Speaker #0Bienvenue dans des fleurs et des pastèques, le podcast où on parle vrai. Parfois doux, parfois cash, mais toujours sincère. Un peu comme une pastèque. Ici on déconstruit, on comprend, on explore, on ose. On se relève avec subtilité et grâce, sans artifices. So, c'est parti ! Je me souviens d'un jour où j'ai réalisé que j'avais commencé au moins 5 livres, et pas un seul de fini. Déjà, 5 c'est déjà too much pour quelqu'un qui n'aime pas lire, mais bon, on va pas juger. Je sautais en fait de l'un à l'autre, comme si je cherchais quelque chose sans vouloir le trouver. Et quand j'ai gratté un petit peu dans ma tête, en grattant un peu, en creusant, j'ai compris quelque chose. En fait, ce que j'évitais, c'était de ressentir. Ressentir la faim. Ressentir l'absence. Ressentir la perte. et en ne lisant pas En ne regardant pas jusqu'au bout, en ne tournant pas la prochaine page, c'est moi qui gardais le contrôle. En vrai, c'est triste, dit comme ça. Mais donc, si toi aussi, tu ressens ce besoin d'avoir la main sur tout, d'anticiper, de prévoir, de verrouiller presque tous les angles morts et parfois de tout faire jusqu'à ce que ça t'épuise, eh bien, tu es au bon endroit. Parce qu'aujourd'hui, on va parler de ce besoin de contrôle qui, pour le coup, a l'air très sécurisant, mais qui, en vérité, nous enferme. En fait, il va vraiment nous donner cette illusion de la maîtrise, c'est vrai, mais au fur et à mesure, forcément, il va nous étouffer. Non seulement nous, mais notre confiance en nous. Ce besoin de tout tenir, de tout gérer, c'est une illusion, comme dit précédemment. Parce qu'on croit que si on relâche, ne serait-ce qu'une seule seconde, tout s'écroule, alors que non. Parce que parfois, c'est justement en relâchant qu'on s'élève. Donc on va prendre un temps pour regarder ce besoin avec douceur. Évidemment, bien sûr, sans trop le caresser. Dans le sens du poil, parce qu'ici, on dit des vérités. Et voilà. Ok ? Donc, le contrôle, ce n'est pas de l'acceptation. Ce n'est pas non plus la sécurité, comme tu le comprends. C'est une tentative de ne pas sentir. C'est une fausse sécurité. Et il mérite que toi et moi, qu'on vienne le voir pour ce qu'il est vraiment. Si tu es d'accord. Mais je pense que oui, sinon tu ne serais pas là. Donc, je t'emmène avec moi dans un espace doux et sincère pour comprendre d'où ça vient, comment ça agit et surtout comment retrouver un équilibre. C'est-à-dire un équilibre entre l'énergie qui structure, oui, et celle qui accueille. Entre le faire et le être. Entre tenir, mais aussi se laisser porter. Donc si ça résonne, tu es vraiment au bon endroit. Donc le contrôle, c'est de l'amour qui a eu peur. Je m'explique. Déjà c'est très beau, dit comme ça. C'est de l'amour qui a eu peur. C'est vrai, hein. Pourquoi ? Parce que derrière chaque besoin de contrôle, oui, il y a une peur. Si tu réfléchis un petit peu, pose-toi la question. pourquoi est-ce que tu as autant le besoin de contrôler ? Pourquoi ? Parce qu'il y a une peur. Certainement une peur fine, invisible parfois. Mais en tout cas une peur. Une peur de l'imprévu, de l'inconnu, de l'abandon, de perdre, d'être surprise même, d'être blessée, d'être impuissante. Peur de ressentir en général. Et ce besoin, il ne sort pas de nulle part. Parce que peut-être que toi aussi tu as grandi dans un environnement instable. Peut-être que tu as grandi trop vite, que tu as dû prendre des... des responsabilités beaucoup trop tôt. Je ne sais pas si tu as eu l'occasion d'écouter mon premier épisode où je parle justement de mon histoire sans filtre et où je parle de cette stratégie de pilote automatique. Eh bien, je sais ce que c'est, parce que j'ai eu aussi malheureusement des expériences difficiles qui ont créé chez moi justement des stratégies. Des stratégies dont je vais te parler maintenant, parce que peut-être que comme je le disais, tu as dû prendre des rôles d'adulte quand tu avais juste besoin d'être un enfant. Tu as appris que le monde était imprévisible alors tu as