- Speaker #0
Salut à toi et bienvenue à un nouvel épisode de Diète et Gourmand, le podcast. Je suis vraiment ravi de te compter parmi mes auditeurs. Je t'invite dès à présent à t'abonner, à liker, à partager et à commenter pour ne rien louper de ce podcast dont le but premier est de te réconcilier avec ton assiette et ton corps. Je te souhaite une très bonne écoute. Salut !
- Speaker #1
Diète et Gourmand, le podcast.
- Speaker #2
Tu vas te rendre malade avec tes régimes à la con.
- Speaker #0
Eh bien, salut à toutes et à tous et bienvenue à un nouvel épisode de Diet et Gourmand, le podcast qui parle de notre rapport à notre assiette et à notre corps. Alors, une fois n'est pas coutume, je vous propose de commencer cet épisode par la lecture d'un post Instagram, un post qui m'a fait prendre contact avec notre invité du jour. Depuis le mois d'août dernier, c'est un peu compliqué, ce lâcher prise du contrôle. Alors je sais, au fond de moi, c'est pas la seule façon d'aider mon corps à aller bien. Lui donner de la bonne nourriture, du repos, de la récupération, du sport, un vrai sommeil. Ça fait maintenant plus de 3 ans que j'ai pris conscience que la nourriture, la bonne nourriture, devait nourrir mon corps dans tous les sens du terme. Résultat, moins 16 kilos. Depuis, j'ai fait des points réguliers là-dessus. Parce que oui, il y a toujours des variations. Mais jusqu'ici, j'arrivais toujours à maintenir. Là, pour le coup, c'est chaud. C'est plus dur que ça dans l'air. Parce que je passe le pire de mon temps à tout maîtriser, tout contrôler, surtout dans ma vie pro. Et ne pas retomber dans mes vieux démons, soit le contrôle extrême, soit le lâcher prise totale sur la nourriture, c'est un vrai combat. Je sais pourtant ce qu'il faut faire. Je vais plutôt bien, je maintiens, mais je ne suis pas à 100% de ce que je devrais offrir à mon corps, et donc à ma tête. Le mois prochain, j'attaque une grosse, grosse période de tournage. Il faut que je me remette à ça. On est clairement moins pire qu'avant, avant même que je comprenne à quel point la nourriture était essentielle. Je ne mange pas de chocolat, je ne mange pas de lactose, mais la régularité. Les crudités à chaque repas, les légumes, les protéines végétales, tout ça c'est un peu envolé. Et j'ai besoin de le retrouver, pour me sentir mieux. Je ne me sens pas mal, mais je peux me sentir mieux. Et surtout, reprendre le sport. Parce que je sens que mon corps a mal, qu'il encaisse moins bien la fatigue, les efforts, et je n'ai plus envie de me sentir comme ça. Alors, haut les cœurs, la motivation doit revenir. On termine cette semaine, et la semaine prochaine, on est d'attaque. Nourriture correcte, bon sommeil, bonne récup, et sport à fond. Je ne me pèse plus, mais dans mes vêtements, je le sens. Il y a sûrement 3, peut-être 4 kilos à perdre, ce sera l'objectif. Au-delà du bien-être, évidemment, qui reste le plus important. Alors vous l'aurez compris, l'auteur de ce post Instagram est aujourd'hui mon invité pour cet épisode consacré à la confiance en soi, au bien-être et au rapport au corps. Bonjour Élodie Villemus.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Alors d'abord Élodie, merci beaucoup d'avoir accepté cette invitation à cet épisode de podcast. Et pour commencer, Élodie, est-ce que tu peux te présenter à nos auditeurs ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Merci à toi en tous les cas pour cette invitation. Je suis Elodie Wilmus. Je suis femme entrepreneur depuis 18 ans maintenant. À la base, mon métier est d'organiser des mariages. C'est un petit peu organiser et décorer des mariages. C'est un petit peu évolué quand TF1 est venu me chercher pour animer l'émission 4 mariages pour une lune de miel, ce que je fais depuis 7 ans aujourd'hui. Je suis à la tête d'une autre émission aussi qui s'appelle « Détoxe ta maison » . Je suis auteur, un livre sur l'organisation de mariage va sortir le 13 mai prochain. Et puis je suis aussi productrice d'une série sur la confiance en soi pour les femmes. Je suis aussi maman de deux jeunes filles aujourd'hui qui ont bientôt 19 ans et bientôt 16 ans. Et je vis dans le sud de la France et j'ai toujours un peu galéré avec mon rapport à la nourriture. On va conclure avec ça.
- Speaker #0
Donc tu disais que tu es conférencière aussi ?
- Speaker #1
Je suis conférencière aussi, oui, et formatrice, évidemment.
- Speaker #0
Et donc ces conférences, c'est sur la confiance en soi, la réussite, ça touche ces thèmes-là ?
- Speaker #1
Oui, au niveau de la conférence, c'est aussi sur les métiers du mariage. Et ça peut l'être aussi sur la confiance en soi.
- Speaker #0
Très bien. Avant de commencer, de parler un petit peu de ton parcours et de cette évolution vis-à-vis de ton rapport au corps avec ton alimentation. Alors l'idée, évidemment, comme tous les épisodes témoignages, ce n'est pas de nous délivrer ta recette. L'idée, ce n'est pas de nous dire pourquoi tu as réussi de le dupliquer. Chaque cas, on est vraiment sur du témoignage et c'est vraiment du partage d'expérience qui va vraiment être intéressant et qui va beaucoup parler à nos auditeurs. Mais avant de commencer à parler de tout ça, j'avais une première question qui est pour moi... assez essentiel qui était vraiment ce pourquoi. Alors évidemment, ce poste, c'est ce pourquoi je t'ai invité. Mais ce qui m'a marqué dans le partage de ce poste, d'ailleurs, je te demandais pourquoi tu l'as partagé, ce poste ? Parce que tu évolues sur, effectivement, la réussite. Donc, on peut se dire, c'est pas facile pour quelqu'un dont c'est un peu le cœur. de métier, la réussite et l'entreprenariat, de partager un petit peu ses doutes et moi je trouve ça très courageux et je pense que tu n'avais pas conscience à quel point c'est d'utilité de santé publique.
- Speaker #1
Si, si, c'est pour ça que je le partage, mais ce n'est pas parce que je travaille sur la confiance en soi et sur ce côté entrepreneuriat et réussite que je réussis tout le temps. La réussite n'est pas toujours de gagner, la réussite c'est aussi pour moi surtout apprendre et arriver à une certaine satisfaction de soi. Tu vois, je ne suis pas dans cette vision-là de, à tout prix, réussir sur tout. Et puis, surtout, je ne suis qu'un être humain. Et je voudrais un peu ramener la manette aussi un peu sur ça, tu sais, parce qu'en faisant de la télé, les gens sacralisent beaucoup la télé. Les réseaux sociaux viennent rajouter un peu une couche à ça, à ce côté très vie parfaite. J'ai une vie comme tout le monde, ce n'est pas parce que je passe à la télé. Je ne suis pas un robot, j'ai un gros et grand cœur. et surtout un gros et grand mental qui fonctionne tout le temps et quasiment sans arrêt. Ça a ses avantages, ça a ses inconvénients, mais en tout cas, ma communauté a été construite aussi sur ça. Les personnes qui me suivent viennent parce qu'il y a cette authenticité là et je dis ce que je vis. Alors, pas tout, je livre beaucoup de choses, mais je trouve que c'est bien aussi d'une de dire quand ça va bien, quand ça va moyennement bien, quand ça va moins bien. Alors, on n'est pas là en train de chialer. Bien sûr, il ne s'agit pas de s'apitoyer sur son sort, mais effectivement, c'est... Mais de dire... Je trouve qu'il y a quand même toujours du positif dans ce que je raconte, parce que c'est ma vision et ma façon d'être. Je finis ce message-là en étant vraiment source de motivation. Mais oui, pour moi, c'est important d'aller dire aussi que le bilan de ces derniers mois, ce n'est pas top. et surtout parler de ressenti. En vrai, c'est ça que je voulais faire passer. C'était de dire, au fur et à mesure que j'avance dans la vie, j'arrive à avoir cette écoute de moi, de mon corps. Et c'est plutôt positif.
- Speaker #0
En fait, là où ce que je te disais, tu n'avais peut-être pas conscience du caractère santé publique, je parlais, alors si je pense que tu en avais conscience, mais vis-à-vis de nous, les diététiciens, qui luttons tous les jours. contre des influenceurs qui en font un business et qui justement n'ont pas cette authenticité-là. Parce qu'ils vont te dire, moi j'ai la solution miracle qui va marcher pour tout le monde. Acheter mon programme, acheter mes compléments, acheter mon truc. Et c'est ça qu'on lutte contre ça en permanence. Et cette authenticité-là, ce ressenti aussi, cette capacité à s'écouter et à se comprendre, c'est tout ce qu'on va traiter en consultation en fait.
- Speaker #1
Tu sais, pour moi, ça a été la clé. Donc je ne fais que parler de mon expérience en vrai. Si on rentre dans les détails, je vais te dire que le premier régime de toute ma vie, je l'ai fait à 16 ans et que je n'ai pas arrêté et que tout a marché et qu'au final, rien n'a marché parce que je n'avais pas compris. Je ne vais même pas dire l'essence, mais la quintessence de ça. Donc, voilà, je comprends ce que tu veux dire avec ce côté influence, etc. Bon, aujourd'hui, c'est du fait. Oui, on fait avec. C'est comme ça.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Mais non, ça... Ce n'est pas ma manière, en tout cas, de communiquer avec ma communauté.
- Speaker #0
En tout cas, c'est moi, cette authenticité-là que j'ai tout de suite perçue dans ce message et ce pourquoi je t'ai invité à enregistrer cet épisode.
