. Premièrement, alors ça pour le coup, l'hyper adaptation, j'étais complètement concernée. Mais attention, je préfère aussi dire que dans l'adaptation, évidemment il y a du bon. C'est intéressant de savoir s'adapter, c'est une forme d'intelligence émotionnelle aussi, mais le trop, l'hyper adaptation, évidemment là c'est pas bon. C'est-à-dire qu'on devient, on cherche à être parfait. à être performant, à être sage, docile, peut-être même prévisible, tu sais. Ah mais oui, mais avec elle de toute façon, elle dira oui. Ah mais elle de toute façon, elle dira oui au travail. Eh bien, ça va aller avec elle, on n'a pas de soucis à se faire. Exemple, disons que tu dis toujours oui. A tout, au travail. Même quand toi-même tu es épuisé. C'est-à-dire qu'on sait que tu vas dire oui, on sait que, avec toi, on peut compter sur toi. Ou un autre exemple, tu ne donnes jamais ton avis. Pourquoi ? Peut-être que tu as peur de déranger, peut-être que tu as peur de... Mais en fait, elle pense comme ça depuis tout ce temps, tu vois, quand on te juge par exemple. Tu t'excuses, même quand tu n'as rien fait. Ah, je suis désolée, je suis désolée. Ça encore une fois, c'est des exemples que je donne, mais j'étais complètement dans l'hyper-adaptation. Pour celles et ceux qui me connaissent, évidemment vous savez à quel point j'étais dans l'hyperadaptation. Mais c'est vrai qu'encore une fois, il y a du bon dans l'adaptation, mais quand c'est trop, c'est pas bon. Et pourquoi ? Parce qu'en fait, quand tu es dans l'hyperadaptation, tu cherches à être impeccable. Parce que pour toi, être impeccable te permettra de te sentir aimé. Si je suis impeccable, je serai alors aimé. Voilà. Ensuite, parlons de la culpabilité de ressentir nos émotions. Quand on a appris que nos émotions dérangeaient. Justement avec l'exemple que j'ai donné où le parent ne valide pas l'émotion de l'enfant. Ah tu exagères. Ben là, on va chercher à les cacher. Quand on est adulte, on les cache. On va pleurer seule dans la salle de bain pour ne pas inquiéter l'autre. On va se cacher. Moi, combien de fois ça m'est arrivé de pleurer seule dans ma salle de bain ou je ne sais combien de fois ailleurs même. Bref, peu importe. Et je ne suis pas la seule. Je pense à beaucoup de femmes que j'ai connues et que je connais en accompagnement. qui m'ont dit « Oui, mais moi, je ne peux pas pleurer, il faut que je sois forte » ou « Je pleure seule, je pleure seule parce que voilà, c'est comme ça » . Ou sinon, peut-être que tu es le genre de personne qui dit tout le temps « Ça va, ça va, ça va » dix fois par jour alors qu'en fait ton cœur est juste un peu trop lourd. Soit aussi tu te sens coupable, coupable d'être fatigué, coupable d'être stressé, coupable de ressentir de la tristesse ou d'être en colère. Parce que tu te dis « Ben non, mais je n'ai pas le droit » . Ou peut-être que tu as honte d'avoir besoin. d'être rassurée. Ça aussi, tu vois, c'est cette culpabilité de ressentir. Ensuite, il y a aussi l'amour qui devient performance. Parce qu'on confond que amour égale approbation. Je m'explique, encore une fois, à travers des exemples. Tu fais beaucoup de choses, mille choses pour quelqu'un, mais évidemment, tu n'arrives pas à recevoir. Est-ce que ça, ça te parle ? Oui ou non ? Peut-être. Disons peut-être aussi que tu n'es bien que si l'autre te dit « Ah, mais c'est bien, c'est parfait, tu peux continuer. » En fait, comme si, encore une fois, on validait à ta place. Ou autre exemple, si on te critique, tu défendes intérieurement. Tu ne vas pas le montrer, mais à