Speaker #0Bienvenue dans des fleurs et des pastèques, le podcast où on parle vrai. Parfois doux, parfois cash, mais toujours sincère. Un peu comme une pastèque. Ici, on déconstruit, on comprend, on explore, on ose. On se relève avec subtilité et grâce, sans artifice. So, c'est parti ! Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien, j'espère que vous passez un super mois de juillet et que la chaleur se passe bien de votre côté. C'est vrai qu'il y avait eu la canicule ces derniers temps, mais là ça va beaucoup mieux, donc ça fait quand même pas mal de bien. Et puis personnellement, je le sens sur ma productivité, je me sens beaucoup mieux, moins fatiguée, beaucoup... beaucoup plus dynamique. Donc ça fait du bien aussi de me retrouver, parce que je ne me reconnaissais pas trop avec cette fatigue constante. Mais là, ça va beaucoup mieux. Et je suis très contente de te retrouver pour cet épisode. C'est vrai que, comme tu le sais, je jongle entre le vous et le tu. Mais bon, ce n'est pas nouveau. J'ai l'impression de te parler à toi. j'ai l'impression de parler à vous, parce que je sais que vous êtes plusieurs à m'écouter, et d'ailleurs merci à chaque fois d'être là, de prendre le temps d'écouter ce podcast. Et j'ai quand même envie de te dire quelques mots avant de commencer, sachant que c'est le dernier épisode avant ma pause estivale, et d'ailleurs, petite parenthèse, c'est ma première pause estivale depuis que j'ai commencé à être accompagnatrice, c'est-à-dire en 5 ans, c'est la première fois que je prends vraiment une pause de 2 semaines, et j'ai très hâte, ça va me faire du bien, et je serai d'autant plus d'attaque pour les prochains mois à venir. Donc, je voulais te partager quand même une petite... petite nouvelle, une très bonne nouvelle, c'est que je suis déjà en train de préparer la rentrée de septembre donc j'ouvre 5 places d'accompagnement individuel pour les personnes qui souhaitent commencer un véritable travail sur elles-mêmes. Et évidemment tu le sais, donc l'idée c'est de profiter de ce mois d'août, donc déjà je sais qu'aujourd'hui on est le 29 au moment où tu m'écoutes le 29 juillet, ça peut se faire à partir d'aujourd'hui jusqu'au 14 août mais donc oui, l'idée c'est de profiter de cette petite période-là pour faire connaissance donc pour faire un petit appel de ce se rencontrer lors d'un premier rendez-vous, un rendez-vous évidemment téléphonique. Et donc l'objectif est avant tout de comprendre ta situation, de t'apporter de la clarté sur ce que tu traverses, de voir ensemble évidemment si mon accompagnement est le plus adapté à toi, à tes problématiques et à tes besoins. Donc voilà, l'idée c'est de faire un rendez-vous de 15-20 minutes ensemble, c'est offert, c'est gratuit et l'idée c'est encore une fois de voir si toutes les deux, on se sent bien ensemble parce que ça c'est quand même primordial pour moi, que toi tu puisses te sentir bien avec moi et que moi je puisse bien me sentir avec toi parce que c'est que comme ça qu'on pourra vraiment évoluer ensemble. et l'idée c'est ensuite de voir si on peut commencer un accompagnement ensemble dès septembre, ok ? Donc comme je l'ai dit, je vais partir en congé à partir du 15 août, c'est pourquoi j'accueille les personnes intéressées dans les prochains jours pour faire ce rendez-vous téléphonique. Donc si tu le souhaites, évidemment encore une fois ce rendez-vous téléphonique ne t'engage en rien à faire un accompagnement par la suite, juste l'idée c'est de voir comment ça se passe de ton côté, de faire le point sur ta situation et de voir comment moi par la suite je peux t'apporter mon aide. Et si ce n'est pas le cas, c'est ok, déjà on aura fait cet échange et c'est déjà agréable. Et si c'est le cas, évidemment on pourra poursuivre ensemble. Parce que tu le sais. c'est, mon but, c'est vraiment de t'aider, de t'aider à ce que tu puisses t'estimer. Donc j'aime vraiment bien cette période de l'année parce que c'est vrai que souvent on a l'impression qu'il faut attendre le mois de janvier pour changer les choses. Voilà, janvier c'est un peu