Speaker #0Bienvenue dans des fleurs et des pastèques, le podcast où on parle vrai. Parfois doux, parfois cash, mais toujours sincère. Un peu comme une pastèque. Ici, on déconstruit, on comprend, on explore, on ose. On se relève avec subtilité et grâce, sans artifice. So, c'est parti ! Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien, j'espère que tu vas bien. Merci de me retrouver pour cet neuvième épisode déjà de la saison 2. Je suis très contente de pouvoir faire cet épisode parce que j'en suis sûre qu'il y aura beaucoup d'éléments qui vont peut-être te parler. J'imagine encore une fois que si tu es là, c'est pour trouver des réponses à tes questions. Donc je suis là pour essayer de t'y aider. Et c'est vrai que c'est un sujet qui, pour le coup, ça touche beaucoup d'entre nous. Ça m'a touchée personnellement pendant très longtemps. Je sais aussi de quoi je parle et aussi à travers ma profession, je peux le voir aussi avec les femmes avec qui je travaille, notamment aussi mon entourage. De toute façon, je pense qu'on est tous un petit peu touchés par ce sujet-là, c'est-à-dire les personnes qu'on devient pour être aimées. J'en ai parlé à Mathilde qui est une amie. Coucou Mathilde si tu passes par là. On en a parlé vendredi et justement, j'ai bien aimé son expression de se dénaturer. Donc c'est vrai qu'on est arrivé à ce stade où on se dénature inconsciemment juste pour pouvoir être aimé. Mais l'idée ici et aujourd'hui et de toute façon comme d'habitude n'est pas de culpabiliser mais juste de conscientiser. Parce que plus on est conscient, moins on subira nos patterns, nos mécanismes, nos stratégies de protection pour aujourd'hui. Alors peut-être qu'effectivement à un moment donné dans notre histoire, notamment notre jeunesse, ces mécanismes-là, ces stratégies nous ont... protégé, nous en servi. Mais peut-être qu'aujourd'hui effectivement, il serait temps pour soi de se regarder, de se demander ok, est-ce qu'en continuant comme ça, je suis vraiment heureuse ? Est-ce que je me sens vraiment sereine ? Est-ce que je me sens vraiment choisie pour moi ? Et est-ce que finalement, je me retrouve à être moi-même dans mes relations ? Donc c'est surtout ça l'idée de cet épisode-là et comme tous les épisodes, de conscientiser pour ne plus subir. Plus je suis consciente, plus je... En fait, je sais que j'ai des choses à revoir, peut-être d'une certaine manière miser sur moi, et pas toujours être en lutte, toujours être dans cette hyper-vigilance qui finalement m'évite d'être moi. Donc, on va parler de ça. C'est une question que je trouve quand même très intéressante. Donc vraiment, la question c'est qui serais-je devenue si je n'avais pas peur de ne pas être aimée ? Parce que comme je le dis, beaucoup d'entre nous, en fait, on... On ne devient pas vraiment nous-mêmes parce que forcément dans la manière dont on a reçu de l'amour dans notre jeunesse, si dans notre jeunesse on n'a pas reçu assez d'attention selon nous, assez de validation, assez de sécurité, forcément ça va se manifester dans nos comportements actuels, que ça soit envers nous-mêmes ou que ça soit à travers nos relations et aussi nos choix de vie, etc. Donc c'est vraiment de ça dont j'ai envie de parler parce que je pense vraiment... que ça va beaucoup aider. Donc, le sujet, c'est les personnes qu'on devient pour être aimé. Avant tout, j'espère vraiment que tu vas bien. J'espère que ça se passe pour le mieux pour toi, que ça soit avec toi-même, que tu arrives à mettre des choses en place pour toi pour te sentir mieux un peu plus chaque jour, que tu puisses te choisir, que ça soit déjà, encore une fois, avec toi-même dans ton quotidien, dans ton travail, dans ta manière de te traiter, dans ta manière de prendre soin de toi, que ça soit à travers le sport. L'alimentation, le fait de prendre soin de toi émotionnellement. Et vraiment, c'est déjà super ce que tu fais, ne serait-ce qu'en écoutant ces épisodes-là. Parce que je suis consciente que les sujets que j'aborde ne sont pas toujours agréables, on ne va pas se mentir. Ça reste quand même