- Speaker #0
Bienvenue à toutes et à tous dans Diet is not only in the kitchen, le podcast qui met votre santé et notamment votre alimentation à l'honneur. Je suis Marie Morgan, diététicienne nutritionniste, opérant loin des oucas, cuisinière et créatrice culinaire, mais aussi journaliste médicale indépendante. Et c'est à travers ces trois regards que j'ai réalisé ces différentes saisons de podcast portées sur l'alimentation, mais pas que. Car comme vous allez le découvrir, notre bien-être ne se construit pas uniquement autour de la cuisine. Bienvenue dans un nouvel épisode de Diet is not only in the kitchen. Aujourd'hui, nous sommes en présence de Marie, qui est pharmacienne en officine, qui a 37 ans et qui va nous parler de l'inerdance, une thérapie dans laquelle elle est formée. Marie, bonjour.
- Speaker #1
Bonjour Marie Morgan.
- Speaker #0
Alors Marie, tu peux nous présenter un petit peu ce que c'est que l'inerdance ?
- Speaker #1
Déjà, ce n'est pas facile à définir. Je dirais que c'est plutôt une pratique à expérimenter. Ça a été canalisé par un Philippin qui s'appelle Pai Villarraza. Et il a décidé, en fait, pendant deux ans, donc c'était un homme de la ville, et il a décidé, donc aux Philippines, mais sur une île, de s'isoler. Et il a, pendant deux ans, mangé que des noix de coco. Et c'est là qu'il a commencé à percevoir des choses. Et avec du recul, il dit que ce qui s'est passé, c'est un éveil de la Kundalini. Et ensuite, il est revenu à la civilisation. Et il s'est avéré qu'il réussissait à guérir des gens. Donc, il s'est posé la question et il s'est dit, mais moi, je ne veux pas être juste le guérisseur des gens, parce qu'il y a plein de personnes qui venaient le voir. Et donc, il a réussi à créer, on va dire, sa méthode qu'il appelait Inner Dance. Il est vraiment pro-autonomie. C'est vraiment une pratique qui te permet de reprendre ton autonomie et c'est ce que j'ai aimé là-dedans. Et il a dit que si aujourd'hui, il pouvait la recréer, il l'appellerait Trust. Donc, c'est vraiment une épreuve de confiance où tu es allongé au sol. Il y a des playlists spécifiques qui sont construites et qui te permettent d'être en état REM. Donc, c'est la phase du sommeil où tu as tes yeux. Donc, rapid eye movement, où tu as tes yeux à voir un kick-back hyper rapidement. Et pendant cette phase-là, en fait, tu peux rêver, tu peux voir des choses, tu peux entendre des choses. Tu peux avoir des mouvements spontanés, tu peux chanter aussi. Il y en a qui commencent à chanter. Et tout ça, c'est ton corps, en fait, qui le décide. Donc, en gros, c'est une pratique où ton corps reprend la main.
- Speaker #0
Est-ce qu'on peut parler de... trans, parce que c'est vrai que quand tu nous décris un petit peu ça, on a l'impression qu'on retrouve un état de trans et ça reste quand même intriguant. On se demande si c'est pas douloureux.
- Speaker #1
Alors c'est de la trans, mais c'est de la trans consciente. C'est pour ça qu'ils ont considéré que c'était un peu un nouvel état, où en fait ton corps a des mouvements spontanés, mais t'es complètement conscient. Et ils disent maître de ton tapis, c'est-à-dire qu'on est allongé sur un tapis. Et en fait, parfois, on a des émotions de colère qui commencent à sortir. On doit être capable de rester sur son tapis et de ne pas, je ne sais pas, m'empiéter sur le tapis du voisin. Donc, en fait, oui, il y a des mouvements spontanés, mais on peut, d'une certaine manière, les contrôler. Et si vraiment, ce n'est pas le cas, les facilitateurs,
- Speaker #0
c'est-à-dire des facilitateurs,
- Speaker #1
qui sont là pour veiller à ce que tout se passe bien, en fait. Il y a en général deux facilitateurs, mais comme je t'ai dit au début, ils voulaient l'appeler trust.
- Speaker #0
J'ouvre juste une petite parenthèse. Le mot trust est un anglicisme. En français, en fait, il signifie tout simplement confiance. Et quand on parle de trust dans le langage courant, on parle en réalité de confiance. C'est juste un mot anglais qu'on utilise de plus en plus. Je referme ma parenthèse.