symboliquement cette période où tout le monde, voilà, nouvelle année, nouveau mois, mais c'est vrai que septembre, en tout cas de mon point de vue, c'est quand même une période assez magnifique. D'un point de vue de départ aussi parce qu'on peut commencer un accompagnement à ce moment-là et ça te permettra de traverser les derniers mois de 2026 en te construisant des bases solides pour arriver en 2027 avec déjà une bonne relation à toi. beaucoup plus sereine, plus stable, plus consciente et donc forcément avec une confiance en toi plus solide. Ok ? Donc comme tu le sais, ou peut-être pas, maintenant tu le sauras, mes accompagnements durent généralement environ 4 mois et c'est pourquoi je pense que c'est le meilleur moment pour commencer ce travail-là puisque du coup 4 mois d'accompagnement, si on commence en septembre, on terminera l'année ensemble en 2026. Ok ? Donc encore une fois, je ne le dirai jamais assez, viens me voir, écris-moi, demande-moi, tu ne me dérangeras jamais, je suis avec toi et ensemble on pourra déjà faire ce premier rendez-vous. Encore une fois, ça ne t'engage à rien. donc tu peux compter sur moi prends ton téléphone, viens me contacter sur Instagram tu connais mon Instagram c'est sandiana-supercad et viens m'écrire dis-moi que tu viens de cet épisode là précise-le et ensuite je saurai que tu viens pour faire un appel avec moi donc fais ça pour toi et maintenant je te laisse avec ce dernier épisode avant la période estivale, j'espère qu'il t'accompagnera et te fera beaucoup de bien donc comme tu le sais, je pense que tu l'as lu au titre l'idée c'est qu'aujourd'hui on puisse vraiment parler tranquillement de toi à moi, comment vraiment s'aimer. Très simple, très banal, mais en même temps, il y a beaucoup de choses à dire. Mon but, c'est un petit peu de synthétiser ma vision de l'amour de soi, parce que, en fait, tu le sais, si tu me suis depuis des années, ça fait des années que je développe ce sujet, de plusieurs manières, mais c'est vrai que j'ai quand même une idée centrale sur l'estime de soi. Évidemment, l'estime de soi Ça ne se trouve pas, ça se construit à travers la relation que l'on entretient avec soi-même. Surtout dans les moments où la vie nous met à l'épreuve, justement. Et c'est cette relation avec nous-mêmes qu'on va entretenir qui va faire en sorte qu'on sera davantage bien avec soi ou non. Donc si tu me connais, si tu me suis depuis un petit moment, tu sais que pour moi, l'amour de soi, c'est pas forcément comme une émotion permanente, mais plutôt comme une pratique, ok ? Quelque chose qui se démontre davantage par des actes que par un ressenti, ok ? Et je vais m'expliquer, évidemment, je n'invente rien. Je me base aussi sur beaucoup... de psychologues, de psychanalystes, de personnalités importantes telles que Adler. Et la première idée que j'aimerais te partager, c'est d'arrêter d'attendre que quelqu'un te donne enfin la valeur que toi, tu possèdes déjà. Ok ? C'est la première chose. C'est un peu cliché, je l'admets, mais évidemment, on va creuser. Parce que ce point-ci, il est quand même important puisqu'on passe notre vie à chercher chez les autres la preuve que nous sommes suffisamment bien à travers la manière dont on sera vu, aimé, choisi, Félicité ! validé. Et le problème, c'est que tant que notre valeur dépend du regard des autres, évidemment qu'elle est instable. Parce que le regard de l'autre est instable, parce que ça change, ça varie selon sa personne à lui aussi. Et pas que. Mais un compliment, comme tu le sais, peut-être ça te fera du bien, ça va te faire monter. Et une critique, qu'est-ce qui va se passer ? Ça peut te faire descendre. Donc s'aimer, c'est progressivement déplacer le centre de cette gravité-là et de reconnaître que notre valeur ne fluctue pas selon les comportements des autres. Que le rejet, oui, c'est une expérience qui n'est pas facile, évidemment, mais ce n'est pas la définition de qui tu es, de notre identité. Et encore une fois, ça c'est très facile dit comme ça. Donc comment faire, comment arrêter d'attendre que quelqu'un nous donne