Speaker #0Bienvenue dans des fleurs et des pastèques, le podcast où on parle vrai. Parfois doux, parfois cash, mais toujours sincère. Un peu comme une pastèque. Ici, on déconstruit, on comprend, on explore, on ose. On se relève avec subtilité et grâce, sans artifice. So, c'est parti ! Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien, merci beaucoup d'être là pour ce dixième épisode de des fleurs et des pastèques. Je suis très contente de te retrouver parce que ça va être un sujet plus fun, plus amusant, plus léger par rapport au précédent parce que c'est vrai que j'ai envoyé du lourd ces dernières semaines. Donc là on va parler de quelque chose un petit peu plus léger, plus... plus agréable, toujours évidemment en lien avec la psychologie humaine, la psychanalyse, parce que ça reste mon expertise. Et donc, comme tu l'as vu, j'aimerais qu'on parle du langage non-verbal. C'est une idée qui vient de Jurgey, une femme avec qui je suis en train de travailler en ce moment même, qui vit aux Etats-Unis, donc c'est génial. Et je pense que c'est un sujet qui pourra beaucoup aider, que ce soit toi qui m'écoutes, mais même moi au final, parce que... Je tiens à préciser que ce n'est pas parce que je fais des podcasts, que je crée du contenu, que je suis impeccable, que j'ai la science infuse, mais pas du tout. Moi aussi j'apprends sur le tas, moi aussi j'apprends de moi-même, de ce que je vois, de mes erreurs, des autres. Et c'est ça que je trouve génial finalement, parce que la vie pour moi c'est un apprentissage. Et j'ai fait des erreurs et j'en referai, c'est certain. Mais c'est avec tout ça, avec les échanges qu'on peut faire, les podcasts que je peux faire aussi, que je découvre des choses et que je peux apprendre d'autant plus. Donc c'est un sujet aussi qui va m'aider moi, donc merci Durgey. Et évidemment les conseils que je vais partager, c'est des conseils que j'ai moi-même pratiqués. Donc il y a quand même ce sens de légitimité. Mais voilà, c'est des choses que moi aussi j'applique et que je suis en train d'apprendre pendant ce temps. Ok ? Donc, comme on le sait, comme tu le sais, peut-être que tu es aussi ce type de personne qui, en fait, quand t'es contrarié, ça peut se voir. Quand tu es triste, peut-être que ça peut se lire. à travers tes expressions du visage. Quand tu es fâché, peut-être que ça peut se ressentir à travers ton non-verbal, finalement. Et même si tu veux vraiment montrer que tout va bien, peut-être que tu vas éviter le regard. Tu veux peut-être paraître confiante, mais là, en fait, je ne sais pas, tes épaules, tes épaules vont être crispées, vont raconter une autre histoire. Et donc, le but de ce podcast, de cet épisode, c'est aussi de comprendre que les réactions que tu peux avoir aujourd'hui, donc par exemple le corps un peu crispé, les sourcils froncés, la mâchoire serrée, tendue, en fait tout ça, ça peut aussi appartenir à la petite toi. C'est-à-dire que parfois les réactions que tu peux avoir aujourd'hui n'appartiennent pas toujours à l'adulte que tu es aujourd'hui. Parce que, comme je disais, elles peuvent appartenir parfois à une version beaucoup plus jeune de toi. Une version qui a appris très tôt comment il fallait être, comment il fallait se tenir, comment il fallait survivre. Alors oui, j'avoue, j'avais dit que ça sera léger, que ça sera plus fun. Mais voilà, il fallait quand même que je touche un mot à ça pour te dire que, en fait, ce n'est pas de ta faute si aujourd'hui tu te sens crispé, si aujourd'hui tu es beaucoup dans le mental et donc forcément ça peut se ressentir à travers ton non-verbal. Ça peut être aussi en lien avec ton histoire du passé. D'où l'importance de savoir te réconcilier, donc te guérir par rapport à ton histoire passée, donc tes blessures, puisque ça va t'apporter beaucoup de lâcher prise dans ton présent. En gros, si tu veux, l'importance de te choisir et de faire ce travail de guérison, de réconciliation, te permettra que ton passé n'impacte plus tes réactions du présent, tes réactions par rapport à toi, ton ressenti, tes émotions, mais aussi tes choix dans tes relations, etc. Donc voilà, c'est pour ça que je tiens à quand même préciser ce point, puisque c'est important. Donc, moi ce que j'aime beaucoup faire, c'est que j'aime imaginer le corps comme une immense bibliothèque. Une bibliothèque qui finalement