Speaker #0Bienvenue dans des fleurs et des pastèques, le podcast où on parle vrai. Parfois doux, parfois cash, mais toujours sincère. Un peu comme une pastèque. Ici, on déconstruit, on comprend, on explore, on ose. On se relève avec subtilité et grâce, sans artifices. So, c'est parti ! Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui nous concerne tous, nos défauts. Parce que j'aimerais qu'on se pose la question, pourquoi est-ce qu'on est comme on est ? Pourquoi certains sont perfectionnistes, d'autres hyper jaloux, d'autres susceptibles, d'autres impatients et j'en passe ? Est-ce qu'on peut vraiment changer ou est-ce qu'on est condamné à garder nos travers entre guillemets toute notre vie ? Je te préviens, cet épisode va être différent des deux autres, il va être ultra complet et rempli de valeurs. Mon but pour aujourd'hui, et même pour tout le temps, c'est qu'à chaque fois que tu m'écoutes... tu ressors avec des déclics, des compréhensions, des pistes concrètes pour pouvoir avancer. Donc vraiment, pas de perte de temps ici. D'ailleurs, si tu veux même optimiser ton temps, n'hésite pas à m'écouter en faisant ta séance de sport, ta séance de pilates, ton ménage, ton tri, quelque chose. Et sinon, si tu préfères pour cet épisode également, n'hésite pas à te poser, tout l'inverse de ce que je viens de te dire, mais n'hésite pas à te poser et à prendre une feuille et un stylo pour pouvoir noter ce qui est à venir. Parce que ça peut être intéressant. D'ailleurs, j'annonce aussi que pour ce mois de mars, il y aura un épisode tous les mercredis à 8h. Ensuite, je pense que je ralentirai un petit peu le rythme parce que c'est vrai qu'entre mes consultations et la psychanalyse, je veux vraiment garder du plaisir à enregistrer ces podcasts et ne pas faire les choses sous pression. Donc peut-être que ce sera 3 d'épisodes par mois, voire 2, selon mon organisation. Et promis, promis, je ne descendrai pas au-delà de 2. J'en ferai quand même 2 par mois, de sûr. Donc pour aujourd'hui, parlons des défauts et c'est parti ! Donc, pourquoi ? attend les défauts qu'on a. Déjà, nos défauts, ce ne sont pas juste des traits de personnalité aléatoires. Pourquoi est-ce que moi je suis susceptible et que toi tu es dans la perfection ? Pourquoi est-ce que cette personne est jalouse et l'autre ne l'est pas ? Pourquoi est-ce que moi je suis hyper têtu et toi tu es plus souple ? Donc déjà, nos défauts ne sont pas juste des traits de personnalité. Ils viennent de quelque part et souvent, en fait, ils sont la conséquence d'une stratégie d'adaptation. qu'on a développé pour survivre émotionnellement. D'un point de vue psychanalytique, on va dire que nos défauts sont souvent liés à des pulsions et des mécanismes de défense. Par exemple, quelqu'un de très jaloux a peut-être vécu une insécurité affective dans son enfance. Donc sa jalousie est une manière de tenter de garder le contrôle. Autre exemple, une personne très impatiente peut avoir grandi dans un environnement où elle devait toujours se battre pour pouvoir avoir ce qu'elle voulait. Et un autre exemple, la susceptibilité. C'est souvent une blessure d'amour propre mal guérie. En fait on se sent attaqué personnellement parce qu'en fait on doute déjà de notre valeur propre. J'aimerais t'en parler un petit peu plus plus tard parce que ça me concernait. Donc comme tu le comprends, nos défauts ne sont pas là par hasard, c'est une réponse à quelque chose, à notre histoire. Donc maintenant, j'aimerais vraiment qu'on fasse un petit zoom sur les principaux défauts qui existent, donc je vais t'en partager plusieurs maintenant, je vais prendre le temps de te les expliquer et de les décrypter, et aussi de comprendre leurs origines, c'est ça le plus important. Comme ça, ça te permettra aussi de toi t'identifier à ces défauts si t'en as, par rapport à ce que je vais te présenter juste après, et comme ça, ça te permettra de faire ce travail sur toi-même et de prendre de la hauteur. Donc, on va commencer avec l'arrogance. Alors, l'arrogance