- Speaker #1
Et tu sais, quand je parle de mon poids, c'est un sujet qui est le plus liké. Je sais que les femmes qui me suivent, j'ai une communauté qui est beaucoup plus féminine, évidemment. Elles sont très friandes d'avoir... Mon cheminement sur ça, d'avoir le suivi sur ça. Alors, je n'en parle pas tous les quatre matins, mais je fais un point régulier. Il y a des fois où c'est hyper positif, d'autres, ça l'est moins. C'est comme ça.
- Speaker #0
En tout cas, tu parles vrai. C'est ce qui fait que ça plaît aussi.
- Speaker #1
Je ne sais pas faire autrement. C'est que tu me craves en deux minutes si j'essaye de te faire...
- Speaker #0
Tu ne saurais pas bien le faire. Mais ça se voit d'ailleurs, même dans tes émissions, sur TF1, ça se voit qu'il y a du parler vrai, il y a de l'authentique. C'est spontané, exactement. C'est ce qui fait ta force d'ailleurs. Alors, si on reprend un petit peu ton parcours, justement, tu parlais déjà un petit peu de ton rapport au corps, de tes premiers régimes à 16 ans. Moi, j'ai vu une interview sur YouTube de toi où tu évoques ton enfance. Si on reprenait un petit peu dès le départ, tu parles d'une recherche de qui tu es vraiment, de ton identité, de ta place au milieu de tes sœurs. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de cette période ? Est-ce que ça a un petit peu construit ? Et surtout, quel était déjà ton rapport au corps ? Peut-être même sur des conséquences sur ton alimentation ?
- Speaker #1
En vrai, j'ai grandi comme on m'a dit de grandir. On m'a imposé un peu un chemin. C'est un peu le travail des parents, c'est ce que je croyais en fait. Alors qu'aujourd'hui, j'ai une toute autre vision de ça. Mais on m'a dit, voilà, si tu veux être heureuse, c'est comme ça qu'il faut faire. Si tu veux être bien, c'est comme ça qu'il faut faire. Et moi, j'ai cru ça, puisque de toute façon, je n'avais pas d'autre mode d'emploi. En réalité, donc oui, je suis issue d'une famille qui est très aimante, qui est, je veux dire, il n'y a jamais eu de soucis. Je suis au milieu de deux sœurs, une grande sœur, une petite sœur, et j'ai toujours eu du mal à trouver ma place. Je n'ai jamais su le verbaliser. En fait, je n'ai jamais su déjà me le dire à moi-même. Ça arrivait bien plus tard, tu vois. Si bien que je n'avais pas forcément confiance en moi, pas du tout même. J'étais très très très mauvaise élève à l'école. J'entendais très très régulièrement qu'est-ce qu'on va faire d'elle, mais c'est pas possible. Quand je lisais les appréciations sur mes bulletins, c'était cata. Et voilà, donc j'ai pas été malheureuse, tu vois, mais j'étais pas épanouie. Les seuls endroits où j'étais plutôt douée, c'était la gym. J'étais une gymnaste accomplie, je voulais être gymnaste, je voulais en faire mon métier. Mais voilà, je n'ai jamais en tout cas donné de valeur à tout ce que je pouvais faire.
- Speaker #0
D'accord. Et dans ton rapport du coup à toi, tu dis les premiers régimes arrivent un peu plus tard, à 16 ans ?
- Speaker #1
Ouais, à 16 ans. Je me trouvais pas jolie, je me trouvais pas jolie du tout. Ma grande sœur était grande, mince, belle, solaire, tout le monde la trouvait belle et il n'y en avait que pour elle, en tout cas de mes yeux, tu vois. Et à tel point, tu sais que quand je suis arrivée au lycée, où bon, t'es un peu plus sur le regard des garçons, des filles, etc. Moi, on me reconnaissait comme étant la sœur d'eux. Et on ne savait pas que je m'appelais Elodie, tu vois. Et ça a été, je crois, une de mes premières prises de conscience. Alors, je l'ai gérée émotionnellement comme j'ai pu à cette époque-là. Et effectivement, je me suis dit, j'étais très garçon manqué. Moi, je faisais tout le contraire de ma grande soeur qui était jolie, féminine, tout ça. Moi, j'avais les cheveux courts. J'étais très garçon manqué. Voilà. Et donc, de là, je me dis, ça, ça doit changer. Tu vois, il faut que j'arrive moi aussi à être un petit peu plus fille. Et je fais mon premier régime antignac à l'époque. Je me rappelle, ma mère faisait ça. Et donc, du coup, je me cale à elle. C'est les vacances de ma... J'ai redoublé ma seconde, de ma première seconde, vacances d'été. Et je me souviens, je me teins en blonde cet été-là. Je perds 4 ou 6 kilos, je crois. Tellement, je me rappelle, c'est terrible. Il y a une vraie rupture. Il y a une vraie rupture. Je me souviens parce que cet été-là, j'habitais une petite ville du sud de la France et je sors de chez moi pour aller dans le petit village et je croise un agent de sécurité qui me regarde différemment. Un homme, différemment. Et je me suis dit, wow, tiens, c'est...
- Speaker #0
C'est ça l'image que je renvoie en fait.
- Speaker #1
Alors qu'avant, on ne me regardait pas. Oui, du coup, là, tu as une... Donc, je crois que j'ai pris conscience ce jour-là que l'image, effectivement, avait quelque chose à dire. Et voilà, ce n'était pas l'image qui m'allait à 100%, mais en tout cas, voilà. Donc, cet été-là, je décide de devenir un petit peu plus fille, un petit peu plus jeune femme. Et je rallie ça à être plus mince, à être plus blonde et à être plus maquillée.
- Speaker #0
D'accord. Et du coup, le régime, comment il se passe ? J'imagine que ça marche, comme tu disais tout à l'heure.
- Speaker #1
Mais en vrai, tous les régimes marchent. Il faut juste trouver ce qui nous correspond.
- Speaker #0
Oui, et surtout, c'est le danger dont on parle dans d'autres épisodes avec d'autres diététiciens spécialisés sur le poids, comme moi je peux l'être, c'est que le risque des régimes de tomber dans cette spirale de régimes, c'est qu'en fait, ça marche un régime. Forcément, ça marche. Tu viens me voir, tu veux perdre du poids, on va réduire, on va diviser par deux ton apport calorique. évidemment que tu vas maigrir dans les semaines qui suivent, forcément tu vas perdre du poids. Le danger, c'est que derrière, ça va être difficile à tenir. C'est ça. Parce que ce n'est pas naturel de faire ça. Et du coup, c'est forcément sur une courte période. Il y a un sentiment d'échec. Et après, c'est là où la spirale peut s'engranger, de dire je recommence un régime. Et puis là, plus l'effet yo-yo sur le corps.
- Speaker #1
C'était l'histoire de ma vie, ça.
- Speaker #0
Voilà. C'est de ça dont on va parler, justement. C'est intéressant. Non, mais il se passe bien. Il se passe bien,
- Speaker #1
ce régime. Je suis ma mère, en fait. Bien sûr. Le truc, c'est que je... veut perdre du poids, point barre. Je ne cherche pas à me dire est-ce que c'est bon pour moi ? Est-ce que c'est bon pour mon corps ? Je veux juste perdre du poids parce que je me dis que c'est comme ça que je vais être plus jolie, plus fille, plus femme et que je vais me sentir mieux.
- Speaker #0
Mais ça, c'est tout à fait classique d'une adolescente qui est en pleine, en plus avec un corps qui change. Puis l'affirmation, on est en plein dedans à cette période-là. Donc c'est tout à fait classique. et donc plus tard tu as des enfants, tu montes ta société je prends beaucoup de kilos forcément alors justement c'était pas ma question est-ce que t'as pris des kilos à ce moment là mais forcément avec tout ça il y a du stress alors toi t'as des filles qui sont âgé entre guillemets par rapport à moi, moi je suis eu dedans, j'ai des enfants de 2 et 3 ans Ah waouh !
- Speaker #1
Tu passes des bonnes nuits ça va ?
- Speaker #0
Là ça commence à se calmer mais justement justement le stress de tout ça, le côté professionnel en plus avec, forcément il y a eu des incidences.
- Speaker #1
Là où je prends déjà beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup de poids, ça a été sur ma première grossesse je galère un peu à avoir ma première fille, je mets un an et demi à tomber enceinte donc je ne maîtrise pas et comme j'ai jamais vraiment eu de problème de poids Genre, c'était 2-3 kilos à perdre, 4 kilos à perdre. Je me suis toujours dit que je les perdrais facilement. J'ai arrêté de compter à 28 kilos. Je me suis fait gronder très fort par ma gynécologue à l'époque. Et je mangeais n'importe quoi. Tout ce qui me tombait sous la main. J'avais tellement galéré à tomber enceinte que je ne voulais pas priver mon bébé de quoi que ce soit. Lorsque j'ai accouché, ça a été très compliqué. de perdre ces kilos que je n'ai pas perdu pendant une bonne dizaine, voire une bonne quinzaine d'années. Je suis retombée enceinte derrière de ma deuxième fille. J'ai eu du diabète gestationnel. J'ai une maladie de la thyroïde qui s'est déclarée. Donc, pour le coup, je n'ai pris que 7,5 kilos. Je suis sortie de l'hôpital, j'avais perdu mes 7,5 kilos. Mais en vrai, il me restait déjà de ma grossesse de Mila. Et effectivement, je suis femme entrepreneur. Avec son lot de stress qui va forcément avec. Je ne fais pas de sport. J'ai tout arrêté parce que j'arrive à travailler jusqu'à 90 heures par semaine.
- Speaker #0
Oui, à un moment donné, il y a du temps. On ne peut pas en créer plus.
- Speaker #1
Voilà, j'ai géré, j'ai trié par priorité. Ce n'était pas les bonnes, mais c'était celles de l'époque. C'était comme ça. Si bien que je fais des régimes, ce qui marche. J'ai fait des trucs protéines. J'ai tout fait.
