Speaker #0Bienvenue dans des fleurs et des pastèques, le podcast où on parle vrai. Parfois doux, parfois cash, mais toujours sincère. Un peu comme une pastèque. Ici, on déconstruit, on comprend, on explore, on ose. On se relève avec subtilité et grâce, sans artifice. So, c'est parti ! Bonjour à toi, j'espère que tu vas bien. Bienvenue dans des fleurs et des pastèques ou welcome back. Comment on dit welcome back en français d'ailleurs ? Il y a un terme qui explique le welcome back ? Re-bienvenue ? Ou de retour ? Je sais pas. Bon bref. Bref, en tout cas, je suis contente que tu sois là, parce qu'aujourd'hui, le sujet, il va être très intéressant, puisque bon, tu l'as vu au titre, on va parler de comparaison. Et justement, j'ai vraiment voulu faire cet épisode, parce qu'on va rentrer dans cette phase estivale, où voilà, on sera... à entourer de monde, donc il y aura plus de tentations à la comparaison. Et moi, mon but, c'est que vraiment, tu puisses passer un superbe été, que tu puisses te sentir bien avec toi-même, dans ton corps, dans ta peau, avec qui tu es, et que t'aies pas ce besoin de comparaison. Donc nous, notre but, comme d'habitude, et tu le sais de toute façon en écoutant des fleurs et des pastèques, qu'on va vraiment prendre le temps de creuser, de comprendre pourquoi il y a cette comparaison. Parce que bon, tout le monde nous dit d'arrêter de se comparer, mais personne nous explique comment vraiment. Donc j'espère être cette personne qui te permettra de prendre ce recul pour que tu puisses vraiment juste te comprendre, t'autoriser à te comprendre et juste progressivement apprendre à te connaître assez pour ne plus te comparer. Ok ? Donc est-ce que toi aussi t'es déjà arrivé, et je dis bien aussi parce que moi oui, est-ce que t'es déjà arrivé de te sentir un petit peu plus petite qu'une personne qui vient d'arriver ? Ok ? Elle arrive dans cette pièce et finalement cette personne n'a rien de particulier. Elle n'a pas non plus essayé de te rapercier, elle est juste rentrée dans la pièce. Et toi, pourtant, tu commences à te comparer, tu regardes sa façon de parler, son physique, sa manière d'être, sa manière de s'habiller. Peut-être que tu vas aussi comparer son couple, son métier, sa confiance, son aisance, sa manière juste d'être. Et là, en fait, sans que tu t'en rendes compte, donc c'est inconscient, tu te retrouves à prendre des conclusions sur toi. À te dire que, ah ben elle, elle est mieux que moi. J'en suis pas encore là. Pourquoi je ne suis pas comme elle ? Et en fait, ce qui est fascinant, vraiment, c'est que ce moment-là, cette scène-là, elle ne dure vraiment pas longtemps. Ça va durer 30 secondes. Ouais, 30 secondes. Et pourtant, ton estime de toi va vraiment prendre un coup parce qu'en fait, tu vas vraiment cogiter et ruminer. Et donc, vraiment, aujourd'hui, mon but, c'est qu'on regarde la comparaison autrement, ok ? Qu'on arrête de se dire, bah oui, arrête de te comparer parce que, comme je le dis, personne ne nous explique vraiment ce que ça veut dire d'arrêter de se comparer. Non, il faut qu'on aille dans le fond de pourquoi déjà ça se passe, cette comparaison. Mais aussi, je pense qu'on peut aller encore plus loin, parce que est-ce que toi aussi tu t'es rendu compte que tu te compares uniquement à certaines personnes, pas à tout le monde. Qu'il y a certaines personnes qui vont te déclencher des choses, et que d'autres, peut-être tu n'auras vraiment pas du tout ce besoin de comparaison, il y aura plutôt de l'indifférence, juste tu vis ta vie. Donc déjà, ça c'est intéressant parce qu'il y a des personnes avec qui tu vas plus facilement te comparer et d'autres non. Déjà, avant de poursuivre sur cet épisode, pense à cette personne à qui tu te compares, ok ? Facilement, sans qu'il y ait eu critique, dévalorisation de sa part. Pense à cette personne, ok ? Comme ça, on pourra se reposer sur cet exemple-là, ok ? Donc, prenons le temps, encore une fois, de considérer la comparaison. C'est pas un problème, c'est un symptôme d'une