enfin cette validation. et que juste nous, on soit ok avec nous-mêmes, déjà, écoutez l'épisode, ça serait bien. Mais aussi, justement, faire cet appel. Faire cet appel pour que ça soit un sujet qu'on pourra aborder toutes les deux et puis surtout que je pourrais vraiment t'apporter de la clarté, un point de vue extérieur tierce sur ta situation et te montrer que oui, il y a des choses qui se sont certainement passées pour qu'aujourd'hui tu sois dans cette quête de validation extérieure, mais que ça n'a pas l'obligation que ça dure dans le temps. Ok ? Mais donc, j'aimerais aussi te partager un deuxième point. Enfin, il y a plusieurs points. J'avoue, je les ai notés sur une feuille. Et l'idée, c'est de creuser tout ça ensemble. Mais donc, le deuxième point, c'est de comprendre avant de vouloir changer. Ok ? Alors, je m'explique. Tu le sais. On ne guérit pas en se jugeant. Ça ne va pas ensemble. Parce que du coup, se juger, c'est de la honte, c'est du mépris, c'est de la dévalorisation de soi. Et donc, forcément, ça amène plus de fatigue, de l'épuisement, de la frustration. Donc on est dans un cercle vicieux. J'avoue que pendant toute cette période-là, j'ai beaucoup insisté sur une idée. Avant de vouloir transformer un comportement, il faut comprendre à quoi il a servi. En fait, tu sais, parfois on a des réactions, et peut-être qu'on va se dire, oui, c'est juste une réaction comme ça, mais non, mais peut-être qu'il y a quelque chose qui se cache derrière. derrière et c'est toujours important de savoir chercher la raison de pourquoi. Qu'est-ce qui s'est passé ? Parlons de par exemple la dépendance affective ou même de l'hypervigilance ou même le besoin de plaire, le perfectionnisme ou la peur du conflit. C'est pas des défauts tout ça. Ce sont justement des stratégies qui t'ont permis de survivre psychiquement à un moment donné. Mais le problème c'est qu'aujourd'hui peut-être que tu as encore ces comportements-là et comprendre leurs fonctions à un moment donné, ça peut te permettre aujourd'hui de commencer à les remercier puis les remplacer ou justement faire faire le deuil de ses comportements, ou relâcher, ou te réconcilier. Faire un travail en tout cas, de réconciliation, de guérison si on veut. Bon, j'aime pas le terme guérison, pour celles avec qui j'ai travaillé le savent, parce que pour moi, on n'est pas malade, enfin, vous n'êtes pas malade, on n'est pas malade, donc, bon voilà, je joue sur les mots, mais l'idée c'est de pouvoir te réconcilier, ok ? De comprendre ce qui se passe, et pouvoir lâcher prise, ok ? Un autre point. Un point très très important dont je parle assez souvent sur Instagram, dans mon contenu. Pour celles qui ne me suivent pas sur Instagram, n'hésitez pas. Je fais beaucoup de contenu, surtout le mois d'août, je vais envoyer beaucoup de contenu tout ce mois-ci. Et même si oui, je serai en période de vacances, ça sera là, ça va continuer ça par contre. Mais donc, les émotions, tu le sais, si tu me suis, ce ne sont pas nos ennemis. Au contraire, ça vient nous montrer quelque chose, ça vient nous dire quelque chose, nous enseigner quelque chose. Typiquement, si tu ressens de la tristesse, qu'est-ce que ça te montre ? Ça te montre peut-être une perte. La colère, qu'est-ce qu'elle vient te signaler ? Peut-être qu'il y a une limite qui a été franchie. La peur, pareil, qu'est-ce qu'elle te montre ? Peut-être qu'il y a un danger qui se prépare. La honte, c'est pareil, qu'est-ce qu'elle te raconte ? Que souvent, il y a une blessure relationnelle. Et plus on va lutter... contre elle, plus elle va prendre de la place. Et donc c'est pour ça que c'est important de juste te comprendre. Parce que l'intelligence émotionnelle, c'est pas comprendre l'autre. Parce qu'il y en a beaucoup qui me disent, oui moi je suis intelligente émotionnellement parlant, parce que j'ai de l'empathie, parce que je comprends les gens. Oui ok, très bien. Mais l'intelligence émotionnelle c'est aussi accueillir nos émotions. Sans faire en sorte que ça vienne diriger toute notre vie. Donc arrêtez de se faire la guerre. Arrêtez