Speaker #0Bienvenue dans « Élégance et ambition » . Je m'appelle Thalia, et après plusieurs années à décrypter les codes de la classe aisée, j'aide désormais les personnes ambitieuses à gravir l'échelle sociale tout en restant fidèles à elles-mêmes. Ici, on parle d'élégance, de savoir-être et de conseils pratiques pour naviguer dans les cercles les plus prestigieux. Dans ce podcast, je vous partage tout pour transformer vos ambitions en actions concrètes et vous accompagner pas à pas dans votre quête de réussite sociale. Alors installez-vous confortablement et laissez-vous inspirer ! Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode d'Ellégance et Ambition, et en cette fin d'année 2025, j'avais envie d'enregistrer un épisode sur un thème que l'on retrouve partout à cette période, à savoir les bonnes résolutions. Notamment si vous m'écoutez au mois de juin-envier 2026. Mais je vais être claire, dès le début, je ne suis pas en train d'enregistrer cet épisode pour vous dire quelles bonnes résolutions adopter en 2026. Je ne vais pas enregistrer un épisode pour vous donner une liste toute faite du type « faites du sport » , « mangez mieux » , « habillez-vous mieux » , « repassez vos vêtements » , « soyez plus disciplinés » , « arrêtez de scroller » , etc. Pourquoi ? Parce que je suis profondément convaincue que les bonnes résolutions ne fonctionnent pas. En général, quand on prend une bonne résolution, on la tient quelques jours, tout au mieux quelques semaines, par la force de volonté, et puis en général, passer le mois de février. tout s'arrête. Et ce que je trouve dommage, c'est que cette mascarade de bonne résolution finit souvent par créer une conclusion toxique, du moins on finit par se raconter ce discours intérieur, qui est de dire je ne suis pas disciplinée, je n'y arrive pas, je ne suis pas fait pour ça, je ne suis pas capable de tenir mes engagements, alors que très souvent, ce n'est pas un problème lié à votre personnalité, c'est plutôt un problème de stratégie ou de méthode. Donc j'aimerais que vous arrêtiez de jouer Merci. à ce jeu qui est improductif. Et j'aimerais que vous sortiez de cette logique des bonnes résolutions pour entrer dans quelque chose de beaucoup plus durable, à savoir les bonnes habitudes. Et je vais vous en parler notamment à travers un ouvrage phare qui a structuré ma réflexion sur ce sujet, notamment dans le cadre de la réussite sociale. Cet ouvrage, c'est Le pouvoir des habitudes de Charles de Rigue. Et le sous-titre est évocateur puisque c'est « Changer un rien pour tout changer » . D'ailleurs, je vous invite, je vous encourage fortement à lire cet ouvrage si vous voulez progresser socialement, non seulement parce qu'il vous permettra de comprendre pourquoi les habitudes sont clés, et en plus, ça vous permettra d'améliorer, d'agrémenter votre culture générale avec des éléments de réflexion qui sont très pertinents. Dans cet épisode, vous allez comprendre pourquoi les bonnes résolutions échouent presque systématiquement, même quand vous êtes sincèrement motivé dès le départ. comment votre cerveau fonctionne réellement quand il s'agit de changer un comportement, à travers notamment ce mécanisme qu'on appelle la boucle de l'habitude. Et enfin, comment relier tout cela à un concept essentiel dont je vous ai déjà parlé, sans lequel on ne peut pas comprendre la réussite, qui s'appelle l'effet cumulé, cette idée que des petites actions répétées dans le temps produisent des résultats incroyables, des résultats massifs. Et à la fin de cet épisode, vous aurez une nouvelle grille de lecture beaucoup plus claire Pourquoi ? pour comprendre pourquoi jusque-là vous stagniez, pourquoi jusque-là vous aviez connu des échecs. Vous aurez également une stratégie concrète pour passer d'un objectif flou à une transformation réelle et surtout un angle très utile pour votre élégance et pour vos ambitions qui vous permettront de comprendre comment travailler régulièrement, assidûment, pour atteindre votre définition de la réussite sociale. Commençons par expliquer pourquoi les bonnes résolutions sont vouées à l'échec. Au moment où j'enregistre cet épisode, nous arrivons à ce moment de l'année où l'on commence à entendre partout « cette année, en 2026, je m'y mets » , « cette année, je reprends ma vie en main » , « cette année, je change » . Et il y a une dimension presque rituelle dans ces bonnes résolutions. Janvier, c'est un symbole de redémarrage. La nouvelle année, c'est comme une page blanche, un nouveau départ. Le problème, c'est que ce modèle repose sur une illusion. L'illusion selon laquelle un changement durable peut se décider dans un élan, sur un coup de motivation, dans un moment où on se sent inspiré, plein d'énergie. Or, quand on regarde la réalité, on observe presque toujours le même schéma. Un enthousiasme extrêmement élevé en janvier, puis un ralentissement, un peu de relâchement, quelques écarts, et puis on finit par abandonner ses résolutions. Vous le savez, vous l'avez vu autour de vous, vous l'avez peut-être vécu vous-même. Je pense notamment à cette résolution très fréquente qui est d'arrêter l'alcool avec le fameux mois sans alcool, dont l'idée est de diminuer sa consommation après les fêtes. Alors sur le papier, c'est une intention très louable, mais dans les faits, le mois de janvier, en plus, c'est le pire moment pour se dire je vais arrêter. Pourquoi ? Parce qu'en janvier, c'est le mois des pots de nouvelle année au travail. C'est une période remplie d'occasions sociales où l'alcool circule. Et juste après, vous avez février avec la galette des rois, le cidre. En fait, on n'a jamais fini. Il y a toujours une occasion de fêter, de déboucher une bouteille. Il y aura toujours quelque chose qui viendra contrer votre volonté. Donc première leçon, les bonnes résolutions échouent parce qu'elles ne tiennent pas compte du contexte social, du calendrier, de la vie réelle. Deuxième point sur les bonnes résolutions, c'est qu'elles reposent presque toujours sur une ressource fragile, limitée et dégressive qui est la volonté. Dans une journée donnée, notre capacité de discipline, votre volonté, appelez ça comme vous le voulez, elle est décroissante. Le matin, vous avez davantage de motivation, vous avez davantage de réserve mentale. Il faut le voir comme une jauge, comme la batterie de votre téléphone. Et comme la batterie de votre téléphone, au fur et à mesure que la journée avance, cette jauge diminue. Donc, si par exemple, votre résolution était de faire du sport, de vous remettre au sport, et que vous vous dites, je vais faire du sport le soir en rentrant de chez moi, en rentrant du travail, et que votre journée a été lourde, stressante, remplie de décisions et de sollicitations, le soir, vous arrivez exactement au moment où votre volonté est la plus basse. Et c'est là que tout se joue. Parce que si votre système dépend entièrement de votre volonté, vous allez perdre. Pas parce que vous êtes faible, mais parce qu'en fin de journée, c'est beaucoup plus difficile de faire preuve de volonté. Troisième point à propos des bonnes résolutions, souvent elles sont extrêmement vagues. On se dit, je vais me remettre au sport, je vais perdre du poids, je vais mieux manger, je vais être plus disciplinée. Très bien, mais sur le sport, quel sport ? Combien de temps ? Combien de fois par semaine ? Pour quel objectif ? Idem quand vous dites, je vais être plus disciplinée. Encore une fois, très bien, mais qu'est-ce que ça signifie ? Comment est-ce qu'on sait que vous avez été disciplinée aujourd'hui ? Quels sont les indicateurs concrets ? En somme, un objectif abstrait, aussi abstrait que cela. je vais me remettre au sport, je vais être plus discipliné. Ce n'est pas un objectif qui puisse vous permettre de concrétiser cela en un comportement concret. Or, ce sont les comportements concrets, les comportements réels qui changent réellement votre vie. Les bonnes résolutions, elles s'appuient aussi sur une idée, une narration très séduisante qui est de se dire je suis quelqu'un de nouveau. Cette année, c'est une page blanche, je redémarre, je deviens une nouvelle version de moi-même. Or, encore une fois, c'est une illusion puisque le cerveau ne change pas. pas en un jour. Si vous cherchez à changer trop vite, votre cerveau va se braquer. Votre cerveau, il change. Il accepte le changement par répétition, par habituation, mais pas par des déclarations franches et uniques. Et puis, il y a un point très important qui est l'effet psychologique de l'échec répété. Quand vous abandonnez une résolution, vous ne vous dites jamais « c'est mon système qui n'était pas adapté » . Plus souvent, vous avez un discours intérieur qui dit « si j'échoue, si je n'arrive pas à tenir, c'est parce que je ne suis pas assez disciplinée, c'est parce que je manque de motivation, je n'y arriverai jamais, je n'y arriverai jamais » . Et tout ce discours négatif, il se transforme en un cercle vicieux parce que plus vous pensez cela de vous, et moins vous vous sentez capable d'agir et plus vous confirmez votre propre récit négatif. À propos des bonnes résolutions de manière générale, je vais vous citer un exemple très parlant qui est les salles de sport. Les gérants de salles de sport... Au mois de septembre et de janvier, ils enregistrent des vagues massives d'inscriptions. Et ce n'est pas un hasard parce que ce sont deux périodes qui sont propices à un nouvel élan. Ce sont deux périodes de l'année où on a une rentrée. Or, il se trouve que 80% des personnes qui s'inscrivent à une salle de sport en janvier annulent leur abonnement dans les cinq mois qui suivent. Vous vous rendez compte ? 80% sur 10 personnes qui s'inscrivent en janvier à une salle de sport, il y en a 8 qui vont abandonner. D'ailleurs, il y a beaucoup de salles de sport qui vivent en réalité d'inscriptions de personnes qui ne viennent jamais. Donc si vous doutiez encore que les bonnes résolutions ne fonctionnent pas, voilà une preuve assez tangible. Le point central à comprendre à propos des bonnes résolutions, c'est qu'il est très facile d'avoir une discipline extrême sur... un mois, d'avoir un nouvel élan sur un mois, notamment sur le mois de janvier, quand on est reposé après les fêtes, quand on est motivé par la nouveauté, quand on a l'impression que tout recommence. Mais ce qui fait que nous réussissons, et je parle en particulier de réussite sociale, de réussite professionnelle et de réussite personnelle, en réalité, c'est l'effort constant sur la durée et pas une performance ponctuelle. Et c'est là que l'on bascule vers le sujet central de cet épisode, à savoir les habitudes. J'ai acquis cette conviction que les habitudes Elles sont fondamentales, notamment dans la réussite sociale, après avoir lu ce fameux livre dont je vous parlais en introduction, Le pouvoir des habitudes, de Charles Zewig. Charles Zewig, c'est un journaliste qui a compilé énormément de recherches en psychologie et en neurosciences pour montrer une chose, c'est que notre vie est faite d'habitudes. souvent invisibles, souvent inconscientes, mais qui sont extrêmement puissantes, qui sont extrêmement structurantes dans notre quotidien et dans notre vie de manière générale. Il explique dans son ouvrage qu'il fuchit parfois de modifier quelques habitudes clés pour créer un cercle vertueux qui transforme le quotidien et notre trajectoire de vie. Et c'est fondamental parce que si on ne doit retirer qu'une phrase de ce livre, c'est que l'habitude, c'est le pilote automatique du cerveau. C'est ce qui détermine une grande partie de vos journées. Selon Charles Dewey, nos comportements sont régis par un mécanisme que l'on appelle la boucle de l'habitude. La boucle de l'habitude se décompose en trois éléments. Le premier, c'est un signal. Ce signal déclenche un deuxième élément qui est une routine, ou une habitude si vous voulez. Et la routine permet d'obtenir une récompense. On va prendre un exemple classique. d'habitude, dont il est très difficile de se défaire, c'est de fumer. Pour quelqu'un qui fume, je prends cet exemple parce qu'il parle à peu près à tout le monde, fumeur comme non-fumeur, souvent le signal c'est un moment de stress, un moment de frustration ou un moment d'ennui, parfois une envie de manger. Ça c'est le signal. Ce signal, il va déclencher la routine, qui est de fumer. Et l'acte de fumer va déclencher une récompense, qui est la libération de dopamine. Et la dopamine, c'est une hormone qui engendre un apaisement, un bien-être temporaire. C'est la même logique quand vous scrollez sur Instagram. Cas typique que l'on peut voir, notamment chez les personnes qui prennent les transports en commun, à peu près tout le monde est penché sur son téléphone en train de scroller sur les réseaux sociaux. Pour la majorité de ces personnes, on peut dire que le signal, c'est le fait d'entrer dans les transports en commun. La routine va consister à ouvrir Instagram et scroller. Et la récompense, encore une fois, cela va être la dopamine. Parce que les algorithmes sont conçus pour provoquer ce type de récompense. Pourquoi les résolutions échouent donc ? Eh bien, elles échouent parce qu'elles attaquent uniquement la routine et pas la boucle en entier. Alors, on parle de boucle parce que comme la boucle aboutit à une récompense et que le cerveau est programmé pour aller chercher la récompense, eh bien, à chaque fois qu'il y aura de nouveau le signal, le cerveau va rentrer automatiquement dans cette boucle puisqu'il sait instinctivement que le processus va mener à une récompense. Donc je reviens à ma boucle et à mes résolutions. Quand vous dites je vais faire plus de sport, vous ajoutez un comportement, mais vous ne l'intégrez pas forcément dans un schéma de signal et de récompense. Résultat, ce comportement repose uniquement sur la volonté. Et on l'a dit, votre volonté est limitée, donc au début vous le tenez et après vous lâchez. La règle d'or que l'on peut tirer de ce livre, du poire des habitudes, c'est qu'on ne supprime pas une habitude, on la remplace. Le cerveau n'aime pas le vide. mais il accepte le remplacement. Si vous voulez remplacer une mauvaise habitude par une bonne habitude, la méthode va consister à identifier le signal, garder la même récompense, mais au milieu, vous changez la routine. Alors les signaux, on va en parler un peu plus en détail. Le signal, il n'est pas toujours évident. On a parlé de stress, d'ennuis, de transports en commun, mais on peut les classifier en quatre types. Vous avez des signaux de type émotionnel. À chaque fois que vous rencontrez une émotion, en général c'est une émotion négative, comme le stress, l'ennui, la solitude, ou parfois ça peut être des émotions positives, comme la joie, la surprise. Toutes les émotions peuvent constituer un potentiel signal. Ensuite, vous avez les signaux de type temporel. Certaines périodes de la journée peuvent constituer un signal. Par exemple, le matin, le soir, le moment du coucher, le dimanche soir, tous ces moments peuvent constituer des signaux. Vous avez les signaux de type social. Par exemple, vous vous retrouvez avec une personne. Le fait de vous retrouver avec une personne constitue un signal. Ou certaines conversations peuvent être un signal. Et enfin, vous avez les signaux de type contextuel. Donc un lieu, comme rentrer dans les transports en commun. Une tenue que vous portez, peu importe. Là, c'est le contexte qui va jouer office de déclencheur. La routine, c'est le comportement que l'on va vouloir. soit gardé si c'est un bon comportement, soit modifié si c'est un mauvais comportement. Cette routine, c'est quelque chose qui n'est pas forcément une action visible. La routine, ça peut être une action en tant que telle, comme boire, fumer, manger quelque chose de sucré, ou cela peut être de procrastiner, d'éviter, ou encore d'avoir des pensées anxieuses ou se retirer socialement. Parfois, être procrastiné, c'est une action passive. Une fois que l'action a été effectuée, cela amène à une récompense. Et la récompense a pour effet d'apporter un sentiment positif au cerveau. En tout cas, la récompense peut être l'apaisement d'une tension. Cela peut être un sentiment de soulagement, une sensation de contrôle, même temporaire. Alors, ça ne veut pas dire que sur le long terme, ça apporte des bénéfices positifs. Par exemple, le fait de manger du fast-food. Ça peut rentrer dans un schéma de circuit de l'habitude et de la récompense. Puisque le fait de manger ce type de nourriture qui est gras, salé et sucré, ça libère une dose de dopamine dans le cerveau qui apporte une forme de soulagement, en plus d'apaiser peut-être une sensation de faim. Mais le revers de la médaille, c'est que c'est une alimentation qui est grasse, qui est pauvre en nutriments et qui, sur le long terme, contribue à une mauvaise santé. Je vous donne un autre exemple. Si vous scrollez les réseaux sociaux le soir, dès que vous vous mettez au lit, le signal est simple. C'est quand vous vous mettez au lit. La récompense, c'est l'apaisement émotionnel. Ça vous permet d'oublier votre AK quand vous scrollez, que vous regardez des vidéos de Ausha, des gens qui dansent. Et la routine en question, c'était de scroller. Mais si vous voulez changer cela et arrêter de scroller dans votre lit, cela aura peu d'effet de simplement vous dire j'arrête de scroller. Le plus efficace, c'est de remplacer votre routine, donc prendre votre téléphone et ouvrir Instagram. TikTok, peu importe le réseau, en la remplaçant, par exemple, par la lecture d'un roman ou d'un livre. En tout cas, quelque chose qui vous apporte une certaine forme d'apaisement, parce que ça vous permet de vous évader. Et l'avantage de prendre un livre plutôt que de scroller, c'est que ça vous élève intellectuellement et ça vous apaise pour la nuit. Alors que les réseaux sociaux ont plutôt un rôle d'excitant pour le cerveau. Sur le plan neurologique, la majorité de nos... comportements quotidiens ne sont pas le fruit de décisions conscientes. Les habitudes sont une stratégie d'économie du cerveau, parce que le cerveau fonctionne toujours pour consommer le moins d'énergie possible. Et pour faire cela, il est programmé pour repérer ce qui fonctionne, pour répéter et pour rendre tout ce qu'il peut rendre automatique. Les habitudes, notamment, elles sont stockées dans une zone du cerveau bien précise. Elles gèrent les automatismes, les routines motrices, les routines émotionnelles et cognitives. Et quand une habitude est installée, l'activité consciente diminue, le cerveau passe en mode pilote automatique et l'action demande très peu d'énergie mentale. