- Speaker #0
Diète et Gourmand, le podcast. Tu vas te rendre malade avec tes régimes à la con.
- Speaker #1
Salut à toutes et à tous et bienvenue à un nouvel épisode de Diète et Gourmand, le podcast qui parle de notre rapport à l'alimentation. Alors aujourd'hui on va parler d'un sujet qui me touche vraiment particulièrement, qui est une nouvelle approche de la diététique. En effet, en fait, quand on pousse la porte d'un cabinet de diététique, on appréhende car on s'attend à subir des contraintes. Mise au régime, alimentation contraignante par des nuées de plaisir, plan alimentaire imposé, surveillance accrue du poids. Bref, on s'attend à devoir faire une révolution de son alimentation et on sait que ce sera très très difficile à tenir. Mais aujourd'hui, cette pratique de la diététique quelque peu désuète laisse place à une nouvelle approche, la diététique comportementale. En quoi ça consiste ? Plutôt que de se centrer sur ce que vous allez manger, on va s'intéresser à la relation que vous entretenez avec votre assiette. La diététique comportementale, c'est ce dont nous allons parler aujourd'hui en présence de Delphine Michel, diététicienne comportementaliste qui a créé une appli mobile visant à accompagner ses patients au quotidien sur le travail à faire sur leur relation à l'assiette. Bonjour Delphine !
- Speaker #0
Bonjour !
- Speaker #1
Alors Delphine, pour commencer, est-ce que tu peux te présenter à nos auditeurs ?
- Speaker #0
Oui, avec plaisir. Je suis Delphine Michel, diététicienne comportementaliste, psychonutritionniste depuis... 23 ans maintenant, oui ça passe très vite et je suis fondatrice de NutriRev, la première appli qui allie psychonutrition, neurosciences et pleine conscience pour aider mes patients justement à réparer leur relation à l'alimentation au corps, au poids et au mental.
- Speaker #1
D'accord, alors Delphine quand on a préparé un petit peu l'épisode, on a un petit peu échangé et donc tu m'as dit avant de faire tout ça, d'évoluer sur cette diététique comportementale, tu m'as dit que tu avais travaillé pendant plusieurs années pour un programme minceur. Est-ce que tu peux nous en parler ? Qu'est-ce que tu as découvert sur ce marché de la minceur qui t'a fait basculer sur la pratique de la diététique comportementale ?
- Speaker #0
J'ai travaillé pendant 15 ans dans les coulisses d'un très célèbre programme minceur, je ne donnerai pas le nom. J'y étais diététicienne manager, je manageais jusqu'à 15 diététiciennes. On créait les menus, on avait des consultations téléphoniques avec des patients. Pendant 15 ans, j'ai vu les dessous des coulisses de la minceur. où j'ai vu en fait que que ce n'était pas les calories qu'il fallait compter, ce n'était pas les rations qu'il fallait portionner, c'était beaucoup plus humain, beaucoup plus profond, parce que justement la prise de poids, elle est complexe, elle est multifactorielle, et moi je voulais justement trouver une approche beaucoup plus humaine, beaucoup plus aidante, d'où l'approche de la diététique comportementale, où on va travailler justement sur les pensées, les croyances limitantes, les schémas, les comportements, et on va plus s'intéresser sur le pourquoi et le comment tu manges que sur qu'est-ce que tu manges.
- Speaker #1
Du coup, dans ce programme minceur, est-ce que tu as eu des cas un peu d'échec aussi ? Par rapport au programme, pas par rapport à ta pratique à toi, mais est-ce que tu as pu voir justement les limites de tous ces programmes minceurs ?
- Speaker #0
Effectivement, en fait, j'avais beaucoup de patientes qui souffraient d'obésité. Et on les mettait à des régimes à 1200 calories ou 900 calories. Et en fait, ce n'est pas du tout ça qu'il faut faire. La prise de poids, c'est une protection. Beaucoup de personnes qui souffrent d'obésité ont subi des chocs traumatiques dans leur vie, dans leur passé. Et c'est en comprenant justement tous ces liens, toutes ces causes à effet, et en pouvant travailler justement sur les différents axes, les différents piliers pour les accompagner, avec aussi si possible une approche pluridisciplinaire qu'on peut les aider à aller mieux.
- Speaker #1
D'accord, et oui effectivement on voit toutes les limites de ces programmes d'instant, on en parle quand même assez souvent. Mais du coup, est-ce que tu peux nous expliquer à nos auditeurs en quoi consiste la diététique comportementale vraiment concrètement ? Et on parle aussi de psychonutrition. Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu tout ça ?
- Speaker #0
Oui. Alors en fait, la diététique comportementale, c'est vraiment l'opposé d'une approche punitive. Le rôle, c'est vraiment de décoder les comportements alimentaires, de comprendre le lien entre émotions, stress, vécu personnel et alimentation. On travaille du coup en psychonutrition sur tout ce qui est psychologie positive, neurosciences et pleine conscience. Et du coup, on a des outils pratiques qui vont vraiment nous aider à aider le patient à se sentir mieux dans son corps. et et dans son rapport à l'alimentation au corps. Alors les outils, ça va être par exemple les outils de thérapie cognitivo-comportementale, les outils de l'acte, les outils de pleine conscience. Et en fait, on va les aider vraiment à mieux manger, à manger plus doucement, à comprendre pourquoi ils prennent souvent refuge dans l'alimentation émotionnelle évitante. En fait, on pourrait en parler des heures. En fait, chaque humain est différent. Donc on va vraiment travailler sur comprendre l'humain, comprendre son histoire, comprendre les différents facteurs qui l'ont fait peut-être prendre du poids ou avoir ce rapport négatif avec l'alimentation. Et on va l'amener progressivement en n'étant plus focus sur le poids, mais focus sur l'améliorer son rapport sur manger moins vite, sur manger en pleine conscience, sur retrouver plaisir à manger, déculpabiliser si je mange quelque chose de trop gras ou trop sucré. Donc on va travailler sur différents piliers, différents facteurs pour l'amener à retrouver une relation bienveillante avec son corps et avec son alimentation.
- Speaker #1
Si on devait un petit peu résumer, on sort de l'objectif quantitatif et on va basculer plutôt sur du qualitatif.
- Speaker #0
Qualitatif et puis on va aussi comprendre que tout est lié et interconnecté. En fait, c'est vraiment très important de prendre l'humain dans sa globalité et de comprendre, on va parler beaucoup de santé mentale, il y a la santé physique, mais il y a aussi la santé environnementale, la santé intestinale. Enfin bref, on est vraiment sur une vision large de l'humain où on met l'humain au cœur vraiment de la diététique.
- Speaker #1
Et alors, tu parlais tout à l'heure d'approche pluridisciplinaire. Dans le cas d'un patient qui est... qui connaît en parallèle un suivi d'un psy. Comment tu arrives à faire le pont entre tout ça, entre une diététique qui a une approche vraiment... On est sur de la psychonutrition. Et comment tu arrives à faire le lien avec le professionnel de psy qui suit le patient ?
- Speaker #0
C'est quand on travaille en collaboration. J'ai certains patients qui sont suivis par des diététiciennes comportementalistes mais qui ont... en parallèle à un psychologue. Du coup, on va échanger, elle va me dire justement ce qu'elle a appris de le psychologue et je vais lui donner les clés qu'elle donnera à son psychologue sur les avancées qu'on aura eu ensemble.
- Speaker #1
D'accord, donc c'est ton patient qui fait le pont.
- Speaker #0
Oui, je n'ai pas encore créé un outil qui permettrait de faire le pont.
- Speaker #1
Non, mais je pense que c'est intéressant. Ça rejoint un thème d'épisode sur l'autodétermination que j'avais pu faire, j'en parle souvent. C'est bien parce que ça met quand même le patient au centre de son suivi et finalement il est libre aussi de ne pas tout te dire parce qu'il y a peut-être des choses en suivi psychologique qui doivent rester entre un psy et son patient et il y a peut-être des choses qu'il doit te dire. Donc c'est peut-être à lui aussi de faire le tri et ce n'est pas plus mal comme ça tant qu'il a envie d'avancer. Il y a peut-être des choses qui sont de l'ordre de l'intime qui doivent rester parfois. C'est très complexe, c'est au cas par cas mais effectivement...
