- Speaker #0
Salut à toi et bienvenue à un nouvel épisode de Diète et Gourmand, le podcast. Je suis vraiment ravi de te compter parmi mes auditeurs. Je t'invite dès à présent à t'abonner, à liker, à partager et à commenter pour ne rien louper de ce podcast dont le but premier est de te réconcilier avec ton assiette et ton corps. Je te souhaite une très bonne écoute. Salut !
- Speaker #1
Diète et Gourmand, le podcast. Tu vas être un malin avec des régimes à la con.
- Speaker #0
Eh bien, salut à toutes et à tous et bienvenue à un nouvel épisode de Diète et Gourmand, le podcast qui parle de notre alimentation. Alors, on l'a déjà évoqué à plusieurs reprises dans ce podcast, agir sur sa santé par l'alimentation, eh bien, ça passe par un suivi diététique plus ou moins long, en plus ou moins d'étapes, mais qui peut aussi déboucher sur un suivi pluridisciplinaire afin d'étendre le champ d'action, notamment sur la... psychologie et le comportement. Alors, l'accompagnement en parallèle du suivi diététique, il peut prendre plusieurs formes, ça peut être sur de la psychologie, ça peut être de l'hypnose, du sport, du yoga, mais aussi ce dont on va parler aujourd'hui, à savoir la sophrologie. Alors, pour mieux comprendre cette pratique, ses origines, ses principes et son mode d'accompagnement et surtout en quoi elle peut être complémentaire d'un suivi diététique, je reçois aujourd'hui une sophrologue. Bonjour Dorothée.
- Speaker #2
Bonjour Julien, bonjour à tous les auditeurs et auditrices.
- Speaker #0
Alors... Pour commencer Dorothée, est-ce que tu peux te présenter à nos auditeurs ?
- Speaker #2
Moi je suis âgée de 51 ans, j'ai eu un parcours de vie professionnelle un peu multiple dans le sens où j'ai fait serveuse, beaucoup dans la restauration, mon papa était restaurateur. Et puis après je suis partie en Guadeloupe, donc j'ai changé de métier et j'ai vécu 20 ans là-bas en tant qu'assistante d'expert, assistante de direction en cabinet d'expertise. et lorsque je suis revenue en métropole J'ai fait un peu de gestion sinistre et puis de la restauration encore une fois en cuisine traditionnelle japonaise.
- Speaker #0
Ok, et donc qu'est-ce qui a fait que tu t'es tournée vers cette pratique de la sophrologie ?
- Speaker #2
La restauration s'était terminée pour moi dans un sens, puisque au niveau de mes genoux, il y avait un gros souci, une chondropathie sévère avec presque plus de cartilage. Donc le genou ne tenait plus. Donc la position de bout pour longer c'était fini, il fallait que je trouve une dernière reconversion. Et comme ça se passait mal avec mon patron pour pouvoir essayer de changer de poste dans l'entreprise, j'avais des petits soucis de reconnaissance et j'ai fait un peu de sophro pour prendre des décisions, pour me poser, me recentrer, savoir ce que je voulais vraiment. Et puis j'ai découvert un univers du bien-être que je ne connaissais pas et une sophrologie très efficace qui m'a aidé à me recentrer. et à me poser les bonnes questions et à remettre beaucoup de choses en question dans ma vie. Et du coup, je me suis dit bingo, en plus c'est quelque chose qu'on peut faire très vieux, puisque maintenant on va bosser très tard. Donc Sophrologue, c'était une bonne option pour moi et j'ai adoré.
- Speaker #0
Donc d'abord d'un point de vue personnel, tu as ressenti le besoin de ça, et puis c'est une pratique que tu as découverte et du coup tu t'es dit, je vais en faire mon métier.
- Speaker #2
C'est une pratique dont on m'a parlé, effectivement, et puis qui a été très efficace.
- Speaker #0
Très bien. Super. Alors pour commencer aussi, pour introduire un petit peu ce thème de la sophrologie et puis de bien comprendre cette pratique, on va commencer avec un peu d'histoire. Est-ce que tu peux nous décrire un petit peu comment s'est apparue cette pratique ? D'où ça vient ?
- Speaker #2
Alors en fait, c'est un neuropsychiatre d'origine colombienne, mais qui a beaucoup exercé à Madrid, donc en Espagne. Il faisait sa thèse sur l'électroencéphalogramme et il a découvert l'hypnose. Et en partie... à plusieurs congrès en Europe dans le cadre de sa carrière. Il a découvert plusieurs méthodes, comme la méthode VITOS, qui consiste à répéter plusieurs fois des exercices pour se les approprier, ou la méthode de Jacobson, où on va contracter les muscles pour pouvoir les relâcher ensuite. Également la méthode QUAY, qui est une méthode française, où on se dit tout va bien. positive avec des visualisations etc. Et puis aussi à travers ses voyages en Asie où il a découvert du coup le yoga en Inde, le tummo au Tibet et puis également le zen au Japon avec des exercices de respiration, de concentration sur soi en fait, sur les ressentis à travers le corps. Et il en a fait tout un mélange en ajoutant aussi de la psychologie et de la psychiatrie Merci. de la phénoménologie, excusez-moi, elle n'est pas facile à dire. Oui, pas de fusion. Donc il y a tout un tas de choses dont il s'est inspiré pour construire cette méthode qui s'est construite en 30 ans quand même, entre 1960 et 1989. Et puis, pour arriver à ce que c'est aujourd'hui, une méthode complète, un outil thérapeutique très complet.
- Speaker #0
Ok, alors pour bien expliquer à nos auditeurs en quoi ça consiste la pratique de la sophrologie et comment se déroule par exemple une séance. Alors j'imagine qu'il y a plusieurs approches, mais globalement, et pourquoi on est amené à aller voir un ou une sophrologue ?
- Speaker #2
Alors la sophrologie est très connue notamment pour la gestion des émotions, notamment du stress. Là, on parle beaucoup de burn-out, de stress quotidien, etc. Donc c'est très efficace pour ça, mais aussi pour... beaucoup d'autres choses, une amélioration complète sur beaucoup de facteurs, notamment la mémoire, le sommeil, il y a même les acouphènes qui peuvent être traités avec la sophrologie. Et puis, tout un tas de choses comme l'estime, la confiance, également la gestion de la douleur. Beaucoup de structures hospitalières font appel à des sophrologues maintenant, notamment dans les traitements du cancer, où on a des traitement lourd, alors forcément non. On ne guérit pas du cancer avec de la sophrologie, mais ça aide aussi à supporter les douleurs des chimios, des traitements lourds. Et puis également mettre du positif. On sait très bien maintenant que dans le traitement de la maladie longue durée, si on a le moral au plus bas, les traitements sont moins efficaces. Donc voilà, ça fait beaucoup de choses. et moi c'est vrai que j'ai travaillé un petit peu sur tous les facteurs, mais ce qui m'incombait le plus, c'était de traiter tout ce qui était problème de nutrition, d'obésité. Moi, j'en souffre depuis très petite. J'ai appris il y a deux ans que c'était un lipodème et que du coup, c'est chronique et pas forcément rattaché à ce qu'on mange et ni ce qu'on dépense comme énergie. C'est plus un problème de localisation des graisses, tout simplement. J'ai beau faire du sport, je ne perdrai pas plus que... On peut prendre de la masse musculaire et de la mesure à mesure, mais ça va être très long, il va y avoir des paliers très importants où forcément on va se décourager. Et la sophrologie, c'est une des priorités que je veux mettre, c'est la motivation. Souvent les gens commencent quelque chose et ne le finissent pas, ou se découragent parce qu'ils arrivent à un palier où ils stagnent et ils se disent, ça ne marche plus le régime. Et voilà, en plus on parle de régime, mais on ne devrait même plus prononcer ce mot, il devrait être banni du dictionnaire, puisque tout ce qui est restrictions cognitives, contrôle, hyper contrôle, perte de contrôle et troubles de la conduite alimentaire, tout ça, ça peut être géré efficacement avec la sophrologie. alors une personne qui va venir me voir si elle me dit je veux perdre du poids c'est pas avec moi qu'elle va perdre du poids je suis pas diététicienne bien que je... Je pourrais éventuellement lui donner des petits conseils. Mais de travailler en partenariat avec des téticiens, c'est ça. C'est apprendre à recevoir quelqu'un qui, après son suivi ou pendant son suivi, a besoin de se motiver, de garder un objectif clair. Et puis aussi, retrouver l'image du corps. Moi, si une personne veut perdre 30 kilos et qu'elle n'en perd que 15, c'est déjà une super réussite. Et c'est aussi de se dire lâche un peu. peu la corde sur ton image, ce qui compte c'est toi et tes valeurs.