profond, mais c'est aussi mon but. Le but, c'est aussi de dire la vérité. Et c'est dans cette simple vérité-là que tu pourras vraiment t'aider. Donc j'espère que tu vas bien. Le soleil est au rendez-vous, donc ça fait vraiment du bien. Il fait super chaud dans la Drôme, mon Dieu ! Mais bon, je n'ai pas envie de me plaindre parce que j'adore le soleil. Mais j'avoue, oui, oui, j'ai chaud, j'ai chaud. Mais bon, je suis très contente de te retrouver. Et donc, commençons pour demain. Évidemment, tu le sais, ici, j'aime beaucoup parler de l'enfance. Il y a vraiment cette... J'ai vraiment cette envie d'aller toujours dans l'analyse, dans la psychanalyse. Et c'est pour ça aussi que je me spécialise dans ce domaine, la psychanalyse. Mais donc, on va forcément parler de l'enfance. quand je parle d'enfance pour aujourd'hui, c'est justement pour dire que quand on est enfant, on dépend beaucoup émotionnellement de toute façon des adultes qui nous entourent, que ce soit nos parents, les personnes qui nous entourent, les responsables, tatis, mamies, papiers, etc. Pour n'importe qui, finalement, ces personnes-là vont beaucoup influencer notre regard sur nous. Mais ça, on ne le sait pas quand on est petit. Mais comment ? À travers leur manière de nous aimer, leur affection, leur présence, leur validation. Et forcément, très tôt, sans même qu'on nous le dise vraiment, on comprend qu'il y a certaines versions de nous qui sont plus aimées que d'autres. Alors, ce n'est peut-être pas facile à entendre, mais c'est la réalité. Mais quand on est petit, on le sent. On va commencer à observer, on va analyser, on va s'adapter. Parce qu'on va se dire que là, si mamie me dit que je suis sage et qu'elle apprécie le fait que je sois sage, peut-être que c'est comme ça qu'elle m'aime et donc on m'aimera plus si je suis sage. Pour d'autres, ça peut être quand je ne dérange pas, je suis acceptée. Quand je réussis, on me regarde enfin. Est-ce que tu vois ce que je veux dire ? Est-ce que c'est des phrases que toi-même tu as pu te dire auparavant ou même maintenant ? Si je m'adapte, en fait, on va trouver que je suis assez docile. que c'est agréable, que je suis arrangeante, donc on va peut-être plus m'aimer. Alors je dis ça, mais tu vois, par exemple, moi, personnellement, je sais que je suis une personne arrangeante, mais je le choisis, je choisis de l'être. Et si un jour, il arrive que c'est trop, qu'à un moment donné, en fait, là, les limites sont dépassées, en fait, ça n'arrivera pas parce que je sais aussi comment moi, je dois me dire, stop, stop là, ok, j'ai envie d'être arrangeante, pour x et y. y paramètres, peu importe avec qui mais parce qu'il y a justement cette estime de moi qui a été travaillée, qui est solide, je saurais quand est-ce que je vais arrêter ça parce qu'en fait j'ai pas envie de devenir quelqu'un tout simplement méchant, pour moi je ne dis pas que quand tu n'es pas arrangeant tu es méchant mais dans ma vision des choses, une personne gentille sait prendre en considération l'autre donc est dans le fait de s'arranger tu vois, pour moi c'est comme ça les choses dans ma tête je ne dis pas que c'est comme ça que ça doit être c'est juste que c'est dans ma tête que c'est comme ça et donc forcément à un moment donné si on transgresse cette gentillesse là je saurais prendre du recul mais ce que j'essaie de dire c'est que je me définis en tant que personne gentille et je pense que mon entourage pourrait le confirmer je le fais pas pour mon entourage c'est juste que ça me représente c'est qui je suis et c'est comme ça que j'ai aussi envie d'être, c'est comme ça que j'ai envie de définir Sandhya mais par contre S'il y a abus, s'il y a transgression, comme je dis, eh bien là, c'est à moi de savoir qu'est-ce que je veux tolérer, qu'est-ce que je ne veux pas accepter, etc. Mais ça, pareil, c'est un sujet pour plus tard, peut-être, si c'est quelque chose qui t'intéresse, comment vraiment, vraiment savoir quand est-ce que je ne veux pas qu'on transgresse mes valeurs telles que la gentillesse, etc. Mais bon, là, encore une fois, je