construit une stratégie, c'est-à-dire anticiper, prévoir, contrôler. Justement dans le but de pouvoir être en pilote automatique. Et je vais te parler d'une cliente ou d'une patiente. Je ne sais pas trop comment dire, j'avoue, je jongle entre cliente et patiente. Mais en tout cas, on va l'appeler Julie. Et Julie m'a dit un jour que si je ne fais pas les choses moi-même, je panique, je ne dors pas, je ressens comme une angoisse floue. Et quand on a pris le temps pour... toutes les deux, quand on a creusé, en fait, on a retrouvé une petite fille de 8 ans qui devait revérifier, revérifier à chaque fois et à chaque fois si les portes étaient bien fermées tous les soirs. Parce qu'en fait, ses parents s'engueulaient beaucoup trop pour pouvoir y penser. Donc, elle, elle a aussi développé forcément une stratégie, celle d'anticiper, de prévoir, de contrôler, parce que depuis petite, il y a eu ce conditionnement. Donc oui, je disais tout à l'heure que le contrôle, c'est de l'amour qui a eu peur. Parce que oui, c'est une... tentative d'amour, c'est un je t'aime qui a peur, c'est une tentative de garder les choses stables, parce qu'on ne sait pas encore se faire confiance dans le mouvement. Mais aujourd'hui, peut-être que ce contrôle te coûte à toi aussi. Peut-être qu'ils t'épuisent. plus qu'il ne te sécurise. Parce qu'effectivement, de vérifier si la porte est bien verrouillée, ça sécurise. Et évidemment, de pouvoir prévoir, ça sécurise. Je ne vais pas te dire que le contrôle c'est mal, pas du tout. Il faut évidemment de la structure. Mais quand c'est trop, qu'est-ce qui se passe ? On finit épuisé. Et tout ce qui se passe après, burnt out, dépression, etc. Donc peut-être que toi aussi, ça t'épuise et qu'on est là ensemble. Donc il est temps... de regarder ce besoin vraiment en face. Donc qu'est-ce qui se cache derrière ce je gère ? Qu'est-ce qui se cache derrière justement cette femme carré, organisée, sérieuse ? Peut-être que toi aussi tu es cette femme organisée, carré, sérieuse et que ça te plaît, mais parfois, bah t'as peut-être besoin d'autre chose. Tu vois, et parfois, comme tu le comprends, c'est juste la peur qui parle. Tu veux savoir ce qui va se passer, qui va dire quoi, à quel moment, avec quel ton, comment, etc. Tu veux même prévoir les réactions émotionnelles des autres. Là, c'est carrément... Plus que de l'anticipation, c'est du pilotage. Et justement, revenons-en à Julie. Julie, elle planifiait ses soirées avec son conjoint à la minute près. Oui, à la minute près. Et le truc, c'est que s'il y avait un ami qui arrivait, un ami qui arrivait en mode improviste, c'était presque la crise. Parce qu'elle se disait, justement, je ne supporte pas l'imprévu. Mais évidemment, c'est parfois génial de recevoir quelqu'un et ça fait du bien, cet imprévu. Donc ce n'est pas tant ça qui l'a dérangée. Ce qu'elle n'aimait pas, ce qu'elle ne supportait pas en vrai, c'était la sensation de perdre le fil, de ne pas pouvoir prévoir les émotions que ça allait lui faire elle. Comment elle allait réagir, comment elle allait se sentir sur le moment. Et c'est ça qu'elle n'aimait pas. Donc le contrôle, ça se glisse dans ton agenda. Par exemple, saturé de productivité immense. Par exemple, ta to-do liste, elle n'est pas... Elle n'est pas saine, elle est peut-être trop, too much. Le contrôle peut aussi se manifester dans ta manière de lire les messages des autres entre les lignes, dans ta manière, dans ton envie de tout analyser, de tout comprendre, de tout disséquer, dans ton refus de laisser les choses venir sans forcer, tu vois ? En fait, là, on parle clairement d'hypervigilance, et pour le coup, parfois, on va appeler ça des compétences. Mais ce n'est pas la même chose, ce n'est pas une compétence, parce que l'hypervigilance, qu'est-ce que ça crée ? de l'angoisse. Ça crée un manque de confiance. Ça crée une instabilité émotionnelle. Ça crée un déséquilibre. Donc ce que le contrôle te coûte, c'est de penser que ça te sécurise, mais en réalité, plus tu veux