Speaker #0Bienvenue dans des fleurs et des pastèques, le podcast où on parle vrai. Parfois doux, parfois cash, mais toujours sincère. Un peu comme une pastèque. Ici, on déconstruit, on comprend, on explore, on ose. On se relève avec subtilité et grâce, sans artifice. So, c'est parti ! Bonjour, j'espère que tu vas bien. Je suis vraiment très contente de te retrouver aujourd'hui parce que déjà on va parler d'un sujet qui est, je pense, pour le coup, propre à chaque femme, universel et également aux hommes, dans le sens où ça touche à la beauté, à ce qu'on renvoie comme image. Donc j'ai vraiment hâte de faire ce podcast et tout simplement je suis très contente de te retrouver puisque comme d'habitude j'ai un plaisir à faire ces épisodes-là. Et aussi parce que je suis juste très contente, tout simplement. J'espère que ton mois d'avril se passe bien. De mon côté, ça se passe bien. Il y a beaucoup de mouvements. En tout cas, je mets des mouvements en place. Le mois dernier, je me suis vraiment structurée dans mon contenu. C'est-à-dire que je fais du contenu un peu plus, encore une fois, structuré. Parce que c'est vrai que ça me demande beaucoup de temps, que ce soit sur Instagram, que ce soit les vidéos que je fais, que ce soit les publications, que ce soit aussi les podcasts. C'est vrai que ça demande pas mal de temps et comme j'aime vraiment apporter des contenus avec de la valeur, avec de... aussi diversifier un petit peu plus ma personnalité, bah forcément ça se travaille. Donc je me suis structurée et pour ce mois d'avril, je pense qu'il y a plus de souplesse parce que justement il y a eu tout au long du mois de mars plus de structuration, plus j'ai mis en place des habitudes et maintenant en avril, c'est un peu plus... Un peu plus automatique. Donc j'espère que le contenu que je propose sur Instagram te plaît. J'espère que tu as aussi vu un petit peu que la DA a changé. La direction artistique. C'est-à-dire qu'il y a plus de couleurs. Plus de vie, je pense aussi. C'est ce que j'ai envie de mettre en avant. Plus de moi aussi, tout en restant professionnelle. Bien évidemment. C'est aussi mon objectif. Donc j'espère que tu l'as remarqué. Si ce n'est pas le cas, n'hésite pas à regarder un petit peu ce que je fais sur Instagram. Ça me toucherait énormément d'avoir ton point de vue. D'avoir ton soutien. Et ça m'aide énormément. Tout simplement. Donc n'hésite pas. Et d'un autre côté aussi, au niveau de mes études de la psychanalyse, ça avance. Ça avance, c'est pas toujours facile. C'est-à-dire qu'il y a pas mal de choses à considérer, pas mal de choses à mettre en place. Les modules, les résumés, les bouquins. Donc il y a pas mal de choses. Mais en même temps, c'est tellement stimulant, tellement fascinant tout simplement. Parce que forcément, tout ce que j'apprends, ça sert aussi dans mon travail, dans mon accompagnement. Et c'est le but de toute façon. Donc je suis très contente. pour l'instant, de ce mois d'avril, et aussi, surtout, peut-être par égo, mais pourquoi pas en fait, c'est le mois de mon anniversaire, donc j'ai très hâte, j'ai très très hâte de célébrer mon anniversaire. Pour le coup, j'ai toujours apprécié célébrer mon anniversaire, depuis que j'ai 15 ans, en vérité. Et puis aussi, c'est un moment de partage. Non seulement, oui, je pense que c'est très important de s'autoriser à se célébrer, s'il y a bien une journée où on peut se célébrer, c'est bien le jour de son anniversaire. Je sais qu'il y a beaucoup d'entre vous qui n'aiment pas trop se célébrer. Mais franchement, c'est important. Ça fait du bien. Ça fait du bien de prendre soin de soi. Ça fait du bien de penser à soi. Ça fait du bien aussi de s'autoriser à recevoir. Parce qu'on a tous le droit. Tu as le droit. On a tous le droit. Donc c'est vrai que j'ai hâte. Je n'avais pas très hâte il y a quelques semaines. Mais là, plus ça avance, plus j'ai hâte. C'est le 28 avril. Je ne sais pas. Je suis impatiente de passer le cap des 27 ans. Trop cool ! En tout cas, commençons par le sujet quand même du jour, parce que sinon je vais partir toujours à l'ouest. Mais comme tu l'as vu au titre, j'ai vraiment envie qu'on prenne ce moment toi et moi pour discuter de la beauté, de comment se sentir belle, surtout quand on a vécu des moqueries, des remarques, des critiques liées à notre physique, comment se sentir à nouveau soi et à nouveau aussi... bien dans son corps, dans sa peau, dans ce qu'on représente, quand justement il y a eu de l'humiliation, il y a eu du rejet, il y a eu de l'abandon, il y a eu des jugements, des jugements forts. Et donc c'est pour ça qu'on va prendre le temps, ensemble, toi et moi, parce que je pense qu'il y a beaucoup de femmes, beaucoup de femmes, toutes les femmes sont