- Speaker #0
Salut à toi et bienvenue à un nouvel épisode de Diète et Gourmand, le podcast. Je suis vraiment ravi de te compter parmi mes auditeurs. Je t'invite dès à présent à t'abonner, à liker, à partager et à commenter pour ne rien louper de ce podcast dont le but premier est de te réconcilier avec ton assiette et ton corps. Je te souhaite une très bonne écoute. Salut !
- Speaker #1
Diète et Gourmand, le podcast.
- Speaker #2
Tu vas être un malade avec des régimes malades qu'on peut.
- Speaker #0
Eh bien, salut à toutes et à tous et bienvenue à un nouvel épisode de Diète et Gourmand, le podcast qui parle de notre rapport à notre corps et à notre assiette. Alors, quand on devient un parent, on a plein de questions sur plein de sujets qui arrivent. On veut tout bien faire pour nos enfants, on veut leur inculquer l'éducation parfaite. Mais bon, ça, c'est les principes. Et puis, quand on se retrouve avec l'enfant qui arrive, souvent, on voit qu'il y a une grande différence. Et puis, finalement, on finit par faire un petit peu comme on peut. Et du coup, le sujet de l'alimentation, il n'y échappe pas. Entre la volonté d'une alimentation saine, sans faute, et la réalité, il y a parfois une bonne grosse différence. Mais en vrai, est-ce que c'est mal pour autant ? Pourquoi on veut toujours la perfection pour nos enfants, quand nous-mêmes, on peut dire qu'on est quand même très loin de la perfection ? Et est-ce que c'est sain, justement, de viser cette fameuse perfection, de se mettre une pression là-dessus ? Est-ce qu'elle existe vraiment, cette perfection ? Pour parler de tous ces sujets, je reçois aujourd'hui ce qu'on peut appeler un daron expert. Il est chroniqueur. dans l'émission de France 5, les maternelles XXL, alors France 4 et France 5, tous les jours. Alors moi, je considère qu'il est titulaire d'un master en daronnerie option fille. Il a trois filles, dont une pas encore ado, si je ne me trompe pas, mais qui ne va pas tarder, je pense qu'on s'en rapproche. Il a accepté de témoigner du quotidien, de nourrir trois enfants, trois filles. Salut Thibault Jean-Grand.
- Speaker #1
Salut Julien et salut tout le monde.
- Speaker #0
Alors Thibault, déjà, merci beaucoup de te rendre disponible pour cet épisode. Est-ce que tu peux commencer par te présenter à notre auditeur ?
- Speaker #1
Thibaut, 30 et quelques années, 38 ans, je suis journaliste dans le sport pendant très longtemps, effectivement depuis quelques mois, dans cette formidable émission d'utilité publique qu'est les Maternelles XXL, et père de trois filles de 5, 7 et 10 ans.
- Speaker #0
Petite hésitation sur l'âge, petite fatigue ressentie.
- Speaker #1
Non mais tu sais comme ça en fait c'est les et demi. Là c'était 10, 7, 5 et là elles sont toutes sur les et demi. Donc il y en a pour certaines elles ont quasiment 8 ans etc. Mais les années c'est 2015, 2018, 2020.
- Speaker #0
Alors moi je rigole parce que toi à partir de quel âge t'as arrêté de donner l'âge de tes enfants en mois ? Parce que alors moi ça ferait... A partir d'un an j'ai arrêté moi.
- Speaker #1
Ah c'est une bonne question. Moi ça me saoulait.
- Speaker #0
Ils sont 2 et 3 ans et dès qu'ils ont un an, ils ont un an et un an et demi.
- Speaker #1
Je ne sais pas si je n'ai pas attendu les... Peut-être les deux ans ou un an et demi, je ne sais pas. Tu dis encore 16 mois, 18 mois, peut-être deux ans.
- Speaker #0
Tu ne peux pas rigoler de ta petite hésitation parce que moi je suis perdu à chaque fois. C'est un peu Jean-Michel Nul en maths.
- Speaker #1
Mais est-ce que tu dis quand même deux ans et demi, trois ans et demi ou non ? C'est deux ans, trois ans ? Ah non, non, si les demi. Ah les demi quand même, ok.
- Speaker #0
Même les un an, ouais, il va bientôt avoir un an. C'est trop compliqué. Les parents, je les vois direct dégainer des semaines.
- Speaker #1
17 jours et 4 ans. Ah ouais, trop fort. Trop trop fort.
- Speaker #0
Donc le but de cet épisode aujourd'hui, alors là on est sur un... vous êtes habitués, les auditeurs des fois on reçoit souvent des experts santé qui ont sorti des livres. Là c'est pas du tout ça, pas de pression Thibaut, on va pas... l'idée c'est vraiment un témoignage, parler du rôle de parents et de darons. On est deux darons tous les deux présents dans ce studio. En aucun cas il s'agit de dire quoi faire, les injonctions... J'en parle aussi souvent sur les sujets diététiques, les injonctions, je déteste ça. On peut donner un petit peu des conseils, voir des indications et partager des témoignages, mais les injections, ça n'a pas sa place dans ce podcast. Et donc pour parler de l'alimentation et des darons, il y a un premier truc qui m'est venu en tête, Thibaut, tu as eu ta première à quel âge ?
- Speaker #1
À 28 ans.
- Speaker #0
28 ans, la fameuse couvade en tant que daron. Est-ce que tu l'as connue, tu l'as vécue ou pas ?
- Speaker #1
Alors non pas du tout, on parle de la couvade physique vraiment ? Qu'est-ce que la couvade ? Moi tu me dis ça, la couvade en tout cas quand ma femme a attendu notre première fille, les gens autour disaient attention la couvade, et c'était vraiment le truc physique de se dire de grossir en même temps que ta femme, c'est ça dont tu parles ?
- Speaker #0
En fait quand on se renseigne, effectivement la couvade on a tendance à la réduire, tu prends du poids en même temps que ta femme pendant la grossesse, Mais en fait, c'est bien plus vaste que ça, parce que cette prise de poids, elle s'explique peut-être par une sédentarité qui est un peu plus importante. Mais surtout, c'est lié peut-être aussi à un stress. On sait que le stress et l'anxiété, ça peut être des facteurs qui te font prendre du poids. Et du coup, l'arrivée d'un enfant, c'est quand même pas rien dans une vie. Peut-être aussi des fois, une période de grossesse un petit peu compliquée pour ta femme. Et du coup, toi, tu vis ça à côté. Et du coup, effectivement, ça peut se traduire par une prise de poids. Mais c'est quand même plus vaste que ça.
- Speaker #1
Alors non... D'ailleurs, que ce soit physique ou mental, non, il n'y a pas eu de couvade. Après, on en reparlera peut-être plus tard, mais physiquement, c'est un peu normal parce que ça fait longtemps que je surveille énormément mon alimentation, justement. Peut-être qu'on en parlera tout à l'heure, donc là-dessus, non. Et puis mentalement, non, parce qu'on était prêts depuis longtemps. C'était vraiment un truc réfléchi, etc. La grossesse s'est plutôt bien passée dans l'ensemble. Non, non, ça s'est très bien passé.
- Speaker #0
Ça, c'est une bonne note.
- Speaker #1
Et même à l'inverse, j'ai envie de te dire... Et ça, c'est vrai que je l'ai fait pour mes trois filles. Quelques mois avant l'accouchement, c'est à l'inverse. Je me suis plus que repris en main. Je me suis dit, je vais être au top quand ma fille va naître. C'est un peu bête parce qu'elle ne s'en rappellera pas à quoi. Mais je me suis dit, justement, je ne veux pas être le père qui se laisse un peu aller. Et donc, les dernières semaines avant mes trois accouchements, j'ai fait attention à ce que j'ai mangé. J'ai peut-être repris un peu plus le sport. Et à chaque fois, aux naissances, les trois étés où j'étais au top, c'était 2015, était 2018, était 2020.
- Speaker #0
Donc là, il y a le sportif qui reprend le dessus, qui fait une préparation. Ouais, non, mais dans cet esprit, c'est un peu comme ça. Le début de la compète, naissance.
- Speaker #1
Exactement. Ma fille arrive, je vais être au top pour l'arrivée de ma fille.
- Speaker #0
Mais alors ça, c'est carrément ce qu'il faudrait faire, en fait. Enfin, sens fort. Alors après, chacun met le curseur là où il veut, mais c'est vrai de se dire, bah oui, en fait, c'est comme ça qu'on devrait se préparer. Parce qu'on en parlait tout à l'heure avant d'enregistrer l'épisode, c'est pas rien quand même d'avoir des enfants. Donc c'est un peu fatigant. Et du coup, ça s'est traduit par quoi ? Sport et alimentation ?
- Speaker #1
Oui, parce que je ne fais pas énormément... Là, ça fait quelques années que je fais du sport régulièrement, mais là, c'était une époque où je n'en faisais pas spécialement. Mais en fait, j'ai toujours été par période. Parce que, par exemple, l'aspect sportif de ma vie, j'ai fait des marathons, je fais deux marathons, mais je ne suis pas du tout un joggeur. C'est-à-dire que quand j'ai fait les marathons, je me suis préparé quatre mois avant, pendant... Donc, quatre fois par semaine, j'ai fait mon marathon et après, terminé. Je suis ce genre de gars. Et donc, au moment de la naissance de mes filles, c'est ça. Je suis passé de rien à au cinquième, sixième mois, je me suis remis à courir un peu, à faire un peu de sport, etc. C'est plutôt dans ce sens-là. Ok.
- Speaker #0
Alors là, pour le coup, on n'en a pas discuté avant, mais moi, je suis exactement comme toi. Et même, moi, j'ai fait deux marathons et après, je me suis dit, bon, allez, on va passer à autre chose. On commence à faire des trails, des trucs comme ça. Mais j'en fais un par an. Et par contre, je me dis que... Le fait de me le dater, de m'inscrire, souvent tu t'inscris maintenant, en plus c'est le pire empire, tu t'inscris un an à l'avance, tu te dis au moins c'est peut-être un investissement santé aussi, de me dire comme ça ça me permet de faire un peu gaffe, je ne me mets pas de pression sur les temps, sur les trucs, je termine et puis voilà. Mais là, moi j'aime bien pousser, je suis un peu comme ça, je suis un peu un débile du challenge de pousser un peu les curseurs. C'est ça qui nous pousse je pense. Ouais, c'est rigolo. Et puis c'est intéressant, on parle souvent dans ce podcast du rapport au corps. C'est assez marrant de se dire que finalement le corps peut un peu nous surprendre. C'est plutôt agréable. Moi j'ai fait du foot. Adolescence c'était sport co, s'il n'y avait pas une balle ou un ballon, je détestais courir. Puis finalement quand tu te mets à courir...
- Speaker #1
Alors moi je n'ai pas eu ce truc-là parce que je n'ai pas aimé ça plus que ça. Et à chaque fois que les marathons étaient terminés, je rangeais les chaussures. Ah ouais, t'avais un pré-rejet. Ah ouais, j'aime plus courir. Non, non, il me faut un peu plus de ludique. J'ai encore besoin de la balle ou de la raquette.