- Speaker #0
Là ce que tu décris c'est vraiment ce pourquoi je t'ai invité aussi, on en a discuté un petit peu avant l'épisode, parce qu'effectivement toi tu as des connaissances en nutrition moi dans mon parcours j'ai et je suis amené aussi à travailler toutes ces questions là autour de la gestion du stress parce que forcément dans un suivi diététique c'est quelque chose à prendre en compte donc forcément nous aussi on se renseigne là-dessus mais par contre ça n'empêche pas qu'il faut une approche disciplinaire il faut effectivement quand on est capable tous les deux d'identifier un problème que ce soit toi d'un point de vue nutritionnel ou moins d'un point de vue stress sur lequel je vais pouvoir me dire la sophrologie pourrait être intéressante mais là il faut savoir justement s'ancrer dans cette approche pluridisciplinaire en disant à son patient sur cette question là tu vas aller voir un spécialiste On va en discuter, on va essayer de combiner, de faire toute une équipe, de monter un petit peu une équipe autour de toi pour justement t'accompagner. Et c'est là que ça c'est important aussi. C'est pour ça que je te reçois aujourd'hui pour vraiment faire découvrir d'une part cette pratique parce qu'effectivement toutes les problématiques de stress, d'image de soi, de psychologie un petit peu autour de l'alimentation, c'est très très vaste. Il y a énormément de questions qui tournent autour. Mais c'est aussi souvent central quand on a un souci alimentaire ou quand on a quelque chose à régler avec son alimentation. et son poids, mais son poids c'est souvent la résultante d'une mauvaise image, d'un stress, de quelque chose qui ne va pas. Donc tout ça, il faut aussi le régler dans sa tête. Ça ne passe pas que par l'assiette. Et c'est intercombiné en plus, il y a vraiment des liens. On ne peut pas s'occuper de son assiette si on ne s'occupe pas de sa tête et vice versa. Et du coup, cette approche pluridisciplinaire, elle est essentielle parce qu'il faut être... Il faut que le patient aussi soit en mesure de se dire « Ok, je ne vais pas voir qu'une personne avec une solution miracle qui va tout... » C'est aussi au professionnel de lui dire, là il y a d'autres choses autour de ça, on va en parler, mais surtout tu vas aller voir quelqu'un et on va essayer de créer des ponts entre tous ces professionnels-là pour justement améliorer tout ça et viser une santé optimale.
- Speaker #2
Exactement, moi j'ai connu la pluridisciplinarité au niveau de la slive. Mais pas avant. Et la slive, c'était en 2012, donc c'est pas si vieux que ça. Je me suis traîné mon poids, la honte de retourner chez le diététicien parce qu'on n'a pas perdu un gramme. Ou des diététiciens charlatans qui vous vendent des boîtes de trucs en poudre, qui vous font perdre de l'argent, mais pas un gramme, mais qui au bout d'une semaine, vous avez la nausée, puisque à chaque fois que vous sentez la bouffe, vous êtes écoeuré, votre corps réagit. donc toute Tous ces moments-là ont été compliqués. La décision de l'opération, ça a été une chose. Mais ce qui était surtout important, c'est effectivement avoir une équipe complète, c'est-à-dire une diététicienne, une nutritionniste qui travaille de pair, mais qui vont travailler aussi avec un coach à pas, parce que vous avez des difficultés, moi notamment avec mon dos à l'époque et puis maintenant avec mes genoux, mais également une psy, parce que c'est important. de verbaliser des choses et bien souvent on n'est pas rattaché qu'à un seul facteur. Moi il y a la génétique parce que j'ai une famille de personnes obèses, j'ai également ce lipodème qui me colle à la peau mais il y a aussi eu la malbouffe il faut le dire. Moi mon papa était restaurateur, je faisais pas de sport parce qu'il n'avait jamais le temps de m'y emmener ou alors à l'aviron à à côté un sport que je détestais. Il faut prendre en compte les personnes en tant que personnes entières et leurs besoins, leurs désirs. Il y a aussi tout ce qui est aspect traumatique aussi. Trauma à l'enfance ou une mauvaise éducation des parents, une mauvaise éducation alimentaire ou les injonctions à finir son assiette parce que c'est la culture qui vaut ça. Il faut finir son assiette ? Non, il ne faut pas finir son assiette. Il faut écouter son corps et les sensations de satiété qui vont avec. Il faut mastiquer minimum 20 minutes. pour que la leptine se libère et amène cette sensation de satiété, il faut savoir s'écouter. Et ça fait partie aussi de la sophrologie, c'est qu'on peut faire de la dégustation, manger en pleine conscience, c'est-à-dire se poser sans bruit et regarder son assiette, l'apprécier autant par la vue que par l'odeur, que par la dégustation, la mastication. C'est le début de la digestion en plus.
- Speaker #0
Et en plus, ce qui est intéressant aussi, encore en introduction un petit peu de cette pratique et de cette approche, c'est aussi de se dire je vais me recentrer sur moi. Je vais essayer de me comprendre moi plutôt que d'être. Alors ça, c'est vraiment ce dont on lutte, nous tous et toi aussi, pour en avoir parlé avec toi. C'est ce fameux marché de la nutrition qui va nous vendre, ce marketing de la nutrition qui va nous vendre des produits miracles. et plutôt que d'aller chercher sur les réseaux les solutions miracles ou l'espèce de gourou qui... qui va te faire croire que tout va être beaucoup mieux grâce à lui, grâce à son programme. Non, l'idée c'est de se recentrer sur soi, d'essayer de comprendre pourquoi on en est à ces comportements-là, pourquoi il y a ces choses-là, sans culpabiliser. C'est comprendre, ce n'est pas forcément se dire je suis coupable de ça, de ça, de ça, mais de se dire il y a des causes et des conséquences, c'est de les comprendre et comment moi je peux agir en étant aidé et accompagné par des professionnels. Mais c'est aussi cette démarche-là qui est intéressante en sophrologie. Et du coup, ma question qui suit, effectivement, c'est comment ça se déroule ? Alors moi, je viens de voir pour une... Voilà, imaginons que moi, j'identifiais ça. Je me dis, bon, ben voilà, j'ai des soucis de sommeil. J'ai un stress au boulot qui est important. Tu en revenais à la restauration. Moi, j'ai dirigé des restos aussi. Je sais que le sommeil, c'est quelque chose qui influe beaucoup sur le poids, parce que le corps ne comprend plus. On a besoin d'un rythme très... Notre corps, c'est une machine qui a besoin de rythme et de régularité. Et la restauration, ça ne se prête pas trop à ce genre de choses. Donc, comment ça se passe ? Concrètement, je viens de voir, pour une première consultation, pour découvrir, comment ça se passe ?
- Speaker #2
Alors, déjà, il va y avoir un entretien téléphonique. La personne va me contacter pour savoir comment ça se passe, etc. Ça va être de déterminer, dans un premier temps, si la personne vient pour... Quelque chose de précis, par exemple, je suis stressée, j'ai eu une mauvaise nouvelle, j'ai une préparation d'examen, enfin, peu importe quel motif, on va essayer de voir ce dont la personne a besoin et puis on va programmer une séance ou deux suffiront pour régler un problème précis. Maintenant, si vous voulez un accompagnement, et notamment dans le cadre nutritionnel, Là, on va partir sur un protocole, c'est-à-dire quelque chose qui va durer un petit peu dans le temps. Normalement, il faut une séance tous les 10 jours en moyenne et un maximum de 12 séances.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #2
La personne va venir pour une séance que j'appelle la séance zéro, où on va faire une grande anamnèse complète sur sa vie, son quotidien, sa vie professionnelle, ses doutes. peurs, son stress, ses pensées limitantes. On va essayer d'analyser un petit peu la personne dans son entier. Et puis, concernant la nutrition, bien sûr, on va prendre connaissance de ses habitudes alimentaires pour essayer de voir ce qui ne va pas. Et notamment, surtout, le faire verbaliser. Il va falloir que lui nous explique le début d'explication qu'il peut avoir et qu'il cache sous le manteau. Et puis, à partir de là, on va lui faire faire un scoring sur toutes les intentions qui peuvent être travaillées en sophrologie, autour d'une phrase que lui-même va choisir, c'est-à-dire ça va être une phrase objectif. Par exemple, je veux pouvoir suivre sereinement un suivi nutritionnel sur une année, par exemple. Eh bien, il va s'atteler à scorer entre 1 et 5, 1 étant des besoins faibles et 5 étant des besoins forts. Sur chaque intention, par exemple, la concentration qu'on va plutôt amener sur la préparation aux examens ou une conversion professionnelle où on va faire une formation, des choses comme ça. Pareil pour la mémoire, il va noter 0 ou 1. Par contre, sur la confiance, l'estime ou la motivation à suivre ce que lui dira le diététicien, il va scorer à 5 par exemple. Donc il va lui-même donner un score sur chaque intention. Et le but du sophrologue, c'est de diviser ce score par deux, ce qui va donner à peu près le nombre de séances par intention à travailler. Dans un maximum de 12, en les mettant dans le bon ordre pour que ce soit efficace.