blessure, ok ? C'est pour ça que c'est intéressant d'aller le comprendre. Tu n'es pas juste quelqu'un qui se compare. Non. Et encore une fois, rends-toi compte que tu ne le fais pas avec certaines personnes. Donc d'autant plus raison pour quoi de dire que tu n'es pas une personne qui se compare. Ok ? Donc pourquoi je dis que ce n'est pas un problème ? Déjà, la comparaison, ce n'est pas non plus une émotion. C'est un mécanisme. C'est une réponse à quelque chose. C'est une stratégie. Autrement dit, la comparaison, c'est une forme de protection de ton psychisme. C'est une stratégie. Une stratégie qui cherche à répondre à quelque chose qui vient de bien plus loin qu'aujourd'hui. La personne avec qui tu te compares, ce n'est pas elle qui l'a déclenchée, ce n'est pas de là que vient la naissance de la comparaison. Ni par exemple au travail, ni dans ton couple. Elle vient de bien plus loin et elle vient de la question fondamentale de quelle est ma valeur finalement. Et cette question de la valeur, tu me diras que je me répète, et oui c'est vrai que je me répète, mais quand je dis que tout part de là, c'est assez fascinant, c'est assez fascinant qu'il y a beaucoup de nos comportements. de nos « défauts » viennent de là. Mais on le dit, en psychanalyse, on considère que notre regard sur nous-mêmes ne se... On ne se construit jamais seul. Et tu le sais, je l'ai déjà dit, il se construit dans le regard de l'autre. Notamment, le premier regard, celui des parents. Des personnes qui nous ont élevés. Avant de savoir qui toi tu étais, quelqu'un t'a montré qui tu étais. Donc, qui sont ces gens-là ? Qui est ce quelqu'un ? Ce sont souvent tes parents. Ou en tout cas, des personnes avec qui tu as grandi. Et comment ? Comment tu apprends à savoir qui tu es à travers cette personne ? Par ses mots, par son regard, par sa manière d'être, par son silence, par son affection. Ou parfois même par son absence. Donc imagine un enfant qui grandit avec un parent hyper exigeant. Un enfant qui entend souvent « Tu peux mieux faire, regarde ton frère, pourquoi tu n'es pas comme elle ? » Et forcément, à force, cet enfant finit par croire que sa valeur dépend de la comparaison, qu'il faut être peut-être un peu mieux, toujours faire un peu plus, toujours mériter sa place. Donc la comparaison devient alors un mode de fonctionnement. Et c'est pas parce que l'enfant est jaloux, pas du tout, mais parce qu'il a appris que son amour a été conditionnel à travers des mots. les mots que la personne avec qui il a grandi a choisi. Et à l'inverse, on va juste imaginer aussi un peu le côté positif. Imagine un enfant qui n'a jamais été comparé, qui s'est suffisamment senti regardé, suffisamment aimé, suffisamment accueilli. Évidemment que cet enfant pourra bien sûr se comparer. Je ne dis pas que la comparaison c'est niet, non. Mais cette comparaison ne remettra pas son identité en question, sa valeur en question. Elle sera simplement une forme d'information, pas une vérité, un verdict, tu vois. Et c'est là qu'il y a vraiment toute une différence. Parce que la première personne qui a grandi avec un parent hyper exigeant va s'identifier à travers justement les mots que le parent a pu employer, et donc la comparaison. De l'autre côté, un enfant qui grandit avec un parent suffisamment juste, suffisamment bon, suffisamment tendre, accueillant, aimant, etc., présent, Sa valeur ne sera pas remise en question. C'est pour ça que je le dis et que je me répète que beaucoup de nos comportements, de nos réactions viennent de notre enfance. Et donc c'est d'où l'utilité de faire ce travail introspectif, de faire ce travail de réconciliation pour justement ne plus avoir ces mécanismes tels que la comparaison. Mais aujourd'hui évidemment je vais t'aider à ce que tu l'aies beaucoup moins, mais le plus gros il est dans l'accompagnement, le suivi. Et je sais que ça puisse faire peur de se dire « Ok, est-ce que je me lance ? Est-ce que je vais faire cet accompagnement ? » Parce que je sais que si je le fais, je ne