n'oublie rien, qui stocke, qui va stocker les souvenirs. Des souvenirs qui parfois vont un peu s'effacer. Il y a des détails aussi qui vont disparaître. Mais justement, le corps, donc la bibliothèque, va tout garder. Et dans notre cas, nous les humains, Le corps, il garde quoi ? Il peut garder les critiques, il peut garder les humiliations, il peut garder des rejets, des peurs, mais aussi des moments où tu t'es sentie aimée. Il y a aussi du positif, heureusement. Donc c'est pour ça qu'aujourd'hui encore, dans certaines situations, tu peux avoir des réactions disproportionnées. Mais tu n'es plus l'enfant de 8 ans. Et tu le sais. Mais alors pourquoi ? Parce que justement, on en revient à ton système nerveux qui lui se souvient de tout. Ta bibliothèque se souvient de tout. Donc tu réagis, parce que tu sais ce que c'est. Donc voilà, c'est inconscient, c'est vrai. Et c'est ça qui est assez fascinant avec le corps. Même si tu veux contrôler, que tu veux paraître stoïque, solide, confiante, en fait non, parfois le corps va tellement parler à ta place que du coup c'est juste pas possible parce que c'est inconscient. D'où l'importance, encore une fois, je le redis, de faire ce travail sur soi pour que ton système nerveux se sente apaisé. Donc si c'est quelque chose que tu as envie de faire et que tu te sens de le faire, que tu es prête, vraiment prête à te choisir. Alors je dis prête, on n'est jamais vraiment prêt à faire ce pas, j'avoue. Mais que tu as envie de passer à autre chose, d'avoir quelque chose d'autre pour toi, d'être plus détendu dans le lâcher prise, et bien c'est peut-être ton moment. Donc écris-moi, ok ? Mais alors ? Continuons quand même dans cette conversation du non-verbal. Parce que, en fait, si j'ai fait ce point, c'est parce que mon but n'est pas de te donner des conseils pour paraître confiante. Je ne veux pas ça, c'est pas mon but, parce que sinon ça serait se mentir à soi, et c'est plus frustrant qu'autre chose. Tu vois, je suis pas du tout, mais alors pas du tout, et ça c'est un vrai truc, d'accord avec la phrase fake it till you make it. Vraiment pas. Je peux comprendre cet aspect-là, ça s'entend, Miiiing ! fois seulement que ton système nerveux ou que justement tes blessures ont été considérées. Tu vois ? Parce qu'en fait, le simple fait de faire semblant semblant, en fait tu sais que tu te mens à toi-même donc t'es dans le paraître. Et nous, ici, on ne veut pas être dans le paraître. On ne veut surtout pas ça. Parce que être dans le paraître, ce n'est pas être aligné. C'est se mentir à soi. Ok ? Donc c'est pour ça que j'insiste sur le point de d'abord prendre le temps de vraiment faire... Faire ce processus pour se lâcher, pour lâcher prise, pour se réconcilier par rapport à ton passé. Ok ? Mais du coup, quand même, pour aller plus loin, je vais donner un exemple. Un exemple très simple. Peut-être que tu l'as vécu, mais imaginons que tu rencontres quelqu'un. Ok ? Et cette personne te pose une question. Une question toute simple. Et bah toi, peut-être qu'immédiatement, tu vas regarder le sol. Et donc tu pourrais croire, dans ta tête, « Ah non, ok, là je suis timide. » Mais parfois, c'est pas de la timidité. C'est juste, encore une fois, une stratégie de protection ancienne. Parce que peut-être que quand tu étais enfant, prendre ta place, c'était peut-être pas valorisé. C'était pas ce qu'il fallait faire. On te disait peut-être de rester à ta place, de rester sage comme une image. Parce que si tu prenais ta place, ça pouvait attirer des critiques. Et donc le fait d'être visible pouvait être dangereux. Et c'est pour ça qu'il y a ce confort à vouloir te faire petit, parce que tu sais que... Ouais, non, mais moi je suis pas quelqu'un qui aime prendre de la place parce que... Mais pourquoi ? Est-ce que ça t'est venu à l'esprit de te demander pourquoi tu n'aimes pas ça ? Qu'est-ce qui se cache derrière ce besoin de te faire petite ? Oui, parce que j'aime pas attirer l'attention, j'aime pas que ça soit centré sur moi. Mais alors pourquoi ? Qu'est-ce qui se cache derrière ça ? Qu'est-ce qui se cache derrière ce truc de je n'aime pas qu'on me remarque ? Peut-être parce que moins on me remarque, plus je me sens en sécurité. Et le problème, c'est que cette stratégie, elle fonctionne encore aujourd'hui. Alors qu'aujourd'hui, peut-être que le danger n'a plus