tout maîtriser, moins tu te sens en paix. Parce que la paix, ce n'est pas du tout le contrôle. C'est clairement l'inverse du contrôle. C'est de la confiance, c'est se laisser porter. Julie qui faisait justement des to-do listes, même pour ses vacances, elle, elle ne se reposait finalement jamais. Parce qu'elle ne savait même pas s'arrêter sans culpabiliser. Elle avait besoin d'être en alerte. Elle avait besoin d'être en... Elle avait besoin d'être constamment en hyper-vigilance. Et un jour, forcément, comme beaucoup d'entre nous, son corps lui a parlé. Douleur chronique, irritabilité, perte de libido, et surtout une perte de lien avec elle-même. Oui, perte de sens, perte de goût de la vie, perte de confiance, perte de joie. C'était trop. Et... Le pire dans tout ça, et je pense que toi aussi tu es comme ça, c'est qu'elle pensait qu'elle était forte parce qu'elle gérait tout. Parce que, ben non mais justement je gère, je gère ma toutouli, je gère mon travail, je gère les enfants, je gère ceci, je gère cela. Je suis géniale parce que je gère, je gère, je gère, je suis forte. Mais en vrai, elle était en train de s'oublier. Paradoxalement, elle était en train de s'oublier. Et pourquoi on est là aujourd'hui, toi et moi ? Parce que justement, on ne veut pas s'oublier, on veut se choisir. Et c'est pour ça qu'elle a fait aussi ce pas pour se choisir. Donc le contrôle te déconnec clairement de ton corps, de ton intuition, du plaisir. Oui, et c'est pour ça que beaucoup d'entre nous, et beaucoup de femmes d'entre nous, ça concerne également les hommes, bien sûr, vous êtes les bienvenus, mais beaucoup d'entre nous, en fait on ne sait plus ce que c'est de vivre, d'exister, d'être, d'accueillir nos émotions, d'embrasser ce qu'il y a ici et maintenant. Parce qu'on est clairement déconnecté de notre corps. À force de réfléchir, à force de tout planifier, à force de prévoir, à force d'être irrité parce que notre conjoint nous a préparé une surprise ou que la vie nous amène une surprise ou quelque chose. C'est en fait, clairement, une tension constante entre soi et soi. Et cette tension nous empêche la joie, la créativité, la fluidité. C'est tout ça, les risques qui existent. On n'est pas équilibré. Donc justement, pour faire cette transition qui est plutôt... Bien, je ne l'avais pas vu comme ça. Je suis désolée si jamais par moment vous entendez l'ambulance. J'y peux rien. J'habite pas très très loin d'un hôpital et parfois, il y en a qui passent. Mais bon, revenons-en à nos moutons. Donc, pour faire la transition qui finalement a été coupée, on va parler justement... de cet équilibre. L'équilibre entre la structure mais aussi l'accueil, le fait de faire mais aussi le fait de ressentir, d'être, d'exister. Donc on va parler de, peut-être que tu le devines déjà, de l'énergie masculine et de l'énergie féminine. C'est clairement un duo sacré mais pour le coup souvent déséquilibré. C'est pas une question d'homme ou de femme, pas du tout. Non non non non. On est vraiment en train de parler d'énergie masculine et d'énergie féminine. On pourrait même dire le yin et le yang. Parce que dans chaque être humain, peu importe le genre, encore une fois, justement cohabitent deux grandes énergies, l'énergie masculine et l'énergie féminine. Ce ne sont pas des rôles de genre, je le redis, mais des forces complémentaires. Comme le ying et le yang, le soleil et la lune, l'élan et la réceptivité. Déjà, commençons un petit peu à définir l'énergie masculine. Peut-être que tu en as entendu parler parce que ça tourne beaucoup sur les réseaux depuis un petit moment et en vrai, ce n'est pas plus mal, j'ai envie de te dire. Mais bon, on va quand même structurer et comprendre, parce que trop d'analyse paralyse. On va faire au plus simple. L'énergie, c'est quoi ? Enfin, l'énergie masculine, c'est quoi ? En général, elle est tournée vers l'extérieur. Elle construit, elle structure, elle protège, elle agit, elle est dans l'action. Elle va donner une direction, un cadre, elle