objectivement belles, vraiment. C'est juste qu'il y a des femmes qui, quand elles se regardent, se disent spontanément « bah en fait non, je ne me sens pas belle, je ne suis pas belle » . Parce qu'elle se trouve trop ceci, pas assez, trop cela. Donc d'une manière, elle va se comparer. Parce qu'en disant que je suis trop ou pas assez, en fait, elle se réfère à quelque chose. Et ce quelque chose, c'est les autres, forcément. Parce que tu ne peux pas te dire que tu es trop ou pas assez s'il n'y a pas quelqu'un d'autre, ce sur quoi tu peux te référer. Donc forcément, il y a de la comparaison. Donc elles vont se juger, elles vont se cacher parfois même derrière des vêtements. Derrière des vêtements trop amples, derrière des vêtements trop sombres. C'était mon cas il y a quelques années, je m'habillais beaucoup en noir pour me cacher, cacher ma couleur de peau. Parce qu'il y avait cette illusion, en tout cas c'est ce qu'on m'avait dit, cette illusion que plus tu mets du noir, plus tu paraîtras claire. Donc je me cachais derrière mes vêtements, il y en a qui se cachent derrière les cheveux tout le temps attachés. Et même derrière un maquillage qui corrige. C'est pas une intention de vouloir s'illuminer mais de se cacher, tu vois, le maquillage qui corrige, qui cache, qui camoufle. Et donc ce qui est fou c'est que même s'il y a des gens, des personnes... dans leur entourage, qui pensent et qui disent qu'elles sont belles, en fait, ça ne rentre pas vraiment à l'intérieur. Comme si, bah, ça glissait et ça ne restait pas. Donc, on va prendre le temps, toi et moi, ensemble, pour répondre à cette fameuse question. Comment on fait pour se sentir belle quand on a appris à ne pas se voir comme telle ? Et je dédie ce podcast à Bagia. Bagia qui est une femme lumineuse, que j'ai la chance d'accompagner en ce moment même. C'est une femme brave, courageuse. inspirante et je la remercie pour le sujet. Merci pour ta confiance, merci beaucoup d'être de plus en plus toi, notamment à travers nos séances et je pense que sincèrement grâce à toi, cet épisode va beaucoup aider à porter celle qui nous écoute aujourd'hui. Donc merci à toi, disons tous ensemble merci Pagia, parce que c'est vrai que sans elle, je pense pas que j'aurais fait cet épisode. Donc merci encore. Donc, évidemment, avant d'être une femme, une femme, peu importe ton âge, Peut-être qu'aujourd'hui tu as 20 ans, 25, 30 ans, 35, 40, 50, 60. D'ailleurs merci, vous êtes des femmes de tout horizon à m'écouter, ça me fait tellement plaisir. Mais donc avant d'être une femme, forcément tu as été une petite fille, donc un enfant. Et cette petite fille, qui est toujours en toi, forcément dans sa jeunesse, elle a été exposée à des regards. Des regards, par exemple, de tes parents, de tes profs, de tes proches, de tes oncles, de tes tantes, de ta famille. même de tes camarades de classe. Et donc tu as été exposé à ces regards-là. Sauf que ces regards, parfois, c'était des remarques, c'était des moqueries, des moqueries parfois très dures, des comparaisons souvent aussi. Ah, elle est mieux que toi, il est plus beau que toi, il est plus intelligent, elle est plus intelligente. Que ça soit sur, bah oui, peut-être, ton intelligence, mais aussi sur ton corps, sur ta peau, sur tes cheveux, sur ta façon d'être, et parfois même sans intention de te blesser, parce que bah en fait ces personnes-là... Peut-être qu'elles-mêmes, elles ont été critiquées, remarquées. Et donc, par habitude, pour avoir de l'attention, elles vont dévaloriser un enfant. Super. Bon. Soit, ça s'est peut-être passé effectivement. Et peut-être qu'il n'y avait pas forcément cette intention de blesser. Mais la vérité, c'est que là, aujourd'hui, l'impact est là. Et l'impact est peut-être encore toujours là. Sinon, tu n'écouterais pas cet épisode. Parce qu'en fait, un enfant, à cet âge-là, n'apprend pas à filtrer et ne sait pas... ne s'est juste pas filtré. Il ne se dit pas, tu sais, ah bah oui, ça c'est leur perception des choses. Non, il se dit, ah oui, ok, là j'ai un problème, c'est moi le problème. Et c'est comme ça que naît quelque chose qu'on appelle la honte. La honte de soi, la honte de son corps, la honte de sa couleur de peau, la honte de son regard, de tout. C'est comme ça, quand un enfant entend ce genre de choses. Et donc petit à petit, forcément, quand on est enfant, on a l'impression qu'on est surveillé. Et du coup, ça devient un endroit où il y a plus de jugement. Et donc à ce moment-là, comme tu veux ne pas recevoir ces critiques, ces blessures, ces jugements, ces remarques, tu fais en sorte de te changer, de te modifier. pour peut-être rentrer dans leur standard. Mais ce qui se passe, c'est qu'à ce moment-là, du coup, sans t'en rendre compte, tu commences à