- Speaker #0
Salut à toi et bienvenue à un nouvel épisode de Diète et Gourmand, le podcast. Je suis vraiment ravi de te compter parmi mes auditeurs. Je t'invite dès à présent à t'abonner, à liker, à partager et à commenter pour ne rien louper de ce podcast dont le but premier est de te réconcilier avec ton assiette et ton corps. Je te souhaite une très bonne écoute. Salut !
- Speaker #1
Diète et Gourmand, le podcast.
- Speaker #2
Tu vas être un malin avec tes régimes à la compo.
- Speaker #0
Eh bien, salut à toutes et à tous et bienvenue à Diète et Gourmand, le podcast qui parle de notre rapport à l'alimentation et à la santé. Alors aujourd'hui, on va répondre à une question un peu existentielle. Est-ce que le sport, ça fait maigrir ? Mais bon, je vous rassure, on ne va pas parler que de ça. Effectivement, on va parler plus généralement de sport et d'activité physique. L'activité physique, ça fait partie des quatre piliers majeurs de notre santé, avec l'alimentation, le sommeil et l'hydratation. Alors on entend un peu partout tous les discours à propos de l'activité physique et de ses impacts sur notre santé. C'est pourquoi je décidais d'inviter un médecin du sport avec qui nous allons tenter d'éclaircir un maximum d'idées reçues. Salut Victoria !
- Speaker #1
Salut, merci pour l'invitation, je suis ravie d'être là et de vous parler de sport et nutrition.
- Speaker #0
Merci à toi d'avoir accepté l'invitation. Alors Victoria, pour commencer, est-ce que tu peux te présenter à nos auditeurs ?
- Speaker #1
Oui, alors moi je suis médecin de sport et globalement je fais du suivi de toutes les pathologies articulaires, mal de dos. tandinite et bien sûr on voit tout le côté global du sportif, la nutrition, le côté psy pour bien sûr réorienter quand il y a des soucis mais on est beaucoup sur la prévention des blessures la prévention de carences de troubles nutritionnels mais aussi le dépistage de pathologies nutritionnelles qu'on ne fait pas systématiquement.
- Speaker #0
Je peux témoigner parce que moi j'étais venu te voir, c'est comme ça qu'on se connait, j'étais venu te voir pour un petit problème de cheville, je sais pas si tu te souviens du coup tu m'avais bien réorienté petit suivi personnel Tout va bien, je continue la course à pied, plus de douleurs à la cheville, les petites semelles orthopédiques qu'on a fait avec ton collègue, tout va bien, donc aucun problème. On ne t'a pas revu depuis, donc c'est plutôt bon signe.
- Speaker #1
J'ai envie de voir des patients qui ne me revoient pas, mais qui font du sport, c'est vraiment la plus grande satisfaction de mon côté.
- Speaker #0
Donc là, en tout cas, sur ce sujet-là, tu es tranquille, tout va bien. Pour l'instant, je serais peut-être amené à te revoir, mais pour l'instant, tout va bien. Alors, la première question déjà, si on veut parler de sport, il y a un premier sujet qu'il faut un petit peu éclaircir. Alors, parce qu'on entend sport et activité physique, est-ce que tu peux nous décrire un petit peu la différence entre ces deux notions ?
- Speaker #1
Alors oui, c'est une bonne chose, parce que c'est vrai que souvent on se dit, c'est pas du sport ce que je fais, etc. Alors que finalement, l'activité physique, c'est tout ce qui va nous faire bouger, c'est d'aller faire de la marche, c'est d'aller activer nos muscles. On n'a pas forcément besoin de faire du tennis, qui est une activité sportive avec des règles, qui est un sport. Pour être actif, pour être dans les recommandations, on peut faire une activité physique de façon générale, c'est-à-dire sans règles, sans orientation, de faire de la marge, faire du vélo, de faire des choses qui ne vont pas forcément être orientées sur des règles ou une performance.
- Speaker #0
Mais est-ce qu'il y a quand même une notion d'intensité et d'impact, par exemple en termes de fréquence cardiaque, en termes de transpiration ? On entend souvent que... On peut considérer qu'on commence à vraiment faire une activité physique dès l'instant où le cœur s'emballe un petit peu. Quand je dis s'emballer, il monte un petit peu. Est-ce que tu peux nous éclaircir un petit peu là-dessus ?
- Speaker #1
Bien sûr, effectivement, quand on parle de faire de l'activité physique, notamment on pense tout de suite au cardio. Le cardio, il faut qu'on monte dans une certaine zone et on peut appeler ça la zone verte parce que tout le monde a une montre connectée lambda. Et c'est notre zone aérobie. La zone aérobie, c'est là où notre cœur travaille, c'est là où notre cœur progresse. C'est là où on va avoir des bénéfices au niveau cardiovasculaire en termes de régulation de pression artérielle, d'amélioration de la fonction cardiaque, d'endurance. Et cette zone-là, elle est atteinte à partir d'un certain palier qui est différent chez tout le monde. Et pour savoir si on est dans la zone, si on n'a pas fait un test d'effort, il faut simplement sentir que ça travaille un petit peu, qu'on est un petit peu essoufflé, un peu fatigué, qu'on fait un effort. Mais il ne faut pas que l'effort soit trop intense, par exemple. au point de ne pas pouvoir bien respirer ou ne pas pouvoir parler. C'est typiquement, on est essoufflé, mais on arrive un petit peu à discuter avec quelqu'un à côté de nous.
- Speaker #0
Oui, parce qu'il y a une notion de durée aussi quand même. Effectivement, si on se contente de taper un sprint 150 mètres, on s'épuise et on ne fait rien d'autre derrière, forcément.
- Speaker #1
Et oui, c'est l'erreur que font beaucoup de personnes et qui me disent, la course, ce n'est pas fait pour moi. Eh bien oui, vous avez commencé à courir à 12 km heure, alors que ça fait 15 ans que vous n'avez pas fait de course, alors qu'il aurait fallu reprendre tout doucement, voire par de la marche rapide. Et en fait, ce travail de reconditionnement cardiaque, souvent, on ne le fait pas. Et c'est pour ça. Et ça peut être très décourageant sur la reprise sportive. Et je pense qu'il faut être très indulgent et envers soi-même et se dire, ben non, en fait, ça fait dix ans que je ne bouge pas. Donc, je vais commencer par de la marche rapide. Et c'est déjà très, très bien. Mon cœur va progresser. On se met des objectifs, parfois avec Strava, les réseaux sociaux. C'est ça.
- Speaker #0
Tu parlais tout à l'heure des fameuses montres connectées. Quand on passe au sport, pour peu qu'on n'ait pas de montres connectées, on va aller en acheter une tout de suite. Et du coup, on va vite regarder les chiffres, on va se fixer des objectifs. Moi, je sais, en course à pied, j'ai appris à me détacher de ça. J'ai appris l'endurance fondamentale aussi, pour ceux qui connaissent. Mais en fait, c'est très, très dur. Parce que c'est un niveau qui est assez bas en termes cardiaques. Donc, faire une sortie endurance fondamentale, c'est vraiment être au minimum du minimum de la vitesse. Il y en a très peu qui arrivent à le faire sur des sorties parce qu'on veut toujours aller plus vite.
- Speaker #1
C'est un très bon message parce qu'effectivement, il faut parfois être presque accepté d'être mauvais ou lent au début parce qu'on va progresser dans sa zone de confort. Et en fait, quand on reste longtemps dans sa zone aérobie, même si on court à 7 km heure et que c'est très lent, on progresse énormément et surtout, on pourra courir longtemps et ne pas s'épuiser au bout de 500 mètres et arrêter.
- Speaker #0
Pour les adeptes de la course à pied, il y a une phrase que je me retiens. J'essaye de toujours m'inculquer dans mes entraînements, c'est courir lentement pour courir longtemps. C'est quand même le plus important, surtout sur des sports d'endurance. Est-ce qu'il y a de grosses différences sur la santé avec une activité physique régulière ou la pratique d'un sport ? Quels sont vraiment les impacts et les bénéfices qu'on peut tirer de la pratique d'une activité sportive ?
- Speaker #1
Oui, je pense qu'effectivement, on peut dire globalement activité physique, parce qu'une activité physique peut être très intense et un sport peut être peu intense. si on fait... Une séance de yoga très doux ou tai chi, ce n'est pas forcément intense, c'est un sport. Donc une activité physique doit être surtout pratiquée de façon régulière. Ou le sport, c'est ça qui est important. Il faut se fixer un objectif. Si on peut faire ces 30 minutes 5 fois par semaine, mais parfois faire des sessions de 30 minutes, c'est compliqué. Donc il faut qu'on ait globalement entre 2 et 3 heures de sport, 2h30, enfin de sport ou d'activité physique sur la semaine, 2h30 dans les recommandations. Donc ça peut être 2 fois 1h plus une demi-heure. Parfois on n'a pas le temps aussi, il faut aussi savoir que ça peut être fait par des sessions de 10 minutes parce qu'au bout d'environ 10 minutes de travail cardio, c'est-à-dire marche rapide, peu rapide, vélo, on a quand même une progression. Donc si on n'a qu'un quart d'heure pour marcher ou qu'on n'a que 20 minutes de vélo pour le trajet, c'est déjà très très bien parce que parfois on se dit j'ai pas le temps, parce qu'on pense tout de suite qu'il faut aller faire un entraînement qui est long. Et bien pas du tout, pour avoir des bénéfices à partir de 10 minutes on en a. Après, si on arrive à faire 10 minutes plus 5 minutes, c'est excellent.
- Speaker #0
Ça, c'est un bon message parce qu'effectivement, on a longtemps entendu, par exemple, le cardio en dessous de 30 minutes, ça ne sert à rien. Ça, c'est les discours qu'on entend depuis des années. Et du coup, dans cette pratique de l'activité physique, effectivement, il peut y avoir des petites astuces au quotidien pour combler ça. Moi, je prends l'exemple, j'ai des enfants en bas âge. En ce moment, le sommeil, ce n'est pas facile. Donc, je condense un peu mes entraînements pour faire une grosse sortie le week-end et essayer de caler une ou deux sessions de sport le reste de la semaine. Mais il peut y avoir aussi de se dire, tout à l'heure on est venu en métro, peut-être qu'on descend une station avant, on finit en marchant. C'est des choses comme ça au quotidien, on monte les escaliers au lieu de prendre les escalators ou l'ascenseur. C'est des petits détails comme ça qui feront aussi qu'on fera de l'activité physique sans en avoir l'air.
- Speaker #1
C'est vraiment ce qui marche très bien, c'est de l'intégrer facilement à son quotidien. C'est ce que je recommande aussi aux sportifs, si vous n'avez qu'un quart d'heure, c'est déjà très très bien. On arrive à l'avoir régulièrement. Il y a aussi les bénéfices des activités intermittentes. Il y a énormément d'études sur les escaliers notamment. Et à partir d'un étage par jour, on aurait une diminution du risque cardiovasculaire. Donc c'est vrai que le jour où vous êtes inactif, si vous avez monté un, deux, trois étages, c'est déjà mieux que rien.