déjà, il faut savoir que c'est juste une façade. C'est un bouclier contre l'insécurité. Parce qu'une personne qui est arrogante n'est même pas convaincue de sa supériorité. Au contraire, elle cache souvent un profond manque de confiance en elle. Et d'où ça peut venir ? Bah, éducation stricte, avec une valorisation excessive de la performance, ou au contraire, un manque de reconnaissance dans l'enfance. Donc par exemple, un enfant qui a toujours dû prouver sa valeur pour être aimé, développera une tendance à la domination et au besoin d'impressionner les autres à l'âge adulte. Peut-être que tu connais quelqu'un dans ton entourage qui a justement ce trait de personnalité, mais en tout cas, n'hésite pas à prendre ce recul et à comprendre, ok, pourquoi cette personne réagit comme elle réagit ? Pourquoi elle a cet aspect-là ? Et ça peut être intéressant, si tu connais son histoire, de faire le lien. Maintenant, c'est vrai que le but n'est pas de faire des conclusions hâtives, mais juste de prendre de la hauteur et de comprendre, ok ? Ensuite, parlons de la paresse. La paresse. C'est très intéressant comme mécanisme de défense parce qu'en fait, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est juste une fuite face à l'échec ou ça peut même être une fatigue psychique. En fait, contrairement aux idées reçues, la paresse n'est pas juste un manque de motivation. Encore une fois, c'est un mécanisme. C'est un mécanisme d'évitement. Et d'où ça peut venir ? Peut-être peur de l'échec, peut-être surcharge mentale ou éducation où tout était fait à la place de l'enfant. Donc par exemple, une personne qui procrastine sur un projet, c'est pas une personne qui a la flemme parce qu'elle a envie de faire le truc. Elle a le projet en tête, mais pourquoi elle le fait pas ? Peut-être par peur de ne pas être à la hauteur. Donc plutôt que d'affronter cette peur, pour se rassurer, pour se réconforter dans la situation, elle choisit l'inaction parce que la peur prend le dessus. Ensuite, j'aimerais parler de l'impulsivité. Parce que c'est quelque chose que je vois assez souvent en séance. Beaucoup de personnes ont ce trait de caractère. Pourquoi ? Parce qu'en fait, c'est des personnes qui ont du mal à gérer leurs émotions. Donc l'origine de tout ça, peut-être que ça vient d'un manque de régulation émotionnelle dans l'enfant. C'est-à-dire que le parent ou les parents ou les responsables, peu importe, n'ont pas validé forcément les émotions de l'enfant. Ça peut aussi venir d'une hypersensibilité ou même d'un environnement familial chaotique. Donc pour exemple, un enfant qui a grandi dans un climat où tout était réactif et... imprévisible, c'est-à-dire des parents colériques, des disputes fréquentes, va forcément aura du mal à prendre du recul avant d'agir. Donc aura possiblement ce trait de caractère. Ensuite, parlons de la jalousie. La jalousie, c'est très intéressant, parce que parfois on a l'impression que c'est malveillant, que c'est pas bon. Alors, il y a aussi, attention, je prends le temps aujourd'hui de comprendre nos défauts, de comprendre d'où ça vient, leurs origines, mais en aucun cas, nos nos réactions face à nos émotions sont toujours légitimes. Parce que, par exemple, quelqu'un qui est colérique a le droit de ressentir la colère, mais ça ne va pas légitimiser son comportement, par exemple, d'être dans la violence. Donc je préfère faire ce point. Mais donc pour revenir sur la jalousie, la jalousie c'est juste une peur viscérale de perdre. Parce qu'en fait, cette jalousie, elle prend de la place à travers l'insécurité intérieure. C'est une peur d'être remplacée, ou de ne pas être à la hauteur, ou de ne pas être suffisante, peu importe. Donc d'où ça peut venir ? Bon, encore une fois... expérience d'abandon, manque de valorisation ou sinon même comparaison excessive pendant l'enfance. Donc une personne qui a peut-être vu ses parents partir ou trahir l'un de l'autre dans son enfance, peut développer justement une peur inconsciente que ça se produise