ne plus habiter ton corps. En fait, ce qui se passe, c'est que c'est comme si tu voyais ton corps comme... Ok, comme un instrument pour plaire à l'autre. J'utilise un mot fort, mais comme si en fait, ok, c'est plus vraiment moi, donc là je dois vraiment façonner mon corps pour qu'on puisse m'aimer. Et pour que je le façonne, il faut que je sache ce que la personne elle aime, et donc que je fasse ce que la personne aime, tout simplement. Mais ça c'est inconscient. Et donc forcément à ce moment-là, tu n'habites plus vraiment ton corps. Tu vas le regarder, tu vas l'évaluer, tu vas te comparer. C'est pour ça que je dis que tu le vois plus comme un instrument qui t'aidera peut-être ou non. à recevoir l'aval. Et c'est comme ça que tu apprends des choses sans même t'en rendre compte, comme, il y a des parties de toi qui sont acceptables, ok, donc ça on ne bouge pas, mais il y a d'autres endroits qu'il faut cacher. Qu'il y a des femmes qui sont peut-être plus désirables, et donc toi tu dois faire ça pour être désirable, ou moins faire ça. Et c'est dur ce que je dis, mais ce qui est important de comprendre, c'est que ces pensées-là, encore une fois, je te le dis, elles ne sont pas naturelles. Ce n'est pas toi qui as appris à dire ça. Ce n'est pas toi qui as dit, ok, un jour, non, je n'aime pas cette partie-là de mon corps. Je n'aime pas mes cheveux, je n'aime pas ma couleur de peau. C'est juste que ces pensées-là sont rentrées dans ta tête, et comme un enfant, tu ne sais pas ce qui est bon ou mal encore. Donc, juste, tu vas imiter. Et donc, c'est comme ça que ces pensées-là, ces critiques-là, elles ont été construites. Tu comprends ? Alors, je vais te donner un exemple, peut-être que ça sera plus simple. Si on avait grandi dans une société où la... Je vais parler de la cellulite, dans le sens où on le sait, c'est peut-être un sujet difficile, mais on le sait que la cellulite, malheureusement, n'a pas été enjolivée par la société. Donc c'est peut-être pas agréable, et on le voit de toute façon, on fait tous en sorte d'avoir le moins de cellulite possible, que quand on en a, de faire du drainage lymphatique, de se cacher, de se modifier. Disons qu'on va prendre cet exemple, ok ? Et peut-être que c'est un sujet difficile à entendre, mais je vais prendre cet exemple. Donc, admettons, on a grandi dans une société où la cellulite, du coup, a été enjolivée, donc valorisée. Évidemment, on est d'accord, toi et moi, que personne ne vivrait cette cellulite comme un problème, tu comprends ? Que si on avait grandi dans une société où les formes, parlons des formes maintenant, étaient wow, célébrées, on ne se cacherait pas pour les avoir. Parce que justement, ça a été enjolivé et valorisé. Donc là, ce que j'essaie de te dire, ce que j'essaie de te faire comprendre, c'est que ce n'est pas encore le problème. Encore une fois, c'est le regard appris sur lui. Tout ça, ce sont des apprentissages. Ce n'est pas toi qui l'as choisi. C'est un petit peu l'apprentissage, le cerveau collectif qui a fait ça aussi. Donc aujourd'hui, évidemment, avec tout ce qui se passe, le renforcement des réseaux sociaux, ce mécanisme-là, il est amplifié. Parce qu'aujourd'hui, tu ne te compares plus avec ta sœur ou ta cousine. Donc plus à peut-être 2-3 femmes. Mais tu vas te comparer à des centaines de personnes, à des milliers de personnes, à des images qui sont juste pour rappel, qui sont filtrées, qui sont minutieusement choisies, qui sont travaillées. Les images qu'on voit sur les réseaux sociaux, et pas que les réseaux, mais aussi les vidéos sur Youtube, sur les films, les cinémas, etc. Ce sont des images travaillées, choisies, pensées, filtrées. Donc, ce sur quoi tu te compares, déjà, ton cerveau, à ce moment-là, ne fait pas trop la différence, parce qu'il ne le sait pas. Et du coup, toi, qu'est-ce qui se passe ? Tu te sens en décalage, en retard, sur quelque chose qui n'est même pas réel. Donc, tu vois, tu te compares à quelque chose qui n'est pas réel, à quelque chose qui a été travaillé, modifié. Dans tout ça, ce qu'il y a à comprendre, c'est que ce qui a été appris peut être désappris. Je m'explique, ce que tu as appris, ce n'est pas toi qui l'as choisi. C'est ce qu'on t'a dit, c'est ce qu'on t'a fait croire sur toi. Et donc tu l'as incorporé en toi. Et donc forcément, aujourd'hui tu vis avec ça. Sauf que ce n'est pas ce que tu voudrais, sinon encore une fois tu n'écouterais pas cet épisode. Ce que tu voudrais aujourd'hui, c'est peut-être t'accepter. Te sentir belle, te sentir choisie, te sentir suffisante, sans devoir te modifier, te faire des efforts, te compenser ou devoir, encore une fois, te transformer, te modifier. J'utilise beaucoup le mot modifier parce que pour moi, ça illustre bien tout