- Speaker #0
Et à partir de ce moment-là, on va pouvoir construire le protocole. Donc ça, ça ne se fait pas en présence du client. Mais au bout de cette première séance zéro, on va dire, après l'anamnèse, le scoring, on va procéder à une mini-séance où on va faire un ou deux exercices de relaxation dynamique. Donc ce sont des exercices où on va respirer, bouger. visualiser des choses positives. En général, on travaille la respiration sur la séance zéro pour apprendre à la personne à respirer pendant un exercice. Et puis ensuite, on aura une sophronisation, c'est-à-dire c'est un peu une mise sous transe comme l'hypnose où le sophrologue va accompagner avec sa voix vers une détente profonde. On va faire un scan corporel de la tête aux pieds pour détendre chaque muscle. Et la personne sera... tellement détendu que seul son esprit sera à l'écoute du sophrologue et de ce que va lui montrer entre guillemets lui faire visualiser donc c'est vrai que sur la séance 0 on va pas passer à la visualisation ni aux exercices de respiration d'ancrage etc on va juste faire une induction c'est à dire la détente et une sortie de détente juste pour voir si la personne est effectivement réceptive parce que c'est un peu comme l'hypnose il faut que la personne a
- Speaker #1
Les conditions.
- Speaker #0
Exactement. Et à partir de ce moment-là, on se revoit une semaine ou dix jours après avec un protocole qui aura été établi par mes soins, avec exactement toutes les séances détaillées de ce qu'on va faire sur chaque séance. Ce protocole va être présenté au client. Il accepte, il n'accepte pas. S'il accepte, on attaque le protocole à la séance 1. En général, il y a toujours une mini-anamnèse. pour demander au client comment s'est passée sa semaine, est-ce qu'il a vu des progrès, est-ce qu'il a pu verbaliser des choses. On lui demande de faire un petit carnet pour éventuellement noter. Pour noter,
- Speaker #1
pour suivre au quotidien.
- Speaker #0
Exactement. Et puis à partir de ce moment-là, on fait deux, trois exercices de relaxation dynamique et une sophronisation qui sera à chaque fois adaptée à l'intention du jour.
- Speaker #1
D'accord. Et à la fin de cette phase de sophronisation, est-ce qu'il y a une verbalisation ? Exactement. Ouais. Tu demandes le ressenti, ce qu'il a pu... Alors, comment ça se passe ? Il visualise des choses ou c'est par rapport à sa pensée ? Comment ça se traduit ?
- Speaker #0
En fait, le sophrologue, lui, va guider vers un décor. En général, c'est un lieu ressource pour que la personne se sente à l'aise. Il va visualiser, il va lui montrer le contexte par les sens. C'est-à-dire ce qu'il voit, ce qu'il entend, ce qu'il ressent, ce qu'il peut sentir aussi comme odeur. Donc ça va être vraiment suggéré, mais c'est quand même le client qui fait son travail, qui voit les choses.
- Speaker #1
Et pendant la séance, il y a de l'échange ? Ou c'est silence total, c'est toi qui dis ?
- Speaker #0
Pendant les exercices de relaxation dynamique, c'est guidé. La sophronisation, c'est pareil, il n'y a pas d'échange du tout. Après chaque exercice et après la sophronisation, on a une phénodiscription. Ce qu'on appelle une phénodiscription, c'est la verbalisation. où on va demander quels ont été les ressentis, quelles ont été les visualisations que la personne a pu avoir. Et à ce moment-là, souvent, dans cette verbalisation, il peut y avoir des choses intéressantes où on va faire répéter la personne un peu comme un thérapeute, pour que la personne, non pas parce qu'on n'a pas compris, mais plutôt pour que la personne reverbalise et s'entende dire la chose et prenne conscience de ce qu'elle a dit, parce que souvent, ça peut débloquer effectivement des choses. de l'inconscient, qu'on n'avait pas forcément conscience et qui, par le biais des visualisations, ne va pas forcément devenir évident. Parce que ça peut être une couleur qui se répète ou alors des petites choses très insignifiantes, mais qui, dans le contexte, vont déceler quelque chose. C'est difficile à expliquer.
- Speaker #1
Non mais alors moi c'est une pratique qui m'intéresse parce que j'ai pu le voir en ETP, notamment il y en avait des groupes quand j'ai travaillé dans le cadre de mon BTS, forcément on fait des stages en hôpital et il y avait des groupes comme ça d'ETP sur l'obésité, il y avait une sophrologue qui était venue. Et effectivement moi j'ai trouvé que ça avait un double intérêt parce que, alors c'était une séance découverte, c'était en groupe et tout ça. Mais il y avait un double intérêt parce que déjà, ça créait un bien-être. Quoi qu'il arrive, tu participes à la séance. Que tu te dises, bon, ce n'est pas fait pour moi ou c'est fait pour moi, peu importe, tu sors, tu es bien. Déjà ça fait du bien et effectivement il y a des gens qui ont verbalisé après, alors pas tout le monde parce que c'était un groupe mais sur effectivement de se dire il y a peut-être des trucs à aller creuser finalement et il y a peut-être des choses peut-être que je vais schématiser en disant ça mais on est un petit peu sur une pratique bis de l'aspect psychologique de dire va voir un psy ou va voir un sophrologue, on va pas être sur les mêmes choses, d'ailleurs on verra dans quel cadre tu nous conseilleras d'aller plus vers l'un ou plus vers l'autre notamment... par rapport à des diététiciens, comment justement créer cette approche pluridisciplinaire. Parce que peut-être que dans un cas, ce sera plutôt un psy, dans un autre cas, ce sera plutôt un ou une sophrologue. Mais en tout cas, c'est ça qui m'a intéressé dans la découverte de cette pratique, c'est de se dire effectivement, on peut aller, c'est vraiment l'idée de se recentrer vraiment sur soi, d'aller chercher au fond de soi en étant accompagné et de pouvoir découvrir finalement des choses. Il faut des clés de compréhension. C'est là où le professionnel... On ne peut pas le faire tout seul parce qu'on n'aura pas les bonnes analyses. C'est là où le professionnel va pouvoir déterminer des petits points d'intérêt.
- Speaker #0
Disons que si une personne arrive en me disant un aspect négatif de son caractère et que dans une séance, il y a quelque chose de positif sur le même point qui va ressortir, je vais faire reverbaliser la personne pour qu'elle se rende compte que finalement, c'est positif. Ouais. Ce n'est pas venir avec des a priori de soi. Et en fait, sinon, c'est se découvrir et vraiment découvrir ses valeurs. Il y a beaucoup d'exercices dans la sophrologie sur la marge des valeurs, la marge de la liberté. On va aller creuser en profondeur des choses. Et là, les prises de conscience vont être plus importantes. Maintenant, c'est vrai qu'on ne se substitue pas du tout à la psychologie, aux psychologues, aux professionnels. Bien sûr. Là où il va y avoir des limites, le code de déontologie nous impose de rediriger la personne. On a nos propres limites. Si c'est pour réveiller des souvenirs, des traumas ou des choses comme ça, on n'est pas du tout formé pour les accueillir. Donc on conseillera à la personne soit de continuer son suivi avec un psychologue, soit de l'entamer.
- Speaker #1
D'accord. Oui, ça peut être effectivement dans la verbalisation d'après séance, où là tu perçois ou même pendant la séance. où tu perçois qu'il y a quelque chose qui est potentiellement un trauma, c'est vraiment l'exemple. Et là, tu vas dire, attention, moi j'ai identifié quelque chose. Tu vas dire à ton patient, là, il va peut-être falloir qu'un psy prenne le relais. On est encore sur l'approche pluridisciplinaire. Il ne s'agit pas de dire qu'on est meilleur que l'autre, c'est de dire qu'il y a un champ de compétences. Et à un moment donné, nous, professionnels, on n'est pas dedans. Donc, il va falloir aller voir le professionnel dédié à ce sujet. Et du coup, est-ce que tu as des exemples, alors bien sûr sans citer les noms et peut-être sans citer toute l'histoire précise, mais justement avec ce lien sur l'alimentaire, comment, pour vraiment bien expliquer à nos auditeurs, comment la sophrologie a pu vraiment aider, a pu être un vrai complément efficace d'un suivi diététique ou d'une problématique liée à l'alimentation, comment ça a pu ouvrir ? ouvrir des portes chez certains de tes patients ?
- Speaker #0
Dans la plupart des cas, déjà, on est sur deux facteurs énormes, si on regarde un peu mes stats. Il n'y en a pas beaucoup, parce que ça fait un petit peu plus d'un an que je pratique la sophrologie et quelques mois seulement sur l'alimentaire.
- Speaker #1
Il y a peut-être quand même effectivement des choses qui reviennent.
- Speaker #0
Ce qui revient le plus, c'est la motivation. C'est maintenir les efforts dans le temps. Et puis l'image, l'image qui a été souvent malmenée à l'école, souvent, et puis le regard de la société, la norme, les réseaux, tout ce qu'on voit au niveau du fitness. C'est un peu déstabilisant de se dire, on ne se voit pas. Et puis ça crée de la dysmorphophobie aussi, parce qu'on se dit, on ne voit que des... personnes très maigres et on se dit mais nous on est difforme.
- Speaker #1
Ou retouché ou maintenant avec l'IA encore plus l'idée de la perfection qui est déjà la perfection par définition elle n'existe pas elle est utopique et en plus là elle est déformée avec toutes les IA qui vont en plus on est au tout début donc ça va se développer ça va être encore plus efficace c'est ça mais donc
- Speaker #0
pour en revenir à ta question dans l'ensemble les cas concrets ça va être effectivement de maintenir la motivation d'être content de faire ce rééquilibrage alimentaire, puisqu'on ne parle plus de régime encore une fois, mais de rééquilibrage, de se faire plaisir à aller au marché et d'y aller à pied. Il y a tout ça, c'est dans le cadre de la motivation.
- Speaker #1
D'ailleurs, la motivation va passer selon comment elle t'est présentée par ton patient et selon comment toi tu vas la traiter. C'est presque du débunkage. attention la motivation c'est une chose mais pourquoi tu ressens que tu n'es pas suffisamment motivé peut-être parce que tu es mal influencé peut-être parce qu'on te dit qu'effectivement il faut faire des régimes il faut qu'il y ait de la contrainte il faut qu'il y ait de l'effort il faut que ce soit dur si tu veux y arriver alors que notre travail il va être de dire non c'est par le plaisir que ça va passer tout ça ça et la motivation souvent on se dit je suis pas motivé ou on culpabilise mais parce que l'idée de départ et l'objectif de départ il n'est pas le bon en fait Ça peut être soit perdre trop de poids, se dire je dois perdre 30 kilos alors qu'en fait ce n'est pas du tout le cas. C'est juste comme tu dis une dysmorphophobie, une mauvaise image de soi. Et c'est des personnes qui ont écumé tous les régimes possibles et imaginables en disant il faut moins manger, il faut sauter des repas, il faut réduire ses calories à 1000 par jour. C'est là où du coup la perception de la motivation nécessaire qui va permettre d'atteindre un objectif qui est déjà faussé souvent. du coup la motivation, on va la retravailler, on va retravailler l'idée même de motivation et de savoir qu'est-ce qu'il y a derrière en fait.
- Speaker #0
C'est clair parce qu'en fin de compte, il y a plein plein plein plein de choses où on pourrait se contenter rien qu'en écoutant son corps, en prenant conscience de soi, de ce qu'on vaut vraiment et pas seulement de son image.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
On pourrait... Très bien ne pas faire de régime, juste manger avec plaisir parce que souvent le fait de se remplir l'hyperphagie ou de manger que des choses. Moi j'ai entendu, en ce moment je fais des petites interviews comme ça sur une formation pour cibler bien mon offre etc. Parce que maintenant il faut faire comme ça. Mais j'ai une personne que j'ai interviewée cette semaine qui me disait qu'elle se faisait du mal. C'est-à-dire, en fait, elle mangeait pour se faire du mal, au lieu de se scarifier, c'est ce qu'elle m'a dit, elle se mangeait des choses qui n'étaient pas... Et du coup, elle endommageait son image volontairement. Donc c'est terrible d'en arriver à des constats pareils, alors que la personne, je ne la connaissais pas. Donc elle a réussi à verbaliser ça, je pense qu'elle avait déjà commencé à faire un travail sur elle. mais tous les abcès les... Les côtés psychologiques sont à prendre en compte. Et bien souvent, ça n'a pas été le cas.
- Speaker #1
C'est pour ça que la motivation, souvent, c'est la partie immergée de l'iceberg qui cache beaucoup d'autres choses derrière. Ça peut être un trauma, ça peut être... L'isolement social,
- Speaker #0
le fait de ne pas avoir de compagnons, ou ne pas avoir d'amis, où on se met dans un isolement et on se punit. en fait on sait puni pour ne pas faire partie de la société, il peut y avoir aussi des problèmes de reconnaissance. Dans une famille, un enfant qui aura moins eu de reconnaissance que sa fratrie, se mettra pas en danger, mais se mettra en isolement ou alors se mettra hors norme pour justement être vu.
- Speaker #1
Moi j'ai reçu dans un épisode de quelqu'un qui témoignait sur son TSA, effectivement, bah ça partait de quoi ? Ça partait de je tombe dans des régimes, parce que mauvaise image de moi, influence jeune et tout ça, avec toutes les stars de l'époque qui voilà, faut être mince, faut être... Voilà. Et donc, on tombe dans les mauvais régimes, et du coup, la motivation, comme l'objectif est faussé, la motivation elle-même est faussée, et elle cache des choses derrière. Donc tout ça, ça se traite. Maintenant, elle en était sortie, tout allait bien, mais effectivement, derrière, cette idée de motivation qui est un peu le... porte-drapeau de plein de trucs derrière sous-jacents et qui peuvent être vraiment diverses comme tu dis, ça peut être soit il y a un vrai trauma derrière et comme je m'inflige des choses, le levier le curseur de la motivation il fait qu'augmenter parce que il faut toujours être de plus en plus dur avec soi-même, voilà soit c'est je tombe dans les parce que je veux paraître parfait donc je suis des régimes je suis des régimes et puis comme je me frustre ça ne marche pas, donc je me dis que je ne suis pas suffisamment motivé, suffisamment fort pour suivre ce qu'on me dit, comme dans les publicités. Il peut y avoir mille choses derrière la motivation, donc souvent c'est ça, ça peut être aussi par rapport à son travail.
- Speaker #0
Et la stigmatisation aussi, la stigmatisation de la société, mais parfois la stigmatisation des soignants, et la stigmatisation de sa propre famille. C'est-à-dire que quand vos parents vous appellent bouboule, Ouais Vous êtes déjà parti mal dans la vie en fait, parce que vous avez cette image-là, cette étiquette-là qui vous colle à la vie.
- Speaker #1
Petite phrase du quotidien, mais effectivement aussi, alors nous, je dis la nouvelle génération de diète, on lutte contre ça, c'est-à-dire arrêter de... Moi, je vois encore passer des certificats médicaux avec des listes pas possibles d'aliments interdits, de choses où il faut réduire, où il faut, et puis la personne vient vous voir pour perdre du poids. Il y a même des médecins qui ne sont pas... aussi suffisamment formés là-dessus. C'est là où on revient toujours à l'approche pluridisciplinaire des médecins qui vont dire un scanner sur des femmes enceintes, on ne peut pas vous opérer, on ne peut pas faire faim, sur plein de sujets médicaux parce qu'il y a le poids, parce que tout ça. Moi, j'ai des témoignages de diète qui voient passer des choses sur les réseaux qui en parlent justement énormément de cette grossophobie médicale qui existe. Et du coup, tout ça, ça crée des traumas, ça crée des terreaux qui...
- Speaker #0
Ah bah, quand j'étais petite, je détestais aller chez le médecin. Oui. Concrètement. Il faut que tu aies jugé, quoi. Passer la porte, monter à peine, passer la porte, monter sur la balance et avoir les gros yeux parce qu'on n'a pas perdu un gramme.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est dur.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
C'est dur.
- Speaker #1
Et c'est là où, justement, la sophrologie, c'est pour ça que j'ai voulu qu'on en parle, parce que ça s'inscrit dans un peu tout ça, de se dire... Oui, nous, les diètes, on n'est pas réduit. C'est encore l'image qu'on a, malheureusement, parce que ça a été longtemps ce qui a été pratiqué. On n'en est pas réduit à, tu viens me voir, je te mets un plan alimentaire, je te l'impose, tu le suis, puis tu verras, tu vas perdre du poids.
- Speaker #0
1000 calories, pardon. Voilà,
- Speaker #1
ou tu interdis ça. Ton petit déjeuner, à partir de ce moment-là, ça va être ça. Je ne t'ai même pas demandé si ça te plaisait, mais tant pis, parce que comme je suis le pro, tu vas suivre ce que je te dis. Et tout ça, ça te crée des futurs patients parce qu'il va y avoir un stress qui va être généré, il va y avoir une mauvaise image de soi Il va y avoir plein de choses comme ça.
- Speaker #0
Mais qu'ils viennent me voir, il n'y a pas de problème. Oui,
- Speaker #1
mais c'est vrai que des fois, on en vient à constater des errances médicales sur des parcours. Tu te dis, mais comment des personnes peuvent conseiller ça ? C'est fou.
- Speaker #0
Le lipodème, pour moi, c'est une errance médicale. Je veux dire, je n'étais jamais tombée sur ce mot avant. Et pourtant, j'ai 51 ans. Depuis l'âge de 8 ans, il y a eu ce repas. poids et obésité à partir de 11-12 ans mais j'avais jamais entendu ce mot. C'est terrible de se dire que... Tous les professionnels que j'ai vus, et même dans le cadre de ma slive, il n'y en a pas un qui m'a lâché ce mot. Et quelque part, ça m'a soulagée. C'est le jeu de mots. Ça m'a enlevé un poids de savoir que finalement, je n'étais pas coupable. Ce n'était pas ma faute.
- Speaker #1
C'est ça. Et du coup, justement, c'est intéressant parce que c'est la culpabilité aussi. C'est central quand on veut... Prendre la main sur sa santé, être vraiment l'acteur de sa santé en tant que patient. J'imagine que ça, c'est aussi une problématique qui revient énormément.
- Speaker #0
La culpabilité, oui, mais c'est vrai qu'on ne va pas travailler sur la culpabilité en elle-même. On va travailler sur la prise de recul. C'est-à-dire prendre du recul avec ce qu'on pense de soi ou ce qu'on a toujours entendu qu'on pensait de nous. Donc déjà, prendre du recul sur la société et les dictates de la société, sur tout ce qu'on a pu subir. Par le passé, le passé, c'est le passé. On s'en éloigne par des exercices où effectivement, on va apprendre à prendre du recul. En visualisation, quelque chose de très simple. On visualise un endroit un petit peu bucolique, près d'une rivière. Et puis, on va faire un cairn avec des pierres. Et à chaque pierre qu'on va déposer,
- Speaker #1
on va déposer une croyance limitante ou des insultes qu'on a reçues ou un passé douloureux. Et puis, on va prendre une barque et on va s'en éloigner tout simplement. Et ça va suffire, en fait, à prendre de la distance. Ok. Alors moi, j'ai deux questions par rapport à ce que tu décris là comme type de séance, de ce qui peut se passer en tout cas. Qu'est-ce qui te différencie de l'hypnose, justement ? Est-ce que tu t'en inclues un petit peu ou c'est vraiment quelque chose qui est vraiment différent ?
- Speaker #0
Alors c'est proche parce que c'est quand même un état de transe entre la veille et le sommeil. Merci. qui est guidée par la voix de quelqu'un qui va passer dans les alphas. Donc là, on me l'entend, mais je peux être encore un petit peu plus basse dans les alphas. Et ça va du coup guider la personne tranquillement. Mais la grosse différence avec un hypnothérapeute, c'est déjà que le sophrologue a les yeux fermés. C'est-à-dire qu'il participe à la séance avec son sophronisé, ce qui évite cette distance et ce jugement. On peut se sentir jugé ou observé. c'était déjà... Quelque chose qui peut mettre mal à l'aise. Également, on va avoir des temps, ce qu'on appelle des pauses phroniques, d'intention ou de totalisation, où le discours va s'arrêter de temps en temps pour que la personne ait le temps de visualiser, d'apprécier, d'analyser, ou de totalisation, où elle va prendre le temps de prendre conscience des choses qu'elle a perçues ou ressenties. Ça, ça va être une grosse différence aussi. Et puis, c'est à peu près tout. Je sais qu'il y en a un troisième, mais il m'échappe. Voilà, c'est deux, trois différences en fin de compte. Mais c'est un peu le même résultat. Alors l'hypnose, je pense qu'on va aller plus profond. Moi, j'en ai fait qu'une fois, ça a marché. En une séance, en la prise de recul. Et franchement, ça ne s'est pas vu tout de suite, c'est à force de tomber dans des situations particulières où je me suis dit, oh là, je n'aurais pas réagi comme ça, que je m'en suis rendu compte. Mais pour ce qui est de la sofro, on va plutôt être sur le travail immédiat dans le sens où quelque chose me gêne au quotidien ou à l'instant T, je vais pouvoir le corriger tout de suite. Et on va être peut-être à déceler des choses du passé ou des petits traumas ou des petites choses de notre caractère qu'on va expliquer par telle ou telle chose ou telle ou telle valeur nous manque ou telle ou telle reconnaissance nous manque. Et à partir de ce moment-là, on va faire émerger le problème, mais on ne va pas le guérir en profondeur. C'est notre comportement au quotidien et la pratique de la sophrologie au quotidien qui va pouvoir...
- Speaker #1
guérir un peu tout ça et faire en sorte que ce soit acceptable et vivable et vivre avec et là encore tu as des exemples là dessus d'action sur l'alimentation vraiment quelque chose de très concret d'un avant après être passé par ton cabinet de tes suivis et de te dire voilà ça a ouvert des choses j'ai modifié mon comportement alimentaire grâce à ça,
- Speaker #0
notamment grâce à ça ça a commencé par moi Merci. parce que c'est vrai que j'ai été prise en charge en début d'année par la Croix-Rouge ça s'est très bien passé et en fin de compte je me suis mis à penser c'est là que j'ai commencé à penser la sophrologie pour l'accompagnement dans le soin en nutrition et... Je me suis dit, allez, c'est le moment, je me motive. Donc, j'ai fait des exercices sur la motivation pour en arriver à faire du batch cooking. Parce que j'avais passé cinq ans dans la restauration, comme j'ai dit tout à l'heure, où avec mes problèmes de genoux, mes problèmes de dos, en fait, je ne prenais pas de pause pendant que je travaillais. Donc, je travaillais sept heures d'affilée au taquet. Et puis j'arrivais chez moi et j'étais tellement fatiguée que je mangeais n'importe quoi. J'avais fait l'après-midi parce que j'étais rincée. Et puis voilà, il y avait toujours une excuse, une bonne excuse à se dire « Ah mais j'ai pas envie de faire à manger, j'ai la flemme » ou alors « je sais pas quoi faire » . Et bien en fait le problème s'est résolu en faisant du batch cooking. Mais c'est vrai qu'au début, j'avais pas trop envie, j'avais un peu flemme de faire et Une journée entière de cuisine pour faire suffisamment de plats différents. Et après, congèle. Et puis finalement, j'ai fait peut-être 2-3 semaines d'exercices comme ça, continu. Parce que les exercices de relaxation dynamique, ce qui est bien, c'est qu'on peut les faire à la maison. On peut continuer le travail. C'est même recommandé de faire les exercices chez soi. Et finalement, ça ne m'a posé aucun problème. J'étais contente d'aller... chercher mes légumes, j'étais contente de chercher les recettes, d'essayer de varier les plaisirs. Et puis voilà. Après, sur d'autres exemples, effectivement, ça va être une personne, alors là ça va être plus dans l'alimentation pleine conscience, pas sur la motivation. Une personne qui mangeait en fait, elle avait un trouble du comportement alimentaire assez important, qui, lors des mercredis, allait déposer son enfant. au foot et restait dans la voiture pour manger 3-4 paquets de barres chocolatées, 2-3 canettes de soda. Et le truc, ça a été de lui dire « Ben écoute, pose-toi, respire, mets-toi en pleine conscience et déguste ta barre chocolatée. Prends plaisir à redécouvrir le goût. » Parce qu'en fin de compte, la manger aussi vite que tu le mangeais Parce que tu n'avais qu'une heure pour manger trois. Et il fallait qu'elle finisse ses trois paquets. C'était terrible. Et du coup, c'était de prendre conscience. Et le fait de mastiquer plus longtemps, de faire tourner dans sa bouche, de déguster chaque petite saveur qu'on peut trouver dans la barre chocolatée, finalement, elle en mangeait moins, puisque le temps était réduit. Et puis, progressivement, elle s'est rendue compte qu'elle n'avait pas besoin d'en manger autant pour se faire plaisir. Et progressivement, elle a ralenti, Et elle n'a pas éliminé. Le but, ce n'est pas d'éliminer le plaisir, c'est de le garder, mais justement, dans le plaisir. C'est rester sur du plaisir et pas sur une habitude. Parce que c'était devenu une habitude chez elle.