lieu. Il a disparu. Et donc, c'est comme continuer à porter ce sac rempli de cailloux alors que tu n'en as plus besoin. Ok ? Donc l'idée, et oui, je le redis, ce serait de vraiment pouvoir déposer ce sac, faire un nettoyage et repartir pour debout. Ok ? parce que c'est très intéressant essaye de te demander et si tu veux, et d'ailleurs merci pardon je passe encore une fois du coq à l'âne par rapport au dernier épisode vous avez été nombreuses et d'ailleurs ça m'a fait tellement plaisir à répondre aux questions introspectives du dernier épisode, même les femmes avec qui je travaille vous l'avez faite, donc c'est génial merci beaucoup, mais continuez si vraiment vous avez envie, franchement moi ça me fait trop plaisir, ça me montre que mon travail vous plaît et que ça me donne envie aussi de continuer ces podcasts là Mais donc, l'idée, c'est que si je vous pose des questions, bah oui, je n'ai pas vos réponses directement ici et maintenant, mais l'idée, c'est que quand même, vous puissiez y répondre et me partager vos réponses sur Instagram. Donc carrément, venez m'écrire, viens m'écrire. Donc la question que je te pose, c'est pourquoi en fait, c'est si important pour toi de te sentir, de te faire petite, de te mettre en retrait ? Qu'est-ce qui se cache derrière ce besoin de te faire petite ? Ok ? Donc ça, c'est une vraie question que je te pose. Note-la quelque part et prends le temps d'y répondre et envoie-moi ta réponse, ok ? Donc, évidemment, quand on parle de langage non-verbal, on parle aussi de la séduction, ok ? Mais ici, c'est pas dans le sens comment paraître plus attirant, ok ? Parce que beaucoup peuvent penser que c'est le charisme, comment paraître plus charismatique. Alors c'est un sujet qui est aussi, je pense, très intéressant à aborder. Et c'est un sujet que je pourrais aussi traiter dans les mois à venir. Mais tu sais, les personnes les plus séduisantes ne sont pas forcément... n'ont pas plus de beauté ou quoi que ce soit. Ça n'a rien à voir avec la beauté, ok ? C'est juste qu'il y a un truc, il y a une chose. Et cette chose, c'est la présence. Les personnes qui sont attractives sont présentes. Qu'est-ce que j'entends par la présence ? Ce sont des personnes qui écoutent vraiment, qui regardent avec considération, qui incarnent et qui habitent leur corps. Ce ne sont pas des personnes qui vont passer leur temps à vérifier s'ils sont assez bien, s'ils sont aimés. Parce que si on est dans cette position, Qu'est-ce que ça envoie comme énergie ? Cette quête de validation. Et tu vois, ça change tout. Parce qu'imagine deux personnes. La première se demande, ok, est-ce qu'on me trouve intéressante ? Mais là, en fait, si tu te poses cette question, qu'est-ce que ça peut émaner dans le non-verbal ? Est-ce qu'on me trouve intéressante ? Du coup, tu vas vouloir être dans une position où tu vas vouloir attirer de l'attention, où tu vas prouver, tu vois, prouver, paraître, prouver, prouver. Nous, on ne veut pas prouver. Et la seconde, c'est, la seconde personne peut se demander, est-ce que cette personne m'intéresse vraiment ? Est-ce que j'ai vraiment envie de passer du temps avec elle ? Est-ce que cette personne m'intéresse ? Et donc laquelle des deux paraît la plus confiante ? La deuxième, tout à fait. Parce que la deuxième ne cherche pas constamment une validation. Elle veut une rencontre. Elle veut rencontrer la personne. Mais pour pouvoir rencontrer la personne, il faut se demander est-ce que cette personne m'intéresse vraiment ? Tu vois ? Donc beaucoup se cachent dans la séduction qui est à la base... La notion de la présence. Encore une fois, c'est un sujet que je pourrais approfondir dans des prochains épisodes. Ensuite, évidemment, on va parler de confiance en soi. Parce que je pense qu'on est nombreux et nombreuses à avoir pensé qu'une personne confiante, c'est une personne qui prend toute la place, qui parle super fort, qui impressionne, qui, je sais pas, qui prend énormément de place. Mais c'est pas forcément le cas. Parce que la confiance en soi, elle se manifeste souvent par quelque chose de plus nuancée, c'est-à-dire à travers la détente. C'est une personne qui est détendue, qui est dans le lâcher-prise, qui est dans l'accueil. C'est une personne qui se sent légitime, qui n'a pas besoin de se battre pour exister. Ah oui, je vais prendre plus de