- Speaker #0
Et ça, est-ce que tu sens que dans ton rapport avec ton corps, est-ce que tu sens qu'il y a du bénéfice à court terme, j'imagine ? Parce que tu perds avec ces régimes. Non,
- Speaker #1
c'est toujours un peu raté parce que ça dure trois semaines en mois. Tu vois, j'ai la motivation sur trois semaines en mois. Et après, mentalement, je n'y suis pas non plus. Et puis, encore une fois, la vraie raison, elle n'est pas là. Et surtout à cette époque-là, je crois que je suis plus maman que femme. Donc, voilà, je ne prends plus forcément plaisir à... à m'habiller, aller faire du shopping. Déjà, j'ai du poids en plus, donc je n'ai pas envie. Et puis même, ce n'est pas. C'est mes enfants et c'est mes filles.
- Speaker #0
C'est sûr que ça peut être une période un peu difficile aussi parce qu'on reporte beaucoup de l'attention qu'on pouvait porter avant à notre santé. À cette période-là, c'est tout pour ses enfants. Ce qui est tout à fait normal.
- Speaker #1
Et c'était bien aussi. C'est un cheminement qu'il fallait que je prenne aussi qui m'a amenée vers d'autres prises de conscience. Mais voilà. Donc oui, je teste des trucs, j'entends parler. On est un peu comme quand on a un beau mascara. Tu as des cils, c'est fabuleux, c'est génial. Tu as maigri, dis donc, tu as fait quoi ? J'ai fait ça. Tu devrais essayer, c'est génial.
- Speaker #0
Le bouche à oreille là-dessus est très très fort.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
La force de la recommandation.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et donc, cette période de création d'entreprise, par rapport à ta maternité, ça arrive un peu en même temps ?
- Speaker #1
Non, Mila est née en 2007, je crée ma boîte en 2008. Ah oui, ok,
- Speaker #0
donc on est quand même dans la même... Donc forcément, il y a moins de sommeil, il y a beaucoup de stress, et ça, ça joue énormément aussi.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr, mais je ne le savais pas encore, ça paraît que je n'en avais pas pris conscience. Un jour, c'est un coach sportif qui m'avait dit ça, il m'a dit en fait, si tu veux m'inscrire, bien sûr, il y a la nourriture, il y a le sport. Mais il y a aussi le sommeil et la récup. Et quand il m'a dit ça, le sommeil et la récup, j'ai dit mais qu'est-ce qu'il est en train de dire ? De quoi on parle ?
- Speaker #0
J'y suis pas du tout en ce moment-là.
- Speaker #1
Donc non, à cette époque-là, j'en ai pas du tout conscience.
- Speaker #0
Et alors du coup, tu parles, t'as des coachs sportifs, tu t'es fait suivre un petit peu ? Oui,
- Speaker #1
mais c'est pareil, c'était sur des courtes périodes. Parce que, tu sais, moi je suis quelqu'un de très disciplinée, mais pendant un certain temps.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ouais, j'en ai eu plusieurs. Ça a fonctionné, pareil, jusqu'au moment où je n'arrive plus à gérer mon temps de travail. La boîte a ensuite grossi, est arrivée la télé, les aéros sont sur Paris.
- Speaker #0
Il y a une charge mentale à un moment donné, parce que le régime génère une charge mentale aussi. C'est ça où on a du mal, c'est ce qu'on disait tout à l'heure. C'est pour ça que c'est sur des courtes périodes, parce que c'est une vraie charge mentale. Moi, quand j'entends des gens qui me disent, ça fait six mois que je compte mes calories, que je pèse mes aliments. Là, notre métier, c'est de dire... arrêter de faire ça. Tellement faible,
- Speaker #1
c'est terrible. Mais c'est juste terrible.
- Speaker #0
Mais parce qu'on a la volonté d'agir et ça, ça fait partie des leviers qu'on actionne assez rapidement parce qu'effectivement c'est des choses visibles, c'est des choses qu'on peut... Voilà, c'est des leviers psychologiques. On se dit, je me mets en mode guerrier ou guerrière et j'y vais.
- Speaker #1
Je l'ai eu fait. Sauf que ce que tu disais après tout à l'heure, c'est le suivi, c'est l'après. Qu'est-ce que tu fais de ça après ? Et on n'a pas... Soit on n'a plus le mental pour gérer l'après, soit effectivement, tu es complètement à l'autre extrême. C'est ce que je disais dans ce poste. C'est soit tu es dans le contrôle total ou soit dans le lâcher prise total. Et moi, quand je suis et dans l'un et dans l'autre, je suis la reine de la discipline. Mais ça fait peur. Donc, bon, voilà.
- Speaker #0
C'est vrai que tenir un régime, quel qu'il soit sur la durée, tout de suite, ça peut s'appeler une maladie. Ça s'appelle l'orthorexie. C'est vraiment être carrément obsédé par ça, par être en bonne santé. Mais du coup, ça a des effets néfastes parce qu'effectivement, d'un point de vue psychologique, il y a trop de stress, il y a trop de charge mentale. Ce n'est pas normal de peser ses aliments.
- Speaker #1
Jusque-là, à l'époque, pareil. C'est comme... J'avais grandi. Élodie, si tu veux être heureuse, il faut faire ça. Si tu veux maigrir, il faut peser tes aliments. Donc, ça avait été ça. Je crois que la première vraie prise de conscience que je fais entre un régime, je ne vais pas dire régime, entre nourriture et le rapport avec mon corps, c'est un coach qui m'avait parlé du sommeil d'ailleurs. Et lui, il m'avait dit, tu sais, on ne va pas maigrir. Pour maigrir, Élodie, en fait, je vais t'apprendre à manger en santé.
- Speaker #0
Ben oui.
- Speaker #1
Et c'était la première fois qu'on introduisait ce mot-là, en santé, au milieu. Je n'ai pas compris sur l'instant. Il me dit, mais si, en vrai, c'est vrai. Et ça m'a provoqué vraiment un gros, gros raisonnement, ce truc-là. Et où, pour la première fois de ma vie, je me suis dit, waouh, en fait, il a raison. Je n'ai jamais fait ce lien-là de nourriture égale santé. est égal à faire du bien à mon corps et avec tout ce que je lui demande. Parce que le rythme à tenir, il est chaud quand même.
- Speaker #0
Ça fait partie de nos premiers sujets en consultation quand quelqu'un vient nous voir pour perdre du poids. Il y a deux choses. On le résume en deux questions. Est-ce que tu as un problème de poids ? Ou là, le poids est vraiment un souci de santé physique ? Parce qu'il y a des risques cardiovasculaires, tout ça, quand on a vraiment du surpoids et de l'obésité. Mais il y a aussi l'autre question qui est la plus complexe à traiter. Mais on a les outils pour les traiter. C'est est-ce que tu as un problème avec ton poids ? Et justement, c'est effectivement comment considérer la volonté de perdre de poids ? Est-ce que c'est un problème de rapport à son corps ? Est-ce que c'est vouloir maigrir pour être un peu comme les autres ? Est-ce qu'il y a une influence ? Parce qu'il y a une influence sociale, une influence culturelle, tout ce que tu veux. Et du coup, comment on va le traiter ça ? Et du coup, effectivement, c'est de considérer que d'abord, manger, c'est un acte de santé. Et ça, on a tendance à l'oublier. Parce qu'il y a plein de choses qui viennent se greffer autour de ça. Et c'est de se reconnecter à ça. Comme tu dis, oui, je mange parce que j'ai un boulot, parce que j'ai une famille. Et je mange pour être en bonne santé, pour assurer tout ça, en fait. Et c'est ça, un gros travail qui est fait en consultation.
- Speaker #1
Je suis assez d'accord avec ça. Mais c'est vrai que je ne me suis jamais... Vraiment, je ne me posais pas cette question-là. Pour moi, manger, c'était évident. C'était un besoin primaire et puis basta, tu vois. Et donc, forcément, quand tu es dans cet état d'esprit-là, Tu ne peux pas considérer, en fait... Tu notes pas les effets ?
- Speaker #0
Non, bien sûr que non.
- Speaker #1
Par contre, évidemment, en revanche, quand tu en prends conscience, c'est le jour et la nuit.
- Speaker #0
Oui, j'imagine que là, du coup, et tu l'as senti dans tes performances au travail, dans ta gestion justement de cette entreprise, de cette activité à monter ?
- Speaker #1
Moins de fatigue à certaines heures. Ce coach-là, je te parle de ça, ça fait une dizaine d'années que je l'avais vu quand même, un petit peu moins peut-être. Ce coach-là me dit, il faut que tu te couches tous les soirs avant 22h30 max. Tu as besoin de 8 heures de sommeil par nuit. Alors lui, il était très crudité. Il m'avait dit l'être, l'homme étant cueilleur, etc. Bon, je suis rentrée dans ce truc-là. Mais au final, c'était comme peser mes aliments. C'était une injonction. Donc, si tu n'es pas totalement alignée. Donc, oui, j'ai senti moins de fatigue, beaucoup plus de vitalité. À la fois, ça ne m'allait pas, ce truc-là.
- Speaker #0
Tu n'étais pas totalement alignée avec ça.
- Speaker #1
Dans le moment, c'est bon, il est crudité la salade à chaque repas. Que ça, en plein hiver, froid et haut. Il va manquer des choses.
- Speaker #0
Il manque des féculents, il manque de la protéine.
- Speaker #1
Je ne mange pas beaucoup de féculents. C'est rare. Je n'en mange pas beaucoup. Parce que je ne les digère pas forcément. Ah oui, ça,
- Speaker #0
après, il y a d'autres... Ce n'est pas par témation. Non, non, d'accord.
- Speaker #1
C'est par confort.
