Speaker #0Bienvenue dans des fleurs et des pastèques, le podcast où on parle vrai. Parfois doux, parfois cash, mais toujours sincère. Un peu comme une pastèque. Ici, on déconstruit, on comprend, on explore, on ose. On se relève avec subtilité et grâce, sans artifice. So, c'est parti ! Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien, j'espère que tu vas bien et je suis très ravie de te retrouver pour cet épisode parce que je pense sincèrement que ça va beaucoup, beaucoup te parler, beaucoup t'aider, en tout cas si tu as cliqué. Donc merci déjà à toi pour ta confiance, merci à chaque fois de me retrouver. et de prendre ce temps. Parce que c'est vrai que mes épisodes, je cherche intentionnellement à ce que ça puisse déclencher en toi peut-être une forme de prise de conscience, de déclic, peut-être même une forme de décupabilisation, c'est surtout ça, en fait, c'est surtout ça. C'est pour ça que je fais aussi ces épisodes-là, parce que c'est aussi le but de faire en sorte que tu puisses te sentir aidée, comprise, soutenue, écoutée, d'une certaine manière, même si c'est moi qui parle, et pas toi pour le coup, mais que tu puisses te sentir comprise, ok ? Donc, on va commencer, sans plus tarder. Avant tout, j'espère sincèrement que tu vas bien. Et si ce n'est pas le cas, j'espère que tu prendras le temps qu'il te faut pour t'asseoir avec toi-même, prendre ce temps-là pour juste accueillir tes émotions parce que, bah, t'es importante. Et donc forcément, il faut que tu te considères. Donc prends ce temps-là. Et d'une certaine manière, je suis contente parce que tu prends le temps à travers cet épisode. Donc merci à toi. Et commençons, sans plus tarder. Donc comme tu le sais, aujourd'hui on va parler de... procrastination. Un sujet qui, pour le coup, a beaucoup été sélectionné. J'ai fait un sondage il n'y a pas très longtemps pour te demander de quel sujet souhaiterais-tu que je parle et donc c'est beaucoup la procrastination qui est ressortie. Donc, évidemment, si c'est ce que vous voulez, si c'est ce que tu veux, je tiens ma promesse, tout simplement. Mais alors, pourquoi je voudrais tellement parler de procrastination ? Parce que c'est vrai qu'on en parle tellement sur les réseaux, on le voit partout, on le voit dans des bouquins et c'est génial. En vrai, c'est bien. Mais pour le coup, et là-dessus j'espère qu'on va pas me taper dessus, je suis pas tout à fait d'accord avec tout ce qu'on voit sur les réseaux. Parce que pour moi, résumer un problème de procrastination à un problème de manque de discipline, d'organisation, de paresse, non, C'est bien plus que ça. C'est pas juste un problème de discipline, d'organisation, de paresse. Tu sais, c'est comme si certaines personnes étaient simplement moins motivées que d'autres. C'est comme si on disait ça. Et que pendant longtemps, beaucoup de personnes vont essayer de régler leur procrastination En se forçant davantage, en mettant plus de choses à faire, en se mettant des routines plus strictes, en regardant constamment des vidéos de motivation, constamment, constamment. Et ça, évidemment que c'est lourd, c'est frustrant, c'est culpabilisant aussi. C'est-à-dire qu'on va se demander, mais pourquoi j'y arrive pas avec tout ce que je voudrais faire pourtant ? Pourquoi je fais tout au dernier moment ? Pourquoi je me bloque autant ? Et donc forcément, il y a du jugement, de l'autosabotage, et donc un blocus. Donc, non. La procrastination, c'est pas juste un problème de flemme, de manque de motivation. C'est bien plus profond que ça. Parce que tout ça là, le manque de discipline, d'organisation, etc. C'est juste, encore une fois, le résultat de la procrastination. C'est la conséquence, si tu veux. Et moi, je souhaite aller vers la cause. Qu'est-ce qui fait que je procrastine ? Pourquoi je procrastine ? Toujours la même question, pourquoi, Et c'est ce qui m'intéresse, et c'est ce qui va aider vraiment. Donc, Prenons le temps de comprendre pourquoi. Et pourquoi, encore une fois, je le dis, enfin encore une fois, non, je le dis maintenant, passer à un problème lié à l'émotionnel. C'est-à-dire que c'est un problème intérieur, un conflit psychique. Pas juste ce