l'intérieur, c'est le rejet. C'est dur, c'est difficile. Un autre point, tu cherches constamment à prouver ta valeur. Tu vas faire plus, tu vas montrer plus. Et en réalité, tu fais, mais peut-être pas au fond pour toi. Juste parce que tu cherches une certaine place. Parce que l'amour conditionné de l'enfant devient l'amour... conditionnel de l'adulte. Et en vérité, c'est triste, c'est dur. C'est dur de vivre comme ça. Ça veut dire que tu joues constamment un rôle, tu n'es pas toi. Tu essayes d'être cette personne qui sera aimée par X, donc tu t'adaptes selon ce qu'aime X, mais tu n'es pas toi. Tu vois ce que je veux dire ? Et ça, mais c'est tellement douloureux au quotidien, fatigant de jouer un rôle de juste... pouvoir se sentir aimé, accepté, mais en réalité j'ai envie de te dire que tu ne seras même pas accepté pour qui tu es parce que tu n'es pas toi, tu joues un rôle. Donc voilà par rapport à l'amour qui devient donc une performance. Évidemment il y a la peur de l'abandon, que ce soit visible ou invisible. Qu'est-ce que je veux dire par visible ou invisible ? Alors moi-même je réfléchis à ma formulation de phrase, attends. Alors encore une fois on va rester sur les exemples, je pense que ça fonctionne plutôt bien. Tu me diras si jamais... Voilà, il y a trop d'exemples, n'hésite pas à me le dire, mais je pense que ça reste un sujet qui est quand même relativement abstrait. Je pense que donner des exemples, c'est le mieux. Voilà, ça concrétise les choses, j'essaie de rationaliser pour toi, pour te montrer, pour t'expliquer. Mais donc, pour te donner un exemple sur l'abandon visible. Évidemment, c'est un peu un classique, mais disons que tu paniques très rapidement si un message m'est du temps arrivé. Ça, c'est un peu le truc classique. Ou tu as toujours peur que l'autre part, voilà, l'autre part abandonne. Ou tu fais tout. pour ne jamais être trop. Ça aussi, c'est une manière de... l'expression de ta peur d'abandon. Après, il y a aussi, comme je disais, l'aspect invisible de la peur de l'abandon, l'hyper-indépendance. Ça, c'est un sujet, on ne l'aborde pas beaucoup, j'avoue, je ne l'ai pas encore bien touché, mais ça reste la peur de l'abandon. Par exemple, et il y en aura qui vont se reconnaître, je pense à Camille, ma chère Camille, avec qui je suis encore en ce moment en accompagnement. D'ailleurs, on est sur la fin. C'est triste, mais c'est une bonne chose. Mais ça lui parlera ce que je veux dire, justement, l'hyper-indépendance. Par exemple, dire que, ah non mais, je n'ai besoin de personne. Ou tu refuses de l'aide, ou la vulnérabilité, tu vois, t'as peur d'être vulnérable. Quand il y a une femme, je parle de Camille, mais il y a tellement de femmes tellement de femmes qui se reconnaîtront. Tu sabotes les relations qui deviennent trop proches, tu vois. Tu... Ah non, non, mais là, ça devient concret, ça devient réel. Tu vas, en fait, chercher à saboter avant même qu'on te rejette, avant même qu'on t'abandonne. Donc, tu préfères toi-même saboter, parce que tu ne te penses pas légitime. Donc, tu vas provoquer, justement, des choses pour que la relation s'arrête. Et donc, forcément, tu pars avant d'être liquidé. Donc, ça, c'est vraiment l'hyper-indépendance qui parle à la place de toi. Ensuite, je vais aussi te parler de l'aura qui est contractée. L'aura, qu'est-ce que j'entends par l'aura ? J'en parlerai plus dans un prochain épisode, mais c'est l'aspect énergique, ton aura. Et oui, émotionnellement, mais aussi énergétiquement, tu es impacté. C'est-à-dire que tu n'oses pas t'affirmer dans une