de faire la guerre avec ses propres émotions. Un autre point. Se réconcilier ne consiste pas à ne plus souffrir. important ce que je dis, là c'est très important, et je le dis aussi pour moi-même, parce que avant je le pensais, je me disais bon, je pensais que là, ça allait être bon, je ne vais plus souffrir, sauf que non. Souffrir, ça ne veut pas dire je ne vaux rien. Souffrir, c'est peut-être aussi une manière à notre état psychique, à qui on est, de dire que là, il y a quelque chose qui me touche, et que cette souffrance ne va rien retirer à ma valeur. Juste, ça m'indique qu'il y a quelque chose qui me contrarie, il y a quelque chose qui me dit, il y a une petite part de moi qui est blessée, qu'il faut que je comprenne. Parce qu'une personne qui s'aime continuera d'être triste. D'être... Oui, d'être rejeté, d'être déçu, bon Dieu, c'est normal, c'est normal. Mais ça ne veut pas dire que la personne n'est pas à la hauteur ou ne vaut rien, ok ? Justement, au contraire, ça vient juste dire des choses. La souffrance est normale, on est des humains, ok ? Ensuite, un autre point. On le dit souvent, je ne l'ai jamais vraiment dit, j'avoue, mais c'est un point qui est très important, c'est de se traiter comme on traite les personnes que l'on aime. C'est de se traiter soi-même, je le redis, comme on traite les personnes que l'on aime. Ok ? Parce qu'on a souvent envers nous-mêmes un langage qu'on n'utilisera même pas avec quelqu'un que nous aimons. Je ne sais pas, je ne vais pas dire à une personne que j'aime « Tu es nulle » ou « Tu n'es pas à la hauteur » . Non. Et donc développer l'estime de soi, c'est devenir progressivement une figure de soutien pour soi-même. Et comment ça se présente ? Ça peut se présenter comme juste se demander de quoi est-ce que j'ai besoin aujourd'hui ? Comment puis-je prendre soin de moi aujourd'hui ? Qu'aurais-je dit à une amie dans cette situation précisément ? Et petit à petit, on devient notre propre refuge. Et ça, c'est important parce que, justement, quand on n'a pas une estime de soi solide, on va chercher justement ce refuge chez les gens, dont peut-être la dépendance affective, le besoin d'être validé, etc. Mais si on est nous-mêmes, ces personnes, ce pilier-là, on ne va pas aller le chercher constamment chez les gens. On ne va pas le chercher constamment chez les gens. On saura l'être pour soi aussi. Ensuite, parlons d'enfance aussi. L'enfance. Tu le sais, si tu me suis depuis encore une fois il y a un moment, j'aborde beaucoup le sujet de l'enfance dans mes épisodes, pas que, d'ailleurs aussi dans mon contenu, dans mon travail, parce que c'est important, c'est le point départ de tout. Oui, je suis aussi cette personne qui le dit, parce que comprendre l'enfance, ça va expliquer beaucoup de choses. Mais par contre, attention... Ne condamne pas. Je m'explique. Tu le sais, la psychanalyse m'a beaucoup apporté, moi, sur ce point-là. Dans mon enfance, j'ai appris beaucoup de choses, j'ai fait beaucoup de liens, et c'est intéressant. Et d'ailleurs, petit aparté, je suis toujours suivie par une psychanalyste, et je serai toujours suivie... par un professionnel de santé. Parce que dans ma vision des choses, si je veux être en mesure d'être disponible pour toi, dans mon travail, il est important pour moi que je sois équilibrée dans ma vie. Que ça se passe suffisamment bien dans ma vie pour être pleinement disponible pour toi. Donc je serai toujours suivie. je le vis et voilà, je le dis, ça n'a aucun rapport avec ce que j'allais dire de base, mais voilà, c'est dit. Mais donc, la psychanalyse m'a beaucoup apporté et m'apportera beaucoup, ok ? Mais donc, ce que j'essaie de dire par rapport à l'enfance, tu le sais, nos premières relations vont construire une manière de voir le monde. Si j'ai grandi avec des critiques, évidemment que je risque d'intérioriser. Un juge sévère. Si j'ai grandi avec de l'imprévisibilité, je peux devenir hyper vigilante. Si j'ai dû mériter l'amour, je peux croire qu'il faut toujours faire plus pour en recevoir. Et comprendre ces mécanismes-là, donc ce que j'ai