Speaker #0Bienvenue dans des fleurs et des pastèques, le podcast où on parle vrai. Parfois doux, parfois cash, mais toujours sincère. Un peu comme une pastèque. Ici, on déconstruit, on comprend, on explore, on ose. On se relève avec subtilité et grâce, sans artifices. So, c'est parti ! Avant de commencer, j'aimerais que tu prennes un moment maintenant pour conscientiser ta posture actuelle. C'est-à-dire comment tu te tiens ? Comment tu te sens ? Quelle est ton attitude ? Est-ce que tu as la tête baissée ? Peu importe comment tu es, relève la tête, tiens-toi droite, mets-toi à l'aise, prends de la place, les épaules en arrière. Comment tu te sens maintenant ? On est d'accord que ta posture a fait en sorte que tu te sentes mieux ? T'as vu ? Ta posture influence directement ta manière de sentir, donc forcément elle va aussi influencer ta manière de t'exprimer. et de t'affirmer. Oui, oui. Et c'est exactement ce dont on va parler aujourd'hui. Parce que c'est un sujet qui revient souvent, surtout, chez les femmes avec qui je travaille, chez les personnes avec qui je travaille. C'est-à-dire, pourquoi je n'arrive pas à m'affirmer ? Pourquoi j'ai l'impression qu'on ne me comprend pas ? Pourquoi j'ai l'impression qu'on ne me voit pas ? Et c'est d'ailleurs une des plus grandes frustrations que j'observe. On cherche en fait à être entendu, à être respecté, à être compris, à être valorisé. Mais en fait, on n'ose même pas s'exprimer clairement. Ou alors, on s'exprime d'une manière qui finalement nous dessert. Ou peut-être même, parfois on est juste timide, et on se fait petit, et on ne prend pas de place. Et ce qui est encore plus frustrant, c'est que parfois, on peut même faire des efforts. On va faire des efforts pour s'imposer, j'ai bien dit s'imposer, mais là en fait on va heurter les autres. Et ensuite on se dit, mais pourquoi ça ne marche pas ? Pourquoi je me sens toujours incomprise ? Pourtant j'essaye, mais je n'y arrive pas. Donc toutes ces questions-là, on va pouvoir y répondre aujourd'hui, en trois grandes parties. Donc pourquoi tu ne t'affirmes pas ? Donc comme tu le sais, avec moi, on va aller à l'origine. On va pouvoir comprendre l'origine parce que c'est ce qui m'intéresse aussi, c'est que tu puisses aussi réfléchir par toi-même et tu vas conscientiser les blocages qui peuvent exister chez toi et ce qui fait qu'aujourd'hui, tu ne prends pas ta place. Ensuite, en deuxième point, on va voir comment tu peux t'affirmer intelligemment. J'ai bien dit t'affirmer intelligemment. Ensuite, le troisième point, et c'est le paradoxe que j'adore, c'est aussi de voir. Qu'est-ce que l'art de se taire ? L'art de se taire est d'observer. Parce que oui, parfois, le silence est davantage plus puissant que la parole. Mais on y viendra après. Donc prends le temps de bien écouter cet épisode jusqu'au bout parce que vraiment, j'en suis sûre que ça va t'apporter énormément. Donc, c'est parti. Donc pourquoi je ne m'affirme pas ? En fait déjà, s'affirmer ce n'est pas juste parler fort ou imposer son avis. Non, non, non. C'est exprimer ce qu'on ressent. C'est exprimer ce qu'on pense, ce qu'on veut. Mais pas... avec une peur excessive du rejet, du conflit ou du jugement. Parce que justement, si on est driveé par nos peurs, on ne va pas s'affirmer, on va s'imposer. D'où l'importance de travailler aussi sur ses peurs. Donc si tu as du mal à t'affirmer, ce n'est pas juste une question de volonté, il y a aussi des blocages plus profonds. Et aujourd'hui, je vais pouvoir te donner cinq raisons fréquentes, et si tu te sens concerné par ces raisons, je pense qu'il serait intéressant de faire un travail sur soi. Donc si tu veux, on peut même travailler ensemble par rapport à ces blocages-là, pour t'aider à ensuite mieux t'affirmer. Donc la première peur qui revient très souvent, c'est la peur du rejet. Parce que parfois, en fait, on va éviter de dire ce qu'on pense. Juste par peur de décevoir, de froisser l'autre. Tu vois ? Et ça, ça arrive souvent. Assez souvent en séance, il y a des femmes qui me disent « Mais j'ai pas envie de dire les choses parce que j'ai peur de blesser la personne. J'ai peur de la décevoir, donc je préfère ne rien dire. » Donc imaginons, tu es avec des amis qui veulent aller manger dans un restaurant que tu n'aimes pas forcément. Et au lieu de toi proposer une alternative, tu vas dire Bon oui, oui, allez, ça