- Speaker #0
Ok. Le confort digestif, c'est important aussi. C'est une base aussi très importante. Bien sûr. Mais effectivement, pour revenir à ça, nous, les diététiciens, on a une mauvaise image parce que longtemps, il y a eu une pratique de la diététique où c'était, tu viens me voir, je te balance un plan alimentaire à suivre. Un peu le même pour tous ? Oui, qui est basé parce que finalement, les recommandations générales, elles sont souvent les mêmes. Mais ce qui est le plus intéressant et ce qui est le plus sympa à travailler, C'est que toi, que le patient se l'approprie et qu'il se crée ses propres assiettes. Moi, que tu manges des brocolis, des haricots verts, en légumes, peu importe. Je n'ai pas à te dire que... Effectivement, il y a des différences des fois dans les nutriments, dans les vitamines. Mais la base de la base, c'est que la personne prenne conscience et prenne à cœur ce projet, qu'elle soit vraiment acteur de son projet alimentaire, de se dire, voilà, j'ai appris à construire mes assiettes et je n'ai plus besoin de faire de régime parce que je sais ce que c'est que de bien manger. Et là, du coup, on est parti pour des années de santé. Et c'est ça qui est super important. Effectivement, de dire que tu dois manger des brocolis, du poulet... Et du riz à chaque repas, c'est comme un régime. Ça ne marchera pas. Ça marchera deux semaines. Et du coup, après, arrive TF1. Et là, du coup, une exposition, l'image. Est-ce que tout ça aussi... Déjà, le rythme,
- Speaker #1
c'est avant de... Voilà. Et effectivement, oui, l'image est encore plus là que... Mais ça me gêne un peu de dire ça. Parce que très honnêtement, mon image est ce qu'elle est aujourd'hui. Je la maîtrise. Ouais ? parce que je sais qui je suis, je sais où je veux aller, je sais ce que je veux, et je connais mes objectifs, et je connais les moyens et les actions à mener pour y aller. Ce n'est pas juste, je passe à la télé, il faut que je sois belle. Je veux vraiment faire le distinguo. C'est là que c'est intéressant, justement. Avec ça, je reçois tellement de messages de femmes qui me disent, j'aimerais tellement vous ressembler, vous êtes tellement belle, tout vous va, vraiment, vous êtes parfaite. Non, je ne suis pas parfaite, j'ai des défauts comme tout le monde. J'ai des complexes comme tout le monde, mais j'ai surtout des atouts. Et je mise sur mes atouts et je les maîtrise tellement que c'est ça que je mets en avant, en réalité. Et c'est ça, finalement, qui brille, que je fais briller, qui brille et qui attire les gens et qui interpelle les gens, surtout les femmes. Donc, voilà. Il y en a qui me disent, quand tu te regardes à la télé, tu te plais, ça va, ta voix, ça ne t'agace pas, tu te trouves belle. Je me trouve moi, en fait. Donc, je suis parfaitement alignée avec ça. Et ça a été un long travail d'acceptation et de me dire, écoute, la nature t'a donné ça. Tu n'as pas le choix. Tu ne vas pas aller te faire opérer, te faire ci, te faire ça. Moi, je ne suis pas contre la chirurgie esthétique. Je ne suis pas contre ces trucs-là. Je fais de la médecine esthétique et je l'assume à 10 000 %. Mais c'est très maîtrisé aussi. Et ça reste sur ce côté. naturel que je peux être et vouloir. Donc non, je ne vais pas aller me changer, transformer mon corps parce qu'il faut être joli à la télé.
- Speaker #0
Mais là, on est aussi au cœur du sujet du traitement, du rapport au corps qu'on peut aussi avoir en consultation, c'est que souvent les personnes veulent être... des personnes différentes de qui elles sont vraiment, parce qu'il y a un modèle à suivre, parce que, effectivement, c'est un vrai travail à faire.
- Speaker #1
C'est un travail sur soi et tout par-delà, tu sais. Exactement. Et j'en parle, alors c'est pareil, on me dit, ah ça y est, maintenant celle-là, elle se prend pour une coach, donc je suis ni coach, ni psy, il n'y a rien de tout ça, je suis juste une femme.
- Speaker #0
Qui partage un témoignage. Oui,
- Speaker #1
qui a vécu une expérience. Et celles qui ont envie de l'entendre, elles l'entendent. Et celles qui n'ont pas envie, squeezez et c'est très bien. Passez votre route. Mais je crois que tout vient de la connaissance de soi. C'est pas... Le jour où j'ai pris conscience que je voulais arrêter de pleurer parce que j'enviais les autres, parce que je voulais ressembler à quelqu'un d'autre, parce que je voulais avoir les yeux clairs, Je n'ai pas les yeux clairs. Qu'est-ce qui est... Eh bien, donc, je ne vais pas me faire opérer des yeux. Oui, j'ai vu que maintenant, tu peux faire des trucs. Enfin, c'est complètement fou. Alors, pour celles et ceux qui veulent le faire, grand bien vous fassent. Moi, je n'ai pas fait ce choix-là. Et après, tout est une question de choix aussi. C'est-à-dire que je suis aussi ce genre de personne-là qui n'est pas dans cette inertie. Dans cette attente que les choses changent en un claquement de doigts. C'est-à-dire que, ok, un beau jour, je me suis dit, Elodie, t'en as marre de pleurer ? Bon, ben pourquoi tu pleures en fait ? Dis-toi la vérité. Ben, tu pleures pour cette raison, Ok. Tu ne fais pas 1m75, tu ne feras jamais 1m75, sauf si tu mets des talons de 10. Ben, entraîne-toi à marcher avec des talons de 10, à la condition que tu t'y sentes bien. Super, ça a marché. Ok, qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Ça, Ok, bon ben, ça, t'es pas à ça, mais tu sens que t'as le potentiel d'y aller. OK, comment tu vas travailler pour aller vers ça ? Et je ne suis pas là à être sur mon canapé. Non, vraiment, je me sens tellement mal. Oui, bouge-toi.
- Speaker #0
Tu as mis du pragmatisme là-dedans.
- Speaker #1
Après, c'est un trait de caractère.
- Speaker #0
Oui, et puis je pense que c'est... Alors, je ne connais pas ton parcours professionnel précis, mais je sens qu'il y a des liens que tu as faits. J'imagine entre... Le pragmatisme que tu dois mettre dans une création de société, son développement, ton activité, et tu te l'es appliqué aussi à toi. Et parce que tu étais aussi dans les bonnes dispositions pour le faire. Parce que ce que tu décris aussi, c'est que des fois, certaines personnes n'ont plus les armes. Et c'est là où l'accompagnement par un psy, d'aller voir des gens, peuvent donner les armes pour ça. Mais déjà, faire la démarche d'aller voir quelqu'un, c'est déjà prendre conscience qu'il le faut. Mais en tout cas, toi, tu as eu la force de le faire par toi-même. Non,
- Speaker #1
j'ai compris que ma plus précieuse arme, c'était moi-même. avant d'aller voir Pierre, Paul ou Jacques pardon les filles faites avec ce que vous avez et ce que vous avez c'est vous on a une chance d'être là un court passage sur terre faites-en quelque chose arrêtez de vouloir être soyez quoi c'est juste ça je te jure le jour où je prends conscience de ça alors après Merci. Comment arriver à être soi ? Et comment... Là, je suis OK de te dire d'aller voir un tel, un tel ou un tel.
- Speaker #0
Ça dépend. Après, chacun... Moi, j'ai fait ce travail la seule. Oui, mais parce que tu as le tempérament pour le faire.
- Speaker #1
Oui, on me dit que je suis une femme action et action. Oui,
- Speaker #0
ça se sent. Mais c'est ta force.
- Speaker #1
Oui, complètement. Mais une autre aura une autre force. Ça ne veut pas dire que c'est la seule solution, mais ça a été la tienne. Exactement. Mais on a... toutes des points positifs. Le tout est d'en prendre conscience et de valoriser ça et de s'appuyer sur ça. Moi, le nombre de femmes qui rentrent dans le programme Women et qui, on a des résultats qui sont fous en deux jours, en quatre jours où elles me disent, je suis allée faire une thérapie. Alors, on ne soigne pas. On ne guérit pas. On ne soigne pas. On révèle. Et en révélant, elles comprennent leur valeur et ça les propulse dans un truc dingue. Et je n'ai rien fait de spécial, mis à part les écouter et leur prêter un peu mes yeux au départ pour leur dire, c'est comme ça qu'il faut que tu te regardes. Et puis,
- Speaker #0
à un moment donné, il y a une lumière qui s'allume et c'est parti. Mais tout à l'heure, justement, tu parlais de l'image à la télé, de la beauté. Mais effectivement, quelqu'un qu'on va trouver beau, c'est avant tout quelqu'un qui rayonne. Une personne qu'on va trouver beau ou belle. Et du coup, le rayonnement, il passe par quoi ? Il passe par être aligné avec soi-même déjà. Et c'est là aussi où il y a des vrais liens. avec ce que nous, en tant que diététiciens, on peut voir. Et c'est là où des fois, on va dire, alors, on a pris conscience de ça, moi je suis diététicien, là on va passer sur du pluridisciplinaire, parce que peut-être que tu as besoin d'aller voir quelqu'un d'autre, dont c'est la spécialité, un psy ou peu importe, mais nous on ne peut pas non plus, on règle des problèmes alimentaires, on identifie d'autres problèmes un petit peu autour, et là on va dire, mais oui, parce que là il faut que tu reprennes, pour que nos actions qu'on va mettre en place, déjà puissent se mettre juste du point de vue alimentaire, réaligne-toi déjà. et là, il faut... Il faut aller voir un psy parce que comme tu le dis, en fait, et moi, je suis complètement, en termes de tempérament, je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis. Moi, la diététique, c'est un petit peu récent. J'ai un parcours un petit peu fait de reconversion. J'étais dans le marketing. Après, j'ai dirigé des restos. Et comme tu peux le dire tout à l'heure, je sentais des gens qui disaient, ah ouais, j'aimerais bien être comme toi. Puis moi, je me disais, mais vas-y, en fait. Ou dans des boîtes dans lesquelles j'ai évolué. Tous les jours, il y a des gens qui me disent, ah, je ne suis pas bien ici. Mais pars ! Enfin, cherche ailleurs et pars en fait. On est tous maîtres de notre destin et il suffit juste de vouloir. Alors, des fois, il y a des tempéraments qui font qu'on peut avoir un peu peur de l'avenir, de l'inconnu, mais lance-toi et t'as qu'une vie effectivement.
- Speaker #1
Et la peur n'est pas quelque chose de négatif. Non,
- Speaker #0
il faut savoir jouer avec aussi. Et il faut en avoir conscience. Alors tu parlais aussi du long cheminement par rapport à ton rapport au corps. Est-ce que tu peux nous en parler un petit peu plus si tu es ok avec ça ?
- Speaker #1
Ce long cheminement, il a été assez long parce que les prises de conscience, elles ont été les unes après les autres. Les vraies premières de manger, de maigrir en santé, c'était ça. De faire du sport, de récupérer, ça, ça a été la première. effectivement Merci. J'ai réussi au fur et à mesure à me détacher de cette quête de la perfection, d'avoir le corps parfait. Je suis mère et tu sais, je dis très souvent ça, on ne peut pas être et avoir été. Je n'ai plus le corps de quand j'avais 20 ans. On a évolué. Et ce serait bien. Tu sais, quand je revois mes photos quand j'ai 20 ans, je dis, ouais, bon, voilà, je suis un petit bébé et c'est cool. Je n'en vis pas. Pas du tout ça. Et si tu me demandais si j'avais envie de retourner à cette époque-là, probablement, je te dirais non, tu vois. Donc, voilà. J'ai rencontré après plusieurs autres coachs. Et je poste un jour, tu vois, un truc sur Instagram en disant que j'avais pris beaucoup, beaucoup de kilos. Le rythme était vraiment très, très compliqué. Je faisais des repas au kinder. Je me nourrissais de kinder. Je travaillais beaucoup, donc je ne faisais pas de pause à proprement parler. Je mangeais devant mon ordinateur des kinder maxi. Tu vois, la boîte de 24. Jusqu'à ce que ça me brûle la gorge. Et ça, c'était le signal de dire, là, c'est un peu trop.
- Speaker #0
On commence à avoir pas mal de sucre. On va peut-être calmer un peu. Mais je continuais quand même,
- Speaker #1
tu vois. Et je ne sais pas, j'ai dû prendre... peut-être une quinzaine de kilos. Et là, pour le coup, c'était un peu compliqué à la télé parce que mes stylistes, ce qu'ils me proposaient, ça n'allait pas. Et j'avais plus cette liberté de dire ça oui, ça non. Et on m'imposait un peu des trucs, mais en même temps, je n'avais pas grand-chose qui allait. Et je poste ça en disant j'en peux plus, je crois que j'ai tout fait. C'était assez difficile de me regarder là, pour le coup, parce que ça ne me ressemblait pas, mais au-delà de tout, et bien plus loin que ça, j'avais mal partout. J'avais mal au genou, j'avais mal au dos. Je me réveillais le matin, j'étais fatiguée. J'étais vraiment dans le creux de la vague et dans le down, le plus down possible. Je fais ce post sur Instagram et j'ai eu une connaissance qui me dit « Hello, j'ai eu de la solution pour toi, moi j'ai fait ce truc-là, ça fonctionne. » Et c'est un médecin qui fait ça sur Lyon. Il pose une agrafe dans l'oreille. C'est de l'oroculothérapie. Et ça te coupe l'envie de sucre, etc. Je me dis, bon, très bien. J'ai de toute façon... Oui,
- Speaker #0
qu'est-ce qu'il y a à perdre ? On va les tester.
- Speaker #1
400 balles.
- Speaker #0
Voilà. Concrètement.
- Speaker #1
Il y avait ça à perdre. Mais ça a été une très, très bonne expérience. Et surtout l'approche, en tout cas, qui m'a expliqué ce médecin-là. par rapport à cet agrafe. Et tu vois, d'ailleurs, je l'ai toujours. Elle ne fonctionne plus parce qu'elle ne s'enlève pas. Il faudrait que je la fasse enlever. Elle n'est pas sortie toute seule. Chose que normalement, oui, mais bon, bref. Et donc, il m'explique que cet agrafe numérique est posé au creux de l'oreille et directement connecté à un point du cerveau qui régit le cerveau limbique, qui est le cerveau des émotions, qui est en dessous du néocortex, le cerveau de la raison, qui te dit... pèse tes 60 grammes de féculents, fais 50 squats par jour pour avoir un beau fessier. Sauf que ce néocortex-là, le cerveau limbique l'explose au bout d'un moment et c'est là où tu fais ton écart et que tu retombes dans tes anciens démons. Bref, cette Ausha est assez quand même intéressante d'un point de vue diététique et alimentaire. Je l'utilise dans mon métier pour vendre mes mariages, donc de rentrer dans le cerveau de mes clients. dans le côté émotionnel. Et je me suis dit, c'est curieux, je ne pensais pas qu'avec l'alimentaire, ça pouvait fonctionner. Il me met cet agrafe-là et pour le coup, ça fait une espèce de reboot du cerveau. Attention, je n'en fais pas la publicité. Je raconte vraiment mon histoire. Et je perds 8 kilos en 6 semaines. Ça me... coupe la faim, ça te donne une satiété. Pendant trois semaines, ils te demandent de suivre un certain protocole alimentaire où il y a zéro sucre. En tout cas, modifié. Je perds ces huit kilos en six semaines. Je n'ai pas la sensation de faim, à tel point que j'oublie parfois de manger. Donc pas bien. A tel point que le peu que je mange, il faut que ça ait du goût. Et j'en arrive à non plus manger des Kinder, parce que depuis trois ans que j'ai posé cette première agrafe, je ne mange plus de chocolat, ça me dégoûte. Ça, pour le coup, ça a été le point positif. Mais mes repas étaient seulement des chips et du saucisson. Ça avait du goût, c'était salé. Et du Coca-Zéro. Et jusqu'à un moment où je me dis, wow, Hélo, c'est bien, super, t'as maigri, tu te sens mieux, tu dors, t'es plus fatigué, t'as plus mal à ton corps. Mais en vrai, toutes ces phrases de maigrir en santé, tu vois, ça résonnait quelque part. Et je savais que ça ne collait pas avec ce mode de vie alimentaire que j'avais. Et je repars en tournage. Quelques mois plus tard, je perds 16 kilos. Je pars en tournage et je sens que je retombe un peu dans de la fatigue. Et j'ai une de mes maquilleuses qui me dit « Hello, franchement, moi je suis suivie par une naturopathe, c'est hyper naturel, tu devrais voir et tout. » C'est bon, encore un truc farfelu. Je fais le rendez-vous avec cette naturopathe-là et qui effectivement m'écoute. Et où je lui dis, voilà, j'ai posé cet agrafe, j'ai perdu tant de kilos, super, c'est génial. Quand je me regarde en miroir, maintenant, je ne suis pas quand même satisfaite de ce que je donne à mon corps. Je ne le respecte pas et j'ai une peur viscérale qui me lâche. Et si lui, il me lâche...
- Speaker #0
Il y a tout qui s'effondre, un château de cartes. Voilà,
- Speaker #1
parce qu'en vrai de vrai, mon mental a beau être ce qu'il est, je peux être une femme action-réaction. Mais si demain... ça n'avance plus. Je suis en train de regarder mes jambes et mon corps. Rien n'avance. Je crois que c'était la première vraie fois où un professionnel de l'alimentation m'écoutait. M'écoutait à moi. Non pas, j'arrivais, avant j'arrivais. Tiens, tu vas faire ça pour maigrir. Là, quel est ton problème ? Donc, je lui ai dit, je pense que j'ai été très mal éduquée alimentairement parlant. Et c'est vrai, ça remonte de quand j'étais jeune. Ma mère, quand elle nous faisait à manger, elle travaillait beaucoup. Oui, si j'avais mangé des frites le midi, on pouvait manger de la purée le soir. Mais ça, c'est quelque chose,
- Speaker #0
petite parenthèse, quelque chose que nous, on soulève. C'est que, en fait... beaucoup de gens nous disent, parce qu'on ne nous l'apprend pas, à l'école, ça devrait être une matière. On parle de santé publique. Il ne s'agit pas d'aller très loin, mais au moins sur des bases, parce qu'effectivement, c'est tellement disparate.
- Speaker #1
Ou des ateliers sous forme d'atelier, en tout cas, en prendre conscience. Et moi, je n'avais pas cette conscience-là. Et je dis à cette naturopathe-là, qui s'appelle Marie, je lui dis, tu sais, je pense que je suis très mal éduquée culinairement parlant, alimentairement parlant. Je ne prends pas plaisir à cuisiner. Je ne fais que des trucs vite faits, parce que je n'ai pas le temps. Et au-delà de ça, je sens que là, je suis tombée dans un truc où ce n'est pas bon pour mon corps et que je vais en péter. Et elle me dit, ok, déjà, on va venir nettoyer un peu tout ce qui se passe dans ton corps. Je lui parle de ma thyroïde. Je lui parle de mon intolérance au lactose parce que ça aussi, ça m'a un peu pété la figure sans crier gare. Et où tu ne comprends pas sur l'instant. Et quand tu y réfléchis un peu, tu te dis, ah, je vais peut-être abuser un peu. Tu remontes un peu le fil. Tu vois, la thyroïde a été le premier... Coucou ! Eh oh ! Voilà. Et le lactose aussi. Donc, elle me dit, je pense aussi que ton intestin est enflammé, etc. Je n'avais même pas conscience qu'un intestin pouvait être enflammé. Si je n'ai pas mal au ventre, tout va bien, tu vois. Non, non. Donc, elle m'a dit, on va nettoyer ça, ta microbiote, machin, un âge. Ah, d'accord, ok, bon. À l'aide de plantes, à l'aide, tu vois, de cures qu'on peut faire. à différentes étapes de l'année. Et voilà, donc elle m'a dit, écoute, moi, il n'y a pas de tu pèses tes aliments. Et je lui ai dit, je te le dis, je ne pèserai pas ni mes aliments, ni moi. J'en ai fini avec la balance depuis déjà des années et des années. Je m'en fous de ce chiffre-là. Moi, ce que je veux, c'est avoir cette boussole qui est mon corps, que le matin, quand je me lève, je me sente bien, en forme, en santé, en vitalité et en énergie. Et elle m'a dit, écoute, on va travailler en ce sens-là. Et voilà, moi, ce que je te propose. Donc, elle m'a proposé effectivement plusieurs aliments qui étaient bons pour ma santé, ma vitalité, mon énergie, etc. Et où elle me l'a découpé dans la journée. Mais où il n'y avait pas cette notion de frustration. Où on m'a appris à faire de belles assiettes rapidement, avec de la couleur et avec du goût, quoi. Parce que quand on parle de régime, c'est tout de suite dégueu, pardon, et fade, et complètement insipide.