m'égare. Mais c'est aussi un sujet que j'ai déjà abordé il y a quelques temps, je pense l'année dernière, ou même début d'année. Je ne suis pas très calée en termes de... Temporalité, je pense que c'était début d'année sur le fait de mettre tes limites sans culpabiliser. Si ça t'intéresse, n'hésite pas à regarder. Mais donc, comme je disais, quand on est enfant, forcément on va se rendre compte de certaines choses que nos parents vont valoriser peut-être le fait de réussir à l'école et en fait vont nous applaudir. Et donc c'est à ce moment-là précisément qu'on va commencer à construire un personnage. Justement, la gentille ou le gentil, la fille forte, le garçon qui va être hyper drôle. le sauveur, la parfaite, l'indépendante, la personne discrète qui va se mettre un peu de retrait, parce que c'est comme ça que ça a été le plus accepté quand elle était enfant, celui ou celle qui prend soin de tout le monde, mais c'est très rarement, et on ne peut pas nier, et encore une fois, mon but aussi aujourd'hui, ce n'est pas de blâmer nos parents, c'est de conscientiser, parce que plus on prend conscience, moins on subit. J'ai l'impression que j'ai créé un mantra là. Bon, ça va être peut-être un mantra entre nous, moins... Plus je conscientise, moins je subis. Mais donc oui, l'idée n'est pas de blâmer nos parents et qui que ce soit. C'est juste de prendre notre responsabilité. Mais il est vrai que forcément, on peut l'observer aussi. C'est rare qu'un enfant soit vraiment libre à 100%. Et en même temps, c'est normal. Et ça, pareil, c'est un sujet pour plus tard. On ne peut pas non plus apprendre à un enfant d'être complètement 100% libre. Parce que oui, il faut apprendre aussi à un enfant c'est quoi la frustration, c'est quoi les limites. Voilà les règles finalement. Mais bon, encore une fois, je m'égare. C'est un sujet qui me fascine parce qu'il y a tellement de choses à développer. Donc si vraiment c'est quelque chose que tu souhaiterais que je creuse, n'hésite pas. Mais bon, le sujet du jour, c'est quand même les personnes qu'on devient pour être aimées. Donc, enfants libres, oui, c'est pas forcément le cas. C'est très rarement le cas. Et justement, il y a quelque chose que j'aimerais que tu puisses noter si tu le peux, soit dans tes notes, soit dans un bouquin, peu importe. Mais sache que vous... beaucoup de nos personnalités sont en réalité des mécanismes de survie, comme je le disais au début. Ok ? Je m'explique. Justement, je parle de masque, de rôle, tu vois ? Le problème, c'est qu'à force de jouer un rôle, tu vois, tu joues un rôle, tu t'en rends peut-être pas compte, mais peut-être qu'aujourd'hui, tu commences à t'en rendre compte, à conscientiser, mais le fait de jouer un rôle constamment, ben forcément, on va finir par croire qu'on est ce rôle, tu vois ce que je veux dire ? Et c'est ça qui est triste finalement, parce qu'il y a beaucoup de gens qui ne savent même plus ce qu'ils aiment réellement, ce qu'ils pensent réellement, ce qu'ils ressentent réellement. Tellement il y a eu ce rôle finalement qui leur a été presque entre gros guillemets imposé. Juste parce qu'il y avait ce besoin d'être aimé. Tu vois ? Donc ils savent seulement ce qu'il faut être pour ne pas être rejeté. Et parfois on devient performant. Pour être admiré. Parfois on devient hyper drôle. Pour peut-être cacher quelque chose. Cacher la douleur. Parfois on devient... indispensable parce qu'on pense que si je sers à quelque chose, alors on ne me rejettera pas, on ne m'abandonnera pas. Et il y a certaines personnes qui deviennent extrêmement fortes aussi parce qu'elles ont compris bien bientôt que personne ne viendrait les sauver. Et ça, je l'entends et je le comprends et justement, je sais ce que c'est donc c'est pour ça aussi que je fais ces épisodes-là, tous mes contenus. Pour t'en parler, pour que tu saches que tu n'es pas seule. mais surtout pour te dire que ce n'est pas fatal. Et justement, pour continuer dans cette lancée, je le vois de toute évidence quand je fais mes séances avec vous, quand je fais mes rendez-vous, les