me va. Alors qu'en fait, en fait non. Donc, la peur du rejet. Ensuite, il y a aussi l'éducation et les croyances. Moi je sais, quand j'étais petite, et puis pas que petite, c'est dans mon éducation et dans la culture aussi, que s'affirmer c'est vu comme être arrogant, mal poli, voire aussi être trop exigeant. Donc il ne fallait pas s'affirmer, il ne fallait pas dire les choses. Et même, surtout, dans ma culture, étant aussi la dernière, il ne fallait pas s'affirmer parce qu'en tant que petite, il faut écouter les grands. Et peut-être que, pour certaines qui vont m'écouter, vont pouvoir justement se reconnaître. Donc déjà, c'était aussi une question d'éducation et de croyance. Après moi, bien sûr, j'ai travaillé dessus. Bon là, je m'affirme la preuve. Je fais des podcasts. Ensuite, il y a aussi le syndrome du « je préfère éviter les conflits » . C'est-à-dire que tu vas laisser passer les choses histoire de garder une fausse paix, une paix artificielle, même si ça va te coûter. En gros, tu vas te mentir à toi-même. Imaginons ton collègue, il te donne toujours les tâches les plus ingrates possible. Et toi, en fait, tu acceptes, en silence, tu dis rien. Pourquoi ? Parce qu'en fait, tu veux éviter une confrontation. qui te semble beaucoup trop inconfortable. Et donc, pour justement éviter cette confrontation, tu préfères garder cette fausse paix. Et ensuite, il y a aussi l'habitude de s'adapter aux autres en oubliant ses propres besoins. C'est-à-dire que, en fait, tu vas laisser passer les autres. Et toi, tu vas encore une fois t'annuler. Par manque de confiance, par peur certainement, mais tu vas t'annuler. Imaginons que tu es dans un groupe, et tu changes souvent d'avis en fonction de ce que les autres te disent. En fait, ça, ça veut juste dire que tu évites d'être à contre-courant. Peut-être que tu vas justement constamment t'adapter selon ce que les autres vont te dire. Et en fait, toi, tu ne fais pas ton propre avis. Juste parce que tu n'as pas envie peut-être d'être à contre-courant. Et potentiellement mettre la lumière sur toi, etc. Ensuite, il y a aussi la peur de ne pas être légitime. Ça, ça revient tellement souvent. Par exemple, tu vas douter de ta valeur, de ce que tu as à dire. Donc, tu préfères te taire. Donc, imaginons, je ne sais pas, tu es en réunion ou tu es... T'es à table avec ta famille et là t'as une idée de génie. Ok t'as une idée de génie mais en fait tu préfères la garder pour toi. En pensant qu'au final bah non en fait c'est pas si foufou que ça, c'est pas si pertinent. Et puis là soudainement il y a Natacha qui prend la parole et qui dit justement ce que t'avais dans la tête. Et tout le monde trouve ça génial. Et toi t'es là en mode oh non mais pourquoi je l'ai pas dit ? Et ça c'est hyper frustrant. C'est hyper frustrant et en plus encore une fois bah c'est de l'annulation de soi. Donc, tu vois, là j'ai mis en avant 5 possibilités qui font que justement tu as des blocages dans l'affirmation de soi. Si tu te sens concerné, eh bien n'hésite pas à m'envoyer un message parce que je pense qu'il serait intéressant qu'on en discute ensemble et surtout si tu es prête à travailler dessus. Ok ? Donc maintenant, qu'est-ce que c'est s'affirmer ? Il y a plusieurs choses. Il y a plusieurs choses, c'est-à-dire c'est un cocktail de plusieurs bonnes choses. Comme la confiance en soi, l'estime de soi, l'intelligence relationnelle, la remise en question. L'ouverture, la clairvoyance, la singularité de notre identité, se faire respecter, affirmer son individualité physique mais aussi psychique. C'est l'écoute de soi, c'est l'écoute de l'autre. Bref, c'est tellement de choses que du coup en fait, pour pas rendre le truc un peu complexe là, je vais simplifier les choses. Donc, parlons de l'art de s'affirmer avec intelligence. Comme tu le sais, s'affirmer ce n'est pas devenir quelqu'un de bruyant ou d'autoritaire. Non, ça ne nous intéresse pas. C'est pas ça s'affirmer, ça c'est s'imposer. S'affirmer, c'est s'exprimer avec assurance, avec harmonie, avec douceur, tout en prenant en compte le contexte, c'est-à-dire la situation, mais aussi en prenant en compte l'autre. Parce que c'est ça, les relations, on est à deux. Mais pour s'affirmer, il faut déjà savoir ce que tu veux dire et comment tu veux le dire. Donc déjà, pour savoir comment tu peux le dire, je te propose 5 stratégies inspirées d'Elodie