- Speaker #1
En fait, c'est vraiment, vraiment une pratique de confiance. C'est-à-dire que même pour les facilitateurs, Avoir confiance que tout va bien se dérouler, c'est vraiment essentiel. C'est-à-dire que Paï Vilaradza, lui, il lance la bande-son, apparemment. Je ne l'ai jamais rencontré, mais lui, il lance les bandes-son et il ne reste même pas avec les participants. Pour te dire tellement, il est vraiment dans une confiance totale en cette pratique.
- Speaker #0
Donc, aucune douleur et aucune inquiétude à avoir pour ce type de pratique.
- Speaker #1
Ce qu'il faut savoir, c'est qu'une pratique va te permettre de travailler justement sur tes peurs et ton anxiété. Souvent, quand t'arrives, justement, j'ai une amie à qui j'en ai parlé et qui est venue. Elle n'était pas rassurée, surtout que certaines personnes commençaient très vite à entrer en transe et avaient des mouvements spontanés qu'elles ne voyaient pas. En revanche, d'autres personnes étaient en train de crier, par exemple, de taper sur le sol. Donc ça peut faire peur, on peut se dire « tiens, qu'est-ce qui se passe ? » En fait, ça veut dire que la personne est censée travailler sur ses peurs. Et en fait, une fois qu'on comprend comment ça fonctionne... progressivement, on revient, on revient, on revient, elle a fait d'autres séances derrière, et finalement, après, elle va revenir, elle n'aura plus peur. Donc elle aura travaillé corporellement sur ses peurs. Ce qui peut se passer aussi, ça va réveiller certaines douleurs. Et donc ce qui est intéressant, c'est de se dire, moi, par exemple, la toute première séance, j'avais un point au niveau de la fin du colon. Et j'ai eu un battement comme ça, spontané. Et je sais qu'à cet endroit-là, pendant des années, j'avais un point. Donc en fait, c'est juste là pour me dire qu'il y a quelque chose à aller voir à ce niveau-là. Ce n'est pas ce qui arrive, c'est ce qu'on va en faire.
- Speaker #0
Alors quel est le but, un petit peu recherché, de rentrer dans cet état, dans cette danse, dans cette pratique ?
- Speaker #1
Effectivement, c'est difficile de répondre, mais je dirais que ça permet une réorganisation de nos circuits neuronaux. Par exemple, concernant les traumas, les traumas du corps. Là, il va y avoir une... complète réorganisation qui va faire qu'on va se sentir beaucoup plus à l'aise, beaucoup plus ancré dans le corps.
- Speaker #0
C'est une pratique en fait l'innerdance ou c'est une thérapie ?
- Speaker #1
De base c'est vraiment thérapeutique, ça a été fait dans ce but là cependant il y a des gens qui vont l'utiliser pour être plus créatif parce que ça va leur permettre d'accéder à, alors là on bascule vraiment dans la spiritualité plus plus plus, ça va leur permettre d'accéder à d'autres dimensions Il y en a qui carrément accèdent à d'autres dimensions et dialoguent avec d'autres êtres. Il y en a même qui commencent à canaliser ce qu'on appelle le langage de lumière. Donc après, ça va très très loin. En fonction de ce que la personne a expérimenté à ce moment-là, on n'aura pas du tout les mêmes résultats. Il y en a qui se mettent à chanter et me disent « mais moi, je n'ai pas cette voix-là » . Il y a une voix, il chante et c'est magnifique.
- Speaker #0
Est-ce que ce n'est pas un petit peu comme un rêve éveillé ?
- Speaker #1
C'est exactement ça. La phase R.M., c'est un rêve éveillé, conscient.
- Speaker #0
Donc aucun rapport avec les sectes. Parce que c'est vrai que quand tu décris l'inerdance, on a vraiment l'impression des fois de tomber sur une thérapie complètement loufoque, qui fait un petit peu peur. On a quand même de l'appréhension et qui rappelle un petit peu les sectes, en quelque sorte. Attention, ne tombons pas non plus dans l'extrême. Et quand j'échange avec toi en profondeur sur le sujet, Je n'ai pas du tout cette impression-là. Vraiment, on a l'impression d'avoir quelque chose comme toutes les autres thérapies, en fait, qui est sensé, qui est fondé.