passes, donc je vais me prouver, je vais battre, je vais montrer. Non, on n'est pas dans le cinéma, on n'est pas dans le surjeu constant. Elle n'en fait pas trop. Elle n'a pas besoin de convaincre la pièce entière de qui elle est et comment elle est. Non, elle est juste là, simplement là, comme un arbre finalement. Et tu vois, un arbre ne passe pas son temps à prouver qu'il en est un. Juste, il est là, il existe et c'est suffisant. Donc la confiance en soi, c'est pas j'en fais plus, je montre, je suis dans, voilà, je prouve, je suis dans le paraître. Non, je suis détendue, j'accueille, je suis là. Je suis dans la présence, mais parce que je le sens, pas parce que je suis dans le jeu. Non, juste je suis là et j'incarne qui je suis, sans prouver, juste parce que je suis là. Et en parlant justement tout à l'heure du passé, il y a des micro-signaux qui montrent que ton histoire est encore là. Ton histoire du passé est encore dans ton présent, sans même que tu puisses t'en rendre compte. C'est-à-dire, comment ? Bah à travers peut-être ton rythme de parole, ta respiration, ton regard, tes gestes, ta posture, ok ? Exemple, quelqu'un qui s'excuse constamment, constamment d'exister, va peut-être parler super vite, va parler succinctement, va minimiser ses phrases, va finir ses phrases en s'excusant presque. Alors ça, je pense que si mes proches m'entendent dire ça, ils vont dire, bon ben ça c'est toi Sanjana, parce que tu es quelqu'un qui finalement s'excuse souvent. C'est vrai que j'étais beaucoup beaucoup dans l'excuse. Aujourd'hui, je le suis encore, donc c'est probablement encore lié à mon histoire, mais c'est ce qui est intéressant, c'est qu'il faut en être consciente, et donc les choses pourront bouger progressivement, ok ? Et ensuite, à l'inverse, quelqu'un qui se sent vraiment légitime va prendre son temps, va respirer, va accepter les blancs, va accepter les silences, tu vois ce que je veux dire ? Et c'est ça qui est fascinant, parce qu'on peut vraiment deviner le niveau d'estime d'une personne, avant même qu'elle parle de sa propre vie, à travers son nom verbal, la lenteur. tranquille, je prends de la place si j'en ai envie, mais sans prouver. Tu vois, c'est une question aussi d'énergie. Il y a quand même quelque chose que j'aimerais ajouter par rapport à la psychanalyse, parce que oui, évidemment, la psychanalyse a quelque chose à dire là-dessus. En fait, si tu veux, en psychanalyse, on considère que beaucoup de nos comportements actuels, et je l'ai dit tout à l'heure, sont influencés par des scénarios anciens. Ok ? Donc, je le redis, on va rejouer parfois sans le savoir. Tu vois, cette petite fille qu'on a été, qui devait être parfaite, ou cette petite fille qui devait être gentille, cet enfant qui devait faire plaisir, cet enfant qui devait se débrouiller seul, puis cet enfant qui grandit, le scénario reste. Et il continue à guider nos choix, nos réactions. Comme finalement un logiciel qu'on a paramétré, et qui s'est installé très tôt dans notre cerveau. Et le problème, c'est qu'on oublie parfois qu'il tourne dans notre tête, en arrière-plan. Donc c'est pour ça que c'est important de... revenir à soi, revenir à son histoire personnelle et faire ce travail de réconciliation, je le dirais jamais assez parce que C'est très important de ne pas être driveé, dirigé par notre passé si on veut vraiment avancer, se sentir épanoui et lâcher prise. Mais donc comment paraître plus assuré sans forcément jouer ce rôle-là ? Donc là, évidemment, je vais te donner plusieurs conseils et j'avais hâte de t'en faire part de ces petits conseils et évidemment là, le but n'est pas de te partager des techniques de manipulation, pas du tout. On n'est pas là pour manipuler les gens, pour se manipuler, ça serait se mentir à soi et encore une fois, être en temps de paraître. on ne veut pas ça. Donc, premier conseil, ralentis. Ok ? Prends le temps. La lenteur, j'en ai déjà parlé, c'est essentiel. Et même ton système nerveux va te remercier. Parce que la précipitation, encore une fois, c'est une manifestation de ton anxiété. Mais prends une seconde avant de répondre. Laisse prendre le silence, sa place. Ok ? Même quand tu es avec toi-même. à la maison. Au lieu de te précipiter à la douche, de te précipiter quand tu te maquilles, quand tu choisis tes vêtements, quand tu manges, prends le temps. Crée