serai plus cette fille ou cette femme qui se compara. Je ne serai plus cette femme qui va se comparer. Je ne serai plus cette femme qui va se dévaloriser. Donc qui serai-je si je ne suis plus celle-là ? Justement, tu seras peut-être d'autant plus toi. Donc oui, ça fait peur. Ça fait peur de se retrouver quand toute ta vie, tu as été constamment cette femme qui s'adapte, etc. Mais il y a un réel bénéfice. Le bénéfice, c'est la liberté. Donc tu sais ce qu'il te reste à faire. Donc si c'est quelque chose que tu veux, écris-moi sur Instagram, tu sais que tu peux. Ok ? Et si ce n'est pas encore le cas, si tu ne te sens pas tout à fait prête à m'écrire, chose que je comprends parce que chacun sent le rythme, j'ai un workbook disponible en bio sur ma page Instagram qui est gratuit. Donc va le lire, prends-le, il est là, il t'attend. Ok ? Il y a des pépites dans ce workbook, j'ai pris beaucoup de temps à le faire. Donc n'hésite pas à aller regarder. Ok ? Et en plus si tu veux aller plus loin, il y aura même un questionnaire, on pourra même faire un appel ensemble, gratuit. Ok ? Donc... Vas-y, tout est à disposition. Tout est entre tes mains alors, ok ? Donc revenons-en. Je crois qu'on a souvent une vision un peu trop morale de la comparaison. C'est-à-dire qu'on se dit, je suis une mauvaise personne, ok je suis jalouse, je manque de confiance. À partir du moment où il y a de la comparaison. On est d'accord ? Mais j'aimerais vraiment que toi et moi, on se dise, ok, non, on va repartir avec une autre idée. D'accord ? Parce que la comparaison, ce n'est pas un défaut, comme je l'ai dit. C'est souvent une tentative de ton cerveau pour retrouver de la sécurité. Une sécurité que tu ne ressens pas actuellement. Parce que lorsqu'on ne sait pas vraiment combien on vaut, on va regarder autour de soi. Et on va chercher un repère. On va chercher une réponse. On cherche quelqu'un qui pourrait enfin nous dire où se situe notre valeur. Sauf que le problème, c'est que cette réponse n'existe pas là-bas. Parce que ta valeur n'est pas une compétition. Est-ce que tu comprends ? Donc tu vas chercher une réponse que tu n'auras pas du tout. Donc t'imagines la fatigue que tu peux ressentir juste à être dans cette quête-là. Et peut-être que c'est même inconscient, mais c'est la réalité de beaucoup de personnes. Et puis il y a aussi autre chose que je trouve quand même fascinant, c'est qu'on ne va pas se comparer avec tout le monde, comme je le disais. Est-ce que toi tu l'as déjà remarqué ? Évidemment, je pense que tu peux croiser plusieurs personnes dans une journée, dans une semaine, dans un mois, mais il y en a une seule. qui va te déclencher ça. Mais pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi cette... Personne n'est pas une autre. Peut-être parce qu'elle vient toucher quelque chose de précis, de subtil, mais peut-être qu'elle a quelque chose que toi tu t'interdis. Peut-être qu'elle, elle est libre alors que toi tu t'interdis de l'être. Peut-être qu'elle, elle ose prendre cette parole-là. Peut-être qu'elle, elle assume son corps. Peut-être qu'elle, elle vit de sa passion. Peut-être qu'elle, juste, elle est là. Elle dit non sans culpabiliser. Mais en réalité... Le truc qui est quand même fascinant, comme je disais, ce n'est pas elle que tu regardes. C'est une partie de toi que tu n'oses pas encore accepter. Et c'est pour ça qu'il y a cette comparaison. Donc oui, peut-être que la personne que toi tu envies aujourd'hui est parfois simplement en train de vivre une vie que toi tu t'interdis, que tu n'oses pas t'accorder, que peut-être que tu n'acceptes pas encore chez toi, ou que tu ne t'autorises pas à avoir déjà d'une. Il peut y avoir ce truc de comparaison. Donc la prochaine fois que quelqu'un te déclenchera quelque chose, justement de comparaison, au lieu de te dire, mais alors pourquoi je suis comme ça ? Essaie dorénavant de te dire, qu'est-ce que cette personne s'autorise que moi je ne m'autorise pas ? Tout simplement. Ou, qu'est-ce qu'elle vient réveiller chez moi ? Et pas pourquoi elle est mieux que moi. Non, non, parce que là, en fait, ta concentration, ton introspection, tu ne l'axes pas sur toi. Tu l'axeras sur cette personne, elle. Qu'est-ce qu'elle fait, elle ? Pourquoi elle est mieux que moi ? Non, non, non. Là, on veut s'introspexer soi. Donc, le focus, il est sur soi. Les questionnements, tu les axes sur toi. Qu'est-ce que ça réveille chez toi ? Et c'est cette simple question qui pourra vraiment changer ta relation à la comparaison. J'aimerais maintenant aussi te parler d'un concept qui, lorsque je l'ai découvert en psychanalyse, parce que comme tu le sais, je fais de la psychanalyse, ça a complètement changé ma façon de comprendre la comparaison. Et c'est pour ça que je tiens à t'en parler, parce que je pense que ça pourra aussi t'aider. Et ce concept, c'est ce qu'on appelle l'idéal du moi. Évidemment, ça peut paraître un peu technique, mais tu vas voir, c'est beaucoup plus simple que tu ne le crois. L'idéal du moi, c'est quoi ? C'est l'image de la personne que tu aimerais être. Et cette version de toi que tu imagines. c'est-à-dire plus belle, plus confiante, plus aimée, plus accomplie, c'est cette personne qui, dans ta tête, aurait enfin le droit d'être heureuse. Mais qu'est-ce qui se passe là ? Tu vas attendre d'être cette personne-là ? Et c'est ce qui est fascinant, c'est que cet idéal, déjà, ne sort pas de nulle part. Il s'est construit au fil de ton histoire. Encore une fois, pourquoi il y a cet idéal ? Encore une fois, à travers le regard que tu as reçu, les compliments, les critiques, les attentes, les modèles que tu as aussi observés. Les personnes que toi tu admirais, et parfois même les personnes que tu craignais. Et petit à petit, dans ton psychisme, il s'est passé quelque chose, il a fabriqué une image, une sorte de portrait invisible, une référence. Voilà ce que tu devrais être. C'est ça qui se passe dans ta tête. Et à partir de là, il y a quelque chose de très particulier aussi, qui se passe, il se passe beaucoup de choses comme tu peux le voir. Tu ne regardes plus les autres simplement comme des êtres humains. Tu les regardes un peu comme des rappels. des rappels de tout ce que tu crois ne pas être, ou tout ce que tu crois que tu devrais être. Et c'est pour ça que certaines personnes te touchent autant, et d'autres moins. Parce que parfois, elles, elles incarnent ce que toi, tu aimerais que ton parti idéal de toi peut avoir. Tu vois ? Je vais prendre un exemple, ça sera peut-être plus parlant. Imagine que tu admires une femme qui prend simplement sa place, la parole en public. Ok ? Elle semble naturelle, à l'aise, drôle. spontanée. Et donc tu pourrais croire que ce qui t'impressionne vraiment, c'est son éloquence. Mais si on creuse, vraiment, honnêtement, si on creuse, peut-être que ce qui te bouleverse, et en étant honnête avec toi-même, c'est qu'elle ose faire quelque chose que toi tu t'interdis depuis des années. Et non, ce n'est pas elle qui crée ton manque. C'est pas à cause d'elle que tu as un manque. Elle le révèle. Elle n'est pas responsable de ce manque. Elle le réveille et elle le révèle. Elle ne le réveille pas, il est là, elle le révèle. Et donc ça change tout. Parce qu'à partir du moment où tu comprends ça, tu vas progressivement, forcément, cesser de voir les autres comme des concurrents. Et c'est ça qui est bien avec la comparaison, parce qu'il y a des informations. On commence à les voir comme des miroirs. Et c'est vraiment bien. Moi je trouve que cette idée, elle est profondément apaisante. Parce que ça nous donne un petit peu du pouvoir. Ça remet la responsabilité aussi sur soi. Parce que si une personne me déclenche quelque chose, je peux évidemment passer mon temps à essayer de lui ressembler. J'aime encore ma manière de parler, ma manière de m'habiller, de mon métier, mes habitudes. Ou alors, je peux aussi me demander, mais pourquoi est-ce que cette personne me touche autant ? Qu'est-ce qu'elle vient dire ? Qu'est-ce qu'elle vient réveiller chez moi ? Et c'est