- Speaker #1
De toute façon, le TCA, c'est ça, c'est d'ancrer une habitude. C'est ça le souci. Et du coup, c'est passé par quel type d'exercice pour vraiment, encore une fois, que les gens comprennent, que nos auditeurs comprennent, s'ils n'ont jamais pratiqué la sofro ? Là,
- Speaker #0
ça va être déjà de se mettre dans un état où on est sorti un petit peu du cadre où on est. C'est-à-dire, même si la personne, elle est dans sa voiture, le but, ça va être de faire un ou deux exercices de réaxiation dynamique. Donc, dans une voiture, ce n'est pas simple. On peut en faire ainsi, ne serait-ce qu'un chauffage corporel, c'est-à-dire poser une main sur son ventre, l'autre dans l'eau et sentir sa respiration. Et prendre conscience de sa respiration, c'est déjà se mettre dans son corps et apprécier chaque sensation. Les sensations vont être décuplées parce qu'on va être tellement centré sur soi, on va faire tellement abstraction de ce qui nous entoure, que la moindre petite chose va être détectée. Et sur de la dégustation, en fait, on va faire 2-3 exercices de respiration et on va se poser à manger. Et là, on va juste déguster, apprécier, avoir des ressentis, analyser ces ressentis. Qu'est-ce que ça me fait dans la bouche ? Quelle matière ? Est-ce que c'est sucré, plutôt salé ? Je prends un exemple, une bar Snickers, vous avez des petits cristaux de sel dedans. Donc, vous avez plusieurs sensations qui vont vous arriver et vous allez juste prendre plaisir. et sortir de là en étant bien.
- Speaker #1
D'un vrai moment de grignotage, tu en fais un exercice de dégustation et qui prend forcément plus de temps et on se reconnecte à ces sensations et on comprend pourquoi on mange ça ou ça du coup.
- Speaker #0
Exactement et puis après on prend conscience qu'on n'a pas besoin de manger vite ou de manger beaucoup pour ressentir du plaisir parce qu'au final on n'était pas à l'écoute de ce que l'on mange. Oui c'est même le contraire,
- Speaker #1
souvent ça l'enlève.
- Speaker #0
tu l'enlèves et là on redécouvre le plaisir de manger et même des choses qu'on n'a pas l'habitude de manger, on apprend à les découvrir autrement, en fin de compte.
- Speaker #1
C'est là où vraiment cet exemple est marquant parce que c'est là où on voit l'aspect complémentaire de la... Effectivement, nous, c'est quelque chose... Imaginons que cette patiente que tu as pu avoir, elle aurait très bien pu être au départ sur une problématique où elle se dit je vais voir un diète, ce que c'est de l'alimentaire. Moi, j'identifie ça. Je me dis, effectivement, ces moments de grignotage et tout ça, on va effectivement essayer la pleine conscience, tout ça, on va essayer de l'introduire, ce thème-là. Mais finalement, comment l'activer ? Moi, je ne vais pas être formé pour ça. Autant j'aurais pu voir les contours du problème et de me dire, là, effectivement, on va peut-être voir un ou une sophrologue pour justement essayer de transformer ces grignotages en dégustation et tout ça. Elle va te montrer des exercices à faire. Elle va t'apprendre des choses. Et c'est là où tu vas pouvoir vraiment le mettre en action. Parce que c'est ça le problème aussi, souvent, quand les professionnels de santé se refusent à cette approche pluridisciplinaire, c'est qu'on va rester dans « il faut que ce soit ça » . D'accord ? Si je me contente de dire à ma patiente « ah ben non, mais le grignotage, il faut que tu fasses en sorte que ce soit un moment de dégustation » , elle sort du cabinet de la dégustation, elle fait « ok, super » . Et du coup, je fais quoi ? Je vais me dire, cette phrase, du coup, elle va rester de côté, ça ne va pas être activé. Et on va tomber sur une motivation en berne parce que disant, le suivi n'a pas été efficace, il n'a pas marché. Donc c'est en ça où effectivement, encore une fois, c'est super important d'aller voir les bonnes personnes pour vraiment activer les choses. On ne peut pas demander à son patient d'activer tout seul les choses. Ce n'est pas possible.
- Speaker #0
Dans le domaine hospitalier, on a de plus en plus de soignants qui se forment à la psychologie ou à l'hypnothérapie d'ailleurs. Les deux se font malnutritionnistes en quelque sorte. C'est formé à la SOFRO, alors peut-être parce qu'eux aussi, ils ont des facilités de se former. Je ne pense pas qu'elle l'ait encore mis en application, mais c'est quand même déjà plus concret d'avoir suivi la formation et de dire à la personne, de lui expliquer, oui, il faut faire ci, il faut faire ça. Mais la plupart du temps, ils ne savent pas comment. Là, quand les personnes sont formées, elles peuvent emmener sur des pistes.
- Speaker #1
En fait, c'est ça, on se forme pour comprendre les différentes pratiques, pour mieux aiguiller le patient. Et après de dire vraiment le concret, tu vas aller voir la personne que je vais te conseiller. De dire là, on va être sur un psy, sophro, hypno, peu importe. Mais nous, on va pouvoir identifier ça déjà. C'est en ça où notre formation à nous va être juste complémentaire pour mieux aiguiller et pour mieux justement ancrer le patient dans cette approche pluridisciplinaire plutôt que de dire tu devrais essayer ça, ça ne marche pas, tu iras voir un... Tu vas essayer, même si ça ne marche pas, tu iras voir un sophrologue. Si ça ne marche pas, tu iras voir un hypnothérapeute. Non, ce n'est pas comme ça. Il faut qu'on puisse essayer de comprendre, d'essayer de déterminer un petit peu des contours pour se dire. Je te conseille d'abord d'essayer ça. Je pense que c'est la meilleure voie à prendre.
- Speaker #0
Ce dont la personne a besoin, ça a déterminé aussi lors d'un premier entretien. Quand la personne vient me voir, qu'est-ce qui vous amène ? C'est quoi votre objectif ? Parce que si elle vient, encore une fois, pour me dire je veux perdre du poids je dis ok, je travaille en partenariat avec des techniciens, je peux vous conseiller quelqu'un et vous avoir en parallèle pour être motivé à le faire travailler sur l'image, la confiance, les valeurs comme je l'ai dit tout à l'heure déjà et que chacun après,
- Speaker #1
chaque professionnel même s'il y a des ponts qui se créent parce que forcément l'histoire de la prise en charge va être multiple mais en tout cas de se dire que chacun garde aussi son périmètre et Et le patient n'est pas obligé d'être non plus 100% transparent avec son diète en disant qu'est-ce qui s'est passé en sophrologie. Non, l'idée c'est de voir est-ce que l'activation a eu lieu ou pas, est-ce que le changement est en cours, est-ce que ça marche. Et après, il faut aussi que chacun garde son périmètre.