chez lui avec ses relations. Ensuite, l'entêtement. Très intéressant aussi. Peut-être que dans ton entourage tu connais quelqu'un de têtu, peut-être que toi-même tu l'es. En tout cas, moi je l'ai été pendant un petit moment. Pas sur tous les sujets mais sur certains points. En fait, l'entêtement c'est juste une défense contre le doute et l'insécurité. Parce que les personnes têtues, déjà, comme tu le sais, ont souvent du mal à admettre qu'elles sont dans le faux, qu'elles ont tort. Et pourquoi elles ont du mal à l'admettre ? Parce qu'en fait, pour elles, ça toucherait directement leur estime d'elles-mêmes, parce qu'elles prendraient le truc personnellement. Donc, d'où ça peut venir ? Encore une fois, éducation certainement stricte, où l'erreur était mal vue, ou peut-être même peur de perdre le contrôle, ou même besoin de se prouver des choses. Ça, c'est vrai. Ça, c'est vrai. D'ailleurs, ça, ça me concernait. J'avais besoin de me prouver des choses. Et donc c'est pour ça que j'étais têtue. Donc par exemple, un enfant qui a été critiqué à chaque erreur va grandir avec une peur d'avoir tort et refusera d'admettre ses torts même face à l'évidence. Voilà. Parlons du perfectionnisme. Alors, encore une fois, mon but est que tu comprennes les défauts que je te démontre aujourd'hui, que tu comprennes leurs origines. Maintenant, on pourra aussi faire tout un épisode sur le perfectionnisme parce que je pense que ça mérite d'en faire un. Mais donc, comme tu le sais, le perfectionnisme, c'est la quête infinie de la perfection. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? C'est la quête infinie de la validation. Mais la validation de qui ? Pas de soi. Parce que le perfectionnisme vient souvent d'une croyance profonde. Si je ne fais pas tout pour pouvoir être parfaite, je ne serai jamais assez bien aux yeux des autres. Pas de soi, mais des autres. Pourquoi ? Parce qu'en fait, à l'origine, il y avait certainement une pression familiale. Une éducation où seuls les résultats comptaient. La performance comptait. Donc forcément, il y a aussi cette peur du rejet. Donc exemple, un enfant qui dit Que féliciter lorsqu'il excellait aura du mal à se contenter d'un résultat juste bon, donc à l'âge adulte. Donc forcément, il préférera ne rien rendre plutôt que de livrer quelque chose d'imparfait. Parlons maintenant de la susceptibilité. Comme je te le disais juste avant, la susceptibilité, c'est quelque chose que je connaissais. Et en fait, elle vient clairement d'un manque de confiance en soi. Parce qu'en fait, on doute déjà de notre valeur et on prend tout personnellement. Parce que moi, pendant longtemps, j'étais ultra susceptible. Parce que je manquais de confiance en moi, j'étais beaucoup critiquée sur plusieurs points, comme tu le sais. Donc j'avais du mal à me sentir à ma place. Donc forcément, même pour des blagues, je prenais tout pour moi. Je ne connaissais pas le second degré. Mais aujourd'hui, avec le recul et avec le travail que j'ai pu faire, je ne prends plus les choses personnellement. Parce que je connais ma valeur, parce que je sais qui je suis, parce que je sais ce que je vaux, et forcément ça m'a libérée. La dépendance affective. La dépendance affective, c'est littéralement une peur intense d'être à banc. donné. On va s'accrocher aux autres. Pour pouvoir combler quoi ? Bah un vide. Un vide qui est en soi. Par exemple, j'ai travaillé avec une cliente, même plusieurs d'ailleurs, qui avait justement cette dépendance affective. Et... En fait, qu'est-ce qu'elles attendent ? Elles attendent la validation. Elles attendent que l'autre va remplir le vide qui est en elles. Elles ont aussi la peur de décevoir. Donc forcément, ça va se créer et ça va se manifester à travers cette dépendance affective. Mais bien sûr, avec un travail sur soi, elles ont appris à se donner à elles-mêmes ce qu'elles attendaient des autres. Et forcément, ça les a libérées. Ça les a libérées de cette dépendance parce qu'elles ont développé leur estime. Elles ont compris qu'elles