appris dans mon enfance, le conditionnement, le lien que j'ai eu ou pas eu avec mes parents, ça va permettre de cesser de les vivre comme des fatalités et de répéter des schémas dans des relations actuelles. Parce que oui, encore une fois, je le souligne, le passé éclaire beaucoup de choses. On comprend beaucoup de choses grâce à ça et ça permet de relâcher des choses. De dire que ça s'est passé à ce moment-là et pour ces raisons, donc ça va nous permettre de juste éclairer notre fonctionnement. Mais ça ne va pas forcément définitivement écrire notre avenir. Et ça c'est intéressant parce que justement peut-être que... Peut-être que dans ton côté, il y a des schémas que tu répètes, des schémas que tu te vois répéter aussi, de façon très consciente. Peut-être que dans ta jeunesse, malheureusement, ça a été très difficile. Tu as dû peut-être faire plus pour recevoir de l'amour, pour mériter l'amour. Et peut-être qu'aujourd'hui, dans tes relations sentimentales, tu te retrouves à faire la même chose, à t'oublier. Et du coup, forcément, tu ne te retrouves même plus à être toi, à être libre dans la relation. Et donc, ça crée un certain décalage, un déséquilibre, et donc un manque d'épanouissement. Donc tu connais la suite. Et donc l'idée, c'est de pouvoir comprendre ton passé, comprendre ton histoire, pour comprendre ton fonctionnement et lâcher prise, et faire en sorte que ça ne se réitère pas dans ta vie d'adulte. Ok ? Ensuite, j'aimerais quand même parler de la complaisance, un sujet dont on ne parle pas souvent. Évidemment, on va distinguer quand même la souffrance de la complaisance, c'est important, parce qu'il y a vraiment des personnes qui souffrent sincèrement. Ça oui, je le soulignerai toujours, il y a des personnes qui souffrent vraiment. Mais, il y a des personnes aussi qui souffrent, tout en restant immobiles. Parce que cette souffrance-là va leur procurer malgré tout quelque chose, une forme d'attention, une forme d'identité, une forme de sécurité ou même d'illusion, qu'elles n'ont pas forcément à affronter l'inconnu. Est-ce que tu vois ce que je veux dire ? Par exemple, c'est vrai que je n'ai pas donné beaucoup d'exemples, mais là je vais t'en donner une. Je... Je connais une histoire, une histoire d'une femme, une femme disons de 75 ans, qui avait d'énormes douleurs au niveau du dos. Et cette femme-là, elle recevait souvent ses enfants, et ses enfants forcément se sentaient très tristes parce qu'ils voyaient leur maman souffrir. Et elle en parlait, elle en parlait constamment, constamment. Et c'était d'ailleurs le seul sujet dont elle pouvait parler parce que c'était presque devenu son identité. Donc elle parle de sa douleur de dos, et un jour son fils fait en sorte d'avoir un rendez-vous avec le médecin, de faire le nécessaire pour qu'elle n'ait plus mal au dos. Donc tout se passe bien, il y a eu même une opération qui s'est faite, donc l'opération se passe bien, et là plus de douleur au niveau du dos, donc c'est une très bonne nouvelle, c'est apaisant, donc plus de douleur. Et le problème c'est que du coup, elle recevait ses enfants, et là, elle n'avait plus rien à dire. Elle n'avait plus non plus l'attention qu'elle recevait quand elle se plaignait disons de sa douleur. À ce moment-là, qu'est-ce qui s'est passé ? Elle est tombée. Elle a eu mal au dos. Et le schéma s'est répété. Elle pouvait recevoir de l'attention. Parce que ça faisait partie de son identité. Et donc c'était une forme de lien qu'elle pouvait avoir avec ses enfants. Parce que pour elle, c'était ça. C'était ça qui la représentait. Et c'est assez triste parce que oui, c'est de la complaisance. Et oui, parce que du coup, elle ne se donne pas le droit de vivre autre chose. Mais bon, là c'est un sujet à part entière. Mais donc, voilà. Il y a des personnes qui souffrent vraiment. Et il y a d'autres personnes qui... qui souffrent mais qui se disent ok, je reçois quand même quelque chose, inconsciemment encore une fois, mais je reçois de l'attention ou quelque chose. Donc pourquoi ? Pourquoi changer ? Qu'est-ce que ça va m'apporter de