- Speaker #0
Après c'est vrai que mon objectif un jour ce serait de travailler dans le milieu hospitalier et rejoindre des équipes pluridisciplinaires. partagent ensemble les diagnostics patients et leurs avancées pour continuer à avoir du positif ce que je voulais dire c'est que souvent les patients quand ils voient un psy à côté je
- Speaker #1
prends cet exemple là ils ont peur de devoir rendre aussi des comptes aux diètes tout ce qui a pu être évoqué chez le psy ça peut rester entre vous nous ce qu'on veut c'est savoir si ça avance ou pas de ton côté sur ce sujet là Après, tu n'es pas obligé de tout nous raconter. On n'est pas là pour apprendre des choses. Notamment, souvent, il y a des traumas. Il y a du vécu, il y a des choses un petit peu compliquées. Donc, on n'est pas là pour...
- Speaker #0
Moi, personnellement, je n'ai jamais fait de secret avec personne. Parce que je pense que...
- Speaker #1
C'est au bon vouloir du patient, en fait. Oui, c'est au bon vouloir du patient. S'il n'a pas envie, il ne faut pas non plus...
- Speaker #0
Je pense que c'est quand même positif que les personnes soient informées. Bon, après, le coach n'en a pas. il n'a pas besoin de savoir tous les aspects Pepsi, mais la nutritionniste, moi je pense que c'est quand même important qu'elle sache quels ont été les antécédents, comment on en est arrivé, qu'est-ce qui coince. Non,
- Speaker #1
mais il y a un minimum, ça c'est évident. Mais alors du coup, moi j'aurais une autre question, comme cette discipline, moi je la découvre. Il y a forcément des bons et des mauvais sophrologues, comme il y a des bons et des mauvais diètes. Est-ce qu'il y a un peu des red flags, des choses qui font dire attention, là on est sur une pratique déviante de la sophrologie, n'allez pas là-dessus. Non mais je pense notamment sur les réseaux sociaux, c'est pareil, tu vas avoir des personnes qui se disent expertes et qui finalement vont te balancer des objectifs ou des façons de faire qui sont complètement à nous. ça nous fait... Ça nous fait sauter de notre chaise. On se dit, mais qu'est-ce qu'il fait ? En fait, il ne connaît pas, mais parce que nous, on est pro et on s'y connaît. Le patient ou le futur patient, lui, il ne connaît pas tout ça. Donc, est-ce qu'il y a des red flags un peu comme ça, de se dire, attention, là...
- Speaker #0
Personnellement, moi, je n'en ai pas encore vu. C'est que les réseaux, je n'y vais pas très souvent, mais là, il faut que je m'y mette, notamment pour faire un petit peu parler de moi et de ma pratique. Mais ce que je peux dire, c'est que, déjà, normalement, sur un protocole, on ne va pas à plus de 12 séances un tarif moyen c'est 50 euros la séance on a également des sophrologues il faut un red flag ça va être des sophrologues qui vont vous dire il faut que vous arrêtiez votre suivi psy vos médicaments que vous a donné le psychiatre etc.
- Speaker #1
Le gourou qui dit tout va passer par moi qui est d'ailleurs l'un des plus disciplinaires
- Speaker #0
Ou la personne, comme je vous disais tout à l'heure, qui va vous dire « Ah, je vais vous faire perdre 20 kilos en un mois. »
- Speaker #1
La promesse pub, quoi.
- Speaker #0
Voilà. Les grosses promesses comme ça, non. Ça va être aussi... Alors moi, je suis dans la pratique pure de la sophrologie, puisque ça ne fait pas très longtemps que j'en fais, mais je suis attachée à ça, parce que ça fonctionne très bien comme ça. Et je suis contre tout ce qui est diffusion d'huiles essentielles, de... petite bande-son avec des bruits de rivières ou d'oiseaux cuicuis. Il n'y a pas besoin. La sofro, en fait...
- Speaker #1
C'est le faux produit miracle de la sofro en disant sans cette huile essentielle que je te recommande, ça ne marchera pas. Ou sans la bande-son, le CD, ça ne se fait plus trop, mais le truc que j'aurais vendu, non.
- Speaker #0
Justement, la sofro, en fait, c'est l'humain qui va amener par sa voix et ce qui va induire euh... Si l'induction a été bonne, c'est-à-dire si le relanchement du corps est complet, vous faites complètement abstraction de tout. C'est-à-dire n'importe quel bruit, un klaxon à côté de vous, vous n'allez pas l'entendre. Moi, je me suis autosophronisée un jour en bord de falaise, où on entendait le ressac des vagues, les mouettes, les touristes. Je n'étais pas toute seule, j'ai mis un petit bout de pelouse, et bien je n'entendais plus rien. J'entendais plus rien, j'avais un peu froid. Parce qu'il y avait du vent. Mais honnêtement, la personne, elle vous emmène dans un lieu. C'est vous qui visualisez. C'est vous qui entendez les mouettes. Ce n'est pas la bande son à côté qui va vous dire.
- Speaker #1
Du coup, cette réponse, elle est intéressante. Parce que ça fait écho à tous les marchés un petit peu comme ça. De charlatan, en fait, se dire, c'est la simplicité et l'authenticité qui va faire que. C'est pareil avec le diététicien, c'est pareil avec n'importe quel professionnel de santé, il y a un rapport humain aussi. Souvent, les professionnels, quand un patient se dit « non, je vais changer de professionnel » , ce n'est pas forcément qu'on est mauvais, c'est peut-être que le lien humain ne s'est pas fait. Il faut qu'il y ait quand même une connexion pour que tout ça fonctionne. Mais tous ceux qui vont nous vendre un programme défini, gravé dans le marbre, qui va marcher pour tout le monde, ou le produit miracle, Ou le complément qui va faire que ça va résoudre tous les problèmes. Tout ça, c'est des red flags et c'est là-dedans qu'il ne faut pas tomber.
- Speaker #0
Ce qui est bien avec la sophrologie aussi, c'est que sur un protocole d'accompagnement, il doit être individuel. C'est-à-dire que moi, par exemple, il y avait une personne que j'avais reçue. C'était pour une préparation à l'accouchement. On avait fait l'exercice sur la respiration. Son lieu ressource, c'était l'île de Ré. Elle m'avait dit, je ne sais plus comment ça s'appelait, juste l'endroit en fait c'était un petit port avec un phare blanc et vert et quand elle m'a dit ça ben moi en fait ma visualisation ça va être d'aller sur google maps regarder les photos de l'endroit me passer des vidéos pour me donner l'ambiance un peu du truc et d'aller rédiger quelque chose qui va être adapté à la personne sur ce qu'on va travailler mais c'est aussi sur son lieu préféré donc il faut absolument que je mette tout en condition pour qu'elle s'y sente en fait pour qu'elle le visualise et qu'elle arrive à vivre le moment comme si elle y était en fait tout simplement. Donc ça c'est de l'individuel.
- Speaker #1
Voilà et encore une fois ce fameux phare de l'île de Ré, ce n'est pas parce qu'il aura marché pour cette patiente là qu'il va marcher pour tout le monde. Et c'est là où il y a une dérive des produits miracles et des choses comme ça. Et même souvent les coachs en nutrition, moi j'emploie le terme coach exprès pour dire ce ne sont pas des professionnels dédiés, mais c'est des gens qui se seront appliqués à une méthode pour eux et qui vont dire ça a marché pour moi, alors du coup je vais monter un business parce que vu que ça a marché pour moi, ça va marcher pour tout le monde. Et c'est là où on est sur la dérive, en fait, parce que ce n'est pas du tout ça, ce n'est pas du tout ce qui marche. Et ça, c'est important. C'est important. C'est l'humain, l'authenticité, la simplicité, mais aussi l'aspect personnel. Et nous, les diètes, on est beaucoup là-dessus aussi, de se dire, il n'y a rien qui marche pour tout le monde. En fait, l'alimentation, il y a tellement de choses. On l'évoque avec toi sur des possibles traumas, sur une perception de la motivation. Il y a énormément les influences, qu'elles soient familiales, sociétales, culturelles. enfin Il y a trop de choses qui sont liées à notre alimentation pour qu'une solution miracle fasse que tout le monde... Sinon, il n'y aurait pas de problème. Dans la société, il n'y aurait zéro problème. On se serait tous appliqué la même chose, on mangerait tous les mêmes pilules et tout irait bien. Donc, c'est important. Tout ça, il faut le traiter.