pièce. Tu ne prends pas ta place. Tu ne te sens pas légitime. Tu as du mal, encore une fois, à prendre ta place. Donc forcément, tu te retiens. Tu te retiens toujours un peu. Et donc forcément, en étant comme ça, on te... rétrécissant, t'es pas dans l'épanouissement, mais t'es dans la survie. Donc ça, tout ce que je viens de te donner, tout ce que je viens de te partager, ce sont les conséquences à l'âge adulte. Tout ce qui se passe quand tu es adulte, quand tu as affaire avec un parent qui est émotionnellement indisponible. Maintenant, évidemment, qu'on comprend ça, j'ai envie de te dire que le plus difficile, c'est de comprendre que ce n'était pas de ta faute. Et vraiment, c'est la partie la plus difficile parce que c'est d'accepter que ce qu'on n'a pas reçu ne parle pas de toi. Et en fait, c'est dur parce que quand on est enfant et qu'on voit que nos parents ne nous valident pas, ne nous reconnaissent pas, ne nous aiment pas comme nous, on le voudrait, on se dit mais si mon propre parent ne sait pas le faire, qui me verra ? Qui me choisira ? Et c'est dur. Tu vois, c'est dur d'accepter que ce qu'on n'a pas reçu ne parle pas de nous. Parce qu'en fait, l'enfant, on nous garde cette sensation que, encore une fois, si nos parents n'ont pas su nous aimer comme on en avait besoin, bah encore une fois, c'est peut-être parce qu'on n'était pas assez, pas assez sage, pas assez brillant, pas assez intéressant, pas assez quelque chose, peu importe. Mais là, j'ai envie de te dire la vérité, comme je te l'ai dit en début d'épisode. Je vais te dire la vérité, et la vérité c'est que ce manque ne parlait jamais de toi. jamais se manquent parler de leurs blessures à eux, de leur peur, de leur histoire, de ce qu'eux-mêmes n'ont peut-être pas reçu. Et on ne peut pas donner une présence émotionnelle qu'on n'a jamais eue. Et je sais que c'est désagréable de l'entendre, mais c'est la vérité. On ne peut pas donner une présence émotionnelle qu'on n'a jamais eue, tu vois. Et peut-être que tu as envie de me dire, oui, mais moi, je ne vais pas donner ça à mes enfants si demain j'en ai. Mais comment tu vas faire ? Comment tu vas faire pour donner une présence émotionnelle quand toi-même tu n'as pas cette présence émotionnelle ? Je t'en dirai plus un chouille plus tard. Donc pour revenir sur nos parents, beaucoup de parents ont simplement fait avec ce qu'ils pouvaient, avec les outils qu'ils avaient. Et oui, c'est cliché de dire ça, mais c'est la vérité. Parce que c'est dur, encore une fois, de donner quelque chose qu'on n'a pas reçu. Mais j'ai envie de te rappeler, encore une fois, que ce n'est pas de ta faute. Ce n'est pas de ta faute si ta mère n'a pas été n'a pas été tendre. Ça ne veut pas dire que tu n'étais pas aimable. Si ton père n'a jamais dit qu'il est fier de toi, ce n'est pas que tu n'étais pas assez. S'ils t'ont minimisé, s'ils ont minimisé tes émotions, ce n'est pas que tu étais trop. C'est parce qu'eux-mêmes n'avaient pas reçu ça. C'est peut-être qu'eux-mêmes, ils n'avaient pas cette vision. Tu comprends ? Et encore une fois, je comprends que ça soit difficile à entendre et à accepter. Et je ne te demande pas d'accepter ça tout de suite, je ne te demande même pas de l'accepter tout court là. Parce que c'est tout un processus qui te permettra d'y arriver. Parce que c'est une énorme frustration ça, mais au moins tu sais ce qui se passe. Et maintenant que tu le comprends, j'ai envie de t'expliquer comment on peut guérir ça, comment toi tu pourras commencer à guérir ce manque. Alors, on va commencer à