- Speaker #1
Surtout que, comme je t'ai dit, le but, c'est de redevenir autonome. Et ça, c'est vraiment une clé de la pratique. Donc, si déjà on tombe, parce que ça peut arriver sur un facilitateur, que vous ne sentez pas, que vous n'êtes pas à l'aise, moi, j'ai envie de vous dire, c'est comme pour un psy ou un médecin, n'y allez pas. Ce n'est pas parce que quelqu'un est médecin, ce n'est pas parce que quelqu'un est facilitateur en inner dance, ce n'est pas parce que quelqu'un est thérapeute que vous allez y aller. Il faut aussi sentir la personne. Donc évidemment, quoi que vous fassiez, vous faites un choix conscient. Et donc oui, bien sûr, il faut faire attention, toujours.
- Speaker #0
Comment tu as eu envie tout d'un coup de te dire, ah bah tiens, je vais pratiquer l'inner dance ? Est-ce que c'est quelqu'un qui t'a emmené sur la voie de l'inner dance ? Ou c'est par tes propres, on va dire, recherches ? de professionnels de santé ou de curieuses, tout simplement, qui t'ont amenée dans cette voie-là ?
- Speaker #1
Alors, j'avais vu des vidéos sur YouTube, il y a un moment de ça déjà, c'était avant le confinement, et je me suis dit, oulala, et ça m'avait paru un peu perché, parce qu'ils mettaient des vidéos de personnes comme ça, qui avaient des mouvements involontaires, et en fait, cette personne-là était guidée par le facilitateur, c'est-à-dire que lui ne la touchait pas. Mais elle le suivait de par ses mouvements sans même le voir. Donc c'était assez impressionnant. Et effectivement, ça paraissait un peu perché. Et dix années après, je suis retombée sur une youtubeuse. Elle est un peu dans le marketing, qui s'appelle Céline Bergamini. Et j'ai vu un short d'elle sur YouTube. Et je me suis dit, ah tiens, je vais regarder. Parce que j'avais déjà vu ça une fois. Et ça m'avait interpellé que ce genre de choses était possible. Et elle, pareil, un peu le même genre de vidéo. Et j'ai vu qu'en fait, elle était française et qu'elle proposait des stages à Paris, mais pas tout le temps parce qu'elle s'est expatriée à Bali. Et au moment où je regarde, je vois qu'en fait, tous ses stages sont complets. Et elle est quand même, elle, plus Kundalini activation que Innerdance. C'est-à-dire que même là-dedans, il y a encore des sous-catégories, on va dire. Et tout était complet. Et bon, il y avait un peu ce côté très égotique, on va dire, j'ai trouvé dans son approche. Mais ça restait intéressant. Et encore une fois, tout était complet. Et donc ensuite, je me suis dit, il faut que je teste. Et j'ai cherché d'autres personnes à Paris qui le faisaient. Et je suis tombée sur Ambre et Julien. Et eux, je les ai découverts sur Instagram. Et déjà, le fait que ce soit un homme et une femme, j'ai bien aimé l'équilibre. Et en plus de ça, dans leur manière de parler l'un d'un dans, je trouvais que c'était assez apaisé, assez doux, etc. Et j'ai fait donc une séance avec eux. Et j'ai décidé de me former tout de suite après. J'ai tout de suite senti qu'il s'était passé quelque chose de l'ordre d'une reprise de pouvoir personnel, mais du corps en fait. Et je n'avais jamais testé quelque chose d'aussi, on va dire, efficace.
- Speaker #0
Et pour toi, il y a eu un avant-après ?