cette habitude. Vraiment, ça change énormément dans l'aspect où on se sent détendu. Parce qu'une personne qui est détendue, je l'ai déjà dit, incarne pleinement son corps, habite son corps, ok ? Deuxième conseil, occupe l'espace que tu occupes déjà. Alors oui, c'est un peu étrange. Mais il y a beaucoup de personnes qui essaient inconsciemment, je l'ai déjà dit, de devenir plus petite. Donc, épaules entrées, bras croisés, regard qui fuit. Mais prends simplement la place que ton corps a envie de prendre. Pas plus, pas moins. Juste, prends cette place. Au lieu de te... Voilà, les épaules en arrière là. Prends ta place, c'est la tienne. Et si tu es là, c'est parce que tu as le droit d'être là. Point. Ok ? Donc, épaules en arrière, tête relevée. Et les bras détendus. Juste ça. Pas plus, pas moins. Ok ? Troisième conseil. Regarde la personne en face de toi pour rencontrer la personne. Pas pour convaincre que tu es assez, que tu vaux la peine. Non. Fini tout ça. Quand on cherche à convaincre, on est tendu, on est crispé. Alors que quand on cherche à rencontrer, on est curieux. Et tu sais quoi ? La curiosité, c'est très séduisant. C'est beaucoup plus séduisant que la perfection. Donc, sois curieuse. Va rencontrer la personne, si t'en as envie. Ok ? Quatrième conseil. Observe vraiment, vraiment et sincèrement tes réactions automatiques. C'est-à-dire, quand quelqu'un te critique, comment tu réagis ? Quand quelqu'un te complimente, comment tu réagis ? Est-ce que tu refuses le compliment en disant non, C'est juste que j'ai fait ça et voilà. Non. Comment tu réagis ? Est-ce que tu l'accueilles ? Est-ce que tu l'acceptes ? Quand quelqu'un ne répond pas tout de suite à ton message, comment tu réagis ? Et demande-toi, par rapport à tes réactions, quel âge a la partie de moi qui réagit en ce moment ? Et parfois la réponse ça peut être 7 ans, ça peut être 10 ans, ça peut être 15 ans. Mais jamais vraiment l'âge que tu as actuellement. Jamais vraiment. Donc prends le temps de te poser cette question. Observe tes réactions. automatique, donc inconscient. Évidemment, j'aimerais quand même parler de la suradaptation. C'est un sujet qui est quand même important à souligner. Parce qu'il y a beaucoup de personnes qui passent leur vie à essayer de devenir quelqu'un d'acceptable. Et ça, j'en ai parlé dans l'épisode précédent. Donc je ne vais pas trop m'étaler dessus. Donc si ça t'intéresse, n'hésite pas à y aller. Le regarder, l'écouter plutôt. Mais tu sais, les personnes qui s'adaptent encore et encore et encore jusqu'à ne plus savoir qui elles sont. On en a parlé de ça. Pas forcément, le corps il va finir... Par ne plus savoir où est sa place. Fatigue, tension, anxiété, blocage. Comme si une partie, une partie d'elle disait « Bah non, je sais pas où est ma place, et moi je fais quoi, je suis où, je suis qui ? » Donc, c'est pour ça que c'est important, je le redis, mais de revenir à soi, de se poser les bonnes questions et de se dire « Ok, qu'est-ce que je suis en train de faire ? » De ma vie, finalement. Une question existentielle, finalement. Et évidemment... Comme on parle de confiance en soi, d'estime de soi, j'ai envie de te dire quelque chose. Et ça, c'est une pépite. Donc si tu veux, note-le. Tu sais, on a beaucoup voulu, plus petite, et moi aussi, je voulais que les gens m'aiment, que tout le monde m'aime. Et je ne comprenais pas pourquoi on ne m'aimait pas, parce que j'étais tellement gentille que... Bah en fait, comment tu ne peux pas m'aimer ? C'est pas possible ! C'est un peu prétentieux, mais c'est vraiment ce que je me disais. Et j'avais vraiment ce besoin que tout le monde m'aime, parce que ça allait me faire me sentir en sécurité, aimer, accepter, choisir. Et ça, en fait... C'est pas de l'assurance. La véritable assurance, c'est de se dire « Là, je peux supporter que tout le monde ne m'aime pas. J'accepte qu'on ne m'aime pas, j'accepte qu'on ne me comprenne pas, j'accepte qu'on ne m'accepte pas, j'accepte qu'on ne me choisisse pas. » Et en fait, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que tu ne vas plus te battre pour qu'on te choisisse et t'adapter à nouveau. Parce qu'à partir de là... En fait, t'as plus besoin de te trahir. Là, tu t'autorises à être toi. Tu vois ? Tu t'autorises à être pleinement toi parce que t'as plus envie de te convaincre que tu vaux quelque