- Speaker #0
On pense en images, et comme on dit, une image vaut mille mots, et donc il y a beaucoup plus de richesse de penser en images qu'en paroles, en fait. Mais il n'y a pas que ça, les dissexiques pensent aussi en émotions, énormément. Et une émotion vaut mille images, donc toute l'information qui vient sur eux est absolument gigantesque.
- Speaker #1
Sur Éclat de voix, la parole est engagée. Fortes et puissantes, elles vous ouvrent la voie, V-O-I-E, pour oser vous aussi défendre vos convictions avec cœur. Je suis Anne-Claire Delval et j'ai créé cet espace parce que je suis convaincue que dire vaut toujours mieux que taire. Aujourd'hui, celui que vous venez d'entendre a choisi un jour d'afficher ce que d'autres, ses vertus, a dissimulé. Écoutons-le. C'est... Son Altesse royale, le prince Louis de Luxembourg, qui a ouvert l'épisode.
- Speaker #0
Wow !
- Speaker #1
Adossé à sa particule, une particularité. Louis est dyslexique. Oh ! Eh bien oui, comme Winston Churchill, le roi Charles d'Angleterre, ou encore Steven Spielberg et tant d'autres.
- Speaker #0
Hein ?
- Speaker #1
Mais quand un personnage public comme ça ose révéler ce qui est une difficulté, réellement et qui a longtemps été considérée comme une faiblesse, ça permet quand même à un grand nombre de se reconnaître et peut-être de sortir de l'ombre. Mais quand en plus, il s'engage, notamment au sein de la Fondation Henri-Maria Teresa, qui soutient cet épisode, pour faire avancer les choses, les connaissances, pour bien faire entendre que la dyslexie, c'est ni un retard d'acquisition, ni un retard mental, un problème visuel, auditif, affectif, d'élocution. Mais que si cela persiste dans le temps, c'est parce que c'est neurologique. Attention quand même à la stigmatisation, parce que croire qu'on est nul à cause d'une étiquette, ça peut aussi bloquer l'accès à ses propres compétences. Or, chez une personne dyslexique, simplement la zone cérébrale qui est dédiée à cela traite certaines informations d'une manière différente ou moins automatique. Puisqu'il le vit de l'intérieur, Louis nous fait voyager au cœur de sa dyslexie et c'est particulièrement joyeux. Suivons-le. Bonjour Louis, je suis ravie de vous recevoir aujourd'hui sur les ondes d'éclat de voix.
- Speaker #0
Bonjour Anne-Claire, merci beaucoup d'être là, je suis très content.
- Speaker #1
Alors, vous avez plein de particularités, comme tout le monde, vous êtes un prince, bon, ce n'est pas donné à tout le monde d'être un prince, et vous êtes... Parmi vos particularités, dyslexique. Alors, un prince dyslexique, ça fait deux particularités. Ça a servité dans votre vie, le terme en tout cas de dyslexie, quand vous aviez une dizaine d'années ? C'est ça,
- Speaker #0
dix ans.
- Speaker #1
Au moment où le mot a été prononcé, pour vous, est-ce que ça a été plutôt une forme de soulagement ou une double anxiété du style « Ah, mais j'ai ça, mais je ne sais pas ce que je vais en faire » .
- Speaker #0
Surtout une incompréhension, je crois. Qu'est-ce que c'était la dyslexie ? Qu'est-ce que ça voulait dire ? Qu'est-ce que ça voulait dire pour mon futur ? Et surtout, à cet âge-là, en fait, pour le futur, on s'en fout pas mal. En tout cas, moi, je m'en foutais pas mal. C'était surtout aujourd'hui. Qu'est-ce que ça veut dire pour l'école ? Qu'est-ce que ça veut dire pour ma relation aux autres, à mes amis, à mes profs, à ma famille ? Même sur la famille, un peu moins, parce qu'il y a quand même de l'amour inconditionnel. Bien sûr.
- Speaker #1
Quand je vous écoute et je vous entends, je me dis, déjà petit, ce qui compte, ce n'est pas tant de comprendre comment on fonctionne, mais déjà comment s'adapter. Ce qui pose une question finalement.
- Speaker #0
Oui, ça pose beaucoup de questions. Mais je crois que c'est normal à cet âge-là aussi. On s'adapte, on apprend à se connaître à travers le regard des autres. Malheureusement, mais c'est une réalité. Et c'est après qu'on apprend avec wisdom, avec le...
- Speaker #1
La conscience et tout ça, la conscience. Oui,
- Speaker #0
qu'on apprend que le regard des autres n'est pas aussi important que le regard qu'on porte sur soi-même.
- Speaker #1
Et alors, au fur et à mesure, qu'est-ce que vous avez eu envie que ce diagnostic ne cristallise pas autour de vous ou n'enferme pas ?
- Speaker #0
Qu'elle ne m'enferme pas, tout simplement, moi-même, dans ça. que je ne sois pas défini par ça. Surtout lorsqu'on compte le dysfonctionnement, l'handicap, ce que c'est dans le système scolaire. Et on le ressent énormément, pas que dans la manière dont le système fonctionne, mais aussi à travers le regard des autres et les commentaires.
- Speaker #1
Et finalement, quand le diagnostic est posé, est-ce que concrètement ça vous a aidé ou handicapé encore davantage dans le parcours scolaire ?
- Speaker #0
Non, c'était le commencement de l'aide que je recevais. Donc l'aide qui était nécessaire pour m'adapter au système, mais un système qui est inadapté à la dyslexie. Donc c'était le commencement de l'aide et l'aide qui m'a permis de terminer ce système très... conventionnelle, très rigide, mais j'avais besoin de passer par là, comme tout le monde a besoin de passer par là, et donc ça m'a aidé à passer par là.
- Speaker #1
Est-ce que entre le diagnostic et l'annonce publique, il y a eu des évolutions qui vous ont permis à un moment de dire, ok, j'en parle ?
- Speaker #0
Oui, la compréhension a évolué. La compréhension a évolué de la dyslexie, de ce que c'est. de ce que ça veut dire, l'acceptation, je dirais, plus que la compréhension du fait que la dyslexie n'est pas un manque d'intelligence. Parce qu'on le comprend, on l'entend, mais on ne le croit pas vraiment parce que tout ce qu'on fait, on n'arrive pas à faire dans le système scolaire. Et c'est après qu'on apprend qu'on arrive en fait à faire des choses et qu'on arrive à les faire mieux que les autres.
- Speaker #1
Mais alors, qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que ça veut dire que le système scolaire tel qu'il existe aujourd'hui, et depuis finalement très longtemps, parce qu'il a relativement peu évolué, ou peut-être les dernières, toutes dernières années, mais je veux dire, depuis qu'on met des enfants à l'école, on doit apprendre par cœur, avoir des notions, apprendre, crache, apprendre, crache. Est-ce que c'est le moment de se poser la question, à qui est-ce qu'on s'adresse finalement quand on est dans l'école ? Parce que quand je vous écoute, là, depuis tout à l'heure, je me dis, le pauvre... c'est de faire la contorsion pour entrer dans une boîte coûte que coûte.