souvent derrière cette question qu'il y a un désir qui n'a jamais eu le droit d'exister. Une femme qui envie, celle qui voyage seule, découvre parfois qu'elle rêve d'indépendance. Une femme qui critique ceux qui réussissent découvre parfois qu'elle s'est toujours interdite d'avoir de l'ambition. Peut-être aussi quelqu'un qui est fasciné par les personnes très spontanées va peut-être réaliser que cette personne a passé sa vie à vouloir être parfait avant d'agir. Autrement dit, nous ne jalousons pas seulement ce que les autres possèdent, nous jalousons parfois les parties de nous-mêmes que nous avons abandonnées. Et je trouve cette vision vraiment touchante, parce que ça met encore une fois la responsabilité de chacun à sa place. Et parce qu'au fond, la comparaison nous parle souvent de nous-mêmes que les autres. C'est plus sur nous. Ça en dit plus sur nous que sur les autres. Ok ? Puis il y a aussi quelque chose dont on ne parle pas beaucoup. On pense souvent que la comparaison, c'est quelque chose qu'on peut admirer. Mais comme j'en avais parlé sur Instagram, c'est pas toujours vrai. J'avais fait une vidéo justement où je parlais de ça. On va aussi se comparer à des personnes que nous jugeons. Et en fait, c'est... C'est tout un peu étrange, mais oui. Tu sais, par exemple, ça t'est peut-être déjà arrivé de dire « Oh non, oh non, moi je pourrais jamais faire ça. Oh non, oh, elle en fait trop. Oh, il est vraiment prétentieux. Oh, elle cherche juste à se faire remarquer. » Toutes ces phrases-là, un petit peu de jugement. Bien sûr, peut-être qu'il y a des critiques qui peuvent être légitimes, mais souvent, ces jugements-là, ça va raconter encore une fois quelque chose sur nous. Et en psychanalyse, comme j'en ai parlé sur Insta, on parle de projection. On va rejeter chez l'autre quelque chose que nous avons du mal à reconnaître en nous. Par exemple, encore une fois, c'est peut-être plus facile d'illustrer mes propos à travers des exemples, une personne qui s'autorise à être ambitieuse va peut-être déranger quelqu'un qui a appris qu'il fallait rester discret pour être aimé. Ou une femme qui ose dire non peut être perçue comme égoïste par quelqu'un qui construit toute son identité autour du fait que faire plaisir aux autres, c'est ce qu'il faut. Mais encore une fois, il ne s'agit pas de dire que tout est question de projection. Mais simplement d'accepter que nos réactions nous renseignent, voilà, nous renseignent, c'est le mot que je cherchais, nous informent, nous renseignent parfois davantage sur notre monde intérieur que sur la personne que nous avons en face de nous. Ça en dit plus sur nous que sur les autres, ok ? Et peut-être que finalement, c'est là que commence la véritable confiance en soi. La confiance en soi ne consiste pas à ne plus admirer personne, attention ! Elle ne consiste pas non plus à devenir insensible, again, attention ! Elle consiste à... Pouvoir regarder quelqu'un de talentueux, de brillant, sans que ça remette en question notre propre valeur. À pouvoir dire, ah cette personne m'inspire, plutôt que de dire, cette personne prouve que je ne suis pas assez. Tu vois la différence ? L'inspiration ouvre, la comparaison nous fait souffrir, ça nous renferme. L'une nous met en mouvement, cette personne m'inspire, mais qu'est-ce qu'elle m'inspire ? Ok, je vais aller chercher ces réponses-là, donc mouvement. Et la comparaison, nous. renferme nos figes. Et donc, c'est vraiment là, je crois, que réside tout l'enjeu. Il ne s'agit pas d'arrêter de regarder les autres. Il s'agit de changer le regard que l'on porte sur soi lorsqu'on les regarde. Donc j'aimerais quand même terminer cet épisode avec quelque chose de question. Je ne vais pas te donner de méthode, parce que je ne suis pas méthode. Je ne vais pas non plus te donner une injonction de plus. On n'est pas là pour ça. Mais justement, des questions qui vont t'aider à te reconnecter à toi, à te comprendre, à apprendre à te connaître, ok ? Et évidemment, dans le registre de la comparaison. Mais