Speaker #0Bienvenue dans des fleurs et des pastèques, le podcast où on parle vrai. Parfois doux, parfois cash, mais toujours sincère. Un peu comme une pastèque. Ici on déconstruit, on comprend, on explore, on ose. On se relève avec subtilité et grâce, sans artifices. So, c'est parti ! Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien, j'espère que tu vas bien, j'espère que tu es ravie de me retrouver autant que moi je suis ravie de te retrouver, de pouvoir passer ce petit moment ensemble. Je suis très contente, il fait beau, il fait chaud, en tout cas il commence à faire chaud, je suis bien contente. C'est vrai que j'ai des petits problèmes de peau, j'ai des réactions avec la chaleur mais bon je trouve mes petites solutions donc ça va mieux. Mais j'espère que toi tu vas bien, j'espère que le travail se passe bien pour toi, j'espère que ta santé va bien. J'espère que tes projets avancent, tu sais les objectifs que tu as mis en place en janvier, on s'en souvient, les résolutions, j'espère que ça avance. J'espère aussi que tes animaux vont bien, si jamais tu en as. Moi j'en ai pas, pas encore, j'espère un jour. Mais j'espère que tu vas bien. En tout cas, je suis très contente de te retrouver pour aujourd'hui et on va parler d'un sujet hyper intéressant, universel et à la fois intime, parce que c'est vrai que c'est très personnel. Il s'agit, comme tu le sais, comme tu as su lire le titre, La peur du rejet. Finalement, c'est la peur qui nous pousse à nous adapter, tu sais, à plaire, à faire des pirouettes pour être accepté. C'est-à-dire qu'on se dit, si ils me rejettent, je ne vaux rien. Alors, qu'est-ce qu'on crée ? Une suradaptation. On va se modifier, on va se trahir même. Mais au fond, on souffre. On s'épuise, on est fatigué. Et on finit par ne plus savoir qui on est vraiment. Tellement on joue un rôle, tellement on porte un masque. Donc dans cet épisode, je te propose vraiment de poser un regard... plus profond, plus responsable. Voilà, c'est le mot. Plus responsable et plus libérateur sur cette peur. Donc, on va la regarder en face, avec une loupe bien sûr psychanalytique, parce que, bah, tu connais, c'est comme ça maintenant. Et évidemment, dans le but de pouvoir avancer. Donc, je vais te partager trois visions très puissantes issues de mon livre préféré de tous les temps sur le développement personnel. Je pense que tu l'as trouvé. Si tu l'as trouvé, bah, t'es trop forte. c'est le courage de ne pas être aimé, bien sûr, de Kishimi et Koga. Donc si jamais tu ne l'as pas encore, je ne sais pas. Je ne sais pas parce que c'est vrai que j'en parle tout le temps, j'en parle tout le temps, que ce soit dans mes épisodes, que ce soit en story, que ce soit à tout le monde, parce que c'est un livre qu'il faudrait qu'on ait tous, et tous, parce que c'est révélateur, c'est inédit, ça fait du bien, c'est un peu bouleversant, c'est punchy, mais c'est vrai. donc vraiment si jamais tu ne l'as pas tu me remercieras Tu me remercieras plus tard, n'hésite pas à le prendre. Ensuite, au-delà de ces trois visions, je vais aussi te partager trois outils concrets pour que tu puisses transformer cette peur en force. Ok, c'est peut-être cliché, mais c'est vrai, d'accord ? Donc si toi tu as toujours eu peur de te déranger, ou de ne pas être assez, ou de vouloir faire des choses pour que l'autre t'aime, ou de ne pas en faire... Enfin bref, à t'adapter, je te promets vraiment que après cet épisode, tu vas apprendre à te choisir. Ok ? Même quand ça fait peur, parce que oui, la peur restera. La peur, elle est tout le temps là. C'est juste une question de, est-ce que