- Speaker #0
Tout ça, c'est vraiment important parce qu'effectivement, aujourd'hui, on est assisté de pas mal de choses. Même sur les tâches ménagères. Alors oui, c'est sympa d'avoir un aspirateur robot à la maison. Mais malgré tout, c'est bien de faire quand même du ménage. C'est bien de faire du jardinage quand on a un jardin. C'est bien de faire toutes ces choses-là parce qu'on commence déjà à faire de l'activité physique. Bien sûr,
- Speaker #1
et je vois pas mal de personnes un peu âgées qui ont entre 60, 70, 80 ans, très actives, très en forme et qui me disent qu'elles jardinent et parfois elles viennent pour des tendinites. Et c'est vrai qu'avec une intensité qui leur permet de se maintenir vraiment en forme. Donc, c'est une vraie activité physique quand on le fait un peu intensément. C'est vrai que des fois,
- Speaker #0
on a des personnes qui disent « moi, je ne fais pas de sport » . Et en fait, quand on regarde un peu leur quotidien, elles font de l'activité physique et elles se dépensent vraiment comme il faut. Et c'est un vrai bénéfice pour leur santé.
- Speaker #1
C'est une activité en plein air. J'ai une patiente de 83 ans. Elle est agricultrice et en fait, elle est extrêmement sportive.
- Speaker #0
Bien sûr. Et alors, si on prend le cas d'une personne, d'un auditeur ou d'une auditrice qui nous écoute et qui n'a jamais pratiqué de sport ni d'activité physique et qui voudrait s'y mettre, Vraiment la personne non sportive, quels conseils tu pourrais lui donner pour bien démarrer et éviter un petit peu tous ces écueils-là de soit se décourager trop vite, soit de risquer la blessure qui ne va pas être non plus bénéfique à long terme. Qu'est-ce que tu peux conseiller s'il devait y avoir une petite liste de bonnes pratiques à suivre ?
- Speaker #1
Oui, je pense que c'est important. Ne pas se mettre un objectif trop élevé, parce que c'est comme ça que je vois les gens blessés. Ils ont commencé à courir avec un copain qui fait de la course à pied depuis dix ans. Si on voit que la course ne passe pas, vous faites de la marche rapide et c'est déjà excellent de s'échauffer quand on pratique une activité intense, qu'on va courir et qu'on reprend. D'avoir globalement des petits objectifs, de commencer doucement, de s'écouter. Si on a des douleurs, au début on ne peut pas courir une heure, donc fixez-vous des objectifs réalistes. Faire de l'endurance fondamentale, très lentement. Des petites sessions, alternance course et marche, marche rapide, course 10-15 minutes, c'est déjà excellent. De ne pas suivre des gens très entraînés, vous allez progresser. Et puis toutes les petites tâches quotidiennes, les escaliers, le ménage, le jardinage, c'est excellent pour la santé. On n'a pas besoin de faire des performances pour être en bonne santé. Le sport santé, c'est différent. C'est vraiment être actif tout le temps, en marchant, en faisant du jardinage, en faisant plein de tâches. Il n'y a pas besoin d'aller gagner un match au tennis pour être en bonne santé.
- Speaker #0
C'est vrai. Du coup, c'est intéressant parce qu'il y a un vrai parallèle avec la nutrition. C'est-à-dire que quand on sait des sujets, quand on veut vraiment s'y intéresser, qu'on se dit bon, je vais me pencher sur ma façon de manger ou je ne fais pas assez de sport, il faut que je m'y mette. Souvent, qu'est-ce qu'on va faire ? On va aller voir sur les réseaux et tout de suite, on va se dire, il faut que je m'inscrive à un plan d'entraînement. Il faut que je suive des conseils vraiment hyper précis, hyper durs. On va tout de suite s'inscrire dans des plans. dans des choses à suivre, dans des objectifs. Et c'est là où finalement, on va se décourager parce qu'on va se rendre compte qu'on n'est pas au niveau, parce qu'on va se mettre un objectif beaucoup trop élevé. En alimentation comme en sport, commençons par la base déjà de l'activité physique tous les jours. L'alimentation, c'est plein de bon sens et plein de bonnes choses à commencer à suivre avant de rentrer dans des plans précis et des choses vraiment calculées et programmées et avec des objectifs. Et tous les jours, il faut faire ci, il faut faire ça. Commençons par du bon sens, mais c'est intéressant ce discours parce que souvent, c'est vraiment le... On veut chercher le conseil et derrière le conseil, il y a des gens qui nous vendent des programmes, des choses. Et c'est là où on se décourage. Et c'est exactement la même chose que pour des régimes ou des choses comme ça qu'on peut voir sur la nutrition. Le parallèle, il est vraiment là.
- Speaker #1
Tout à fait. Je ne sais pas ce que tu en penses. Juste un petit aparté, je vois beaucoup de personnes justement qui veulent se remettre en forme et se mettre en même temps au sport intensivement et cherchent une perte de poids très rapide. Je les vois, bien sûr, t'as deviné, pour une blessure parce qu'ils ont perdu 10 kilos sur le mois. Ils ont perdu leurs muscles, ils ont commencé des sports intensivement. C'est vrai qu'on ne fait pas toujours le parallèle entre la perte de poids et la santé. On se dit que maigrir, c'est bon, ils se mettent au sport. Mais quand on est en dehors de tout cadre physiologique,
- Speaker #0
c'est contradictoire finalement.
- Speaker #1
Il y a certains programmes internet et il y en a beaucoup, beaucoup. qui ne sont pas faits pour être en bonne santé.
- Speaker #0
Encore une fois, derrière tout ça, il y a du marketing parce qu'on nous vend des promesses. Que ce soit en nutrition ou en diététique, on va nous dire, suis mon programme, tu vas perdre du poids rapidement. En sport, on va dire, si tu veux courir le marathon en moins de 3 heures alors que tu n'as jamais couru de ta vie, suis mon programme et tu vas voir, même si tu es débutant, tu vas y arriver. Tout ça, c'est pour vendre et nous faire acheter des programmes.
- Speaker #1
Le problème de tous ces programmes, c'est le manque de personnalisation. Et c'est pour ça que ça ne fonctionne pas ?
- Speaker #0
Le sport, ça peut être différent parce que le sport, ça peut s'adresser à des gens qui ont un certain niveau. Alors qu'en diététique, il y a vraiment des dérives. Mais le sport peut aussi... Il peut aussi être... On te dit, va à la salle, tous les gomuscus, moi j'aime bien les appeler comme ça, qui va te buter à la salle. Il y a vraiment la notion d'effort. Mais en fait, on est une génération on a grandi dans les années 80 avec Rocky, avec tous ces trucs-là. Toute cette culture américaine de l'effort, il faut en baver pour y arriver. Et aussi, quand on se dit, j'ai jamais fait de sport, il faut que je m'y mette. Ou je ne fais pas gaffe à mon alimentation, il faut que je m'y mette. Ça part souvent dans ma lettre aussi. C'est parce qu'on a peut-être un petit peu de poids à perdre. On ne se sent pas en forme, on ne se sent pas tonique. Le point de départ, c'est pour ça qu'il est intéressant cet épisode. Parce que le point de départ, il est souvent un peu le même. Et en plus, on se dit, je vais faire du sport, je vais maigrir super vite. Qu'est-ce qu'il faut que je fasse comme sport ? Il faut que je fasse du cardio. Alors là, c'est parti, on se lance tout de suite dans des entraînements de boxe. Pas possible parce qu'on a vu des super vidéos. Oui,
- Speaker #1
et puis on voit maigrir sans cardio, maigrir que avec du cardio. Exactement. Et en fait, tout ça, c'est complètement absurde. Maigrir, sur le site des programmes, c'est la restriction alimentaire plus activité intensive. Déjà, tout le monde ne peut pas supporter ça. Et ensuite, est-ce que c'est vraiment bon pour la santé ? Parce que le but, est-ce que c'est bien de perdre 8 kilos en un mois ? En quelles conditions physiques on va arriver ? Est-ce qu'on s'est intéressé à la santé aux carences ? Est-ce que la personne a eu comme nutriment ? Est-ce qu'on a regardé que la moitié, c'était de la masse musculaire ?
- Speaker #0
C'est ça qui est malsain parce qu'en fait, cette promesse-là, elle fonctionne au début. Parce que moi, tu viens me voir en disant que tu veux perdre du poids, tu veux perdre 15 kilos en un mois, mais il n'y a pas de problème. Je vais te faire manger un yogourt par jour. Ton poids, tu vas le perdre. Et pareil pour le sport, tu vas avoir tout de suite des bénéfices. on va t'imposer quelque chose de très dur, mais dans les premières semaines, tu vas quand même essayer de t'y tenir et tu vas dire, c'est génial et ça va te conforter dans ce truc-là. Et c'est là, après, où on part sur des dérives où il y a de la bigorexie. Il peut y avoir des dérives des troubles alimentaires, des gens qui vont tomber dans de l'anorexie, dans des choses comme ça, parce que la promesse était belle et elle a été tenue au début.
- Speaker #1
Ça induit beaucoup de troubles, les restrictions alimentaires. Et malheureusement, quand on pose la question, c'est fou le nombre de sportifs de haut niveau, sportifs tout court, qui tombent dans des troubles alimentaires qui sont générés par des programmes, des régimes restrictifs, puis des blessures.
- Speaker #0
Parce que culturellement, on n'a pas l'approche médicale générale de prévention. On ne va pas voir un médecin par prévention, on va le voir parce qu'on a un problème. Que ce soit de santé, parce qu'on ne se sent pas bien, parce qu'il y a toujours un problème à résoudre. Et le sport, l'activité physique, il faut que ce soit, et la nutrition aussi, il faut que ce soit abordé d'un point de vue bénéfice à long terme. Et je fais de la prévention pour ma santé. Je ne cherche pas un objectif à court terme, parce que c'est là où c'est malsain en fait.
- Speaker #1
C'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur, la prévention. Parce que j'ai fait un webinaire pour les entreprises et on s'est rendu compte qu'en fait... la prévention de base n'est pas faite, c'est-à-dire le dépistage de cancer. Je ne parle même pas vraiment d'aller chercher des choses très fines en micronutrition, mais le dépistage d'un diabète, même ça, les gens n'ont pas accès, ils n'ont pas vu un médecin depuis dix ans. Et bien sûr, des questions simplement d'interrogatoire. Est-ce que vous mangez ? Est-ce que vous avez des restrictions ? Etc. Ce n'est pas fait, du coup. Et cette approche, je pense que c'est un... C'est un problème aussi d'accès aux soins en France, d'accès à la prévention. Oui, c'est multifactoire, c'est sûr. De formation des médecins à la prévention, ce qui est complexe, je pense. Oui,
- Speaker #0
parce que c'est aussi pas culturel. On n'a pas cette Ausha, mais il y a aussi effectivement un manque d'information. D'ailleurs, c'est un truc qu'on peut voir aussi, on entend de plus en plus dans des courses à pied, parce que là, c'est un phénomène, tout le monde s'inscrit à des courses à pied. On voit sur des courses longues, il y a des décès. À Saint-Élion, il y a encore eu un décès il n'y a pas longtemps. À l'arrivée, la personne arrive, malaise cardiaque et tout ça, mais parce qu'ils ne le font pas. Moi, je sais que quand je m'y suis mis à la course à pied, quand j'ai venu te voir au début, je me suis dit, je vais quand même aller faire un petit test à l'effort. Enfin, je ne sais pas, j'ai 40 ans, je vais faire une course à pied, je vais faire un marathon, j'aimerais quand même ne pas y rester. Oui,
- Speaker #1
parce qu'il y a des recommandations très simples sur la dépistage cardio. À partir de 35 ans, tous les 5 ans, il faut faire un dépistage qui est une simple consultation. Et en fonction des facteurs de risque. Le médecin fera un électrocardiogramme, prise de tension, voire un test d'effort. La plupart des personnes, je les vois à 50 ans, ils n'ont jamais... En fait, ils n'ont pas vu le médecin depuis qu'ils ont 30 ans. Donc, ils n'ont pas pu avoir ce dépistage. Il aurait peut-être fallu faire un test d'effort. Du coup, on lance les choses. Et c'est assez incroyable le nombre de problèmes que je découvre sur des tests d'effort, notamment des problèmes coronariens. Du coup, des orientations en cardiologie, en stenté, en refrains de nos sports. Mais du coup, on a prévenu des infarctus. Mais c'est vrai que ça ne paraît rien. Il y a des troubles qui sont assez silencieux. J'avais un patient, il m'a dit, je n'arrive pas, ma fréquence cardiaque ne monte pas quand je cours. Je suis à 120. En fait, il avait trois coronaires bouchés. Mais du coup, le cardiologue a traité, il a repris la course. Il y a des signes parfois qui sont subtils. On n'arrive pas à progresser, on est trop essoufflé, on a une gêne qui n'est pas une douleur. Donc, c'est vraiment important ce dépissage, que ce soit en santé régionale aussi, mais aussi en santé générale et cardio, bien sûr, parce qu'on parle d'endurance.