résultat, ce comportement que tu peux voir qui est visible et qui va te frustrer. Parce que, encore une fois, de la procrastination, il y a quelque chose qui se cache derrière. Et tu sais, même si tu vas mettre des choses en place, une routine bien plus ferme, des vidéos de motivation, Qu'est-ce qui fait que tu retournes dans tes travers ? Qu'est-ce qui fait que tu retournes dans ces comportements-là qui te frustrent ? Donc, on va prendre le temps de le comprendre, ok ? Et ça commence par comprendre que... Et de toute façon, je pense sincèrement que beaucoup de personnes ne procrastinent pas parce qu'elles ne veulent pas avancer, mais parce qu'une partie d'elles a peur de ce que ça implique d'avancer. L'implication derrière, et ça, ça change tout si on est prêt à le voir. Donc, comprends que la procrastination, c'est pas une question de flemme, c'est une stratégie. Une stratégie inconsciente, oui, que ton cerveau met en place pour te protéger d'un inconfort. Je m'explique. Donc déjà, tu l'as compris, c'est inconscient. On ne se rend pas souvent compte. On va juste regarder le résultat final. Je ne fais pas ce qu'il faut. Je ne fais pas ce que j'avais à faire. Ça, c'est le problème. C'est le résultat final. Mais le vrai sujet, ce n'est pas ça, comme je disais. C'est qu'est-ce que cette action déclenche en toi ? Parce qu'une action, ce n'est pas juste une action. Ça implique tellement de choses à l'intérieur. Par exemple, te demander de, ok, envoyer un message, publier quelque chose, commencer un projet, répondre à un mail. Prendre un rendez-vous, lancer une activité, tout ça, ça peut réveiller énormément de choses. Comme de la peur, du doute, de la honte, de la pression, un sentiment de ne pas être à la hauteur. Et ça, ton cerveau, lui, il le sait. Et comme il le sait, il a une mission très très simple, te maintenir en sécurité, dans le confort, sécurité émotionnelle. Donc quand quelque chose génère trop de pression, de tension à l'intérieur, ton cerveau, il sait très bien ce qu'il a à faire, il va te détourner. Parce que lui, il ne veut que de la sécurité, Donc, il te fait faire des choses que tu ne voudrais peut-être pas faire. Il te fait faire autre chose. Il te fatigue, il te distrait. Il te donne envie de ranger, de scroller, de regarder une série, de répondre à des messages, à faire littéralement n'importe quoi sauf ce que tu devrais ou voudrais faire. Et souvent, c'est toi qui crois que tu manques de volonté. Alors qu'en réalité, c'est ton système nerveux qui est juste en train d'éviter une menace émotionnelle. La menace étant... Peut-être la peur, le doute, la honte, la pression, etc. Est-ce que tu comprends ? Et c'est important de comprendre ça, parce que déjà ça déculpabilise, et on se rend compte que c'est pas tout à fait de notre faute, même si on a une responsabilité, et la responsabilité c'est de prendre en considération ces mots-là aujourd'hui. Mais donc oui, c'est important de comprendre ça, parce que tant que tu te traites comme quelqu'un de paresseux, tu ne vas pas régler le vrai problème. Là tu t'attaques juste aux symptômes, mais pas à la racine, et nous ce qu'on veut c'est la racine, c'est comprendre pourquoi. Donc oui, je pense qu'il y a énormément de personnes qui vivent dans une confusion intérieure. Elles veulent avancer, mais il y a une autre partie qui résiste. Est-ce que tu connais ça ? T'aimerais faire ça, mais au fond de toi, bah non, il y a de la résistance. T'aimerais dire oui à ce projet, mais au fond, finalement, le résultat derrière, c'est non. Et donc ça, ça fatigue. Mais c'est comme avoir un pied sur l'accélérateur et un autre sur le frein. Ça marche pas. Ça va pas de soi, c'est pas cohérent. C'est pas possible même. Je vais casser la voiture. La voiture, elle va s'épuiser, elle va se fatiguer, elle va se casser. Et bien c'est pareil avec toi. Donc oui, tu veux avancer, tu veux changer, tu veux créer, tu veux évoluer, mais il y a quelque chose en toi qui panique au moment de passer à l'action. Alors, donc oui, tu restes dans l'entre-deux, la procrastination. Et c'est cet entre-deux qui est forcément très très très source de souffrance, de fatigue. Parce que tu