apaiser cette blessure-là. Et comment ? La première étape, c'est de la nommer. Nommer l'indisponibilité. Nommer le manque. Et en fait, reconnaître. Mais reconnaître. Par toi-même te dire la vérité que oui, j'ai manqué de présence, oui j'ai manqué de douceur. Et tu me diras que peut-être de dire la vérité, oui ça fait mal, évidemment que ça fait mal de reconnaître, mais ça te permet d'être vrai envers toi. Tu cherches la vérité chez les autres, tu cherches l'authenticité chez les autres, mais toi-même tu te mens à toi-même pendant autant d'années. Peut-être que la réponse elle est là, que toi tu commences à dire la vérité, que tu reconnaisses, que tu reconnaisses que tu as eu mal, que tu n'as pas reçu. Je comprends que tu te sentes loyale envers tes parents. Et que t'as pas envie de blâmer tes parents, et ce n'est pas ça d'ailleurs, je l'ai pas dit, j'aurais dû le dire en introduction. Mais tout ça là, ce n'est pas pour blâmer nos parents, c'est pour toi te comprendre, c'est pour nous comprendre, c'est pour se comprendre. Ok ? Et quand on a envie de se comprendre, on dit la vérité, tout simplement. C'est comme si toi et moi on se disputait, si tu veux qu'on avance, va falloir qu'on se dise des vérités, va falloir qu'on dise des non-dits, t'es d'accord avec ça ? Donc évidemment, pour que notre relation à toutes les deux puisse être réconciliée, on va juste... Encore une fois, être vrai. Donc c'est la même chose avec toi-même, avec ta propre relation, être vrai. Mais c'est, encore une fois, c'est pas la partie la plus facile. C'est d'ailleurs la partie la plus difficile de reconnaître, de nommer. Ok ? Mais ça, c'est pas impossible. C'est pas impossible. Et d'ailleurs là tu commences, tu vois. Juste d'écouter ces mots-là, tu commences déjà à le faire. D'une certaine manière. Ensuite, la deuxième étape, c'est aussi de reconnaître que l'enfant avait raison. Que ce qu'il a ressenti n'était pas un caprice, ni une exagération, mais juste un manque. Un manque réel, un besoin vital. Un enfant a le droit d'avoir des besoins. Tu as le droit d'avoir des besoins. Tu as le droit d'avoir des attentes, tu as le droit d'avoir des besoins, et tu as le droit d'avoir des limites. C'est ce qui te permet d'être toi, d'exister, d'entendre l'entièreté. Mais évidemment c'est difficile parce que, encore une fois, cercle vicieux, quand tu n'as pas reçu ça de tes parents, tu ne penses pas que tu es légitime de recevoir ou d'avoir des besoins, des attentes, des limites. Donc tu t'adaptes, encore une fois. Bon bref, on a compris. Troisième étape, reprendre le rôle de ce parent intérieur. Alors oui, il y a une forme d'injustice parce que tu aurais juste voulu que tes parents soient des parents disponibles émotionnellement. Je comprends et c'est pour ça qu'il y a tout un cheminement à faire pour pouvoir accepter cette forme de frustration. Encore une fois, je comprends que mes mots soient difficiles à entendre, mais c'est la réalité du fait que toi tu puisses te libérer. Mais justement, le but, c'est que toi, tu puisses reprendre le rôle de ce parent, de devenir la personne qui se parle avec douceur, de devenir la personne qui s'écoute, la personne qui se comprend. Parce que justement, comme on l'a dit un petit peu plus tôt, et pour te donner la réponse, comment tu vas vouloir donner ça à tes enfants si toi-même, tu ne l'as pas reçu ? En te le donnant à toi-même, en étant cette personne qui s'écoute, qui se comprend, qui se respecte, qui se reconnaît, qui se voit. Ok ? Et enfin, la quatrième étape, c'est de se demander, bah, vraiment