- Speaker #1
Oui, clairement, il y avait un avant-après. Je te dis, juste après la première séance, j'ai décidé de me former. Et comme par hasard, il y a une formation qui commençait genre deux semaines après. Et pareil, c'était Antonia et Sophie qui proposaient ça sur Paris. Elle l'a présenté sur YouTube de manière hyper claire, hyper simple. Et j'ai beaucoup aimé sa manière de présenter cette pratique. Et donc, je me suis formée. Et la deuxième séance que j'ai faite, parce que le premier jour, on fait une séance collective, j'ai compris qu'il fallait que je travaille sur mes peurs. Mes peurs, mais physiquement. C'est-à-dire que j'étais assise à côté de quelqu'un. qui lui connaissait cette pratique depuis longtemps, qui était prof de yoga, et qui tapait justement, et hurlait, et faisait beaucoup de bruit, et moi ça me faisait peur, et je me disais mais elles sont que des facilitatrices, donc s'il m'arrive un truc, elles ne pourront pas me défendre, donc le mental qui était en boucle, et j'ai très vite compris qu'en fait je devais travailler sur mes peurs, et donc progressivement, au fur et à mesure des séances, j'ai travaillé sur ces peurs-là corporelles, et j'étais beaucoup plus à l'aise, et beaucoup plus ancrée dans mon corps. Ça, c'est très difficile d'expliquer avec des mots, encore une fois. Je vais revenir à ce que j'ai dit au début. Ça s'expérimente, quoi. C'est une reprise de pouvoir personnel, je me répète, mais corporellement.
- Speaker #0
Et donc, tu es formatrice. Est-ce que tu utilises peut-être dans ta pratique quotidienne ou peut-être tu le fais uniquement pour tes propres besoins ?
- Speaker #1
Pour l'instant, je le fais surtout pour moi. J'avoue que là, ces derniers temps, j'ai fait une petite pause. En général, je fais une séance et puis je prends... prend, alors ça dépend des périodes, soit plusieurs semaines, soit plusieurs mois avant d'en refaire une. Là, la dernière que j'ai faite, ça devait être en, je sais pas, peut-être février ou mars. Et elle a été extrêmement puissante. Je peux t'en parler si tu veux. C'était la première fois que je démarrais allongée. Et là, c'était une séance d'une heure et demie. Donc c'est la phase d'un cycle de sommeil. Parce qu'il faut savoir qu'en général, c'est une heure. Là, c'était une heure et demie et cette séance-là a été extrêmement puissante. Et à la fin de la séance, j'ai vraiment fini debout. Donc tout un symbole, commencer à allonger, terminer debout. Et j'ai vraiment senti que quelque chose de profond avait bougé en moi. Ce qui a fait que je n'ai pas senti besoin, les semaines suivantes, d'y retourner. C'était suffisant.
- Speaker #0
Est-ce que tu te souviens du coup ? Puisque tu parles de conscience en fait, de ce que tu as pu faire. Parce que tout à l'heure, tu m'as parlé d'une dame qui chantait. Donc c'est qu'elle se souvient comment elle chantait. Pour moi, dans ma vision que j'en ai, je compare ça à un rêve et je me dis, il y a certains rêves où on s'en souvient, d'autres pas, d'autres c'est des sensations. Est-ce qu'on est un peu dans cet état d'esprit de se souvenir après de ce qui s'est passé ?
- Speaker #1
Alors déjà, on se souvient de tout. En tout cas, je n'ai pas entendu de personne qui se souvient de rien, c'est celle qui se sont endormies. Parce qu'on peut juste s'endormir. Il y a des personnes, finalement, leur besoin du moment, c'est juste de comprendre qu'il est nécessaire qu'elles se reposent. Et leur corps qui décide de tout, finalement, à ce moment-là, en tout cas pendant la séance, il décide juste de se reposer parce qu'il en a besoin. Donc il y a des personnes qui vont se dire « je me souviens vaguement, c'est juste qu'elles dormaient et c'était juste » . On considère que tout est juste dans ce qui se passe. Et encore une fois, même pendant la séance, les toutes premières, on a un peu peur, donc le mental a pris le dessus. Mais après un petit peu d'expérience, moi je le vois que c'est-à-dire que même si mon mental est actif, ça n'empêche pas mon corps de faire le travail. Surtout, je l'ai vu à la dernière où je cogitais pas mal et pourtant mon corps était complètement dans le processus. Et comme je t'ai dit, j'ai fini vraiment debout. J'ai eu plein de mouvements involontaires, j'ai eu des mouvements, j'ai eu l'impression d'animaux. l'impression d'être dans l'eau à certains moments, l'impression d'être sur la terre à d'autres moments. Et c'était même fascinant à observer. C'est-à-dire qu'il y a une partie de moi, mon corps, qui est complètement dans mon moment involontaire et ma conscience qui est complètement là en train d'observer, avec ou sans jugement, et c'est juste une expérience que je n'ai jamais vécue.
- Speaker #0
Et après une séance, on est comment ? On ressent plutôt la fatigue, on a un regain d'énergie, ou on est tout simplement comme avant, avec bien évidemment d'autres... émotions ?
- Speaker #1
Alors là encore, ça va dépendre des personnes et encore une fois de ce qu'elles sont venues travailler. Effectivement, une personne qui a eu extrêmement peur pendant la séance ou qui était déjà fatiguée, elle peut être fatiguée. Mais de manière générale, on parle d'énergie et ça permet de remettre en mouvement le corps. Mon expérience personnelle, c'est que c'est un regain d'énergie. Clairement, je sors de là, je plane. C'est assez incroyable. Donc il y a d'autres qui l'appellent Kundalini activation. Ça veut dire ce que ça veut dire. C'est vraiment l'énergie qui part des chakras du bas, chakras racines, chakras sacrés, et qui remonte. C'est vraiment le serpent qui remonte. Donc je dirais que globalement, c'est plus ton énergie qui augmente et qui circule beaucoup mieux. Et ce qui est intéressant, ce n'est pas juste après la séance, c'est surtout ce qui va se passer pendant les jours à venir, les semaines à venir, les mois à venir. Et là, comme je t'ai dit, ma dernière, je sais qu'encore aujourd'hui, elle a un effet.
- Speaker #0
Est-ce qu'on peut faire un parallèle avec l'EMDR ?
- Speaker #1
Alors, je n'ai pas testé l'EMDR vraiment, donc difficile pour moi d'émettre un avis. Mais de ce que je connais de l'EMDR, en fait, ce sont des mouvements oculaires de droite à gauche. Donc oui, il peut y avoir aussi les mouvements oculaires, comme j'ai dit au début avec la phase rapid eye movement. Il y en a qui clignent comme ça des yeux pendant toute la séance et qui restent un petit peu dans cette phase-là. Mais je dirais que pendant une séance de MDR, on parle vraiment en général, de ce que j'en sais, d'un événement de vie traumatique. Et c'est un événement particulier. Et on est face à un praticien qui nous pose une question, c'est extrêmement ciblé. Alors que là, l'avantage de l'innerdance, c'est que pendant la séance, on ne sait pas ce qui va se passer. Moi, mes premières séances, j'étais juste allongée et je ne bougeais quasiment pas. J'étais vraiment immobile, de la même manière que dans ma vie, je me sentais immobile.
- Speaker #0
Pourquoi on va aller se tourner vers l'innerdance ? Qu'est-ce qui va nous pousser dans notre comportement ? Est-ce que ça va être pareil comme le MDR, un traumatisme ? je ne sais pas, un problème de santé un petit peu plus grave qui va nous permettre de comprendre certaines interactions de notre corps. À qui peut, on va dire, se destiner ce type de thérapie ?
- Speaker #1
Encore une fois, ça va dépendre de chacun, chacune. Moi, c'était vraiment dans un but thérapeutique, mais plutôt, on va dire, psychologique au départ. Et ensuite, on se rend bien vite compte que le psychologique est lié aussi au corps. Donc des traumas, notamment, traumas physiques, traumas psychologiques. Il y a des personnes qui m'ont dit y être allées après des dépressions qui ne passaient pas, par exemple. Antonia, celle qui forme, elle est arrivée par hasard pendant son voyage en Asie sur cette île. C'est quelqu'un qui lui a parlé de venir tester. Maintenant, elle, elle est formatrice. Donc je pense que c'est vraiment la vie qui nous amène à cette pratique. Moi, personnellement, j'étais vraiment en recherche. J'aime la spiritualité. Je pense qu'il faut être à l'écoute vraiment de soi et de son intuition et se dire est-ce que j'y vais, est-ce que j'y vais pas, encore une fois. Si ça ne nous parle pas, d'essayer d'autres choses. Et si ça nous parle, surtout de tester. Et encore une fois, je le rappelle, avec des personnes en lesquelles on se sent en confiance.
- Speaker #0
Tu parles de spiritualité. Mais est-ce que pour toi, c'est à la limite de la spiritualité ? une thérapie basée sur la science, puisqu'il y a un mouvement des yeux, enfin oculaire et d'autres paramètres qui rentrent en jeu au niveau de la neurosciences. Mais est-ce que tu vois une approche quand même médicinale portée sur des fondements ?
- Speaker #1
En fait, ce n'est pas facile, je dirais, de répondre à cette question. Pour moi, la science est toujours un petit peu en retard, c'est-à-dire entre ce qui se passe dans la réalité, entre le moment. où la réalité se passe et le moment où on est capable de la mesurer et de la décrire, il peut se passer beaucoup d'années. Je vais prendre un exemple simple des bactéries et des virus. Aujourd'hui, tout le monde en parle, mais qui a réellement vu une bactérie ou un virus ? Sauf les personnes qui ont fait des études un petit peu scientifiques. Et pourtant, tout le monde admet l'existence des bactéries et des virus. Pour moi, l'expérience prévaut sur le reste. Et la spiritualité n'est absolument pas déconnectée de la science. Et d'ailleurs, dans mon groupe, il y en a un qui avait un niveau assez élevé en mathématiques. Et il allait se former aux Philippines. Et c'est lui maintenant qui fait certaines playlists. Et lui, il était très matheux de base. Et je ne sais plus comment il est arrivé à l'énordance. Et voilà, ça a complètement bouleversé sa vie. Et d'ailleurs, Pae Villarraza, donc le... Le fondateur, si je puis m'exprimer ainsi, même s'il n'aime pas ça, fait des tests. Ils font des recherches actuellement aux Philippines, là où ils sont, pour justement mesurer l'activité électrique du cerveau et pouvoir ensuite développer certaines recherches. Mais ça prend du temps, ça reste quelque chose de récent. Je crois que ça a une vingtaine d'années, si je ne me trompe pas. Alors je pense qu'avec le temps, ça va bien se développer.
- Speaker #0
Il y a encore des a priori dans cette pratique. au sein par exemple d'un milieu scientifique dans lequel tu viens, d'un milieu même je dirais même professionnel de santé, médical ?
- Speaker #1
Je dirais qu'il y a un monde entre les personnes qui se disent scientifiques et la vraie science. Pour moi, la vraie science, c'est l'épreuve de la réalité, tout simplement. Et si on devait attendre que la médecine prouve certaines choses avant de tester, on ne ferait pas grand-chose. Donc il y a toujours des personnes comme ça qui sont un peu précurseurs. et ensuite la science s'en mêle et ce qui est très bien et c'est très bien ensuite de pouvoir cadrer ça structurer ça, mais ça prend du temps et je crois qu'il faut accepter que ça prenne du temps Marie,
- Speaker #0
si tu avais un message pour les auditeurs qui restent toujours un petit peu sceptiques vis-à-vis de l'inerdance, quel serait-il ?
- Speaker #1
J'ai envie de leur dire quoi qu'il arrive de s'écouter, s'ils sentent que c'est pas le bon timing, c'est pas le bon timing et d'être au clair avec ça, en revanche si vraiment la curiosité les porte Merci. le conseil que je me permets de leur donner c'est de bien se renseigner sur les personnes qui vont faciliter parce que c'est là où je vais revenir à ta question sur les facilitateurs là il faut bien choisir son facilitateur moi je recommande Ambré Julien sur Paris c'est avec eux que je le fais et je les trouve vraiment hyper pro hyper dans l'amour hyper bienveillant mais voilà encore une fois, si vous êtes prêt, de toute façon, vous le sentirez et vous irez. Si vous n'êtes pas prêt, c'est que ce n'est pas le bon moment. Et de respecter ce choix et ce ressenti.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Marie. Alors, un petit mot pour la fin. The diet is not only in the kitchen, where is in her dance ?
- Speaker #1
À l'intérieur du corps, à l'intérieur de la psyché, vraiment. C'est vraiment la partie invisible de l'iceberg.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Marie, en tout cas, de nous avoir fait fait découvrir cette thérapie, l'Innerdance.
- Speaker #1
Et à très bientôt ! Exactement !
- Speaker #0
Mais avant de terminer cet épisode consacré à l'Innerdance, je vous propose d'écouter un extrait de la musique diffusée pendant une séance. Très bonne écoute ! Musique de générique Générique Générique Et voilà, on arrive à la fin de ce podcast. Merci à tous nos auditeurs et bien sûr à notre invité de nous avoir écoutés. On se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode de Diet is not only in the kitchen. Restez à l'écoute.