planifie, elle contrôle même parfois. Oui, oui, elle contrôle même parfois. C'est elle qui dit, on y va. En fait, il y a pas mal de qualités, qualités telles que la stabilité, La logique, rigueur, discipline, action, clarté, force, ancrage. On a besoin de cette énergie masculine. Que tu sois un homme, une femme, peu importe. Mais par contre, quand il y a de l'excès, qu'est-ce qui se passe ? What is going on ? Eh bien, autoritaire. Rigidité. Oula, j'ai du mal à le dire. Rigidité. Perfectionnisme. Hyper-vigilance. Hyper-contrôle. Mental à fond. Tu vois ? C'est vraiment cette énergie de... En fait, on est coupé dans nos émotions. On n'est pas dans le être. Et justement, pour parler du être, de l'énergie féminine, et bien là, on est tourné vers l'intérieur. Elle est tournée vers l'intérieur. Elle ressent, elle l'accueille, elle laisse passer. Elle est dans l'intuition, la créativité, le mouvement. En fait, c'est comme de l'eau. C'est de l'eau. Mais c'est vraiment comme de l'eau, pour le coup. Je viens de le réaliser. C'est comme de l'eau. c'est une émotion. C'est là, ici et maintenant. Et il y a plusieurs qualités à ça, telles que la douceur, l'écoute, la fluidité, la connexion, la compassion, l'intuition, la sensualité et l'inspiration. Il y en a plein d'autres bien sûr, mais bon, on ne va pas tout citer parce que sinon je ne vais jamais m'arrêter. Mais évidemment quand il y a trop, parce que oui, quand il y a trop ce n'est pas bon non plus, dispersion, hypersensibilité, manque de structure, passivité. Donc déjà, le fait d'avoir identifié, compris... qu'est-ce que l'énergie masculine, qu'est-ce que l'énergie féminine ? Est-ce que là, tu pourrais juste te poser la question, dans quelle énergie tu te retrouves le plus ? L'énergie masculine ou l'énergie féminine ? Alors, je ne dis pas que ça doit être comme ça, mais dans la logique des choses, si aujourd'hui tu es amené à m'écouter, et notamment parce que tu viens d'être attiré par le titre de cet épisode, donc le besoin du contrôle, je suppose que tu as plus d'énergie masculine. Donc tu vois encore une fois, la rigueur. la structure, le fait de faire, d'être constamment dans l'action, de contrôler, de planifier. Voilà. Et que peut-être qu'aujourd'hui, tu veux justement rééquilibrer les choses. Le but n'est pas d'enlever cette énergie masculine. Non, parce qu'elle nous sert. Elle est importante. Mais de trouver cet équilibre entre le ying et le yang. Donc, pourquoi parfois, on suractive souvent le masculin ? Parce que, encore une fois, je le redis, peut-être que c'est en lien avec notre histoire, les événements, le conditionnement, nos parents. Mais aussi, mais aussi, et ça c'est important que je le dise, parce qu'il n'y a qu'à regarder autour de soi, toi-même peut-être, regarde tes parents, notamment ta maman, essaie de regarder ta maman, comment elle est, si tu as des soeurs, regarde tes soeurs, comment elles sont. En fait, nous, les femmes, on a grandi dans un monde qui valorise le faire, au détriment de l'être. Mais également pour l'homme, c'est la même chose. On nous a appris à réussir, à performer, à avoir des objectifs, toujours, toujours, toujours, encore et encore et encore. Parfois même à être jamais satisfait de soi. Et souvent, le féminin a été méprisé. Oh, t'es trop émotive. Oh, tu es trop lente. Oh, t'es trop rêveuse. Bon, t'as compris, je vais m'arrêter. Du coup, beaucoup de femmes, et aussi des hommes, refoulent forcément leur énergie féminine. Parce qu'il faut tenir le coup, il faut être à la hauteur, il faut contrôler. Again. Mais tu vois, le contrôle, c'est souvent le masculin blessé qui a pris le pouvoir. Et la peur de sentir. d'écouter, de ralentir. C'est le féminin qui est blessé, qui est abandonné. Donc là, l'objectif, ce serait de réconcilier les deux. Évidemment, c'est tout un art, c'est tout un travail et c'est carrément possible. Déjà là, en écoutant ce podcast, tu fais déjà ce pas vers la réconciliation. Si tu as envie d'aller plus loin, évidemment, I'm here. Tu peux