de quoi j'avais besoin à cet âge-là. De quoi j'avais besoin à cet âge-là, mais aussi de quoi j'ai besoin aujourd'hui. Et tu peux commencer à faire cet exercice maintenant. Tu peux commencer maintenant, tu peux commencer à fermer les yeux. Ferme les yeux un instant, tu peux même poser ta main sur ta poitrine, respirer et écouter. Écouter ce que toi t'as envie pour toi, ok ? Parce que ton corps, il sait de quoi il a manqué. Toi seul, tu sais exactement de quoi tu as manqué. Même si demain, tu vas vouloir peut-être en parler avec tes parents, ou peu importe qui, peut-être qu'ils ne vont pas comprendre ce manque-là. Mais toi, tu sais ce que tu as manqué. Et juste de oser le dire, l'affirmer, c'est déjà un énorme pas. Et encore une fois, tu sais. Tu sais ce que tu as manqué. Ce besoin-là, il est là. Il est là depuis des années. Et puis, petit à petit, tu vas apprendre à être disponible pour toi. à être présente pour toi, à apprendre à devenir l'adulte que l'enfant en nous attendait. Ok ? Parce qu'on apprend à devenir l'adulte que l'enfant en nous attendait. C'est comme ça. Ok ? Alors, pour conclure sur cet épisode, qui n'a pas été évident, je pense, à entendre, les blessures laissées par l'indisponibilité émotionnelle ne disparaissent pas du jour au lendemain. Ça, c'est inévitable, c'est la réalité. Mais elles peuvent se transformer. Elles peuvent devenir des forces, elles peuvent devenir des prises de conscience, des renaissances. Et vraiment, justement, j'ai envie de te dire que si tu as envie d'être fière de toi, Vraiment fier de toi, alors fais des choses dont toi tu pourras tirer fierté. Et justement en décembre, c'est le mois parfait pour ça. On a l'impression que c'est le dernier mois de l'année, voilà on va rien faire. Non, mais tu peux fermer une boucle. Tu peux justement te préparer pour une nouvelle version de toi. Alors j'aime pas parler de nouvelle version de soi, mais bon je vais le faire quand même. Parce que je trouve qu'il y a de la frustration à travailler sur une nouvelle version de soi à chaque fois. Mais ça te permet d'avoir des objectifs, d'avoir une direction. Tu peux donc te préparer, tu peux préparer une nouvelle version de toi. Tu peux choisir de t'aimer différemment, ok ? De te respecter, de te considérer, même si tu n'as pas ressenti cette considération auprès de tes parents. Mais toi, tu peux le recevoir en faisant tout ce processus qui est évidemment possible. Peut-être pas facile, mais pas impossible, ok ? Et j'ai envie de te dire aussi que dans les prochains épisodes, comme tu sais, il y en aura encore deux pour cette fin d'année, on va aller plus loin. on ira encore plus loin et on parlera d'aura d'énergie, de rayonnement et comment en 2026 tu pourras t'expenser comme jamais ok ? merci d'avoir été là, merci beaucoup d'avoir été avec moi aujourd'hui, vraiment ça m'a fait plaisir j'espère que mes mots vont t'aider à te choisir à prendre la bonne décision pour toi et si t'as envie de faire une séance avec moi pour cette fin d'année tu sais que tu peux et je serai ravie de pouvoir t'y accompagner, je serai vraiment heureuse de pouvoir être là avec toi ensemble, ok ? Prends bien soin de toi, prends soin de l'enfant que tu étais, il le mérite, ok ? Il le mérite profondément. Et moi, je te dis à dans deux semaines. Le prochain épisode sera donc pour le 17 décembre, pas la semaine prochaine, mais la semaine d'après. J'ai déjà hâte, je vais déjà travailler dessus prochainement. Et évidemment, n'oublie pas, tu mérites des fleurs et des pastèques. Des gros bisous.