Mielzarek. qui est génial d'ailleurs, elle a fait un livre sur la stratégie du camélian. Il est assez complexe mais très intéressant, si jamais tu veux t'y pencher, je te le recommande. Mais voici les points importants à prendre en compte. Déjà, comprends-toi ton propre mode de communication. C'est-à-dire, analyse-toi, prends le temps de voir comment tu t'exprimes naturellement et ajuste ta communication en fonction de la personne en face de toi. Par exemple, si tu es quelqu'un de, je ne sais pas, de très empathique, forcément, ça va être intéressant pour toi de te fier à ce que tu ressens. Parce que c'est ta manière aussi d'exister, tu es dans l'empathie. Je sais que moi je suis quelqu'un de très empathique, sinon en plus je fais un métier où forcément je dois être empathique, donc heureusement. Mais donc je suis quelqu'un d'empathique, donc forcément je vais intégrer mon ressenti. Parce que c'est comme ça que je fonctionne et c'est donc comme ça aussi que je me sentirais alignée. Tu vois ? Le but c'est que moi je puisse me sentir... en adéquation, en harmonie avec ce que je ressens et ce que je dis, ce que je vais pouvoir émaner. Et donc si toi tu es quelqu'un aussi émotionnel, c'est important et c'est intéressant de t'exprimer avec ce point de vue en intégrant tes ressentis. Par contre si tu es quelqu'un de factuel, de pragmatique, eh bien il va falloir peut-être se référer au fait, au fait de la situation. Donc peu importe ce que tu as à dire, il va falloir se référer à ce qui s'est passé. Donc déjà, prends le temps d'analyser ta manière de communiquer. Ok ? Deuxième point, eh bien apprends à poser des limites, mais fermement et aussi calmement. C'est-à-dire, au lieu de dire non de manière très brutale, plutôt que de dire je ne peux pas, essaie de dire je ne veux pas. Parce que le je ne peux pas déjà c'est culpabilisant, mais aussi ça pousse à la négociation, parce qu'en fait c'est, bah non je ne peux pas, donc tu vas peut-être aussi vouloir te justifier, je ne peux pas parce que, bah finalement je finis à 18h, donc non je ne pourrai pas aller boire un coup avec toi ce soir, nanani nanana. Plutôt que je ne veux pas, c'est plutôt très ferme. Mais ça reste calme, tu vois, c'est je ne veux pas et ce n'est pas possible pour moi. Et puis voilà, c'est pas méchant, c'est affirmé, ok ? Après moi je pense qu'il faudrait aussi aller plus loin dans le fait de pouvoir s'affirmer. fermement et calmement, ça serait de dire je ne veux pas mais par contre je peux te proposer qu'on se voit la semaine prochaine imaginant la personne de proposer d'aller boire un coup. Tu vois je ne veux pas pour l'instant je suis fatiguée mais je peux te proposer qu'on se voit la semaine prochaine ça me ferait vraiment plaisir si toi aussi tu es disponible par exemple. Ok ? Ensuite je dirais aussi d'utiliser des phrases affirmatives mais aussi très claires c'est à dire sois clair au lieu de dire bah désolé mais est ce que tu pourrais éventuellement baisser la musique parce que voilà, tu vois, je suis hésitante. Plutôt que de dire ça de manière hésitante, essaie d'être direct, ferme, affirmée. Est-ce que tu pourrais baisser la musique, s'il te plaît ? Merci. Restez poli, mais en même temps, voilà, je suis affirmée dans le ton que j'emploie, dans ma manière de dire les choses. Puis voilà, après tu peux même être un peu plus frontale si la personne ne comprend pas. Je préférerais que tu baisses le volume. Merci. Donc, attesté, selon les situations. Mais voilà, il faut utiliser des phrases affirmées et claires. Parce que plus c'est clair, plus c'est affirmé, plus tu vas aussi émaner cette énergie. Tu es sûr de ce que tu dis. Ensuite, travaille aussi ton langage corporel. Mais ça, alors, je pense que ce serait même carrément intéressant qu'on en fasse un podcast, enfin un épisode, pardon, à part entière. Parce que, mon dieu, le langage corporel, c'est tellement fascinant. Mais bon, on peut déjà un petit peu en discuter. Mais comme je l'ai fait un petit peu tout à l'heure, là, en début d'épisode, l'assurance passe aussi par la posture et le ton de la voix, bien sûr. Évidemment, si je suis renfermée sur moi-même, si je me fais petite, et que je commence à faire des épisodes comme ça, oui, alors, l'art de s'affirmer, ce serait donc de prendre sa place et... C'est nul ! Bon, là, je suis en train de me ridiculiser, mais en même