venir vers moi, tu sais que tu peux m'écrire sur Instagram ou par mail, tu peux me contacter et on pourra travailler dessus. Comment réconcilier les deux ? Quand un masculin sain prend soin de ton féminin, il lui dit, je suis là pour te contenir. Pour te protéger. Tu peux t'ouvrir, tu peux ressentir, et je ne te laisserai pas tomber. Et là, en fait, il y a un truc de... C'est magique. Il y a un truc magique qui se passe. Tu n'as plus besoin de contrôler pour te sentir en sécurité. Parce que oui, tu es en sécurité. Parce que tu t'écoutes. Parce que tu t'autorises. Et que tu te fais confiance. Je vais donner un exemple. Peut-être que ça va être plus parlant. Je vais donner un exemple par rapport à moi. Pendant longtemps, mon énergie masculine était... en mode soldat. Je planifiais tout comme tu comprends. Je devais tout comprendre, tout anticiper. Je bossais un peu comme une acharnée, j'avoue. Je faisais mille choses à la fois, je voulais des résultats, des preuves, du concret. Surtout que je suis à mon compte, ça va faire 4 ans, et au début c'était pas comme maintenant. J'avais donc aussi des peurs. Donc forcément, il y avait quelque chose qui se passait. Beaucoup d'énergie masculine. Et dès que je ralentissais, qu'est-ce qui se passait ? Anxiété. culpabilité, vide, peur. Parce qu'en fait, mon féminin intérieur était assoiffé. Il avait besoin que je l'écoute, que je l'honore, que presque que je danse, que je me pose, que je pleure même. Mais je ne le faisais pas parce qu'en fait, non, il y avait une priorité. Il fallait que je fasse, il fallait que je gère à chaque fois parce que qui va le faire à ma place ? Mais en fait, j'avais oublié que j'étais là aussi pour moi. J'avais oublié. J'avais presque reproduit la même erreur que je faisais toute ma vie. Donc, Aujourd'hui, je crée à partir de cette rencontre-là, ma stratégie masculine est au service de mon intuition féminin. Et c'est là que je me sens plus puissante et la plus en paix. Je ne sais pas si tu arrives à me suivre, mais c'est justement de m'autoriser à... Oui, il y a de la structure, mais oui, il y a aussi de l'accueil. C'est comme dans mes semaines. Mes semaines avant, je te garantis, et ça parfois je suis amenée à le dire à des amis, à des proches. Mes semaines, à l'époque... Donc il y a de ça 4 ans, 5 ans. C'était tellement trop planifié. Je planifiais tellement tout. Et pas forcément 5 ans, 4 ans, j'abuse. Je peux même dire il y a 2 ans en vrai. Il y a 2 ans, j'avais ce comportement de tout planifier, de planifier mes courses à la lettre près. Alors bon, les courses, il y a du bon à planifier. Attention, encore une fois, il y a du bon aussi dans la planification, dans la structure. Mais en fait, c'était trop. C'est-à-dire que le samedi matin, je planifiais tout ce que j'allais manger pour la semaine prochaine, c'est-à-dire le lundi midi, le lundi soir, etc. jusqu'au vendredi soir. Je savais exactement ce qu'on allait manger. Et je faisais justement une liste de courses en conséquence. Alors bien sûr, c'est hyper bien parce que c'est efficace. Quand je vais faire les courses, je suis efficace. Je ne perds pas mon temps dans tous les rayons et je sais ce que j'ai à apprendre. Mais arriver à la maison, arriver le lundi, je mange ce que j'ai prévu. Mais ensuite, je ne suis pas trop dans la spontanéité. Et c'est là où justement le contrôle prenait trop de place parce qu'il n'y avait pas cette notion d'équilibre. J'étais bien dans le contrôle, mais il n'y avait pas d'équilibre. J'étais même arrivée à un stade où c'était... j'avais plus le goût de la vie, j'avais plus envie de faire ces mêmes repas, j'avais plus envie de faire la cuisine, alors que, et si je te donne justement cet exemple, j'adore la cuisine. Et j'avais plus envie parce que c'était plus vivant, c'était plus vibrant, c'était plus là, c'était terne, parce que la structure, trop. Justement, ma stratégie de masculin était au service de mon intuition féminin, c'est-à-dire que oui, Je contrôlais mes courses, donc tac tac tac, je faisais mes courses, ça parce que c'était bien, parce que c'est économique, parce que je suis aussi productif en chemin de course, je ne passe pas mille ans dans les rayons. Une fois à la maison aussi, mon frigo ne déborde pas parce que tout est, tout sert, c'est-à-dire que je sais ce que je dois acheter et pourquoi et ceci et cela. Mais par contre, je me laissais des repas où je ne savais pas ce que j'allais manger, vraiment. Enfin, j'ai commencé, donc il y a deux ans de ça. J'ai commencé à introduire justement un petit peu plus de spontanéité. Oui, il y avait de la structure, mais voilà, le mercredi soir, plus de structure. Le vendredi soir, pas de structure. Le week-end non plus. Parce que j'ai besoin de décrocher, parce que j'ai besoin de ne pas réfléchir ou j'ai peut-être besoin même de juste être là. Spontanéité. Tu arrives à me suivre ? J'espère. En tout cas, comment maintenant rééquilibrer les deux ? Donc voilà déjà quelques pistes. Très simple à mettre en place. Comment tu peux nourrir ton féminin ? Va, de ne rien faire. Conseil, peut-être bateau, mais c'est tellement vrai. Prends le temps de ne rien faire. Essaye juste. Essaye de ne pas avoir ton téléphone. Déjà, le téléphone, on n'est pas en mode déconnexion. On pense être en déconnexion quand on scrolle. Après une journée entière de travail, on a envie de rien faire. Et on prend le téléphone automatisme. Bien sûr, je connais, je comprends. I know. Mais non, on ne déconnecte pas. On ne déconnecte pas. On est constamment en train de stimuler nos neurones. Donc prends autre chose, fais autre chose. Alors non, pardon, je suis en train de dire faire. Non, ne fais rien. Vois ce que tu as envie de faire. En fait, c'est dur de donner ce conseil parce que mon but, c'est de te dire de ne rien faire. Donc ne fais rien. C'est-à-dire, prends le temps de ne pas prévoir surtout, ok ? Et surtout de te connecter à ton corps. Peut-être que sur le moment, tu auras juste envie de respirer ou de prendre un bain ou de danser ou de boire ou de chanter ou de juste être. Tu peux même créer son but. Dessine. Dessine quelque chose. Même si tu ne sais pas dessiner, tu sais dessiner. Tu n'as jamais vraiment essayé. Essaye, tu verras. Ou écris, mais écris intuitivement. Ne prévois pas. Juste tu prends ta feuille, tu prends ton stylo et commence à écrire ce qui te vient là maintenant. Tu peux même méditer sans chercher à réussir. Déjà, selon moi, dans la méditation, il ne faut pas chercher à réussir, à faire une méditation. Juste à être. Donc peut-être que tu peux chercher juste à être ici et maintenant. Dernier conseil, tu peux aussi écouter tes ressentis, même s'ils sont flous. Même s'ils sont flous, tu es là, juste là. Et pour apaiser ton masculin, parce que oui, l'objectif c'est de nourrir ton féminin, mais aussi d'apaiser ton masculin. Parce que ton masculin, il est trop là, parce qu'en fait, il est en alerte. Il n'est pas apaisé, il n'y a pas de douceur. Et tu peux en mettre en lâchant prise sur le perfectionnisme. Je pourrais en faire un épisode si tu y tiens, t'as juste à me le demander, mais le perfectionnisme c'est du contrôle, c'est encore lié aux peurs, le besoin de bien faire, d'être à la hauteur, la peur de l'échec, la peur de beaucoup de choses, et on va être dans la perfection, même la peur de soi, donc encore une fois, la peur. Et comment on peut lâcher petit à petit sur le perfectionnisme, c'est de ne pas vouloir constamment contrôler les choses qu'on ne peut pas contrôler. Lâcher prise sur le contrôle en fait. Là, je suis prise sur, je n'ai pas le contrôle sur ce que les gens vont penser de mon travail, je n'ai pas le contrôle sur ce que ma mère va penser de moi, je n'ai pas le contrôle sur peu importe ce qui se passe, sur la pluie, le soleil, le beau temps, non. Mais j'ai le contrôle sur moi, mes émotions, mes capacités à moi, mon moment présent, donc voilà. Ensuite, aussi accepter de ne pas tout comprendre. Ça, c'est une pépite. Dans le sens où, pourquoi on est là à