- Speaker #0
Absolument. Donc, je dis souvent que c'est avant de changer le système, il faut changer la culture scolaire. Et donc, la culture scolaire, c'est la perception qu'on a de l'apprentissage et d'apprendre à comprendre plutôt que d'apprendre, simplement. Donc, arrêter d'apprendre par cœur et aider les enfants à vraiment comprendre les sujets. fondamentalement. Donc ça prend plus de temps, ça prend plus d'énergie pour les profs, c'est une méthodologie à part, mais c'est une pédagogie plus qu'une méthodologie en fait. Et d'aller à travers ça, les enfants vont pouvoir vraiment tenir à ce qu'ils ont appris pendant beaucoup plus longtemps, n'importe qui, pas que les dyslexiques, parce qu'ils auront vraiment compris le sujet. et pas appris des éléments isolés d'un sujet par cœur.
- Speaker #1
Oui, c'est ça, faire quelque chose qui fait sens au final.
- Speaker #0
C'est ça. Et le système, je crois qu'il va changer naturellement, surtout avec la technologie aujourd'hui, Elia.
- Speaker #1
Oui, parce que les enfants ou les adolescents, voire même les adultes, ont accès à des informations qu'on n'avait pas du tout quand j'allais à l'école, clairement.
- Speaker #0
Exactement, et c'est là où la compréhension devient le plus important, encore plus important qu'avant. Parce que le par cœur, on a de toute façon à travers la technologie. Et donc, il faut comprendre les sujets fondamentalement pour pouvoir utiliser la technologie d'une manière intelligente et pas juste l'utiliser exactement sans avoir une vraie réflexion derrière le travail qu'on est en train de faire.
- Speaker #1
Et ça, c'est d'autant plus pertinent avec l'intelligence artificielle en mettant des guillemets à tout ça. Parce que mis dans les mains des enfants qui ne comprennent pas, qui ne questionnent pas le système ou le fonctionnement de ces intelligences artificielles, on va faire des gens qui soient robotisés ou alors qui n'auront aucune capacité de réflexion finalement.
- Speaker #0
Et ou bien on peut rendre les humains encore plus humains parce qu'on va vraiment mettre le focus sur ce qui est le plus important dans l'humain, c'est vraiment la compréhension fondamentale d'un sujet. pour pouvoir l'utiliser et trouver des solutions et aller de l'avant d'une manière créative, parce que l'humain est fondamentalement créatif.
- Speaker #1
C'est vrai, merci de nous offrir pour une fois une vision positive de l'évolution des choses avec cette façon d'aborder l'intelligence artificielle et tout ce qui va autour. Aujourd'hui, pour vous devenu adulte, qu'est-ce que le mot dyslexie reflète ?
- Speaker #0
Le mot en soi, ça doit changer. Il doit changer aussi, mais il est encore utile. Et donc, on va le garder autant qu'il est utile, parce que le système scolaire a besoin de voir la dyslexie comme un handicap pour pouvoir donner l'aide. aux dyslexiques qu'ils ont besoin dans le système scolaire, et donc c'est encore utile. Mais dans le futur, il faudra trouver un nouveau mot qui n'est pas lié au dysfonctionnement ou à un handicap, parce que la dyslexie en soi est... Et là, on parle de tous les dys. On parle de la dyslexie, de la dyscalculie, de la dysautographie, de la dyspraxie. Et la dyslexie... C'est tous les dix, et la dyslexie, c'est aussi un umbrella term pour dire un peu, même si c'est aussi un terme très spécifique. Et donc la dyslexie en soi, c'est l'intégration d'informations. Comment est-ce que les enfants et les adultes, parce qu'une fois qu'on est dyslexique, on le reste pour le reste de sa vie, qu'on a les problèmes liés au dyslexique ou pas. Et ça, ça dépend de l'éducation qu'on a reçue. Et donc, c'est vraiment comment est-ce qu'on intègre l'information. Et cette manière d'intégration est extrêmement utile en soi. Il faut juste l'adapter, adapter le système scolaire, même pas le système scolaire, mais le système d'apprentissage. Il y a une différence. Et c'est là où je parle de différence entre le système et la culture scolaire, parce que les dyslexiques n'ont pas en fait besoin d'avoir des problèmes. Mais si on les apprend par cœur, les chaussures. ne fait pas de lien entre différents sujets parce qu'ils ont besoin de liens pour comprendre. Ça ne marche pas sans lien. Donc, si on simplifie trop les choses, ils ont besoin de complexification des sujets pour pouvoir faire des liens. Si un sujet est trop simple, on n'arrive pas à faire des liens. Et donc, le plus complexe un sujet est, le plus on peut faire des liens et donc le mieux on peut le comprendre. Et c'est comme ça qu'un dyslexique fonctionne.
- Speaker #1
Alors, une vraie question de curiosité, parce que je ne suis pas dans votre cerveau, et je pense que plein de gens aimeraient mettre des petites lunettes de dyslexique et comprendre ce qui se passe ou ce qui ne se passe pas. Vécu de l'intérieur, qu'est-ce que c'est qu'être dyslexique, concrètement ?
- Speaker #0
Alors, la dyslexie en soi, c'est une pression absolument, surtout si on ne l'accepte pas, ou si on essaie de trouver des méthodes de compensation pour cacher la dyslexie. Si on est ouvert avec la dyslexie, si on la comprend et on sait qu'il y a autant plus encore de bénéfices que de points négatifs liés à la dyslexie, alors on peut le vivre naturellement et même les pensées et les idées qui viennent constamment, on arrive à les trier et que ça ne nous dérange plus autant que les vrais problèmes émotionnels pour les dyslexiques sont... pour ceux qui essayent de compenser pour cacher le fait qu'ils ne savent pas lire, qu'ils ne savent pas calculer, qu'ils ne savent pas tenir en place. C'est vraiment ça qui est émotionnellement « draining » , qui est catastrophique pour le dyslexique. Après, le dyslexique lui-même, s'il arrive à se lâcher dans sa dyslexie, alors il arrive à comprendre les sujets profondément, vraiment d'une manière... où on n'a plus jamais besoin d'apprendre par cœur parce qu'on a tellement bien compris le sujet que n'importe quelle question qui est posée sur ce sujet, on peut le répondre immédiatement. Donc d'apprendre par cœur, c'est inutile, mais vraiment inutile si on utilise vraiment notre cerveau. Et après, une fois qu'ils ont compris un sujet, ils ne vont jamais s'arrêter à ça. Cette compréhension va être utile pour eux dans toute nouvelle compréhension. qu'ils vont avoir, ou tout nouvel apprentissage, tout ce qu'ils ont compris va être utile à cet apprentissage, d'une manière consciente ou subconsciente.
- Speaker #1
Malgré tout, est-ce qu'il y a un plaisir à lire et ou à écrire ?