j'affronte la peur ? Tu vois, le courage, encore une fois. Donc avant d'en discuter, de comment et pourquoi et ceci et cela, prenons le temps un petit peu de voir quels sont les signes. Parce que ça se trouve, tu n'as pas la peur du rejet au final. Donc on va prendre un petit peu le temps de comprendre quels sont les signes autour de cette peur. Donc, c'est quoi la peur du rejet ? Déjà, la difficulté à dire non. Par peur de déplaire ou par peur d'être abandonné si toi tu poses tes limites. Donc pose-toi la question, est-ce que tu as du mal à dire non ? Ensuite, il y a le besoin constant de validation. C'est-à-dire que tu vas chercher l'approbation des autres pour toi te sentir légitime, pour toi te sentir aimé. C'est-à-dire que l'autre va décider si oui ou non toi tu es légitime. Il y a la tendance à te suradapter. Tu changes ton comportement, tu changes tes opinions et tes envies pour être accepté. Je ne sais pas, admettons que vous êtes en train de faire un débat autour de la table. Et au final, tout le monde se base sur l'idée A, mais toi, tu avais l'idée B. Et au final, tu n'as pas envie de prendre la parole parce que tu as peur de te sentir exclue, rejetée et différente. Donc, tu préfères t'adapter. Et encore une fois, te trahir. Ensuite, il y a l'hypervigilance émotionnelle. C'est-à-dire que tu vas analyser les moindres réactions des autres par peur qu'ils te rejettent, toi. Est-ce que tu as ça ? Est-ce que tu analyses les réactions des autres ? Pourquoi elle ne me répond pas ? Pourquoi elle agit différemment de base ? Elle n'était pas comme ça. Avant, elle me faisait des grands messages et maintenant, elle est très froide. Avant, il était si doux et maintenant... Il a changé. Mais pourquoi ? C'est ma faute. Pose-toi la question. Ensuite, il y a également l'anxiété sociale. Oui, l'anxiété sociale. C'est vrai qu'il y a tout un tas de choses à dire sur ça, mais tu vas redouter les réactions. Et les interactions surtout, plutôt. Tu vas redouter les interactions par peur d'être jugé. Ou évidemment par peur d'être mis à l'écart. Parce que, voilà, la peur d'être rejeté, la peur d'être jugé. Ensuite, il y a aussi l'autosabotage relationnel. Ça, c'est hyper... Hyper profond et inconscient, c'est-à-dire que tu vas prendre les devants pour t'éloigner avant d'être potentiellement rejeté. Tu vas vouloir te préserver, te protéger, c'est un mécanisme de défense inconscient encore une fois. Ensuite, il y a également la dépendance affective. Encore une fois, ça c'est un sujet énorme, j'en pourrais faire un épisode si ça te tente. Mais tu vas rester dans des relations, alors que ces relations ne t'apportent plus rien, mais même te prend énormément d'énergie, mais tu vas rester dans cette relation par peur d'être seul. Ensuite, il y a également la difficulté à recevoir une critique, même si elle est bienveillante, même si elle est critique, parce que tu vas l'apercevoir comme un rejet de ta personne. Alors que non, on ne rejette pas ta personne, on partage notre opinion par rapport au travail que tu as fourni, ou par rapport à ton plat, ou par rapport à ta séance de sport, tu vois, mais pas ta personne. Ensuite, il y a également le perfectionnisme, c'est-à-dire que tu vas chercher à être irréprochable pour, encore une fois, éviter à tout prix le motif. de rejet. Et pour finir, la culpabilité excessive. Tu te sens fautive. Dès que quelqu'un est déçu ou distant. Dessous ? Oh non ! Dès que quelqu'un est déçu. Je suis désolée, je vais quand même le laisser, c'est la réalité. Dès que quelqu'un est déçu, tu vas te porter responsable de son comportement. Donc tu vas culpabiliser. Donc voilà pour ce qui est des signes. Si jamais tu te sens concernée par ces signes, si jamais tu en as deux, trois ou plus, eh bien, Tu es au bon endroit. On va prendre le temps d'en discuter véritablement ensemble, ok ? Donc, la peur du rejet, d'où ça vient ? En fait, c'est un besoin d'appartenance. Et on a tous ce besoin et tout besoin d'appartenance. C'est normal, c'est humain. Sauf que, sauf que, sauf que, sauf que, la peur du rejet prend racine, origine dans notre histoire psychique. C'est-à-dire qu'à la naissance, évidemment, et toi-même tu le sais, et toi-même tu le vois avec les autres enfants, Notre survie dépend du lien, du lien maternel. C'est normal. Parce qu'un bébé rejeté est évidemment un bébé en danger de mort. Non, je n'abuse pas, non, c'est pas... C'est la réalité. Et c'est pourquoi, pour l'enfant, être aimé, c'est vital. Sinon, on sait ce qui se passe. Et très tôt, du coup, il va apprendre à sentir ce qui déplait. Il va apprendre à sentir ce qui plaît aussi. Donc qu'est-ce qu'il va faire ? Il va moduler ses comportements en réprimant ce qui dérange et en surinvestissant ce qui attire de l'attention. Par exemple, regarde autour de toi un enfant par exemple, ou peut-être que tu es maman, ben regarde ton comportement avec ton enfant ou peu importe si tu n'es pas maman, regarde ton comportement avec un bébé. Quand un bébé fait quelque chose d'amusant, qui est plaisant, ben comment tu vas agir ? Forcément ça va te plaire, tu vas applaudir, tu vas sourire et quelle est sa réaction ? Ben il va continuer. Parce qu'il sait que, ah, maman ou cette petite dame aime ce que je fais. Tu vois, et ça, c'est inconscient, c'est inconscient. Et à l'inverse, quand justement il va faire une petite bêtise, parce que ça arrive, enfant, c'est normal, eh bien peut-être qu'il va prendre ta réaction de colère comme forme de déception. Donc dans le cas où il fait quelque chose de génial, il va prendre ta réaction comme validation. Tu vois, donc il va penser que, ah, elle valide, donc il faut que je continue. Comme ça, je suis aimé. et d'un autre côté quand vous... Maman ou la petite dame est en colère, eh bien, il va se dire, bon ben je ne peux pas faire ça, parce que si je fais ça, elle ne va pas m'aimer. Donc, je ne veux pas ne pas être aimée, donc je ne vais plus le faire, donc je vais m'adapter. Je vais peut-être loin, mais c'est la réalité. Ok ? Donc en faisant ça, qu'est-ce qui se passe ? Il met en place un mécanisme de soumission affective. Il apprend que si je suis moi, je perds l'amour. Tu vois ? Donc je dois être comme on me l'indique, comme on me le valide. Donc il apprend que si je suis moi, je perds l'amour. C'est-à-dire que je dois être comme l'autre, je dois être comme ce qu'on me valide, je dois être comme ce qu'on aime. Sinon, je ne serais pas aimée. Et en fait ce modèle se rejoue à l'âge adulte, dans nos relations personnelles. dans nos relations professionnelles et aussi sociales. On ne se montre plus tel qu'on est, parce qu'on ne sait même plus qui on est, tellement on s'est adapté et conditionné à ça. Et on veut être validé, approuvé, aimé à tout prix. Mais ce prix, c'est souvent au détriment de soi. Donc j'espère que tu as compris un petit peu le processus et le cheminement de comment se crée finalement cette peur du rejet. Évidemment, c'est un exemple et ça te permet aussi de prendre ce recul-là pour que toi aussi tu puisses comprendre d'où... où toi ça peut venir cette peur du rejet, dans ton conditionnement, dans ton éducation, ou peut-être même dans des événements, dans des situations que tu as pu vivre. Mais voilà un petit peu ce qui se passe, ok ? Évidemment, si tu souhaites en parler, toutes les deux, on peut. On peut, tu m'écris et on en discutera de façon plus ciblée et plus individuelle, ok ? Donc maintenant que ça c'est dit, maintenant que tu as compris d'où ça vient et comment ça se passe finalement, j'aimerais te partager les fameuses trois visions qui vont te permettre de t'en libérer. A commencer avec la séparation des tâches de Ishiro Kishimi. Donc évidemment dans le livre Le courage de ne pas être aimé, il y a une idée qui est très simple mais à la fois bouleversante. C'est-à-dire que aimer ou rejeter quelqu'un, c'est la tâche de l'autre. Ce n'est pas la tienne, ce n'est pas ta responsabilité. Ta responsabilité à toi, ta tâche à toi, c'est d'être juste sincère, intègre, juste, vrai, d'agir selon tes valeurs, pas pour... provoquer quoi que ce soit, c'est-à-dire une admiration ou un sourire, peu importe, ni pour plaire. Parce que l'autre est libre de son opinion et elle ne te définit pas. C'est important. L'autre est libre de son opinion et elle ne te définit pas. Ok ? Et ça, je dis quand tu contrôles ton comportement, quand tu essaies de contrôler l'amour qu'on te porte, mais qu'est-ce qui se passe en fait ? Tu rentres dans une posture de manipulation. Oui, c'est peut-être un peu frontal, oui, c'est peut-être un peu dur, mais c'est la réalité. même inconsciente. Tu es dans une posture de manipulation parce que tu vas chercher à gérer la réaction de l'autre en te modifiant, en t'adaptant. Mais ce n'est pas ta part de responsabilité, ce n'est pas ta tâche à toi. Donc j'espère que tu comprends cette idée parce que finalement, pose-toi la question, est-ce que quand tu veux que l'autre t'aime en t'adaptant, en te modifiant, tu es vraiment toi-même ? Est-ce que tu es sincère dans ton acte, dans ta réaction ? Non. Et j'aimerais te poser une question. qui est à la fois belle et mignonne. C'est quand la dernière fois que tu as aimé sincèrement ? C'est quand la dernière fois que tu as aimé sincèrement, premier degré ? C'est-à-dire sans attente, sans que l'on t'approuve, qu'on te valide, qu'on t'aime en retour. C'est quand la dernière fois que tu as fait quelque chose pour toi et pas pour l'autre ? Pas pour lui, pas pour elle. Donc ça c'est leur problème, ok ? Ta liberté à toi, c'est juste d'être toi, de rester toi, d'être fidèle à toi. Peut-être que tu me diras, oui mais c'est quoi être moi ? Mais c'est une très bonne question parce que c'est vrai que si pendant toute ta vie tu t'es adapté à l'autre par peur d'être rejeté, c'est une question qui est très importante. Mais pose-toi la question, qu'est-ce que je veux moi ? Pas qu'est-ce qu'ils veulent eux, mais qu'est-ce que je veux moi ? Comment je veux être moi ? Pas comment veut mon mari que je sois ou mes enfants ou mon... Mon responsable, mon chef, ou la vie, ou mes parents, ou... Peu importe, qu'est-ce que je veux moi pour moi ? Ok ? Tu peux commencer par là. C'est vrai que c'est une question qui est très large et c'est difficile d'y répondre, mais il y a la réponse, quelque part, en toi. Sinon, tu n'écouterais pas cet épisode. Ensuite, tu n'es pas ton passé. Non, tu n'es pas ton passé. Toujours dans ce même livre, pour changer, j'aime vraiment cette idée que ce n'est pas le passé qui détermine notre vie, mais le but qu'on... poursuit inconsciemment. C'est-à-dire, je te donne un exemple, je n'ose pas parler en public parce que finalement ma mère me rabaissait tout le temps quand j'étais petite. Donc, qu'est-ce qui se passe ? Je n'ose pas parler en public parce que maman avant me rabaissait quand j'étais petite et comme maman me rabaissait quand j'étais petite, ça a créé cette peur du rejet, tu vois ? Et donc, comme je n'ai pas envie d'être rejetée maintenant, je ne vais plus parler, je ne vais pas oser prendre la parole parce que ça me définit, non ? Si ma mère m'a rejetée, c'est que je ne suis pas à la hauteur, c'est que, ben, non, il ne faut pas que je prenne la parole. Sauf que non, parce que le passé explique mon comportement. Ton passé explique ton comportement, mais il ne justifie rien. Non, il ne justifie pas le fait que tu poursuis ce comportement, que tu continues comme ça. Parce que la vraie question à se poser, c'est pas « Pourquoi je suis comme ça ? Qu'est-ce qui a fait que je suis comme ça ? » C'est bien de comprendre ton passé, encore une fois, ça explique, mais ça ne justifie pas l'actualité, le fait de continuer comme ça. Pose-toi plutôt la question, « Quel est le bénéfice inconscient à continuer d'agir ainsi ? » « Pourquoi je continue à agir ainsi ? » Pourquoi je suis constamment dans l'évitement ? Est-ce que c'est parce que c'est par confort, par facilité ? Est-ce que c'est parce que j'ai pas l'habitude ? J'ai pas cette habitude ? Ou parce que c'est l'inconnu donc j'ai peur ? Peu importe, pose-toi la véritable question et sois vrai avec toi-même. Tu trouveras la réponse. Qu'est-ce que j'évite ? De quoi est-ce que j'ai peur finalement, vraiment ? Parce que moi aussi j'ai ma part de responsabilité dans tout ça. Je continue dans ce cheminement, je continue dans ce... dans ce comportement. Oui, je comprends pourquoi ça vient, parce que ma mère, parce que mon père, parce que mes frères ou que sais-je. Non, ça ne justifie pas. Et donc si tu arrives à trouver la réponse, et bien souvent ça va être, encore une fois, éviter la honte, éviter le jugement ou la déception. Ok ? Donc n'hésite pas à te poser la question, la question qui est donc, quel est le bénéfice inconscient pour moi d'agir comme ça, continuellement ? Et pas seulement pourquoi je fonctionne comme ça. Ok ? Donc cette vision, finalement, pourquoi j'insiste un petit peu dessus, elle te redonne le pouvoir. Oui, c'est vrai, je suis d'accord, et je le dis plusieurs fois, tu ne peux pas changer ton histoire. C'est vrai, tu ne peux pas changer ton histoire. Mais tu peux choisir de changer tes objectifs. Tu peux choisir tes objectifs. Et si ton but est de te libérer aujourd'hui de la peur du rejet, alors tu vas devoir désactiver certains anciens réflexes. Tu vas devoir le faire, pour toi, parce que c'est ton but. C'est pas leur but, c'est ton but à toi. Et c'est ta responsabilité, c'est ta tâche, comme dit précédemment, ok ? Ensuite, troisième vision, le rejet, c'est comme un miroir, pas une vérité. Si jamais tu n'as pas encore écouté l'épisode où je partage les 26 conseils par rapport à mes 26 ans, j'en parle justement et d'ailleurs, je t'inviterai à l'écouter, parce que c'est une pépite. Je me suis donnée à fond pour cet épisode aussi. Mais donc, le rejet, c'est comme un miroir. Parce que quand quelqu'un te rejette, bah encore une fois, qu'est-ce que ça veut dire ? Ce n'est pas une vérité sur toi, non. C'est une révélation sur lui, c'est une révélation sur elle. Ça en dit plus sur eux que sur toi, d'accord ? Parce qu'une personne qui ne peut pas accueillir ta lumière n'est pas en train de te dire que tu es trop. Elle est juste peut-être incapable d'aimer cette partie de toi ou de t'accepter comme tu es. Parce qu'elle a peur finalement de sa propre ombre. Ou de... Peu importe. Mais ça, c'est sa tâche à elle. C'est sa responsabilité. Pourquoi elle agit comme ça et pourquoi elle n'est pas en mesure de t'accepter ou que sais-je. C'est sa responsabilité. Et demande-toi, est-ce que toi aussi, tu as rejeté quelqu'un ? Parce que ça nous arrive aussi. C'est bien d'écouter ces épisodes et de vouloir comprendre certaines choses. Mais peut-être que nous aussi, on rejette des personnes. Peut-être que nous aussi, on fait des choses et que, justement, ça en dit long sur nous. Parce que rejeter finalement c'est humain, c'est humain. Et être rejeté, c'est un filtre, c'est une redirection, pas une condamnation. C'est un filtre qui finalement laisse partir ceux qui ne sont pas faits pour ton monde à toi. Et qui laisse place à ceux qui sauront te choisir toi, te voir toi et t'accepter toi. Ok ? Et dernière chose par rapport à cette vision, peut-être que dans tes relations, il y a des personnes avec qui tu t'adaptes trop. Tu te perds trop dans la relation. et Peu importe ce que tu fais, quoi que tu fasses, peu importe la manière de comment tu le fais, si la personne a décidé qu'elle ne te choisissait pas, elle ne changera pas. Parce qu'elle a décidé. Elle a décidé de ne pas te choisir et c'est sa responsabilité à elle, mais ça ne veut pas dire que tu n'es pas assez, que tu n'es pas ceci, cela. Tu es à la hauteur, mais la manière de réagir de la personne l'appartient. Ok ? Retiens-le. Parce que regarde, c'est sûr que dans tes relations, il y a des personnes qui t'acceptent vraiment pour qui tu es. Et si ce n'est pas encore le cas, peut-être que c'est parce que tu n'as pas encore trouvé qui toi tu es vraiment. Donc prends ce temps pour réfléchir à qu'est-ce que tu veux toi, et pourquoi tu continues à finalement cultiver ce type de comportement. Maintenant passons aux outils, parce que c'est aussi intéressant de voir comment on peut s'en libérer concrètement. On veut du concret aussi. Donc le premier que j'ai envie de te partager, c'est issu d'une vision aussi un petit peu psychanalytique, c'est à dire dans le but de briser le fantasme de toute puissance affective. Je sais que le mot est un peu bizarre et étrange, mais pour t'expliquer, quand on a eu peur du rejet ou quand on a peur du rejet, on croit qu'en devenant assez gentil, assez présente, assez parfaite, assez adaptée, on pourra éviter l'abandon, éviter la déception, éviter le rejet. Mais derrière cette peur, Il y a évidemment un scénario inconscient qui se rejoue, comme expliqué Juste avant. C'est-à-dire celui où l'on tente de convaincre quelqu'un de notre passé, de nous aimer enfin. Ça peut être un parent froid, ça peut être, peu importe, une autorité blessante, ça peut aussi être un premier amour qui ne nous a pas choisis. Et on confond alors le lien présent avec une tentative de réparer une blessure. Parce qu'encore une fois, pourquoi tu entraînes, pourquoi tu cultives ce comportement ? Tu sais que ça ne t'apporte pas. Tu sais que ça te fatigue, tu sais que ça t'épuise de t'adapter, mais pour autant tu cultives quand même ce comportement. C'est plus fort que moi, par exemple. J'en suis sûre que tu te l'es dit. J'en suis sûre qu'une fois dans ta vie, tu t'es dit pour une situation où t'as pas envie d'y aller mais pourtant t'y vas, tu te dis bah c'est plus fort que moi. Non, c'est pas plus fort que toi, c'est juste que t'as ce besoin inconscient de réparer quelque chose en toi. Et c'est là qu'on tombe dans ce que la psychanalyse appelle du coup un fantasme de toute puissance affective. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si je suis parfaite, l'autre ne pourra pas me rejeter. C'est un fantasme ! C'est un fantasme parce que c'est faux et c'est même dangereux. C'est dangereux pour toi parce que ce fantasme nous fait croire que si l'autre me rejette, c'est de ma faute. Si je souffre, c'est que je n'ai pas été assez bien. Alors qu'en réalité, l'amour n'est pas un contrôle. Non, l'amour n'est pas un contrôle, on ne contrôle pas l'amour. On ne contrôle pas cette sensation. C'est une rencontre. Tu n'as pas le pouvoir de forcer une rencontre, on est d'accord ? Non, on ne peut pas. Donc l'outil ici, c'est de confronter ce fantasme, de le briser. Oui. Et de te demander en toute conscience, est-ce que je cherche à aimer ou à convaincre ? Est-ce que je suis dans une relation ou en train de réparer une blessure ? Peut-être que cette question t'est inconfortable, peut-être que t'as pas du tout envie d'y répondre, mais elle est essentielle. Et surtout... Pose-toi la question. Ce rejet me fait mal, mais est-ce qu'il parle de moi ou de l'autre ? Donc quand tu comprends que le rejet ne parle pas que de toi, tu reprends une forme de dignité intérieure. C'est pour ça que je te le dis. Tu ne fais plus de la relation un verdict de ta valeur, mais un choix mutuel. Et là, tu deviens libre. Pas parce que tu es sûr d'être aimé, mais parce que tu n'essaies plus de te mériter. Ensuite, l'outil numéro 2. Évidemment, le journal de vérité. Ai-je été sincère ? Ai-je été sincère avec moi-même ? Chaque soir, par exemple. C'est un exemple, t'es pas obligé de le faire tous les soirs, mais bon, si tu veux vraiment que les choses changent, va falloir agir différemment. Donc, chaque soir, au lieu de te demander par exemple, est-ce qu'on m'a aimé aujourd'hui ? Est-ce que j'ai été assez bien ? Demande-toi plutôt, ai-je été fidèle à moi-même ? Ai-je été moi ? « Aie-je aimé ? » Avec sincérité, ai-je parlé avec intégrité ? Ai-je agi avec cohérence, avec respect envers moi-même ? Et là, on est dans une harmonie de soi à soi. On est dans une relation alignée avec soi-même. Et ça, c'est la meilleure chose que tu puisses t'offrir. Ça permet de recentrer l'estime sur des actes internes et non sur des validations extérieures. Et donc, petit à petit, qu'est-ce qui va se passer ? bête à boussole, devient l'alignement et pas l'approbation, ok ? Ensuite, dernier outil, essaie de t'exposer à des noms. Essaye de t'exposer à des noms. Des noms sécurisés, bien sûr. Le but n'est pas non plus de t'attaquer ou de te blesser toi-même, parce que c'est vrai qu'un nom, ça fait toujours mal. C'est une réalité. Mais on n'élimine pas la douleur. On l'affronte avec courage, avec intégrité, ok ? Mais bon. Ce qui est sûr, c'est que moi je te conseillerais de choisir des petites situations sans vraiment des enjeux vitaux pour t'entraîner à être rejeté. Sans panique, t'inquiète pas. Mais essaie de t'entraîner, c'est-à-dire propose une idée à un groupe, une idée que t'as envie de faire. Et vraiment, la pire chose qui puisse t'arriver c'est quoi ? Bah qu'on te dise non, c'est tout, c'est tout, y'a rien de mal. Qu'on te dise non. Et même toi, refuse un peu. Refuse, essaye. Refuse une demande avec fermeté, avec assurance. Tu sais qu'au fond de toi, tu n'as pas envie de dire oui, tu as envie de dire non. Donc dis-le, soit aligné, soit en adéquation, en cohérence avec toi-même. Ok ? Parce que l'autre ne peut pas deviner. Si tu as envie de dire non, tu dis non. Et de façon ferme. Et aussi, tu vois, rester dans la sérénité. Et tu peux même aussi, si tu veux, pour aller plus loin... Parlez d'une opinion un peu à contre-courant. Essaye et vois ce que ça donne. N'hésite pas ! C'est comme ça que tu existes, c'est comme ça que tu prends ta place, c'est comme ça qu'on a plus de toi. On n'a pas un mélange de toi plus ce que ta mamie pense. Je ne sais pas pourquoi je dis mamie, mais ce que ta mamie pense, ce que ton père pense, ce que ta mère pense, ce que ta voisine pense. Tu vois ? Parce que finalement, ton opinion, pour l'instant, c'est peut-être un mélange de toutes les opinions des uns et des autres. Mais moi, je veux que toi, tu puisses avoir ton opinion aussi. Ok ? Et n'oublie pas que chaque non est un non. qui ne t'effondre pas, te renforce. Ok ? C'est juste ça. Et le pire qui puisse t'arriver, c'est de recevoir un non. C'est tout. C'est tout. Et vraiment, oublie pas, je l'ai déjà dit dans un épisode précédent, mais si une personne n'est pas prête à t'accepter pour qui tu es, qu'est-ce que ça veut dire de la relation ? Qu'est-ce que ça veut dire de la relation ? Si une personne n'est pas prête à accepter ta situation, que par exemple, tu n'es pas en mesure d'écrire à la personne tous les jours et que la personne ça la frustre. Pas qu'elle fasse l'effort, déjà d'une. Et puis de deux, l'acceptation, elle est où dans tout ça ? Vraiment, la question que je t'ai posée tout à l'heure, c'est quand la dernière fois que tu as aimé sincèrement ? C'est pareil pour toi, tu vois, c'est pareil pour la personne aussi, mais encore une fois, ça c'est la tâche de l'autre. Mais toi, demande-toi, c'est quand la dernière fois que tu as aimé sincèrement ? Je trouve que cette question, elle est tellement belle, et on oublie les vérités dans ce type de situation. La simplicité, l'harmonie. La joie d'aimer sans attente, sans recevoir quoi que ce soit. T'as le droit, t'as le droit. Donc pour rapporter une conclusion à cet épisode, la peur du rejet, c'est humain. Mais évidemment, elle ne doit pas définir qui tu es. Elle ne doit pas être ton pilote. Parce que quand tu comprends que le rejet ne dit rien de ton essence, mais seulement des filtres des autres, quand tu choisis de vivre pour l'alignement, pas pour la validation, alors ma très chère... ou mon très cher, là tu vas goûter à une nouvelle forme de liberté. Le courage d'être détesté. Le courage d'exister pleinement. Le courage d'être toi. Je sais que c'est dur, je sais que ça fait peur. Le courage d'être détesté, c'est un peu fort. Mais est-ce que c'est pas te donner toi la permission de prendre ta place ? D'être là ? Je pense que oui. Donc merci à toi d'avoir écouté cet épisode. Si ça t'a plu, n'hésite pas à me le dire. Et si tu veux aussi le soutenir, pense à le partager. Ça me fait vraiment plaisir ou même à laisser un avis. Souviens-toi que tu n'as pas à mériter l'amour. Tu as juste à t'honorer toi. D'accord ? Promets-le-moi. J'espère vraiment que cet épisode t'a permis de prendre du recul et t'a permis de comprendre déjà le mécanisme de la peur du rejet et aussi te permet de prendre le pouvoir sur tout ça. Si c'est le cas, fais le nécessaire pour toi. Ok ? C'est toi et toi, toi pour toi et rien contre toi. Ok ? Et souviens-toi. Dernière chose, tu mérites des fleurs et des pastèques. On se retrouve la semaine prochaine. Oui, oui, la semaine prochaine pour un épisode inédit. Ça va être génial et je ne serai pas toute seule. Ça va être trop bien. Est-ce que je le dis ? Je ne sais pas. Pour les personnes qui sont encore là, je vais le dire. Parce que ça se trouve, il y en a qui ont quitté déjà. On va faire un épisode avec mon conjoint, avec Louis, sur la relation de couple. Donc, ça va être trop bien, je sais. que ça va être génial. D'ici là, moi je te dis, prends bien soin de toi, je te remercie bien fort, et comme toujours, choisis-toi. Gros bisous, Bye bye !