vouloir toujours tout contrôler ? Il y a un besoin de compréhension derrière. On veut comprendre des choses. On veut comprendre que, ok, j'ai la maîtrise. Mais en fait, le jour où tu acceptes de ne pas tout comprendre, c'est le jour où tu te libères de beaucoup de choses. De beaucoup de choses. Par exemple, aujourd'hui, peut-être que tu es frustrée. Peut-être que tu n'es pas heureuse par rapport à une réaction de quelqu'un. Peut-être que tu te dis, oui, mais sa réaction, je ne la comprends pas. Elle m'irrite. Elle me frustre. J'en suis en colère. Je n'ai pas compris sa réaction. et en fait... Pourquoi tu cherches à comprendre ? C'est épuisant. Et là, c'est vraiment un conseil pépite. Accepte de ne pas tout comprendre. Ensuite, laisse place à de l'imprévu. Je l'ai déjà dit, mais vraiment, c'est important. Je l'ai bien vu avec moi-même, en te donnant mon exemple sur les courses et sur les repas. C'est vraiment quelque chose que j'ai vécu et je ne pourrai jamais te le dire assez. C'est bien de contrôler, oui, mais c'est bien aussi de laisser de la place à la spontanéité. Donc laisse place à de l'imprévu. Peu importe ce que tu contrôles. Je ne sais pas ce que tu contrôles, je ne sais pas ce que tu cherches à maîtriser. Mais laisse place à de l'imprévu. Parce que tu ne peux pas tout gérer. Et aussi, éviter de te surcharger pour prouver quoi que ce soit. Peut-être te prouver à toi-même. Ou peut-être te prouver à tes parents, à un conjoint, une conjointe, peu importe. Ne te surcharge pas toi-même juste pour prouver. Parce que tu es déjà à la hauteur. Et si tu dois te surcharger pour prouver... que tu as de la valeur, est-ce qu'on est dans un bon système ? Est-ce que la relation, elle est saine ? Tu ne devrais pas te surcharger toi histoire d'être accepté ou être à la hauteur. Non, ce n'est pas normal. C'est que la relation n'est pas saine. Et surtout, vraiment, laisse l'énergie masculine et l'énergie féminine coopérer au lieu de se faire la guerre. En fait, le féminin ressent. Le masculin agit, le féminin inspire, le masculin structure, comme tu l'as compris. Et quand ils s'unissent, tu te sens libre, alignée, complète. Tu peux vivre au milieu. Tu peux vivre au lieu de simplement gérer. Tu peux être là. Tu es là. Ici, maintenant, tu es présent, ancré. Et c'est exactement ça que je ressens aujourd'hui. Et c'est peut-être aussi ça qui fait que je me sens davantage équilibrée, davantage alignée, davantage moi. Bientôt, je vais avoir 26 ans. Je pense que je ne me suis jamais sentie autant alignée par rapport à mon âge. Vraiment. Parce qu'avant, et pourquoi je te le dis, avant, quand j'avais 22 ans, je ne me trouvais pas... Ça ne me correspondait pas. J'avais l'impression de faire 18. Tu vois ? Quand j'en avais 12, j'avais l'impression d'en avoir 15. Tu vois ce que je veux dire ? Il n'y avait pas cet alignement. Et cet alignement vient aussi de cet équilibre entre l'énergie féminine et l'énergie masculine. Demande-toi, est-ce que tu as l'impression de faire ton âge ? Pas par rapport à ton physique, mais par rapport à ta manière de te sentir. Et ça, ça en dit long sur ton alignement. Donc ça peut être intéressant de t'interroger par rapport à ça. Donc si tu le comprends bien, ce que je t'invite à faire, c'est de t'apaiser sans t'effacer. Évidemment, je l'ai assez dit, mais je pense que ça ne suffira pas. Évidemment, ça serait absurde. Parce qu'encore une fois, le contrôle n'est pas à bannir. Il est à apprivoiser. Ok ? C'est très important. C'est de la structure. Il faut savoir où tu vas. Il faut un plan. Si tu as envie d'aller en Espagne, mais que tu n'as pas le plan, tu vas te retrouver où ? À Bordeaux ? Non, ce n'était pas le but final. Tu vois ? Donc, la structure, c'est important. Pareil, tu vois, je peux donner un autre exemple assez concret. L'argent. Si tu ne structures pas tes dépenses, tes sorties, tes entrées, tes machins. Comment tu vas gérer la fin du mois ? Juste pour te dire, tu vas facilement te retrouver dans le rouge. Si tu ne structures pas, si tu dis one life à chaque fois, ok ? Non, c'est bien aussi de structurer. Parce que peut-être que le féminin te dirait vas-y, one life, il faut là, il faut exister, il faut ressentir et là, je ressens le besoin de dépenser. Non, on n'est pas dans le bon, là, tu vois ? C'est une question d'équilibre. C'est pour ça que je dis équilibre. Comment on peut apprivoiser ... Cette énergie masculine. On va en parler aussi. Donc voici quelques pistes. Prends conscience. Demande-toi, est-ce que tu fais ça pour répondre à un besoin réel ou pour calmer ta peur ? Ou une peur, peu importe laquelle. Demande-toi. Si tu veux, tu peux même l'écrire. Puisque peut-être que tu as besoin de temps pour réfléchir. Mais voilà. Est-ce que tu fais ça pour répondre à un besoin réel ou pour calmer une peur ? Ensuite, reviens au corps. Quand tu sens que tu veux tout maîtriser, respire. Just. Be. Tu vois, cette phrase, just be, c'est juste soi. Respire. Sois là, ici et maintenant. Si tu veux, même marche, bouge, ancre-toi à toi. Ensuite, expérimente l'imprécision. C'est un mot stylé, je trouve. Ne relis pas ce fameux mail. Ne prévois pas tout en week-end. Non, juste vois ce qui émerge. Just be encore. Tu vois, just be. Ça pourrait être un slogan. Je ne sais pas si ça existe déjà, just be. Mais oui, Nike, c'est quoi Nike ? Nike c'est quoi ? Just be ? Je sais pas. Bref, je m'égare. Allez, on revient à nos moutons, again. Donc, juste soi. Ensuite, accueille l'inconfort, le vide, le flou. Pas de menaces, ce ne sont pas des menaces. Ensuite, accueille l'inconfort, le vide, le flou. Non, ce ne sont pas des menaces, je te l'assure. Ce sont des espaces de vie. C'est la vie, c'est là la vie. Et parle à ta part qui a peur. Je redis, parle à ta partie qui a peur. C'est dans ce sens. Dis-lui, je suis là maintenant. Tu n'es pas seul. On peut vivre ensemble. Et pas juste survivre. Ok ? Est-ce que tu as eu le temps de tout noter ? Parce que bon, peut-être que je vais un peu vite. Peut-être que ça manque de précision. Mais bon, je dois quand même appliquer mes conseils. Sinon, à quoi bon ? Donc, voilà. Tu peux être forte sans être rigide à présent. Tu n'as pas besoin de tout contrôler pour être en sécurité, parce que tu es déjà en sécurité si tu te donnes cet espace. Tu n'as pas besoin de tout comprendre pour être en paix. Tu n'as pas non plus besoin de tout faire pour être aimé. Parce que si c'est le cas, reviens à ta relation et pose-toi la question, est-ce que ma relation là, elle est saine ? Parce que si je dois faire tout ça pour être aimé ou accepté ou être à la hauteur, non, non, non, non. De toute façon, on aura l'occasion de parler de relation. dans d'autres épisodes. Mais bon, ça c'était une parenthèse. Ton besoin de contrôle n'est pas une erreur. Encore une fois, comme tu l'as compris, c'est quoi ? C'est une stratégie qui t'a servi. Oui, elle t'a servi. Mais aujourd'hui, tu peux lui dire merci, pas bye. Non, non, non. On dit pas bye parce qu'on en a besoin. mais juste équilibré. Tu peux choisir autre chose. Tu peux choisir d'avancer avec confiance, avec souplesse. Tu peux choisir de ne pas tout savoir et de vivre quand même. Ok ? Merci d'avoir été là et surtout merci de t'ouvrir un peu plus à la magie de ce que tu ne peux pas contrôler. N'hésite pas non plus à partager ton avis en commentaire ou d'ailleurs à m'écrire sur Instagram. J'adore quand tu m'écris, j'adore parler avec toi, apprendre le temps ensemble. Je me ferai vraiment un plaisir de discuter avec toi et je te dis aussi Merci. à la semaine prochaine pour un nouvel épisode où, allez, est-ce que je te le dis ? Je te le dis ou pas ? Je te le dis ou pas ? Bon, allez, je te le dis. Je vais te partager la semaine prochaine 26 conseils. Non, j'abuse pas. 26 conseils qui me sont chers pour justement l'occasion de mes 26 ans ce lundi 28 avril. Ça fait beaucoup de chiffres en une phrase, mais je pense que t'as compris. Et n'oublie pas, tu mérites des fleurs et des belles pastèques. Gros bisous, bye bye !