ce qu'on a pu se faire, nous, en tant que femmes, pour pouvoir rentrer dans les codes, rentrer dans la validation. Et tout à l'heure, je l'ai dit. En fait, se sentir choisie, se sentir juste belle, c'est humain. Donc le vrai sujet aujourd'hui, ce n'est pas est-ce que je suis belle, c'est est-ce que je me sens choisie, est-ce que je me sens suffisante, sans effort. Et c'est là que tout se joue, ok ? Donc on va rentrer dans le concret, comment on peut faire pour se sentir belle ? Parce que la beauté, encore une fois, je ne le redirai jamais assez, mais ce n'est pas juste une idée. Parce que oui, il y a des idées de beauté. Tu regardes en France, quelles sont les idées de beauté ? Quels sont les standards de beauté ? Quand tu regardes, je me permets de parler de l'Inde parce que je suis d'origine indienne, quand tu regardes les standards de beauté en Inde, Ça n'a rien à voir avec les standards d'ici. Quand tu regardes les standards de beauté au Brésil, en Australie, en Allemagne, c'est pas pareil non plus. Au Japon, c'est pas pareil. En Chine, c'est pas pareil. Donc déjà, tout ça, ce sont des idées, des idées collectives. Donc, qu'est-ce que la beauté ? C'est une sensation. C'est le sentiment de se sentir à sa place. Le sentiment de se sentir belle, mais se sentir belle, pas rentrer dans les codes pour être belle, non, se sentir belle. Et aujourd'hui, beaucoup de femmes, elles vivent hors de leur corps parce que, encore une fois, elles veulent rentrer dans ses standards. Et évidemment, si tu veux rentrer dans ses standards, tu es hors de toi parce que tu essaies d'être quelqu'un que tu n'aimes même pas. Donc, ces femmes-là, elles vont penser, elles vont penser leur corps. Au lieu de l'habiter. Ok, il faut que je fasse ça, il faut que je rentre dans ces standards. Ok, peut-être que je ne suis pas assez fine, donc il faut que j'aille faire plus de sport. Ok, j'ai trop de cellulite, donc il faut que je fasse plus de drainage. Ok, je n'aime pas mes cheveux, donc il faut que je fasse une couleur. Ok, je n'aime pas la forme de mes joues, donc il faut que je fasse quelque chose. Je n'aime pas la couleur de mes dents, je n'aime pas mes mains, je n'aime pas mes poils, je n'aime pas mes cheveux. Je n'aime pas ma personne en fait. Donc à un moment donné, comment tu peux te sentir belle quand tu... penses ça de toi. Et ce n'est pas de ta faute. Aujourd'hui, je te dis tout ça parce que j'ai envie que tu saches que tu es très bien comme tu es. Et je sais que c'est difficile à entendre, que c'est bateau, mais c'est vrai, tu es très bien comme tu es, sauf que tu ne le crois pas. Pourquoi ? Parce que tu crois à ce que les autres ont pu te dire. Et ce que les autres ont pu te dire auparavant, aujourd'hui, ça prend tellement de place sur ce que toi, tu penses de toi. Parce que tu ne sais même pas ce que tu peux penser de toi. Parce que vraiment... Réponds-moi, comment tu te trouves ? Comment tu te sens quand tu te regardes dans le miroir ? Honnêtement, ne pense pas à ton père qui t'a critiqué. Ne pense pas à ta maman qui a voulu que tu changes. Ne pense pas à ce garçon qui s'est moqué de toi parce que tu avais trop de forme ou trop de poils. Ne pense pas... à ces gens, pense à toi, regarde-toi dans ce miroir, qu'est-ce que tu penses, qu'est-ce que tu ressens, est-ce que c'est de la rigidité, est-ce que c'est de la bienveillance, est-ce qu'au contraire c'est de l'exigence ? Parce que ça, aujourd'hui, ça va être difficile de penser que tu es belle parce que les autres prennent le dessus. Je sais que c'est difficile et que ça demandera du temps, et c'est normal. Chaque chose, étape par étape. Mais j'aimerais justement te proposer un exercice simple que tu peux commencer aujourd'hui, et chaque jour d'ailleurs. Je te conseille de prendre deux minutes. Ferme les yeux. Tu peux le faire maintenant. Faisons-le ensemble. Je vais le faire en ce moment même. Fermons les yeux et... Dis-moi comment tu te sens. Dis-le à haute voix. Tes pieds sur le sol, ton bassin, ta respiration ancrée. Et dis-moi comment tu te sens sans jugement. Juste, juste là, avec ta présence. Essaye vraiment d'ancrer ton corps. Et si tu n'y arrives pas, respire. Prends le temps. Et là, dis-moi comment tu te sens. Parce qu'en fait, une femme qui habite son corps, donc qui incarne vraiment son corps, qui se sent ancrée avec elle-même, elle commencera à rayonner différemment. Ça sera différent. Donc déjà, ça serait très important pour toi que tu commences à te réapproprier ton propre corps. Mais tu vois, le dire comme ça, c'est dingue quand même, parce que... De réapproprier ton propre corps. Mais qu'est-ce qui s'est passé pour que tu sois si éloigné de toi-même ? Qu'est-ce que tu as entendu dans ta jeunesse ? Qui a fait que, en fait, tu... Tu n'es plus toi, que ton corps n'est plus à toi. Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé au point où, en fait, cette personne qui t'a critiqué, elle a pris le dessus sur toi ? Je me souviens, moi, quand j'étais plus jeune, j'en ai parlé justement dans un de mes podcasts de 2025, quand ma grand-mère, elle m'avait critiqué sur ma couleur de peau, parce que oui, j'ai été fortement critiquée. J'ai beaucoup entendu des phrases comme tu es trop foncée, tu ne trouveras personne, personne n'aimerait une femme comme toi. J'ai entendu beaucoup de phrases comme ça. Et quand on est petit, en fait, on y croit tout simplement. Mais qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce que je n'ai pas fait en fait ? Je me suis lavé au citron, je me suis lavé au bicarbonate, je me suis lavé aux dentifrices. Et aujourd'hui, je n'ai pas honte de le dire, mais à un moment donné, oui, j'avais un peu honte de l'assumer. Mais c'est ce que j'ai fait. Parce que je voulais juste qu'un jour ma grand-mère me dise « Tu es belle, comme tu es. » Sauf que moi je ne me suis pas rendu compte que je me faisais du mal, que je me rejetais, que... comme si en fait je sacrifiais mon propre corps pour entrer dans les codes de ma grand-mère. Et pas que finalement. Des indiens, j'ai envie de dire. Permettez-moi d'ailleurs de le dire. Parce qu'en Inde, on a beaucoup cette notion de colorisme. Si vous êtes des indiennes, Sri-Lankaises, Tamoules... Ah mais écoutez, vous savez de quoi je parle, et d'ailleurs vous êtes nombreuses aussi en séance à m'en parler, mais c'est vrai que cette notion de colorisme, c'est quelque chose qui est très difficile pour les femmes comme nous, parce qu'en fait, dans notre propre famille, on se fait rejeter et discriminer. Donc oui, je me suis rejetée, pour pouvoir entrer dans les attentes, mais j'ai même pas réussi, et heureusement. Heureusement parce que... parce qu'en fait j'en pouvais plus, tout simplement. Et je ne voulais pas, je ne m'étais pas rendue compte un peu jeune, parce que forcément quand on est jeune on ne s'en rend pas compte des choses, mais avec le temps, avec l'amour, avec l'acceptation de moi-même, j'ai compris que là non, je ne veux pas continuer comme ça, je ne voulais pas continuer comme ça. Et aujourd'hui, je n'ai pas changé de couleur de peau, mais j'aime ma couleur de peau. Et j'en suis très reconnaissante d'en être arrivée à là. Pas toute seule, je ne suis pas arrivée à ça toute seule. J'ai pris soin de moi. J'ai pris soin de la petite Sanjana. Et aussi, j'ai eu tellement de chance en rencontrant un homme qui a su valoriser cette part de moi que j'ai moi-même dénigrée. Et donc oui, ça aide. J'ai pas envie d'être cette personne qui te dit qu'il faut apprendre à s'aimer à tout prix avant d'être en couple. On peut être aimé à travers un regard bienveillant. Je l'ai moi-même vécu. Donc si tu passes par là, Louis, merci. Et pas que Louis d'ailleurs, mais j'ai des amis aussi qui m'ont aidé à ça. J'ai ses parents également qui m'ont aidé à ça. Ma belle-mère, mon beau-père. Donc l'entourage aussi ça participe à comment on se sent avec nous-mêmes. Et je vais en parler un peu plus tard. Ok ? Donc, revenons-en à nos moutons. En fait, j'aimerais te dire quelque chose que beaucoup ne savent peut-être pas. Mais comment se sentir belle à nouveau ? Déjà, comme je l'ai dit, la présence. À travers la respiration. À travers l'ancrage. Ok ? Comme on l'a fait un petit peu tout à l'heure. Mais pas que. Il y a aussi des tips un petit peu plus physiques. Donc vraiment sur le plan physique. Et oui, je pense très sincèrement que c'est... Très important de prendre soin de son image, de son physique, de son apparence. Et il n'y a rien d'artificiel à ça, ça s'appelle de l'amour. Mais en fait ça dépend de notre intention. Si tu veux prendre soin de toi, entre guillemets, de ton apparence parce que tu veux rentrer dans les codes, là tu prends pas soin de toi. Tu prends soin juste de l'image que tu voudrais renvoyer pour être aimé. Donc l'intention elle est pas dans l'amour de toi-même, mais juste pour recevoir. C'est pas par amour, mais pour l'amour. Tu comprends ? Mais quand tu es dans cette intention de vouloir prendre soin de toi parce que, en fait, par amour de ton corps, là, l'intention, elle change et la démarche, elle change. Donc, physiquement, évidemment, il y a pas mal de choses à mettre en place. On le sait, on le voit. Pour moi, physiquement, ça serait peut-être les cheveux, ça serait le cou, ça serait les mains. Les mains, je trouve que c'est particulièrement féminin, pour le coup. Mais je ne dis pas de faire des choses forcément farfelues, mais juste de prendre soin de ses mains. Mais avant ça, avant de parler de l'aspect... plus corps, plus image de soi. En fait, 80% de la beauté, ce n'est pas dans la perfection du corps. C'est dans l'énergie, c'est dans la posture, c'est dans la peau, comment elle est hydratée. C'est dans les cheveux aussi pareil, comment ils sont hydratés, dans l'expression du visage. Est-ce qu'on est ouvert, est-ce qu'on est fermé, est-ce qu'on est rigide, est-ce qu'on est souriant, est-ce qu'on est lumineux ? C'est dans la présence, comme je l'ai dit tout à l'heure. La présence, c'est important. Je t'adore. Dans la présence, on a quoi ? On gagne quoi ? On gagne en tout simplement, en étant nous-mêmes. Quand tu es présent, tu es là, tu es maintenant, tu es disponible, donc tu es toi. Alors que quand tu es ailleurs, tu essayes d'être quelqu'un d'autre. Donc déjà, ça enlève, oui, de la beauté. Peut-être que tu en connais des personnes autour de toi qui essayent d'être quelqu'un d'autre. Donc forcément, dans leur attitude, dans leur aura, comme on le dit, ça enlève de la présence. Donc cette énergie. Tu vois ? Donc parlons tout de même de la posture. Bon, posture très simple, mais redresse-toi légèrement. Redresse ta tête. Ouvre ta poitrine. Relâche les épaules. T'as pas besoin d'être forcément tout le temps dans l'urgence. Marche, sans te contracter. Prends, prends, prends de la place. Marche. Parce que c'est ça aussi, une femme belle, c'est une femme qui prend son temps, qui est dans la lenteur, qui prend sa place. Ok ? Avant, Pour le coup, ceux qui me connaissaient d'avant, vous le saviez. Enfin, vous le savez. Avant, c'était je marchais super vite, j'avais des écouteurs, la tête baissée, les sourcils froncés. Ça, c'était tout moi. Voilà. Maintenant, j'ai pas d'écouteurs. Parfois, ça m'arrive d'avoir mon casque, mais là, c'est vraiment dans l'intention, parce que j'ai envie d'écouter de la musique quand je cours, par exemple. Mais pas de casque. Je prends le temps quand je marche. Je suis pas pressée, sauf si je suis vraiment pressée. Là, non, j'ai pas le choix. Mais je prends le temps. Je me redresse, je relâche les épaules. Et même si ce n'est pas une habitude, bah, juste, j'y repense. Parce que la posture change déjà beaucoup de choses. On passe d'un corps peut-être un peu, entre guillemets, ordinaire, à, ok, lumineux, avec une posture ouverte. Tu vois ce que je veux dire ? Là, par exemple, le fait de le dire et de le faire, peut-être que tu l'as fait en ce moment même, pendant que je le dis, comment tu te sens ? Juste d'ouvrir ta poitrine, de relâcher les épaules, de te redresser légèrement. Comment tu te sens ? Et respire, prends le temps. Si tu te sens un peu crispé, que ce n'est pas naturel, respire. Tout se passe aussi à travers la respiration. Donc, chaque fois que tu y penses, et si ce n'est peut-être pas automatique, note-le quelque part, alarme, etc., tout ça, même dans ton fond d'écran. Eh bien, épaules en arrière, doucement, montant légèrement relevé, et respiration, mais à travers le bidou, dans le ventre. Mon ventre qui gargouille d'ailleurs, j'espère que vous ne l'entendez pas, il est bientôt midi. Donc ça sera l'heure de manger. J'ai le ventre qui gargouille. Pardonnez-moi. Donc voilà pour la posture. Ensuite il y a les cheveux. Parce que pour moi les cheveux c'est un peu comme une énergie visible. Ok ? Et là non, attention je ne parle pas de perfection. D'ailleurs vous avez qu'à remarquer dans mes contenus, j'ai pas les cheveux parfaits. Du tout, du tout. Ils sont pas slick back à 100%. Ils sont pas lissés. Ils sont pas curly de ouf. Ils font leur vie. Et c'est très bien. Mais, j'entends par là, avoir les cheveux propres et entretenus, hydratés. Peu importe ta texture, tu respectes ta texture. Si tu as les cheveux lisses, si tu as les cheveux wavy, bouclés, peu importe. Ok ? Et tu fais tes soins régulièrement. Si tes cheveux en ont besoin d'une fois par semaine, deux fois par semaine, tu mets tes petits boins, tu mets ton petit masque, tu mets tes petits bains d'huile, et tes cheveux seront contents. On prend soin de ses cheveux. Ok ? Et là, tu vois, c'est simple. Parce qu'une femme qui prend soin de ses cheveux, déjà ça change beaucoup dans sa présence. Et les cheveux, c'est comme ma mère me le disait souvent, c'est notre couronne. Donc il faut prendre soin de notre couronne, tout simplement. Et tout à l'heure, je parlais des mains. Encore une fois, je ne parle pas d'avoir les mains parfaites. Et qu'est-ce que c'est d'ailleurs les mains parfaites ? Mais les mains, ça parle. Et si vous aussi vous parlez avec vos mains, d'ailleurs très bien parce que vous prenez de la place en utilisant vos mains, donc c'est plutôt bien. je trouve, mais prendre soin de ses mains, c'est les hydrater avoir les mains propres, les mains soignées mettre