- Speaker #0
Ouais, ouais, ça c'est normal. C'est un peu... Bon, on se rejoint un petit peu. Un petit peu là-dessus. Et du coup, au moment de la grossesse, est-ce que tu as eu vraiment une réflexion sur ce... Alors toi, tu dis que tu fais beaucoup attention à ton alimentation. Je crois me souvenir, parce que j'écoutais pas mal de podcasts avec toi, notamment celui que tu avais enregistré avec ton pote Oussem. Les paternels, le podcast des paternels. Voilà. Ta femme est infirmière ?
- Speaker #1
Non, elle était manipulatrice radio et maintenant elle est instite. D'accord, elle a un stit.
- Speaker #0
Mais du coup, vous avez fait attention. Mais est-ce que l'alimentation a été une question au moment de la grossesse ? Comment on va faire, surtout pour le premier ?
- Speaker #1
Alors, pas vraiment une question, parce que, encore une fois, rapport à mon corps, en fait, c'est des questions que j'ai eues avant pour moi-même. J'ai lu pas mal de choses, je me suis pas mal renseigné. Bien avant d'être père, pour moi-même, être en meilleure santé, être moins gras, être moins gros, c'était ça le but. Et donc... Au moment de la naissance de mes filles, ça n'a pas été plus des interrogations, mais c'était des discussions avec ma femme. De se dire, en fait, on mange pas mal au quotidien. Les bases sont là. Oui, c'est ça, on reste sur les bases. Je pense qu'on avait déjà une éducation. Donc, on ne s'est pas posé beaucoup de questions. On en a parlé et ça a été assez naturel ce qu'on a fait.
- Speaker #0
Ok. Donc, ça, c'est bien. Pas d'angoisse, pas de culpabilité.
- Speaker #1
Non. Et puis même sur les... On en parlera peut-être tout à l'heure, mais après, sur les premiers mois, tu as les débats, oui, mais il faut tout faire maison, pas maison. Moi, j'achète des petits pots, etc. Malheureusement, tu sais comme ça, quand tu bosses, tu ne peux pas faire tous les jours à manger tout le temps. Il y a eu aussi des petits pots, pas mal, des petits plats tout prêts. Bien sûr. Il n'y a pas eu que du... Attention.
- Speaker #0
Oui, et puis de toute façon, quand on... Mais encore une fois, le parfait, c'est un... Un peu l'introduction, qu'est-ce que c'est le parfait en fait ? Parce que nous-mêmes on n'est pas parfait en fait. Et mon rôle de diététicien c'est pas d'inculquer une perfection, parce que ça, je veux dire, ça n'existe pas. Et d'ailleurs ça marche pas. Les diététiciens qui font ça, si tu viens me voir pour un projet autour de ton alimentation, de perdre du poids, souvent... Pourquoi les gens ont une mauvaise image de la diététique ? C'est qu'à une époque on leur disait, ok, moi sur un papier en théorie je vais te dire ce que tu dois manger, je me suis pas renseigné sur ce que t'aimes, sur ton mode de vie, sur tes horaires, on en parlait tout à l'heure, t'as vécu des Des périodes professionnelles où tu bossais la nuit et tout ça. Donc, ça peut être aussi... Je te fais un plan alimentaire, je te l'envoie. Et après, toi, t'en fais quoi ? Et ça, ça ne marche pas, en fait. Parce qu'on n'est pas des robots. On ne mange pas tous la même chose. On a plein de valeurs, plein d'éducations différentes. Et c'est en ça qu'il faut faire un peu avec ce qu'on a.
- Speaker #1
Et puis, je dirais aussi que nos corps sont évidemment uniques et réagissent de manière différente aux aliments, aux gras, au sucre, etc. Et c'est ça qui est un peu injuste. Moi, j'ai eu un frère qui a mangé toute l'adolescence. Merci. 10 fois plus que moi, il a toujours été hyper mince, il le paye un peu maintenant justement.
- Speaker #0
Ouais, ça ne te rattrape pas.
- Speaker #1
J'ai toujours eu besoin justement depuis jeune de faire très attention.
- Speaker #0
De faire gaffe, ok. Et du coup, une fois l'enfant arrivé, la première, est-ce que tu as eu des petits trucs qui t'ont surpris ? Tu dis, ah ouais finalement, on pensait, on mange bien, on veut lui faire bien manger des trucs. Est-ce que tu as rencontré un petit peu des freins, des barrières ? Est-ce qu'elles ont été un peu dures sur l'alimentation, sur certains points ?
- Speaker #1
Alors pas trop justement avec les deux premières. Ça s'est plutôt bien passé, il y a eu du légume, on a introduit, tout s'est plutôt bien passé, elles ont plutôt bien mangé. C'est plutôt la dernière justement qui nous a posé plus de soucis, qui était beaucoup plus difficile, ça a été beaucoup plus compliqué de lui faire manger des légumes. Même elle avait du mal à boire de l'eau, tout simplement, elle ne buvait pas d'eau. Donc on s'est retrouvé des fois à devoir mettre de l'eau dans sa purée. Parce que comme elle ne prenait pas de l'eau pour l'hydrater, on donnait l'eau à la petite cuillère, etc. Donc ça a été plus compliqué avec la dernière. et en fait c'est quand t'arrives sur des trucs comme ça que tu réalises qu'il n'y a pas de j'en parlais tout à l'heure mais il n'y a pas de solution miracle en fait, moi c'est là où je te rejoins sur les injonctions ou les mamans parfaites ou papa parfait que tu peux entendre parfois en disant ah oui mais tu fais comme ci, tu fais comme ça mais en fait non, peut-être que ça marche chez toi avec tes enfants et que tant mieux pour toi mais malheureusement en fait il n'y a pas de formule miracle et c'est d'ailleurs souvent si on développe un peu ce truc là c'est de
- Speaker #0
Ce contre quoi on lutte sur le marché de la nutrition, c'est que nous les diètes, on est confronté à des influenceurs Instagram qui n'y connaissent rien et qui pensent avoir une méthode parce que ça a marché pour eux. Et donc ils se disent, ça a marché pour moi, je vends ce truc-là et ça marchera pour tout le monde. Mais non, et puis c'est surtout qu'il y a aussi la notion du plaisir. Apprendre à un enfant à manger, ce n'est pas que lui apprendre les bonnes choses, entre guillemets, lui dire voilà comment il faut manger. Ça, c'est un gros accompagnement. Il faut lui apprendre aussi le plaisir. Et moi, je dis toujours ce qui est compliqué pour un enfant. c'est qu'on lui impose ses repas à l'enfant. Ce n'est pas lui qui prépare ses repas. Donc forcément, déjà, nous, si tous les jours, on nous imposait des repas, peut-être qu'il y a des fois, on nous ferait des rejets et ce ne serait pas cool.
- Speaker #1
On les a fait longtemps à la maison.
- Speaker #0
Est-ce que tu les accompagnais ? Enfin, à vous accompagner sur la préparation. Ça, c'est un truc qui est... S'il y a une recommandation, moi, je le ferais. Faites préparer, même préparer les repas. Il ne s'agit pas de tout cuisiner, mais quand vous préparez vos repas... Amenez-les dans la cuisine.
- Speaker #1
On le fait de temps en temps. Mais tu vois, on le fait plus, pas pour les repas du quotidien, mais plutôt pour des repas exceptionnels.
- Speaker #0
Les enives, les gâteaux. On va faire un gâteau,
- Speaker #1
on va faire des crêpes, donc à faire la pâte de temps en temps. Et c'est vrai qu'elles aiment bien ça. Même moi, parfois, je serais là en me disant, je vais faire ma pâte à crêpes. Ils me disent, ah papa, je peux faire avec toi. Donc ça va prendre deux heures de plus. Mais déjà, c'est un moment avec elles, donc c'est génial. Et oui, je suis assez conscient et assez d'accord avec toi sur le fait que c'est bien, au plus jeune âge, de les éduquer justement à la cuisine, à la nourriture, leur expliquer les aliments, comment ça devient de la farine, du sucre, à la fin à ton gâteau, etc. Et puis commencer à leur dire aussi ce qui est bon ou moins bon.
- Speaker #0
Oui, et puis parfois aussi, si tu as des enfants qui n'aiment pas quelque chose, leur faire peur. juste préparer le truc moi je sais que mon fils par exemple on avait une petite tour à la maison tu mets la tour à côté même t'es à côté donc à côté de la gazinière ou de ta plaque induction et tu lui fais remuer une sauce ou un truc et puis tu vas lui dire bah tiens les haricots verts t'aimes pas trop ça mais regarde comment on les prépare si c'est toi qui les prépare et franchement c'est bête mais ça marche alors ça marche pas tout le temps mais t'augmentes tes chances pour
- Speaker #1
faire découvrir un aliment moi ça marche pas sur la longueur le soir même c'est bien et puis le lendemain ou deux jours après c'est à dire tiens les haricots Ah non, mais tu m'as eu une fois, tu ne meuras pas deux fois. Mais bon, ça peut être...
- Speaker #0
Mais il y a quand même quelque chose à savoir pour les parents qui peuvent être en difficulté avec le goût de leurs enfants. Il y a quand même un truc qui est important, c'est qu'un enfant, on peut lui donner jusqu'à dix fois un aliment avant qu'il l'aime, avant qu'il l'apprécie. Donc, il ne s'agit pas de forcer tous les jours pendant dix jours sur le même truc. Mais au moins de se dire, ce n'est pas grave, les goûts se construisent. Et en plus, effectivement, tu... tu le témoignes bien avec tes trois filles, la dernière ça a été plus dur, pourtant je pense qu'entre temps vous n'avez pas changé ni votre façon de manger ni votre façon de préparer les repas mais chaque individu est différent et c'est là qu'il faut un petit peu s'adapter. Du coup sur la dernière maintenant ça va mieux ?
- Speaker #1
Ça va mieux mais elle a ce réflexe qui est fou de toujours dire j'aime pas ça, en fait elle aime rien si tu l'écoutes. En fait c'est pas des pâtes qui est le repas Voilà. préférées ou des frites éventuellement, le premier réflexe elle dit j'aime pas ça. Donc elle va s'installer, on va dire mais si, et puis elle va finir par manger à petite dose, elle va prendre son temps etc. Elle a quand même toujours ce réflexe, elle est comme ça, elle mange moins que ses soeurs, moins bien, mais oui ça va mieux maintenant elle boit son café. Elle arrive à boire de l'eau. Bon ça c'est cool. Elle a 5 ans, ça va mieux.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a souvent un truc aussi compliqué quand on est parent, enfin compliqué, c'est de proposer des trucs que nous on n'aime pas Par exemple, tu n'aimes pas, je ne sais pas, moi je connais des gens qui n'aiment pas la viande hachée, la viande de bœuf. Pour la faire découvrir, pour cuisiner un truc à tes enfants que tu n'aimes pas, ce n'est pas facile. Est-ce que toi tu as pu...