appels que je peux offrir de temps en temps. Je crois qu'il y a énormément de gens qui sont fatigués, très fatigués. Et c'est clairement pas une fatigue uniquement physique. Il se peut qu'il y a de la fatigue physique. parce que oui, les responsabilités de la vie, le fait de tenir, d'avancer, tatata, on s'entend. Mais moi, je parle vraiment de cette fatigue émotionnelle de tenir leur propre personnage. Fatiguée d'être justement la personne forte ou la personne référente, celle sur qui tout le monde peut compter finalement. Fatiguée d'être celle qui comprend tout le monde, mais du coup, se laisse un peu passer en dernier. Fatiguée d'être toujours très agréable, d'être irréprochable. Parce qu'au fond, en fait, ils aimeraient juste pouvoir exister sans devoir mériter leur place, ces gens-là. Et je le sais, et je le comprends. Donc oui, il y a certaines personnes qui passent leur vie à essayer d'être suffisamment bien avant d'oser d'être elles-mêmes. Et en fait, c'est comme si, voilà, encore une fois, cette notion de mériter, de méritocratie, si je suis suffisamment bien, eh bien, je vais pouvoir recevoir. Et ça, encore une fois, peut-être que c'est lié à l'éducation à l'enfance. Je le redis, et je ne le redirai jamais assez, non, mon but n'est pas de blâmer qui que ce soit, ni nos parents, mais de conscientiser, ok ? Donc, parlons un peu de la notion du people pleasing. Alors, people pleasing, ce n'est pas juste être trop gentil, ok ? C'est souvent, encore une fois, une stratégie, un mécanisme, une stratégie de protection. Parce que justement, on va associer inconsciemment que le conflit Ça peut peut-être engendrer le rejet. Et donc le rejet à l'abandon. Et l'abandon au danger émotionnel. Donc là, qu'est-ce qui se passe ? On va commencer à dire oui quand on veut dire non. On va s'adapter. On va minimiser nos besoins. On ne prend pas beaucoup de place. On se tait pour préserver la paix. Mais finalement, la paix de qui ? Et tu sais, il y a des gens qui ont appris à être aimables. Mais pas être eux-mêmes. Il faut être gentil, il faut être aimable, il faut être irréprochable, il faut finalement ne pas être toi. Parce que quand il y a toujours ces conditions-là, donc ces couches, tu vois, pour être une certaine version, mais en fait, on se crée une identité, un rôle encore une fois, un masque, et ce masque-là va prendre tellement d'ampleur parce qu'en fait, on va se rendre compte que ce masque-là Plaient au monde finalement. Les gens, ils aiment bien ce masque. Donc en fait, à force d'être cette version-là, encore une fois, on s'étouffe. Mais on ne sait même pas qu'on s'étouffe. Juste on peut le savoir, on peut le ressentir à travers la frustration du quotidien, à travers la fatigue du quotidien, à travers la fatigue de prétendre finalement de faire semblant. Tu vois ? Et parfois, plus quelqu'un est apprécié par tout le monde, Bye ! Plus il est loin de lui-même. Tu ne peux pas être aimé par tout le monde. Et cette phrase-là, oh là là, j'avoue, quand j'étais plus jeune, j'aimais pas entendre cette phrase. Tu ne peux pas être aimé par tout le monde. Bah si, pourquoi pas, si je suis gentille, si je suis arrangeante, si on fait ce qu'on veut, mais non. Parce que si tu es aimé par tout le monde, en fait, tu t'adaptes tellement aux besoins des autres que ta vie, elle passe. Ta vie, littéralement, elle passe. Et je pense que j'ai pas tant besoin de m'expliquer, parce que si tu es là aujourd'hui, c'est que tu sais de quoi je parle. Ta vie, elle passe très clairement. Tu passes ton temps à faire plaisir aux autres. Mais toi, tes projets, ils sont en stand-by. Et tu sais même pas que tu peux en avoir des projets. Tu te donnes même pas le droit de miser sur toi. Parce que ta vie, c'est... Bah, c'est ton travail, ou c'est ton couple, ou c'est tes enfants. Mais toi, dans tout ça, tu es où ? Qui es-tu sans tout ? Toutes ces choses qui t'entourent, finalement. Sans être la référente, sans être la femme parfaite, la femme sur qui tout le monde peut compter. Qui es-tu ? Donc, oui, on peut être profondément aimé sans qu'on nous connaisse vraiment. Les gens qui t'aiment pour le rôle que tu joues, ils aiment ce rôle-là. Ils n'aiment pas forcément la personne que tu es et c'est même pas de leur faute parce qu'ils ne savent pas qui tu es, parce que toi-même, tu ne sais pas qui tu es. Est-ce que tu comprends ? Donc oui, le plus douloureux dans tout ça, c'est qu'on finit parfois dans des relations où l'autre aime notre masque et pas nous. Parce qu'on a tellement peur de perdre l'amour qu'on va seulement montrer justement les parties les plus appréciables, les plus acceptables de nous-mêmes. Et comme je disais, on devient facile, compréhensive, légère, disponible, parfaite. Mais c'est à l'intérieur qu'on se sent qu'il y a quelque chose qui ne va pas, on s'étouffe. On s'étouffe, il y a de la frustration, il y a de la fatigue, il y a de la colère, il y a de l'irritation, pourquoi personne ne me comprend ? Et le vrai problème ici, c'est pas qu'on nous quitte, quand je dis nous, c'est soi-même, mais qu'on ne sache même plus qui on est sans cette adaptation. Comme je disais au début, moi je pense profondément qu'il y a du bon à être dans l'adaptation, dans le fait de s'arranger. toujours de façon à se considérer en premier lieu, mais ça parfois, je le vois très bien avec les femmes avec qui je travaille, il n'y a pas toujours cette notion de considération envers soi. Il n'y a que je m'adapte tellement, que je n'arrive même plus à décélérer, à faire ce pas vers moi. Et me demander, ok, là, est-ce que j'ai de la place ? Est-ce que je peux ? Est-ce que j'ai envie ? Donc oui, certaines personnes qui nous entourent ne sont pas vraiment avec nous, ne sont pas en couple avec nous. Elles sont en couple avec la version de nous qui a peur de les décevoir. Et cette version de nous qui a peur de décevoir, c'est cette même version qui a été créée quand on était petite, parce qu'on avait peur de décevoir peut-être nos parents. Et cette version-là, elle est restée jusqu'à l'âge adulte. C'est pour ça que je parle beaucoup d'enfance, je fais le lien. Avec l'enfance et la vie d'adulte. Et pour aller plus loin, tu vois, on parle dans le fait de faire des choses, dans les actes, on devient adaptable, simple, etc. Mais ça peut être aussi, tu vois, à travers le corps. Le corps peut devenir un moyen d'être aimé. Être plus beau, plus désirable, plus mince, plus parfait, plus féminine, plus masculin. Tu vois, comme si notre valeur dépendait de notre capacité à être choisi. Et clac ! Et là, clairement, ça crée une immense souffrance parce qu'on finit par transformer notre existence, notre vie, en entretien permanent de notre désirabilité. Ça se dit désirabilité ? Je crois que oui. Donc je le redis, on finit par transformer notre vie, notre existence, en entretien permanent de notre désirabilité. Alors qu'au fond, on voulait juste être... aimé, sans avoir à performer. Sauf que c'est cette performance qui est aimée. Tu comprends ? Et donc là, le problème, ce n'est pas toujours le manque d'amour de soi. C'est la croyance qu'on doit devenir quelqu'un d'autre pour mériter l'amour. Encore une fois, finalement, on en revient à la même chose. On va se transformer. Et là, justement, en psychanalyse, on parle beaucoup de la notion du faux self. Faux self, F-A-U-X, et self, donc S-E-L-F, faux self. que pour le coup, je pourrais aussi aborder dans un autre épisode. Mais cette notion-là, c'est cette personnalité qu'on construit pour s'adapter au monde. Encore une fois, ce n'est pas notre vrai self, c'est notre faux self. Pour être accepté, aimé, validé, protégé. Et souvent, plus le faux self est parfait aux yeux du monde, le vrai self est caché, quelque part, en nous, au fond de nous. Et on le sait, et comment on le sait ? À travers la frustration et la fatigue qu'on ressent. Parce que peut-être que là, tu me dis, oui mais Sandjana, moi je pense que non, c'est qui je suis. Je suis quelqu'un qui est dans l'adaptation, qui est arrangeante, qui... qui aime la performance, j'aime être quelqu'un sur qui on peut compter. Mais alors, pourquoi est-ce que tu te sens frustré ? Pourquoi tu te sens fatigué, en colère, irrité, perdu ? Pourquoi ? Est-ce que tu t'es autorisé à te poser ces questions ? Parce que ça, ça commence par là, les premiers signaux, dans les émotions que tu peux ressentir en toi. Donc pose-toi cette question. Et essaye d'y répondre honnêtement. Et si tu n'as pas la réponse pour maintenant tout de suite, prends le temps d'y répondre un peu plus tard. Et viens m'écrire, viens m'écrire ta réponse sur Instagram. J'aimerais bien que tu me la partages. Faisons ça, engage-toi à me partager cette réponse. Parce que si tu es au bout de l'épisode, enfin en tout cas jusqu'à présent, c'est qu'il y a quelque chose en toi qui a envie de ce changement. Donc viens me partager ta réponse et je te lirai. Et je te partagerai mon point de vue, ok ? on en discutera. Je suis là avec toi. Et n'aie pas peur de moi. Je sais que vous êtes nombreuses et nombreux à me suivre, à écouter mes podcasts, à regarder mon contenu, à les enregistrer. Et je vous remercie profondément parce que, évidemment, ça m'aide énormément à continuer. Mais surtout, je sais que ça vous plaît. Mais montrez-le-moi. Dites-le-moi dans le sens où comment je peux vous aider encore plus. Comment je peux aller plus loin avec vous. C'est surtout pour ça que je fais ce métier. Ok ? Donc, réponds à la question et viens me l'écrire sur Instagram. Normalement, tu as mon Instagram. Si ce n'est pas le cas, tu peux me retrouver sur Instagram. C'est Sandiana, comme mon prénom, tiré du bas, Supersad, comme mon nom de famille, S-E-W-P-E-R-S-A-D. La question, c'est qu'est-ce que je fais uniquement par peur de ne plus être aimée ? Prends le temps. Et écris-moi ta réponse. Et si c'est flou, c'est très bien. Et tu peux même m'envoyer en me disant, écoute, ma réponse, j'ai du mal à la trouver. Mais t'inquiète, il y aura d'autres questions. Donc on continue. N'hésite pas à noter la question. Qu'est-ce que je fais uniquement par peur de ne plus être aimée ? Parce que le problème ici, c'est que on le voit, guérir, ça peut faire peur. Alors, j'ai dit guérir, je suis... pas trop ok avec ce mot parce que on n'est pas malade. En réalité, on n'est pas malade, on est juste éloigné de nous-mêmes. Donc le but, c'est de se retrouver. Mais faisons comme ça, restons sur le guerrière, c'est peut-être plus simple. Mais oui, ça fait peur. Parce que le truc, c'est que si toute ta vie, tu as été aimé pour ce masque-là, forcément, enlevé, ça fait peur, c'est hyper terrifiant. Ça fait peur parce qu'on se dit, mais si je commence à enlever ce masque, déjà, je vais me redécouvrir ou me découvrir, et comment suis-je vraiment sans ce masque, et qu'est-ce que les autres vont penser ? Il y en a qui vont rester, il y en a qui vont partir, qu'est-ce qui va se passer ? Y a-t-il des risques ? Bien sûr, il y a des risques, comme il y en a maintenant, dans le simple fait de garder ce masque, tu vois ? Donc, essaye de te demander, si je suis vraiment moi, est-ce qu'on va encore m'aimer ? Et c'est ça qui fait peur, c'est ça qui est, oui, qui est terrifiant. Parce qu'il y a certaines personnes qui préfèrent rester enfermées dans ce personnage plutôt que de risquer d'être rejetées pour qui elles sont réellement. Mais en fait, t'as deux choix. Deux choix qui s'offrent à toi. Le premier, c'est de tolérer de jouer ce rôle maintenant que tu n'es... Maintenant que tu en es un peu plus consciente, c'est de tolérer ce rôle-là, ce masque-là qui t'étouffe finalement à l'intérieur de toi et en fait te rendre compte que les gens qui t'entourent, est-ce qu'ils m'aiment vraiment pour qui je suis ou pour le masque que j'ai ? Ben forcément pour le masque que j'ai parce que je n'ai pas montré qui je suis. Donc est-ce que j'ai envie de continuer ma vie comme ça, pour un portage que j'ai ? Est-ce que c'est ce que je mérite ? Est-ce que c'est ce que je pense mériter ? Est-ce que j'ai envie de réduire ma vie à ça finalement ? À faciliter la vie pour les autres ? Est-ce que ma vie c'est ça ? Je suis juste quelqu'un qui facilite la vie des gens ? Est-ce que c'est ce que je