- Speaker #0
Alors moi souvent mes patientes, j'ai vraiment une relation très proche avec elles. une relation de confiance, et c'est vrai qu'elles vont tout me raconter.
- Speaker #1
Oui, de toute façon, cette approche de la diététique marche aussi effectivement beaucoup là-dessus. Moi, je le conseille beaucoup à des patients, mais sur n'importe quel professionnel de santé, dire que je dois changer, je dois aller voir un autre, c'est peut-être aussi parce que humainement, ça ne marche pas. Ça ne veut pas dire que le professionnel n'est pas bon, ou ça ne veut pas dire que le patient n'a pas fait le bon travail de son côté. Il faut qu'il y ait quand même une connexion humaine assez forte, une belle relation pour que... ça puisse avancer. Comme tu dis, sur la base de la confiance, c'est là où on va pouvoir rentrer vraiment dans les détails et avoir des clés de compréhension pour le patient.
- Speaker #0
C'est primordial. La confiance, le respect, l'écoute, la sensation de ne pas être jugé aussi, c'est très important.
- Speaker #1
Il faut casser un peu toute cette approche de la diète où, comme on le disait un petit peu en introduction, on sait qu'on va subir des contraintes. En tout cas, c'est encore l'image. D'une diététique qu'on peut avoir. Et il y a ce côté aussi, je te reçois dans un bureau, donc il y a un côté jugement. Moi, je sais que je travaillerais beaucoup sur cet environnement-là, en tout cas, l'environnement du cabinet, il est pour moi à travailler parce qu'il est essentiel. Mais vas-y, tu veux dire ?
- Speaker #0
Je voulais juste rebondir. En fait, moi, je n'ai pas de cabinet. Moi, je consulte en visio. En visio-consultation, donc de n'importe où en France, ou en télé-consultation pour ceux qui ne veulent pas être en visio. Et du coup, le fait d'être en visio, ça permet d'avoir vraiment une approche. on voit les sourires, etc. C'est sympathique. Et puis après, par téléphone, c'est aussi... On ose... Mes patients osent peut-être me dire plus de choses que si elles étaient en face de moi dans un cabinet.
- Speaker #1
Il y a déjà, effectivement, ça casse cette barrière du bureau et il y a aussi le côté je suis chez moi, donc je suis dans un environnement en confort et du coup, j'ai peut-être plus tendance à aller me confier et être en confiance.
- Speaker #0
Et très souvent, je leur dis justement, créez-vous un environnement positif. Vous pouvez être allongé dans votre canapé avec votre tasse de thé. Et moi, je suis avec vous, il n'y a pas de soucis.
- Speaker #1
Oui, ça c'est une vraie... L'environnement, c'est vraiment très très important. Face à cette approche de la diète comportementale et à ton expérience passée, donc pour un programme minceur, du coup, comment tout ça, t'es venue l'idée de créer l'appli Nutri-Rêve ?
- Speaker #0
Alors en fait, moi ça fait 23 ans que je suis diététicienne et je me suis toujours dit qu'il manquait un outil. Un outil vraiment pratique, un outil aidant, un outil qu'on puisse avoir dans sa poche tous les jours. et du coup pendant dix ans j'ai réfléchi pendant dix ans à cet outil pour le créer l'année dernière il y a peut-être six mois même pas là c'est cette année et donc du coup mon appli Nutri-Rêves elle a ce slogan Nutri-Rêves c'est révolutionne ta santé libère toi du poids des régimes mais on pourrait aller plus loin pourrait même dire libère toi du poids des injonctions libère toi du poids de la charge mentale libère toi du poids des assignations libère toi du poids des assignations etc en fait j'ai voulu créer du coup quelque chose qui puisse être aidant qui puisse être aussi un outil d'accompagnement en plus pour les diététiciens entre les consultations ou pour les psychologues. Et puis qui puisse être tout simplement aussi un outil qui vise les personnes qui veulent aller mieux, qui vise les personnes qui souffrent d'obésité, les personnes qui souffrent de troubles du comportement alimentaire ou qui souffrent aussi de légères déprimes. Donc je me suis dit, voilà, j'ai tout ça en tête parce que j'ai compris que tout est lié et interconnecté. Notre rapport à l'alimentation, c'est vraiment lié à tout ça. à toutes les choses que j'ai développées et c'est là que j'ai créé du coup cet outil.
- Speaker #1
Du coup on est effectivement dans l'objectif d'une fois la consultation terminée, alors la téléconsultation en ce qui te concerne, une fois qu'on raccroche le téléphone, créer du lien aussi, créer une continuité avec la consultation que tu as pu mener, apporter du contenu supplémentaire, mais du coup pour rentrer dans le détail un petit peu de l'appli, on est au-delà du simple journal de suivi qui va servir de lien entre qu'est-ce que le patient a pu mettre en place et... Il y a du vrai contenu, il y a vraiment de l'additionnel par rapport à une consultation.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. En fait, l'appli Nutri-Rêve, on va retrouver dedans 70 audios aidants, de méditations aidantes que j'ai créées avec ma voix, avec mes scripts. Ce sont des audios de 10 minutes, parce que c'est fait exprès, ce timing pour vraiment, on se dit, on n'a que 10 minutes de temps, on court tout le temps, etc. Donc, on retrouve plus de 70 audios aidants sur 8 thématiques, les thématiques étant mes piliers centraux. On va parler de gestion du stress. de psychonutrition, de nutrition, d'estime de soi, de sommeil, de reconnexion à soi, de mise en mouvement et même de microbiote intestinal. Donc là, c'est vraiment sur la partie des 70 audios aidants que j'ai mis en ligne pour l'instant, sachant que moi, je veux que ce soit une application vivante. C'est-à-dire que mon application vivante, chaque mois, je m'intéresse justement au retour de mes auditeurs, de ceux qui ont pris mon application et je veux recréer des nouveaux audios. Donc chaque mois, il y aura des nouveaux audios. en fonction des retours que j'aurais pu avoir. Mais il n'y a pas que 70 audios dans cette appli. Il y a aussi un mini programme autonome que j'ai nommé Sugarland, le monde du sucre, qui peut aider justement les personnes qui voudraient apprendre à limiter les envies de sucre rajouté ou les envies de sucre raffiné.
- Speaker #1
Ok, très bien. Donc effectivement, on est sur du vrai contenu additionnel que tu fais vivre, qui va évoluer, qui va... Mais alors du coup, cette application, est-ce qu'elle est conditionnée par un suivi diététique ou est-ce qu'on peut l'utiliser de façon totalement autonome et aller piocher un petit peu les trucs qui nous intéressent ?
- Speaker #0
On peut être totalement autonome, c'est-à-dire que ça peut être quelqu'un qui a envie d'aller mieux au niveau gestion du stress, d'apprendre à manger moins vite, d'améliorer sa relation, son estime d'elle-même, etc. de diminuer ses envies de sucre, elle écoute... Par exemple, avec un rituel de 10 minutes par jour, elle choisit les audios qu'elle a envie en fonction de ses besoins et de ses attentes du moment. Ça, c'est en autonomie. Et sinon, ça peut être aussi aidant pour entre deux consultations, justement. Moi, mes patientes que je suis, je leur dis souvent en fonction de leurs problématiques, tiens, je te challenge justement pour notre prochain rendez-vous à avoir suivi peut-être les audios sur la gestion du stress, parce que je sais que c'est ça qui... qui t'embêtent en ce moment.
- Speaker #1
Tu peux les diriger dans ce flot de 70 contenus, tu peux les diriger un petit peu, leur tracer une feuille de route.
- Speaker #0
Exactement. Et en fait, ce qui est important de savoir sur ces contenus audios, c'est que c'est vraiment avec la science, avec les thérapies cognitivo-comportementales, avec la pleine conscience, avec des visualisations, avec des outils pratiques, avec des questions introspectives qui vont vraiment nous aider à prendre conscience comment s'améliorer, comment avoir des déclics, etc. Et c'est là que je trouve que c'est important pour eux.
- Speaker #1
Ok, et du coup, comment tu as les retours de tes utilisateurs ? Est-ce qu'eux peuvent déjà interagir sur l'appli ou alors c'est des retours qu'ils te font par rapport aux bienfaits que ça a pu leur procurer ?
- Speaker #0
Alors, j'ai les retours avec les avis sur les Apple Store, j'ai les retours avec mes réseaux sociaux, j'ai les retours avec mes clientes que je connais et qui me font les retours. Et en fait, certaines me disent, elles me font sourire, j'en ai une qui me dit « Ah, l'autre jour Delphine, j'étais à ma pause salariée et du coup, j'avais que 10 minutes, j'avais vraiment envie de me reconnecter à moi-même et et de me sentir mieux, j'ai écouté ton audio de 10 minutes, et ça m'a fait un bien fou, et j'étais vraiment dans une vraie pause relaxante, et pas que relaxante, aidante. Donc ça, c'est un exemple. Après, j'ai d'autres patientes, par exemple, qui me disent, moi, j'aime beaucoup t'écouter avant de manger, parce que j'ai des audios aussi spécifiques pour apprendre à manger en pleine conscience, qui durent 2-3 minutes, c'est des petits rituels à écouter avant de passer à l'acte de manger, par exemple le déjeuner. Et elles me disent, quand je t'ai écouté, du coup, après, je mange beaucoup plus doucement, je suis vraiment... plus à apprécier chaque bouchée, etc. Du coup,
- Speaker #1
tu as du retour concret sur la pratique.
- Speaker #0
Et un autre exemple que je pourrais te donner, j'ai aussi, parce que j'ai créé dans un des piliers qui s'appelle la mise en mouvement positive. Je n'aime pas dire activité physique, moi je préfère la mise en mouvement positive. Du coup, c'est des audios qu'on écoute en allant marcher. Et j'ai pas mal de patientes qui me disent, j'adore, je vais marcher un quart d'heure et je t'écoute. Et ça me fait un bien fou parce que je marche et j'apprends des choses sur moi et je me sens mieux, etc.
- Speaker #1
C'est sûr que marcher, alors moi je cours, mais je n'aime pas écouter des choses quand je cours. Mais c'est vrai que quand on dit aux gens, allez marcher, et si tu n'es pas habitué à le faire, tu peux dire, je vais m'ennuyer en fait, et proposer du contenu comme ça, qui va être intégré dans le suivi, c'est forcément intéressant pour mettre les gens un petit peu à la marche. Dans nos échanges aussi, quand on a préparé l'épisode, tu me parlais de, de santé globale et systémique. Est-ce que tu peux nous expliquer en quoi ça consiste et comment ça s'applique dans ton appli ?
- Speaker #0
Pour moi, la santé globale, c'est pour dire que tout est lié et interconnecté. En fait, c'est vraiment important de ne pas juste parler de santé physique. La santé mentale va jouer aussi et comme je disais, la santé environnementale, le lieu où on vit, ce qu'on a en bas de chez soi, etc. Nos proches, notre famille. Il y a aussi la santé intestinale, ça c'est super important parce qu'on en parle de plus en plus. Pour moi, c'est la médecine du futur, prendre soin de notre microbiote. Ça joue sur tout. Moi, ce que j'ai appris vraiment sur le microbiote, c'est que par exemple, ce que je ne savais pas avant, il y a deux ou trois ans, parce que j'apprends sans cesse, j'apprends chaque année avec des formations, etc. C'est que par exemple, notre microbiote, notre santé intestinale va jouer sur notre comportement alimentaire, sur notre humeur, sur notre état de stress, sur notre immunité, bien évidemment. Et donc, du coup, c'est assez incroyable que tout soit lié et interconnecté. Et du coup, pour moi, c'est pas juste parler de santé physique ou santé mentale, c'est parler de tout. toutes les sortes de santé. Il y a la santé nutritionnelle, la santé comportementale, la santé environnementale, la santé planétaire. Voilà, tout est lié. On fait partie de la planète, etc. Et du coup, pour moi, il faut prendre l'humain dans la globalité faisant partie de la Terre et prendre soin de la Terre. Enfin, voilà, c'est vraiment...
- Speaker #1
Ouais, c'est vrai qu'au-delà du simple aspect santé physique où on découvre des choses... Alors, moi, je renvoie à un épisode que j'ai tourné sur le microbiote, justement, avec une diététicienne spécialiste de la question. Mais, effectivement, au-delà de, comme tu le dis si bien, en fait, le... Pourquoi on a besoin d'un accompagnement humain ? Je n'arrête pas de le dire sur la question alimentaire, parce que l'alimentation, c'est un acte, en fait, et c'est un acte qui est conditionné par énormément de critères. Et ce n'est pas juste le rapport qu'on a à notre corps et à l'envie d'être en bonne santé, c'est que ça répond à des influences culturelles, du milieu dans lequel on évolue, du moment de notre vie aussi. Est-ce qu'on subit une phase de stress ? Est-ce qu'on... Enfin, il y a... Plein de facteurs et c'est pour ça que rien ne remplacera l'accompagnement humain. Alors il y a plein d'applis, il y a plein de choses qui peuvent aider à ça, mais au départ, il faut quand même de l'humain pour essayer de comprendre et d'échanger là-dessus. Parce que chaque cas est unique en fait, chaque patient est unique, chaque patient vient avec son histoire.
- Speaker #0
C'est passionnant en fait, chaque patient est unique, chaque patient a son histoire. Et moi d'écouter déjà l'histoire du patient, de comprendre et de voir après, tiens bon, si tu es d'accord, on va travailler du coup en écoutant ton histoire. J'ai vu qu'il y avait trois axes. où tu pourrais t'améliorer, progresser. Est-ce que tu es d'accord de travailler sur tel pilier, tel pilier, tel pilier ? Donc ensemble, après, on voit si elle est d'accord. Et on avance avec les outils, avec des ressources. Et en fait, ce qui manque, c'est des ressources. Les gens, ils n'ont pas d'outils pratiques, ils ne savent pas comment faire. Donc c'est là que l'humain va l'aider à motiver, à la booster, à l'écouter aussi, à la comprendre, toujours avec bienveillance. et les outils sont là pour progresser.
- Speaker #1
Oui, d'autant plus que là, on ne parle pas d'une mode, on ne parle pas d'une pratique. C'est une science, je veux dire, il y a du contenu, il y a des études dessus, il y a des chercheurs, il y a vraiment du support, il y a du livre, il y a des choses. Si on ne parle pas d'une tendance un petit peu à la mode en ce moment, tiens, on va faire de la diète comportementale. Non, c'est vraiment quelque chose qui est étudié, qui est sourcé, donc c'est vraiment du concret. Effectivement, pour ça, il faut vulgariser, c'est là où il faut donner accès un petit peu à tout ce contenu-là, à toutes ces théories. Donc, c'est là aussi où l'accompagnement va être essentiel. Et au-delà de ça, le contenu que toi, tu peux poster sur ton application qui est vraiment un accompagnateur pour tes patients.
- Speaker #0
En fait, moi, mon appli, je voudrais même qu'elle soit plus que ça. En fait, c'est vraiment le début d'une brique. Je vois plus tard, tu vois, un peu le nex fixe de la prévention santé.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Je vois le nex fixe de la prévention santé, mais le mot nex fixe m'embête un peu. Je voudrais plutôt être dans la version, tu vois, si tu arrives à imager, l'épicerie fine. de la prévention santé. Je n'ai pas envie de trop de contenu, tout le contenu. Je l'ai déjà dit, il y a énormément de contenu. Moi, je voudrais plutôt cibler. Bon, il y aura du contenu, mais du contenu de qualité et qui aide. C'est vraiment ça. Donc, du coup, donner les bons outils, aider les gens de manière simple.
- Speaker #1
Oui, et puis, je pense que tes plus belles victoires vont être le patient qui t'appelle. Donc, vite dans tes consultations pour dire, moi, j'ai besoin de perdre du poids. Voilà. Et tu vas le basculer sur une autre façon de penser, en fait. Et le fait de revoir ses obétites et de dire, ah oui, d'accord, il y a quand même d'autres choses derrière. Parce que nous, on en parle, on a conscience que l'alimentation est un acte, comme on disait, qui est le résultat de beaucoup d'influences et beaucoup de choses, de valeurs. Mais ça, le patient n'a pas toujours... pas toujours conscience et surtout que lui, il pousse encore nos portes pour perdre du poids parce qu'on lui a dit perdre du poids.
- Speaker #0
Parce qu'on a été conditionnés pendant des années à devoir, surtout nous les femmes, perdre du poids. Bien sûr. Et avec des amégrisologues, avec des régimes. Enfin moi, je suis une femme qui est née en 1981, donc on peut faire le calcul si on a envie. Et en fait, moi, ma jeunesse, j'ai été, je ne sais pas, moi, avec des films comme Britney Spears. Non, pas Britney Spears, pardon. Voilà, j'ai fait un...
- Speaker #1
Il y a toute cette culture américaine. Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Si, Britney Spears, à un moment, on savait qu'elle était trop grosse. Ce n'est pas vrai. Bridget Jones, elle faisait une taille 38-40, elle était trop grosse. Ce n'est pas vrai. Moi, je suis née avec les magazines Jeune et Jolie. et jolie et mince, etc. Non, stop, stop, stop. On a trop été conditionné avec le devoir maigrir. Et en fait, moi, j'aime pas le mot maigrir. Tu vois le mot ? Je trouve ça moche. C'est un mot qui fait buzzer parce que c'est un mot qui est très recherché sur Google. D'ailleurs, je crois que c'est le numéro 1 qui est recherché sur Google. Et moi, en fait, j'ai inventé un mot. Je sais pas si j'en avais parlé. Le mot que j'ai inventé. En fait, je me suis dit, mes patientes, elles viennent me voir. Pourquoi ? Ou alors, j'ai créé mon appli Pourquoi ? J'ai créé une appli où je vais jouer mes patients pour les aider à aller bien. Donc en fait, il n'y a pas de mot qui existe et c'est là que j'ai inventé le verbe bien-nir. Donc qui veut bien-nir avec moi ? Tu vois, il y a le mot maigrir. Non, on s'en fiche, il ne faut pas être focus sur le poids, il faut être plutôt focus sur son état de bien-être, sur comment je me sens, comment j'aime ma vie, est-ce que je nourris assez ma vie, est-ce que je nourris assez mes plaisirs, est-ce que je nourris assez mes désirs ? Parce que très souvent, dans l'alimentation émotionnelle évitante par exemple, on va combler un vide affectif, on va combler une tristesse ou alors des chocs traumatiques, mais là c'est beaucoup plus complexe. en mangeant plus. Bien sûr. Et puis la prise de poids est aussi une protection. Oui. Donc, stop au mot maigrir. Moi, je veux vraiment mettre fin à l'ère des régimes restrictifs qui sont en plus un business qui pèse des milliards.
- Speaker #1
Oui. Parce que la promesse est forte. Et faire perdre du poids à quelqu'un rapidement, ça, on sait tous le faire. C'est très facile. Alors, sans dire... Voilà, peu importe les conséquences sur la santé. Tu viens me voir, tu veux perdre 10 kilos en un mois, je te les fais perdre. C'est facile, il suffit de t'affamer en fait. Derrière, il y aura des grosses conséquences. Mais en tout cas, ça c'est très facile. Et du coup, comme les promesses sont tenues, ça entretient la bête en fait. Donc le marché là, il est forcément très très puissant. Et puis il y a des trucs qui arrivent tous les jours. Là aujourd'hui, je suis tombé sur un spray qui t'enlève le goût du sucre. Je ne l'avais pas vu celui-là encore. Voilà. Ça me fait encore rire, tu vois, mais ça me désespère en même temps. Mais ça va marcher. Je suis sûr que ce produit-là va se vendre. Parce qu'il y a une attente qui est là-dessus et c'est du raccourci de dire le poids égale la santé. Alors que, moi je te disais tout à l'heure, je cours dans des courses à pied longues que je peux faire, je vois des gens... Je me dis, mais ils sont corporellement... Déjà, moi, tu vois, je ne suis pas taillé comme un trailer. Moi non plus. Moi,
- Speaker #0
je suis péticienne, maigre.
- Speaker #1
Et puis, tu vois des gens qui sont corpulents et qui sont en pleine santé, en fait. Parce que tu les vois, et c'est ça que moi, je veux transmettre aussi.
- Speaker #0
Ah, mais moi aussi, je te rejoins complètement. Parce qu'en fait, on peut très bien avoir une légère obésité et être en bonne santé, en fait. Et on peut aussi être en surpoids, être en bonne santé. Il faut arrêter de penser que la santé égale le poids. Alors, bien évidemment, quelqu'un qui a un IMC de 50... Oui, il y a des facteurs de risque. Oui, il va y avoir des facteurs de risque derrière. Mais on peut avoir une légère obésité ou être en surpoids et en super bonne santé.
- Speaker #1
Je pense que c'est une première mission quand un patient débarque. C'est déjà de débunker un peu, de casser cette idée reçue poids égale santé. Non, il y a des bilans sanguins, il y a d'autres choses qui peuvent quand même t'en dire beaucoup plus. Donc, on est bien d'accord là-dessus. Du coup, on a parlé d'exemples de patients. Alors, est-ce que tu recommandes cette appli à tous tes patients ou il y a quand même des cas particuliers où tu vas te dire, bon là, tu n'es pas encore prêt. J'imagine que dans des suivis, surtout sur des approches un petit peu comme ça, il y a certaines personnes, on peut leur dire, attention, tu n'es pas encore prêt, il y a peut-être un travail un peu à faire parce que tu vas te confier. Non, justement, c'est une question.
- Speaker #0
Je me demande si mon appli est pour tout le monde déjà. Alors, mon appli, elle peut être pour tout le monde. Et en fait, dans ma tête, je l'ai même... idéalisée en me disant, elle peut être pour le grand public, elle peut être aussi, je l'ai imaginé pour les soignants, vous voyez les soignants dans les hôpitaux, etc., les aidants et donc comme je t'ai dit, elle peut être pour les personnes surtout qui peuvent souffrir d'obésité de troubles du comportement alimentaire ou encore de légères dépressions légères, je dis pas, parce que vraiment t'as des outils qui peuvent t'apporter que du plus donc il faut le tester
- Speaker #1
C'est en cas où je disais sur la dépression, peut-être qu'il y a des... Est-ce que ça t'est déjà arrivé d'avoir un cas dépressif trop lourd qui peut te faire dire « Attention, ça, ça va te servir, mais aujourd'hui, on va d'abord... Va traiter ça en psy, vraiment. Là, moi, je n'interviendrai pas tout de suite. Et reviens dans de meilleures conditions. Et là, on va pouvoir travailler là-dessus. »
- Speaker #0
C'est vrai que les personnes qui souffrent vraiment d'une grande dépression, il faut à tout prix qu'il y ait un suivi en psy en parallèle. Donc, mon outil, ce n'est pas... C'est un soin, mais ce n'est pas un outil magique.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Donc, ça peut aider, accompagner, être un plus. Mais ce n'est pas avec mon outil qu'on va résoudre toutes les problématiques.
- Speaker #1
Oui, parce que comme on en revient tout à l'heure un peu sur l'autodétermination, il va falloir être quand même capable d'être acteur de son suivi. Et donc, d'aller chercher du contenu, d'écouter. Ça demande une activité quand même. Quelque part, si quelqu'un est vraiment dans un état où pour l'instant il va avoir besoin, ça va être un peu unilatéral. Tu sais,
- Speaker #0
écouter, c'est comme toi avec tes podcasts, écouter un audio de 10 minutes, ça ne peut te faire que du bien. Si tu t'allonges et que tu te concentres vraiment, parce que je ne peux pas citer d'autres applis, mais il y a une célèbre appli très connue de relais. avec un petit bonhomme, tout le monde voit de qui je parle, et bien là, ça aide vraiment à se relaxer. Et moi, en fait, mon appli, je n'ai pas triché sur cette appli-là, mais c'est plutôt pour se reprogrammer. Et du coup, changer de vision, changer de regard sur notre corps, notre rapport à l'alimentation, poids, alimentation mentale, etc. Parce que tout est lié, interconnecté. Et du coup, ça peut être très puissant si on l'écoute en rituel un peu tous les jours.
- Speaker #1
Donc oui, il y a quand même une forte approche gestion de stress et tout ça qui peut... être une porte d'entrée pour des personnes dans cette situation-là, en tout cas.
- Speaker #0
Gestion de stress ou alors l'estime de soi aussi. Oui,
- Speaker #1
on est bien d'accord. Écoute, merci Delphine pour toutes ces explications. Et du coup, ça ouvre quand même une question un peu plus large sur... Effectivement, tu as eu besoin, tu as senti le besoin de créer cet outil-là, mais parce qu'on le constate tous les deux, on a pu en discuter aussi, c'est que le rapport collectif à l'alimentation et au régime, il est encore... Il a encore à travailler, selon nous. Il y a un gros sujet de prévention à faire.
- Speaker #0
Il y a un énorme sujet de prévention. Si j'avais ma baguette magique, je voudrais qu'il n'y ait plus jamais de régime restrictif à la télé, dans les magazines. Par exemple, j'ai une petite fille de 9 ans. Elle est tombée sur une pub. Je ne dirais pas le nom non plus, mais ça nous matraque à la télé avec des plats préparés, etc. Elle me dit « Maman, tu ne crois pas que je suis grosse et que je dois perdre du poids aussi chez Nain ? » Attention ! J'en peux plus qu'on nous conditionne vraiment à... Surtout les filles qui complexent très rapidement.
- Speaker #1
C'est vrai que tout ce marché-là est puissant. J'en ai déjà parlé, mais il y a déjà aussi notre rapport culturel à la médecine où on va voir pour se faire réparer. La médecine préventive chez nous, dans nos cultures, n'existe pas. Elle n'est pas encore ancrée. Peut-être que ça a tendance un petit peu à changer, mais en tout cas Ce n'est pas encore quelque chose qu'on applique. On va toujours voir un médecin quand on est malade. On ne va pas voir un autre spécialiste ou un dentiste quand on a mal aux dents. On ne va pas le voir...
- Speaker #0
Investir dans sa santé. Faire conscience que le bien le plus précieux, c'est notre santé. Très souvent, moi, je m'en suis rendu compte avec mon entourage ou mes patients. C'est quand on a perdu notre santé qu'on se rend compte que c'était un bien le plus précieux. C'est ça. C'est exactement ça. Entre guillemets, tu as compris. Mais voilà, la prévention, c'est super important. et tous les gens La prévention, c'est pas être parfait, mais mettre davantage d'aliments bruts dans notre alimentation. Si possible bio ou raisonné, je sais que c'est compliqué, mais limiter les aliments ultra transformés, ça c'est pour la partie nutrition. Pour la partie psychonutrition, c'est comprendre que nos pensées limitantes, nos croyances, nos schémas peuvent nous amener à un mauvais rapport à l'alimentation. C'est comprendre pourquoi on mange, comment on mange, c'est apprendre à ralentir, c'est apprendre à déguster. c'est apprendre à déculpabiliser aussi. Ce n'est pas parce qu'on se mange une pâtisserie le week-end ou qu'on a fait un excès une fois. Ce n'est pas grave. Ce n'est pas grave. Parce que la nourriture, c'est aussi le plaisir d'être ensemble, le plaisir de manger, la convivialité. Et en fait, c'est super important de déculpabiliser, de rendre la nourriture à tous ses sens. Oui,
- Speaker #1
on a encore beaucoup. Moi, j'imagine que toi aussi, c'est le cas. Mais on a encore beaucoup de... de questions, on me questionne sans arrêt ça c'est bon, ça c'est pas bon. Comme si l'alimentation c'était deux colonnes, bon, c'est pas bon. Et ça c'est encore...
- Speaker #0
80-90% de mises, c'était à fond ça. C'était aliment interdit, aliment autorisé. Mais c'est terminé cette diététique traditionnelle de l'avant-gardiste, c'est fini.
- Speaker #1
Mais c'est encore très ancré dans les esprits. Et il y a aussi, nous la profession diététique a subi une image un peu qui est le résultat de ça aussi, d'une pratique un peu à l'époque qui était un peu... un peu direct et dénué justement de toute cette approche psychologique. Il y a aussi le fait, je pense que c'est quand même lié, nous on est de la même génération, moi je suis dans 83, donc on est vraiment de la même génération. On a grandi dans une société, il n'y a pas que nous, mais on a grandi dans une société de consommation où on est des consommateurs en fait. Et la santé aujourd'hui, notamment la nutrition, on a un aspect très consumériste de ça en disant j'ai un problème, je veux une solution. Et c'est bien que tu dises d'ailleurs que c'est aussi pour ça que je te reçois parce que ton appli... un outil, ce n'est pas the solution pour... Tu télécharges l'appli au bout de trois semaines, je te garantis que toi... Voilà, mais c'est ça qu'il y a un short-term de...
- Speaker #0
Beaucoup m'ont dit, mais tu as créé une méthode. Non, non, non, je n'ai pas créé une méthode. Je ne veux pas dire que j'ai créé une méthode. J'ai une approche différente qui a misé dedans mes 23 ans d'expertise plus toute la partie diététique, comportementale, psychonutrition, méditation, etc. Mais je n'ai pas the solution miracle. J'ai créé quelque chose qui est un outil complémentaire et dont qui peut aider entre deux consultations diététiques si vous avez un suivi avec une diététicienne comportementaliste, ou alors entre deux séances psy, ou alors tout simplement en autonomie, parce que vous avez envie de déculpabiliser, de retirer ces pensées sans cesse à penser de nourriture, calories, ou il ne faut pas que je mange ça, là je suis nul, pourquoi j'ai craqué sur ça, stop, stop, stop, on va arrêter.
- Speaker #1
C'est marrant l'histoire de programme, parce qu'effectivement ce n'est pas un programme... où tes utilisateurs vont sortir d'un moule et ils vont tous penser la même chose. Et ça, on a encore tendance à le croire, tout ça, de dire, c'est la solution, donc on va tous être parfaits en sortant. Non, ce n'est pas ça. C'est un outil aidant, comme tu le dis.
- Speaker #0
C'est un outil aidant et qui peut être pris sous différentes manières en fonction de nos besoins du moment. Par exemple, quelqu'un aussi qui dort mal, il peut s'amuser aussi à faire des audios pour aider les gens qui dorment mal.
- Speaker #1
Oui, parce qu'on parle souvent de quatre piliers forts sur la santé. C'est le sommeil, l'hydratation, l'activité physique. Je ne sais plus quel terme t'employais. Je n'avais pas ce thème-là.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et l'alimentation, du coup. Et tout ça, effectivement, ça se travaille, c'est interconnecté. Tous les leviers, selon les personnes, ce n'est pas au même niveau. Tu vois,
- Speaker #0
par exemple, ça me fait penser sur la partie le pilier nutrition que j'ai créé. dedans tu auras des audios par exemple pour comprendre ta digestion. Alors, du coup, ça va être l'histoire du petit poids. J'ai raconté une histoire où c'est ton petit poids que tu manges et qui va traverser tout ton tube digestif. Et c'est une histoire un peu immersive. C'est ça l'objectif, pour que tu comprennes mieux et que tu prennes plus conscience de l'importance de mieux manger, etc. Dans la nutrition, j'ai aussi fait un audio qui va reconnecter plus sur l'alimentation brute, l'alimentation avec la terre. Donc, vraiment pour aider justement à se déshabituer de manger trop d'alimentation. ultra transformé parce qu'on sait maintenant par exemple que 70% de l'alimentation au supermarché c'est l'alimentation ultra transformée et ça quand on mange alors je dis pas on peut pas on peut pas ne pas en manger un petit peu compliquée histoire de dosage de fréquence de quantité etc mais ceux qui en mangent vraiment tous les jours tout le temps tout le temps tout le temps et bien ils vont bousiller leurs microbiote et puis tout à l'heure on disait que le microbiote joue sur notre comportement sur notre humeur sur notre état de stress sur notre santé etc etc donc Voilà, remettre du brut, remettre des aliments bruts, des aliments riches en fibres, remettre de la couleur dans son assiette, mais de la couleur naturelle, végétale. Ce qui existait encore il y a 100 ans, par exemple, parce que moi, j'ai une phrase que j'ai souvent en tête, c'est notre alimentation a plus changé en 50 ans qu'en 50 siècles.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Incroyable.
- Speaker #1
Mais l'arrivée de la grande surface, de la publicité, tout ça, ça nous a... Quand je fais des ateliers sur l'équilibre alimentaire, la première chose que je décris, c'est... on est une voiture, notre alimentation c'est l'essence mais ça, les gens l'ont oublié quand je dis les gens, nous tous la société a fait que on consomme de l'alimentation comme on va s'acheter des vêtements on oublie le côté on ingère quelque chose dans notre corps qui aura un impact sur le fonctionnement de celui-ci et ça déjà c'est un premier gros travail à faire, donc il y a énormément de choses à travailler l'approche elle est compliquée il y a énormément de prévention à faire On a vraiment... Un gros travail à faire là-dessus. Et du coup, derrière, effectivement, tous ces régimes, toutes ces solutions, il en apparaît en plus tous les jours.
- Speaker #0
Encore plus avec tout ce qui est réseaux sociaux, influenceurs, parce que maintenant, les influenceurs... Moi, j'en peux plus de toute cette désinformation de la santé et de la nutrition. C'est-à-dire que maintenant, un influenceur qui a un million de followers, il va parler nutrition, il va parler santé, et derrière, il y a plein de jeunes qui suivent. Il y a plein de jeunes qui sont complexés, qui ont du coup un mauvais rapport à l'alimentation, qui pensent encore que... « No pain, no gain » ou « Mange moins, bouge plus et tu vas maigrir » . Et en fait, ils partent dans des troubles du comportement alimentaire, dans des estimes d'eux-mêmes. Et en fait, les régimes restrictifs, ça fait plus de mal que de bien. Et c'est ça qu'il faut vraiment prendre conscience. C'est super important de comprendre qu'il faut travailler sur tous les piliers de l'hygiène de vie, avancer à son rythme, ne pas viser la perfection, et puis comprendre pourquoi je suis comme ça, comment je peux faire pour m'améliorer.
- Speaker #1
C'est ça aussi qui est difficile. c'est que Alors moi, j'ai reçu Inès du compte Lâche ton assiette qui a vécu une grosse période de TSA et qui a expliqué effectivement, elle, ce qu'elle avait réussi à faire dans son suivi, c'est de faire le ménage dans ses réseaux sociaux. Mais ça, ce n'est pas évident parce qu'il faut avoir quand même une certaine connaissance. Moi, je viens du marketing, j'ai étudié le marketing, donc il y a un biais qui est beaucoup utilisé en publicité, c'est la peur. Pour te vendre un produit, je vais te faire peur. Comme ça, la solution sera beaucoup plus impactante. Mais effectivement, d'être capable d'identifier ça, ce n'est pas facile parce que c'est un travail d'éducation que nous aussi, les diètes, on doit faire en disant attention, ce contenu-là, il te fait peur, donc il va te vendre un programme. Et ça, ça peut créer des choses. Mais ça, il faut avoir quand même des bases de connaissances et puis détecter un petit peu des astuces. À force de traîner sur les réseaux en tant que diète, on arrive à les cerner. Mais ça, ça s'apprend aussi à nos patients parce que... On peut être un très très bon diète, avoir un super suivi, mais on ne maîtrise pas ce que notre patient va aller voir, va aller lire, va aller consulter. On ne va pas l'interdire non plus parce qu'on n'est pas là-dessus, le patient doit rester libre. Mais il faut quand même l'éduquer à se dire, attention, essaye de faire un peu de ménage parce que ça c'est nocif en fait. C'est là où ce n'est pas facile, notre pratique est de plus en plus compliquée avec ce flux d'informations qui arrive continuellement. C'est pour ça que ces applis-là sont bien pour prolonger un petit peu les consultations et accompagner un petit peu plus. Mais ce travail-là, il est très compliqué.
- Speaker #0
C'est un gros business. Qu'est-ce qui est compliqué ?
- Speaker #1
De devoir dire à nos patients, attention, il faut faire le tri dans les comptes que tu vas voir. Parce que n'importe qui... L'alimentation, ça concerne tout le monde. donc tout le monde se l'approprie d'ailleurs même avec des médecins dans mon travail je vois des ordonnances médicales qui parlent d'alimentation passée mais il y a des choses qui sont absolument il y avait une diète qui a posté tout à l'heure un truc sur Instagram et qui est un petit peu tous les cas comme ça qu'elle a pu voir Un médecin qui disait, attention, il ne faut pas mélanger les féculents et les légumes, qui disait ça à son patient.
- Speaker #0
Attention, déjà, dès qu'on vous dit interdit... Voilà, ça c'est le premier red flag à donner. Dès qu'il y a une interdiction, fuyez. Si on est focus sur les calories, fuyez. Si on est focus que sur votre poids, fuyez. Si on ne vous donne pas des outils, des ressources ou des exercices pratiques, fuyez. Si on vous donne un plan alimentaire restrictif, avec vous revenez dans trois semaines quand vous aurez perdu trois kilos, fuyez. Si on vous engueule parce que vous n'avez pas perdu de poids, fuyez. Si on ne vous pose pas des questions sur votre comportement, votre vie, vos rapports à tout, là, il y a aussi.
- Speaker #1
Mais ce n'est pas facile. Côté patient, ce n'est pas facile. Il est perdu. Il y a des errances un peu médicales comme ça. On se dit, moi, ça fait quatre personnes que je vais consulter. Déjà, les avis ne sont pas les mêmes. Et puis, on me culpabilise. Derrière, des fois, on récupère des patients qui sont brisés quand même. Donc, c'est franchement compliqué. Merci en tout cas beaucoup Delphine d'avoir pu évoquer ce sujet-là qui est vraiment très important et d'avoir pu parler de cette appli parce qu'effectivement aujourd'hui il existe des outils donc c'est bien de les mettre en avant. Est-ce que tu as des choses à rajouter sur NutriRev ? Quelle est ta vision ? NutriRev dans 5-10 ans, c'est quoi ton rêve ?
- Speaker #0
Écoute, moi la NutriRev, je suis en train de travailler justement pour gagner des concours en santé, des trophées de la santé parce que mon objectif c'est justement de trouver des investisseurs, des levées de fonds pour... mieux faire connaître mon appli parce que j'ai créé de A à Z toute seule. Donc maintenant, il faut que je trouve la trésorerie pour le faire connaître, le rendre visible. Et puis par la suite, dans 5 ans, j'espère 1 million d'utilisateurs.
- Speaker #1
Tu prends contact avec d'autres diètes qui sont un petit peu sur cette Ausha ? Pas encore, mais je vais le faire.
- Speaker #0
J'ai vraiment une vision sur comment je vais contacter des diètes comportementales, je vais aussi des psys. Je vais tout ce qui est coloc aussi pour les collectifs de personnes qui souffrent d'obésité. J'ai accès. Moi, je suis aussi fait partie du collectif des femmes de santé. Donc, du coup, je vais aussi utiliser ce réseau-là pour faire connaître mon appli. Et puis, j'espère en tout cas que ça va impacter positivement la vie et la santé d'un maximum de personnes. En sachant qu'il y a trois jours gratuits. L'appli, justement, je me suis toujours dit qu'il faut tester pour la découverte. Il y a une phase de découverte et puis après, le prix. Parce que souvent, on me dit, mais ton appli, elle est payante. Je dis, mais en fait, si elle n'était pas payante, soit je revendrai tes données à l'international ou soit ce serait bourré de pub. Donc, à un moment, il faut que ce soit juste un minimum payant et c'est à 4,99 par mois le prix de trois cafés par mois.
- Speaker #1
À contenu de... Un contenu qui va gérer ton stress ou t'aider à dormir et qui est coupé d'une pub, bon, c'est quand même pas terrible. On est bien d'accord. On est bien d'accord. Écoute, Delphine, avant de conclure l'épisode, moi, j'aime bien, j'ai toujours une petite rubrique que j'essaye de caser. Du coup, on parle de ton rapport à toi, à l'assiette. Je te propose une petite série. J'ai un peu réduit. Je te propose une petite série de cinq questions. Questions, réponses très rapides. Et puis, on va en apprendre un petit peu plus sur ton rapport à l'alimentation. Si tu devais définir, toi, ton rapport à ton alimentation, en un mot, ce serait lequel ? plaisir très bien, tu parles à un compte qui s'appelle Diète et Gourmand tu peux pas plus me faire plaisir mettons du plaisir dans nos assiettes et ça passe aussi par là, l'accompagnement diététique, sans plaisir n'importe quel projet que vous pouvez avoir dans la vie s'il n'y a pas une notion de plaisir, n'importe quel travail n'importe quelle occupation donc l'alimentation c'est pareil en fait, vous pouvez pas vous recentrer en disant Et du coup les discours no pain no gain, ça marche peut-être au tout début parce qu'il faut peut-être se mettre un petit coup. C'est une histoire de se motiver mais pas tomber dans ce truc-là. Ça c'est pareil, c'est une culture qu'on a eu dans les années 80, des films, de tout ça.
- Speaker #0
Il y a un sujet qu'on n'a pas parlé mais par exemple quelqu'un qui perd vite, comme tu as l'air de le dire. Il y a l'histoire de l'effet yo-yo. Tu as entendu parler des dernières avancées en épigénétique, comme quoi les cellules ont des mémoires. et que du coup, à cause de la mémoire des cellules... Il y a l'effet yo-yo qui arrive. C'est incroyable.
- Speaker #1
On n'a pas conscience de tous les dangers. Comme tu dis, on en découvre encore toujours plus. D'où l'intérêt vraiment de mettre le frein sur ce type de pratiques-là. On est bien d'accord. Est-ce que tu as un souvenir d'enfance particulier qui est lié à la nourriture ?
- Speaker #0
Souvenir d'enfance ? Écoute, moi, c'était justement la convivialité avec les repas du dimanche en famille. dans la maison de campagne de ma grand-mère dans le Finistère, où du coup c'était les grandes tablées où on mange, ça dure longtemps, et puis il y a le jardin, c'est sympa. Le rituel du dimanche. Voilà, le rituel du dimanche avec la famille réunie.
- Speaker #1
Ok, alors là ça va être intéressant. Est-ce que tu as un grignotage un peu inavouable à nous faire part ?
- Speaker #0
Alors inavouable,
- Speaker #1
je sais que les diètes on n'aime pas dire inavouable, parce que rien n'est inavouable. Non, non, non. Mais un truc qui sur le papier, bon, voilà, c'est pas...
- Speaker #0
Grignotage inavouable, écoute, moi j'adore le chocolat. J'adore le chocolat au praliné.
- Speaker #1
Ou tu as des associations, des fois, qui sont un peu bizarres ? Comment tu es goût ? Moi, je sais, par exemple, il y a des trucs, tu vois, j'adore un pain vinaigrette, tu vois, une bonne vinaigrette avec un morceau de pain, c'est un truc que je peux, voilà. Et je fais exprès d'utiliser cette question. On parlait tout à l'heure de déculpabiliser. Oui, bien sûr. Il n'y a pas de... En vrai, c'est histoire de pouvoir comparer. Des fois, j'ai eu des réponses assez rigolotes, mais c'est vraiment d'en rire et de déculpabiliser parce que ce n'est pas parce que je fais ça que je suis tout de suite atteint d'un trouble alimentaire. On peut avoir des petits plaisirs comme ça, des petits trucs rigolos. C'est pour ça que j'en parle aussi. C'est pour ça que je fais cette question. Et des fois, j'ai eu des réponses assez rigolotes. Donc, tu n'as pas de trucs particuliers, quoi. Non, des fois, il peut y avoir... Alors oui, la femme enceinte, des fois, elle a des associations bizarres, mais il peut y avoir des fois des trucs...
- Speaker #0
Alors moi, tu sais, le beurre salé, j'adore. Alors si je fais le matin de temps en temps beurre salé, confiture, c'est « Ah mon Dieu, beurre salé, confiture, je ne le fais pas. » Mais bon. Ça va,
- Speaker #1
on est quand même. Ok. Est-ce que tu as un objet culturel qui parle de bouffe et que tu nous conseillerais ? Un livre, un film, une série, une chanson, un truc qui te…
- Speaker #0
Alors là, j'y vais au feeling parce que je n'ai pas préparé mes confitures. Oui, oui, oui.
- Speaker #1
Non, non, mais c'est pas mal.
- Speaker #0
Justement, parce que sinon, objet culturel par rapport à la nourriture.
- Speaker #1
Moi je sais par exemple que Petit, j'en parle souvent, mais le film L'aile ou la cuisse, j'étais Petit.
- Speaker #0
J'adore !
- Speaker #1
En plus ce qui est drôle c'est que quand tu le regardes Petit, notamment quand ils sont dans l'usine avec les aliments, c'est hyper drôle, parce que c'est fait n'importe comment, mais il y a un vrai message dessus. Et j'ai appris après que ça dénonçait quand même quelqu'un. C'est une personnalité qui s'était justement lancée dans ce type de restauration-là. Et c'est à la fois drôle, je trouve que c'est un super objet de prévention pour les Petits. Parce que c'est drôle, mais il y a quand même des messages forts derrière. Et quand tu vois un poulet qui sort d'une usine, alors ils ne sont pas faits comme ça, je préfère vous rassurer tout de suite, mais en tout cas, ça peut te dégoûter de ça. Donc quelque part, je pense qu'il y a un intérêt là-dessus.
- Speaker #0
Je te rejoins à 200%. Du coup, je vais dire l'Hellocus.
- Speaker #1
Après, il y a plein de films aussi. Moi, j'ai en tête plein de comédies, notamment dans le cinéma français, italien, le rapport à la table. Le repas, c'est quand même très théâtral. Il y a plein de trucs où, tu regardes dans les films français, ils sont souvent en train de bouffer autour d'une table. Il y a au moins toujours une scène comme ça. C'est plutôt intéressant. Après, j'ai eu des retours pas mal sur des bouquins aussi, des livres assez intéressants. La dernière tendance, régime sur les réseaux sociaux, qui te révoltes le dernier truc que tu aurais envie de dénoncer ?
- Speaker #0
Le dernier truc, ce n'est pas nécessairement sur les réseaux sociaux. Ce serait plutôt la télé. Je peux dire les marques ou pas ?
- Speaker #1
Franchement.
- Speaker #0
Alors moi, j'en peux plus des comme j'aime pas. Ça, j'en peux plus. D'ailleurs, je m'en amuse sur les réseaux sociaux à faire des parodies, etc. Mais c'est pas possible. En fait, c'est vraiment une société qui fait plus de 70 millions de chiffres d'affaires à l'année qui surfent sur la souffrance des personnes qui souffrent d'obésité et qui font croire qu'avec des plats préparés, on peut perdre du poids. Parce que oui, c'est pratique. Mais oui, mais... Mais en fait, on mange des produits ultra transformés qui sont réduits en quantité. Donc, c'est du hypocalorique, c'est ultra restrictif. Et puis, ça fait culpabiliser tout le monde d'entendre ce matraquage publicitaire parce qu'ils ont les moyens avec plus de 60... C'est une grosse machine. Voilà. Donc, moi, cette pub, ce serait drôle. Je pense qu'il faudrait que je me filme quand je vois les pubs parce qu'à chaque fois, je m'énerve. Et il faudrait que je fasse un... Ben oui,
- Speaker #1
parce que détresse, peur. Oui,
- Speaker #0
des people en business. Et en fait, ils n'ont pas du tout résolu les causes, résolu les différents... Ce qui est quand même étonnant,
- Speaker #1
c'est qu'il n'y ait pas d'intervention. Moi,
- Speaker #0
j'ai fait un poste à LinkedIn dernièrement où j'ai tagué l'Arcom, qui a vachement eu de succès sur mon LinkedIn. Et en fait, pour l'instant, il n'y a pas de retour.
- Speaker #1
À part le manger bougé et manger... Pour l'instant...
- Speaker #0
manger, bouger, manger plus, bouger moins enfin non,
- Speaker #1
c'est le contraire manger manger quoi manger comment c'est plutôt ça l'intérêt ils sont en retard par rapport à le slogan de prévention moins salé,
- Speaker #0
moins sucré, moins grignoté on est encore dans la culpabilisation on est dans la culpabilisation individuelle de la personne si tu le fais, tu n'es pas un bon élève comme je te le disais, c'est systémique c'est le système entier aussi qui nous pousse à à mal manger. Enfin là, si on commence sur ce sujet, on peut partir encore sur un autre podcast. Mais c'est vrai que, par exemple, les gens qui n'ont pas beaucoup de budget, les gens qui sont au SMIC, les gens qui sont au RSA, c'est très difficile de bien manger, d'avoir des fruits et légumes dans son assiette. avec un budget si moindre à la fin du mois. Donc en fait, il faudrait donner les moyens, il faudrait taxer peut-être les aliments ultra transformés, mais en fait, c'est les lobbies derrière, c'est les grosses multinationales, il faudrait donner plus accès libre à la bonne bouffe. Alors moi, j'ai la chance de vivre à la campagne, j'ai la chance de pouvoir aller chercher directement à la ferme mes fruits et légumes, mais sinon, c'est...
- Speaker #1
Mais il y a quand même encore cette croyance aussi que bien manger ou manger sainement, ça peut ne pas coûter cher aussi. euh vous Versus des plats tout préparés Moi j'ai fait Je m'étais amusé sur Instagram à un moment donné de faire ça Ça revient sur des plats Par exemple tu prends un plat de lasagne qui est tout prêt Et toi tu te les fais toi-même En conservant à peu près Ça coûte 70% moins cher De se faire maison
- Speaker #0
Donc il y a quand même une idée de se dire Ce serait de la vraie qualité Bien évidemment d'où viennent les ingrédients, on sait, etc. Enfin, il n'y aura pas... Voilà, dans mes recettes,
- Speaker #1
je ne me coupe pas de sucre ou d'additifs, mais oui, oui, donc forcément, il y a ce truc-là à casser encore. Mais pourquoi ? Parce qu'il y a la publicité aussi qui nous a matraqué qu'un produit tout prêt ne sera pas cher et pratique.
- Speaker #0
Et parce que aussi, les gens, maintenant, ils veulent en un clic avoir un produit, ils n'ont plus le temps de cuisiner. Ils ne se donnent plus le temps de cuisiner.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ils ne se donnent plus le temps de cuisiner.
- Speaker #1
Moi, j'ai pas le temps, j'aime pas ce truc-là, sinon tu ne le prends pas. Encore une fois... Quand on repriorise un petit peu tout ça, le temps, on finit par le prendre. Et on peut se faire à manger sainement sans passer une heure en cuisine.
- Speaker #0
Non, on a la chance d'avoir aussi des robots qui nous aident vraiment à cuisiner. Alors, je ne donnerai pas de marque non plus, mais moi, j'ai des robots à la maison qui m'aident à faire mes soupes en 30 secondes. J'ai qu'à couper mes légumes, j'ajoute de l'eau et hop, c'est parti. Aujourd'hui,
- Speaker #1
en surgelé, tu trouves des choses, des produits bruts surgelés qui font qu'un coup au micro-ondes, un coup à la vapeur dans une casserole d'eau, ça va aller très, très vite. Donc, finalement, il y a quand même beaucoup de choses. Mais tout ça, c'est tout un travail. C'est un travail,
- Speaker #0
ça s'apprend. Les gens doivent aussi apprendre les bases de la cuisine.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais dire. Moi, je suis toujours étonné. Dans les écoles, ils le font un peu. Ils parlent un peu, mais on n'apprend pas concrètement que manger est un acte. Le premier acte qu'on fait sur notre santé est d'avoir les bases. Il ne s'agit pas de donner des cours de nutrition très poussés, mais de se dire au moins... De faire le lien avec les cantines.
- Speaker #0
C'est à l'école, mais ça pourrait être aussi, je sais, à la maison. C'est ne pas apprendre aux enfants qu'à faire des gâteaux. Leur apprendre à éplucher des légumes, leur donner envie d'aller voir un marché de plein de couleurs avec des petits producteurs directement. Leur raconter des histoires par rapport aux aliments bruts qui viennent directement de la terre. Leur faire toucher, leur faire goûter, leur faire sentir et leur donner envie de découvrir tous ces produits-là. Si on ne leur donne pas ça... petits, ils ne l'auront pas une fois adultes.
- Speaker #1
En plein dedans, j'ai des enfants de 2 et 3 ans et j'ai la chance d'avoir un petit potager et rien que ça, ils vont chercher un légume dans le potager, ils vont m'aider à le cuisiner, ils sont à hauteur, ils voient et tout de suite ils mangent en fait. On voit que ça change tout.
- Speaker #0
Ils ne veulent pas manger, ne pas forcer. C'est pareil, oui. On va retenter la prochaine fois sous une différente texture. C'est pareil,
- Speaker #1
on parlait tout à l'heure d'influence. La famille, moi, mes grands-mères, il fallait finir. Si tu ne prends pas de rap, c'est que tu n'as pas trouvé ça bon.
- Speaker #0
C'est les croyances limitantes, l'éducation, les rites. Il y a plein de choses.
- Speaker #1
Il faut sortir beaucoup de tout ça. Il y a beaucoup de choses autour de l'alimentation. L'épisode touche à sa fin. Merci beaucoup, Delphine. Est-ce que tu as une dernière actu à nous communiquer ? À part le fait que tu bosses en ce moment sur ton appli et essayer de ... de lever les fonds pour la faire grossir, pour développer tout ça.
- Speaker #0
Écoute, moi, je terminerai avec mon slogan. Révolutionne ta santé, libère-toi du poids des régimes.
- Speaker #1
Exactement. Très, très important. Écoute, merci beaucoup. Et merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation. Et puis, quant à moi, chers auditeurs, je vous dis à très bientôt pour un épisode de Diète et Gourmand. Salut ! Un grand merci à toi d'avoir écouté cet épisode. Je suis vraiment content et fier de t'avoir parmi mes auditeurs. Si tu penses que ce podcast peut t'aider à améliorer ta relation avec ton alimentation, si tu as envie de découvrir les nouveaux épisodes, si tu penses que ça peut aider aussi certains de tes amis, je t'invite à t'abonner à la chaîne, à liker, à commenter et à partager. Quant à moi, je te souhaite une très bonne journée. Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Diète et Gourmand, le podcast. Salut !