ne te reposes jamais vraiment, mais tu n'avances pas non plus. Parce que tu culpabilises quand tu ne fais rien. Donc ça, c'est pas reposant. Et quand tu essayes de faire quelque chose, tu ressens une pression énorme. Donc ton cerveau, lui, il finit par associer l'action que tu souhaiterais faire à une souffrance. Et plus cette souffrance est présente, plus tu vas procrastiner. Est-ce que tu me suis ? Donc je crois sincèrement que l'une des plus grandes causes de procrastination, oui, est liée à l'émotionnel. Notamment la peur de l'échec. Alors non pas l'échec dans le concret, mais plutôt ce que l'échec raconte sur toi. Parce que pour beaucoup de personnes, échouer ne veut pas simplement dire ça ne va pas marcher, point. Ça va aussi vouloir dire, ok, ça confirme que je suis nulle, ok, ça confirme que je ne suis pas capable, ok, ça confirme que je ne suis pas assez, que je vais décevoir, que je suis décevante. Et quand, au fond de toi, tu sais que cette action-là va déterminer peut-être ta valeur personnelle, évidemment, chaque action devient un poids lourd, émotionnellement parlant. Parce que c'est pas juste, par exemple, poster une vidéo. C'est aussi te dire, ok, non, là, je m'expose au regard. Je prends le risque d'être rejeté. Je prends le risque qu'on ne me valide pas, qu'on ne m'aime pas. Je prends le risque de juste pas être aimé, pas être accepté. Et évidemment, ça, ça fait peur. Et évidemment aussi que ton cerveau, il va essayer de t'éviter ça. Donc, il y a beaucoup cette pression intérieure. ce poids notamment par rapport à ta valeur personnelle. Mais il y a aussi une autre peur, dont on parle beaucoup moins. J'en ai fait un épisode il n'y a pas longtemps, enfin quand même l'année dernière, sur la peur de réussir. Et pour le coup, elle est très présente chez beaucoup de personnes. Autant que la peur d'échouer, pour le coup. C'est très, on peut croire, incohérent, mais elle est là. Parce que la peur de réussir implique le fait de devenir quelqu'un de nouveau. Et encore une fois, inconsciemment, c'est inconfortable, donc c'est insécurisant. Parce que réussir, ça implique quoi ? Prenons le temps. Réussir pour toi, ça implique quoi ? Alors oui, tu vas peut-être changer de vie, etc. Non. Dans les risques, qu'est-ce que ça peut impliquer ? Ben ça veut dire être peut-être vu, être attendu dans tes responsabilités, être plus exposé, prendre plus de place, sortir peut-être même de l'identité que tu connais de toi depuis des années, que les gens connaissent de toi, et que les gens peut-être ont appris à accepter. Et le simple fait de changer, de t'autoriser à réussir, ben tu changeras forcément. Et pour certains, ben... Oh non, elle a changé. Je l'aimais mieux avant. Je... Ok, non. Et ça, ça fait peur. Donc oui, parfois, rester bloquée, c'est bien plus confortable psychiquement que grandir. Ça fait moins souffrir. Parce qu'au moins, c'est familier, c'est connu. Et je vois énormément de personnes qui disent vouloir quelque chose, mais qui, au moment où ça devient possible, bah, elles commencent à disparaître, à repousser, à ralentir. Comme s'il y avait cette partie d'elle qui disait, mais ici ça marchait vraiment, alors ma vie va changer, donc les gens vont changer. Et ça peut réveiller beaucoup d'angoisse, beaucoup de blessures aussi. Donc j'ai parlé de la peur d'échouer, j'ai parlé de la peur de réussir, maintenant on va aussi évidemment parler de cette notion de perfectionnisme, qui est là, qui est très très très très très présente, et en fait on s'en rend juste pas compte. Beaucoup de personnes vivent avec cette pression. Elles ne veulent pas juste faire les choses, elles veulent bien faire les choses. Et mon dieu, c'était mon mantra ça. Si je fais quelque chose, il faut que je fasse bien. Mais quelle pression ! Parce que qu'est-ce que ça implique de vouloir tout le temps bien faire les choses ? Il faut que ça soit parfait, il faut qu'il n'y ait pas d'erreur. Il faut que ça soit pointilleux, sans jugement, sans imperfection. Et le truc c'est qu'en ayant cette exigence, je ne dis pas que parfois il y a du bon à ça, mais là, là c'était extrême. Et je sais que beaucoup de personnes vivent comme ça, et