veux ? Et en fait, tu te rends compte des risques. Sur le moment peut-être que c'est simple parce que finalement tu ne te confrontes pas au regard des autres parce que c'est plus simple, c'est plus facile pour eux. Tu es adaptable, tu es gentil, tu te mets à leur place, tu es empathique, tu es compréhensif, donc tu ne prends pas le risque de te confronter, d'affronter, de conflits. Non, mais toi, tu sais, tu t'oublies. Donc ça, c'est la première option. Est-ce que c'est ce que tu préfères, honnêtement ? Ou, si tu devais faire le choix, bah oui, risquer d'être rejeté. Risquer d'être rejeté, mais justement, tu sais pourquoi ? Tu sais parce que, en fait, si tu es rejeté... C'est qu'il y a des personnes qui commencent à partir, peut-être. Je ne dis pas que tout le monde va partir. Et je ne sais même pas si les gens vont partir. Peut-être que ces gens-là vont commencer à vraiment t'accepter. Ou vont venir et te dire que, mais waouh, tu es incroyable. Et je ne te voyais pas comme ça. Et ces gens-là vont juste être encourageants, soutenants. Mais s'il y en a qui ne le sont pas, encore une fois, ça ne dit plus sur eux que sur toi. De toute évidence, c'est leur projection. Ça ne veut pas dire que c'est toi, c'est juste eux. Ils ne sont pas confortables à l'idée que tu sois toi-même. Ils ne sont pas confortables à l'idée que tu sois finalement heureuse. Mais rends-toi compte de ça. C'est quand même dingue d'être entouré par des personnes qui ne sont pas confortables de ton propre épanouissement. C'est quand même incroyable, non ? Quand tu prends ce recul-là. Mais est-ce que c'est ce que tu veux ? Est-ce que tu veux réduire ta vie à ça ? Je pense que la réponse, tu l'as. Sinon, tu ne serais pas là aujourd'hui. Je suis désolée parce que l'épisode est clairement un peu rentre-dedans, mais c'est le but. C'est le but aussi de ces épisodes-là. Pour vraiment t'aider. Comme je te dis, mon but aujourd'hui ici, et de toute façon depuis des années, depuis 5 ans déjà, c'est de vraiment t'aider. Donc oui, on dit les termes comme on dit. Donc la deuxième option, c'est prendre le risque d'être rejeté, mais d'être toi et d'être entouré uniquement par des personnes qui t'acceptent profondément, qui t'encouragent, qui te soutiennent. Et oui, bien sûr, le jour où tu vas commencer à être toi, tu seras peut-être effectivement moins entouré parce que les gens n'aiment pas les gens. qui se choisissent. Et ça, c'est la vérité. Je l'ai dit. Les gens n'aiment pas les gens qui se choisissent. Parce que les gens aiment bien quand les choses sont faciles. Ils aiment ça. C'est facile. C'est agréable. Et ils ont plus de contrôle sur nous comme ça. Et tu le sais. Tu sais de quoi je parle. Je le sais que tu le sais. Donc, en gros, c'est est-ce que tu veux continuer à faciliter la vie des gens ? Mets-toi au détriment de ta vie, clairement. Où est-ce que tu veux te choisir ? Mais oui, risquer peut-être effectivement qu'il y ait... En fait, que ton entourage finalement te montre leur vrai visage. Et là, tu sauras. Et tout à l'heure, je parlais justement de guérir. Justement, un mot que je n'apprécie pas toujours utiliser. Mais qu'on soit d'accord. Là, je pense que tu l'as compris. à travers cet épisode. Guérir, ce n'est pas devenir quelqu'un. C'est enlever tout ce qu'on a construit pour survivre. Tout ce qui a été construit, tout ce que finalement la vie nous a, entre guillemets, un petit peu, qu'on n'a pas eu le choix, eh bien, il fallait peut-être survivre. Il fallait se protéger, il fallait avancer, pilote automatique, etc., etc. On n'avait pas le choix, mais aujourd'hui, tu peux. Tu peux faire la différence. Et il est même de ta responsabilité. C'est pour ça que mon but n'est de blâmer personne. Et de toute façon, on ne peut pas blâmer ce qui a été fait et ce qui s'est passé. Parce que ça ne sert à rien. Et de deux, c'est fatigant. Et de trois, fin. On sera en lutte constante. Ça ne sert à rien, clairement. Mais notre responsabilité aujourd'hui, c'est de prendre la responsabilité de se choisir. Et qu'est-ce que ça veut dire ? De se rendre