- Speaker #0
En sophrologie, c'est faire appel à ses propres ressources.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
C'est ce qu'on a à l'intérieur de nous et que personne n'a la même chose. C'est ce que la vie nous a donné. C'est ce que l'histoire de notre vie a fait en sorte Merci. qu'on soit comme ça maintenant. Et moi, j'ai découvert des compétences. Quand on met sur un CV, organiser, travailler en équipe, c'est rien en fait. Quand on apprend à se voir vraiment, on trouve des compétences incroyables.
- Speaker #1
Oui, parce que du coup, on se met en valeur pas qu'auprès de nous, de nous-mêmes en fait, aussi auprès des autres. Et c'est là où on va savoir, identifier vraiment. Tout ça, ça déclenche tout en fait. Oui, c'est ça. On est en confiance. Ça change beaucoup de choses.
- Speaker #0
Et quand on est en confiance, on s'estime plus. C'est tout un packaging. Dans un suivi d'accompagnement, dans le protocole, si vous avez 12 séances, à 6 séances, je vais faire un bilan. Personne ne va rescorer exactement les mêmes intentions sans lui montrer le score de départ. Et même sur des intentions qu'on n'a pas encore travaillées, il y aura déjà eu des améliorations. C'est-à-dire qu'effet boule de neige, si on travaille la respiration, on va améliorer le stress. on va améliorer le sommeil, on va améliorer la concentration,
- Speaker #1
on va améliorer plein de choses. C'est intéressant. Merci beaucoup Dorothée pour nous avoir découvert tout ça parce que encore une fois, j'y tiens beaucoup parce que je pense qu'il y a encore trop de... Ce podcast aussi, ça va être l'occasion de faire découvrir plein de disciplines qui peuvent être complémentaires à un suivi diététique parce qu'encore une fois, Il y a beaucoup de problèmes qui peuvent apparaître autour. Il y a beaucoup de sujets, il y a beaucoup de problématiques. Tout ça, on ne peut pas traiter tout seul. Alors, ça peut paraître lourd de se dire quand on veut prendre... Ça peut faire peur aussi au début pour quelqu'un. Il se dit, bon, allez, je m'attèle à mon alimentation. Je sais que j'ai un problème alimentaire, je vais le régler. J'ai peut-être un peu peur parce que ça va prendre du temps, mais il faut l'accepter, ça, de se dire. Il peut y avoir plein d'expertises différentes qui vont venir se coller à tout ça. Et tout ça, c'est pour notre bien, au final. Et tout ça, ça prend du temps. Moi, je vois encore trop de personnes qui veulent la solution miracle en peu de temps et ça, ça n'existe pas.
- Speaker #0
Il n'y a pas de méthode miracle. Moi, je suis passée par l'opération. J'ai certes perdu 50% de mon poids alors que normalement, on tape plutôt 20-30% max. Donc, j'étais devenue très maigre, même parce que tout le monde m'alertait. Et c'est seulement maintenant, quand je regarde les photos, que je me dis que ce n'est pas possible. J'étais trop maigre. Et en fait mon métabolisme avait brûlé de fou, je faisais du sport tout le temps, je sortais en boîte jusqu'à 7h du mat. J'avais retrouvé une vie pour moi épanouie parce qu'on aurait cru une bipolaire. J'étais en up tout le temps et puis le fait de revenir en métropole, le stress, le chômage, plein de petites choses ont fait que tout doucement les kilos sont revenus. Et le Covid a tout anéanti. Moi, mon problème comportemental, émotionnel, c'est l'ennui. Si je m'ennuie, je vais grignoter. Donc, enfermée dans une maison. Le Covid a été... Non mais ça,
- Speaker #1
ça a été catastrophique pour beaucoup de personnes.
- Speaker #0
Et donc maintenant, ça va beaucoup mieux parce que je sais. Maintenant ça va être les traitements médicamenteux. Et là encore une fois, c'est sonnette d'alarme. Si vous n'avez pas l'hygiène alimentaire, mais quotidienne, de se bouger, que vous sortez de la sédentarité, etc. ça peut marcher. Mais si vous n'avez pas les bonnes habitudes, ça ne marchera pas. Le jour où vous arrêterez le médicament, vous allez reprendre du poids. C'est couru d'avance. C'est ce que les études démontrent de toute façon.
- Speaker #1
Et en plus, surtout, encore une fois, par rapport à tout ce qu'on peut lire, voir et entendre, les bonnes habitudes, ce n'est pas aller courir tous les matins à 6h du mat, 10 km. C'est de la simplicité, c'est du bon sens et on le sait tous aussi. C'est là où des fois aussi, j'imagine, la sophrologie, c'est aussi se reconnecter au bon sens. De se dire finalement, comme tu le disais tout à l'heure, je me suis pollué avec plein de trucs.
- Speaker #0
Mais ce n'est pas si terrible de prendre un escalier, déjà, si on prend le temps de le prendre.
- Speaker #1
mhm
- Speaker #0
On ne dit pas qu'il faut faire un sprint dans les escaliers. De toute façon, je ne peux pas. Le métro, ça m'a coûté ce matin.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Mais c'est aussi de se dire, au lieu de se garer juste devant la porte du supermarché, c'est de se garer au fond du parking ou d'aller... J'ai la pharmacie qui n'est pas loin. D'y aller à pied plutôt que de prendre la voiture.
- Speaker #1
Tous ces petits choix de se dire et sans... Sans se générer du stress ou de la culpabilité, mais de se dire, tiens, oui, je pourrais faire ça, ce serait mieux pour ma santé. Sans que ça devienne une pression quotidienne, mais au moins, on parlait d'alimentation en pleine conscience. En fait, tout ça, c'est lié. Il y a plein d'autres choses en pleine conscience à faire.
- Speaker #0
Il faut prendre le temps, je pense. Il faut prendre et le temps de s'écouter et le temps de prendre soin de soi. Parce que souvent, on veut prendre soin des autres, mais la première personne dont on doit prendre soin, c'est soi.
- Speaker #1
Et derrière la phrase, j'ai pas le temps, c'est non, le temps, il est le même pour tout le monde et c'est le prendre. à quelle importance tu te donnes à toi-même pour te dire ma santé elle est importante donc ça va être un moment prioritaire par rapport à un autre même pour aller marcher,
- Speaker #0
faire une petite courte c'est prendre le temps, le temps de marcher de respirer, de regarder autour de soi il y a un oiseau qui chante, c'est super c'est pas non plus être dans le monde des bisounours c'est se poser,
- Speaker #1
prendre le temps de s'écouter de prendre soin de soi et tout ça effectivement c'est un travail euh potentiellement ça peut être un travail de longue haleine pour certains ça peut être plus dur que pour d'autres mais il faut rester là-dedans, il faut rester dans cette dynamique-là et pour ça qu'il y a plein de professionnels qui peuvent être accompagnants là-dessus et qui peuvent être vraiment efficaces. Bah écoute Dorothée l'épisode touche à sa fin, merci beaucoup en tout cas de t'être déplacé je le dis à chaque épisode mais je suis vraiment ravi et honoré et même touché de l'engagement de mes invités de se dire voilà on identifie un... souvent moi comment ça se passe c'est que j'identifie un sujet Tchiii ! je contacte des personnes et les personnes me disent « Ok, vas-y, on enregistre, pas de soucis. » Moi, je trouve ça fort parce qu'il y a une vraie volonté. En plus, forcément, les personnes que je reçois, elles sont ok avec toute cette approche pluridisciplinaire. Il y a un mouvement qu'on a envie de créer, on a envie de porter cette loi.
- Speaker #0
C'est une réduction de la diététique et du soin, en fait.
- Speaker #1
Et du coup, ça fait vraiment plaisir de se dire « Je le savais déjà, mais on n'est pas tout seul. On se tient tous la main, on se porte un peu les uns les autres. » Pour aller là-dessus, parce que derrière, c'est des enjeux de santé publique. Donc ça, c'est important.
- Speaker #0
Si 2026 pouvait être l'année de l'obésité ou prise en charge nutritionnelle, ce serait formidable.
- Speaker #1
Oui, écoute, ce sera le mot de la fin. Merci beaucoup à toi, Dorothée. Et quant à vous, chers auditeurs, à très bientôt pour un nouvel épisode de Diète et Gourmand. Salut !
- Speaker #2
Tu vas te rendre malade avec des régimes malades qu'on peut.