avaient de la valeur. Donc c'était assez chouette. Ensuite, Parlons très rapidement de l'impatience. C'est souvent lié à un besoin de contrôle et à une difficulté de tolérer la frustration. Alors, peut-être que pour certains ça parlera énormément, il y en a beaucoup qui veulent vite des résultats. Parce qu'en fait, si on a grandi dans un contexte où il fallait toujours être le premier, où on nous a toujours répété « dépêche-toi, dépêche-toi » , eh bien forcément, inconsciemment, ça va intégrer ce fonctionnement. Tu comprends ? Donc bref, tout ça pour te dire que nos défauts sont rarement juste des caprices ou des traits fixes de notre personnalité. Il résulte de notre histoire, de notre passé, de quelque chose. Donc prends ce recul-là et demande-toi, est-ce que moi, aujourd'hui, ce défaut m'appartient ou est-ce que c'est le résultat de quelque chose, d'un événement, d'un conditionnement, de mes parents, d'une éducation, de quelque chose, d'un manquement ? Intéresse-toi à toi-même, pose-toi les bonnes questions, et tu verras qu'en fait tu prendras ce recul et tu te rendras compte que ce n'est pas toi, c'est ton histoire, c'est ta peur, c'est quelque chose qui prend le dessus, c'est ton passé qui prend le dessus. Après tu as le choix, une fois avoir pris... conscience de ça, t'as le choix de soit faire en sorte que les choses changent ou soit t'as continué dans ce cheminement, sauf que forcément c'est fatigant. C'est fatigant parce que ça ne te correspond pas, parce que tout ça, tout ce que je viens de te présenter, ce sont des masques. C'est des masques qu'on a pour pouvoir se préserver, pour pouvoir se protéger de quelque chose. Alors qu'en fait, on est en train de se mentir à soi-même. Donc on n'est pas du tout dans l'alignement. On est fatigué, parce qu'on veut dire oui, alors au lieu de dire non, on... On veut montrer qu'on est parfait alors que pas du tout, on n'est pas du tout dans quelque chose qui nous ressemble, tu comprends ? Donc pose-toi les bonnes questions, intéresse-toi à toi-même, et déjà là, juste en reconnaissant tes défauts, tu pourras prendre le recul et te rendre compte qu'il y a des choses que tu as aujourd'hui qui ne résultent pas de toi, mais qui résultent de ton histoire, de ton passé, de quelque chose. Maintenant forcément, si aujourd'hui tu es là, c'est que tu as envie que les choses changent, donc je vais te présenter comment faire en sorte que tes défauts puissent être un atout, plutôt. Donc on va voir ça un peu en trois étapes, histoire de simplifier le processus. Donc déjà, prends conscience de tes défauts, c'est la première étape. C'est identifier honnêtement les comportements que tu as qui sont limitants. C'est des comportements limitants, ok ? Bien sûr, je suis celle qui te dit assez souvent que le but n'est pas d'être parfait, ok ? Mais on dirait qu'à travers cet épisode, je fais en sorte que tu sois dans la perfection. Pas du tout. Si aujourd'hui, on est en train de décrypter, de comprendre les défauts, c'est parce qu'en fait... Il y a un côté où on est fatigué parce qu'on porte un masque et c'est paralysant, on se sent pas forcément aligné. Donc c'est des comportements limitants. Donc la première étape c'est de prendre conscience de tes défauts. C'est de reconnaître que forcément il y a des choses qui nous freinent. Donc exemple, si jamais tu as une tendance à la procrastination, reconnais-le. Est-ce que tu remets au lendemain des projets qui sont importants ? Est-ce que tu es plus dans l'urgence ? Est-ce que tu remets toujours au lendemain des... Des choses que tu aimerais faire mais que tu ne fais pas parce que par facilité, par flemme, par manque de quelque chose. Et bien, reconnais-le. Deuxièmement, une fois que tu as reconnu ton défaut, explore les causes, comme je viens de le faire. Là, je t'ai proposé plusieurs pistes. Ça peut venir soit d'une éducation stricte, soit d'un conditionnement, soit d'un événement qui t'a marqué, qui t'a blessé, soit de personnes qui t'ont critiqué. Bref, pose-toi la question, pourquoi aujourd'hui je procrastine autant ? Qu'est-ce que j'attends ? Qu'est-ce qui me freine ? Est-ce que c'est parce qu'on m'a toujours répété qu'il fallait que je sois parfaite ? Est-ce que c'est parce que justement j'ai la peur de l'échec parce qu'en fait on ne me validait que par mes performances ? Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui je ne me choisis pas ? Pourquoi je procrastine ? Donc explore ces causes-là de tes comportements, ça va forcément t'aider à pouvoir prendre la hauteur et surtout à pouvoir désapprendre pour pouvoir réapprendre. Donc découvre ce truc-là en toi. Découvre pourquoi c'est là. Donc imaginons que tu veux comprendre ton perfectionnisme, et bien tu comprendras qu'il provient certainement de la peur de l'échec inculqué durant ton enfance, que ça ne vient pas de toi, c'est pas toi qui te fait du mal si tu t'écoutais vraiment. Si tu étais dans cette relation saine avec toi-même, aimante avec toi-même, bien sûr que tu ne serais jamais aussi exigeante. Tu l'es parce qu'il y a eu quelque chose qui s'est passé, parce qu'en fait soit tu vis un échec que tu as eu, difficilement, ou soit parce qu'on t'a critiqué pour certaines choses et du coup forcément ça t'a... conditionner. Mais essaie de vraiment comprendre l'origine de ce défaut ou de tes défauts et ça t'aidera sincèrement. Ensuite, troisième point, forcément, une fois que tu auras reconnu tes défauts et que tu auras compris l'origine de tes défauts, c'est d'ailleurs le point le plus important, et bien tu pourras mettre en place des stratégies de changement. Tout simplement, tu vas pouvoir mettre des choses en place, des actions concrètes pour pouvoir transformer tes défauts en quelque chose qui t'appartient à toi. Imaginons que tu veux combattre la procrastination, et bien peut-être qu'aujourd'hui tu n'as pas envie de te lancer parce qu'il y a la peur, la grande peur de, je ne sais pas, d'échouer. Et bien au lieu de te dire mon dieu je vais faire tout ça et au final ça ne va rien me donner, au lieu de te dire ça, essaie déjà de décomposer les tâches en plusieurs étapes qui vont être girables. Et ensuite tu pourras même... Et c'est d'ailleurs la chose la plus importante à faire quand tu as des projets. Mais essaye ensuite de choisir des dates. Des dates. Des dates, tout simplement. Des échéances réalistes qui te permettront de te dire « Ok, j'ai autant de temps pour pouvoir faire ceci, cela. Et je vais faire ça, comme ça, comme ça. » Sois clair dans ton plan. Plus tu seras clair, plus tu pourras le faire. Alors bien sûr, c'est plus facile à dire maintenant. Mais si tu souhaites, on pourra même explorer tout ça ensemble parce que c'est vrai que c'est plus facile à dire ça comme ça durant un épisode. Mais sache que c'est possible d'en discuter ensemble en séance. Durant un accompagnement si besoin. Donc, prends conscience de tes défauts, comprends l'origine, et ensuite mets des stratégies en place. Tout simplement. Oui, tout simplement. J'exagère pas, ça reste simple. Après, je ne dis pas que c'est facile. Parce que émotionnellement, c'est dur de reconnaître nos défauts. C'est pas agréable. C'est pas agréable de dire oui, mon dieu, je suis têtu. C'est pas agréable de reconnaître que je suis susceptible, de reconnaître que je suis arrogante, de reconnaître que je suis impatiente, impulsive. C'est pas agréable. Mais c'est pas ça le plus important. Le plus important, c'est que, justement, on le fasse. pour pouvoir se découvrir, de un, et surtout s'autoriser à être bien, à être alignée. Tu sais ce que c'est d'être alignée ? Cette sensation d'être centrée, de ne faire qu'une avec soi-même, mais c'est génial ! Tu sais, pendant longtemps, j'avais ce masque où, en fait, je voulais constamment être gentille, parce que je me disais que plus je serais gentille, plus je serais aimée, alors que pas du tout, je me faisais du mal. Et à force d'être gentille, je disais oui, oui, oui à tout, mais au fond, je voulais juste dire non, stoppez-moi, enfin, stoppez