Speaker #0Bienvenue dans des fleurs et des pastèques, le podcast où on parle vrai. Parfois doux, parfois cash, mais toujours sincère. Un peu comme une pastèque. Ici on déconstruit, on comprend, on explore, on ose. On se relève avec subtilité et grâce, sans artifices. So, c'est parti ! Bonjour, comment allez-vous ? Comment vas-tu ? J'espère vraiment que tu vas bien. Bienvenue dans cette nouvelle épisode de Des Fleurs et des Pastèques. C'est déjà le quatrième épisode. Waouh, ça veut dire que ça fait bientôt un mois que j'ai lancé mon podcast. Je trouve ça dingo, c'est incroyable. En tout cas, je suis trop contente de te retrouver. D'ailleurs, j'ai des petits mimiques, j'ai remarqué parce que forcément je me réécoute, notamment au niveau des cuts, pour pouvoir faire les montages. Et en fait, je dis assez souvent en tout cas, en fait, bref, donc, mais bon. C'est les mimiques, c'est normal, c'est complètement humain, on en a tous et c'est ok. Voilà, c'est complètement ok. Aujourd'hui, on va plonger dans un sujet qui nous touche absolument tous, l'inquiétude et le stress. Pourquoi est-ce qu'on passe notre vie à s'inquiéter, à imaginer le pire, même quand surtout tout va bien ? À ce moment-là, pourquoi on a tout le temps du mal à lâcher prise ? Et surtout, surtout, et c'est ça qui nous intéresse aussi dans cet épisode, comment s'en libérer pour vivre plus légèrement ? Donc dans cet épisode, on va vraiment décortiquer l'inquiétude sous un angle psychanalytique, parce que c'est vraiment une approche qui me plaît énormément. On va comprendre d'où vient ce besoin de contrôler et pourquoi il nous emprisonne, avec justement les signaux tels que le stress, l'angoisse, etc. On va aborder aussi un aspect essentiel, parce que ça m'a été demandé, une abonnée mais aussi quelqu'un avec qui j'ai travaillé, m'a demandé de parler du overthinking, la rumination mentale. Donc c'est vraiment ce cercle vicieux qui nous enferme dans le stress et la peur. Et surtout, on va voir comment s'en détacher pour retrouver de la sérénité et de l'authenticité dans notre vie. Donc ça va être complet, ça va être riche. Je me suis un peu inspirée de mon épisode dernier, le troisième, parce que je pense que ça a beaucoup été apprécié, je pense. On m'a fait pas mal de messages et d'ailleurs en parlant de messages, n'hésitez pas à me faire ces petits retours, notamment directement dans les commentaires sous les épisodes. Donc directement sur les plateformes d'écoute telles que Spotify, Apple Podcasts, Deezer et etc. Même si j'apprécie énormément parler directement avec vous, mais en fait ça va énormément m'aider moi et vous ensemble pour aller un peu plus haut dans l'algorithme, comme ça on pourra peut-être toucher plus de monde. Aujourd'hui, on va se focaliser sur le stress, la rumination, l'inquiétude. Mais avant ça, faisons un petit point sur pourquoi des fleurs et des pastèques. Je vous ai effectivement posé la question la semaine dernière et... Il y en a pas mal qui ont rebondi, donc c'est cool. Je pense que du coup, ça vous intéresse. Mais en tout cas, c'est très simple, vous verrez. Pourquoi des fleurs ? Parce que ma mère, elle a toujours adoré les fleurs. Et pourquoi des pastèques ? Parce que si vous ne le saviez pas, et je ne pense pas que vous le saviez, mais mon papa, il vendait des fruits et des légumes. Donc c'était un vendeur de fruits et légumes au marché, notamment de pastèques. Et en fait, il vendait les meilleurs pastèques. Tout le monde allait vers lui, c'était lui qui vendait les meilleurs pastèques. C'était un peu le chef des pastèques. Et du coup, bah... pour les honorer tous les deux. Voilà pourquoi, des fleurs et des pastèques, choisi avec Louis aussi, donc il y a un peu Louis dans le titre. Donc voilà, pour ceux qui ne savent pas qui est Louis, Louis qui est mon chéri. Bon en tout cas, je vais arrêter de blablater maintenant que vous savez tout ça. On va commencer, donc c'est parti. Donc, commençons à nous intéresser sur le fait et que pourquoi l'inquiétude nous envahit autant. Donc on va forcément parler de stress parce que les deux sont liés. Pour faire simple, on va juste se plonger sur la définition un petit peu de ce stress. Déjà, tout le monde stresse. C'est complètement normal, on a tous cette réaction, c'est complètement une réaction naturelle de notre corps face à une situation qui peut être difficile ou même menaçante. Donc on va tous justement se manifester cette difficulté ou cette menace à travers le stress. Et comment ça va se manifester ? À travers l'accélération du cœur, des tensions musculaires, une sensation de panique ou parfois même des pensées qui tournent en boucle. Et en psychanalyse, on va vraiment considérer le stress comme un signal. Donc c'est même un bénéfice. Parce qu'on va le voir comme une alerte intérieure qui nous indique qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas en nous. Donc c'est vraiment comme une sonnette d'alarme. En fait, notre esprit va nous envoyer un message pour nous dire qu'il y a une situation, une pensée qui ne nous convient pas, même si on n'en est pas forcément conscient sur le moment. Donc c'est totalement normal et humain de ressentir du stress. Tout le monde ressent du stress, même la personne que tu idéalises, qui t'inspire le plus, ressent du stress. C'est totalement normal. Je préfère mettre l'accent dessus. Mais ce qui est intéressant, c'est qu'il vient souvent d'un décalage. entre ce qu'on ressent à l'intérieur et l'image mentale que l'on a de la situation. Par exemple, et pour faire très simple, si on regarde un film qui est ennuyeux, je pense que ça nous est tous arrivé, et bien on va ressentir de l'ennui. Ça c'est logique, c'est cohérent. Mais imaginons si on ressent du stress au lieu de l'ennui, justement ça, ça va provoquer de l'angoisse. Parce qu'en fait, c'est pas cohérent. Et c'est justement ce décalage qui mérite notre attention. Et c'est pour ça que j'aimerais qu'on explore ce sujet, parce que justement il peut révéler des peurs inconscientes, des attentes, des croyances profondes, qui va justement influencer notre façon de voir les choses. Donc déjà, le stress qui est... une manifestation normale de ce qu'on ressent et l'inquiétude, c'est totalement naturel. Donc le cerveau, comme tu le comprends, est complètement conçu pour pouvoir anticiper, prévoir le danger et en fait, tout simplement nous protéger. Quand tu observes un petit peu comment ça se passait avant, quand il fallait trouver de l'eau pour pouvoir justement s'hydrater, pour pouvoir manger ensuite, etc. En fait, avant, on réagissait par précaution, par protection et justement, on était très attentif au danger. Donc c'est resté, c'est normal, mais c'est complètement humain. Mais alors, même si c'est normal, mais ce qui nous intéresse vraiment aujourd'hui, c'est ok, c'est normal, ok, c'est naturel, ok, c'est humain, mais pourquoi, selon certaines personnes, selon certaines situations, ça prend une place disproportionnée dans nos vies ? Pourquoi ? Pourquoi dans une situation, on va vraiment stresser et ça va presque nous paralyser ? Donc là, en fait, on va pouvoir parler de besoin de contrôle. Et le besoin de contrôle, qu'est-ce que c'est ? Tout simplement, c'est juste notre besoin de vouloir... se rassurer. Quand par exemple tu es amené à contrôler quelque chose, quel est ton besoin derrière ce contrôle ? C'est bien de contrôler, attention, je ne veux pas non plus... Tout est question d'équilibre, mais le contrôle, quand c'est trop, c'est pas bon. Tout ce qui n'est pas modéré, c'est pas bon. Mais en tout cas, le besoin de contrôle extrême, c'est simplement pour se rassurer. Comme je disais, c'est normal de vouloir contrôler certaines choses. Moi-même, je contrôle pas mal de choses et je pense que c'est même sain de le faire. Typiquement, si on n'est pas dans une bonne gestion financière, si on ne contrôle pas notre financier, on à la fin du mois, on est dans le rouge. Voilà, donc c'est important de maîtriser l'aspect financier, sinon ça ne se passe pas bien. Mais donc, parlons de cette illusion rassurante. Quand on s'inquiète, on cherche donc toujours à vouloir garder le contrôle. En fait, notre cerveau déteste l'incertitude. Il veut des réponses, il veut des garanties. C'est pour ça qu'il est dans le contrôle. Parce qu'en fait, vu qu'il n'a pas la vision de l'avenir, il a peur. Imaginons par exemple, tu as la peur de l'avenir. Eh bien, disons que tu postules pour un job. Et tout s'est bien passé, vraiment tout s'est bien passé. Il y avait un bon feeling, ça se passait super bien. Mais là, tu rentres chez toi et t'es en boucle. Ah mais si, il trouve quelqu'un de mieux. Et si je suis pas assez qualifiée ? Et si je suis pas assez à la hauteur ? Mais au final, j'ai bégayé à ce moment-là, pourquoi ils vont pas se rappeler de ça ? Donc tu vois, t'es en bloc. Je vais donner un deuxième exemple qui serait peut-être un peu plus pertinent. Imaginons, tu envoies un message à quelqu'un, quelqu'un de proche ou pas forcément. On va dire proche, ce sera plus plausible. Et cette personne ne te répond pas tout de suite. Il peut même prendre beaucoup de temps à te répondre. Qu'est-ce qui va se passer dans ton cerveau ? Eh bien, parfois, naturellement, ton cerveau va commencer à partir dans tous les sens. Oh mon Dieu, pourquoi il m'ignore ? Peut-être que j'ai dit quelque chose de travers. Peut-être que j'ai dit quelque chose de mauvais. Peut-être que j'ai mal fait quelque chose. Et tu vois, dans ces deux cas-là, qui sont différents, on tente d'anticiper des scénarios. On ne peut pas tout contrôler, mais pourtant, on essaie de contrôler. Et pour le coup, c'est ce qui nous enferme dans le stress, c'est ce qui nous enferme dans l'angoisse. Donc déjà, comprendre. que notre cerveau a juste besoin d'anticiper des scénarios pour pouvoir garder le contrôle et surtout pouvoir justement gérer la certitude et avoir des réponses. Sauf qu'on ne peut pas tout contrôler. Et le stress, déjà, il faut que j'affirme que ça ne vient pas de l'extérieur. Non, ce n'est pas la situation extérieure qui me fait stresser. Non, c'est comment moi je gère la situation. Par exemple, on a tendance à croire que c'est de l'extérieur qu'on stresse. Par exemple la famille, le travail, les obligations. Mais en réalité, c'est intérieur. Pourquoi ? Parce qu'en fait déjà en psychanalyse, on dit qu'il y a tension entre ce qu'on veut et ce que l'on croit devoir faire. Imaginons, tu veux changer de carrière, ok ? Mais tu as la peur du regard des autres. Et bien à ce moment-là, l'angoisse vient de ce décalage entre ton désir profond et les attentes extérieures. Tu comprends ? En fait, il y a un manque de cohérence. Et donc ce manque de cohérence, ça crée une tension, une frustration et donc du stress. Un autre exemple, je préfère te donner plusieurs exemples comme ça tu pourras vraiment t'identifier et prendre ce recul-là. Mais tu vois, cette sensation qui te diffuse du mal-être, de l'incertitude, une boule au ventre, t'as les épaules tendues, tu te sens crispée, c'est quand justement on est en difficulté, je pense qu'on est tous passés par là. Je suis passé par là, on est tous passés par là, peut-être de degrés différents, mais on est tous passés par là, mais c'est impossible de mettre des mots précis dessus. Pourquoi ? Tout simplement parce que c'est abstrait. C'est pas factuel. De toute façon, le stress, c'est abstrait. L'angoisse, c'est abstrait, vu que ça vient de l'intérieur. Et comme je le disais tout à l'heure, notre esprit a besoin de garanties. Notre esprit a besoin d'être certain. Mais là, on a affaire avec quelque chose d'abstrait, donc il déteste. Il cherche toujours une cause identifiable à notre inconfort. Il va chercher mais pourquoi, mais pourquoi, mais pourquoi, et donc il va ruminer. Alors qu'inconsciemment, on va projeter cette tension intérieure sur un élément extérieur. Tu vois, je vais donner un exemple encore. Imaginons que tu as accumulé du stress tout au long de la journée sans trop savoir pourquoi. Et là, tu rentres à la maison, et là en fait tu vois que c'est le désordre. C'est le bazar, la vaisselle n'a pas été faite, il y a des jouets partout. T'as des affaires éparpillées, là c'est la misère. Et là, d'un coup, c'est comme si tout en malaise, trouver une raison, une explication. Ah, les enfants n'ont pas rangé leur affaire. Résultat, ta réaction immédiate, c'est l'agacement, colère et haussement de temps. Alors que, tu pourrais très bien réagir différemment. Mais en réalité, dans ce cas-là, ce n'est pas vraiment le bazar qui te met en colère. Ce désordre-là, il était peut-être là hier aussi. Mais hier, ça ne t'a pas forcément affecté de la même manière. Ce qui se passe ici, c'est que ton angoisse intérieure cherchait une porte de sortie, un point d'accroche, et ton cerveau l'a trouvé à travers cet élément extérieur. Tu vois, c'est un mécanisme humain et normal. C'est normal, on fait tout ça, on va chercher des portes de sortie pour pouvoir extérioriser, parce qu'en fait parfois on ne sait pas d'où vient ce stress, d'où vient cette angoisse. Donc l'angoisse cherche à s'extérioriser, et c'est pour ça qu'elle va se raccrocher à ce qui lui semble beaucoup plus concret. Mais la vraie question à se poser, c'est qu'est-ce qui est en moi ? qui a déclenché cette tension en premier lieu. C'est pas le désordre, c'est pas mes enfants, ce n'est pas la vaisselle. Parce que hier je n'ai pas réagi comme ça et pourtant c'était la même chose. Qu'est-ce qui a fait que ? Est-ce que je te garde toujours ? Est-ce que j'ai toujours tant d'attention ? J'essaie de simplifier tout ça parce que ça reste des sujets abstraits comme je le dis. C'est pas toujours des sujets faciles à mettre en avant. Mais en même temps je trouve que c'est super pertinent et intéressant d'en parler et d'en s'en pouvoir réfléchir à tout ça. Donc maintenant parlons de la rumination mentale. C'est littéralement, ça pour le coup, c'est vraiment le poison de l'esprit. Parce que la rumination, comme tu le sais, c'est un processus où on tourne tout le temps en boucle, soit sur une pensée, sur un scénario, sans vraiment trouver de résolution. Voilà, ça c'est la rumination telle qu'elle. Mais pourquoi on rumine ? Pourquoi ? Est-ce que tu t'es déjà posé la question de pourquoi on rumine ? En fait, on pense qu'analyser encore et encore et encore va nous donner une réponse. Tu vois, comme je te disais, n'oublie pas le... Le cerveau a besoin de réponses, de garanties, de certitudes. Donc qu'est-ce qu'il va faire ? Il va vouloir chercher à tout prix à avoir des réponses. Tu vois, il n'aime pas l'inconfort qui est le stress. Donc il va chercher à analyser encore et encore pour trouver une réponse. Et on va chercher aussi à éviter l'émotion. L'émotion qui est désagréable, qui est douloureuse. Et donc on va faire en sorte... Tout ça c'est inconscient, c'est le subconscient qui le fait. Inconsciemment, ça va se réfugier dans la pensée. Exemple, imaginons que tu as fait une erreur en public. Ok ? Peut-être que ça t'est déjà arrivé. Et là, en fait, toute la journée, ton cerveau, il repasse la scène en boucle. Tu vois un petit peu ce que je veux dire ? Un autre exemple, imagine que tu revis sans cesse la dernière conversation que tu as eu avec, je sais pas moi, avec un proche et ça s'est mal passé. Et tu te dis que oui, mais j'aurais pu dire ça différemment et j'aurais pu dire ceci. Mais ça tourne en boucle. Tu vois ? Tu vois un peu ? Autre exemple, imagine que tu dois prendre une décision. Mais là, tu te sens bloqué entre deux choix. Oh, est-ce que je prends la voiture rouge ou est-ce que je prends la voiture bleue ? Donc là, pareil, tu tournes en rond dans ta tête. Tu cherches, tu cherches, tu cherches, tu cherches, tu cherches. Jusqu'à ce que ça t'épuise. Jusqu'à ce que ça te... Tu vois ? Donc là, en fait, comment sortir de la rumination ? En fait, il faut se poser la simple question. ça reste simple. Je dis pas que c'est facile, attention ce n'est pas facile, mais ça reste simple. Pose-toi la question, est-ce que ça m'aide vraiment de tourner en boucle ? Est-ce que vraiment me dire que j'aurais dû dire ça différemment m'aiderait dans la situation ? Est-ce que tourner en bloc sur la question de quelle voiture je veux prendre, ça m'aide vraiment ? Pose-toi cette question. Essaie de ramener ton état dans le factuel, dans le concret. Parce que quelque part, c'est aussi ton cerveau qui a besoin de concret. Mais comme il reste un petit peu, tu vois, inconsciemment, ça tourne tout seul. Essaie-toi de capter son attention à travers tes mots et le ici et maintenant. Quand je parle de ici et maintenant, ramène pareil ton attention sur le présent. Par exemple, en faisant quelque chose, ici et maintenant. Parce que quand on est dans notre tête, on n'est pas présent. Non, non, non, on n'est pas présent. Imaginons, tu es à la table, et ça parle de je ne sais quoi, des ondes de foot. Et là, en fait, tu es dans ta tête, et tu penses à ton travail. Et tu rumines, tu rumines, tu rumines. En fait, tu es dans ta bulle, tu n'es pas bien, tu stresses, ça te crée de l'angoisse. Tu rumines, tu rumines, tu n'es pas bien. Alors que tu pourrais très bien ramener ton attention sur le moment présent. Alors bien sûr, bien sûr, je sais que c'est beaucoup plus facile à dire qu'à appliquer. Mais essaye. Et comment tu peux le faire facilement ? Alors, encore une fois, je suis consciente que ce que je dis c'est vraiment plus facile à dire qu'à faire, mais essaye. Comment tu peux le faire alors ? Par rapport à ta respiration, tout simplement. Dans le sens où, conscientise que tu es en train de respirer. Tu vois, tu conscientises. Et là, tu es là, tu es avec toi, tu ressens. Ça peut être aussi à travers une activité physique. Par exemple, je ne sais pas si tu aimes bien la randonnée, des activités collectives aussi, ça c'est sympa, du badminton, du tennis, ou sinon quand tu es dans ta bulle, typiquement à la salle de sport, la natation. En fait, tu vas ramener ton esprit à ici et maintenant, tu n'as pas le choix, parce que le sport c'est de la respiration aussi. Et remplace la question de pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi, à qu'est-ce que je peux faire maintenant ? Avoir une posture de solution. Tu vois, généralement quand on est dans la rumination, on a plutôt une posture, et pardon de le dire ainsi, on a une posture de victime. Pour le coup c'est vrai. On va se sentir un peu victime de la situation, on va la subir. Au lieu de se responsabiliser, on va se faire marcher dessus, et c'est pour ça que justement en termes d'émotion, c'est compliqué, et donc forcément ça crée de la rumination. Donc, au lieu de rester dans « mais pourquoi ceci ? Mais pourquoi j'ai fait ça ? Mais pourquoi lui ? Pourquoi ça ? Pourquoi ça ? » « Bah qu'est-ce que je peux faire maintenant pour que ça change ? » Ou, pas forcément pour que ça change, mais pour que je me sente... un peu mieux ? Quelle est la solution que je peux trouver ici et maintenant ? Pas pour plus tard, juste pour aujourd'hui. Et tu verras que ça va déjà un petit peu t'apporter. Ok ? Ensuite là, j'aimerais te parler de quelque chose qui est très important, qui va t'aider dans le fait de justement moins stresser, moins ruminer et moins t'inquiéter. En fait, c'est très cliché ce que je vais te dire, mais c'est tellement important, parce qu'en fait, c'est quand on cesse de se soucier de choses qu'on ne peut pas contrôler, que ça va beaucoup mieux. En fait, on a tous une obsession à vouloir tout maîtriser. Alors qu'on ne peut pas. On ne peut pas maîtriser ce que la personne pense de nous. On ne peut pas maîtriser si le patron va nous accepter. On ne peut pas maîtriser les éléments extérieurs. Mais pourtant, dans notre tête, parce qu'on n'est pas rassuré, on va vouloir chercher à, justement, aller. Il faut maîtriser, il faut contrôler, pour pouvoir justement se rassurer. Alors que ce n'est pas comme ça que ça se passe. Je vais donner un exemple où, justement, j'ai dû faire face avec une cliente. Elle me faisait part de sa situation et elle me disait qu'elle voulait tellement être sûre que son copain l'aimait. Et parce qu'elle n'était pas sûre, qu'est-ce qu'elle faisait ? Je pense que tu le vois arriver certainement. Elle lui posait tout le temps des questions et elle l'harcelait de questions. Et plus elle cherchait à tout maîtriser, plus elle était angoissée. Et pour le coup, et oui, plus il s'éloignait. Et c'est là que quand on réalise que dans les questions, on s'inquiète, ça rajoute un poids pas tout contrôlé. C'est là qu'elle a commencé à relâcher la pression. Et leur relation s'est beaucoup améliorée. Parce qu'en fait, elle a fait confiance. Elle a fait confiance déjà en elle, sa valeur. Elle a fait tout un travail, bien sûr. Après, c'est tout un processus aussi de travail de dépendance affective, de travail de gestion émotionnelle. Parce qu'elle avait beaucoup ce comportement d'impulsivité également. Et comme je l'ai dit dans l'épisode précédent, l'impulsivité, qu'est-ce que c'est ? C'est juste une mauvaise gestion émotionnelle. Due à aussi l'enfance, certainement le conditionnement. Les exemples parentales aussi. Donc c'est sûr que dans son comportement, il y avait cet impact. Ce qui est certain, c'est que le jour où elle a décidé d'arrêter de s'en soucier, c'est le jour où leur relation s'est améliorée. C'est paradoxal on dirait, mais c'est vraiment la clé. C'est la clé. C'est d'apprendre à accueillir l'incertitude. C'est de se dire que j'ai pas le contrôle sur tout. Et tant mieux, parce qu'en fait, avoir le contrôle sur tout, mais qu'est-ce que c'est épuisant. Qu'est-ce qu'on se fatigue. à réfléchir, à ruminer, à ressasser. Et en fait, ce qui est assez dommage, c'est que dans notre génération actuelle, et pas que je pense, en fait, on a quasiment tout pour pouvoir être heureux, être bien, être serein. Oui, on a tous nos difficultés, nos moments de préoccupation et de stress. Mais on en fait tellement une affaire grandiose qu'on oublie les belles choses qui nous entourent. Et en fait, dans notre génération, on ne sait même plus ce que c'est de vraiment être heureux. Parce que même quand on a tout, On stresse malgré tout. Tu sais, j'en connais plein des personnes qui sont à se poser cette question. Là, j'ai du bonheur, mais j'ai peur que ça s'écroule. Mais pourquoi ? Parce qu'encore une fois, besoin de contrôle. Que si je m'autorise, ou que la personne s'autorise à juste se lâcher la grappe, lâcher prise, est-ce que ça n'irait pas mieux ? Donc c'est apprendre à accueillir l'incertitude. Oui, oui, ça paraît pas facile. C'est pas non plus un exercice difficile, attention, mais ça demande quand même... de prendre du recul, de faire un travail sur soi et si d'ailleurs je le redis, si ça t'intéresse n'hésite pas à me le dire je suis là pour ça, les podcasts les épisodes c'est juste une partie de ce que je peux mettre en avant pour pouvoir aider plusieurs personnes à la fois mais si tu préfères faire un travail avec moi, vraiment en one one sache que c'est d'autant plus efficace ensuite pour apporter une petite conclusion à cet épisode, j'espère que ça a été clair j'espère que ça t'a plu, mais sache que l'inquiétude fait partie de nous, ça tu le sais déjà tu l'as bien compris Mais en fait, elle ne doit pas nous diriger. Et c'est ça qui se passe. Quand on s'inquiète et quand on rumine, qu'est-ce qui se passe ? Le stress prend le dessus. Et en fait... D'où vient le stress ? Comme je l'ai dit, en fait c'est intéressant d'explorer, ça vient des peurs. Pourquoi je stresse autant, tu vois ? Donc si ça t'intéresse encore une fois de creuser là-dessus, on peut en discuter. Mais sache que oui, on ne sera jamais parfait et c'est vraiment pas le but, vraiment pas. Mais si ton stress devient vraiment un poids lourd et qui t'épuise, il est temps d'agir. Et c'est là que mon accompagnement peut t'aider, c'est là où justement un travail sur toi pourra t'aider, pourra t'apporter. Parce que si tu te sens enfermé dans l'angoisse et que tu vas apprendre à maîtriser les situations plus doux qu'à... subir les situations, je t'invite vraiment, vraiment à m'envoyer un message, qu'on décortique ensemble ce qui se passe, qu'on en discute et comme ça on pourra vraiment trouver des solutions concrètes pour vraiment te libérer. Parce que vraiment c'est libérateur. Quand je te dis que justement le stress prend beaucoup le dessus par rapport au contrôle, par rapport à ce besoin d'être tout le temps dans la garantie alors que c'est pas possible, en fait ça va se refléter dans pas mal de domaines de notre vie. Comme je te parlais de justement cette cliente que j'ai aidée. ça se reflétait dans son couple et ça s'est pas que reflété dans son couple mais aussi dans sa famille dans ses amis dans son travail également parce qu'elle se sentait jamais assez jamais à la hauteur et oui ça résulte d'un manque de confiance mais ce manque de confiance justement se manifeste à travers le stress pour terminer j'aimerais te partager quelques phrases qui me parlent énormément et que vraiment j'ai envie de partager parce que je pense que ça te plairait toi aussi la première c'est t'inquiéter c'est souffrir deux fois une fois dans ta tête et une fois dans la réalité ok Le stress ne vient pas du problème, comme tu l'as compris, mais de ta façon de le voir. Tout est une question d'interprétation. Si t'as le temps de t'inquiéter, t'as le temps d'agir. Je vais répéter ça une deuxième fois. Si t'as le temps de t'inquiéter, t'as le temps d'agir. Ok ? Le futur n'existe pas encore, alors pourquoi tu vis déjà dedans ? Pourquoi tu cherches à contrôler ? Pourquoi tu cherches à anticiper l'avenir ? C'est maintenant, c'est ici, c'est le moment présent. Ok ? Ensuite, trop penser, c'est comme courir sur place. Tu vois ? Tu cours sur place. Mais à quoi bon ? Imagine que tu veux faire un marathon, ça sert à rien de courir sur place. C'est quoi le but ? Et pour le coup, ça t'épuise. Et t'avances même pas. Donc quel est le sens de tout ça ? Ensuite, non non, c'est pas encore fini, tu ne peux pas te contrôler. Mais tu contrôles comment tu agis. Ok ? C'est-à-dire que oui, tu ne peux pas tout contrôler. C'est-à-dire tout ce qui est extérieur à nous là, on ne peut pas contrôler. Je ne peux pas contrôler ce que toi tu penses de moi. Je ne peux pas contrôler ce que tu penses de cet épisode. Je ne peux pas contrôler ce que tu penses de mon travail. Mais ce n'est pas le plus important. Parce que je sais que moi je peux contrôler comment je réagis. Parce que je me maîtrise. Parce que je maîtrise mes pensées, mes émotions, mes choix. Mon comportement, moi, tu vois. Et enfin, si tu veux une vie plus légère, eh bien, commence par lâcher ce qui n'est pas entre tes mains. Ok ? Ça revient à dire, commence à ne plus contrôler ce qui n'est pas contrôlable. Ok ? Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode. J'espère vraiment qu'il t'a plu. Dis-moi en commentaire si tu veux qu'on approfondisse certains sujets. Je pense que ça peut être intéressant et j'aimerais vraiment avoir ton point de vue. Et n'oublie pas de me faire ton retour directement sur les plateformes d'écoute. Je prendrai le temps de... te répondre bien sûr. Ça me fait très plaisir toujours quand tu me fais un retour directement par message en one one. Mais c'est vrai que ça serait encore plus aidant pour moi en tout cas sur ça, de me faire ton retour directement sur les plateformes d'écoute. Merci beaucoup pour tout. Merci pour ta confiance, merci pour ton temps et ta fidélité. On se retrouve mercredi prochain pour un nouvel épisode. C'était Sandiana. N'oublie pas que ce qui te dérange le plus chez toi est souvent ce qui a le plus besoin de ton amour. Souviens-toi ! Tu mérites des fleurs et des pastèques. Bisous !