- Speaker #1
C'est vrai que je ne le fais pas trop. Pas assez je pense. Oui, mais c'est normal. Des choses qu'on n'aime pas, on ne va pas les manger. Tu ne vas pas les manger toi déjà. On va moins les faire. Non, c'est vrai qu'on ne les fait pas. Après, peut-être qu'on le fait plus avec... Il y a un légume signature chez nous, c'est la courgette qu'on fait à toutes les sauces. Mais ça, ça vient peut-être quand même de notre première fille où on s'est dit, bon, vraiment, il faut quand même qu'il y ait du légume. Et je pense que c'était peut-être le légume vert qu'on aimait le mieux. C'est un grand mot pour un légume vert qu'on déteste vraiment, on va dire. Et donc, c'est celui-ci qu'on a fait un peu à toutes les sauces, du coup. Mais qui t'a peut-être un peu trop laissé de côté. Mais si, tiens, j'y pense. Ma dernière, elle aime bien le brocoli, alors que ma femme et moi, on déteste ça. Mais donc, de temps en temps, on achète du brocoli. D'ailleurs, les trois aiment plutôt ça.
- Speaker #0
mais si tu vois c'est le genre d'aliments que moi je mangerais pas ou ça me fous de quoi ça doit être un bel effort pour vous parce que le brocoli quand tu le cuis tu le sens quand même pour peu que t'aimes pas si t'aimes pas ça, faut le faire le brocoli on le fait c'est bien franchement c'est top il y a aussi un truc que j'ai appris il y a pas très longtemps justement en enregistrant un épisode avec avec un invité qui lui était chercheur au CNRS, qui est dédié sur tous les trucs du cerveau, le fonctionnement du cerveau et tout.
- Speaker #1
Ah ouais, t'as eu des beaux invités.
- Speaker #0
Ouais, j'ai eu des pontes. Et lui en fait, il expliquait que, alors déjà, toute la culpabilité autour du gras, du sucre, c'est un phénomène naturel. Notre ADN est fait pour qu'on soit, par des problématiques de survie, qu'on est attiré par le gras, le sucre et le salé. Mais aussi les enfants aiment bien tout ce qui est légumineuse. On aurait tendance à dire, les lentilles, ils ne vont pas aimer ça. Et parce que c'est une consistance vraiment, c'est très consistant comme plat, c'est aussi des instincts de survie, ils vont préférer ça. Ils vont préférer les choses un peu consistantes et un peu lourdes. Ah ouais,
- Speaker #1
les lentilles on fait peu aussi.
- Speaker #0
C'est pour ça que potentiellement ils aiment bien, bon les pâtes ça a toujours un goût un petit peu sucré, et puis c'est très doux, donc je pense qu'ils aiment bien. Mais le côté très consistant, les enfants ont tendance à apprécier ça naturellement. C'est un peu instinctif.
- Speaker #1
L'Antille, pour le coup, je pense qu'à la cantine, ils sont au courant de ça. Ils en mangent pas mal. Et c'est vrai qu'ils aiment bien.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, le sujet de la cantine. Tu participes, toi, aux réunions ? Avec les écoles, vous avez des réunions avec justement la cantine et l'élaboration des menus, les fameuses commissions. Vous avez ça ?
- Speaker #1
Non, mais ça, c'est des sujets qui sont abordés, je crois, au conseil. Conseil de classe, deux ou trois fois par an. Il y a en général un représentant de la mairie, parce que ça passe par la mairie. Donc parfois il y a des questions qui sont soulevées, mais pas plus que ça. On ne partit pas à grand chose là-dessus.
- Speaker #0
Et alors, question là, tu arrives à voir des retours de tes filles si elles mangent bien à la cantine ou pas ? Moi, mes enfants, je les récupère. Enfin, mon fils qui est encore à la...
- Speaker #1
Il ne te dit rien.
- Speaker #0
Mais mon fils, il ne se souvient pas de sa journée. Ou alors, il veut garder le truc un peu... Ça, c'est ma vie privée maintenant. Il ne parle pas de ça, tu vois. Alors de savoir ce qu'ils mangent à la cantine, on le voit le soir par rapport à son appétit en fait.
- Speaker #1
Alors moi la chance que j'ai, c'est que j'ai trois filles. Alors elles sont en maternelle et primaire, mais c'est la même cantine. Donc en général avec les trois, j'ai des bribes. D'arrêt ma classe. Je reconstitue le repas. Tu fais une vraie enquête. Du coup tu arrives à avoir un repas. Non et puis les menus sont affichés, donc c'est vrai que j'aime bien justement avoir curiosité à les voir. Et après si elles mangent beaucoup, enfin les doses qu'elles prennent. Bon ma grande maintenant elle est en CM2, donc je sais à peu près. c'est me dire ce qu'elle mange ou pas et puis pour les plus petites c'était les Souvent les femmes du périscolaire sont dans les milieux aussi, donc elles vont dire « Tiens, votre fille, elle mange ou pas beaucoup ? » En l'occurrence, elle mange pas beaucoup, mais on avait l'information. Ouais, ouais.
- Speaker #0
On s'en doutait, ouais. Bon, moi j'ai la chance, dans la commune où je suis, ma reconversion diététique, elle date pas d'aussi longtemps que ça, et on a des stages en restauration collective à faire, et je l'ai fait dans la cuisine centrale de ma ville. Donc ce qui est bien en plus, c'est que nous c'est une cuisine centrale, donc c'est vraiment des plats cuisinés et tout, ça c'est top. Une petite cuisine centrale.
- Speaker #1
Ils arrosent toute la ville ?
- Speaker #0
Ouais. Donc ils donnent pour les employés de la mairie Pour les écoles Et aussi pour les établissements type EHPAD Et du coup j'ai travaillé là-bas Donc au moins je suis rassuré, je sais comment ça se passe Et ça se passe bien du coup Je sais que c'est de la très bonne qualité Donc ça c'est plutôt rassurant Mais je sais que c'est un vrai sujet pour les parents On est dans les groupes WhatsApp de parents d'élèves Le sujet bouffe
- Speaker #1
Il est central Moi j'avais été rassuré il y a quelques années Parce que dans ma famille quelqu'un Vous connaissez quelqu'un qui bossait à la ville, etc. Et particulièrement, justement, sur l'aspect de la cantine. Et vous avez dit qu'elle était top. Enfin, la ville, justement, il faisait beaucoup d'efforts pour que ce soit des légumes frais, du coin, etc. Donc, j'avais été rassuré assez vite là-dessus. Mais c'est vrai que depuis... Non, il n'y a pas beaucoup d'échanges. Nous,
- Speaker #0
je sais qu'on a eu la possibilité aussi de venir manger. Enfin, tu as deux ou trois parents d'élèves qui peuvent venir manger le temps d'un repas, justement pour se rendre compte un petit peu. Moi, je suis déjà à diète de métier, donc je ne participe pas à tous ces trucs. Je laisse les parents parce que je sais comment ça se passe, les commissions. Mais d'ailleurs, je sais que dans l'émission au maternel, vous en aviez parlé un petit peu sur les réunions d'en rentrée. Alors, c'était un petit peu autre chose, mais toutes les angoisses des parents qui peuvent ressentir des questions des fois. Les fameuses rues de rentrée, voilà.
- Speaker #1
Oui, j'avais fait une chronique là-dessus au début d'année. Ce que j'avais passé, c'était 1h42 cette année pour la réunion de rentrée. Et c'est ce que je disais, c'est qu'en fait, ce n'est pas de la faute des maîtresses, les pauvres. C'est les parents qui sont là et parfois qui posent des questions hallucinantes. Est-ce qu'il y aura des gommettes de couleur pour le comportement, etc. Et là, je parle de ma grande section maternelle. Petite section encore, je pense qu'on est tous passés par là, quand j'étais le premier enfant avec ma première, etc. On a envie de tout savoir. Mais là, on est arrivé en grande section. J'ai fait aussi ma grande, justement, en CM2. Il y a des questions incroyables. Oui, j'ai une collègue, justement, Marie, dans l'émission, elle avait entendu un parent en réunion qui demandait si dans la course, c'était des conifères ou des sacs de papage.
- Speaker #0
Ça, je me souviens, ça m'avait marqué.
- Speaker #1
C'est incroyable, quand même. Là,
- Speaker #0
tu as traduit les angoisses.
- Speaker #1
Oui, je pense que là, ça va un peu loin.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, si on aborde maintenant aussi par rapport à l'alimentation des enfants, il y a aussi l'entourage, même l'alimentation en général, l'entourage parfois peut... peu balancer un peu des remarques, balancer un peu des « tu devrais faire ci, tu devrais faire ça » . Moi, je pense souvent aux grands-parents qui aiment bien. C'est souvent bienveillant, d'ailleurs. Ce n'est pas du tout dans de la critique. Et d'ailleurs, ce qui est marrant, ce que je constate aussi, moi, petit à petit, c'est que, moi, ça va, ils sont plutôt cools, quand même. Mais il y a quand même des fois des remarques, des trucs, mais encore une fois, c'est très bienveillant. Mais par contre, ils te disent d'entrer, ils te donnent des conseils, mais par contre, quand ils viennent chez moi, nous, on est grands-parents, c'est open bar, c'est plaisir.
- Speaker #1
il y aura zéro règle c'est vrai que c'est un peu comme ça d'ailleurs ce que tu dis pour la nutrition c'est valable pour tout pour le sommeil, pour l'éducation mais moi un peu comme toi mes parents sont plutôt cool là dessus mes parents aussi mais parfois oui tu peux avoir ce réflexe je pense qu'ils ont qui est un peu nous on a fait comme ça ça a marché voilà mais franchement pas tant que ça je pense que à mon avis il ya des familles où c'est bien pire donc non là dessus on est un peu un peu tranquille et la mine c'est plus non ça se passe plutôt bien dans le sens où parfois quand on parle de nos filles dans l'éducation ou l'alimentation ça peut être du conseil mais en discutant quoi oui pas j'ai jamais trop ressenti d'injonction vous devriez faire comme ça non ça je n'ai pas non
- Speaker #0
Moi, c'est un peu particulier parce qu'en tant que diète, moi, c'est un peu l'inverse de... Mais ce n'est pas vis-à-vis de mes parents, mais c'est aussi vis-à-vis de mon entourage.
- Speaker #1
C'est toi qui as envie de dire aux gens ? Non, mais du tout.
- Speaker #0
Mais les gens pensent ça, par contre. Dès que je suis invité avec mes potes, apéro, piste, mes potes... Ils t'excusent ?
- Speaker #1
Non, c'est-à-dire... Ah bah, désolé.
- Speaker #0
Tu vois, mon pote d'enfance, avec qui on était venu à ton émission, c'est quelqu'un qui... Je suis pote avec lui depuis le collège, tu vois, c'est vraiment... Et quand je vais chez lui, apéro... Par contre, désolé, ce soir, on n'a pas fait équilibré, on a mis des chips. Il s'excuse. Les enfants, ils mangent... Et là, On est dans la vraie vie là, je ne vais pas analyser ton assiette. Et moi j'ai ce truc là, c'est dingue parce que même dans le monde du travail, j'ai ça aussi. Dès que je participe à un repas avec des gens, quand j'avais intégré la fondation pour laquelle je travaille, on me présente, c'est le diet, aujourd'hui désolé ça n'a pas été équilibré,
- Speaker #1
les gens s'excusent en permanence. Ça veut dire quoi ça tu penses ?
- Speaker #0
Je ne sais pas, est-ce que ça traduit pareil ce besoin ?