plus ? Donc l'amour de soi demande aussi de parfois renoncer au bénéfice secondaire de notre souffrance. Parce que oui, il y en a. Pour choisir une vie plus alignée. Même si elle fait peur au point de départ. Ok ? Ça fait peur, c'est pas agréable d'entendre ça, mais c'est important. Ensuite. Huitième point, je suis au huitième point. Poser des limites, c'est un acte d'amour plus Et ça c'est très très très important. Et c'est un acte d'amour pour soi, mais aussi pour la relation. J'en ai fait un épisode tout entier où j'ai parlé de limites. Donc là je ne vais pas m'étaler sur le sujet. Mais dire non, ça ne veut pas dire que tu rejettes l'autre. Ça signifie que toi tu reconnais tes besoins, et que tu es prête à les faire part à la personne, pour qu'ensuite votre relation puisse fonctionner de façon équilibrée ensemble. Ok ? Et donc chaque limite posée, C'est juste un message que tu vas adresser. Ma personne mérite aussi d'être protégée. Et donc voilà, je te fais part de ce que je ressens, de mes besoins et de mes limites. Et n'oublie pas, j'en ai parlé dans l'épisode où j'ai traité le sujet des limites, mais les limites, c'est des informations. Juste, tu informes tes proches que là, hop, c'est ma limite. Parce que, reprenons l'exemple justement, l'exemple du code de la route et des panneaux de signalisation. Si tu as ta route et que toute ta vie, sur cette route-là, tu avais mis un panneau... je sais pas, limitation à 80. 80 km heure. Ok ? Mais que là, en fait, les choses ont changé et peut-être que tu n'es plus du tout à 80 km heure, mais peut-être que pour toi, ici, ça devrait être à 50. Juste, disons que tu n'informes pas les gens. Les gens, évidemment, ils vont rouler jusqu'à 80. Enfin, voilà, c'est comme ça pour eux. Ils ont été habitués. Et donc l'idée, c'est de pouvoir leur dire non, là, aujourd'hui, c'est 50, et donc c'est 50. Donc forcément, il n'y aura pas de risque d'accident parce que tout le monde sera informé. C'est pour ça que les panneaux de signalisation sont importants pour que nous tous, là... qui roulant, qui avons une voiture ou que sais-je, eh bien, on ne puisse pas juste coexister sur la route. Parce que, grâce aux panneaux de signalisation, on est informé. Oui, j'avoue, je m'attarde sur les panneaux de signalisation. On dirait que je suis monitrice, mon Dieu. Mais en plus, je n'ai même pas mon permis. C'est très, très, très, très hilarant, cet exemple. Je n'ai même pas mon permis et je donne un exemple sur la voiture. Enfin bon, bref. Mais au moins, c'est très explicite. Le code de la route, ça nous permet juste de savoir comment on fonctionne sur la route. c'est pareil, les limites c'est exactement pareil et comme ça on pourra tous coexister évoluer ensemble c'est la même chose, donc si jamais tu veux aller plus loin dans ce sujet, j'en ai fait un épisode tout entier cette année 9ème point accepte de déplaire oui, très difficile, c'est difficile de se dire ok, là j'accepte de déplaire ça demande du courage, avoir le courage de ne pas être aimé, un livre que je souhaiterais que tout le monde puisse lire, très très intéressant très révélateur, très libérateur aussi Un peu moralisateur, mais c'est normal, c'est un livre de def perso, donc évidemment il y a de la morale. Mais important, ça fait partie de mes top 3. Si tu ne l'as pas encore lu, je te le recommande. Mais donc oui, accepte de déplaire. Parce que chercher à être aimé de tout le monde et par n'importe qui, ce n'est pas compatible avec une identité solide. Parce que plus tu t'affirmes, plus tu affirmes qui tu es, plus il y a des personnes qui vont s'éloigner. Et c'est ça qui fait peur. Mais c'est normal. Parce que le rejet fait partie du prix à payer pour vivre une vie authentique. Aligné. Ok ? Donc le véritable objectif n'est donc pas d'être universellement apprécié, mais d'être profondément fidèle à toi-même. Et donc forcément, tu te retrouveras à être avec des personnes qui sauront qui tu es. Il y a une phrase que j'aime beaucoup, c'est « Si tu veux qu'on t'aime pour qui tu es, montre-toi pour qui tu es. » Ok ? Elle est