chose. Tu ne vas pas négocier. Tu ne vas pas chercher à être validé. Non. Juste, tu vas être toi. Est-ce que tu comprends cette nuance qui finalement est énorme ? Donc, parlons un petit peu de CTT. Parce que c'est quand même un sujet que j'ai envie d'aborder en parlant du non-verbal. Donc finalement, quand même, pour faire un petit point par rapport au non-verbal, le gros point qui revient, c'est être détendu et la lenteur. Ok ? Après là, évidemment, le but n'était pas forcément de te donner des tips sur vraiment le non-verbal, comment te tenir, parce que là, en fait, ça... ce serait te donner des tips, un protocole. Et ce n'est pas du tout ce que je veux. Je ne donne pas du tout de protocole. Parce que te donner un protocole, ce serait de te dire de suivre un cheminement. Et si tu devais suivre un cheminement, tu allais suivre mon cheminement. Et non, mon but, c'est que tu suives ton cheminement. Ok ? Donc, voilà. Le plus grand point, c'est être détendu, la lenteur, le lâcher prise et finalement, en gros, te réconcilier. Ok ? Mais parlons quand même de cet été, parce que j'ai quand même envie de parler de ça. Parce que pour cet été, qui arrive à grands pas, j'aimerais parler justement des injonctions qu'on se met et qu'on a reçues. Le corps d'été, le maillot d'été, la peau parfaite, les jambes parfaites, le ventre plat. Mais et si cette année, on faisait les choses autrement ? Si l'objectif était juste de ne plus devenir quelqu'un d'autre ? mais juste d'être soi et de vivre avec qui on est. Et donc pour pouvoir être soi et s'autoriser à vivre, tout simplement, j'aimerais donc te partager quelques rituels pour que tu puisses te sentir plus confiante cette année. Ok ? La première, porte les couleurs qui te donnent de la vie. Ça, clairement, j'ai tellement, tellement de reconnaissance envers moi et aussi envers, enfin, finalement, tout ce que j'ai pu faire parce qu'avant, je ne mettais pas de couleurs. Je m'habillais en noir pour me faire petite et pour me cacher. Là... J'en ai encore du noir dans ma garde-robe parce que je trouve ça classe, mais justement l'intention est totalement différente. C'est pas pour me cacher, mais c'est justement parce que le côté un peu plus classe, un peu plus élégant. Enfin je dis pas qu'il n'y a que le noir qui nous rend classe et élégante, mais voilà, vous avez compris ce que je voulais dire. Mais ce que j'essaie de dire c'est que là je suis contente parce que je porte des couleurs, et je pense que vous l'avez remarqué si vous me suivez sur Instagram, mais les couleurs c'est tellement agréable, ça donne de la vie. Le vert... Je ne sais pas, ça rappelle la nature. Le jaune, ça évoque le soleil. Et j'adore le jaune. D'ailleurs, c'est ma couleur préférée entre le vert et le jaune. C'est les deux. Il y a le bleu aussi. Enfin, toutes les couleurs, j'aime trop. Le bleu, évidemment, ça apaise. On le sait bien, le ciel, le bleu, la mer, tout ça. Le rose, c'est pétillant. Ça fait sourire. Le orange, pareil. Donc, habille-toi. Comme si tu décorais ton corps ! Et kiffe-le ! C'est génial ! Je ne sais pas comment t'expliquer, on dirait que je suis passionnée quand je parle de couleurs, mais peut-être, peut-être, parce que j'ai vraiment eu l'impression que pendant toute ma vie, jusqu'à pas si tard, j'ai vraiment commencé à, à quel âge, porter des couleurs ? Peut-être il y a 3 ans, allez 3 ans, je vais dire 3 ans mais je ne suis pas sûre de moi. Peut-être un petit peu plus. Mais depuis que je mets des couleurs, je me sens tellement mieux dans mon corps. Tellement plus... Moi en fait. Et j'adore parce que, en fait, c'est trop bien. Et si je suis autant passionnée, peut-être, effectivement, c'est peut-être que j'ai eu l'impression d'avoir perdu tellement de temps à me cacher. Du coup, là, j'ai juste envie de profiter. Donc, pour toi, si t'aimes les couleurs, fais-le. Et si tu le fais, franchement, ça me ferait kiffer que tu me partages une photo, une photo de toi, si tu veux, carrément, avec de la couleur. Envoie-moi ta photo sur Instagram et j'adorerais te voir. Ok ? Comme ça, on fait ça ensemble. Parce que ton corps, ce n'est pas un projet pour que les autres puissent aimer ce projet-là. Voyons, c'est ton lieu de vie à toi. C'est ton corps. Donc, fais ce dont tu as envie. Donc ça, c'est le premier point. Ensuite, deuxième point, choisis un parfum