- Speaker #0
Non, pas nécessairement. Alors des fois, oui, et l'écriture est magnifique, et la lecture est quelque chose de sublime, mais ça prend beaucoup d'efforts. Donc oui, il y a un plaisir là-dedans. Pour moi, personnellement, j'adore la lecture, mais je fais très peu parce que ça prend une énergie absolument phénoménale. Mais quand je rentre dans un livre, aussi parce que je lis très peu, quand je rentre dans un livre, mon Dieu, c'est un univers pour moi et ça devient partie de moi. Et ça pour les dyslexiques aussi, tout ce qu'ils apprennent, tout ce qui est vraiment compris fait partie d'eux-mêmes, de leur système. logique, de leur compréhension, de leur cohérence. Et c'est à travers ça qu'ils utilisent chaque information dans tout, parce que ça fait vraiment partie d'eux. Et c'est pour ça que pour un dyslexique, c'est très difficile de critiquer ce qu'il a créé, parce que tout ce qu'il a créé, ça fait vraiment partie de lui. Ça fait partie de tout ce qu'il a compris, intégré et puis utilisé. Un dyslexique arrive très facilement à Merci. expliquer des concepts très compliqués d'une manière extrêmement simple. Aussi parce qu'ils ont vraiment compris la chose, et parce qu'ils l'ont intégré, et parce que pour eux, c'est une logique. Et donc chaque élément qu'ils vont apprendre après font partie de cette logique, et sont cohérents. Donc les liens qu'ils font, c'est simplement de la cohérence.
- Speaker #1
Alors vous venez de dire à l'instant... la façon dont il s'est construit. Est-ce que vous, vous avez mis en place, je ne sais rien moi, des ruses, des trucs, des astuces ? Alors peut-être pas, parce que vous disiez pas la contourner, sinon ça demande trop d'énergie. Mais pour vivre à travers ça, dans un monde qui n'est pas forcément adapté.
- Speaker #0
Donc c'est surtout l'acceptation, parce que de vivre en tant qu'adulte dyslexique est beaucoup plus facile que de vivre en tant qu'enfant dyslexique, parce qu'en tant qu'adulte, on peut... s'orienter, on peut trouver dans quoi on est bon, on peut s'épanouir. Alors que, en tant qu'enfant, dans le système scolaire, même s'il s'améliore, c'est encore très, très compliqué pour les dyslexiques. Et dans le système professionnel, ça peut l'être aussi, surtout si on le cache, mais si on arrive à l'ouvrir. Et quand je dis de ne pas le cacher, c'est ne pas le cacher à nous-mêmes, en fait. Parce qu'on n'a pas besoin de le dire professionnellement. Ce n'est pas nécessaire. Si on le dit dans le milieu professionnel, ça doit être utile à nous. Ce n'est pas parce qu'on se sent mal et on sent qu'on doit le dire pour notre boss, qu'il comprenne, qu'il puisse nous aider, et qu'on pense qu'on est en train de cacher quelque chose si on ne le dit pas. Non, jamais. On a le droit de ne pas le dire. On a un droit fondamental de ne pas le dire si on n'a pas le droit. pas envie de le dire, mais si on a envie de le dire, alors il faut pouvoir le dire et il faut trouver une raison de le dire. Ou bien pour recevoir de l'aide, ou bien pour pouvoir expliquer pourquoi on est utile par rapport aux forces liées à la dyslexie. Donc, de l'utiliser vraiment comme un atout. Mais là, c'est pas de le mettre sur le CV parce que personne ne va... en interview, de dire « je suis dyslexique, ça va vous aider parce que voilà ce que je peux faire pour vous. Et d'ailleurs, j'ai des aides que j'ai besoin, mais la technologie de nos jours, on a déjà toutes les solutions à notre disposition ou la majorité. Et puis, si on a besoin de plus d'aide ou plus de compréhension, alors il faut vraiment se sentir libre de pouvoir le dire.
- Speaker #1
Alors, vous parlez d'univers professionnel. Vous, Vous êtes forcément amené, j'imagine, à faire de la représentation avec votre statut. Est-ce que quand vous devez, par exemple, prononcer un discours ou être là face à quelqu'un, est-ce que du coup, vous travaillez comment ? Vous mémorisez ou alors vous improvisez ? La bonne astuce, c'est quoi quand on est prince ?
- Speaker #0
Alors de nouveau, ça dépend du sujet. Et normalement, je parle des sujets que je maîtrise. Et quand je parle des sujets que j'ai vraiment compris de nouveau, je n'ai pas besoin de papier, je parle naturellement. Je n'ai aucun besoin d'apprendre quoi que ce soit par cœur de nouveau parce que j'ai compris fondamentalement le sujet que je maîtrise. Donc, jamais de notes. Des fois, pour me donner un fil conducteur, si je n'ai pas quelqu'un qui me demande des questions, alors un PowerPoint, ça peut m'aider. Ou bien des bullet points. Des fois, j'ai écrit des discours et si moi je les écris, aucun problème de les lire.
- Speaker #1
Ah oui, parce que c'est votre façon de penser. C'est ça,
- Speaker #0
et puis c'est avec mon écriture, c'est avec mes fautes d'autographe. Et donc mes fautes d'autographe, moi je lis très bien, parce que toi il y a mes fautes d'autographe.
- Speaker #1
Je me souviens, j'avais assisté à une de vos conférences que vous aviez donnée en mai avec Laure Talavé-Aumont. Effectivement, de mémoire, pour la mienne, vous n'aviez effectivement aucune note et vous nous avez fait une conférence, je ne sais pas, qui durait au moins... Oui,
- Speaker #0
un peu moins, mais oui, absolument. Oui, mais il n'y a aucun problème, tant que j'ai les powerpoints, moi je peux continuer.
- Speaker #1
Bravo. Alors, à cette occasion aussi, vous nous aviez expliqué que... Beaucoup de personnes disent, et peut-être plus spécifiquement les dyslexiques, vous décriviez une pensée en images et pas en mots. Et puis en réseau, en vue d'ensemble, est-ce que ça influence ? votre façon de prendre la parole, de vous exprimer d'une manière générale.
- Speaker #0
Oui, et ça influence la pensée en soi, donc tout. Oui, absolument, on pense en images, et comme on dit, une image vaut mille mots. Et donc, il y a beaucoup plus de richesse de penser en images qu'en paroles, en fait. Mais il n'y a pas que ça, les dissexiques pensent aussi en émotions, énormément. Et une émotion vaut mille images. donc toute l'information qui vient sur eux est absolument gigantesque. C'est pour ça que les intuitions sont quelque chose de très important pour les dyslexiques. Parce que toute cette information ne peut pas être comprise consciemment. Et donc il y a énormément qui rentrent dans l'inconscient et les dyslexiques arrivent à utiliser cette information de l'inconscient d'une manière incroyable à travers l'intuition. L'intuition c'est simplement l'inconscient qu'il y a quelque chose Un moment spécifique à dire. Et donc, il faut pouvoir avoir confiance dans ses intuitions, avoir confiance en soi. Le plus on a confiance en soi, le plus correctes sont les intuitions parce que de moins de filtres il y a avant que l'idée vienne à la personne. Et oui, mais bien sûr, après, à travers un système logique, qu'on regarde, ok, est-ce que cette intuition a aussi un... une cohérence liée à ma décision que je dois prendre. Mais les meilleures intuitions, comme on le sait, c'est dans des moments d'extrême nécessité où on doit prendre une décision directe et où on n'a plus que l'intuition. Et donc, on n'a plus tous ces filtres. Et donc, l'intuition est extrêmement juste.
- Speaker #1
Ça fait plaisir d'entendre parler d'intuition par quelqu'un comme vous parce qu'on nous parle tellement de... en nous disant que non, ça ne vaut rien, que c'est des mots en l'air et que c'est réservé à une certaine élite ou voire à des gens qui sont un peu perchés, en vous écoutant, on se dit mais non, c'est une réalité.