belle, cette phrase. Ensuite, en enchaîne. Dixième point, la confiance se construit dans les preuves. On est d'accord ? Comment tu sais que tu peux me faire confiance ? Parce que je suis là, et parce que je fais mes épisodes, et parce que tu sais que tu auras du contenu. Donc tu sais que tu vas avoir des choses. Comment je sais que je peux faire confiance à mon partenaire ? Parce qu'il est là, parce qu'il me le montre aussi. Et donc, c'est la même chose avec soi. C'est la même chose avec soi. Parce que c'est vrai que je le rappelle souvent, la confiance... Ce n'est pas une pensée positive, on va arrêter avec cette idée reçue, ce n'est pas juste se dire, oui j'ai confiance en moi, et donc j'aurai confiance en moi. J'aimerais bien que ce soit comme ça, ça serait d'avantage plus agréable pour tout le monde. Mais non, ce n'est pas la réalité. La confiance en soi, elle est née avec des expériences, avec des promesses que l'on se tient, avec des limites qu'on arrive à respecter, avec des décisions courageuses, avec des difficultés qu'on s'autorise à traverser. Et à force de se voir agir, forcément notre cerveau va se dire, oui mais là ok c'est bon, je peux compter sur moi. Je peux compter sur moi. Et c'est ça, la définition de l'estime de soi. De dire que je peux compter sur moi. Même quand il y a de la difficulté, même quand il faut prendre des décisions courageuses, même quand là, on peut ne pas m'aimer. Ok ? Ensuite, on enchaîne. Onzième point, je crois. Il faut vraiment que tu apprennes à cesser de confondre performance et valeur. Parce que c'est vrai qu'on vit dans une société où on récompense beaucoup les résultats, c'est vrai. Mais du coup on finit par croire que si je réussis j'ai de la valeur, et si j'échoue je n'en ai plus. plus, surtout en France. Pardonnez-moi de le préciser, mais je le précise quand même, on l'a bien vu avec la situation, avec la Coupe du Monde. Notre cher Mbappé, il a quand même fait un très beau parcours, et à ce moment-là, tout le monde lui faisait des éloges, alors qu'il y a quelques années de ça, c'était... Pas du tout le cas. Si vous suivez un petit peu le foot, vous savez. Et malheureusement, oui, il y a eu juste un parcours jusqu'à la demi-finale. Et c'est très bien. Et c'est un beau parcours. C'est un très beau parcours. Mais si vous ne l'avez pas vu et si vous n'avez pas entendu en parler, mais malheureusement, notre cher Mbappé, il s'en est eu des critiques. Et ça a été très difficile. Donc, c'est vrai qu'on est dans une société où on récompense énormément les valeurs, enfin les résultats, pardon, mais on accentue davantage les échecs. Alors que, un échec, ça parle de quoi ? Ça parle d'une tentative, d'un contexte. Parfois d'un manque de ressources, ou de timing aussi. Et en fait, ça ne parle pas du tout de la dignité d'une personne. Non, il y a tellement de... paramètres à considérer quand il y a un échec. Encore une fois, je le dis, on a tenté, ou il y a le contexte qui joue, ou parfois on n'est peut-être pas dans un bon timing, ou avec les bonnes personnes, ou des bonnes ressources. Voilà, il y a plein de choses à considérer. Et même si, voilà, il y a un échec et que... Le paramètre, c'est que nous, peut-être encore une fois, on n'est peut-être pas prêts ou peut-être que ce n'est juste pas le moment. Mais pourquoi ça doit toucher notre valeur ? Et c'est ça l'estime de soi. L'estime de soi consiste à découpler ce que l'on fait de ce que l'on est. Ok ? Très important. Ensuite, on enchaîne. Je crois que c'est le dernier point d'ailleurs. Douzième point. Devenir l'adulte dont notre enfant intérieur avait besoin. Ça c'est important. C'est très beau en plus. Et d'ailleurs c'est aussi le fil rouge de mon approche, dans mon accompagnement. Parce qu'il ne s'agit pas d'effacer notre enfance. Il ne s'agit pas non plus d'effacer l'enfant blessé en nous. Il ne s'agit pas non plus de se laisser seul. Et justement, lorsque la peur apparaît... On ne l'abandonne plus. Lorsque la honte va surgir, on ne l'humilie plus. Lorsque la tristesse va monter, on ne lui demande pas de se taire, justement. Quand