- Speaker #0
Plus frustrant, plus tout ça, donc tu rajoutes tout ça là-dessus. Tu ne peux pas tout dire, c'est impossible. Il n'y a aucun plaisir.
- Speaker #1
Donc elle m'a appris à faire des assaisonnements avec de l'huile de sésame, l'huile de sésame grillée qui t'amène un petit truc différent, en mixant des noix de cajou. Enfin, c'est des choses faciles, tu vois. Donc, je ne sais pas. J'ai repris plaisir à manger la quantité que j'avais envie. Et effectivement, à maintenir ce poids-là et même en en perdant encore. Donc, c'était plutôt positif.
- Speaker #0
Petite parenthèse, je sais qu'il y a des diètes qui nous écoutent. Naturopathes, moi, je ne juge pas. Parce qu'il y a un peu de tout dans les naturopathes. Oui c'est comme dans tous les métiers Je m'arrête pas à ça Non mais je suis d'accord Il y a un peu une guéguerre effectivement On dit sans cesse Ça vous regarde les gars Non mais c'est pour ça Moi je suis pas là pour juger Mais je sais qu'il y en a qui vont écouter Les naturopathes Naturopathes c'est pas une formation alimentaire Par contre il y a des naturopathes Qui ont eu des formations alimentaires Donc on va pas rentrer dans ce débat là C'est juste pour faire cette précision là Et elle a eu fait Merci. Et elle avait fait. Donc, il n'y a même pas à le justifier. Je veux quand même parce que je peux te dire que la guéguerre est un peu violente là-dessus. Mais sur la naturopathie pure et dure, et c'est souvent, ça vient se greffer à d'autres compétences. Donc, on ne va pas non plus. Moi, je n'aime pas mettre tout le monde dans le même panier.
- Speaker #1
Et c'est bien. Mais en tout cas, et pour le coup, des diététiciens. Alors, moi, j'en ai vu. Mais c'était il y a... Voilà. Ça a vraiment été la seule qui m'a écouté et qui m'a dit...
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Voilà, et c'est pour ça que tout à l'heure je te disais, je pense que tous les régimes, toutes les diètes fonctionnent. Il faut simplement trouver... Moi j'ai entendu une vibration, j'ai entendu un écho. Bien sûr,
- Speaker #0
c'est une rencontre avec une personne aussi qui te... C'est pour ça que je fais cette précision-là, parce qu'on est encore trop là-dedans. Et nous les diététiciens, on lutte contre cette mauvaise image qu'on peut avoir, mais comme je disais tout à l'heure, qui a été entretenue à une époque. Donc il ne s'agit pas de faire un peu du racisme professionnel envers d'autres personnes. Chacun est différent, chacun a un parcours différent. Il y a des connaissances que certains n'ont et d'autres pas. Ce que je retiens surtout de ton témoignage, il résume un peu mon nom. Pas mon nom à moi, mais Diète et Gourmand. Le travail qui a été fait, c'est d'aller chercher du plaisir alimentaire dans du sein. Le plaisir alimentaire, ce n'est pas que de manger des kinder ou des saucissons.
- Speaker #1
Elle m'a réappris à ça, à cette notion de plaisir-là. Elle m'a redonné cette liberté-là de me dire, tu sais, tu peux tout manger, tout va dépendre de ce que tu manges avant et après. Et arriver à maintenir cet équilibre-là et surtout à t'écouter. Quand effectivement, moi, je me souviens, j'étais quelqu'un qui mangeait énormément de viande. J'étais vraiment une viandarde. Aujourd'hui, c'est quasi éliminé de mon alimentation. Et je suis plus sur la protéine végétale, des lentilles, des pois chiches. Parce que je me sens mieux en digérant ça. Et peut-être que mon intolérance au lactose m'a beaucoup aidée dans cette prise de conscience-là, où j'ai compris qu'en fait, quand j'ingérais un aliment...
- Speaker #0
Elle te reconnectait à ce que tu manges.
- Speaker #1
Oui, mais quand je l'ingérais dans tous les cas avec du lactose, ça ne passait pas du tout. Et peut-être qu'en mangeant de la viande, ça ne me faisait pas encore le même effet néfaste. Mais voilà. Donc, il y a ce côté plaisir et je pense que c'est important.
- Speaker #0
En fait, c'est ce qui fait que tu changes. Mais c'est pareil pour un boulot. Imagine, tu crées ton entreprise et puis finalement, l'activité sur laquelle tu te lances, ça ne te convient pas. Mais tu ne vas pas la faire pendant 20 ans. À un moment donné, tu vas dire, bon, ça ne me convient plus, je fais autre chose. C'est exactement pareil avec l'alimentaire. Et considérer sa santé, si on veut que ça s'inscrive, il faut du plaisir. Si tu mets de la contrainte et de l'injonction qui ne vient même pas de toi et que tu subis, forcément, ça ne marchera pas. Donc, c'est là que c'est intéressant. et ce qui est intéressant aussi dans ce que tu décris C'est que, en fait, moi, je propose aussi des conférences en entreprise par rapport à l'alimentation santé. Parce que qu'est-ce qu'on se rend compte ? Quand tu regardes les statistiques, la moitié des collaborateurs en entreprise se plaignent de stress, de fatigue chronique, de manque de sommeil. Il y en a 65% qui disent avoir déjà consommé des compléments alimentaires. Donc un peu les solutions miracles qu'on va chercher dans les régimes, dans les agrafes sur les oreilles, dans tout ce que tu veux. Mais au final, là, ce que tu as fait, tu as fait un travail de fond en te disant mais en fait, on va repartir de la base, on va remettre, on est un véhicule, on va remettre de la bonne essence, on va reconsidérer l'essence. Voilà, on va, dans notre voiture, on met soit du diesel, soit, enfin bref, tout ce qu'on veut, mais on ne met pas du coca ou du... Ou de l'eau. On fait en sorte que la moitié fonctionne bien. Et des fois, on est un petit peu déconnecté de ça avec notre corps. Parce qu'il y a les envies, parce qu'il y a du plaisir. Il y a plein d'autres choses qui rentrent en ligne de compte. Mais ce dont on n'a pas assez conscience, c'est que l'alimentaire, en fait, il va être déclencheur d'hormones. C'est ces hormones-là qui vont faire que ta tête va aller bien. Il y a un vrai lien entre le corps. Tout à l'heure, tu parlais du microbiote. L'intestin, c'est notre deuxième cerveau. Et ça, c'est le rôle du microbiote aussi, qui fait que c'est... 1 à 2 kilos de bactéries dans notre corps qui vont être les petits moteurs de tout ça. Et de se sentir pas bien, fatigué, c'est peut-être aussi parce qu'il y avait une solution avec la graffe qui ne te convenait pas, mais c'est peut-être le saucisson et les chips aussi qui sont des produits transformés, qui font que certaines hormones sont complètement à l'arrêt et qu'au bout d'un moment, tout ça, tout ce mécanisme-là, il ne se met pas forcément bien en marche. Et derrière, le corps, en fait, on est très mécanique. le corps c'est très mécanique et ça a besoin de plein de leviers comme ça d'action pour pour pour bien fonctionner. C'est souvent ce dont on oublie. Et surtout, on va aller se réfugier sur d'autres choses plutôt que d'aller travailler la base sur des petites solutions miracles. Mais ça, c'est humain. Attention, moi, je n'en fais pas la critique. On en est tous victime. Et dans plein de sujets différents, on veut toujours le problème. On est des enfants de la pub. On a grandi dans les années 80. Problème, solution, rapide, miracle. Et on y va. Ça, c'est humain. Ça va chercher un petit peu les mécanismes que tu décrivais tout à l'heure quand il s'agit de vendre des choses. On va chercher là-dedans. On va chercher dans l'émotionnel. Et on veut du résultat tout de suite. Mais en tout cas, c'est un vrai beau travail que tu as fait sur ton alimentation. Bravo.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Et du coup, on voit que ça, tu le dis, du coup, ça s'est ancré dans la durée.
- Speaker #1
Oui, ça s'est ancré. Mais tu vois, là où j'écris ce poste que tu lis en début de podcast, tu sais, j'ai toujours une grosse, grosse période de tournage du mois de mars jusqu'au mois de juillet, où c'est vraiment très intense. Et tu vois, en tournage, on a des tables régies, on a un catering, etc. Donc... Toute mon équipe de prod sait que je mange ça, Donc, voilà. Mais en bout de course, même si j'avais repris le sport, etc. J'ai raté une fois ma séance, puis deux fois ma séance, puis trois fois ma séance. Puis du coup, tu remanges un peu mal. Puis du coup, bon, c'est pas grave. Tu te sens un peu mal au début, mais après, finalement, bon, voilà. Et quand je parlais de mes anciens démons qui revenaient de manger vite fait, de ne plus retourner au sport et donc de forcément me sentir... gonfler, ne plus bien dormir, refatiguer. Tu vois, donc il y a quand même toujours cette épée de Dame Auclès au-dessus de ma tête de mon ancienne vie d'avant et qui me rattrape si je dis pas stop.