donc vont attendre, parce qu'elles vont attendre le bon moment, la bonne énergie, la bonne idée, la parfaite idée, la parfaite version d'elle-même. Mais on est d'accord que ce moment parfait n'existe pas. Et le problème du perfectionnisme, c'est encore une fois qu'il va transformer l'action qu'on souhaiterait faire en une évaluation, un test. Tout devient un test. Et quand chaque chose devient un test, ton cerveau veut l'éviter. Qui aime se faire tester ? Tout le temps, tout le temps, tout le temps. Personne ne veut vivre constamment sous évaluation, sous pression. Personne n'aime ça. Constamment. Tu comprends ? Donc je pense que beaucoup de personnes procrastinent parce qu'elles ont appris aussi à associer leur valeur à leur performance. Ça c'est très important. C'est très important. Parce qu'elles ont appris qu'il fallait mériter. Mériter l'amour. Mériter la reconnaissance. Mériter leur place. Donc évidemment qu'il y a cette exigence. Et parfois cette exigence, elle est tellement forte qu'elle va paralyser. Elle paralyse complètement, on ne fait plus rien. Parce que quand tout devient trop important, ça devient lourd. C'est trop lourd à tenir. Et donc ça devient difficile à actionner. Et d'ailleurs, en parlant de phrases que j'aime beaucoup, il y a celle-ci que j'aime énormément, que j'invite à noter même. Si tu es quelqu'un qui procrastine, la procrastination, ce n'est pas un problème de gestion du temps. C'est un problème. de gestion émotionnelle. Finalement, ça résume énormément de choses de ce que je viens de dire, parce qu'au fond, on l'a compris, la procrastination parle souvent d'émotions qu'on ne sait pas gérer. On ne sait pas gérer ses émotions, on ne sait pas gérer la peur, la honte, l'anxiété, la pression, le doute, le regard des autres. C'est pour ça aussi qu'on est amené à repousser, parce que pourquoi tu repousses si c'est quelque chose que tu veux faire ? Et il y a aussi, et j'en ai pas parlé, il y a même parfois la colère, la colère contre soi. Et ça c'est très difficile à entendre ou à admettre, parce que beaucoup de personnes procrastinent parce qu'elles vivent une vie qui ne leur entamble plus. Elles s'imposent des choses qu'elles ne veulent pas vraiment. Alors évidemment, leur énergie ne suit plus. Et ça aussi, il faut avoir le courage de le regarder. Donc oui, parfois tu ne procrastines pas parce que tu n'es pas capable, mais parce que... Il y a cette partie de toi qui n'a plus envie de vivre sous contrainte. Donc maintenant qu'on a compris tout ça, maintenant qu'on comprend la racine de la procrastination. Donc je réitère, la racine de la procrastination, c'est quoi ? C'est notamment un problème lié à la sécurité émotionnelle. Et cette sécurité émotionnelle, pourquoi n'est-elle pas apaisée ? Je suis navrée de revenir à ça, à chaque fois je le fais. Pardon, mais c'est la vérité, c'est la vérité. Je fais aussi ces épisodes-là pour dire la vérité, parce que c'est que la vérité qui aide. Pourquoi elle n'est pas apaisée ? Encore une fois, liée à ton histoire, à ton enfance. Ah, pourquoi il y a cette pression de toujours vouloir bien faire les choses ? Pourquoi il y a la peur du regard de l'autre ? Pourquoi il y a la peur du rejet ? Pourquoi il y a la peur de ne pas être à la hauteur ? D'où ça vient ? Ok ? Donc, maintenant qu'on a compris tout ça, comment on s'en sort ? Comment on fait ? Déjà, la première des choses, il faut commencer. Il faut que tu puisses commencer aujourd'hui à arrêter de te brutaliser. Je m'explique. Tu ne peux pas guérir un système nerveux stressé avec encore plus... De choses à faire, de violence, de tac tac tac tac, de pression intérieure aussi. Parce que non, tu ne peux pas te haïr jusqu'à devenir quelqu'un d'apaisé. Ça n'est pas cohérent, ça ne fonctionne pas, ça ne va pas ensemble. Donc la première chose à faire, la toute première, c'est comprendre ce que toi tu évites émotionnellement. Pas qu'est-ce que je dois faire de plus, non. On revient à la base, c'est qu'est-ce que cette action provoque en toi. Qu'est-ce que tu ressens quand tu penses à commencer cette... action, ce projet. Est-ce que tu ressens de la peur ? Est-ce que tu ressens de la honte ? Est-ce que tu ressens un sentiment de ne pas être assez ? Est-ce que tu as peur d'être vu ? Est-ce que tu as peur d'échouer ? Est-ce que tu as peur de réussir ? Est-ce que tu as peur de déranger ? Parce que, et c'est aussi pour cette raison que je fais ces épisodes-là, parce que plus tu mets de conscience sur ce qui se passe à l'intérieur de toi, moins tu subis automatiquement les mécanismes. Notamment, le mécanisme dont on parle aujourd'hui, c'est la procrastination. Donc, commence à arrêter de te brutaliser. Ensuite, réduire la pression au lieu d'en rajouter. Ça ne marche pas. Et ça, je suis consciente, c'est très difficile. C'est très difficile pour beaucoup de personnes, moi la première, parce qu'on a l'impression que si on relâche la pression, on ne va plus rien faire. Mais non, c'est faux. Parce que beaucoup de personnes... sont bloquées précisément parce qu'elles vivent sous pression. Donc parfois, ça serait intéressant de se dire « Ok, est-ce que je pourrais apprendre à faire petit ? » « Très très petit, très très très très petit. » C'est-à-dire, je ne sais pas, tu veux faire ce projet, tu veux le finir. Au lieu de te dire « Je dois finir ce projet » , juste commence par te dire « Je vais juste ouvrir le document pour aujourd'hui. » Ou un autre exemple, je ne sais pas, tu te mets la pression sur le ménage et tu veux tout ranger. Dis-toi, ok, je vais ranger pendant 5 minutes. Parce que là, en fait, ce qui se passe, c'est que le plus dur, on le comprend, ce n'est pas de l'action. Le plus dur, c'est de rentrer dans l'action. Donc, comment se peut-il ? Autre conseil, mais je peux comprendre que ce soit difficile et simple, voir ensemble, en séance, en accompagnement, c'est exactement ce sur quoi je travaille aussi avec les femmes avec qui j'accompagne. C'est accepter l'imperfection. Et ça, ça va beaucoup aider. C'est accepter que, ok, ben là, je débute. Accepter de débuter. Accepter d'être moyen aussi parfois. Accepter de ne pas tout contrôler. Accepter de faire mal aussi. Parce que pour le coup, plus tu refuses l'imperfection, plus tu vas refuser le mouvement. Et on le sait, une vie trop parfaite, bah... Est-ce que c'est ta vie que tu vis ? Je pense que t'as la réponse. Et une vie où il y a de l'imperfection, il y a du mouvement. Parce que quelqu'un qui avance, forcément, fera des erreurs et pourra en apprendre. Ça sera ses erreurs et donc ça sera ses apprentisages. Moi, mes erreurs, c'est mes erreurs par rapport, je ne sais pas, j'en ai fait tellement des erreurs et j'en ferai encore. Mais il y a des leçons derrière ça, des leçons qui me sont chères, qui me sont singulières. qu'il n'y a que moi qui peux comprendre, à mon rythme. J'en parlais justement à mon conjoint Louis, de se lancer dans quelque chose, on parlait d'un sujet spécifique, et moi j'avais la vision, le conseil, et je lui donnais ce conseil-là. Et il était bien conscient du conseil. Mais ça ne marchait pas. Ça ne marchait pas parce qu'en fait il n'avait pas vécu encore cette frustration ou cette erreur. Et tant qu'il n'avait pas accepté d'aller vers cette erreur, bon c'est un peu abstrait dit comme ça, mais tant qu'il n'avait pas vécu par lui-même l'erreur, il ne pouvait peut-être pas apprendre. C'était peut-être pas le timing ou le conseil, c'est propre à chacun. Donc parfois, oui, il y a du bon à ça. Vraiment. Il y a des cadeaux, il y a des apprentissages, il y a de la sagesse dans le fait de faire des erreurs. Donc oui, quelqu'un qui avance forcément fera des erreurs. Quelqu'un qui crée forcément doutera. Et c'est pas grave. C'est vraiment pas grave. C'est même chouette, j'ai envie de dire. Donc oui, je pense aussi qu'il est important de changer la manière dont on se parle. Ça, j'en ai pas parlé, mais pour le coup, j'avoue que j'aurais aimé ne pas en parler, parce que pour moi, c'est bien plus tard, ça c'est après, mais je peux quand même donner le conseil. Parce que je pense que si tu es là aujourd'hui, c'est qu'il y a peut-être en toi cette voix qui est extrêmement dure, extrêmement critique. Cette voix qui peut-être à l'intérieur de toi va t'humilier, qui se compare, qui critique. Le truc, c'est que pour travailler