un enfant, face à nous, nous adultes, est triste, qu'est-ce qu'on va faire ? Qu'est-ce qu'on aimerait faire ? Est-ce qu'on va lui dire, tais-toi, arrête de pleurer ? Ou est-ce qu'on sera là ? Et bien c'est pareil pour nous. Quand on ressent de la tristesse, au lieu de se taire, prenons le temps de s'asseoir avec nous-mêmes. Et de se regarder et de se dire, je suis là. Je suis là, je comprends pourquoi tu souffres. Et tu n'as plus besoin de porter tout ça seul. Parce que je suis là maintenant. Et donc oui, c'est devenir progressivement cet adulte capable de se dire ce genre de choses. De se dire que je suis là et que tu peux compter sur moi. De soi à soi. Et donc pour devenir cet adulte-là précisément, la chose la plus essentielle dans tout ce processus, C'est de s'autoriser à faire le deuil de l'enfance que l'on n'a pas eu. Et c'est difficile. Mais tout se passe à travers l'acceptation et le lâcher prise. Et je te promets que le jour où tu sauras t'accorder cette paix d'esprit, à travers l'acceptation, c'est le jour où tu sauras vivre dans la présence. Et que tu vivras une vie qui te ressemble. Et tu t'autoriseras même à te demander mais c'est quoi une vie qui me ressemble ? Et de faire le nécessaire pour toi. Ok ? Donc si tu penses que c'est le moment, écris-moi. Tu sais que c'est ton moment. Sinon tu n'écouterais pas cet épisode. Et je sais que c'est ton moment parce que je fais cet épisode aussi. Donc écris-moi sur Instagram. Viens. L'appel est offert, l'appel est gratuit. Et par contre il n'y en a que 5 d'entre vous qui pourront avoir cet accompagnement. Donc oui, les places partent vite. Mais c'est ton moment. A toi. A toi qui m'écoutes. Ok ? Donc pour clôturer un peu ma vision de comment apprendre à s'aimer, à vraiment s'aimer, ma philosophie pourrait se résumer en une phrase, ou peut-être plusieurs. Je dirais que l'estime de soi ne consiste pas à penser qu'on est extraordinaire. Mais justement, elle consiste à rester de son côté, d'être là, pour soi. Même les jours où on doute, même les jours où on échoue, où on se sent rejeté, incompris. Parce que justement... notre valeur ne se négocie pas avec le regard des autres. Elle se cultive dans la qualité de la relation que nous construisons avec nous-mêmes. À travers le respect, à travers l'engagement, à travers la confiance, à travers la discipline, à travers la présence finalement. Ok ? Donc si c'est ce que tu te souhaites, et moi c'est ce que je te souhaite, écris-moi encore une fois, je ne le dirai jamais assez. Et merci beaucoup d'avoir été là, j'ai fait 12 épisodes, si je ne me trompe pas, oui, 12 épisodes jusqu'à présent, aujourd'hui c'est le 12ème, donc merci à tous. à toi d'avoir écouté tous ces épisodes-là avec attention. Et j'espère te retrouver de l'autre côté sur Instagram. Je t'attends. Dès maintenant. Dès maintenant. Les premières seront évidemment les prioritaires. Donc viens, sens-toi libre. Essaye. ça ne t'engage à rien du tout, juste à passer un bon moment ensemble et comme ça, on pourra converser toutes les deux. C'est vrai que tu m'écoutes à travers ces épisodes et c'est cool, donc merci à toi, mais moi aussi j'aimerais t'entendre. Donc viens me voir, prenant le temps de faire cet appel, avant la période estivale pour moi, et ensuite on pourra travailler ensemble, si tout se passe bien. Et si aussi, tout est ok. Ok ? Donc prenez bien soin de vous, profitez bien de cet été. profitez de vous introspecter, de vous poser des questions, de faire un travail sur vous. C'est le moment, c'est votre moment. Et évidemment, je vous souhaite tout le meilleur. Donc n'oubliez pas, petite signature de fin, tu mérites des fleurs et des pastèques. Gros bisous. Et oui, on se retrouve en septembre pour reprendre les épisodes, évidemment. J'ai oublié de le souligner, mais on se retrouve bien pour la suite. Ne vous inquiétez pas pour celles et ceux qui apprécient les épisodes. Donc merci encore à vous et merci aussi à Solange de m'avoir donné cette idée pour faire ces détails. d'épisode. Merci beaucoup, prenez bien soin de vous, bisous bisous !