ce truc-là, je suis fatiguée, mais je disais oui. Parce que j'avais un besoin profond d'être aimée. Mais pourquoi j'avais ce besoin ? Parce que moi-même je ne m'aimais pas. Parce que moi-même je ne m'autorisais pas. Parce que moi-même je ne me validais pas. Alors oui bien sûr j'ai vécu des choses qui ont fait que je ne m'aimais pas. Mais j'ai aussi autorisé ces choses-là à faire en sorte que je ne m'aime pas. Alors que le jour où j'ai choisi de me choisir, et bien tout ça a changé. Alors bien sûr c'est pas facile de reconnaître ces manquements, ces failles. Mais c'est de la chose la plus importante. Je te le garantis. Donc pour une petite conclusion, personne n'est parfait. Et d'ailleurs, ce n'est pas du tout mon objectif à travers cet épisode. Oui, ok, je t'incite à comprendre tes défauts et à comprendre qu'il y a des choses qui ne te correspondent pas parce que ça vient de ton histoire, de ton éducation. Mais l'objectif à travers ce podcast, c'est que tu sois entière avec toi-même, ok ? Donc non, personne n'est parfait. Ce n'est pas l'objectif de cet épisode et d'ailleurs, ce n'est pas l'objectif de la vie. Nos défauts font partie de nous. font partie de notre humanité et peuvent même être des moteurs de croissance. Par contre, comme tu l'as compris, et c'est d'ailleurs pour ça qu'on a parlé de tout ça aujourd'hui, lorsque certains défauts, certains comportements deviennent beaucoup trop pesants, fatigants, paralysants, forcément il est important d'agir. Et c'est là où justement il va falloir reconnaître nos défauts, les comprendre, et mettre des choses en place pour pouvoir faire en sorte qu'on puisse évoluer. J'aimerais faire un petit point sur quelque chose que j'ai partagé en newsletter ce vendredi-là. J'avais fait une newsletter où je parlais justement du courage d'être imparfaite. Et j'avais fait une belle conclusion et j'aimerais la lire pour toi aujourd'hui. Je disais que ce n'est pas la perfection qui te rendra heureuse. Ce n'est pas la perfection qui te permettra de créer. Ce n'est pas la perfection qui te connectera aux autres. C'est ton courage d'être imparfaite. C'est ton audace d'être simplement toi. C'est ton humanité dans toute sa splendide imperfection. C'est ton courage d'être entière. Donc rappelle-toi, l'important n'est pas d'éliminer tous nos défauts, pas du tout, mais c'est de les apprivoiser pour qu'ils ne nous empêchent pas de vivre pleinement, entièrement. Tu comprends ? J'espère que tu comprends parce que vraiment c'est important. Donc non, nos défauts ne sont pas des fatalités. Ils sont souvent des protections qu'on a mises en place pour survivre émotionnellement. Et la bonne nouvelle c'est qu'aujourd'hui tu en prends conscience. Et c'est qu'avec cette conscience-là et du travail sur toi-même que tu pourras transformer ces défauts entre guillemets en éléments de force. Donc j'espère vraiment que cet épisode t'aura apporté des vraies clés, de la lumière, et si d'ailleurs tu t'es reconnu dans l'un de ces défauts, n'hésite pas, viens m'en parler, viens m'en parler sur Instagram, dis-moi ce que tu en as pensé, mais surtout comment tu vis toi ces défauts-là au quotidien, et on pourra les décrypter ensemble. Et bien sûr, si tu veux que j'analyse un trait ou une situation que tu as traversé ou que tu traverses, comme si on était en séance, n'hésite pas à m'envoyer un message, et je serai ravie de répondre à tes questions dans un prochain épisode. Donc ça veut dire que je parlerai de ta situation et de toi dans un épisode, mais de manière anonyme. Comme ça, ça pourra aider plusieurs personnes. Donc merci de m'avoir écouté, c'était Sandiana. Le début d'une belle aventure, on se retrouve la semaine prochaine pour un prochain épisode. En attendant, souviens-toi, tu mérites des fleurs et des pastèques. PS, petit PS, pourquoi des fleurs et des pastèques à ton avis ? N'hésite pas à me le dire en commentaire, j'aimerais bien avoir ton avis. Donc je disais, tu mérites des fleurs et des pastèques, à la semaine prochaine. Bisous !