compte que oui, il y a des choses qui se sont passées dans notre passé. Ce passé-là impacte actuellement mes comportements, mon présent, mes choix, etc. Mais qu'est-ce que j'en fais ? Donc oui, guérir ce n'est pas devenir quelqu'un, c'est enlever tout ce qu'on a construit pour survivre. Et justement pour aller plus loin dans l'introspection, je t'invite à noter ces questions-là précisément et partage-moi tes réponses. Laisse-moi t'aider, je peux t'aider, je sais que je peux t'aider. De toute façon, je suis avec toi, je ne suis pas contre toi. Donc peut-être que ce soir, aujourd'hui, peu importe quand, tu pourrais te demander, première question, qui suis-je ? Quand je n'essaie plus d'impressionner quiconque. Deuxième question, qu'est-ce que je fais pour être validé ? Qu'est-ce que je fais ? Mais vraiment, dans les détails, qu'est-ce que je fais pour être validé ? Qu'est-ce que je fais pour préserver une forme de paix dans la dynamique de couple ou famille, peu importe, peu importe quelle relation ? Qu'est-ce que je tolère finalement, pour juste préserver un semblant de paix ? Quatrième question, qu'est-ce que je cache pour être accepté ? Est-ce que je sais aussi réellement ce que moi j'aime ? Et est-ce que je m'autorise à décevoir ? Et dernière question, est-ce que je m'aime ou est-ce que j'aime uniquement la version de moi qui rassure les autres ? Et en vrai, une autre question, en y réfléchissant. Qui serais-je si je n'avais pas peur d'être abandonné ? Prends le temps, c'est beaucoup de questions et c'est pas des petites questions, j'en suis bien consciente. Mais encore une fois, si tu es arrivé jusqu'au bout de l'épisode, c'est que c'est ton signe. Donc prends-le vraiment comme un signe et envoie-moi tes réponses, ok ? Je sais que vous ne serez pas nombreux à les faire. Donc, celles qui viendront me répondre, me partagez vos réponses. N'hésitez pas, même vous pouvez me faire une... Tu peux me faire une photo de tes réponses, tu peux l'écrire sur un carnet et envoie-moi tes réponses en photo sur Instagram directement et je vais les considérer, je lis absolument tout le monde. Mais je sais que pour ce genre de travail-là, vous n'êtes pas nombreuses parce que ça fait peur. Mais si tu es là aujourd'hui, c'est parce que c'est ton signe, c'est parce que c'est ton moment et tu mérites de saisir ce moment, ok ? Donc je valoriserai davantage justement ton courage, ok ? Donc oui, pour terminer sur cet épisode qui quand même est très profond, Je crois clairement que oui, malheureusement, il y a beaucoup de gens qui manquent d'autorisation d'exister. J'allais dire de confiance, mais non en fait, c'est pas une question de confiance en eux. C'est pas une question de confiance en soi. C'est juste de permission d'exister. Mais la permission de se dire que ok, mais là, j'ai le droit d'être imparfaite en fait. J'ai le droit d'autoriser, j'ai le droit de mettre en avant mes complexes, mes sensibilités, mon intensité. Le fait que je sois juste vivante en fait. ma nature, comme disait Mathilde, arrêter de se dénaturer. Et peut-être que c'est ça, en fait, le vrai amour. Ce n'est pas uniquement rencontrer quelqu'un qui aime juste ce masque-là qu'on s'est un petit peu inconsciemment imposé. C'est peut-être justement rencontrer quelqu'un devant qui on n'a plus besoin de jouer un rôle. Et c'est surtout... devenir cette personne pour toi-même. Ne pas jouer de rôle, ne pas porter de masque. Donc, c'était des fleurs et des pastèques. Et franchement, aujourd'hui, j'espère que cet épisode t'aura permis de te rapprocher davantage de toi. C'est vraiment le but. Et merci encore une fois pour ta confiance. Merci d'avance pour tes réponses aux questions. Je les attends, je les attends. Oui, oui, je les attends. Donc, viens me les montrer. Et au plus vite, comme ça, tac, je te partagerai mon point de vue. et puis peut-être que les choses pourront bouger. J'en suis sûre. Ok ? On se retrouve le mois prochain pour un énième épisode. Donc, ça sera le dixième. Et d'ici là, tu le sais, tu mérites des fleurs et des pastèques. Gros bisous.