vraiment sur cette voix-là, il faut déjà s'apaiser à l'intérieur, par rapport à... ta sécurité émotionnelle par rapport à tes blessures. Parce qu'encore une fois, tout ça là, tout ce que je dis finalement, la peur d'échouer, la peur de réussir, la peur du regard de l'autre, etc., la peur de ne pas être acceptée, la peur d'être rejetée, ça revient à cette insécurité que tu as pu vivre peut-être plus petit. Et donc, tant qu'il n'y aura pas la réconciliation, la résolution, la guérison par rapport à tout ça, tu pourras mettre plein de choses en place Des affirmations positives, des outils, et ça va fonctionner. Mais malheureusement, et tu le sais de toute façon, court terme, ça marchera sur le court terme. Et si tu veux vraiment, vraiment, vraiment t'aider, t'apaiser, pour que t'aies plus à chaque fois travailler sur toi, en fait, la réponse se cache dans la réconciliation avec tes blessures émotionnelles. Et une fois que ça, ça sera fait, tu pourras prendre le temps de réapprendre à juste. Te connaître, aussi cliché que ça soit. Parce que la vie que tu as menée jusqu'à présent, peut-être que c'est un mélange de cette pression que tu as intégrée, compris, appris, et peut-être que ça ne te ressemble pas. C'est pour ça aussi qu'il y a de la frustration. Mais bon, là je m'égare, pour quand même te parler de ce conseil-là, ce serait quand même de changer la manière dont tu te parles, ok ? Et donc ça veut dire avec plus de douceur, plus de patience, plus d'humanité envers toi-même, ok ? Parce que personne n'a envie d'aller... volontairement dans un endroit où on se sent attaqué constamment. Qui veut ça ? Personne ne veut ça. Tu ne veux pas ça si quelqu'un t'attaque constamment. Est-ce que c'est ce que tu veux pour toi ? Est-ce que c'est ce que tu penses mériter ? Donc, plus de douceur, plus de patience, plus d'humanité, plus d'harmonie. Et dernière chose, je crois qu'il faut vraiment prendre le temps de te reconnecter à... tes plaisirs, aux désirs, pas aux devoirs. C'est-à-dire, qu'est-ce que tu veux vraiment toi ? Qu'est-ce qui t'anime vraiment ? Qu'est-ce qui te fait du bien à toi ? Qu'est-ce qui a du sens pour toi ? Parce que, en fait, pour le coup, parfois, on se force à faire des choses parce qu'on est obligé. Et donc, là, forcément, ça crée une déconnexion. Parce que quand tu vis à chaque fois dans des obligations, comment tu peux être heureuse ? Comment tu peux être connectée à toi ? C'est pas possible. Et donc parfois, juste retrouver de l'élan, ça passe par simplement retrouver ce qui toi te rend vivante. Ok ? Donc qu'est-ce que tu veux vraiment ? Qu'est-ce qui te fait plaisir à toi ? Pas seulement les devoirs. Non, toi, tes plaisirs. Ok ? Donc si tu dois retenir une chose aujourd'hui, non, tu n'es pas paresseux ou paresseuse. Tu ne manques pas non plus de discipline. Tu n'es pas non plus incapable. Il y a simplement cette partie de toi qui a peur. Et au lieu de continuer à te battre contre toi, peut-être qu'il est temps de commencer à juste t'écouter. Et je comprends que ça puisse faire peur. Mais il s'agit de toi, de tes émotions. Donc tu peux prendre ce temps. Et si tu as envie de prendre ce temps dans un environnement sécurisant, avec une personne qui te comprendra, qui t'écoutera, je suis là. Et tu peux me faire confiance. Parce que j'ai aussi envie de te dire que la procrastination, c'est pas toi, c'est pas ton identité. C'est pas qui tu es. C'est encore une fois, un signal. Et derrière ce signal, il y a peut-être une partie de toi qui demande simplement un peu plus de sécurité. Plus de douceur. Plus d'espace pour toi exister. Être toi. Vraiment. 100%. Sans pression. Constamment. Donc merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode. J'espère que ça n'a pas été trop dur. Si ça a été le cas, j'espère que c'est pour le mieux. Et si ça t'a parlé, évidemment tu peux le partager autour de toi. Parce que je pense que sincèrement ça pourra aider beaucoup beaucoup de personnes. Et viens m'écrire sur Instagram pour me dire ce que ça a réveillé chez toi. Ok ? Je serai ravie de pouvoir te lire. Prends ce temps-là. Et surtout, n'oublie pas, tu mérites des fleurs et des pastèques. Gros bisous.