- Speaker #0
Mais là où c'est intéressant, ton poste, et là où moi je veux ajouter vraiment un point important, c'est que ce n'est pas de la motivation tout ça. Quand tu as une période de tournage, forcément, il y a plus de fatigue. Donc, c'est pareil, c'est un déclenchement hormonal qui fait que tu vas peut-être avoir besoin d'un peu plus de récompense, entre guillemets. Donc, tu vas aller chercher. On est programmé dans notre survie. J'avais fait un épisode avec quelqu'un qui avait étudié vraiment notre patrimoine génétique et le rapport cerveau-assiette. Et il disait, en fait, nous, on est une espèce qui a survécu parce qu'on est programmé pour aller chercher du sucre, du gras et du salé. C'est ce qu'il y a sur notre survie de base, vraiment de base. Donc, il n'y a aucune honte à se dire, aujourd'hui, j'ai une semaine épouvantable, je suis crevé, je n'ai pas bien dormi. C'est normal d'aller chercher ces choses-là. Et c'est là où, effectivement, tout ça, il faut comprendre que ce sont des mécanismes qui sont normaux. Et c'est là où on va enlever la culpabilité et on va se dire, attends, je suis en période de tournage, c'est normal un peu qu'il y a du stress, il y a beaucoup de fatigue, il y a du boulot, c'est chargé. Donc, j'ai un peu besoin de soupape. Des fois, ça se traduit par l'alimentaire. Ça peut aller aussi sur l'alcool, la cigarette. C'est un petit peu les mêmes mécanismes. Mais le tout, c'est d'en avoir conscience. Et puis après, comme tu dis, on rééquilibre, on se remet un petit peu là-dessus. Mais d'en avoir conscience, ce n'est pas forcément de mettre de la culpabilité derrière. Parce que là, on peut rentrer dans des choses un peu malsaines. C'est de dire, il y a des périodes de vie qui sont plus dures que d'autres. Moi, je l'ai vécu à titre personnel avec l'arrivée de mes enfants. J'étais en pleine aussi changement professionnel, tout ça. Donc forcément, à un moment donné, tu prends un peu une vague. Oui, tu as moins le temps d'aller faire mes sorties running, d'aller faire tout ça, forcément. Mais il faut en avoir conscience et il faut l'accepter. Et l'accepter. Tout simplement. Notre corps c'est une machine, des fois il faut la laisser un peu tranquille quand on la sollicite un petit peu trop. Moi j'aimerais qu'on revienne un petit peu sur ton activité conférence, tous les projets que tu as eu un petit peu à côté avec Woman, avec tout ça. Est-ce que tu peux nous parler de tout ça parce que ça fait suite à tout ce parcours ?
- Speaker #1
Ça fait suite à tout ce parcours, ouais. Écoute, ça part de loin. Woman, j'ai commencé à travailler sur ce projet-là il y a six ans. Woman est un programme de confiance en soi exclusivement réservé aux femmes. et ceux qui se sentent femmes. Et effectivement, on va travailler avec des femmes qui sont un peu issues de problématiques plus ou moins lourdes et qui se sont oubliées et qui ne se valorisent pas et qui ne savent plus comment faire pour se sentir elles-mêmes. Ça peut être des femmes malades, ça peut être des femmes qui ont eu un burn-out, d'autres qui ont mal vécu un deuil. D'autres qui ont été violées, d'autres qui ont été attouchées. Donc, tu vois, c'est vraiment très, très variable. Et en réalité, il y a six ans de ça, je donne une formation dans les métiers du mariage. Et le premier sujet que j'entame sur cette formation, c'est avant d'être wedding planner, vous êtes un chef d'entreprise. Avant d'être un chef d'entreprise, vous êtes un être humain. Et pour que le chef d'entreprise soit pleinement dans sa... performance et pour avoir une chance d'être un bon wedding planner, il faut que vous ayez confiance en vous. Et donc le talk, le module que je donne, il est sur la confiance en soi. À cette époque-là, j'ai une photographe qui nous prend en photo sur les backstage et qui vient me voir et qui me dit « Mais Hélo, en fait, tu peux pas ne parler qu'à des femmes dans le mariage ? »
- Speaker #0
C'est beaucoup plus vaste.
- Speaker #1
Mais oui, tu dois aller parler à toutes les femmes du monde. Je lui ai dit écoute, je viens de monter l'activité, formation pour les Ways in Planner. Elle a planté la graine un petit peu. Plus tous ces messages que je recevais. Vous avez tellement confiance en vous, vous êtes tellement charismatique. Comment vous faites ? Quel est votre secret ? Je me suis rendu compte, j'ai pris conscience qu'il y avait un besoin. Il y a six ans, on ne parlait pas de la confiance en soi. On n'avait pas la même liberté en tant que femme de dire. en fait là, non, je n'ai pas confiance en moi j'ai trop de choses à gérer, je me suis perdue, je me suis oubliée, tu vois, on n'osait pas donc on a cherché plusieurs formats à cette époque-là ça n'a pas été reçu comme je le souhaitais jusque donc j'ai mis ça un peu de côté, mais je recevais quand même toujours des messages, oui et women, parce que j'en parlais sur les réseaux sociaux, women ça en est où, ça en est où, ça en est où Et il y a deux ans de ça, je me suis dit, bon, tu reçois quand même beaucoup de demandes de ces femmes-là. Il y a vraiment un besoin. Hélo, il faut que tu fasses quelque chose. Et je me suis dit, il faut que tu arrives à trouver un format qui soit accessible, abordable et facile. Donc, j'ai décidé de créer une plateforme digitale. Là-dedans, on dit mettre des podcasts, de mettre des vidéos, des lives, de tous les formats numériques que tous les gens écoutent. Je me suis dit, on aura pour tout le monde. Si on a une qui a envie d'écouter dans sa voiture, j'ai un bon champ. Chacun fait ce qu'il veut. Et puis, je me suis dit, c'est cool, c'est bien, l'idée est sympa, mais ce n'est quand même pas l'idée du siècle. Comment est-ce que tu vas susciter l'adhésion ? Pourquoi ces femmes vont venir t'écouter toi, alors qu'il y en a d'autres qui sont déjà sur le marché ? Et je me suis dit, oui, c'est vrai. Et je suis un jour dans le train, je fais un poste, et je publie un shooting que j'ai eu fait devant la Tour Eiffel et sur des monuments de Paris.
- Speaker #0
J'écris, j'écris, j'écris et j'arrive à la fin de mon poste en disant, en vrai, j'aimerais tellement vous faire vivre cette expérience. Si vous saviez à quel point je me suis sentie femme devant la tour Eiffel, à quel point j'ai dû tenir la distance. On est en train de parler de la tour Eiffel, c'est dire. Et je reçois, je ne sais pas combien de commentaires sur ce poste en me disant, mais moi, je veux le faire, Et je me suis dit, ah, mais c'est peut-être ça, en fait, pour venir susciter l'adhésion, il faut que je leur montre ce qu'est woman avec moi en présentiel. Et je lance donc un casting gratuit et je dis bah écoutez celles qui sont intéressées, on va faire un shooting Women in Paris, robe de soirée devant les monuments à Paris et voilà. Et c'est parti de là, on vit cette expérience là et je me dis waouh c'est tellement trop fort, en fait plateforme digitale ou pas, ce truc là il faut que je le monte en série. C'est d'une inspiration incroyable, c'est des femmes comme tout le monde en fait. et quand tu regardes ce qui se passe Quand tu la regardes, quand tu regardes son histoire, tu te dis, putain, ça pourrait être moi, en fait. Ou c'est un peu moi, tu vois.
- Speaker #1
Tu vas aller t'identifier, du coup.
- Speaker #0
Ça inspire, ça motive, ça booste. Et surtout, ça donne de l'espoir. Rien n'est impossible et on peut se sortir de tout. Et donc, on a décidé de créer, à la suite de ces shootings, une immersion totale de quatre jours. On a refait un casting gratuit pour attirer de nouvelles femmes qui voulaient se prêter à l'expérience. Elles sont venues dans le sud de la France, elles ne savaient pas du tout ce qu'on leur réservait. Elles sont arrivées dans un domaine et elles ont passé quatre jours avec un programme que j'ai moi peaufiné, imaginé, avec des experts, pour le coup, là sur les quatre jours, où on est sur des problématiques bien plus lourdes, cancer du sein, viol, attouchement, etc. Et où chaque jour, on avait des ateliers spécifiques pour aller chercher à l'intérieur d'elles ce qu'elles sont. Women, c'est ça, c'est aller faire un travail intérieur et un travail extérieur, mais dans une chronologie vraiment particulière. Et on finit tous nos ateliers, que ce soit shooting ou que ce soit les immersions totales, par un shooting. Et les résultats sont assez dingues. On a fait le lancement officiel au Grand Rex le 22 novembre dernier, où on a diffusé le premier épisode. Et où il y avait 300 personnes dans cette salle, 300 femmes en pleurs, touchées, émerveillées. en standing ovation du courage de ces femmes, de la beauté de ce programme, de la sincérité, de l'authenticité de ce programme, d'une vraie liberté de se sentir écoutée, entendue,
- Speaker #1
vue.
- Speaker #0
Et voilà, on travaille vraiment la confiance en soi de façon différente. Cette méthode-là que j'ai développée, c'est celle que je me suis moi appliquée à moi-même ce jour où je me suis dit arrête de pouvoir être quelqu'un d'autre, tu vois. et tout un tas de questionnements et de réponses sincères à avoir. Et aujourd'hui, on travaille avec une production. Donc c'est bien, ça avance pas mal. La plateforme est là. C'est plus finalement mon fer de lance. C'est plus vraiment le gros truc de Woman. On a des dates sur toute l'année d'immersion totale, de shooting. Chacune se reconnaît un peu dans l'un ou dans l'autre des formats.
- Speaker #1
Puis tu as le phénomène de groupe aussi qui fait que tu rassembles des...
- Speaker #0
Ça s'appelle Women, le mouvement.
- Speaker #1
Ouais, bah oui.
- Speaker #0
Femme, action et réaction. Pour moi, l'action est importante. Je prends tellement note de toutes ces femmes qui m'envoient aussi des messages en me disant « J'aimerais tellement le faire, mais... » Je m'arrête de lire au « mais » .
- Speaker #1
Bah oui.
- Speaker #0
Et j'essaye de les secouer. Arrêtez de m'envoyer des messages avec des mais. Qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse ? C'est vous qui devez faire le choix. Si Woman fait écho chez vous, s'il y a un truc que vous recevez et ça vibre, c'est que c'est le moment, en fait. Sachez écouter ça. Moi, je...
- Speaker #1
Puis si on t'envoie un message qui commence par « J'aimerais tellement venir, mais... » Mais il y a quelque chose avant le mais. Si tu veux, tu peux. Donc c'est déjà un gros drapeau d'agilité quand même. Non mais c'est top, franchement c'est... Mais on se rend compte effectivement, alors à d'autres échelles, mais le groupe fait que quand tu traites des sujets, alors moi je reste dans mon secteur alimentaire, mais on fait des ateliers aussi en hôpital, il y a des ateliers thérapeutiques, il y a des choses comme ça, et le groupe fait que les gens se révèlent, les gens communiquent peut-être des fois plus. Il y a plein de choses qui font que ça active beaucoup de choses. C'est vrai, tu as raison. Tu parles de mouvement, mais le groupe crée un vrai mouvement. En tout cas,
- Speaker #0
quand on est en immersion ou quand on est en shooting, elles sont 3, 4, 5 femmes. Déjà, elles prennent conscience qu'elles ne sont pas seules. C'est ça. Que la copine à côté, elle est autant en galère qu'elle. Même si ce n'est pas du tout la même problématique, elle a envie de l'aider. L'autre à côté a envie de l'aider.
- Speaker #1
Il y a une vraie solidarité. Il y a quelque chose qui se crée. C'est très, très fort. Et ça, c'est très, très puissant.
- Speaker #0
et... Pour en revenir au rapport à l'image, parce que je te disais qu'on finissait... Les shootings, ça porte son nom. L'immersion totale avec un shooting. Et ce n'est pas juste de faire des belles photos. Et ce n'est pas parce que je ne teinte pas l'une en blonde, l'autre en rouge. C'est dire, ça y est, tu as confiance en toi. Tu vas être belle sur la photo. Et ce n'est pas juste de faire clic-clac sur un boîtier, mettre un peu de lumière jolie. Non, il y a un rayonnement. On travaille sur ce rayonnement, sur leur lumière. Et souvent, c'est ça, on leur apprend à rallumer la lumière.
- Speaker #1
C'est tellement essentiel. Merci beaucoup. pour ton témoignage. Merci beaucoup d'avoir accepté cette invitation parce qu'on a abordé des sujets qui sont quand même assez forts. Ton témoignage est fort. Ce que tu en as fait professionnellement est fort aussi et ça fait écho à tellement de monde. J'espère en tout cas. Merci encore une fois parce que c'est un vrai beau témoignage. Du coup, si on veut un petit peu conclure, quel message tu transmettrais à une personne qui a des difficultés avec l'histoire de confiance en soi, qui a un rapport à son... qui a du mal à se regarder dans un miroir, qui a un rapport au corps compliqué. Qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #0
Je lui dirais simplement agis et fais des choix. Identifie ton besoin. Tout part d'un besoin. Le cerveau comprend ça. J'ai besoin de ça. Alors, je vais aller chercher ça. C'est juste ça. Ça, c'est le début du travail.
- Speaker #1
Et d'aller chercher qui on est, de ne pas avoir peur de qui on est aussi. On s'en rend compte que c'est souvent un problème. Merci beaucoup Elodie. J'aime bien finir mes épisodes en parlant un peu de tes goûts alimentaires mais vraiment un petit quiz c'est toujours sympa Si tu devais en un mot définir ton rapport à l'alimentation, alors actuel parce qu'on a vu qu'il avait quand même pas mal évolué ton rapport à l'alimentation tu dirais quoi ? Santé. Très bien Ton plat préféré ? C'est compliqué ça
- Speaker #0
Il y en a un qui est tout de suite qui pop Il y en a deux en réalité Oui. C'est la choucroute.
- Speaker #1
Ok. J'allais me dire, on va être sur des plats du sud, mais du coup, pas du tout.
- Speaker #0
Pas du tout. Il n'est pas du tout super glam. Mais alors, c'est terrible.
- Speaker #1
Mais il est très santé. Attention, microbiote, tout ça, le chou, la fermentation, c'est très, très bien. Oui,
- Speaker #0
j'adore. Et son noeud italien, son lasagne.
- Speaker #1
Ok. Très bien. Et pour un mariage ? Ton plat préféré pour un mariage ?
- Speaker #0
Pour un mariage, moi, il me faut quand même du raffiné.
- Speaker #1
Là,
- Speaker #0
on est quand même sur... Moi, j'aime bien tout ce qui est un peu à base de foie gras. J'aime quand on est sur des mets qui sont un peu au-dessus, qu'on n'a pas l'habitude de manger tous les jours. Ouais, du homard, ça peut être. Un petit poisson hyper fin. J'ai pas de repas... à proprement parler, mais il faut qu'il y ait du raffinement et qu'on soit sur une qualité d'aimer assez supérieure.
- Speaker #1
Ça, ça a été un petit partage de mon expérience. Ça a été un sujet, ça, pour nous. Non, mais parce qu'en fait, moi, à cette époque-là, j'étais dans la restauration. Je dirigeais des restaurants et tout ça. Et je ne voulais pas du compromis. C'est du plat unique, compromis, qui finit toujours par un truc de volaille. Et le gratin dauphinois, c'était tellement... Et la tomate provençale. C'est exactement ce que... Parce que je ne voulais pas ça, moi. On voulait quand même un truc sympa. Du coup, on s'est dit... Alors en plus, nous, notre thème, c'était plutôt guinguette chic. On était un peu en extérieur, dans un beau petit château. Enfin bref, c'était super beau. Et on a fait menu ouvert, en fait. On a fait des pôles avec des crustacés Comme ça on s'est dit on va mettre tout ce qu'on a envie Chacun y trouvera Il y avait une rôtisserie Et c'était très cohérent Avec ton style de mariage en tout cas En plus il n'y avait pas de plan de table C'était un truc que je ne voulais pas Ça c'est le genre de charge mentale Que je ne voulais pas m'imposer Si ça te ressemble à un mariage réussi
- Speaker #0
C'est de la personnalisation Et de la personnalité Et il faut que ce soit la vôtre En tant que marié Donc, si ça allait avec ce que tu étais.
- Speaker #1
C'est un vrai sujet, le repas de mariage. D'ailleurs, le mariage qui se ressemble, c'est un de mes retours que j'ai eu d'un de mes témoins. C'était le plus beau retour que j'ai eu. C'est ce qui m'avait touché le plus. Un film, un livre, une série ou un truc culturel qui a un rapport à la nourriture ? Qui t'a marqué, que tu recommanderais un film ou une série ? Ou peu importe, est-ce qu'il y a quelque chose qui te vient en tête ? Non, pas forcément ? Non.
- Speaker #0
Je ne sais pas. Le film qui m'a probablement le plus marqué, c'est La vie de Taïbella de Roberto Benigni. Où, pour le coup, le rapport à la nourriture, il n'y en a pas forcément. On parle de camp de concentration. Donc, voilà, c'est très rationné. Mais, ouais, c'est probablement ce film-là qui m'a le plus marqué.
- Speaker #1
Ok, très bien. Écoute, Élodie, je te remercie encore mille fois. C'est la fin de cet épisode. Merci beaucoup d'avoir accepté. D'ailleurs, qu'est-ce qui a fait que tu as accepté mon invitation ?
- Speaker #0
Parce que je sais que c'est un sujet essentiel pour une femme. Autant le poids, alors chacune va l'appeler comme elle a envie, mais le poids, l'image, le corps, la santé, se sentir bien. Je sais que c'est un sujet essentiel pour une femme et je crois que c'est important que de partager et d'avoir plusieurs versions en tout cas et que ça peut aider.
- Speaker #1
Je te pose cette question parce que moi, je suis un petit peu récent dans le monde du podcast. On en a parlé tout à l'heure, ça fait un an. Et je suis toujours très touché. Ça, c'est un truc... Ne le perds pas, ça. Je le dis à chaque fois, mais d'avoir un invité qui se déplace, qui accepte une invitation, qui se déplace, qui est là physiquement, qui prend sur son temps pour discuter de ces sujets-là. Alors, je sais que ce sont des sujets qui sont importants. Et il y a des prises de conscience. Mais rien que le fait qu'un invité... Et ça, je te jure, je ne l'avais pas mesuré en lançant mon podcast. Je dis, bon, je vais inviter des gens, ils vont venir et tout. Et à chaque fois, je me prends un petit peu ce retour-là quand j'ai des personnalités comme toi qui disent, ok, pourquoi pas, vas-y, viens, on y va, on enregistre. Je trouve ça très touchant, moi, en fait.
- Speaker #0
Tu n'acceptes pas tous les podcasts ?
- Speaker #1
Non, c'est pour ça que c'est d'autant plus touchant.
- Speaker #0
Effectivement, il faut être dispo, etc. Mais c'est surtout le sujet. Moi, c'est surtout le sujet qui... Tu vois, le dernier que j'ai fait, c'était combien ça gagne. où on est allé un peu déconstruire de parler d'argent.
- Speaker #1
C'est compliqué.
- Speaker #0
Et c'est compliqué de parler de poids et de dire la vérité vraiment sur ça.
- Speaker #1
Merci beaucoup encore, Élodie. Bonne continuation. Bonne chance dans toutes tes... Je sais que ce n'est pas un mot que tu aimes bien, mais bonne réussite dans tous tes projets. Je n'ai pas de doute là-dessus. Quant à vous, chers auditeurs, je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Diet et gourmand, le podcast. Salut !
- Speaker #2
Tu vas te rendre malade avec tes régimes à la con.