- Speaker #1
Les gens savent qu'ils déconnent, mais ils le savent peut-être. Mais c'est ça en fait,
- Speaker #0
pourquoi tu as besoin de te justifier d'un truc qu'on ne te demande pas ? C'est bizarre. Moi j'ai ce truc-là un peu. Et puis alors surtout... Avec les enfants, ils doivent s'imaginer que du coup les enfants mangent des légumes et il y a zéro repas plaisir, on ne va pas au McDo et on ne fait pas ça. Mais ça c'est la vieille image de la diététique, du mec en blouse qui va te faire bouffer des carottes râpées toute ta vie. On le traîne encore ce truc-là et c'est assez marrant. Alors que moi, déjà le podcast s'appelle Diété Gourmand, donc déjà ça pose un peu le... Ça impose un peu le truc, mais la gourmandise, c'est un truc qui s'apprend aussi, qui se travaille.
- Speaker #1
On n'est pas en vidéo, mais on peut mentionner ta casquette ou pas ?
- Speaker #0
Je ne sais pas, je ne parle pas italien. Non,
- Speaker #1
moi non plus. Il y a écrit « Fanculo la dieta » .
- Speaker #0
Je crois que c'est « Allez la juve » .
- Speaker #1
On va mettre des gars sur la trottinette.
- Speaker #0
C'est un vrai message parce qu'il y en a marre de ça. Nous, on est là pour apprendre à aider les gens à mieux manger, pour être en bonne santé. Et on est trop sur le poids. Nous, on est vus comme des amégrissologues. C'est vraiment un problème. Et c'est compliqué parce qu'en plus, il y a plein de domaines. La diététique, on n'est pas forcément reconnu entre diététicien, nutritionniste. C'est très compliqué. Alors que le diététicien, moi je ne fais pas ma pub, mais j'ai fait une reconversion assez récemment. Je me suis renseigné là-dessus. Le diététicien, c'est un vrai diplôme de deux ans sur l'alimentation. Un médecin nutritionniste, c'est une... C'est une spécification qui ne va pas prendre beaucoup de temps en termes d'heures de cours et tout ça. Ça ne veut pas dire que c'est tous des charlatans, mais ça veut dire que chacun a sa place. Et on n'a pas encore vu, quand tu as un problème de bagnole, tu vas avoir un garagiste. Quand tu as un problème autour de ton alimentation, tu ne vas pas forcément avoir un fiette.
- Speaker #1
Tu ne vas peut-être pas avoir le bon.
- Speaker #0
Voilà. Donc ça, c'est un sujet. Et alors moi, il y a un autre sujet qui m'intéresse beaucoup d'un point de vue d'un daron qui a trois filles, dont une qui a 10 ans. Et d'ailleurs, moi, j'ai fait un épisode là dessus avec avec une influenceuse qui est sur Instagram qui s'appelle Lâche ton assiette. J'en parle, j'en parle beaucoup, mais qui est vraiment important parce que c'est le rapport au corps. On a parlé un peu de l'alimentation. Bon, ça, c'est une chose, mais je refais la parenthèse quand même. La gourmandise, ça, c'est un truc qui se travaille. Il ne faut pas les parents culpabilisent trop. d'instants gourmands, on a peur aussi que nos enfants, il y ait des dérives parce que toi, tes filles qui arrivent pas loin de l'adolescence, on sait que c'est une période qui peut être potentiellement... voilà, ça peut questionner aussi pas mal, mais n'hésitez pas, enfin faut pas culpabiliser de leur faire manger des bonbons et des choses. Moi l'autre fois, dans une boulangerie, j'ai entendu... bon alors après on connaît pas l'histoire de la journée mais... Un père qui dit, l'enfant ne demande pas au chocolat, le père dit non, ça c'est du sucre, il ne faut pas, c'est du poison. Tu vois, à trop vouloir bien faire, tu diabolises plein de trucs et là tu peux créer des problèmes.
- Speaker #1
Non, non, mais ce n'est pas l'idée.
- Speaker #0
Non, complètement. Mais du coup, le rapport au corps, est-ce que ça c'est toi quelque chose qui commence un peu à émerger ? C'est des sujets qui émergent vis-à-vis de ta fille ?
- Speaker #1
Moi, ça m'a... Moi, ce sujet-là, justement, je l'ai eu avant, quand ma femme était enceinte. Parce que moi, je n'ai pas eu de problème de poids. J'ai eu des bonnes variations. Je n'ai jamais été obèse, mais j'ai été vraiment beaucoup plus gros et gras. Après, encore une fois, chacun fait ce qu'il veut. Il y a des gens qui sont comme ça, qui sont bien dans leur corps, etc. Mais moi, ça ne m'allait pas. Et je me sens mieux quand j'ai ces kilos en moins. Donc moi, c'est quelque chose... Avant d'être papa, bien avant, qui m'a beaucoup questionné, je me suis beaucoup intéressé à ça, etc. Et effectivement, au moment où je me suis dit je vais avoir un enfant, dans l'idée on sait très bien comment c'est, même les enfants entre eux, etc. Si ton enfant il est un peu trop gros, en fait si ton enfant est différent, il va souffrir à un moment donné, la cour de récré peut être terrible, etc.
- Speaker #0
Ah ouais, c'est un monde compliqué. Donc c'est vrai que moi,
- Speaker #1
ça a été une question, mais dès la grossesse de se dire, mais en fait, c'était lié à l'alimentation, de se dire, ben voilà, on va les faire bien manger pour maximiser les chances. qu'elles ne soient pas en surpoids, que ça se passe bien pour elles, notamment à l'école, qu'elles ne subissent pas de moqueries ou quoi que ce soit. Donc c'est un sujet, je ne l'ai pas spécialement là, mais je l'ai toujours eu en tête au début. Et en fait, comme ça se passe plutôt bien, qu'elles ne sont pas en surpoids, qu'elles mangent, en plus elles n'ont pas des gros appétits, donc ça dépend aussi des gens. Donc ce n'est pas une question que je me repose spécialement de main. Oui, bien sûr. Il n'y a pas de... Disons que ce n'est pas un combat qu'on a... qu'on a à la maison.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que, est-ce que tu... C'est peut-être encore un peu jeune, mais parce que l'influenceuse Inès qui témoignait, aussi, c'est elle, tous ces problèmes qu'elle a connus une période d'anorexie, boulimie et tout ça. Alors certes, il y avait une petite problématique de poids, mais elle parlait aussi beaucoup de ses influences qu'elle a pu avoir sur des trucs bêtes, du Britney Spears, du... Enfin, tu vois, tu grandis dans les années 2000. Alors... Là en ce moment on est quand même dans une période Soit disant body positive Mais quand tu dis un petit peu Le sujet en fait On te dit clairement que c'est déjà fini Les mannequins Qui défilent grande taille C'est déjà terminé Il y a un retour à la mode 2000 Ultra skinny et tout ça Donc ça veut dire que nos enfants Ils vont retourner un peu là dedans
- Speaker #1
Je pense quand même par rapport aux années 2000 euh On a appris, la société quand même a appris à être plus ouverte, je pense, plus respectueuse. En fait, des gens différents, mais pour moi, c'est valable sur tous les sujets. Même si, évidemment, et dans tous les sujets, on est très loin du compte. Mais oui, je pense que les gens acceptent plus. Mais malgré tout, c'est vrai que la représentation, alors là, moi, j'ai des filles, de la femme, Oui, ne fais pas 80 kilos, bien sûr. Comme tu dis, elle est skinny. Oui,
- Speaker #0
et puis c'est quelque chose qui peut... Mais après, excuse-moi,
- Speaker #1
après, tu as quand même des gens qui cartonnent. Je ne sais pas si on les voyait avant, mais tu vois Théodora, Victoire de la musique. Oui, bien sûr. Qui est loin d'être skinny. Ça peut aussi dire à une jeune fille, je peux avoir quelques kilos en plus de ce qu'on appelle la norme. et c'est pas grave et je peux cartonner et puis plus l'émergence des fameux contes comme je disais,
- Speaker #0
comme Inès comme Léna Situation aussi qui envoie beaucoup de messages là, mais c'est vrai que c'est un sujet qui peut compliquer un petit peu en tant que parent parce que évidemment on veut être précautionneux un petit peu là dessus mais j'imagine que c'est pas facile à aborder parce que tu peux pas faire de la prévention c'est pas un sujet que t'amènes à ta fille en disant attention va falloir que t'aies un super bon rapport à ton corps Or, pour ne pas aller dans... C'est quelque chose, tu vas être un peu spectateur. Enfin, tu... On, moi j'y suis pas encore allé petite, mais on. On va être un peu spectateur de ça et de se dire à quel moment... Tu vois, ce que racontait Inès, c'est que son entourage a mis très longtemps avant de voir ça. Parce qu'entre un entourage qui avait des injonctions en disant « Tu devrais faire quand même un peu attention. » Et puis elle a commencé à faire attention. Et c'est les régimes qui ont fait un effet boule de neige, elle a mis le doigt dans un engrenage et là c'est parti. Mais au début, il y avait quand même la... Parce que ce qui est dramatique avec les régimes contre lesquels on lutte, c'est qu'au début il marche, tu as un régime hyper restrictif, il va marcher, il va te faire perdre, tu veux perdre 10 kilos en un mois, je ne vais pas te le recommander, mais si tu viens me voir et que je n'ai aucune déontologie, je vais te les faire perdre, tu manges un yaourt par jour, tu vas les perdre. Et du coup, de voir les vrais impacts, en fait, on s'en rend compte une fois que le problème est là, et qu'il est déjà bien installé.
- Speaker #1
Oui, il y a aussi un truc de se dire, qu'est-ce que la normalité aussi ? C'est ce que je disais tout à l'heure, il y a des femmes qui peuvent paraître en surpoids, mais c'est quoi le surpoids ? Il y a un curseur à trouver entre... On sait tous que quand tu es en surpoids, tu n'es pas en bonne santé, ça peut être compliqué pour ton cœur, etc. Mais à quel niveau ? C'est pareil d'être trop maigre, évidemment, tu abîmes ton corps aussi. Donc oui, c'est un juste milieu qui n'est pas facile, c'est vrai. Je te redirais, pour un vide en quelques années, je te dirais, je te redirais.
- Speaker #0
Non, mais parce qu'on touche à l'intime. Et effectivement, un adolescent, en plus, c'est un peu la période où ils font un peu une rupture avec leurs parents. Ils commencent vraiment à développer leur vie de leur côté. Et ils ne disent pas tout. Voilà, c'est normal, ça se développe à cet âge-là. Mais du coup, ce n'est pas facile. Mais ce que tu dis, c'est qu'effectivement, d'ailleurs, c'est ce que tu disais tout à l'heure. C'est la vraie question que nous, on va poser au tout début d'une consultation diététique. C'est la problématique qu'on va vouloir résoudre. Est-ce que tu as un problème de poids ? Un poids qui te met vraiment en danger ? ou est-ce que tu as un problème avec ton poids ? Et quelqu'un qui vient me voir et qui me dit « Moi, j'ai envie de perdre 15 kilos » , on va déjà faire une vraie évaluation pour dire « Est-ce que tu as vraiment besoin de perdre 15 kilos sur le papier ? Est-ce que ça te permet d'aller mieux dans ta tête ? » Pourquoi pas ? Mais si c'est une source d'angoisse, ça va générer des problèmes alimentaires derrière. Enfin, toute cette évaluation... Et ce curseur-là, il est hyper dur, et dans l'entourage, il est hyper dur à avoir.