- Speaker #0
D'où aussi le message que je porte haut et fort et qui va aussi, bien évidemment pour le sport et la médecine, aller voir des professionnels de santé au lieu d'aller sur les réseaux sociaux. Quand vous voulez vous intéresser pour vous à des sujets qui soient nutritionnels ou sportifs, il y a des professionnels. Vous allez voir Victoria si vous êtes en région parisienne et elle va vous conseiller.
- Speaker #1
Simplement le généraliste aussi pour le dépistage, pour l'orientation. Un rhumatologue, un médecin du sport, un diététicien.
- Speaker #0
Il y a plein de professions comme ça qui peuvent vous conseiller et qui n'auront pas cette idée d'objectif.
- Speaker #1
On n'y pense pas toujours. On pense à acheter un programme ou commander certaines choses sur Internet parce qu'on est tombé sur de la publicité.
- Speaker #0
Parce qu'on est des enfants de la pub. Même nous, on tombe parfois dans ce piège, moi aussi. Bien sûr, parce que nous, dans nos métiers, on n'a pas le droit de faire de la pub. Donc forcément, on n'a pas cette Ausha et encore heureux. Mais on subit cette concurrence de gens qui ont le droit de le faire du coup et qui ne sont pas professionnels.
- Speaker #1
Ce n'est pas réglementé suffisamment.
- Speaker #0
Une concurrence presque déloyale pour nous en plus.
- Speaker #1
Personnes qui n'ont pas de formation ont le droit de raconter n'importe quoi. Et du coup, ça peut être un peu quelque chose qui va attirer des vues, attirer les gens et qui sont désespérés parce qu'on ne trouve pas de solution, qui n'ont pas de médecin. Et malheureusement, ils jouent de ça. mauvaise santé de certaines personnes et c'est un peu triste.
- Speaker #0
Certains se lancent dans des activités comme ça, que ce soit en sport ou en nutrition, parce qu'ils ont fait quelque chose pour eux. Ils se sont dit, si ça marche pour moi, ça va marcher pour tout le monde. Et c'est là où c'est une catastrophe de santé publique. Oui,
- Speaker #1
on n'est pas forcément experts d'une pathologie.
- Speaker #0
Bien sûr que non. Alors, pour parler un petit peu de façon plus générale sur tout ça, qu'on a vu, qu'est-ce qu'il faut faire quand je commence un petit peu le sport ? On a dit, il faut y aller doucement, il faut vraiment écouter son corps, il ne faut pas se mettre des objectifs. Mais On voit aussi plein de choses, plein d'idées reçues, plein d'informations qui circulent justement sur ces fameux réseaux sociaux, sur les questions autour du sport. Je t'en ai listé quelques-unes, on n'aura peut-être pas le temps de toutes les faire, mais au moins j'ai une liste. Tu vas pouvoir me dire ce que tu penses de ce qu'on peut...
- Speaker #1
Quelques idées essentielles.
- Speaker #0
Moi j'ai une petite idée parce que tu fais quand même beaucoup de contenu aussi sur les réseaux, donc tu as déjà répondu pour moi à plein de questions, mais au moins pour vous les auditeurs, vous allez voir, c'est super intéressant. Un premier exemple, si j'ai de l'arthrose, il faut que j'arrête le sport.
- Speaker #1
Ça, c'est une idée reçue, mais qu'il faut nuancer. C'est vrai qu'on se dit, effectivement, c'est usé, c'est foutu, mon genou ne fonctionne plus, il faut que j'arrête de le solliciter. Sauf qu'en réalité, l'arthrose est quelque chose de mécanique, mais aussi inflammatoire, et toutes les arthroses ne sont pas symptomatiques. Et quand on a suivi des personnes qui ont une arthrose sur 10 ans, on s'est rendu compte que ceux qui font de l'activité physique vont beaucoup mieux que ceux qui n'en font pas. et que... y compris les sports à impact. De telle sorte que la Société française de rhumatologie, en 2018, a émis des recommandations disant que la course à pied est plutôt bénéfique et pas contre-indiquée en cas d'arthrose de genoux, par exemple. Et pourquoi ? Parce que l'activité physique va renforcer les muscles, mais renforcer aussi l'articulation. Et sauf si on est en crise d'arthrose, là il faut nuancer, si vous avez des douleurs, consultez. Finalement, on va beaucoup mieux réguler notre inflammation.
- Speaker #0
Donc c'est un peu la douleur qui décidera, est-ce qu'avec mon arthrose, est-ce que je peux continuer à faire du sport ou pas ?
- Speaker #1
Il y a une douleur décompensée qu'on a mal tout le temps, il faut peut-être traiter l'arthrose. Il y a des traitements injectables, des traitements par de la kinésithérapie avant de reprendre la course. Mais si vous n'avez pas mal, effectivement, il faut être le plus actif possible.
- Speaker #0
C'est un peu le même principe qu'un muscle, on l'abîme un petit peu en faisant du sport, mais il apprend à se réparer et du coup il se renforce.
- Speaker #1
Et c'est d'ailleurs pour ça que les coureurs, sauf les coureurs olympiques professionnels, qui eux, ont beaucoup de traumatismes, etc. Les coureurs, même des ultra-trailers, n'ont pas plus d'arthrose que les gens sédentaires. Et ça, on a des séries de 100 000 coureurs parce qu'il y a une adaptation de notre corps qui est incroyable. Le ménisque, le cartilage vont devenir plus résistants. L'os va se densifier. En fait, notre articulation, à condition de monter la charge progressivement, parce que si ce n'est pas le cas, c'est la fracture de fatigue et les blessures, arrive à très bien s'adapter à des charges qui peuvent paraître assez incroyables.
- Speaker #0
D'ailleurs, ça me fait penser, souvent quand on entend parler en archéologie, quand ils trouvent des ossements de l'époque antique, par exemple, de l'époque promène, ils savent que les gladiateurs, ils reconnaissent qu'ils ont des os plus importants, que la masse osseuse se développe.
- Speaker #1
La masse osseuse se développe et les coureurs ont des os plus denses que les gens sédentaires. Et d'ailleurs, les sports à impact et la musculation font partie des choses qu'on pourrait recommander en cas d'ostéopénie ou d'ostéoporose de façon progressive, maintenant qu'on le sait, donc c'est très intéressant.
- Speaker #0
Donc, ça renforce. Ça renforce. Après, quand il y a vraiment un problème de douleur, il faut bien sûr nuancer.
- Speaker #1
Qu'à doubler, vous ne mettez pas à courir. Il faut peut-être voir votre médecin faire une radio ou autre, mais en tout cas, des traitements et des examens.
- Speaker #0
Alors, on continue avec une autre idée reçue. Après 50 ans, c'est trop tard pour se mettre au sport. C'est un truc que j'ai beaucoup vu.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Et puis, il y a des femmes qui me disent « Non, mais moi, c'est trop tard, j'ai été sédentaire longtemps. » Alors que finalement, à 50 ans, c'est différent de 20 ans. À 20 ans, on perd peu de masse musculaire en étant sédentaire. À partir de 35-40 ans, on commence à perdre, si on est sédentaire, plus de masse musculaire et cette perte va se précipiter à 50 ans et encore augmenter à 60 ans. Donc, s'il y a un âge où il faudrait presque commencer le sport, même si on va bien sûr dire qu'il faut être actif toute la vie, C'est bien après 50 ans parce que la fonte musculaire va entraîner des douleurs tendineuses, des douleurs de colonne vertébrale, des douleurs articulaires. Donc si vous êtes sédentaire et que vous voulez éviter des douleurs de post-ménopause chez les femmes, des douleurs liées à la fonte musculaire chez les hommes qui ont le problème hormonaux beaucoup plus tard, ce n'est pas trop tard, c'est au contraire le bon moment. J'ai des patientes qui courent, qui ont commencé à 50 ans. Là, ils ont 60 ans, ils font de l'ultra et ça se passe super bien.
- Speaker #0
Oui, d'ailleurs, on dit la course à pied. Je mets des guillemets parce que je suis dedans, donc j'ai le droit de le dire. On dit que c'est un sport de vieux. C'est un sport, on s'y met à 40 ans. Moi, je sais que je suis l'exemple parfait. J'ai fait du sport toute ma vie, mais avant, c'était foot, tennis, sport de balle. Après, tu arrêtes un peu parce que tu commences à travailler. Donc, tu réorganises un peu ta vie. Tu n'as plus le temps d'être en club et d'avoir un truc. Puis sur les coups de 40 ans, 30-40 ans, tu ne dis pas, il faudrait quand même que je me remette un peu au sport. Puis tu fais de la course à pied parce que c'est facile,
- Speaker #1
c'est accessible.
- Speaker #0
Ou le vélo ou des choses comme ça.
- Speaker #1
Et puis on a parfois plus le mental à 40 ans qu'à 20 ans. C'est pas le même rapport, moi j'ai détesté courir. Voilà exactement, on aura tendance à faire des plus petites distances à 20 ans. Alors ce n'est pas le cas de tout le monde, il y a bien sûr des ultra-trailers. Oui, bien sûr. De façon générale, la population. Donc on a le mental, l'endurance. Oui, c'est presque un sport, on va dire, peu après 40 ans. Et c'est très bien parce qu'on est en forme, du coup.
- Speaker #0
Exactement. D'ailleurs, je le dis aussi, mais je pense que je ferai un épisode un jour. Je vais essayer d'inviter quelqu'un qui fait du trail. Faites pas tous du trail. Il ne s'agit pas de dire, s'il faut se mettre au sport, faites de la course à pied. Mais malgré tout, pour peu que vous soyez un minimum, vous pratiquez un minimum d'activité physique, Quand vous êtes dans une logique un peu de mal-être, donc un peu sur la perte de poids, je fais attention à mon alimentation, participez à une course à pied, même si elle fait 5 km, même si elle fait 10 km, je vous assure, ça fait un bien fou.
- Speaker #1
Un traducard, ça donne un objectif même sur un 5 km.
- Speaker #0
Et puis de ramasser, c'est ridicule, parce que souvent, on est un peu moqué pour ça, moi je n'en fais pas du tout, mais de ramasser une médaille à la fin, quand on sait que c'est quelque chose qu'on ne faisait pas du tout avant. qu'on s'y est mis, et c'est une récompense qui fait du bien à soi. En fait, il ne s'agit pas de frimer avec ses médailles. Aujourd'hui, tout le monde fait des courses à pied, mais rien que pour soi, on se fait un bien.
- Speaker #1
La motivation, il faut entretenir la motivation. Il faut se récompenser et être content des petits objectifs personnels qu'on se fixe. On n'est pas tous des professionnels du sport et on peut très bien avoir un beau niveau, ou avoir un niveau c'est-à-dire qu'on n'a tout simplement pas le fait de finir un 10 kilomètres, c'est déjà Oh ! extraordinaire si il y a deux ans, on ne courait pas.
- Speaker #0
C'est exactement. C'est le truc que moi, je me dis à chaque fois. Tu n'en parles plus de ton nom. Voilà, moi, je ne regarde même plus le classement. Mais si on m'avait dit il y a dix ans que tu ferais une course de 10, 20, 30, 40. C'est génial. Voilà, rien que ça, c'est satisfaisant en fait. Donc après, effectivement, on peut toujours regarder le classement et dire je ne suis pas bon, mais on est toujours moins bon que... Ce qui est bien de la course à pied, c'est qu'il y a tellement de pratiquants que de toute façon, on est toujours mauvais par rapport à quelqu'un d'autre, même ceux qui finissent dans les dix premiers. Donc ça, c'est un sport d'humilité. Et encore une fois, comme le disait Victoria tout à l'heure, si vous avez commencé en vous écoutant, et malgré tout, vous allez voir des progrès, quoi qu'il arrive. Si vous faites bien les choses, quand vous commencez ce type de sport d'endurance, soit du vélo ou même du tennis, même des sports où il y a un peu plus de technique, un peu plus de choses, Dès que vous commencez, quand vous commencez de très bas, vous voyez quand même de l'amélioration. Donc, c'est un peu valorisé.
- Speaker #1
Il y a aussi un message important là-dessus parce que c'est qu'on se dit que ça a été inatteignable. Il y a une chose, c'est que le cardio progresse très vite. C'est vrai que pour avoir, voir des abdos, il faut parfois deux ans. Mais le cardio, mais en deux semaines, vous êtes mieux. La sortie que vous faites, presque la deuxième sortie course, si vous n'avez réussi à courir qu'une minute, vous êtes déjà mieux. En six semaines d'entraînement, deux fois par semaine, ça n'a plus rien à voir. Donc ça, c'est extrêmement motivant de le savoir, mais persévérer en fait. Parce que sur quelques sessions, vous allez voir, ça va se débloquer et fixer des objectifs réalistes et rester dans sa zone de confort pour progresser, parce que sinon, ça va nous décourager. Si on est dans le rouge, qu'est-ce qui se passe ? Essoufflement, le cœur se fatigue, point de côté, on s'arrête et c'est un peu dommage. Rester dans sa zone et on progresse très vite en cardio.
- Speaker #0
D'ailleurs, ça me fait penser à une idée reçue que je n'avais pas notée, mais que moi j'avais quand j'étais plus jeune. Parce que cette culture-là du sport et du film américain et tout ça... C'est-à-dire, si je n'ai pas mal le lendemain, c'est que je n'ai pas bien fait une séance. Non mais ça, c'est des trucs d'ado et de jeunes. Moi, j'étais...
- Speaker #1
Dans les années 80, ils utilisaient beaucoup des stéroïdes aux Etats-Unis. Ce n'était même pas interdit. Donc, il y avait aussi ce côté plus hypertrophié qui n'était pas toujours naturel, ce qu'il faut mentionner. On a aussi la référence de Schwarzenegger, etc. C'est qu'il y a eu beaucoup de produits dopants et puis c'était quelque chose, malheureusement, courant. qui revient à la mode malheureusement. Et c'est vrai que c'est totalement faux. Parce qu'en fait, les courbatures, c'est que l'effort est inhabituel. C'est quelque chose d'inhabituel. Quand vous reprenez le tennis, quelqu'un qui joue au tennis tous les jours, il n'a pas de courbature. Ou deux fois par semaine, c'est le même effort. Et ça ne veut pas dire que vous ne vous améliorez pas. Vous pouvez beaucoup progresser, etc.
- Speaker #0
La courbature va nécessiter un temps de repos un peu supérieur.
- Speaker #1
La courbature, c'est souvent un arrêt des douleurs. Et ça peut être contre-productif d'aller chercher trop l'inflammation, les douleurs. Et ça peut aussi être décourageant si on a mal pendant une semaine et on fera moins de séances.
- Speaker #0
Mais parce qu'on associe trop le sport ou l'activité physique à l'apparence physique. Donc, il faut avoir sué des litres d'eau. il faut se faire mal au mus pour vraiment les sentir alors que le sport avant tout il va vous faire du bien évidemment d'un point de vue cardiovasculaire mais surtout c'est pour ça qu'il faut commencer lentement c'est pour ça qu'il faut y aller tout doucement mais vous allez voir même si vous faites une marche de 30 minutes vous allez libérer des hormones et c'est déjà ça qui va faire que le lendemain vous vous sentirez hyper bien ou même une heure après après votre douche, vous sortez de la douche, vous vous sentez bien parce que ça libère des hormones et toutes ces hormones-là elles jouent sur votre humeur et sur votre sommeil mais il faut utiliser ça avant tout
- Speaker #1
Il y a des études qui disent que même la marche, ça stimule le cerveau, la créativité, etc. Donc, notre productivité, parce qu'on a fait passer des questionnaires à des gens qui étaient assis, des gens qui avaient marché. Et c'était des études anglaises et très intéressantes. Et en fait, déjà, la marche, ça va activer énormément de choses. Et encore plus quand l'effort est intense, parce que le sport où il y a le plus l'état de bien-être, de flot, c'est le numéro un, c'est la course à pied quand même. mais c'est peut-être aussi pour ça qu'il y a beaucoup de... de gens qui ne peuvent plus s'en passer parce qu'on sait qu'au bout de 20-25 minutes de course, on commence à avoir encore un autre état où on peut se sentir vraiment très léger, sa sensation de bien-être naturelle par sécrétion des endocannabinoïdes naturels, des endorphines et diminution des douleurs, état de relaxation musculaire, diminution du stress. Tous ces bienfaits-là, il ne faut pas faire des masses de sport forcément. Ça commence en marchant. Et puis même à la course, on n'a pas besoin de courir un trail. trottiner une vingtaine de minutes à vitesse modérée, on a déjà les plans.
- Speaker #0
C'est vraiment ça qu'il faut viser. C'est vraiment super important. Il faut faire du sport à jeun. C'est pareil, on est toujours dans la notion de... Parce que si je suis à jeun, forcément, je vais brûler des graisses plus rapidement parce que je n'ai pas de réserve.
- Speaker #1
Moi, je vais te donner mon point de vue de quelqu'un qui... Je ne suis pas formée à la nutrition et j'ai des... connaissances basiques qui sont dans des diplômes de médecine de sport qui ne sont pas du tout suffisamment approfondies. Mais il me semble que pour une personne qui commence à faire du sport, se mettre en difficulté parce qu'à jeun, on est un peu fatigué, on manque de réserve, moi, je ne vois pas trop l'intérêt. Parce qu'à part rechercher la sensation de malaise, on n'est pas très bien. Est-ce qu'on a besoin de se mettre dans cette situation de stress si on ne prépare pas le marathon des sables ? Alors, je ne dis pas que quelqu'un qui prépare un truc extrême, il doit peut-être aller courir dans la chaleur à jeun parce qu'il va courir. 5 heures sur une réserve qui vide. Si on commence la course, pourquoi ? Moi, je n'y vois pas d'intérêt. Mais voilà, encore une fois, je ne suis pas une experte.
- Speaker #0
Je pense que sur une session, prenons une session de course.
- Speaker #1
On ne va peut-être pas perdre un kilo de graisse parce que les gens pensent qu'ils vont drainer la graisse sur une session. Ça, c'est une idée recue.
- Speaker #0
Ça, à te dire, on gère. Mais non, moi, ce que... En fait, je n'ai pas à être pour ou contre, ça dépend pas mal de choses. Parce que forcément, quelqu'un qui va te dire, moi j'ai un boulot, je dois aller courir à 5h du mat le matin, donc je cours à jeun et après je rentre chez moi, je prends un petit déj, je m'adouche et je file au boulot. En vrai, sur une course de 20 minutes ou 30 minutes, même une heure, il n'y a pas d'impact à ne pas manger. C'est plutôt sur tout ce qu'on ressentit.
- Speaker #1
Si la personne tolère bien et qu'elle ne peut pas faire autrement. Moi, je vois des personnes qui s'obligent à faire du sport à jeun pour maigrir. Oui, voilà. C'est ridicule. J'étais au bord du malaise et vraiment, je me sentais mal. Je me suis dit, mais est-ce que vraiment, pour ce qu'elles vont perdre en énergie, honnêtement... Il n'y aura pas de bénéfice. Enfin, voilà, ce que tu en penses. Par contre,
- Speaker #0
il n'y a pas de contre-indication. C'est en ce sens-là que je le dis. Ce n'est pas grave. Voilà. Il y a des gens, en plus, qui... Là, pour le coup, quand on regarde un petit peu l'alimentation, qui n'arrive pas du tout à déjeuner le matin, on a un petit déj. Nous, on ne les force pas. C'est un peu parti. C'est ridicule. Si tu n'arrives pas à manger.
- Speaker #1
C'est difficile.
- Speaker #0
Voilà, donc si tu n'arrives pas à prendre un petit déj le matin déjà, forcément si tu fais du sport le matin, tu auras plus tendance à le faire à jeun.
- Speaker #1
Ça sera léger ou à jeun.
- Speaker #0
Mais pour le coup, il ne faut pas se dire que si tu fais du sport à jeun, c'est mieux que si tu ne le fais pas à jeun. Parce que tout dépend de sa capacité à digérer. Pour côtoyer pas mal de monde qui font de la course à pied, il y en a qui n'arrivent pas à manger en course à pied et ils le payent un peu en fin de course. Moi, je n'ai jamais eu ce genre de souci, mais à voir. avoir, enfin moi j'ai pas de...
- Speaker #1
C'est peut-être pas quelque chose qu'il faut s'imposer de façon sympathique, peut-être même si on est dans un contexte de remise en forme, etc. Je pense que quelqu'un qui se régule bien, qui est bien suivi, pourra quand même perdre du poids même s'il court pas à Jean, si tout le reste de son hygiène de vie est ok, qu'il est bien accompagné. Ce n'est pas un élément essentiel. Non,
- Speaker #0
ce n'est pas le levier qui fera que tu perdras plus de poids en te mettant au sport.
- Speaker #1
Ça va enlever beaucoup de pression chez beaucoup de personnes qui nous écoutent, je pense.
- Speaker #0
Et puis surtout, il y a aussi le fait que si tu vas courir le dimanche matin, je dis courir, mais ça peut être n'importe quoi, mais de se dire, tu fais ta séance de sport un dimanche matin en plein mois d'août, et il est 10h, il fait déjà 30 degrés. Je te conseille d'avoir pris quand même un petit déj un peu avant, de t'être un peu hydraté, tout ça, parce que là, tu vas souffrir par contre. Donc selon les conditions aussi, ou quand il fait très froid, ou ce genre de choses, il faut quand même au moins s'hydrater un petit peu. Je suis assez d'accord. C'est quand même la moindre des choses, parce que là, on le paye assez vite. Mais après, sur l'alimentation, c'est un peu tout à chacun. Il y en a qui font des trails, des courses longues. Je suis sûr que si tu regardes l'alimentation des finishers, il y en a qui vont manger beaucoup plus que d'autres. En fait, ça, il faut écouter son corps.
- Speaker #1
Quand on regarde ce qu'il mange pendant la course, ce n'est pas toujours ce qu'on croit. Mais parce qu'effectivement, quand on court pendant 20 heures, on n'est plus sur un rééquilibrage.
- Speaker #0
Il mange du saucisson et des morceaux de fromage et tout va bien. Il finit la course en pleine forme. Mais en tout cas, ce n'est pas le truc qui fera que ça va être un vrai facteur.
- Speaker #1
Je pense qu'on se met beaucoup de facteurs limitants. Quand on commence le sport, il faut le faire comme ci, il faut le faire comme ça, il faut avoir des objets connectés. Il faut s'hydrater tout de suite. Alors bien sûr, c'est bien de s'hydrater. Je n'ai rien contre les gilets d'hydratation, même si on court 15 minutes. C'est OK, c'est moi, j'en ai un même. Et je le mets des fois pour courir 30 minutes parce que ça me fait plaisir. Mais effectivement, avant une heure de course, on n'a pas besoin de boire au bout de cinq minutes. On n'a pas besoin d'une montre connectée pour savoir où on est. On n'a pas besoin de beaucoup de matériel. Il faut parfois faire simple.
- Speaker #0
Par contre, tu peux t'entraîner à boire. Il y en a qui n'arrivent pas à boire. Si tu te dis, j'aimerais bien à terme faire des courses un peu plus lourdes. Ah oui, bien sûr.
- Speaker #1
Je parlais de quelqu'un qui débute. C'est vrai que souvent,
- Speaker #0
on a tendance à... En alimentation, c'est vraiment...
- Speaker #1
Je ne parle pas au bout de trois quarts d'heure, une heure d'effort. Non, bien sûr.
- Speaker #0
Quand on veut se mettre à un truc, on a tendance à se polluer avec plein d'idées reçues, plein de trucs qui ont se dit qu'il faut absolument que je fasse ci, qu'il faut absolument... Commence par l'essentiel.
- Speaker #1
Le coach va revoit le kiné, va donner un conseil. Tout est pertinent, mais pas adapté à la personne. Donc, c'est très difficile de s'y retrouver.
- Speaker #0
Déjà, comme tu disais, commencer doucement et mettre de la fréquence. Se dire, bon, allez, peu importe ce que je fais, mais je le fais 3, 4 fois par semaine ou une fois. Déjà, s'imposer ce rythme-là, rentrer ça dans une habitude. C'est déjà une grosse première étape.
- Speaker #1
Ça fonctionne. C'est d'intégrer des choses simples et faisables. et sur un emploi du temps où ça passe. On a deux heures de pause déjeuner, on a mis à demi-heure de sport, et on a pris un rendez-vous pour le sport, où on a dit, je vais marcher. Et c'est très bien. Voilà,
- Speaker #0
si déjà ce premier objectif, si il devait y avoir un seul objectif, ça devrait être ça.
- Speaker #1
Simple.
- Speaker #0
Et on oublie le reste, et voilà, on a tendance à... Comme il y a un marketing dans le sport et la nutrition qui est hyper sportive.
- Speaker #1
Si tu as la performance à pousser de la fonte en salle, je peux pousser en salle. Je ne peux pas faire de sport. Si je fais des squats au poids du corps, ça ne sert à rien. Versus ne rien faire. Mais non, bien sûr, pour débuter, c'est largement suffisant.
- Speaker #0
C'est pour ça que c'est intéressant d'avoir ces discours-là de calmez-vous. Ça ne sert à rien de se prendre la tête. Pourtant,
- Speaker #1
quand on vient prendre du muscle, travailler au poids du corps, on n'est pas sur des compétitions. On ne cherche pas à aller faire un Irox tout de suite. On veut te remettre en forme pour courir, pour jouer au tennis. ici. on n'a pas besoin de beaucoup de matériel.
- Speaker #0
Mais il y a plein de tendances. Effectivement, l'aérox, c'est la tendance du moment. Tu n'as pas fait de sport, tu te dis, ça serait bien, ça a l'air cool. Oui, c'est très bien l'aérox. Attends. Donc,
- Speaker #1
il commence ça au bout d'un mois, c'est peut-être, il y a un petit peu de...
- Speaker #0
C'est la meilleure façon de se décourager, de se dire, le sport n'est pas fait pour moi et là, ça aura des impacts sur la santé du coup. donc il faut vraiment le prendre dans l'autre sens je suis vraiment d'accord là-dessus Alors autre chose, ah oui, alors ça aussi, si je fais du sport, je dois absolument prendre des compléments alimentaires.
- Speaker #1
Alors ça, c'est vrai qu'on a tendance à vouloir tout prendre en même temps. Et alors les compléments alimentaires, c'est quelque chose que les sportifs utilisent beaucoup et qui peut vraiment avoir leur place dans les supplémentations et qui peut avoir une pertinence. Mais c'est vrai que quand on voit arriver, je ne sais pas, des ados de 15 ans qui ont 15 boîtes de compléments. qui prennent beaucoup de choses, qui n'ont pas forcément vu de diète ou de médecin, ou qui ont parfois même des pathologies digestives ou autres, et qui ne se supplémentent pas avec le pot, et qui n'ont pas revu leur alimentation, ça me semble effectivement, je pense que absolument, peut-être pas, ça c'est quelque chose qui n'est pas pertinent. Après, ponctuellement, de façon adaptée, pourquoi pas, mais effectivement, on va commencer par tout simplement... Parce qu'on ne peut pas tout faire en même temps et courir de façon connectée et faire de la musculation avec des charges lourdes, de se mettre plein d'objectifs. Il faut commencer par les essentiels. C'est-à-dire, est-ce que dans les nutriments, vous avez ce qu'il faut ? Et quand on demande aux sportifs, et moi j'ai beaucoup d'ados sport à haut niveau, je revois beaucoup l'alimentation parce que c'est eux qui font parfois un peu n'importe quoi et qui se blessent souvent, notamment tennis, athlètes. On revoit l'alimentation, on voit qu'ils ne sont pas subis à haut niveau en diète.
- Speaker #0
Mais même à des niveaux très élevés. Très élevés,
- Speaker #1
3-5 heures d'entraînement par jour. Et on se dit, en fait, personne ne leur a posé la question, mais ils n'ont pas revu leurs essentiels. Parce que oui, on peut prendre des compléments, mais si l'alimentation n'est pas bonne à côté, ça ne va pas le faire. Après, quand on les complémente en fonction de leur profil, de leur entraînement, pourquoi pas ? Il faut que ça soit quand même... acheter tout et n'importe quoi et faire n'importe quoi à côté niveau alimentation. Je pense qu'il faut revoir les essentiels et pourquoi pas les compléments. C'est vrai qu'il y a des basiques. On peut penser à de la vitamine D, etc. C'est bien sûr, quand on dit complément, il n'y a pas que... Il y a aussi des essentiels qui peuvent être utiles en fonction des carences, en fonction du profil. Beaucoup de femmes carencées en fer, qu'on ne dépitent pas, qui sont essoufflées à l'effort. C'est aussi un complément alimentaire.
- Speaker #0
L'exemple qui me vient tout de suite en tête, c'est le ballon d'or actuel de foot, Ousmane Dembélé. Début de carrière difficile, souvent blessé. Et pourtant, je pense que dans son club, les médecins lui filaient des compléments alimentaires, parce que ça fait partie des protocoles. Mais il a pris un diet, il s'est fait suivre depuis pas si longtemps que ça.
- Speaker #1
Je pense que c'est vraiment un game changer pour moi. Pour lui, ça a été un game changer. Pour les sportifs, j'ai adressé en diet aussi. Et je suis d'accord là-dessus.
- Speaker #0
Parce que le complément alimentaire, si on schématise un petit peu, il va aller chercher des petites choses, mais on va être plutôt sur de la virgule, sur de la décimale. Effectivement, si tu n'as pas la base. Pour un sportif du dimanche, comme moi, le complément alimentaire, pour moi, il n'a pas sa place. Franchement, parce que c'est avoir un mauvais rapport à la performance, à l'alimentation et de se dire, au produit miracle. Pour moi, j'y vois beaucoup de risques. se dire travaille ton alimentation, normalement c'est une alimentation équilibrée, si tu fais un sport même si tu t'inscris de temps en temps à des courses à pied ou des choses comme ça, mais en tant que sportif amateur le complément alimentaire, sauf si ton médecin, sauf si t'as une vraie carence, là pour le coup c'est une carence détectée, là on va aller la chercher.
- Speaker #1
Carence ou des basiques qu'on peut prendre mais effectivement on voit aussi des gens qui ont une pathologie, et en fait la première chose qu'ils font, ils vont sur internet et ils achètent des compléments, et en fait c'est dans ce sens là aussi, alors c'est pas mauvais d'en prendre ou... etc. Mais c'est que parfois, ils vont s'auto-médiquer en quelque sorte. Au lieu de traiter leurs blessures, consulter pour ça. Et pourquoi pas qu'on les complémente aussi. Du coup, on peut parfois avoir un rapport un peu inversé, comme on va acheter des attelles de compression très à la mode. Je ne sais pas, toutes les publicités pour les masques froids, pour les motos. de tête alors que les gens migraineux devraient consulter un neurologue. Tout ça, c'est vraiment du marketing qui va masquer parfois des pathologies. C'est quelque chose qui a toute sa place chez le sportif, mais c'est vrai que ça s'intègre dans quelque chose.
- Speaker #0
Sportif de haut niveau, quelqu'un évidemment, si tu vises une médaille d'or olympique... Oui, ce qui est plein de compléments,
- Speaker #1
personnalisés, on est sur des bilans qui sont poussés au niveau sanguin, sur un accompagnement nutritionnel. sur une recherche de certaines performances ou d'ajustements.
- Speaker #0
Ces personnes-là, ils ont une équipe médicale au quotidien avec eux. Un sportif de haut niveau, quelqu'un qui va aller chercher le 100 mètres olympique, il a un médecin avec lui tout le temps, il a un préparateur. Lui, il n'est pas dans l'automédication. Il n'est pas dans « je commande mes produits sur… » parce que je fais des pubs. Et lui, pour le coup… Comme il y a un niveau professionnel, c'est ces petits détails-là qui font la différence.
- Speaker #1
Des compléments qui vont être très personnalisés chez eux. Des bilans qui sont très poussés, non remboursés, etc. Qu'on peut aussi faire à des sportifs pas de haut niveau, mais qui font beaucoup de blessures. Il faut penser quand même à dépister. Parce que des sportifs qui se blessent, ça fait 10 ans qu'ils n'ont pas fait de bilan sanguin. Sans aller chercher des choses très poussées, mais des bilans de simples, vitaminiques ou autres. Je ne sais pas.
- Speaker #0
Mais quand même la nuance avec la carence, effectivement. Si tu as une pathologie qui fait que tu as une carence en quelque chose et que ton rabot par l'alimentation ne sera pas suffisant, bien évidemment. Par contre, par rapport à la performance de ces choses-là... Oui, en fait,
- Speaker #1
il y en a qui en prennent aussi. C'est vrai que la vitamine D, la supplémentation, elle est pertinente. On peut supplémenter. un petit peu en magnésium, pourquoi pas, pour la récup, etc. Mais ceux qui en prennent parce qu'ils vont se dire ça va guérir la blessure, ce n'est pas totalement suffisant. C'est ça qu'il faut voir. Et puis souvent,
- Speaker #0
on entend aussi, derrière le discours de vente de compléments alimentaires, on entend, oui, la population est globalement carencée en magnésium, par exemple. Oui, mais parce que c'est l'alimentation. Déjà, ce n'est pas... Ça, c'est des discours qu'on peut entendre, mais c'est surtout que ce problème-là, il peut être réglé avec l'alimentation, déjà. Peut-être que c'est une alimentation déséquilibrée qui crée cette carence. Ce n'est pas une carence, on ne naît pas tous carencés en magnésium. C'est juste qu'on n'a pas adapté notre alimentation. Totalement d'accord.
- Speaker #1
C'est vrai que par exemple les oméga-3, je suis très pour la supplémentation. Mais on peut d'abord en avoir dans l'alimentation. En fait, il n'y a que la vitamine D dans des régions comme l'Île-de-France. On sait qu'on en produit au niveau de la peau et c'est compliqué. Oméga-3, les petits poissons gras de trois fois par semaine. Si on a les apports, après les gens disent je ne peux pas, je n'ai vraiment pas de... Là, on peut discuter.
- Speaker #0
Il y a quand même pas mal de sources en oméga 3. Il y a quand même pas mal de choses. Mais après, si tu as des difficultés...
- Speaker #1
Il faut voir l'alimentation avant.
- Speaker #0
Commencer par ça.
- Speaker #1
Et comment t'appairer un bilan avec toi. Parce qu'ils t'apprennent à manger aussi correctement. Parce qu'on ne sait pas dans quoi il y a des oméga 3, dans quoi il y a du fer. C'est une formation, c'est une analyse alimentaire que nous, on ne sait pas faire de façon à propos de lui. Ici Tintin des conseils, une éducation sur l'alimentation.
- Speaker #0
Ce qui est quand même pas mal avec la diète, c'est que même si tu ne t'y connais pas très précisément, on connaît tous les règles de bon sens d'équilibre alimentaire. Et franchement, si tu les suis déjà, tu diminues vraiment ton risque de carence. Effectivement, après, ça peut être du goût alimentaire. Par exemple, les sardines... toutes les sources d'oméga 3, pour peu que tu n'aimes pas ça, les fruits à coque, tout ça, si tu n'aimes pas trop ça et que tu ne cuisines plus au beurre et pas trop aux huiles végétales, tout ça, effectivement, tu vas peut-être en manquer un petit peu. Mais si tu suis les règles de base d'équilibre alimentaire, déjà, tes carences, tu vas déjà... On va les limiter, ça se défend, mais largement, c'est clair. Donc, commencez par ça. Et oui, on ne croit pas aux produits miracles et tout ça. parce que en plus
- Speaker #1
Les compléments ne sont pas pertinents. C'est ça aussi, c'est un business encore une fois. Il y a encore beaucoup de modes, notamment on pense à des trucs, il y a des patients qui me posent beaucoup la question, les antipiques de glycémie, je ne sais pas pourquoi c'est à la mode. Mais alors vraiment... Il y a des compléments validés qui sont les basiques, aminiques, amides, supplémentations. magnésium, etc. Mais quand on pense aux anti-spikes, on n'a aucune base scientifique. En fait, on fait peur à la population qui est dans le pic systémique et mauvais, qu'il est normal.
- Speaker #0
Le premier argument marketing, je le dis toujours, c'est la peur. Donc, c'est facile de te dire, oh là là, moi, Victoria, je suis sûr que tu es carencée en un truc. Tu vas dire, ah bon, je ne sais pas, et puis on va te vendre un truc. Donc, c'est vraiment la...
- Speaker #1
Ceux-ci ne sont pas pertinents. Il y en a des très bons. Et vous ne savez pas choisir. Avoir un recours à un professionnel, c'est... En plus,
- Speaker #0
le complément alimentaire n'est pas régulé, n'est pas contrôlé, je veux dire, en même titre qu'un médicament. Donc, tu peux vendre un peu tout et n'importe quoi. Et aussi des mauvaises formes de compléments. Des choses qui sont mal assis. Je sais que, par exemple, sur le magnésium, il y a plein de choses qui… Il y a de la sécurité,
- Speaker #1
mais pas l'absorption. Exactement.
- Speaker #0
Donc, il y a des choses, ça va vous coûter beaucoup plus cher. Donc, revoyez déjà votre alimentaire.
- Speaker #1
C'est vrai que la marketing qui repose sur la peur. et notamment, je pense en ce moment, il y a beaucoup de questions là-dessus, le café. on nous dit que le café est mauvais et toutes les campagnes qui vendent des boissons alternatives, le café me rendait malade, alors que au niveau scientifique, quand on regarde, il y a des antioxydants, c'est pas mauvais, c'est presque bon en termes de protection cardiovasculaire, si on n'a pas de hypertension déséquilibrée ou autre, il n'y a aucune base scientifique.
- Speaker #0
Mais c'est comme tout, moi je dis toujours, c'est la dote qui fait le poison, il n'y a pas de bons ou de mauvais aliments. Et puis, bah oui, non, mais...
- Speaker #1
Vous allez prendre tel ou tel champignon Tout va se réguler dans votre corps
- Speaker #0
Quand tu regardes dans les boissons Via mon boulot On nous en a servi J'ai retourné la boîte, j'ai regardé Les champignons, en termes de pourcentage Il y a déjà du café dans ces boissons Qui disent que c'est sans café Mais il y en a quand même un peu Ça dépend des marques Je ne suis pas contre
- Speaker #1
Les campagnes de marketing sont inadaptées See ya ! Ce qui me dérange, c'est que je dormais mal, j'étais malade et puis on a bu la boisson.
- Speaker #0
J'ai perdu du ventre en une semaine.
- Speaker #1
On cloue sur la peur et sur la maladie, sur les problèmes de santé. Ça, ça pose problème et je pense que ces publicités devraient être régulées, que ce soit pour les boissons ou pour n'importe quel autre complément ou n'importe quel produit santé qu'on nous vend. Parce que du moment que ce n'est pas un dispositif médical, en fait, ce n'est pas régulé. Il n'y a pas de modèle médical, il y a plein de règles pour poster. un post sur les réseaux des textes légaux si il n'a-t-elle pas médical on peut dire qu'elle prévient toutes les maladies du corps et j'ai tous les patients qui achètent une certaine compression en ce moment qui est complètement mais alors inutile moi j'avais fait aussi un truc un jour je mettais il y a toutes les modes des choses
- Speaker #0
chose et même que des sportifs je me souviens du bracelet avec l'équilibre énergétique alors toutes les stars américaines d'athlétisme c'est incroyable il y avait un bout de métal dedans un aimant je sais pas quoi on disait tu auras un meilleur équilibre tu auras un meilleur truc enfin et tout ça malgré tout c'est revenu à la mode avec Djokovic et sa puce enfin
- Speaker #1
C'est quand même des choses qu'il faut préciser. Il y a beaucoup de sportifs de haut niveau qui utilisent des choses qui sont superstitieuses ou autres. Ils utilisent aussi beaucoup de choses validées à côté qui font que leur prépa physique fonctionne bien. Parfois, on ne voit que le truc. Ils prennent un complément ou ils ont un bracelet. Et en fait, leur performance, non, c'est le staff kiné. En fait, on a tendance à se dire, il a ça et c'est pour ça qu'il est fort. Les gens font très vite un parallélisme parce qu'on est dans une société, on veut des résultats rapides. 20 minutes égale 4 heures de sport. Mais moi, est-ce que je peux progresser avec une séance de kiné ? On n'a pas le temps. Et malheureusement, ça ne marche pas comme ça.
- Speaker #0
Et il y a un truc aussi qu'on a oublié de dire avec le complément alimentaire qui vaut pour pas mal de choses. Mais qui dit complément alimentaire, on peut aussi dériver sur un peu... Entre guillemets, un espèce de petit dopage autorisé. Ça peut être perçu comme ça aussi par pas mal de monde. D'ailleurs, c'est souvent un peu vendu comme ça aussi. Il y a aussi l'effet placebo. Moi, je me souviens d'un reportage Arte. Ils avaient dopé... Alors, ça date un peu, mais ils avaient dopé vraiment... Programme de dopage, c'était un truc scientifique. Donc, dopage de certains athlètes. Donc, ils avaient mesuré le gain et tout ça. Ils avaient fait la même chose, mais ils prévenaient les athlètes en disant, voilà, vous participez à un programme de dopage. Et l'autre programme, c'était placebo total. C'était dans le cadre d'une étude scientifique, ce n'était pas du tout sur des compétitions officielles. Ils avaient mesuré les trucs. Et les autres, ils leur avaient dit, là, on va te doper. Donc pareil, mais par contre, c'était placebo, c'était du dopage. Les performances avaient quand même augmenté. Comme quoi, il y a un effet placebo qui est quand même... C'est intéressant,
- Speaker #1
cet effet placebo, il est là dans tous les médicaments. Et ce qui est assez fou, c'est qu'il est même là dans des médicaments où on pourrait se dire, non, ce n'est pas possible. Parce que les personnes qui ont une hypertension répondent, alors pas suffisamment, pas aussi bien, ont placebo. Donc c'est vrai qu'il est présent dans beaucoup les antidouleurs. Évidemment, pas toutes les douleurs, etc. Mais c'est quelque chose qui peut fonctionner. Alors bon, je ne dis pas qu'il faut... Sauf pour l'effet placebo.
- Speaker #0
C'est ce qui fait que ça marche aussi. Il y a peut-être certains produits,
- Speaker #1
quand on prend une boisson aux champignons, on se dit que je la prends, donc peut-être que j'ai plus d'énergie.
- Speaker #0
Ça peut valoir sur des équipements aussi, de dire que j'ai acheté les dernières baskets à la mode, alors je vais mieux courir.
- Speaker #1
C'est une bonne chose. Ce qui peut se passer, c'est que la personne a des symptômes d'hypothyroïdie et qu'elle n'a pas consulté. Elle va avoir des problèmes derrière. C'est plutôt que ça va... être un substitut, avoir un professionnel de santé. Et que finalement, l'effet placebo, c'est très bien. Mais s'il y a une pathologie et pas une fatigue hivernale, que, en fait...
- Speaker #0
Tant qu'il sert qu'à la motivation, j'ai envie de dire, ça va encore. La motivation, quand elle est bien placée au bon endroit et quand elle est saine...
- Speaker #1
Ça ne retarde pas de suivre, on va dire, par quelqu'un qui est adapté à la situation au niveau professionnel de santé, généraliste, diète, etc.
- Speaker #0
Mais c'est là où des fois les compléments alimentaires qui ne sont pas du tout riches, dans les compositions sont vraiment doux. Oui,
- Speaker #1
certains multimitamines qui sont revers, certains compléments prescrits par remboursé qui sont une mauvaise composition, mauvaise dans le sens des absorptions, etc. C'est pareil,
- Speaker #0
votre digestion fait que souvent, moi je le vois en course à pied, mais en musculation c'est ça aussi ? Les mecs prennent des poudres et des trucs, ils ont mal au bide sans arrêt. Ils vont dire, mais c'est normal parce que c'est que le produit n'est pas bon.
- Speaker #1
Ils prennent la whey avec des gros troubles digestifs. Ils mangent des reprotéines à côté parce qu'ils se disent, non, mais moi, je commence le sport il y a une semaine, il faut que je prenne de la whey. Alors que la whey n'a aucune place chez quelqu'un qui commence le sport. Les protéines alimentaires, elles sont suffisantes. Les gens ne vont pas avoir plus de résultats. Mais on nous vend aussi la whey parfois en se disant, non, vous allez prendre du muscle. En fait, non. Si vous prenez un steak à midi, vous allez prendre exactement autant de muscles. Vous ne faites pas 4 heures de musc par jour. On ne prépare pas une compète.
- Speaker #0
La whey ne fera pas que tu vas prendre du muscle en dormant. C'est ça.
- Speaker #1
Sans le renfort. Et en fait, moi, ce que je dis, la whey, c'est adapté dans deux cas. Soit on n'arrive pas à porter pour des raisons de mauvaise alimentation. Ce n'est pas forcément d'intolérance, qu'on ne mange pas de protéines. On n'arrive pas. Et dans ce cas-là, pourquoi pas ? Ou il faut manger des quantités... très importante parce qu'on a atteint un certain niveau de musculation où effectivement c'est compliqué, on ne va pas manger un kilo de poulet et qu'on va compléter avec la whey. Mais ça, les gens qui ont une pratique sportive modérée un peu comme nous, en fait ils n'ont pas de...
- Speaker #0
Ça rejoint ce qu'on disait pour les compléments. C'est aller chercher vraiment dans de la performance très, très haute. Oui,
- Speaker #1
c'est vrai qu'il faut prendre tout beaucoup en quantité. Ce n'est pas pertinent. Il faut bien les choisir et choisir la bonne forme. Et rester sur les essentiels aussi. Parce que c'est vrai que parfois, on va aller chercher.
- Speaker #0
Expérience aussi en course à pied. Pour avoir des fois testé des gels ou des trucs comme ça. C'est des fois des trucs chimiques qui te retournent le ventre pendant que tu fais ta course. Moi, je suis passé au... J'ai trouvé des petites poudres de sel minéraux qui sont très bien. Et après, moi, c'est de l'eau avec un peu de sirop ou une compote. Et ça remplit très bien. Ça fait très bien le job. Ça donne pas mal au ventre. Et bon, après, chacun digère comme il veut. Il y en a qui... Je croisais, encore une fois, récemment. J'avais fait un trail un peu long. Les mecs, en fin de trail, ils avaient bouffé des gels pendant 8 heures. Et leur ventre, ils avaient le ventre retourné.
- Speaker #1
Ça peut vraiment créer des...
- Speaker #0
Les compositions sont vraiment douteuses. On est sur des produits transformés industriels. pas toujours très très bien.
- Speaker #1
Un truc hyper glycémique et ça peut faire vraiment mal au ventre.
- Speaker #0
Avec des produits pas forcément naturels.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Bon alors avant de terminer l'épisode on va quand même répondre à la question. On va essayer d'y répondre. On va essayer de faire rapide. A la question qu'on s'est posée un petit peu et je pense qu'il y a un peu une porte d'entrée comme on disait tout à l'heure pour se mettre au sport. Est-ce que le sport fait maigrir ?
- Speaker #1
Ça dépend, c'est-à-dire que ça dépend comment est-ce qu'on va pratiquer le sport, est-ce qu'on va s'y mettre régulièrement, progressivement, et qu'on ne va pas y aller comme un bourrin avec un régime restrictif pour perdre du poids, être carencé, se blesser. Si on intègre ça dans des petits ajustements d'une hygiène de vie, on revoit les basiques. Alors il va participer à réguler notre poids. Et aussi contribuer au fait qu'on soit en bonne santé. Parce que c'est aussi un objectif santé. On ne prépare pas les Jeux Olympiques, mais on vise la longévité en bonne santé, la prévention des maladies métaboliques, de diabète de type 2, de cancer aussi, prévention de maladies cardiaques, des infarctus, des AVC avec l'âge. Et là, oui, le sport aura toute sa place et va aussi participer à la régulation du poids. Mais pas d'une façon miraculeuse. On ne va pas perdre un kilo de gras parce qu'on a couru à jeun.
- Speaker #0
Là où il faut nuancer, c'est que, comme je le disais tout à l'heure en introduction de l'épisode, effectivement, l'activité physique, c'est vraiment l'un des quatre piliers. Il y a l'alimentation, l'hydratation, le sommeil, l'activité physique. Mais ce qu'il faut noter, c'est que ces quatre piliers-là, ils sont interdépendants. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire, si tu fais du sport, tu vas te faire une grosse séance de sport et tu manges mal derrière, tu ne maigriras pas parce que tu vas... En fait, il faut faire en sorte que la machine fonctionne bien. Et sans sommeil, déjà, ton sport sera défectueux. Sans une bonne alimentation, ton sport sera défectueux. Et ton sport ne va pas tout corriger non plus. Ce n'est pas parce que tu vas faire une grosse séance que tu vas corriger tes excès ou tes déséquilibres. Au contraire, ça va les mettre encore plus en lumière et ton corps va te mettre potentiellement... Parce que qu'est-ce qui se passe si tout ça, ça ne fonctionne pas bien ? Si tu ne t'hydrates pas assez, si tu ne manges pas bien, si tu ne dors pas assez, si tu fais trop ou pas assez de sport ? Tu mets ton corps en stress. C'est l'ennemi de la santé. C'est là où toute la machine se dérègle. Toutes les petites poulies, tous les petits mécanismes à l'intérieur de notre corps, ça ne fonctionne pas bien. Et du coup, même, ce n'est pas du tout un allié pour ta perte de poids. Quand ton corps est en stress, tu ne peux pas perdre de poids. Donc, il faut considérer les choses dans ton corps. Sauf si on ne dort pas assez.
- Speaker #1
Du coup, ça peut augmenter l'appétit. On est stressé. Bien sûr. Et on ne répare pas nos muscles après avoir fait du sport suffisamment. Exactement. On se blesse. Donc, c'est qu'on ne peut pas sauter un pilier essentiel. de la santé en se disant, je compense ma soirée par une séance de run. Au contraire, si on a bu un peu d'alcool, qu'on est fatigué, on est déshydraté, il faut peut-être aller courir plus doucement le lendemain et ne pas aller se faire une grosse séance. Parce que des fois, les gens se blessent aussi, malheureusement.
- Speaker #0
Et qui dit aussi, commencer le sport et se mettre des objectifs trop élevés. Des fois, on va aller se faire une énorme séance. Puis on va se dire, je suis content. Puis du coup, le système de récompense, je vais me faire un... un fast-food, je vais me commander un truc à manger. Et bien non, en fait, c'est là où on va tomber dans un truc qui sera complètement contre-productif. Oui,
- Speaker #1
ça ne compense pas. Se faire plaisir, c'est important. Mais globalement, qu'il y ait quand même quelque chose qui soit équilibré et si on mange à chaque fois n'importe quoi, ça ne va pas du tout fonctionner pour notre santé.
- Speaker #0
Encore une fois, il faut que ça tienne dans la durée. Donc, il faut que le sport soit une source de plaisir. Il faut que l'alimentation soit une source de plaisir aussi. Dès qu'on commence à rentrer dans des systèmes compensatoires, c'est un peu les mêmes mécanismes qu'une anorexie. Ça ne veut pas dire qu'on tombe sur une anorexie. L'anorexie, c'est ça. C'est se dire que je mange des quantités pas possibles, mais il faut que je compense, il faut que j'aille me faire vomir, il faut que je mette en place d'autres choses. Et le sport, ce n'est pas ça. Ce n'est pas une solution pour. Ça fait partie de l'ensemble de la santé. Il faut le considérer vraiment comme ça. effectivement si on pratique du sport comme tu le disais Avec une bonne hydratation, un bon sommeil, une alimentation qu'on rééquilibre, forcément, à moyen terme, le corps va mieux fonctionner. Le poids va se réguler. Le métabolisme va être à fond. La machine va tourner à fond.
- Speaker #1
Mais réduction de la fatigue, en fait, on a des, si vous voulez vous motiver, des bénéfices très vite. Amélioration du sommeil, réduction de la fatigue, stress, augmentation de la productivité. C'est-à-dire qu'on a pour les idées un peu plus claires, etc. C'est dès les premières séances. Parce qu'on se dit, oui, prévention du diabète, c'est à long terme. En fait, non, vous avez des effets déjà immédiats sur votre santé. Ça va réguler. ça va réguler notre corps, mais aussi notre mental. Et effectivement, ça, ça peut être quelque chose de très motivant. Et surtout, l'objectif, c'est par rapport à soi-même. Ce n'est pas par rapport à des séances qu'on a pris, des programmes de quelqu'un. C'est très important.
- Speaker #0
Comparer avec tous les réseaux, c'est tellement... Tu parlais de Strava tout à l'heure, c'est tellement facile de se comparer. Par contre, Strava, ça peut être bien en se disant, je suis content, je valide ma séance, je reçois quelques félicitations de mon entourage.
- Speaker #1
C'est un facteur de motivation. Ça, c'est super.
- Speaker #0
Par contre, on arrête de se comparer sans arrêt parce qu'on n'est pas des champions olympiques en puissance.
- Speaker #1
Utiliser les réseaux à bon escient et les mettre à leur place. C'est vrai que si ça commence à nous stresser, j'ai beaucoup de passion. Ils se mettent en privé, ils ne mettent plus leur sortie, etc. Sur Strava, parce qu'ils sont devenus un peu addicts à Strava. En fait, dès qu'ils sont blessés, les gens leur disent « qu'est-ce qui t'arrive ? Tu cours plus pareil » . Et je pense qu'il faut aussi, on sent qu'effectivement, il n'y a pas... une relation très saine, il faut savoir aussi que le sport c'est la santé et ce n'est pas la comparaison. Si c'est motivant, tant mieux, mais si ce n'est pas le cas, il faut s'extraire de tout ça.
- Speaker #0
Donc moi en fait, si tu me poses la question, est-ce que le sport fait maigrir ?
- Speaker #1
J'aimerais bien voir ta réponse.
- Speaker #0
Évidemment, c'est dur de répondre, j'ai répondu, mais si je devais vraiment, je commencerais par dire non. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas THE solution pour maigrir, pas de façon isolée, c'est comme ça que j'explique. Le non, comme le oui, il mérite une explication et une nuance, bien évidemment. Si on ne fait que ça,
- Speaker #1
c'est n'importe quoi. On a doublé nos apports caloriques en plus. On ne peut pas maigrir. Ce n'est pas une solution comme ça. Faire 30 minutes de marche sur un tapis, moins 8 kilos, comme on voyait les programmes. Ou tu vois que tu as brûlé tant de calories. C'est vrai.
- Speaker #0
Donc c'est une question qui n'est pas forcément facile à répondre, parce qu'il n'y a pas une vérité absolue. Mais en tout cas, de se dire que le sport n'est pas bon pour la perte de poids tout seul, il est surtout bon pour la santé, et c'est la santé qui est bonne pour la perte de poids. Comme ça que je le dirais en modérant, parce que tout le monde a toujours un petit peu cette croix. Ça fait débat, c'est une question qui fait débat.
- Speaker #1
Je pense que c'est bien d'avoir un avis aussi nuancé. Là, on ne peut pas trancher comme ça parce que la vérité est un peu entre les deux. C'est qu'on ne peut pas dire, faites ça, vous allez maigrir. On n'est pas là pour vendre des programmes miracles ou avoir un résultat à moi. Moi, ce que je dis aux patients, vous allez avoir un suivi. Mais en fait, c'est une rééducation. C'est un changement de vos habitudes. Parce que j'en vois qui prennent des programmes Internet. Ils disent, moi, je ne veux pas tenir. Je ne veux plus au resto. Je ne vois plus les gens. Je sens que je vais compenser. Je compense. Ce n'est pas ça.
- Speaker #0
C'est encore pire.
- Speaker #1
Là, généralement, je leur dis, non, il ne faut pas. peut-être sortir de ça et parce que là, ça va mal.
- Speaker #0
Parce que c'est là où tu vas tomber au même titre que l'alimentation. Trop de frustration, trop d'efforts, trop de culpabilité, c'est là où tu tombes dans des dérives et c'est encore pire, en fait. Donc, c'est là où tu tombes dans des choses, les troubles du comportement alimentaire, ça peut venir de choses comme ça. Et le rapport au sport, le rapport, il est de, je fais du bien à mon corps, je ne lui impose pas une souffrance. Exactement. Donc,
- Speaker #1
elle a l'écoute des douleurs, de son niveau adapté. de ce qu'on peut faire, de son état de fatigue. On fait une séance moins importante si on n'a pas dormi, qu'on est fatigué. C'est tout à fait OK. Le but, c'est la régularité. C'est de ne pas faire une grosse séance dans la semaine.
- Speaker #0
Par contre, ce qui est vraiment sympa, ce n'est pas du tout pour parler de moi, mais pour témoigner, parce que je me suis remis au sport et je me suis mis à la course à pied à quasiment 35-40 ans. C'est étonnant de se dire comment notre corps peut nous surprendre. C'est pour ça que le sport, il est quand même un peu super intéressant pour développer un bon rapport. Quand tu n'as pas une bonne image de toi, il y a beaucoup de monde, notamment en diététique, on voit passer des gens qui ont des rapports à leur corps et à leur image qui est vraiment compliqué, le sport, ça te permet de te réconcilier.
- Speaker #1
Tu as beaucoup d'études chez l'adolescent sur l'estime de soi et c'est extrêmement important aussi de se réconcilier d'un rapport sain et de se faire plaisir aussi sur le sport.
- Speaker #0
Tu peux même se dire, il n'y a pas longtemps, j'avais fait un trail long et je me suis dit encore une fois, mais si on m'avait dit ça il y a deux ans, ... Alors que ma performance n'a rien de... Je l'ai fait tranquille, je ne me suis pas arraché, je n'ai pas du tout regardé le clatement. C'est par rapport à soi ce qu'on... Mon objectif, c'est de le finir dans les temps, justement, et de se dire, c'est cool, je fais partie des gens plutôt en forme, mais tu m'aurais dit ça il y a cinq ans, je t'aurais rigolé au nez. Je me dis, mais n'importe quoi, t'es malade ou... Non,
- Speaker #1
mais c'est un bel exemple d'intégration de ce corps et des effets aussi qu'on va voir sur le rapport à son corps. Sur la fatigue, le fait de se sentir en forme.
- Speaker #0
Et je ne parle pas que de sport. Je sais que tu pratiques du tennis. Je ne parle pas que de sport d'endurance où il y a une durée. Parce que même le tennis, te dire, tu apprends un geste et finalement, ton corps, tu progresses avec ce geste-là sur des sports qui sont techniques comme ça. Rien que ça, tu peux le dire. Mais mon corps, il est capable de faire plein de trucs, en fait. Et tu es encore dans de l'apprentissage. Et tu es encore dans des choses. Oui, on progresse toujours.
- Speaker #1
Et puis à tous les niveaux, qu'on soit débutant, qu'on soit pilotant. Le but, c'est effectivement...
- Speaker #0
Il faut savoir se satisfaire de ça, parce que c'est là où le sport va être bénéfique pour ton esprit.
- Speaker #1
On peut se satisfaire parce qu'on a travaillé un geste, c'est un autre petit niveau, mais en fait, on a progressé, car avant le service était nul, maintenant, il est un peu plus régulier. Et en fait, on est dans une recherche d'amélioration et de satisfaire de petits résultats, de régularité, d'être très régulier.
- Speaker #0
Et tu apprends à écouter ton corps aussi, même quand tu apprends à faire des gestes comme ça, parce que le tennis, j'en ai fait aussi quand j'étais plus jeune. Et bien malgré tout, tu dis ok, tu fonctionnes comme ça, mais moi j'aimerais bien t'apprendre à faire ce geste-là. Et tu développes un rapport, une vraie relation avec ton corps. Et franchement, c'est hyper bénéfique. Et à tout niveau et à tout sport confondu, il y a quelque chose qui se passe forcément avec son corps. Donc ça permet vraiment de se réconcilier. C'est surtout en ça, moi, que je trouve que le sport est aussi...
- Speaker #1
C'est un très bon message et c'est très vrai chez les patients sportifs. Et ceux qui ont débuté, parce que moi je suis des patients, il y en a que je vois depuis 10 ans. Et c'est vrai que quand on se rend compte et qu'ils me disent non mais moi... J'ai mis au trail, parfois c'est des petits trails. Il y en a qui font des choses en trottinant, marchant. On n'est pas toujours sur de la performance. Ils sont partis de blessures. situation compliquée et à quel point ils sont forts mais qu'ils se sentent bien surtout on voit qu'ils sont réconciliés qu'ils sont contents que ils ont un rapport au corps qui est plus sain qu'ils ont envie de donner les bons nutriments de bien manger ça entraîne plein de choses positives c'est une vraie c'est une très très bonne porte d'entrée pour prendre soin de sa santé le sport c'est un truc comme c'est un peu c'est
- Speaker #0
souvent récréatif c'est souvent ludique donc on y prend plaisir ce pour peu qu'on ait trouvé le sport qui nous C'est pareil, prenez le temps de trouver le sport qui vous convient aussi. Si vous faites du sport et que c'est une contrainte pour vous, il y a tellement de sport, il y a tellement de choses à faire. Vous découvrez forcément votre bonheur dans le monde.
- Speaker #1
Ça ne fait pas de la natation alors qu'ils détestent ça. Arrêtez, faites autre chose. Exact.
- Speaker #0
Mais ce qui est vrai, c'est que c'est une vraie porte d'entrée pour commencer à prendre soin de soi. C'est un très bon message. Oui, complètement. Donc, super important. Écoute, Victoria, merci beaucoup. L'épisode touche à tout. Merci, mais vraiment,
- Speaker #1
les essentiels dans ce podcast. et c'était très enrichissant. Merci beaucoup parce que j'étais très heureuse de pouvoir aborder ces sujets de prévention sport qui me tiennent à cœur pour nuancer certains sujets aussi. Et je pense que ça amène à réflexion et que chacun fera quelque chose de personnalisé après nous avoir écoutés. Et j'espère vraiment que ça apporte des choses, des pistes pour être en meilleure santé, que ça vous poussera à mettre en place des petites choses. Pourquoi pas se dire, je vais reprendre telle chose que je voulais faire. J'espère qu'on aura des témoignages et qu'on aimerait beaucoup avoir les retours si ça vous a motivé. Peu importe que vous êtes remis au sport ou que vous êtes motivé à faire le sport que vous aimez. Vous avez pris soin de votre alimentation sur des petites choses au consulté. Ça ferait vraiment plaisir d'avoir les retours.
- Speaker #0
Dites-nous en commentaire. Je sais que sur Apple Podcast, notamment, on peut mettre des commentaires. Donc, dites-nous, par exemple, en quoi le sport, ça a été vraiment bénéfique pour vous. Je dirais bon, les commentaires, c'est très intéressant. Super intéressant. Écoute, Victoria, merci beaucoup. Est-ce que tu as une actualité ou est-ce qu'on peut te voir ? On peut te voir à la télé un petit peu de temps en temps ? Est-ce qu'on peut faire les réseaux aussi ?
- Speaker #1
C'est rare. Je poste un petit peu des sujets plutôt blessures sportives, prévention sur Instagram un petit peu. J'avais commencé après le Covid et j'ai pris goût. et mon but, je pense que ce qui fait que je poste depuis longtemps, c'est que j'aime bien faire de la prévention et les réseaux. Les gens vont beaucoup sur les réseaux.
- Speaker #0
C'est ce qui nous réunit aujourd'hui, c'est la volonté de faire de la prévention.
- Speaker #1
Ça ne remplace pas une consultation, mais ça peut pousser à consulter, à être informé sur une pathologie. Je pense que les professionnels de santé ont toutes leurs places, que ce soit des kinés, des diététiciens, des médecins. Si on n'est pas là aussi pour faire de la prévention... Tous les coachs qui nous vendent un petit peu des choses pas adaptées, ils vont prendre toute la place.
- Speaker #0
C'est sûr. Et puis, vraiment, l'idée, c'est de prener soin de vous. C'est vraiment ça le truc. Et de se dire, il y a toute une équipe. Vous pouvez vous construire votre équipe médicale tout autour. Il y a plein de professionnels sur plein de sujets différents. Donc, ça, c'est important. Allez les voir, allez les consulter. Vous gagnerez du temps par rapport à... Essayez de vous noyer dans plein de contenus qui peuvent être contradictoires, qui peuvent vous emmener sur des fausses pistes. Il y a plein d'errance médicale.
- Speaker #1
Il y a des basiques. Quelqu'un qui va perdre beaucoup de poids, mais vous avez besoin d'un accompagnement. Vérifiez votre état de santé avec votre médecin. On est quand même sur des choses où il faut être sérieux.
- Speaker #0
On ne joue pas avec son corps.
- Speaker #1
On ne joue pas. On pense aux diététiciens sportifs qui appellent n'importe quoi. C'est que ça arrive, des accidents de gens qui font... Le sportif qui cherchait à prendre du poids.
- Speaker #0
Il y a quand même des choses. La diététique, la médecine sportive, tout ça. Il y a quand même des choses. Quand vous avez un problème avec votre voiture, vous allez voir un professionnel qui est diplômé, ça s'appelle un garagiste. Quand vous avez un problème aux dents, vous allez voir un professionnel qui est diplômé, ça s'appelle un dentiste. Vous allez voir un cardiologue. Allez voir des diètes, allez voir des médecins du sport et arrêtez d'écouter des gens. Tout ça parce qu'ils sont des bardeurs très musclés et qui... La promesse du corps, elle peut faire... Évidemment, on est tous humains, elle peut faire rêver. Mais derrière, il y a quand même... Il faut les bonnes questions. Exactement.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Merci beaucoup Victoria. Chers auditeurs, si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à vous abonner, à liker, à partager et je vous dis à très très bientôt pour un nouvel épisode de Diète et Gourmand, le podcast.
- Speaker #2
Tu vas te rendre malade, et régime malade qu'on peut.
- Speaker #1
Diète et Gourmand,
- Speaker #0
le podcast.