- Speaker #0
C'est une réalité. Et c'est une réalité pour tout le monde. De nouveau, tout ce que je dis sur les dyslexiques, ce n'est pas que les dyslexiques, mais les dyslexiques fonctionnent tout à fait particulièrement comme ça et ont besoin de cette méthode de fonctionnement pour fonctionner.
- Speaker #1
Et en situation de grand stress, au moment de prendre la parole, qu'est-ce qui se passe dans la tête d'un dyslexique ?
- Speaker #0
Le grand stress, comme tout le monde, ça crée un blocage ou une motivation. Donc un dyslexique, avec le stress, enfin le stress comme moi je le gère en tout cas, c'est de l'accepter. Je stresse, j'accepte de stresser, il n'y a aucun problème. Je n'ai pas peur du stress. La pire des choses, c'est d'avoir peur du stress. Parce qu'alors, il bloque la personne complètement. Mais le stress, c'est quelque chose de fondamentalement normal. Donc, juste de l'accepter, de vivre ce stress et puis de continuer.
- Speaker #1
Beau message encore, merci. Est-ce que vous diriez que cet état, cette particularité vous a appris ou vous a donné la compétence d'écouter les autres différemment ?
- Speaker #0
Oui, absolument, 100%. La dyslexie, l'autisme, le ADHD, le potentiel, c'est tout ce qui est autour de la neurodiversité. Et ça, ça fait partie de nous. C'est comment on intègre l'information, donc on ne peut pas enlever ça. Mais ce n'est pas la seule chose qui fait partie de nous. Donc on ne peut pas se réduire à notre manière d'intégrer l'information. Mais ça fait partie de nous intégralement et complètement. Absolument.
- Speaker #1
Est-ce que vous diriez que ça vous rend plus sensible aux difficultés des autres, notamment des enfants qui sont en situation d'apprentissage ou des gens qui sont en situation d'échec dans leur vie personnelle ou professionnelle ?
- Speaker #0
Oui, absolument. Donc ça nous rend plus sensible, oui. Maintenant, il y a l'autre côté de la médaille aussi, c'est que les parents souvent qui sont dyslexiques qui voient que les enfants sont dissexiques souffrent beaucoup plus encore parce qu'ils se revoient là-dedans, ils revivent les souffrances, donc il y a un manque de tolérance souvent, surtout avec les devoirs que les parents n'arrivent pas à gérer et donc pètent les câbles parce qu'ils se revoient là-dedans, ils revivent la même chose et ils ne veulent surtout pas avoir ça pour leurs enfants, toute cette souffrance, et voient que c'est quand même le cas et donc d'une manière inconsciente de nouveau, revivent la chose et n'arrivent pas à gérer émotionnellement et donc ont moins de tolérance. Et donc on voit ça aussi, que le dissexique peut avoir plus de tolérance et plus de compassion et plus de compréhension vis-à-vis des autres dissexiques ou de l'autre côté aussi, peut avoir moins parce qu'il est en train de revivre la chose et surtout si c'est un être cher à lui, il n'arrive pas à gérer que l'autre doit souffrir ce que lui il a souffert. Et puis, il y a le côté fusionnel qu'on peut parler aussi, qui est aussi extrêmement important. Mais on est souvent dans la fusion émotionnelle. Mais il y a des raisons différentes à ça. C'est parce que le dyslexique, souvent, il ne pense pas à lui-même. Donc, comme on en a discuté, le dyslexique n'arrive pas à réfléchir à lui parce qu'il est tout le temps en train de se battre avec les forces extérieures et ses faiblesses. Et donc, il n'a aucune idée de qu'est-ce qu'ils sont, ces forces. Même souvent, qu'est-ce qu'il aime ou qu'est-ce qu'il n'aime pas, n'est même pas intéressant pour lui. Parce que tout ce qui l'intéresse, c'est comment est-ce que je vais trouver ma place dans ce monde. Et donc, ce n'est surtout pas en train de me regarder à moi. Et donc, souvent, il est en train de... essayer d'aider trop les autres parce qu'il vit mieux à travers les autres qu'à travers lui-même. Et donc, on rentre dans une fusion émotionnelle très facilement. Et donc, les gens malveillants peuvent utiliser les dyslexiques d'une manière totale. Vraiment, où il y a une emprise sur eux est extrêmement facile pour ceux qui sont... les pervers, les pervers narcissiques, les narcissiques et tout ça.
- Speaker #1
Ça, c'est intéressant parce qu'on voit beaucoup de ces gens aussi, on dirait que nos sociétés actuelles font émerger à la fois le plus mauvais avec toutes ces perversions et la réalité qui sont ces dix qui, pour moi, ne sont pas forcément des dix mais qui ont des façons de voir le monde différentes. Donc, on est peut-être à beau carrefour finalement de notre existence en tout cas ici. Alors... Vous avez choisi, et merci de participer au MIA aussi, un podcast pour porter votre message avec votre podcast « Disse ma force » . Est-ce que pour vous, du coup, c'est un média oral ? C'est une opportunité, ces médias qui se développent et qui vous permettent de transmettre autrement que par l'écrit ? Vous êtes plus de l'oralité ? Oui,
- Speaker #0
absolument. Je transmets par l'écrit. Je voudrais bien écrire un livre. Ça s'arrête là. donc oui les podcasts moi ça m'arrange énormément parce que c'est aussi le côté direct c'est plus authentique pour moi aussi que d'écrire et de revoir de revisiter ce que j'ai écrit de le faire revisiter par d'autres ça perd beaucoup de sa valeur humaine je trouve mais je sais tout pour l'écrire et un jour j'espère avoir la force de pouvoir écrire un livre mais Pour l'instant, j'aime beaucoup ce côté immédiat des podcasts où il y a une capacité de dire les choses comme elles sont.
- Speaker #1
Et pourquoi pas un livre audio ?
- Speaker #0
Et un livre audio, oui.
- Speaker #1
Uniquement audio, finalement.
- Speaker #0
Oui, je n'ai pas pensé à ça.
- Speaker #1
Voilà. Allez, hop !
- Speaker #0
C'est parti !
- Speaker #1
On vous entend pour le moment ! Au moment où vous avez décidé de rendre publique cette fameuse dyslexie, est-ce qu'il y a quelque chose qui a changé de la part du regard des autres ? Est-ce que vous avez l'impression qu'il y a des portes qui se sont ouvertes, d'autres qui se sont fermées ?