- Speaker #1
Oui, je pense qu'il est propre, en fait, à chacun.
- Speaker #0
Oui, et puis ça arrive... Enfin, moi, je sais qu'Inès a témoigné aussi. C'est une... Merci. une relation amoureuse fin de l'adolescence qui a été un peu compliquée ou là elle a reçu plein d'injonctions, elle a reçu plein de trucs. Donc en fait c'est compliqué, ça peut être un vrai. Alors il s'agit pas d'angoisser en avance, c'est pas le truc mais de se dire...
- Speaker #1
T'as pas le manuel à donner là non ?
- Speaker #0
Bah non si je l'avais franchement je le vendrais, d'ailleurs je le donnerais pas je le vendrais. Mais non non c'est compliqué, les rapports peuvent être compliqués. On va voir,
- Speaker #1
6ème à la rentrée.
- Speaker #0
Bah ouais, le collège et... Mais alors c'est marrant, l'autre fois je me faisais la réflexion, je suis passé devant un collège... Et c'est là où on voit aussi le besoin de normalité. C'est que les enfants, les ados étaient tous habillés de la même couleur. Ils y portaient du noir. Il ne faut surtout pas sortir du lot. Il faut rentrer dans... Et c'est là où tu te dis, il y a un terrain à tout ça. Encore une fois, de ce que tu témoignes, tu as une relation assez cool vis-à-vis de tout ça. Cool dans le bon sens du terme. En disant, on est conscient de ce qu'il faut faire et puis on verra ce qui se passe.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Mais comme tu dis, encore une fois, c'est comme on disait au début. J'ai... Une vision cool parce que pour l'instant ça se passe bien mais j'ai pas la prétention de dire bah en fait c'est normal. Je fais ça, ça marche. Je sais très bien que ça se trouve dans deux ans ça va partir en sucette et que je peux être démuni. Donc en fait pour l'instant oui. Après on verra.
- Speaker #0
Et c'est là où il ne faut pas hésiter à se faire accompagner par un nutritionniste. Pas forcément, il y a plein de sujets. D'ailleurs, nous, sur des sujets comme ça, on n'est pas la solution. On n'est qu'un pan. Nous, on va alerter sur une déclaration alimentaire, de dire comment mange la personne et quel est le rapport. Et après, pour le traiter, nous, on va traiter l'alimentaire. Mais tout ce qui est psychologique, il y a des psys pour ça. Nous, on n'est pas la solution à tout ça. C'est souvent multifactoriel, donc c'est un petit peu compliqué à régler tout ça. Merci beaucoup pour tout ce témoignage Qu'est-ce que en tant que daron Même si tu ne vas pas dire que tu es parfait Ce n'est pas le but Moi demain je suis ton pote On discute et je vais être papa Qu'est-ce que tu pourrais donner ?
- Speaker #1
Dors, dors Prépare-toi Fais une goutte Fais pas physique Non D'une manière générale ou sur l'alimentation ? Non,
- Speaker #0
sur tout, mais l'alimentation est un bon... Je trouve que c'est un bon...
- Speaker #1
Non, mais en fait, j'aime bien ce que tu disais au début sur les injonctions. En fait, je dirais, si tu as des principes, avant d'être papa, oublie-les dès maintenant. Parce que ça ne va pas marcher, ça ne sera pas comme tu l'imagines. Et en fait, il faut t'adapter. C'est juste ça, t'adapter. Et moi, il y a un truc, un peu le mantra que j'essaye d'avoir au quotidien à la maison. Et je pense aussi que c'est valable dans tous les domaines, et notamment la nourriture. Parce que le repas, ça peut être un moment de friction particulièrement. C'est la patience. Alors malheureusement, c'est très facile à dire et quand tu bosses, que tu as une mauvaise journée, que tu es fatigué, etc. Des fois, tu n'es pas patient et tu le regrettes dans la foulée. Mais pour moi, sur tous les soucis qu'on a eu jusqu'à présent avec mes filles, il n'y a rien eu de mieux que la patience en fait. Voilà, écoute, fais ta colère, fais ton truc. Moi, je ne vais pas m'énerver, je ne vais pas rentrer dans ton jeu, je ne vais pas te crier dessus. je ne vais pas On va faire ce que j'ai décidé. Ça va finir comme ça, mais on va le faire calmement, sans s'énerver. Ce n'est pas facile à faire tous les jours, mais c'est un truc que j'ai appris sur le tas. La passion, je pense que dans beaucoup de domaines, c'est un peu sous-coté.
- Speaker #0
Oui, complètement. Ouais, ouais. Et puis, moi, je trouve aussi que sur la question de la parentalité et surtout sur des principes comme ça. Alors, c'est bien d'avoir des principes, d'avoir une idée directrice. Comme tu dis, de temps en temps, il faut accepter qu'il y a un petit peu des pas de côté parce qu'on n'est pas non plus. Et c'est surtout l'idée, c'est pas de faire rentrer. Mais ça, des fois, c'est même inconsciemment, c'est pas de faire rentrer dans son moule. Il ne faut pas forcément que nos enfants nous ressemblent. C'est un peu ce qu'on rêve. C'est un peu un truc un peu rêvé de se dire moi, je sais que mon fils. Moi, j'adore le sport, mais peut-être qu'il n'aimera pas ça, en fait. C'est pas grave, on aura essayé.
- Speaker #1
Une parenthèse dans ce que tu dis, mais moi, quand ma femme était enceinte de la première, je voyais, quand je me projetais... C'était un garçon avec qui j'allais jouer au foot et à la bagarre. J'ai eu trois filles. Et qu'est-ce que je fais ? Je les emmène au foot et on joue à la bagarre. Ben voilà, elle rentre dans le monde. On s'adapte.
- Speaker #0
Non, c'est faux parce que je te vois le dimanche dans des gymnases, elle soupire ta fille, elle perd de la gym.
- Speaker #1
C'est là où j'étais con, c'est que je n'imaginais pas ça. Et même si parfois les dimanches peuvent être un peu longs, mais quand ta fille est là et qu'elle fait des trucs que tu la soupisses, ce n'est pas capable, qu'elle s'épanouit, qu'elle est contente, ça rend... Ça rend fier.
- Speaker #0
Et puis il y a aussi, quand on a des rapports peut-être un peu compliqués, mais sans trop le savoir, mais avec son alimentation et qu'on se met la pression sur plein de choses, de temps en temps, on a aussi tendance inconsciemment à reporter un petit peu tout ça sur ses enfants. Eux, ils n'ont rien demandé. Ils ne sont pas ni la cause ni la conséquence de toutes les angoisses qu'on peut avoir, nous. Mais ce n'est pas facile, ça. C'est facile à dire là, derrière un micro. Mais des fois, c'est parce qu'on... On ne veut pas qu'ils vivent ce que nous on vit quand on a des angoisses ou quand on a des choses. Et c'est là où ça devient contre-productif parce qu'on leur met trop de barrières, on leur met trop de limites et on les freine. Laissez-les grandir.
- Speaker #1
On a encore un peu de temps, ce que je pense et que je réalise depuis un an, un an et demi. Et qui d'ailleurs m'ont fait prendre des décisions professionnelles. Mais je repense à ta question, je vais être père, etc. Je te dirais aussi un autre truc, mais qui est peut-être lié aussi à la patience. C'est profite de chaque seconde. Et justement, en fait, tu n'as pas le temps de t'énerver. Ne perds pas ton temps à vouloir être justement trop carré, exactement comme tu disais, que ce soir, il faut qu'elle finisse absolument ses haricots verts et qu'après, à 20h pétantes, elle soit couchée et que si c'est 20h05, c'est grave, etc. Parce qu'en fait, il faut qu'on profite au quotidien. Ça passe tellement vite. Là, ma grande qui va rentrer au collège, je n'ai rien vu passer. Et en fait, parfois, on ne s'en rend pas compte. Si on n'a pas de déclic, moi, j'ai eu la chance, entre guillemets, d'avoir eu un déclic professionnel. où je me suis dit en fait, attends, si je ne m'arrête pas maintenant, que je ne change pas, je bossais beaucoup le soir, les week-ends, etc. En fait, parce qu'on se dit toujours, bah... Je fais ça quelques années et puis un jour je vais arrêter. Mais si on n'a pas le déclic, moi je pense que j'étais parti et dans 15 ans, ça se trouve, j'y serais toujours. Et je me serais dit ouais mais je vais m'arrêter. Mais sauf que dans 15 ans, mes filles ne seront plus à la maison. Et puis un jour tu te réveilles. Et puis un jour ma fille me dit bah ouais mais tu bossais tous les week-ends. Alors moi c'était ça, c'était ça. Mais c'est la même chose si on est tous les jours strict, c'est 20h qu'il faut finir l'assiette, etc. Si c'est pour que dans 15 ans, ta fille ou ton fils te disent... En fait, au quotidien, vous m'avez pourri la vie. Je pense que ce n'est pas le but non plus. Donc, un juste milieu. Il ne faut pas que ce soit n'importe quoi à la maison. Mais à mon avis, un peu de souplesse au quotidien, en fait, ça fait du bien à tout le monde. Parce qu'on est un peu moins sur leur côte. Donc, ils sont un peu plus cool. Et en fait, nous aussi. C'est un engrenage. Oui, parce que ce qui nous prend la tête, ce n'est pas le fait qu'elles ne finissent pas l'assiette ou qu'il va être 20h02. C'est parce que nous, on s'est imposé ça. On s'est dit qu'on veut qu'elles soient couchées avant 20h. Mais en fait, si tu... Tu te dis, si elle laisse trois haricots et qu'il est 20h10, ça ne changera pas fondamentalement sa nuit. Elle ne sera pas beaucoup plus fatiguée demain matin et en fait, on ne se prend pas la tête.
- Speaker #0
Et surtout, je reviens à l'assiette. Je le répète, mais quand on dit à un enfant « Finis ton assiette » , ça c'est un vieux truc aussi de nos parents, de nos grands-parents. Peut-être que ça vient aussi du fait que quand ils ont des grands-parents qui ont vécu la guerre et tout ça, ça se transmet un petit peu. Tu vois, il y a ça. mais... un enfant, il ne prépare pas son repas, il ne choisit pas les quantités. C'est quand même nous qui déterminons une quantité. Enfin, tu vois, nous, ce soir, on va rentrer chez nous, si peut-être on n'a pas faim, peut-être que les pâtes qu'on va se faire, on va en mettre un peu moins, parce qu'on va adapter notre assiette à notre appétit. Lui, l'enfant, on lui met une assiette, on ne lui demande pas, t'as faim, t'as pas faim, et on lui dit finis absolument ton assiette. C'est comme ça qu'on peut créer des... Tu connais,
- Speaker #1
mais un parent comme moi, je ne sais pas ce qu'il faut à une fille de... Je veux dire au gramme près une fille de 10 ans. Moi je ne pèse pas les aliments pour mes enfants. Ce que je veux dire c'est que ça se trouve, tu lui peux finir une assiette qui dépasse ses propres besoins en fait. Donc oui je suis d'accord avec toi.