temps, c'est pour vous montrer l'exemple. Donc tout ça pour dire que la posture et le ton, c'est tellement important. Donc forcément, je vais te conseiller de regarder directement ton interlocuteur dans les yeux. Alors oui, ça fait peur, surtout quand on a un manque d'estime et de confiance. Après, ça se travaille, c'est ça qui est chouette. Et j'espère que justement les épisodes sont là pour t'aider. Mais voilà, regarde ton interlocuteur dans les yeux. Garde le dos droit et parle avec un rythme posé. Et ça, c'est super fascinant. Plus tu parleras de manière posée, plus ça va aussi refléter une certaine assurance. Parce que si tu spittes, spittes, spittes, c'est que « Non, j'ai pas envie de te déranger, donc je vais faire vite. » Ça va vraiment montrer un certain manque de confiance en soi. Je veux aller vite, je n'ai pas envie de prendre tant de temps. Donc, essaie vraiment de travailler sur ta posture corporelle, parce que vraiment, c'est ce qui va aussi modifier ton état d'esprit. Comme tu l'as vu en début d'épisode, je t'ai posé la question, comment tu te tiens ? Comment tu te sens ? Quelle est ton attitude ? Et le fait de justement relever la tête, forcément on se sent mieux, on se sent plus ouvert, on se sent plus badass, allez, on prend de la place. Tu vois ? Et ça, ce n'est pas de moi. Non, non, non, c'est pas de moi, j'avoue. C'est de la psychologue Amikudi, qui parle beaucoup de posture, de langage corporel. Et si ça t'intéresse, je t'inviterais vraiment à aller regarder ses conférences, c'est super chouette. Ensuite, il y a aussi s'adapter sans se renier. C'est-à-dire être flexible sans perdre tes propres valeurs. Imaginons, un collègue te propose une idée que tu trouves pas ouf. Plutôt que de dire, bah c'est nul, en fait, essaie de dire, bah j'entends ton point de vue, mais voilà ce que je pense. Parce qu'en fait, peut-être que dans tes valeurs, le respect c'est important. Et en fait, dire que c'est nul, c'est pas respectueux, c'est même méchant. Donc oui, s'adapter, prendre en considération l'autre. Il faut savoir s'adapter, mais se considérer aussi. Donc c'est une question d'équilibre. Ensuite, parlons de l'affirmation. Vraiment l'affirmation pur et dur. Donc l'art d'exister pleinement en relation. S'affirmer, c'est aussi oser exprimer qui l'on est. Ce que l'on pense, ce qu'on ressent, tout en respectant l'autre. Ce n'est pas s'écraser, ce n'est pas se soumettre. Mais c'est trouver un équilibre entre l'écoute et l'expression. Donc l'écoute active, j'ai envie de te dire que c'est en fait la base de l'affirmation de soi, pour le coup, vraiment. Parce qu'en fait, on croit souvent que s'affirmer, c'est parler plus fort, comme je l'ai dit tout à l'heure, mais en fait, c'est savoir écouter aussi. Parce qu'en fait, bien souvent, pourquoi on n'arrive pas à s'affirmer ? Bah, aussi, il y a la question des blocages, des peurs comme on a vu en début d'épisode, et il y a aussi la question de timidité, mais pourquoi on n'y arrive pas ? Parce qu'en fait, ça crée des conflits. Parfois... On a l'impression de s'affirmer mais en fait on ne s'affirme pas, on est dans les reproches et donc ça crée des conflits. Mais donc ce que j'ai envie de te dire c'est que écouter c'est l'art aussi de s'affirmer. Parce qu'il faut écouter pour comprendre, pas pour répondre. Parce que si tu es dans l'anticipation de ta réponse, tu n'es pas vraiment en train d'échanger avec la personne. Donc prends le temps d'écouter pour comprendre et non pas pour répondre, ok ? Et essaie de reformuler si tu veux, parce que ça peut participer à la considération. Comme je le dis beaucoup en séance, selon les situations qu'on me partage, Considérer la personne, c'est un point clé pour la compréhension aussi de soi. C'est-à-dire que je vais prendre le temps de pourquoi on ne se comprend pas, qu'est-ce qui se passe, et je vais même reformuler. Donc si j'ai bien compris, tu ressens ça toi aussi. Et en fait, ça montre vraiment que tu prends en compte l'autre, et ça c'est bien. Ok ? Après, je te conseillerais aussi d'observer le non-verbal, parce que c'est chouette d'analyser un petit peu tout ça. Après, encore une fois, comme je disais tout à l'heure, ça peut être vu dans un épisode à part entière, parce que le non-verbal, la posture, le corporel, c'est hyper fascinant. Mais je n'aurai pas le temps. Je n'aurai pas le temps pour cet épisode, parce que ça va faire beaucoup. Donc si tu écoutes l'autre avec vraiment de l'attention, qu'est-ce qui va se passer ? Tu vas créer un espace où il sera vraiment plus serein. Et il sera prêt aussi à t'écouter toi en retour. Tu vois, c'est un dialogue, c'est pas un monologue, c'est de l'affirmation, c'est de la douceur, c'est de l'harmonie. Donc prends en compte l'autre, mais prends-toi en compte aussi, ok ? Et pour pouvoir s'affirmer, oui, il faut savoir parler en utilisant le « je » . Parce que le « je » , c'est ce qui fait que, ben justement, on n'est pas dans une posture d'accusation, de défense, d'attaque, tu vois ? Tu ne m'écoutes jamais ! Non, non, non, non, on n'est pas dans le bon là. Je ne me sens pas. écouter, je ne me sens pas prise en considération, ou je me sens mis de côté quand je parle. Tu vois, donc là en fait, tu es en train de partager ce que tu ressens toi, et donc là, il y a possiblement un dialogue qui sera réalisé, parce qu'en fait, tu n'as pas à reprocher. Parce que si tu reproches, tu ne m'écoutes jamais, qu'est-ce qui va se passer ? Toi non plus, toi non plus, et toi ceci, et toi cela. Et en fait, ça crée un conflit quoi. Ping-pong quoi. Tu-tu-tu, le tu-qui-tu. Il faut éviter le tu-qui-tu. Il faut parler de soi. Et pourquoi en fait il faut parler de soi ? Pourquoi ça fonctionne comme ça ? Parce qu'en fait, dire je, c'est parler des émotions. Et comme on le sait, les émotions sont universelles. Parce que quand tu dis je me sens ainsi, n'importe qui pourra ressentir l'émotion que tu vas partager. Je me sens triste. En fait, la personne sait ce que c'est aussi de ressentir de la tristesse. Donc elle pourra faire preuve. d'empathie. C'est pour ça que ça fonctionne. Ok ? Donc à chaque fois que tu veux faire une remarque, avant de la faire, essaie de te poser cette question. Est-ce que je parle de moi, mon ressenti ? Ou est-ce que juste, je mets l'autre sur la défensive ? Si oui, eh bien tu reformules, ok ? Ensuite, la considération. Bon, j'en ai déjà parlé, mais je vais en un petit peu plus parler, parce que c'est trop important. L'autre ne doit pas être un obstacle, mais un allié. Parce que comme tu le sais, je vais le redire autant de fois que possible, s'affirmer, ce n'est pas s'imposer. C'est trouver un terrain. commun. Parce que oui, pourquoi en fait ça crée des conflits ? Parce qu'en fait on n'est pas en accord et du coup, conflit, dispute, machin. Mais le but c'est de s'affirmer avec harmonie, avec des méthodes justement de communication non violente par exemple, pour pouvoir trouver un terrain commun. Donc pose des questions avant de parler. Pose des questions si tu veux. Pose des questions dans le sens de comment tu te sens ? Comment tu te sens vraiment ? Qu'il est en besoin ? Que je comprenne mieux aussi. Parce que bah aujourd'hui on en est là, qu'est ce qui s'est passé ? Comment est-ce que je peux t'aider ? Comment est-ce que... Voilà. En fait, le fait de poser des questions, ça va ouvrir à la considération et l'autre va se sentir considéré parce que finalement, qu'est-ce qu'on veut, nous, les humains ? On veut juste se sentir considéré. Tu vois ? Ensuite, il va pouvoir te dire justement ce qu'il ressent. Et ensuite, comme il aura pris le temps de parler de lui, il pourra aussi te poser ses questions. Alors, ce n'est pas une science exacte, bien sûr, parce qu'on ne peut pas anticiper les autres, mais la considération, c'est aussi crucial. D'accord ? Ensuite... parle sans peur. Bon, un peu facile dit comme ça parce que je pense qu'il est quand même important de travailler sur les peurs. Mais oui, essaie de parler sans peur. C'est-à-dire, tu vois, comme je te disais en début d'épisode, il y a des peurs qui sont très courantes. Comme par exemple et si on me juge ? Et si ça crée un conflit ? Et si on ne m'écoute pas ? Et si ceci ? Et si cela ? Et moi, ce que je te conseillerais c'est de rééduquer ton cerveau. Alors, c'est vraiment pas évident. rappelle-toi que tes pensées ont de la valeur, que tes besoins ont de la valeur. Mais que justement ces questions de « et si on me juge ? » si ça crée un conflit, en fait tu ne vas pas au bout de ta pensée, tu ne vas pas au bout de tes besoins ou de tes limites. Mais pourtant, comme tu le sais et comme tu l'as compris, tes pensées, tes besoins, tes limites, tes résistances ont de la valeur. Donc oui, rappelle-le-toi et rééduque ton cerveau même si ce n'est pas facile. Et si c'est vraiment un frein, comme je te l'ai dit, on peut en parler toutes les deux en séance. Ensuite, accepte que l'autre puisse ne pas être d'accord avec toi. Parce que c'est vrai en fait, on est là, on a envie de s'affirmer, on croit que parce que la personne n'est pas d'accord avec nous, que c'est la fin du monde. Mais pas du tout. Parce que, en fait, c'est ça aussi la beauté des relations, c'est qu'en fait on n'a pas tous les mêmes points de vue. Mais ça ne veut pas dire que ton point de vue n'est pas bon, que ce que toi tu penses est invalide. Pas du tout. C'est juste qu'on n'a pas les mêmes points de vue. D'accord ? Donc le secret, c'est que plus tu t'exprimes, plus tu vas créer une habitude neuronale qui rend... Tout ça plus naturel. Parce que oui, comme je l'ai dit, ce n'est pas forcément évident. Parce qu'il faut s'entraîner, parce que oui, on a affaire avec l'autre, il faut aussi considérer l'autre. Mais ce n'est pas impossible. Maintenant, j'ai eu une question de la part d'une femme avec qui je travaille, qui m'a demandé que faire face aux résistances. Parce que c'est bien de s'affirmer. Mais admettons que... que l'autre réagit vraiment très mal, et que cette personne nous dit « Ah mais là t'es égoïste, bah que faire ? » Moi je propose qu'à ce moment-là, il faut justement parler encore une fois de ce qu'on ressent. Et ce n'est pas égoïste. Imaginons la personne te dit « Bah t'es égoïste, toi tu peux répondre, je comprends que tu le ressentes comme ça, mais mon intention n'est pas d'être égoïste, c'est d'exprimer mon besoin. » Et si ça l'énerve encore plus, bah forcément le piège ce serait de rentrer dans la confrontation et c'est pas notre objectif comme vu. Eh bien la bonne réponse, ce serait de garder ton calme. Et c'est pas facile. Je me doute que c'est pas facile, parce qu'il faut travailler ensuite sur la gestion émotionnelle, maintenir aussi une bonne posture et une bonne position. Mais voilà, essaie de garder ton calme. Je vois que ça va nulle part, donc je préfère continuer ces discussions quand on pourra tous les deux échanger plus calmement. Alors bien sûr, c'est pas facile, mais c'est pas impossible, ok ? Et si la personne, encore une fois, ne comprend pas encore une fois... Eh bien là, j'ai l'impression que mon message n'est pas clair. Est-ce que tu veux que je reformule autrement ? Ou est-ce que... Comment ça se passe ? What is going on ? Parfois, il faut être un peu... Il faut rentrer dans le truc, mais en fait, il ne faut pas attaquer. Parce que oui, tu as le droit d'être énervé, tu as le droit d'être saturé. Mais en fait, si tu rentres dans la spirale du conflit, donc de l'attaque, là, on est dans le rouge. On n'est pas dans le bon. Parce que du coup, comme je l'ai dit tout à l'heure, Plus tu vas reprocher, plus la personne va se sentir attaquée, et plus cette personne va attaquer aussi à son tour, et donc toi tu vas te sentir sur la défensive, et donc forcément on va commencer à créer un conflit, le tu qui tu. Donc l'affirmation de soi ce n'est pas toujours convaincre, c'est être clair sur ce que toi tu ressens et sur ce que toi tu veux, et voir s'il y a possiblement des solutions. Ensuite là je vais prendre le temps de parler de l'art de se taire, l'art du silence, parce que oui, c'est tellement important. Parce que paradoxalement, s'affirmer ce n'est pas toujours parler. Et oui, parfois savoir se taire et observer, c'est archi puissant. Donc, choisis tes batailles. Parce que tout conflit ne mérite pas ton énergie. Parce que là, tu vois par exemple sur les réseaux sociaux, quelqu'un t'attaque, gratuitement. Et bien plutôt que de répondre, tu laisses couler. En fait, tu ne donnes pas raison à la personne, tu te donnes raison à toi-même. D'accord ? Donc, le silence et l'observation. Et ensuite, comme tu le sais, le but n'est pas de chercher à convaincre tout le monde. Parfois, s'affirmer, c'est aussi accepter que certaines personnes ne te comprendront pas. Oui, tu peux expliquer ton point de vue calmement, mais si ton interlocuteur refuse de l'entendre, de le comprendre, inutile d'insister. En fait, tu as fait le nécessaire pour toi. Tu vois, tu as fait le nécessaire pour toi et c'est le plus important. Et ensuite, observe pour mieux répondre. Garde le silence quelques secondes avant de répondre. Ça crée du poids, ça crée de l'impact dans ta parole. Tu vois, par exemple, imaginons que tu es en débat, au lieu de réagir immédiatement, prends le temps d'observer. Parce que les réactions des autres, c'est quelque chose, c'est magique. Après, bien sûr, ça peut être intéressant de comprendre qu'est-ce que veut dire ces réactions. Bon, moi, je ne suis pas détective, mais comme je l'ai dit, on peut en parler dans un autre épisode. Parce que vraiment, le langage corporel, c'est quelque chose, c'est fascinant. Mais il y a quelque chose dans l'art du silence. Donc, regarde. Au lieu de réagir immédiatement, prends le temps d'observer les réactions. Parce que c'est un atout qu'on oublie trop souvent, qui n'est pas assez exploité. Ça va permettre à l'interlocuteur d'intégrer ton info. Et ça peut aussi prendre un rôle de reconnaissance. Imaginons, tu me parles et que je vais t'écouter. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que je vais prendre le temps d'être attentive à ce que toi aussi tu as à me partager, à ton point de vue. Parce que si je suis là, je parle, je parle, je parle, je parle, je débite. En fait, elle est où ta place ? Tu vois ? Donc je ne te considère pas. Tu vois, donc tout est lié. L'art de la considération, dans le fait d'être justement dans l'écoute active, c'est le silence. C'est le silence qui permet justement l'écoute active. Il faut laisser cette place. Donc pourquoi le silence est-il aussi puissant en communication ? Parce que oui, vraiment, c'est clairement un outil de communication. Pourtant, on n'utilise pas de mots, mais pourtant, il est parfois même plus fort que les mots. Parce que ça crée de l'impact, ça crée du poids, ça crée quelque chose. D'assez... waouh. Et ça montre aussi que tu maîtrises la situation, que tu es calme, que tu ne cherches pas à combler chaque instant par des mots, parce que justement, tu veux aller vite, parce que c'est gênant, nanani nanana. Non ! T'es ok. Tu prends de la place, mais en même temps, tu te laisses porter par la situation. Imaginons que t'es un déit. En fait, t'as pas envie qu'il y ait de silence, parce que tu te dirais, mais mon dieu, ça veut dire que ça ne se passe pas bien. Pas du tout. Pas du tout. Au lieu de vouloir combler chaque instant, prends le temps de kiffer le moment. Imaginons il y a de la musique, ben voilà t'es là, t'es en train de te faire kiffer, tu vibes en fait, tu prends le temps. Et en fait, qu'est-ce que ça va montrer de toi ? Ça veut dire que t'es confiante, ça va montrer que tu as une assurance, que t'as pas peur du silence. Et donc forcément, ça montre que tu as une certaine posture. Et aussi, ça va pousser à l'autre à parler. Imaginons, voilà, tu es dans un date. Au lieu de débider, débider, bah non, ça va laisser de la place à l'autre, tout simplement. Et le plus intéressant, ça va aussi encourager l'introspection. Imaginons un silence bien placé. Ça va permettre à l'autre de réfléchir avant de répondre, au lieu de réagir automatiquement. Tu vois, parfois, le silence, c'est de la considération. Tu vas pouvoir encourager l'autre. à prendre le temps de réfléchir avant de répondre. Il va prendre le temps de réagir vraiment sur le moment, au lieu de réagir automatiquement. Et ça évite aussi des réactions impulsives, parce que prendre un temps de silence avant de répondre, ça évite les émotions sous le coup. Et ça, c'est vraiment trop bien. Après, bien sûr, il y a plusieurs types de silence. Après, je ne vais pas faire un cours de silence, parce que sinon, ça serait long, et on n'est pas seulement venu pour ça. Mais... il y a le silence de réflexion, tu vois quand on va laisser un moment avant de répondre. Il y a le silence de pause, imaginons que quelqu'un te fait une déclaration forte ou une question, te pose une question, il va falloir laisser un petit peu de silence pour créer du suspense. Ensuite il y a aussi le silence de désamorçage. Par exemple face à une personne agressive ou émotive pour le coup, répondre par le silence ça permettra à l'autre de s'apaiser ou peut-être inversement d'être un peu plus, voilà, de prendre plus de place mais tu pourras observer le comportement de la personne. le vrai comportement de la personne. Il y a aussi le silence d'écoute active. Donc dans mon métier, c'est très important, typiquement. Donc plutôt que d'interrompre ou de donner un avis trop rapidement, il faut garder le silence. Ça montre que tu es vraiment là, que tu écoutes, ok ? Après, bien sûr, il ne faut pas non plus être tout le temps silencieux. Ce n'est pas ça, là. Le but, c'est l'équilibre. C'est l'équilibre. Parce que oui, le silence est un outil, mais il peut aussi être mal interprété ou mal utilisé. Parce que si l'autre attend une réponse de toi et que toi tu es là silencieuse, ben non, c'est inconfortable et c'est même inutile. Donc non. Et parfois ça peut être aussi vu comme du mépris ou du désintérêt. Donc tu vois, ça peut aussi être vu comme une fuite. On va fuir, on va éviter un conflit. Donc non, il y a des moments où il ne faut pas être silencieux, c'est vrai, donc c'est une question d'équilibre. Donc oui, il faut maîtriser le silence, parce que ça permet de communiquer avec plus de précision, plus de force et plus d'impact, mais le but n'est pas non plus d'être mutique. mais d'utiliser stratégiquement les moments de pause. Oui, c'est de la stratégie, oui, c'est réfléchi, mais après, bien sûr, ça pourra devenir naturel. Parce que ça va rendre ton message beaucoup plus puissant, et surtout, pour mieux écouter. Parce que le silence bien utilisé ne signifie pas une absence de communication. C'est au contraire une forme de parole subtile et redoutablement efficace. Donc, pour apporter une conclusion à cet épisode qui était quand même assez costaud, s'affirmer, c'est un équilibre. Tu vois ? S'affirmer ce n'est pas tout le temps être dans l'action ou tout le temps dans le silence. C'est savoir doser, savoir s'adapter, mais toujours rester fidèle à soi. Pour rester fidèle à soi, faut-il aussi se connaître. Donc je t'invite pour le coup, si jamais ce n'est pas le cas, à m'envoyer un message pour pouvoir en discuter ensemble. Mais s'affirmer ce n'est pas non plus convaincre à tout prix, ni à obtenir un résultat immédiatement. Non, c'est juste j'ai fait le nécessaire pour moi. J'ai osé, je me suis donné la permission d'exister dans la relation, même si... ça peut peut-être déranger, mais j'ai fait le nécessaire pour moi. Et s'il y a des résistances face à toi et ta manière de t'affirmer, c'est pas que tu fais mal les choses, c'est que juste, ils sont pas habitués. Et parfois, c'est exactement ce qu'il faut pour assainir ta relation. Il faut voir en fait ce qui se passe, il faut rééquilibrer les choses, il faut recadrer. Les gens en fait, ils aiment pas les limites, mais en fait les limites c'est tellement important, les limites c'est pas méchant. Généralement en fait, on a peur de recevoir des limites, mais en fait les limites c'est juste recadrer la relation. Et au contraire, moi je vois les limites comme quelque chose de beau. Ça veut dire que la personne a pris le temps de réfléchir à la situation, elle a pris le temps de considérer ce qui ne se passait pas bien, pour pouvoir faire en sorte que les choses s'arrangent. Donc ça veut dire que j'ai une place aux yeux de la personne. Elle a pris le temps. Et c'est ça, mettre des limites en avant. Ah, là il y a quelque chose qui ne va pas, je vais faire le nécessaire pour moi, je vais m'affirmer, je vais prendre ma place, et peu importe comment ça sera reçu, j'ai fait le nécessaire pour moi, en espérant bien sûr. quand même la meilleure réaction possible. Après, je n'ai pas le contrôle dessus, d'accord ? Donc oui, tu mérites une communication où ton ressenti est respecté. Pas seulement toléré, mais respecté. J'espère que cet épisode t'a aidé. Dis-moi en commentaire ce que tu retiens. Si tu veux approfondir ce sujet, on pourra aussi en reparler ensemble dans le cadre d'une séance par exemple. Et d'ailleurs, si tu veux faire une séance ensemble, vraiment, je le dis, sens-toi libre de revenir vers moi, soit par message, soit directement sur Instagram, sans déjà la super sainte. Et bien sûr, je prendrai le temps de te répondre. Donc dans tous les cas, on se retrouve bientôt. Peut-être pas la semaine prochaine, j'avoue. Parce que, entre temps, je vais partir au Pays-Bas pour l'anniversaire de ma maman. On se retrouve bientôt. Certainement le mercredi 9 avril et pas le 6. Mais en tout cas, j'espère que tu passeras des bonnes journées. Profite bien, applique tout ce qu'on a pu se dire aujourd'hui. J'espère que ça a été intéressant pour toi. En tout cas, moi j'ai pris du plaisir à faire cet épisode. Et souviens-toi, tu mérites des fleurs et des pastèques. Gros bisous !