- Speaker #0
Je ne sais pas. En tout cas, c'est à l'université que j'ai vraiment réalisé la force de la dyslexie, parce que c'est là où j'ai compris que j'avais plus besoin d'apprendre par cœur, je pouvais comprendre un sujet et ça suffisait. Et que ça me prenait plus longtemps, mais qu'une fois que j'avais vraiment compris, j'étais meilleur que les autres. Et ça me prenait plus longtemps parce que j'allais aussi plus en profondeur. Dans le milieu professionnel, ça, ça m'a aidé énormément, cette compréhension-là. Est-ce que ça m'a bloqué ? Je ne sais pas. Franchement, je ne crois pas. Pas dans le système scolaire, oui. Dans le monde professionnel, non. Non, je ne crois pas. Mais j'ai eu beaucoup de chance, moi, d'être auto-entrepreneur. La grande majorité de ma vie professionnelle, je n'ai pas dû... gérer une structure. Et donc, ce que je vois souvent avec les dyslexiques, c'est que les structures sont extrêmement compliquées à gérer. C'est la politique sociale à l'intérieur des structures, parce qu'on est souvent des gens assez passifs, on n'aime pas le conflit. Et ces structures, le conflit règne à l'intérieur. Je suis aussi médiateur parce que j'adore le conflit, mais quand ce n'est pas moi qui est dans le conflit, j'arrive à gérer parce que je comprends très bien le conflit quand je suis une partie neutre à l'intérieur du conflit. Mais donc les dyslexiques, souvent, ils souffrent de ça. Après, ceux qui ont géré cette partie-là où le conflit n'est plus un problème du tout, les grands entrepreneurs dyslexiques, ils se baignent dans le conflit. et ils trouvent presque un confort là-dedans. Je ne sais pas comment le dire. Donc, ce n'est pas nécessairement le cas. Mais c'est souvent qu'on trouve quelque chose de difficile entre le dissexique et le conflit avec les autres.
- Speaker #1
C'est un point intéressant. Dans votre cas, qu'est-ce qui s'est passé ? Parce que c'est le cas maintenant. À partir du moment où vous êtes sorti du seulement parler de vous, de votre dyslexie, à je parle un peu, je mets des guillemets, mais au nom des autres.
- Speaker #0
Oui, au nom de la dyslexie en soi. C'est mon parcours qui m'a permis de faire ça. Donc, c'était vraiment, j'ai fait un master en psychosocial. Et puis, il y a Laurent Mescard qui m'a pris sous son aile. Je suis une professionnelle. il m'a vraiment appris le métier de A à Z. Et puis là, je suis devenu indépendant parce que j'ai vu qu'il y avait un lien à faire entre la dyslexie et le coaching professionnel où on pouvait aider les dyslexiques d'une manière en fait meilleure et plus facile. J'ai vu que les dyslexiques, en fait, il y a une similarité entre eux qui permet l'orientation professionnelle et la notion de la dyslexie avec la vie professionnelle qui pourrait être d'une utilité absolument incroyable pour eux et qui rendait la méthodologie beaucoup plus rapide et beaucoup plus facile. Et de nouveau, une fois que j'ai créé cette méthodologie, j'ai vu que ça marchait pour tout le monde parce que, de nouveau, tout ce qui marche pour les dyslexiques est fondamentalement bon pour tout le monde parce que c'est à travers la compréhension fondamentale des sujets, à travers faire des liens. à travers la cohérence, la logique. Donc ça, vraiment, c'est mieux utiliser le cerveau de n'importe qui.
- Speaker #1
C'est vrai que tout ce qu'on découvre avec ces nouvelles méthodes permettent à tout un chacun de trouver des nouvelles voies d'apprentissage dans un monde où on a besoin d'apprendre autrement que ce qu'on faisait jusque-là. Est-ce que, alors, c'est une question dans les deux sens, c'est-à-dire que d'un côté, votre titre vous permet d'amplifier votre voix. Mais d'un autre côté, je me dis, est-ce que l'étiquette, elle ne risque pas de revenir par une autre porte et puis de vous enfermer de nouveau comme étant le... Parce qu'on aime bien mettre des étiquettes partout. Vous, vous en avez une double, prince dyslexique. Ça fait quand même lourd à porter, non ?
- Speaker #0
Oui, et puis non, enfin, je ne le vois pas vraiment comme ça. Pour moi, c'est comme ma mère a dit aussi, je suis tout à fait aligné avec elle. Là-dessus, le titre, c'est bien, c'est une responsabilité en soi. On représente beaucoup plus que soi-même et on s'habitue à ça et ça nous canalise et ça nous aide énormément dans la vie personnelle parce que ça nous protège de nous-mêmes, vraiment de partir en vrille parce qu'on sait tout au long de notre vie qu'on ne représente pas que nous-mêmes. Donc en tant qu'enfant, j'ai beaucoup envié les gens et les américains qui vivent que pour eux-mêmes et ils se représentent juste eux-mêmes et pas leur famille ni rien. Moi, ce n'était pas du tout le cas. Tout ce que je faisais, chaque parole, chaque chose que je faisais, je savais que j'avais les gens qui me verraient moi, mais qui verraient à travers moi ma famille, ma position, mon pays. Et donc j'avais un devoir de représenter. Et c'est là où c'est une responsabilité. Mais cette responsabilité, en effet, elle ouvre beaucoup de portes. Et je crois que tant qu'on ouvre ces portes pour quelque chose qui fait du sens, ça va très bien. Si on ouvre ses portes pour des choses qui sont juste utiles à soi-même, alors là, on est dans un problème éthique gigantesque. On a presque un devoir de l'utiliser. pour des choses qui sont utiles d'une manière sociale. Et si on ne le fait pas, il y a aussi un problème éthique, parce qu'on a ce pouvoir-là, et donc on doit aussi l'utiliser si on peut, et si on a les capacités émotionnelles aussi de le faire.
- Speaker #1
Qu'est-ce que votre prise de parole, si c'est le cas, a déclenché que vous n'auriez pas anticipé ?
- Speaker #0
La prise de parole, elle a grandi plus vite que je le pensais et où il y a eu beaucoup plus d'intérêt que je le croyais. Mais je ne réfléchis pas vraiment à chaque prise de parole, c'est comme si c'était la première et la dernière. Je ne réfléchis pas trop à ce que j'ai dit avant ni ce que je vais faire avec ça après. Donc ça prend les ampleurs que ça prend. C'est juste que j'ai plus de pain sur la planche que je croyais avoir.
- Speaker #1
Alors, en préparant notre entretien, j'ai pris connaissance d'une étude étudie, ce qui a été mené à Lyon et qui montre que les étudiants dyslexiques accèdent au sens profond d'un texte aussi bien que les autres, que leur pensée est intacte, mais qu'en fait, la seule chose qui résiste, c'est la lecture, le canal, la façon de l'atteindre et que finalement, ils se retrouvent à avoir des pertes de motivation, de l'échec, du décrochage, parce que rien n'est adapté pour les aider à aller dans leur compréhension profonde, dont vous nous parlez depuis tout à l'heure. Alors, qu'est-ce que l'école, et puis après l'université, mais peut-être un peu avant l'école, qu'est-ce qu'elle note quand elle note un enfant ? Puisque vous disiez aussi que le par cœur, ça met les élèves dyslexiques, mais je suis sûre. quasi tous en difficulté. Comment est-ce qu'on peut remplacer et comment est-ce qu'on peut évaluer sans être dans la sanction ?
- Speaker #0
Oui, sans être dans la sanction et sans être dans le... de recracher quelque chose qu'on n'a pas compris, en fait. C'est une vraie question. C'est quelque chose qui doit être... où on a besoin de beaucoup plus de recherches là-dessus. Mais c'est vraiment des questions ouvertes, déjà. La capacité de... Donner les examens d'une manière orale et pas que écrite. La possibilité d'avoir un ordinateur. Le temps, qu'il n'y ait pas un temps défini pour un examen. Les enfants, de toute façon, ils veulent finir aussi rapidement que possible. Et s'il n'y a pas le temps, alors il n'y a plus cette pression. C'est juste une pression en plus. Le temps, ça paralyse. Ils disent, ok, j'ai une heure. Et si j'ai du extra time, si j'ai plus de temps parce que j'ai ma dyslexie et tout ça, j'ai une heure et demie, c'est déjà plus facile. Mais le temps et la quantité d'un examen, en fait, il faut avoir la capacité de demander peu de questions dans un examen qui vont pouvoir aller chercher en profondeur la compréhension du sujet. Parce qu'aussi pour le ADHD... La capacité de se concentrer pendant deux heures d'affilée sur un examen, c'est extrêmement difficile. Et donc, si on veut vraiment voir ce qu'ils ont compris, alors il faut des examens qui ne sont pas trop longs et qui arrivent à poser les bonnes questions, qui cherchent vraiment la compréhension profonde d'un enfant. Et de nouveau, d'une manière écrite, ou bien avec l'ordinateur, ou bien orale. Mais pour tout enfant, il n'y a pas besoin de dire, ok, ça c'est que pour les dyslexiques. Non, tout enfant devrait pouvoir avoir un ordinateur devant lui s'il veut. C'est aux écoles de mettre les structures en place pour être sûr que les ordinateurs ne sont pas utilisés d'une manière inappropriée. Ou bien de pouvoir le faire à l'oral. Qu'est-ce qu'on est en train de chercher dans les enfants ? On est en train de chercher ce qu'ils ont compris. Est-ce que l'établissement a fait un bon travail dans la compréhension du sujet vis-à-vis de l'enfant ? Et c'est ça qu'on est en train de chercher. Est-ce que l'établissement a fait un bon travail ? Et on le voit encore plus dans la dyslexie profonde ou l'autisme ou le ADHD ou les opententiels d'une manière différente mais aussi. si eux, ils ont vraiment compris le sujet, alors les autres ont aussi compris le sujet. Donc, on est en train de tester l'établissement autant que l'enfant quand on est en train de donner un test à un enfant.
- Speaker #1
Est-ce que ça vous dirait de rentrer dans une équipe pédagogique ou de réflexion pour que tout change dans la façon dont on évalue les enfants par exemple à l'école ?
- Speaker #0
Mais c'est très très difficile de changer les choses fondamentalement dans le système. Pour des bonnes raisons, le système scolaire est quelque chose de tellement important que si on le changeait trop facilement, alors ça serait extrêmement dangereux aussi. Donc pour des bonnes raisons c'est très rigide, mais c'est pour ça que je parle énormément de culture scolaire plus que de changer le système. Le système ça va venir tout seul je crois aussi à travers la technologie et le besoin d'apprendre l'IA aux enfants de plus en plus jeunes. J'ai demandé à un spécialiste dans l'IA à quel âge est-ce qu'on devrait commencer à apprendre aux enfants. a utilisé l'IA, il m'a dit, 14 ans, pour que les enfants aient déjà une capacité critique avant de l'utiliser. Mais 14 ans, c'est extrêmement jeune. Donc, le système va évoluer à travers la technologie. Le besoin d'utiliser cette technologie dans le monde dans lequel on vit, on ne peut pas faire sans. La différence sociale va être entre ceux qui savent utiliser la technologie d'une manière bonne. et humaine et ceux qui ne savent pas l'utiliser et qui deviennent des robots ou qui tout simplement se perdent dans tout ça et qui n'arrivent pas du tout à l'utiliser. Donc on va devoir le mettre dans le système scolaire rapidement et ça, ça va changer le système scolaire complètement. Mais la culture scolaire, c'est vraiment comment est-ce qu'on comprend le devoir de... apprendre à un enfant. Quelle est l'utilité ? Il y a plein de choses, genre l'intelligence collective, on le connaît très bien dans le monde de l'entreprise, mais dans le monde scolaire, on ne l'utilise pas du tout, c'est encore un monologue du prof et où l'intelligence collective des étudiants n'est pas utilisée. Mais on peut l'utiliser, il y a plein de méthodes qui peuvent être mises en place et de nouveau, Encore une grande réflexion qui doit être mise là-dessus, des recherches pour voir comment est-ce qu'on peut utiliser l'intelligence collective dans les classes. Donc voilà plein de choses, pardon je me suis perdu dans mes pensées. Non,
- Speaker #1
non, non, pas du tout parce que je me disais, à observer en tant qu'enseignante aussi, je m'aperçois que c'est difficile de stimuler l'intelligence collective tant les étudiants, donc là je parle au niveau universitaire, sont formatés... d'une manière qui est que maintenant je suis là pour consommer, écouter et ingurgiter, mais quand on essaye de leur proposer autre chose, c'est encore très frileux, ils ont peur du regard de l'autre, de trop s'investir et c'est compliqué pour l'instant, on est encore dans l'ancien modèle.
- Speaker #0
C'est pour ça que c'est important de commencer très jeune, parce qu'ils n'ont pas l'habitude à être actifs dans la pensée, c'est encore une pensée passive. Quand ça vient à l'éducation, on reçoit, on reçoit, on reçoit, mais on n'est pas actif dans la méthode d'apprendre. La méthode d'apprendre est encore trop passive.
- Speaker #1
Et nous avons une relation en commun, Laure Talavé-Aumont, que j'avais reçue sur le podcast, qui est la fondatrice de Niki, qui fait de l'apprentissage du soutien scolaire à Luxembourg, et avec laquelle vous avez donc organisé cette... Super conférence au mois de mai dernier pour changer le regard sur justement les différences d'apprentissage. Et comme vous, elle constate qu'elle me disait, quand j'utilise pour certains élèves qui sont neurotypiques, pour mettre des mots parce qu'il faut en mettre, des exercices prévus pour des neurotypiques, je me rends compte au fur et à mesure qu'ils comprennent mieux, plus vite. Donc je me dis, mais qu'est-ce que ça révèle ? sur notre système scolaire, fondamentalement, ça ?
- Speaker #0
Absolument. Dans l'idéal, si on pouvait tout changer, ce qu'il ne faut pas faire, mais de faire une analyse approfondie sur la dyslexie et sur ce qui marche pour les dyslexiques, et puis d'implémenter ça dans le système scolaire, ce serait le meilleur système scolaire qui existe.
- Speaker #1
Parce qu'une de vos propositions, ce serait d'avoir une école avec différents modes d'apprentissage et où, comme vous l'avez dit à l'instant, pour les examens, finalement, c'est la même chose que pendant le cursus, c'est-à-dire apprendre plutôt avec une voix orale ou une voix écrite selon la sensibilité, construire, dessiner, enregistrer, je ne sais pas. Comment est-ce qu'on peut vraiment... Le promouvoir.
- Speaker #0
Mais avoir tout en même temps, en fait. D'avoir tout, tous les matériels, en fait, par écrit, à l'oral, par visio. En fait, le plus on utilise de nos sens, le mieux on va apprendre. On n'est pas mono-sensoriel. On en a au moins cinq, je crois. Exactement. Exactement. Et puis six avec les émotions. C'est impacté en fait. Et donc on doit les utiliser. Et le plus on les utilise, c'est pas magique. Le plus on utilise de sens, le mieux on va comprendre quelque chose. C'est tout simple.
- Speaker #1
Oui, c'est juste. Vous l'avez un tout petit peu évoqué au début de l'entretien, le fameux mot dyslexie, en disant, oui, il est utile, on garde, mais bof, bof. Vous avez travaillé avec une orthophoniste et chercheuse qui s'appelle Béatrice Sauvageau. qui propose de remplacer troubles par bilexie. Donc son hypothèse c'est que le cerveau dyslexique possède sa propre langue neurologique et apprendre le code standard revient à apprendre une seconde langue. Donc c'est pas mal ça, bilexie.
- Speaker #0
La bilexie parce que l'utilisation des deux côtés du cerveau. Oui, elle est absolument incroyable, elle va très très loin. Le monde n'est pas encore prêt pour tout ce qu'elle a à dire sur la dyslexie. mais elle est en train de faire des recherches extrêmement poussées. Et oui, Dieu merci qu'on l'a. Mais oui, la bilexie, c'est un mot parfait, absolument, pour enlever tout ce qui est ce côté négatif de cette compréhension, de cette intégration d'informations. Mais on devrait aussi trouver pour les ADHD, pour les autistes... Les eaux potentielles, on a déjà un terme positif, mais oui, il faut voir la différence neurologique comme une différence et pas un problème en soi, et comme une différence qui est une richesse pour la société. En fait, on aura besoin de toutes ces manières de réfléchir pour trouver les solutions du futur, qu'elles soient économiques, sociales, écologiques. ou politiques, on aura besoin de ces gens. Et si on les met de côté dans le système scolaire, on ne pourra pas les utiliser plus tard. Donc on voit que ces gens sont utiles socialement maintenant dans les grandes entreprises. Il y a un pourcentage absolument gigantesque de dyslexiques dans les entreprises. À vérifier, à peu près 10% de la population est dyslexique et à peu près une personne sur trois. et des entrepreneurs et dyslexiques. Donc, même si c'est la moitié de ça, c'est gigantesque. Donc, il y a cette capacité de percer des dyslexiques qui est incroyable, cette capacité de réflexion et d'analyse et de trouver des solutions et du pourquoi, du comment, absolument formidable. Mais on voit que c'est souvent des gens qui ont réussi de leur manière, tout seuls. Pas dans les entreprises, pas dans les... Ils ont dû faire leur chemin d'une manière indépendante pour réussir. Parce qu'ils n'arrivaient pas, parce qu'en fait les dyslexiques ont besoin, quand ils sont dans l'entreprise, quand ils ont quelqu'un au-dessus d'eux, ils ont besoin d'une confiance absolue de la personne pour pouvoir faire les choses de leur manière. Parce qu'ils ont un besoin absolu d'être créatifs, de vraiment... de réfléchir d'une manière créative, de pouvoir réfléchir d'une manière créative, de pouvoir faire les choses d'une manière créative et de leur manière. Et là, ils sont absolument formidables. Mais si on les structure et on les coince d'une manière de faire, non, il faut faire ça de cette manière, alors ils sont bloqués et ils n'arrivent pas à utiliser leurs capacités dyslexiques. ils sont vus et ils se voient eux-mêmes comme des faits.
- Speaker #1
J'imagine que là, ça ne fait que favoriser cette sensation d'enfermement et d'être inutile, alors que ce sont des gens particulièrement précieux en ces temps où on a besoin de créer un monde nouveau. Et je me disais, je suis très favorable à l'hybridation. Donc les dyslexiques, je pense que je suis un peu dys aussi. Mais c'est quelque chose que je trouve génial parce que c'est à travers ça, cette créativité, ces liens qu'on va tisser entre différentes personnes et différentes approches, qu'on aura certainement des réponses aussi aux questions qu'on se pose aujourd'hui.
- Speaker #0
Absolument.
- Speaker #1
Alors du coup, moi j'aimais justement cette hypothèse qui est que... À force de vouloir affiner des diagnostics, on finit par découvrir que chacun, chacune, on diverge les uns des autres. Vous avez cité un certain nombre de dysfonctionnements, mais je me demandais si ça ne reflétait pas une réalité qui est celle du vivant, qui est qu'un arbre ne ressemble jamais à son voisin, que dans l'ensemble de ce qui nous entoure sur la planète, il n'y a jamais vraiment de clone, donc de fonctionnement. strictement identiques et peut-être que c'est ça qui crée aussi la robustesse du système et des cerveaux qu'on considère comme divergents aujourd'hui est-ce que ce ne serait pas la norme de demain ?
- Speaker #0
Oui, je crois que c'est la norme de demain absolument l'inclusion c'est quelque chose de tout à fait normal il n'y a rien de plus normal que d'être inclusif on fait comme si c'était quelque chose d'extraordinaire mais socialement il n'y a rien de plus normal d'accepter qu'il y a des différences dans tout, et pourquoi pas neurologiques alors ? Et donc oui, dans le futur, ça va être la norme, et ils seront vraiment utilisés, et ça va enrichir la société d'une manière absolument gigantesque, et à travers ça, on va vraiment avancer d'une manière sociologique et humaine d'une rapidité phénoménale.
- Speaker #1
Parce que je me demandais si... À force, l'étiquette ne crée pas la norme, ou la norme l'étiquette dans un sens ou dans un autre.
- Speaker #0
Oui, enfin, la norme, c'est simplement ce qui est normal, on ne réfléchit pas dessus. Ce qui est anormal, on réfléchit dessus. Donc, en fait, ça devrait être tellement normal qu'il n'y a pas de question même sur des différences neurologiques. C'est juste, on est humain, et voilà.
- Speaker #1
Et est-ce que ça ne vous fait pas... peur de vous dire que, maintenant, on a des entreprises qui recrutent et qui cherchent des profils atypiques parce que justement, ils ont un regard, une créativité, une capacité à remettre des choses en question. Pour vous, c'est un vrai progrès ou ce n'est pas un risque nouveau de remettre des gens dans une case « à toi, je t'embauche » ou « je te demande quelque chose parce que tu es, entre guillemets, atypique » .
- Speaker #0
Alors, c'est une étape, je crois. C'est une étape. Tant que ça reste une étape, on est bon. Le risque ou le danger, c'est que ça reste la norme. Donc, il ne faut jamais mettre les gens dans une boîte. Jamais. Et donc, oui, c'est utile. Au moins, à travers ça, on va prouver que la dyslexie n'est pas une crétinerie. Ce n'est pas un déficit intellectuel. Et c'est pour ça que c'est important de parler d'une neurodiversité. Et pourquoi c'est tellement normal de parler d'une neurodiversité ? Parce qu'on voit très bien que ça n'a rien à voir avec un niveau intellectuel. Donc pourquoi ? Et on sait que c'est neurologique. Donc pourquoi est-ce qu'on dit que c'est un problème alors que ce n'est pas intellectuel et que c'est neurologique ? Donc pourquoi ne pas chercher un peu plus loin ? Et donc oui, ces différences sont importantes. Après, il y a le déficit intellectuel. C'est une réalité, mais c'est autre chose. Et puis, il y a l'handicap, les handicaps mentaux. Et c'est encore autre chose aussi. Donc, il faut dire les choses et mettre les choses dans des cases, parce qu'on est humain, à la fin de la journée, on met des cases. Mais si on veut mettre des cases, alors il faut le faire bien. Et il ne faut pas mettre tout dans une case et tout comme fuse.
- Speaker #1
Non, parce que je me disais, si on avait une société où plus personne n'aurait besoin de se déclarer 10, ce serait merveilleux.
- Speaker #0
Mais c'est ça, c'est ça le but. Et c'est ça, oui, et c'est ça ce qu'il y aura, j'en suis sûr. Mais ça va prendre encore du temps.
- Speaker #1
Ça va prendre du temps. Est-ce que vous encourageriez à se faire diagnostiquer et ensuite à en parler ouvertement ou pas vraiment ?
- Speaker #0
De se diagnostiquer, oui, je dirais que c'est toujours utile, mais c'est hyper compliqué et souvent ça coûte. Ce n'est pas facile à faire, surtout en tant qu'adulte. C'est déjà difficile de le faire en tant qu'enfant. en tant qu'adulte, beaucoup plus. Mais oui, s'il y a la possibilité, pourquoi pas, franchement. Au moins, il y a une certitude. Et alors, on arrête de réfléchir à est-ce que je suis bête, est-ce que je suis intelligent, est-ce que c'est à cause de la D.C. Au moins, on a une paix. Et on sait, ok, maintenant je suis dyslexique, dyscalculique, dysautographique, ou whatever it might be, et je travaille maintenant avec ça, et j'essaye vraiment de me plonger dans le sujet pour vraiment comprendre complètement, parce que sinon, on rentre dans ce sujet, on se plonge dedans, et on se sent un peu comme un imposteur. Alors qu'on ne devrait pas, parce que si on se retrouve là-dedans, pourquoi pas ? Alors qu'on le croit vraiment. C'est beaucoup plus facile de le croire quand quelqu'un d'autre, surtout un spécialiste, le dit que si c'est que nous. Et puis, si un spécialiste l'a dit, alors on peut aussi demander de l'aide. Donc oui, c'est toujours bien de le découvrir d'une manière officielle, même si ce n'est pas nécessaire. Et puis de le dire, ça dépend vraiment si la personne doit se sentir complètement libre, de le dire ou de ne pas le dire. Mais dans un monde idéal, on le dirait, il n'y aurait aucun problème. Mais on n'est pas dans un monde idéal.
- Speaker #1
Pas encore.
- Speaker #0
Pas encore. On y va. Pas encore. Mais si les gens ont vraiment compris quelle est cette méthode intellectuelle d'intégrer l'information avec toutes ses forces, il n'y a pas de raison de ne pas le dire.
- Speaker #1
Et quel message vous pourriez passer à un enfant qui vient d'être diagnostiqué et puis à ses parents ? Un message d'espoir.
- Speaker #0
Oui, exactement. Donc, les enfants, ça va devenir plus facile. C'est ce que je dis à mes enfants, en tout cas. La période scolaire est extrêmement difficile. La période universitaire devient plus facile. Et puis, la période professionnelle, on peut se lâcher. Et les parents, c'est ne vous en faites pas trop. donc oui Le travail d'un parent c'est de s'en faire pour ses enfants, c'est normal. Mais le plus ils s'en font, le plus ils s'enfoncent là-dedans.
- Speaker #1
Très beau, très bon.
- Speaker #0
Et le plus ça devient un cercle vicieux, où l'or panique, panique l'enfant, et bloque tout encore plus, et rend le problème, prend des dimensions encore plus grandes qu'ils doivent prendre, donc tout dans le calme. Dans la joie, dans la bonne humeur, dans l'espoir, parce que ce n'est pas la fin du monde. Il va souffrir, ça va être dur, mais il va réussir. Et il va réussir beaucoup mieux, ça va être beaucoup moins dur, si émotionnellement on arrive à avoir une stabilité dans la famille.
- Speaker #1
Quel encouragement, quelle annonce avez-vous envie de faire entendre ou vous aimeriez que les auditeurs retiennent ? Ou bien un dernier éclat de voix, quelque chose qui vous...
- Speaker #0
Oui, il y en a tellement. Je ne sais pas. La fierté d'un dyslexique, que les enfants peuvent être fiers d'être dyslexiques, que les adultes peuvent être fiers d'être dyslexiques, que les dyslexiques doivent comprendre que ce n'est pas lié aux faiblesses, que c'est vraiment... Il y a une force liée à la dyslexique, qui n'est pas liée aux faiblesses, et donc des méthodes de compensation qui créent une intelligence aussi. Oui, ça aussi, mais pas que. Il y a vraiment une force en soi de la dyslexie, de cette manière d'intégrer l'information, qui crée des faiblesses aussi liées à ça. Et ça, c'est toute une autre discussion qu'on pourrait partir sur des heures. Mais c'est vraiment qu'on comprenne que la dyslexie est une force avant d'être une faiblesse. Et qu'on arrête de penser que la dyslexie est une faiblesse d'abord, et qu'après... ça devient une force parce que l'humain est fort. Non, c'est une force d'intégration d'informations. Si tout le monde pouvait intégrer l'information comme ça, ça serait absolument formidable. Parce que c'est d'une manière profonde, logique, avec des liens dans tout et dans n'importe quoi. Je veux dire, le dyslexique, il arrive à faire des liens d'une manière complètement différente. Il va faire des liens, mais automatiquement. Donc, toute information qui est apprise et utilisée d'une manière consciente et inconsciente, ça c'est d'une manière normale pour tout le monde, on va espérer, mais pour les dyslexiques, c'est systématique et nécessaire.
- Speaker #1
Eh bien, c'est avec force, grande force, que je vous dis merci d'avoir délivré ces messages porteurs pour tous.
- Speaker #0
d'avoir ouvert votre cœur, d'avoir pris de votre temps aussi. Apparemment, ça a été un honneur de vous recevoir. Et si vous le voulez bien, dans les notes de l'épisode, je noterai évidemment les liens pour la fondation Henri-Maria Thérésa.
- Speaker #1
Oui, merci.
- Speaker #0
Et puis aussi les liens, si vous en avez d'autres, vers votre podcast. Et peut-être s'il y a une ou deux sources que vous avez envie de donner, je la diffuserai aussi pour que les gens puissent aussi avoir des outils ou des pistes de réflexion. Oui. infiniment merci à la Fondation d'avoir soutenu ce podcast et puis à vous d'avoir été très authentique merci beaucoup j'espère que cet épisode vous aura Ausha réconcilié avec votre 10 quel qu'elle soit permis de mieux percevoir la réalité d'un 10 et surtout, surtout fait prendre conscience que la normalité C'est quelque chose d'arbitraire, une norme qui a été définie par qui sait-on. Au fond, le monde est vaste et fluctuant. Et nous avons réellement besoin de toutes ces intelligences pour l'appréhender dans sa globalité. Infiniment merci à son Altesse royale le Prince Louis de Luxembourg et à la Fondation Henri Maria Teresa pour tout ce qu'ils mettent en œuvre autour de ces questions. Et vous pourrez retrouver plein de liens pour aller plus loin dans les notes de l'épisode. auquel, bien évidemment, vous allez mettre 5 étoiles, des commentaires élogieux, avant de le partager autour de vous avec ferveur et enthousiasme. D'ici notre prochaine rencontre, je vous souhaite des éclats de voix dyslexiques, dysphasiques, dyscalculiques, dyspraxiques, à moins qu'ils ne soient discontinus, voire disruptifs.