- Speaker #0
C'est ça et puis en plus comme moi sur le déclaratif de ce qu'il a mangé le midi, j'en sais absolument rien. Et puis en plus on se rend compte qu'un enfant il se régule vachement en fait. Moi, j'ai vu que mes enfants, il y avait des périodes, selon les périodes, les pics de croissance, ou quand ils font les dents, ou des fois, ils mangent du simple au double à deux semaines d'intervalle. Là, ma fille, elle a été malade une semaine, un peu gastro et tout ça. Mais la semaine d'après, elle a mangé comme si elle avait trois ans de plus. Et après, ça se régule. En fait, les enfants, ils se régulent tout seuls. Donc, il faut leur faire confiance là-dessus. L'enfant, il est quand même apte. Encore une fois, il y a des instincts de survie. Sauf si, effectivement, il y a des problèmes. Mais là, il faut... Il faut peut-être aller voir des spécialistes là-dessus. Mais globalement, un enfant, il se régule. Il ne mourra jamais de faim.
- Speaker #1
Mais ce que tu dis, c'est intéressant. C'est qu'on s'imagine parents. On débute, évidemment, c'est ce qu'on dit à chaque fois, il n'y a pas le mode d'emploi. Mais nous, le mode d'emploi, c'est celui qui nous a été inculqué dans notre éducation. Et en fait, on reproduit des schémas, comme tu dis, qui parfois datent de très longtemps et qui n'ont plus de raison valable d'être là. En fait, on fait... les choses parce que c'est comme ça. Mais en fait, le c'est comme ça en 2026, c'est plus le c'est comme ça en 87 ou quoi. Donc, quelque part, on garde des réflexes d'un autre temps parfois, mais comme d'ailleurs la société, on a énormément sur plein de sujets, et notamment la place des femmes dans notre société, même si ça s'arrange, et même dans l'éducation, mais c'est un autre sujet. Mais la manière d'éduquer nos filles et nos garçons est parfois très différente, alors qu'elle ne devrait pas.
- Speaker #0
Bah oui mais nous on voit encore qu'il y a des... ouais bien sûr, nous on le voit, on l'a vu avec les grands-parents et même nous, on dit pas, enfin moi je dis pas toujours les grands-parents, l'entourage, parce que nous on est pareil, toi t'as eu que des filles, mais la façon, l'intonation de la voix, quand t'as un petit, un garçon versus une fille, que ce soit un papa ou une maman, tu parles pas du tout de la même façon à une fille, tu vas faire une petite voix aiguë comme si c'était quelque chose de plus risqueux.
- Speaker #1
Et on est tous coupables là-dessus.
- Speaker #0
Oui, oui. C'est aussi inconscient.
- Speaker #1
C'est inconscient aussi parce que c'est un schéma qu'on reproduit. Ça fait des millénaires que c'est comme ça, en fait. Donc, on reproduit un peu ce schéma-là. Même si on essaye tous que ça change, mais c'est du temps.
- Speaker #0
On voudrait que ce soit parfait, mais c'est compliqué. Moi, je l'ai vu avec le sommeil. Nous, on a été assez strict sur les écrans. Aujourd'hui, ils sont deux. Donc, des fois, il y a un peu de dessin animé, un truc. On fait gaffe quand même aux âges. Il y a quand même des choses qui existent pour des enfants de 3 ans. On fait vraiment gaffe à ça.
- Speaker #1
T'as dans quoi ? Dans le choupi ? Ouais, choupi. Peppa Pig.
- Speaker #0
Peppa Pig. J'ai affaire à un expert. Je vous dis, c'est un master.
- Speaker #1
La Maison Magique, pas encore peut-être ?
- Speaker #0
Pas encore, non.
- Speaker #1
Je t'en peux parler de ça. C'est la star des 3-6 ans, je pense, Gabi.
- Speaker #0
Donc tu vois, nous, on fait gaffe là-dessus. Et on se dit du coup, bah oui le sommeil, du coup là ça n'est pas trop d'écran, donc on les met dans les bonnes conditions. Mais le sommeil, nous, c'était une catastrophe. Et en plus, j'ai ma femme qui rentre un peu plus tard le soir, donc forcément t'as envie qu'ils se couchent tôt, mais si ma femme a passé que 20 minutes avec eux, c'est là où tu te dis effectivement, on va pas aller. Moi j'aimerais bien qu'ils se couchent plus tôt, parce que je les vois des fois, ils sont un peu fatigués le matin, mais quand ma femme rentre, il faut qu'elle profite de... Bah voilà, donc compliqué tout ça. Et il y a aussi le cas, alors revenons à l'alimentaire, Le cas où aussi... Moi je me suis vu puis après dans la seconde je me suis dit Mais non mais t'es débile arrête parce que tu rentres le soir T'as eu une grosse journée Et tu dis, je vais quand même préparer un truc pour mes enfants. Donc tu prends un peu le temps de leur faire un petit repas et tout ça. Puis tes enfants, ils goûtent, ils font, papa, c'est pas bon. Et là, tu es dégoûté. Tu te dis, non mais attends, je ne vais pas te faire des pâtes. Tu leur reproches ça en fait. Mais lui, il n'a rien demandé en fait. Il s'en fout de ta journée. Lui, il n'aime pas ce que tu lui donnes à manger. Mais c'est là où tu... Et en plus, moi je me suis vu lui reprocher. Et puis là, tu te dis, non mais attends, stop.
- Speaker #1
Mais c'est bien de se rendre compte pour le coup.
- Speaker #0
Mais ouais, mais ce n'est pas facile. Et puis encore une fois, moi je pense souvent aussi au... aux parents seuls en fait, aux papas ou aux mamans qui élèvent seuls des enfants. Là, tu dupliques encore le truc et eux, va leur dire, sois zen tout le temps. Et toi, c'est compliqué, même s'il faut. Et ceux qui arrivent à le faire, alors là, chapeau. Oui,
- Speaker #1
mais je pense, à mon avis, personne, je pense. Même les mamans parfaites et les papas parfaits, je pense qu'on ne sait pas tout.
- Speaker #0
Non, non, non. Même dans l'entourage, on a des amis des fois qui te font dire que c'est parfait et tout ça, mais tu rigoles un peu. Quand t'as le vécu, c'est peut-être qu'ils n'ont pas d'enfants et ils y croient. Et puis quand toi t'as des enfants, tu vois que tu t'en fais un peu trop peut-être. Molo quoi. Molo, molo. Bon bah écoute Thibaut, en tout cas merci beaucoup. Est-ce que c'est des thèmes d'ailleurs que tu vas aborder dans tes futures chroniques ? L'alimentation, t'en as déjà un peu ?
- Speaker #1
J'ai déjà fait une chronique sur le... Pardon, le diététicien. Non, toi tu t'excuses. Non, la galère du repas le soir. Ouais, ouais. J'ai fait une chronique là-dessus effectivement. Oui, oui. Moi, c'est ce que je disais, c'est que c'est un des moments de la journée que j'aime le moins. Le repas, le soir, même si là, maintenant, il commence à grandir, ça commence à aller mieux. Mais notamment avec la dernière, c'est un moment où... Alors, j'ai remarqué souvent qu'on les fait manger avant, parce que des fois, on les fait manger avant et nous on mange après, en fonction de la journée. Et quand on mange tous ensemble, ça va, il y a un côté... Je ne sais pas si c'est simplement lié à notre présence à table, parce que même quand on les fait manger, on est là quand même, mais de manger avec, je ne sais pas. Donc oui le repas A table
- Speaker #0
T'as un peu l'impression de participer à Top Chef Avec ta jury en face Mais nous par contre Le seul truc où on s'est adapté C'est effectivement sur l'horaire On s'est dit, ma femme s'est dit Je vais rentrer plus tôt et on va essayer de manger Tous les soirs on mange avec eux Sauf si il y en a un qui sort et machin et tout Mais tous les soirs on mange ensemble Et puis c'est un truc qui nous tient un peu à coeur De sacraliser un peu ce moment là du repas Oh ! C'est important, ça permet aussi de développer le langage avec eux. Le repas, c'est quand même un moment où tu parles et tu les fais parler. Donc ça, c'est plutôt cool. Ça, nous, c'est vraiment le seul truc qu'on a vraiment adapté. Avant, on est les Parisiens qui mangeaient à 21h. Là, on passe à 19h. On n'a pas toujours un bon appétit à 19h.
- Speaker #1
Peut-être que ce n'est pas bon ce que tu as cuisiné.
- Speaker #0
En plus, si ce n'est pas bon ce que j'ai cuisiné, c'est la cata. Thibaut, pour finir l'émission, j'aime bien parler un peu de toi, de ton rapport à l'alimentation. Tu l'as un petit peu évoqué tout à l'heure. Comment tu le définirais justement ce rapport à l'alimentation ?
- Speaker #1
Il a été compliqué, il a été travaillé. Et maintenant, on a un bon rapport l'alimentation et moi. On a un très bon rapport parce que maintenant on se connaît en fait. On a mis des années à se tourner autour. Et du coup,
- Speaker #0
tu t'es réculqué un peu de contraintes pour cette lecture ? Oui,
- Speaker #1
mais en fait, à l'adolescence, j'ai pris des mauvais réflexes. J'ai mal mangé, j'ai grossi. Et en fait, quand j'ai voulu à un moment donné maigrir, j'ai lu beaucoup de choses. J'ai fait des choses, j'ai testé des choses qui ne sont pas recommandées, pas bonnes pour la santé. Je vais faire de pub à personne. Mais à l'époque... Un régime hyper protéiné, avec beaucoup de viande, si tu vois ce que je veux dire, qui a marché, c'est ce qu'on dit. Et en fait, surtout, moi, je n'ai pas juste fait ce régime, j'ai lu beaucoup de choses dessus, j'ai lu beaucoup de choses sur l'alimentation, et en fait, ça m'a permis de connaître les aliments, de connaître les aliments qui étaient vraiment nutritifs, qui étaient vraiment bons, ceux qui n'étaient pas bons, les glucides, les lipides, etc., les protéines. Et donc, en fait, en ayant lu tout ça, en ayant testé beaucoup de choses, Je me suis construit une sorte de...
- Speaker #0
Ça fait un peu ta tambouille. Oui,
- Speaker #1
une sorte de tambouille où maintenant je sais ce qui est bon ou pas. Alors comme tu dis à chaque fois, parfois je mange de la merde. Souvent d'ailleurs, très souvent. Mais je sais que quand je veux, c'est un peu de la volonté. Parce que moi je suis très gourmand comme tout. Je n'aime pas forcément spécialement les légumes verts, etc. Mais je sais ce qui est bon pour moi. et donc parfois sur... certaines périodes, certains jours, etc. Je vais... Ça rentre un peu le curseur. Oui, oui, voilà. Tu vois, souvent le week-end, je me lâche un peu. Je sais qu'après, lundi, mardi, en général, j'ai deux jours où je serre la vis, je mange plus de légumes, il y a moins de glucides, moins de gras. Et je profite d'un truc, et ça, moi, c'est un truc qui m'a beaucoup aidé, et que je conseille à tout le monde, pour le coup, c'est si vous mangez au taf... Alors moi souvent c'était le soir, mais je pense que c'est faisable sur le midi, c'est d'amener sa nourriture, d'amener son tupperware, et en fait on est beaucoup moins tenté de faire n'importe quoi. Parce que moi au début je faisais n'importe quoi, je bossais le soir, j'amenais pas ma bouffe, donc ça commandait une pizza, ça machin, catastrophique.
- Speaker #0
Tu suis un peu les... Alors que le jour où j'étais l'inverse,
- Speaker #1
j'amenais mon tupperware et j'avais cuisiné et souvent c'était, il y avait des haricots, c'est préparé, c'était pas, je me régalais pas, mais c'était là, je le mangeais et puis terminé. Et en fait c'est... bah c'est... bien plus sain évidemment.
- Speaker #0
Oui, complètement. Mais ce qui est bien, c'est que tu as fait quand même un vrai travail un peu studieux autour de l'alimentation. Tu t'es quand même renseigné. Parce que c'est un peu l'écueil aujourd'hui. C'est qu'on a un monde de l'influence qui est quand même hyper puissant avec Instagram, tout ça aujourd'hui.
- Speaker #1
Tu suis un protocole. Sans te demander à quoi ça correspond.
- Speaker #0
Et puis on est quand même des enfants de la pub, donc on a un problème, on veut une solution tout de suite, miracle et tout ça. On est tous là-dedans. Moi, j'ai beau le dénoncer sur la nutrition, mais je vais tomber dans ces écueils-là sur d'autres sujets. Et du coup, on a tendance à ne pas prendre ce temps justement de se dire, on va reprendre la base, on va réétudier. C'est une matière en soi, donc soit on l'étudie, soit on va avoir quelqu'un qui va nous accompagner. Mais faire ce travail-là, ça t'a peut-être aidé, justement, comme tu disais, à faire le tri entre... Bon, ben là, du coup, j'ai testé. Oui, bon, j'aurais peut-être pas dû le faire, mais c'est pas grave. Mais au moins, tu t'es fait un entonnoir. Ouais, exactement. Voilà, t'as bien...
- Speaker #1
Après, c'est à moi et à chacun d'en faire bon usage, je veux dire, tu vois. Ouais. J'aurais pu apprendre tout ça. Donc, voilà. Et tu vois, je te parlais tout à l'heure, mon frère, à l'adolescence, et même au début de sa vie d'adulte, qui mangeait énormément, qui restait sec, sauf qu'à 25, 26, 27, Le corps réagit différemment. Et là, c'est plus compliqué pour réapprendre à manger. Quand tu as toujours mal mangé, c'est pas facile d'apprendre à manger. Ça n'a pas d'impact,
- Speaker #0
mais à un moment, ça ne va pas en avoir. La quarantaine qui arrive. Voilà. Moi, j'aime bien poser cette question-là aussi. Est-ce que tu as un objet culturel, un film, une série, un livre qui parle de bouffe et que tu recommandes ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Tu n'as pas un truc qui te vient...
- Speaker #1
Non mais t'as des idées, toi t'as quoi par exemple ?
- Speaker #0
Alors moi j'ai un souvenir petit, moi c'est l'aile ou la cuisse, parce que c'est un souvenir en France. Le Paris ?
- Speaker #1
Le Paris ? Le Paris ! Ah ouais le Paris, bien sûr il est repassé à la télé, je te jure, j'ai zappé, je suis tombé, ça faisait 5 minutes, je suis resté. Mais c'est génial ce film. C'est une passion les inconnues mais c'est génial, et oui en fait ça tourne énormément autour de la boue, surtout vers la fin mais ouais ouais.
- Speaker #0
on arrête la clope il y a le côté addiction et tout ça donc on prend du poids et la fin ça parle de bouffe avec une bonne grosse séance de cuisine et si je te dis attention grand cinéma j'étais
- Speaker #1
un auditeur un auditeur fidèle de monsieur Jean Grand je connais quelques rêves j'ai pas la réplique en tête mais en gros ça fait tu me fais péter la formule à 19,90 si je suis malade je suis malade dans ton restaurant tu mets un La purée, tu me fais un petit volcan pour mettre la sauce.
- Speaker #0
Bien sûr, poule vore de podium. Mais oui, dans un buffalo, non ? Ou dans un espèce de truc comme ça ?
- Speaker #1
Je crois qu'il est dans un truc... Je ne sais plus si c'est un buffalo ou dans un truc à volonté.
- Speaker #0
Pour un anniv de mariage ou un truc qui célèbre avec sa femme, un heure-temps de loose à venir.
- Speaker #1
Et lui, il reste et il dit, je suis malade, je suis malade.
- Speaker #0
Et du coup, je viens me péter le bide littéralement dans ton resto. Bon, on va quand même, parce que je ne vous cache pas que les épisodes, on les prépare un tout petit peu. J'envoie la trame à mes invités. Mais moi, je fais des fois des petites surprises. J'ai quand même affaire à un spécialiste de la tier liste. Je pourrais quand même s'en faire une au niveau alimentaire. Tout à l'heure, tu parlais de mal bouffe, de manger de la... Alors moi, je ne suis pas pour ça. J'aime pas, en tant que diète et faire de la prévention, j'aime pas les... Pourquoi je dis ça ? Ce n'est pas un reproche que je te fais, mais c'est juste qu'on voit encore trop de trucs qui disent... Cet aliment là il est bon, il est pas bon ? C'est encore des questions qu'on me pose aujourd'hui Et en fait il n'y a pas de bon ou de mauvais aliment Parce que tout peut être bon ou tout peut être mauvais Je ne sais pas si tu as déjà vu ces classements sur Instagram De mecs, tu as des mecs, alors moi je suis beaucoup là-dessus Mais tu as des mecs, tu as des coachs sportifs dans un fauteuil On leur dit note les aliments de 1 à 10 Une banane il va dire 5 sur 10 Pourquoi ? Je n'en sais rien Parce qu'en fait une banane ça peut être un mauvais ingrédient aussi, si t'en bouffes 15 par jour, à un moment donné tu vas avoir des problèmes. Et un McDo, tu peux très bien en bouffer un ou deux McDo dans la semaine, si t'as un aliment super équilibré, tu fais du sport et tout, il n'y aura pas de soucis. Donc on va se faire une petite, pas du tout en lien avec ça, mais je sais pas, gâteau apéro ?
- Speaker #1
Tirelisse gâteau apéro ?
- Speaker #0
Allez vas-y, on commence, on s'en fait un...
- Speaker #1
Mon goutte ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
La tuile, la tuile salée. Alors, tu as la marque Pringles.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Voilà. Mais même la boîte rouge, les sous-marques intermarchées, la tuile salée, moi, c'est tout là-haut.
- Speaker #0
Ok. Et toi ? Moi, je me rends compte que... Alors, de plus en plus, l'apéro, forcément, on a des enfants, donc on se calme un peu. Avec ma femme, on a quand même des rituels, on ne déroge pas. C'est vendredi, samedi, dimanche, une petite bière tous les deux. Et avec la petite bière, franchement, le bretzel,
- Speaker #1
il est dur à déprimer.
- Speaker #0
Je sais que potentiellement, on n'a pas les mêmes...
- Speaker #1
Ce qui est ouf avec ce truc-là, c'est que moi, je n'en achète pas, je n'en achèterai jamais. Mais je pense que si je viens chez toi, que ce bretzel, j'en prends un,
- Speaker #0
C'est fini, je peux en manger 35, ce qui est fou, alors que je n'aime pas ça. C'est quoi l'explication ? Ce n'est pas que je n'aime pas ça, c'est que ça ne me tente pas, mais le truc est là et il y a un réflexe. Je prends et je démonte la boîte.
- Speaker #1
Déjà, c'est salé, ça va super bien avec la bière. Ce n'est pas gras en plus. Tu vois, c'est un truc qui est un peu... Alors, ça n'a rien à voir. Mais c'est quand même un gâteau apéro que je recommanderais. Parce qu'en fait, c'est de la farine et de l'eau et un peu de sel.
- Speaker #0
J'en ai un, tu vas me dire. Qui est pour moi... juste en dessous les tuiles mais qu'on achète souvent parce qu'il y a un peu ce truc là de se dire c'est pas le plus mauvais des gâteaux apéro la noix de cajou ouais bah ouais bah c'est gras voilà mais oui oui bah c'est tu peux te dire que ouais dans tous ces fruits secs là il y a de l'oméga 3 donc c'est quand même pas mal mais il y a quand même c'est quand même assez gras mais c'est moins dégueu que la tuile quoi peut-être non ah oui bah c'est moins transformé voilà
- Speaker #1
ça ce sera ouais alors moi c'est pareil un brezel et moi juste en dessous c'est la cacahuète quoi cacahuètes, c'est le classique mais trop classique je trouve c'est presque trop classique justement c'est Britney Spears,
- Speaker #0
c'est les années 2000 tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
je vois, et puis c'est un peu le truc mais je te comprends parce qu'à nos âges,
- Speaker #0
un petit Britney Spears de temps en temps, tu te laisses ambiancer donc je le valide
- Speaker #1
Et tu l'assumes et ça ne plaît pas plus, tu ne prends pas de risque, tu sors une cacahuète. Alors il ne faut pas mettre que ça, c'est un peu tristoun, je suis d'accord. Oui,
- Speaker #0
je ne suis pas avec tes enfants de 2 et 3 ans pour l'instant.
- Speaker #1
Non, il commence un peu, mais il faut leur faire une notice de 10 minutes pour dire comment il faut la manger. Mais le bretzel, les enfants, ils adorent. Alors, troisième après, tu mettrais quoi ?
- Speaker #0
Troisième, là j'ai donné le top 2. Je ne suis pas très saucisson, je sais que c'est un grand classique, mais je ne suis pas hyper saucisson. Chips, j'en suis revenu aussi. On en a beaucoup mangé. Alors maintenant, tu sais, t'en as dans toutes les trucs. Je suis moins chips.
- Speaker #1
Qu'est-ce que je mets ? Nous, on a testé, des fois on s'amuse. Mais en vrai, si on te le disait pas, tu retrouverais jamais le goût du... Le goût du... Ouais, ouais. Fromage du Jura. Ça a le goût de fromage, en fait. Merci,
- Speaker #0
Chipster.
- Speaker #1
Moi, pas du tout.
- Speaker #0
Ah ouais, Shipster, si.
- Speaker #1
J'ai l'impression de bouffer du polystyrène, c'est pas mon...
- Speaker #0
Alors attends, maintenant que tu m'as dit ça, le prochain que je vais prendre, je vais peut-être me dire que c'est du polystyrène et ça va peut-être changer ma vision de truc. Je t'ai dévoilé du Shipster. Ouais, j'aime bien ça, Max. C'est très addictif aussi ça.
- Speaker #1
Moi après il y a les trucs, mais c'est du classique, mais il y a les trucs belins, les Monaco, pizza, les machins. J'adore ces trucs là.
- Speaker #0
C'est marrant, en apéro on serait vraiment... On ne t'arrêterait pas dans l'assiette de l'autre.
- Speaker #1
Si on devait l'un l'autre à l'apéro, on faudrait sortir beaucoup de trucs du coup. On aurait une tablée assez...
- Speaker #0
Tu trouverais un truc vraiment... Tu mettrais quoi après ? On peut se rejoindre sur un truc quand même.
- Speaker #1
Après tu as des trucs à tartiner, c'est pas mal aussi. Ça peut changer un peu, tu vois, des petits fromages. Des bons ? Ouais, carrément.
- Speaker #0
Ah bah voilà.
- Speaker #1
Rillettes de thon, très bien On va trouver un terrain d'entente Et par contre les trucs Alors moi il y avait des trucs Ça c'est marrant aussi, petits Et c'est des trucs qu'on aime bien retrouver L'autre fois je passe devant Et je me dis, quand j'étais petit J'adorais les toutes petites saucisses cocktail Ah oui,
- Speaker #0
très bien ça Franchement j'ai regouté C'est des knackis quoi
- Speaker #1
Moi je pensais retrouver des knackis Mais c'était pas ça en fait Pourtant c'était la marque, je ne la citerai pas Mais le truc avec un nom il y a un prénom et un nom de famille là, bon appétit, je sais pas si tu vois tout, bref. Et que ça, mon grand-père en sortait tout le temps et je défonçais le bol tout de suite. C'est peut-être un truc d'enfant. Oui,
- Speaker #0
parce que mes filles adorent ça moi aussi. C'est peut-être un truc d'enfant. Ah ouais, c'est possible.
- Speaker #1
Je pensais justement qu'on était knackis, c'était pas du tout ça. C'était horrible. Et il y a aussi le truc, un truc immonde aussi, que c'était des espèces de trucs avec des traits rouges en soi-disant forme bacon. des espèces de petits chips.
- Speaker #0
Je vois très bien. Ça aussi,
- Speaker #1
c'est un truc que j'adorais petit.
- Speaker #0
Et ça rejoint un peu les 3D. Sur côté, ça, non ?
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
ouais, ouais. C'est un peu la même chose. C'est un peu fadasse.
- Speaker #1
Et par contre, conseil quand vous avez des enfants, soyez prêts pour l'apéro. Moi, quand je vais chez mes potes, on se retrouve... Alors maintenant, il y a plus d'enfants que d'adultes dans ces apéros-là. Et quand vous dégainez les gâteaux apéro, soyez prêts sur les boissons. Servez d'abord les boissons. Parce que pour peu que... Bon, les enfants, ils sont là, on va les occuper, on va leur sortir 2-3 bols de trucs, ils te défoncent tout. Bien sûr, bien sûr. Donc,
- Speaker #0
attention. Nous, la règle, ça a toujours été... On attend, on n'en prend pas un, tu vois. Ce que je veux dire, c'est genre, t'attends, il y a un top départ, mais c'est dur. Mais du coup, on fait ça aussi, on sert...
- Speaker #1
Parce que quand tu es 9 enfants, tu peux pas les gérer, donc ils te défoncent tout. Ouais, ouais, je suis chargé à potard. Ouais, les enfants, ils sont... Ils t'appellent trop, ouais.
- Speaker #0
Et du coup, technique, si jamais il y a des futurs parents qui nous écoutent, technique pas mal quand même. Et ça marche assez tard, c'est de les faire manger avant. Je ne sais pas si tu fais ça aussi des fois. Par exemple, un vendredi soir ou samedi soir à la maison, parfois on va les faire manger avant à 19h30, puis on va se prendre un apéro à 20h. et donc derrière elles vont remanger salé tu vois mais c'est pas grave elles sont contentes quand même mais elles se jettent moins dessus il y a moins d'appétit donc je me dis que même pour elles c'est mieux elles vont moins se gaver de gâteau un bon repas bien consistant à avoir une bonne assiette de pâtes,
- Speaker #1
de lentilles de pois chiches,
- Speaker #0
un truc qui vient bien au corps et t'es tranquille tu laisses les saucissons à papa exactement,
- Speaker #1
bah écoute merci beaucoup Thibaut pour avoir échangé sur ce sujet, c'était cool d'avoir à... Un daron expert, dont c'est le métier maintenant, on peut le dire, t'es daron de métier Vincent.
- Speaker #0
C'est l'expérience en fait. C'est ça,
- Speaker #1
t'as ce travail.
- Speaker #0
Est-ce que t'as une actu du coup à nous faire part ? Non, les maternelles, ce que je disais, émission d'utilité publique, du lundi au vendredi, 9h30 sur France 5, et le soir à 19h30 sur France 4.
- Speaker #1
T'as des jours où t'interviens ?
- Speaker #0
Chez Wina, le lundi soir, on a une petite montagne aussi sympa. Et moi, je suis là sur les maternelles le mardi et jeudi matin.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Et donc, on vient raconter sa vie de daron. Et en fait, on partage. Moi, le but, c'est de... Je partage des scènes du quotidien avec mes filles. Et avec les gens autour de la table et les gens à la télé, on partage nos conseils, justement. C'est là où je te rejoins sans injonction. C'est vraiment... Je ne suis pas là pour... Moi, je donne mes conseils, mon expérience. Et surtout, je reçois ceux... des experts autour de la table. C'est comme ça.
- Speaker #1
Tu reçois d'ailleurs des commentaires quand vous postez des vidéos de Técronique. Tu en as des fois qui commentent un peu. Tu arrives à lire des trucs un peu virulents. Ça, c'est n'importe quoi.
- Speaker #0
Deux ou trois fois, j'ai parlé des mamans parfaites. J'en ai souvent dans les commentaires. Les mères parfaites. Non, il ne faut pas faire comme ça. Ce n'est pas comme ça. Ce n'est pas bon, etc. Je ne réponds pas. Mais ma réponse à celle-là, c'est si chez toi, ça marche comme ça, Et j'en suis content. Mais sache que chez moi, ça ne fonctionne pas comme ça. Donc, je fais autre chose. Et oui, oui, je ne suis pas, en fait, je ne suis pas, je veux dire, pour l'extrémisme dans quoi que ce soit.
- Speaker #1
Tu n'es pas un gourou, quoi. Non,
- Speaker #0
et puis ni, surtout dans la dictature. Un jour, j'ai fait une chronique sur comment passer un bon moment au restaurant avec ses enfants. Il y a des gens qui ont peur d'aller au resto de CRD. Ça peut être une engouffre. Moi, j'explique que de toute façon... Il faut que la peur change de camp, parce que quand j'arrive au resto avec mes trois filles, moi j'ai pas peur, le serveur c'est le serveur, quand il nous voit arriver, lui voit arriver l'expandables, donc c'est lui qui a peur, nous on arrive etc. Et ce que je dis, c'est qu'on amène des choses, on amène des coloriages, etc. Mais à la fin du repas, si ça a été un peu long, sortir la tablette au moment du café pour 10 minutes, un quart d'heure. En fait, ça ne fera pas de mes filles des dépendantes au dessin animé complètement illitrées. Ça fera juste une fin de repas agréable pour tout le monde. Et ce ne sera pas très grave. Mais tu vois, dans cette chronique-là, j'ai eu des commentaires en disant « La faim, c'est scandaleux. » Et allez,
- Speaker #1
il sort les écrans. Et allez, après avoir mangé des nuggets en plus. Alors, avant d'être diète, j'ai dirigé des restaurants. J'étais dans une chaîne, je dirigeais une chaîne. Je ne voulais pas faire les samedis matins. Je m'arrangeais parce que c'était familial. Après, il y a des trucs que tu peux t'amuser aussi avec les enfants. Tu peux jouer sur plein de trucs avec eux. Tu peux créer des... Mais c'est vrai qu'ils te mettent un bordel pas possible.
- Speaker #0
Ça dépend des enfants, mais ça dépend aussi des parents. Oui,
- Speaker #1
et puis quand je dis ça, c'est un constat. Mais moi, je veux dire, on le sait. Et puis, on est là pour les accueillir, pour qu'ils passent un bon moment aussi. Moi, je faisais juste gaffe parce que c'était un pub... d'ailleurs qui avait été partenaire de ta radio à une époque. Bon bref, mais le seul truc où j'étais un peu chiant, c'était sur la sécurité. Parce que tu sers des fois des plateaux avec cinq pintes de bière, et quand tu as les enfants qui courent, quand ils sont un peu autour de la table, évidemment tu les laisses faire, c'est les enfants. Mais par contre, quand ça court trop dans la salle, je disais aux parents, attention parce qu'on transporte quand même des trucs lourds, il y a plein de verres de bière, il y a des trucs en fonte hyper chauds, ça il faut faire attention, mais après il faut avoir conscience que les enfants sont là pour... Et puis faut pas avoir honte de ça en fait. C'est comme dans les transports en commun, dans les trains, dans les avions. Enfin t'as toi, on a tous pris l'avion ou le train avec des enfants, ça gueule. Mais c'est normal, c'est des enfants quoi.
- Speaker #0
J'espère qu'on l'oubliera pas quand on sera vieux nous aussi quoi. C'est ça le truc.
- Speaker #1
Bah ouais, moi c'est déjà un truc que j'ai dit quand je vois des personnes qui râlent un peu. Je dis mais déjà t'as peut-être... Alors t'as peut-être pas eu des enfants mais t'as été un enfant à un moment donné. Mais t'as aussi gueulé dans un bus, dans un truc. Donc mollo quoi, mollo. Et puis aussi ton compte Instagram, si on peut voir la continuité de tes chroniques.
- Speaker #0
Oui, je partage un peu pour rigoler au quotidien avec mes trois filles. Je faisais ça avant pour me marrer. Maintenant, on le fait à la télé.
- Speaker #1
Et puis comme tu disais, Wina Max. Voilà, l'an de ce soir.
- Speaker #0
Là, c'est plus pour les fans de foot. On est loin de la parentalité. Mais quoi que des fois... Il y a des tirs. Un liste alimentaire un peu aussi. Oui, le voyage mental de l'émission, parfois, c'est 9 ans, 9 ans et demi. C'est en rapport avec ça. Oui, on parle de bouffe souvent. Parce que... C'est un truc qu'on kiffe tous. On a tous des avis là-dessus. C'est un thème universel. Lundi soir sur Winamax avec Nico Villas. C'est une libre antenne. A la base, c'est des fans de foot. On se retrouve et on parle de tout et de rien. Ça peut être souvent de la bouffe.
- Speaker #1
Très bien. Merci beaucoup Thibaut. Avec plaisir. Merci à toi. Pour avoir accepté. Moi, je le dis toujours. J'ai lancé un petit podcast qui a vraiment le but de faire de la prévention alimentaire. et de nous réconcilier un petit peu avec notre corps, de déculpabiliser comme ce qu'on a fait aujourd'hui. Et je suis toujours touché de l'engagement de mes invités. Enfin voilà, toi tu viens de loin entre guillemets, mais ça te prend du temps de venir, tu as pris du temps sur ton emploi du temps, et c'est vraiment cool, donc merci beaucoup. De rien,
- Speaker #0
mais si ma prochaine chronique est moisie, c'est celle que je n'ai pas écrite là,
- Speaker #1
ce sera de sa faute. Voilà, tu pourras dire que c'est de sa faute, mais au moins, on pourrait quand même aller écouter l'épisode. Bon bah écoutez les chers épisodes je vous dis à très très bientôt, merci encore Thibaut et à très très bientôt pour un nouvel épisode de Diète et Gourmand, le podcast Salut à tous !
- Speaker #2
Tu vas te rendre malade avec tes régimes à la con Diète et Gourmand,
- Speaker #0
le podcast