une petite bague ou deux, si vous aimez ça, bien entendu si vous aimez pas, ne le faites pas ça sert à rien de faire parce qu'on vous le dit, non si vous aimez, vous le faites, ok et donc forcément tout ça, ça donnera une impression de douceur et d'élégance si c'est ce que vous voulez peut-être pas de douceur, si vous voulez pas de la douceur mais si vous voulez juste de la présence, ok Ensuite pour moi le sourire, le sourire c'est tellement signature. Et encore une fois je le reprécise, pas besoin d'être parfait, mais avoir des dents propres, une bouche hydratée, un sourire assumé, affirmé. Why not ? Parce qu'une femme qui sourit, sans se cacher, bah... évidemment qu'on devient immédiatement plus belle parce que c'est dans la vibe, c'est dans l'énergie, tu comprends ? Ensuite, la peau. Encore une fois, je le redis, pas parfaite. Non, non, non, on ne sait même pas ce que c'est la peau parfaite d'ailleurs. Point. Parce que ce que tu vois sur la télé, c'est retouché. Ok ? Et même ce que tu vois sur les réseaux et même si elles montrent, et c'est en soi bien, mais même si elles montrent de plus en plus leur peau avec de l'acné, etc. Ce qui est quand même chouette, ça sensibilise, je trouve ça bien, mais c'est aussi choisi. Donc n'oubliez pas que, peu importe ce qu'on voit sur les réseaux, ça a été minutieusement choisi. Donc, parenthèse fermée, mais avoir une peau vivante, éclatante. C'est-à-dire, encore une fois, tout se passe dans l'hydratation. Des soins simples. Par exemple, quand tu te touches le visage pendant que tu parles à quelqu'un, peut-être... Avec douceur, tu vois, et pas agressivité ou te cacher ou avoir les mains sur le visage tout le temps. Mais hydraté, doux, soin simple. Et si tu veux aussi te maquiller, maquille-toi, mais parce que tu en as envie. Pas parce qu'il le faut, mais parce que tu aimes ce moment avec toi-même. Ok ? Ensuite, l'énergie. L'énergie du corps. Parce que oui, beaucoup de notre beauté est liée à l'énergie. Et l'énergie vient d'où ? Comment avoir plus d'énergie ? Dis-moi, comment on fait ? Déjà, si tu dors mal, forcément ton visage se ferme, tu as un teint un petit peu moins charmant, moins lumineux. Tu as un regard qui est peut-être un peu éteint. Tu as une énergie basse. Donc, évidemment, le sommeil. Beaucoup de notre énergie se base à travers le sommeil. Le mouvement aussi. Encore une fois, quand je parle de mouvement, pas parfait. Mais juste un petit peu de mouvement à travers la marche, la danse, le yoga pour celles qui aiment, les étirements. Tu vois, en fait, de te réapproprier ton corps, de ne faire qu'une avec ton corps. Donc marche, prends ta place, va courir si tu aimes ça, ou va faire du crossfit si tu aimes ça, va faire de la natation, va faire du tennis, du paddle. Vas-y, parce qu'un corps qui circule... C'est un corps qui est en mouvement, et un corps qui est en mouvement, c'est un corps qui a de l'énergie et donc qui rayonne, ok ? Ensuite, bien évidemment, on va parler du regard sur toi. Le regard que tu poses sur toi, ça c'est tellement important. Encore une fois, si aujourd'hui tu as du mal à t'accepter, c'est parce qu'il y a aussi ce que tu as appris qui prend beaucoup de place aujourd'hui. Donc il y aurait peut-être un travail à faire là-dessus en termes de réconciliation de ces blessures-là. Mais aussi toi. peut-être que tu me commençais aujourd'hui en te posant la question qui est toute simple. Est-ce que je me regarde comme quelqu'un que j'aime ou comme quelqu'un que je juge ? Parce que là, pense à quelqu'un que tu aimes. Et bien, comment tu parlerais à cette personne ? Et pense à quelqu'un que tu juges. Bon oui, peut-être que tu vas me dire non mais je juge personne. Pense à quelqu'un que tu juges. Et comment tu parles à cette personne ? Et comment toi tu voudrais te reparler ? Comme la personne que tu aimes ou la personne que tu juges ? Et donc, voilà, commence progressivement à faire ce petit changement. Ok ? Étape par étape. Et comme je le disais tout à l'heure, aujourd'hui t'es complexe, parce que j'imagine que donc aujourd'hui si tu es là c'est que t'en as, t'es complexe, aujourd'hui ce que tu penses être des imperfections, ce sont des apprentissages. Tu as appris à penser ça de tes imperfections. Mais ça ne veut pas dire que c'est inchangeable. Ça veut juste dire que ce que tu as appris peut se désapprendre. Parce qu'encore une fois, tu ne n'es pas en te disant ok, je suis trop ceci et pas assez ça. Non, tu l'as appris. Et d'ailleurs, tout ce que tu peux être aujourd'hui, tu l'as appris. Ok ? Donc la bonne nouvelle, c'est que ça se désapprend. Et la vraie beauté, c'est pas du tout être parfaite. D'ailleurs, encore une fois, c'est quoi être parfaite ? Je ne sais même pas et je n'ai même pas envie de savoir. C'est se sentir alignée, c'est se sentir vivante, c'est se sentir présente, c'est se sentir en sécurité avec soi, avec soi. Parce qu'une femme qui est belle intérieurement, forcément elle va l'émaner dans tous les sphères de sa vie, que ça soit dans sa relation avec elle-même, mais aussi dans ses relations proches, couple, famille, dans son travail, dans ses prises d'initiatives, dans ses projets, dans ses décisions, dans ses inconforts également. Dans l'ensemble de sa vie. Et une femme qui est belle intérieurement, elle se parle mieux. Elle se juge moins. Et elle se respecte plus. Ok ? Mais comme je le disais tout à l'heure, et c'est quand même un point essentiel, tu peux travailler sur toi autant que tu veux. Et d'ailleurs, je te conseille de le faire, c'est très important et c'est très sain. Mais il faut aussi être réaliste et aussi regarder ce qui se passe autour, par rapport à ton environnement. par rapport aux personnes avec qui tu habites. Quand tu regardes ton environnement, est-ce que tu te sens respecté ? Est-ce que tu te sens diminué ? Est-ce que tu te sens choisi ? Parce que, laisse-moi te rappeler que l'amour ne doit pas être une lutte. Ça ne doit pas être un combat. Et j'en parle plus dans l'épisode où justement... Je traite le sujet « Est-ce que l'amour suffit ? » Donc si jamais tu ne l'as pas encore écouté, je t'invite à le faire. Mais essaie de répondre à ces questions honnêtement. Et si tu te reconnais dans tout ça, sache que déjà, c'est exactement ce que je fais en accompagnement avec les femmes. On prend le temps, étape par étape. On comprend les blessures, mais pas que. On apprend à ressentir, ensuite à déconstruire justement. ces apprentissages qui nous bloquent, qui te bloquent, pour ensuite reconstruire ton estime et surtout revenir à toi, même dans le concret. Et surtout dans le concret, pour que à la fin, tu te sentes bien avec toi-même, que tu prennes ta place, que tu te sentes vivante, apaisée, que tu te sentes choisie. Et là, non, on ne parle pas d'une version parfaite. Et encore une fois, ça n'existe pas, la perfection, mais une version vraie. J'aimerais te dire que de mon côté... Pour terminer cet épisode, je ne me trouvais pas belle. Peut-être que tu ne le sais pas, peut-être que tu le sais. Mais non, je ne me trouvais vraiment pas belle avant. Et je ne m'en veux pas d'avoir pensé ça de moi. C'était juste mon histoire, c'était ma réalité à ce moment-là. Je ne me trouvais pas belle. Pour plusieurs raisons. Ma couleur de peau, ma morphologie, ma manière d'être aussi. Et pourtant aujourd'hui, je le dis vraiment haut et fort et... Je ne le dis pas souvent, mais là je vais le dire, et je sais que je suis égouttée, mais aujourd'hui je me sens belle. Et pourtant je n'ai pas changé. Je n'ai pas changé de couleur de peau. Je n'ai même pas changé de visage. Je n'ai pas changé de corps. Je suis toujours la même. Toujours la même. J'ai juste appris à m'accepter, à me voir pour qui je suis, pas pour ce qu'on voudrait de moi. Je suis toujours la même, sans les standards de beauté. Et c'est très bien comme ça. Je rentre pas dans les codes de beauté et j'en suis très contente. Je me trouve originale. Donc peut-être que tu n'as jamais été pas belle. Tu as juste été regardée à travers des filtres qui n'étaient pas les tiens. Mais aujourd'hui, évidemment, et c'est pour ça qu'on est là ensemble, tu peux apprendre tout doucement à te regarder autrement. Avec plus de douceur, avec plus d'harmonie, plus de respect, plus de présence. Et petit à petit, te sentir belle, pour de vrai. Et c'est ce que je te souhaite, et c'est ce que tu mérites. Ok ? Donc prends bien soin de toi, prends soin de qui tu es profondément. Je sais que ça fait peur, je sais que peut-être tu te demandes mes paroles. où commencer, ou que tu te dis mais j'ai tellement fait déjà et pourtant j'y arrive pas. Mais fais-le pour toi. Et tu sais que tu peux compter sur moi. On se retrouve dans deux semaines, je crois, pour un épisode spécial anniversaire, par rapport à mon anniversaire. Et dans cet épisode, je vais te partager vraiment ce que j'ai appris au cours de ces 26 ans. Enfin, de la 26ème année. Pas les 26 ans cumulés. Voilà, c'était peut-être pas assez précis. Et j'ai hâte de faire cet épisode. Ça sera un épisode très personnel pour le coup. Et oui, où je prendrai le temps de te partager un petit peu plus de moi, de ma perception des choses. Et si ça t'intéresse, n'hésite pas à me poser des questions sur Instagram. Ça me ferait plaisir d'ailleurs, comme ça je pourrais bien répondre à tes questions. Des questions me concernant pour cet épisode spécial. En tout cas, prends bien soin de toi. Et n'oublie pas, tu mérites des fleurs et des pastèques. Gros bisous !