je le dis, le but ici, ce n'est pas de plus jamais te comparer, c'est juste de comprendre que cette comparaison te dit quelque chose, ok ? Il y a une information, il y a un renseignement, ok ? Donc la première question. Quand tu te compares, juste pose-toi la question, tu peux te la noter aussi. Qu'est-ce que cette personne vient réveiller chez moi, comme je l'ai dit un peu plus tôt ? Pas chez elle, mais chez toi. Qu'est-ce que ça te touche ? Qu'est-ce que ça te touche ? C'est pas français. Est-ce que ça touche un désir que tu t'interdis ? Une manière d'être que tu n'oses pas encore incarner ? Une liberté que tu regardes loin et que t'aimerais et finalement tu ne le t'accordes pas ? Première question. Ensuite, deuxième question. Est-ce que je suis en train d'admirer cette personne ou de me juger à travers elle ? Parce qu'encore une fois, là on le voit bien... La frontière, elle est plutôt fine. Ce n'est pas l'autre qui fait du mal. Non. C'est ce qu'on se dit après. C'est la phrase, par exemple, comme « Oh non, moi je ne suis pas comme ça. » Non. La personne ne crée pas le manque. Elle vient le révéler. Donc, va creuser. Comprends ce qui se passe. Ok ? Et troisième question. Si je me retirais un instant de la comparaison, qu'est-ce que je m'autoriserais à vraiment ressentir ? De la tristesse, de la fatigue, de la colère, du désir, du vide ? Parce que souvent, la comparaison cache une émotion plus profonde qu'on n'a pas pris le temps d'écouter. Ok ? Donc je te laisse avec ces trois questions. Dans le but, non pas de supprimer la comparaison, mais justement de t'aider à transformer ta manière de la vivre. Ok ? C'est pour ça que j'ai fait cet épisode. Donc au lieu que ça soit quelque chose qui te ramasse, peut-être que ça devienne quelque chose qui t'informe et donc te... révèlent. Et pour le coup, je pense que c'est même ça qui va être le vrai tournant. Pas pour arrêter de te comparer, je le redis, mais pour apprendre à te rencontrer, à te connaître. Et j'aimerais quand même te laisser avec une dernière idée. J'avais dit que je vais terminer avec les trois questions. MDR, évidemment. J'ai besoin de parler encore. Mais on a souvent appris à voir la comparaison comme un problème, à réduire, à éliminer, à effacer. Non, non, non, non, non. C'est pas un signe de faiblesse. C'est pas quelque chose de honteux, on est d'accord. On peut voir la comparaison comme un point d'entrée vers soi. Un endroit où quelque chose en toi essaye de te dire quelque chose. Pas toujours de la manière la plus douce, j'avoue, mais d'une manière plutôt honnête, je trouve. Ok ? Donc c'est chouette. La comparaison, c'est un outil. C'est un outil pour soi. Alors la prochaine fois que tu te compares, essaie de ne pas te juger, ok ? Vraiment là tu as matière pour ne plus te juger. Donc vraiment go. Et ne cherche pas non plus immédiatement à te corriger. Justement observe, écoute, sois curieuse de toi. Sois curieuse de toi. Apprends à y aller. Parce qu'au fond la comparaison ne te dit pas que tu es en retard. Ok ? Elle te montre peut-être simplement que là tu t'es oublié. Donc il serait temps que tu te regardes. Et ça change tout. Merci à toi d'avoir écouté cet épisode. J'étais bien contente de le faire. Surtout pour cette période. estivales, comme je disais. Et si cet épisode t'a parlé, t'a aidé, t'a marqué, dis-le-moi, ça me ferait plaisir parce qu'en plus, ça m'aidera pour les prochains d'avoir un petit peu ton feedback, ton retour. Et puis, n'hésite pas, tu peux tout me dire. Qu'est-ce que tu en penses, ok ? De la valeur que j'apporte, comme ça, je pourrais aussi peaufiner pour les prochains épisodes. Et n'hésite pas à le partager avec quelqu'un qui se compare beaucoup en ce moment, peut-être une amie, ta maman, ta tatie, ton frère, je ne sais qui, ta voisine. N'hésite pas. Et moi, je te dis à très vite pour un prochain épisode qui sera costaud. Ok ? Donc j'ai bien hâte, prends bien soin de toi, et évidemment tu le sais, tu mérites des fleurs et des pestes. Gros bisous !