qui te ressemble, te ressemble toi. Là, je vois beaucoup, sur les réseaux sociaux, TikTok, tout ça, beaucoup de contenu autour de la vanille. Si tu adores la vanille, mets de la vanille. Mais si tu n'aimes pas de la vanille, pourquoi tu mets de la vanille ? Enfin, tu vois, c'est pas logique de se faire autant de mal. Je sais qu'on parle juste d'un parfum, mais c'est une forme de mensonge. Donc, mets quelque chose qui te fait du bien. Ça peut être une odeur qui te fait te sentir plus toi, qui te rappelle un souvenir, ou je sais pas, qui te fait te sentir féminine, puissante, douce, libre, solaire, sauvage, peu importe ce que tu veux, mais juste toi. Et pas dans le but de séduire X et Y personnes, mais pour toi, pour toi te retrouver, pour te sentir bien avec toi-même. Tu sais que je me parfume tous les jours, tous les jours, vraiment. Avec une brume, avec un parfum, avec une huile corporelle, peu importe. Le parfum, c'est génial, j'adore ça. Donc si t'aimes ça, fais-le aussi, ok ? Mais parce que tu aimes ça, ok ? Ensuite, troisième point, prends soin de ton corps, avec gratitude cette fois-ci, plutôt que, il faut. il faut que je prenne soin de mon corps, il faut que je mange, il faut que je m'hydrate, il faut que je prenne ma douche. Non, prends le temps, prends le temps d'hydrater ta peau, masser tes jambes, bouger ton corps parce que t'en as envie, parce que ça te fait du bien, parce que ça te permet de te reconnecter à toi, parce que ça te fait te sentir plus proche de toi. Moi, depuis que je fais du sport, je ne me suis jamais sentie aussi bien dans mon corps. Alors, en vérité, j'ai toujours fait du sport. Quand j'étais très jeune, j'en ai fait pendant des années, j'ai fait de la natation en club, du tennis pareil. de l'athlétisme, enfin bref, j'ai touché à plusieurs sports grâce à mes parents, donc je suis très reconnaissante. Ensuite, j'ai eu une coupure pendant quelques années, et là, depuis 4 ans, si ce n'est 5, je crois 4, je suis à la salle de façon très assidue, et aussi un petit peu de course à pied. Mais vraiment, je ne dis pas ça pour me la péter, non, pas du tout, mais dans le but vraiment de vous dire que ça fait tellement du bien. Et en fait, voilà. je vois mon corps se transformer et en fait c'est juste le reflet de ma discipline et c'est génial et c'est moi qui le choisis c'est moi qui décide d'aller à la salle de sport et de faire justement mes épaules ou mes jambes ou mon fessier, peu importe donc ça me fait plaisir de voir la progression parce qu'en fait c'est de moi à moi je me donne les moyens et donc finalement plus tard je vois les résultats, donc si c'est quelque chose que t'as envie de faire, vas-y fais-le si t'as envie d'être un petit peu plus dans la course à pied aussi, go, fais de la course à pied. Si t'as un objectif de temps ou de distance, fais-le. Ou si t'as envie de danser pour vraiment te reconnecter à ton corps, va danser. Ok ? Ensuite, je sais plus à combien je suis, 3, 4, 5, je sais plus, 4, crée-toi une playlist. Une playlist version estivale de toi-même. Et j'adore parler de ça parce que j'adore la musique. Je pense qu'on est beaucoup à aimer la musique. Mais bon, mets des chansons qui te donnent envie de danser. Ok ? Ok ? Vraiment, prends cette place. Et tu sais, en parlant de danse, avant jamais, j'étais timide, je dansais pas alors que j'adore danser, j'aime tellement danser, et je dis pas que je danse bien, juste, j'adore ça, et ça me fait me sentir moi, libre. Donc si t'aimes ça, fais-toi une playlist, version estivale de toi-même, mets des chansons qui te font kiffer, et d'un autre côté, souris davantage, marche plus lentement, parce qu'encore une fois, la confiance... Elle se construit pas uniquement dans les réflexions qu'on peut avoir toi et moi. Non. Elle se construit aussi dans l'expérience que tu crées avec toi-même, dans ton quotidien. Ok ? Donc fais ça. Et ensuite, si tu veux, ça me ferait kiffer que tu me puisses me partager ta playlist. Parce que j'adore la musique, donc franchement, partage-moi ta playlist ! J'ai envie de savoir ! Ensuite, fais-toi une liste de ce que ton corps te permet de vivre. Ok ? C'est-à-dire, si t'as envie de faire une wishlist... de cet été. C'est quelque chose que je m'apprête à faire. J'espère que j'aurai le temps cette semaine. Si ce n'est pas cette semaine, ce sera la semaine prochaine. Mais une liste où en fait tu te donnes des objectifs pour cet été. Si tu as envie de voyager, objectif voyage. Si tu as envie de pleurer, de danser, de voyager, de créer, de profiter juste. Une liste qui te permet de rire, de vivre. Vraiment, c'est peut-être... Pas grand chose, mais ça commence par là, pour avoir une direction, ok ? Fais-toi une liste où tu as envie de mettre noir sur blanc ce que tu as envie de faire cet été, ok ? Voyager, ça peut être aller à la mer, ça peut être, je sais pas, faire un saut en parachute. Je sais pas pourquoi je dis ça, j'aime pas ça, mais bon, je le dis quand même. Si t'as envie de danser, si t'as envie de faire des festivals, si t'as envie d'embrasser, je sais pas, de pleurer, de porter, de crier, ok ? Bisculeur. On va clairement arriver à un stade où ton corps ne va plus regarder les autres faire. C'est toi aussi qui vas habiter, c'est toi aussi qui vas faire. Donc fais-toi cette liste, et ensuite, mise en place. On actionne. Et surtout, dernier point, je sais que c'est pas facile ce que je vais dire, mais ose être visible. Si t'as envie de mettre ce short, mets-le. Si t'as envie de mettre ce maillot de bain, tu le mets. Si t'as envie de mettre cette robe que t'as acheté avec tes propres sous, mais qui est dans ta garde-robe... au fin, fin, fin, fin de ta garde-robe. Non, tu sors ta robe, tu fais ton tri et tu mets ta robe. Et tu prends cette photo et tu m'envoies cette photo. Et tu vas te baigner avec ce maillot de bain. On a tous des corps différents et c'est très bien. Et heureusement, ok ? Ne reporte pas ta vie au corps que tu espères avoir un jour, je le redis. Parce que la confiance, elle ne se crée pas dans juste la réflexion et c'est tout. Juste fais. Action. Ok ? Ose. Ose vivre pour toi. Parce que tu le mérites, tout simplement. Ok ? Donc, pour apporter une petite conclusion, j'aimerais te laisser avec cette question. Ok ? Et d'ailleurs, envoie-moi ta réponse, parce que ça me ferait plaisir qu'on puisse en discuter aussi. Mais la prochaine fois que tu remarqueras une réaction que tu peux avoir, qui est automatique, c'est-à-dire un regard qui fuit, une peur, une peur du rejet, ou une difficulté à prendre ta place. Ou plutôt, pour le coup, avec le thème de ce jour, une envie de te faire vraiment petite. Demande-toi, est-ce que c'est vraiment l'adulte que je suis aujourd'hui qui réagit ? Ou est-ce que c'est une partie de moi plus jeune qui essaie encore de me protéger, alors que je ne suis plus en danger ? Parce qu'encore une fois, parfois, le travail n'est pas d'apprendre à être plus confiante. C'est juste parfois, simplement, de rassurer celle que tu étais. celle qui est à l'intérieur de toi et qui a encore peur. Pour que cette partie-là se sente enfin en sécurité. Et c'est à partir de ce moment-là, quand le jour arrivera où tu te sentiras pleinement en sécurité, que ton corps va vraiment changer, que ton regard va vraiment changer, que ta posture va vraiment changer. Sans même essayer de paraître plus sûre, plus confiante. On ne veut pas être dans le paraître. Juste tu le deviendras. Et peut-être que cet été, tu n'as pas besoin d'être celui où tu t'aimes parfaitement. Mais peut-être simplement être celui où tu arrêtes de te faire la guerre, ok ? Celui où tu te choisis un peu plus souvent, où tu te regardes davantage avec harmonie, avec douceur, avec respect, ok ? Parce qu'encore une fois, la confiance en soi, c'est pas l'absence d'imperfection ou de, je sais pas, de complexe. C'est la décision de ne plus leur laisser diriger ta vie, ok ? J'espère que ça a été clair. Si ça n'a pas été clair, pose-moi tes questions sur Instagram. Et pour la semaine d'après, donc pas la semaine prochaine, mais la semaine d'après, je ferai un épisode aussi un peu léger, toujours en lien avec l'été, des conseils, des conseils pour ne plus te comparer, pour ne pas ressentir de la jalousie. Donc si c'est un sujet qui t'intéresse, n'hésite pas à t'abonner à mon podcast, si ce n'est pas encore fait, comme ça tu es sûr de recevoir l'épisode. Ok ? Donc merci à toi, merci pour ta confiance. et si cet épisode t'a plu Encore une fois, n'hésite pas à le partager avec quelqu'un qui en aurait besoin aujourd'hui. Et comme toujours, prends bien soin de toi, choisis-toi et évidemment, tu sais que tu mérites des fleurs et des pastèques. Gros bisous !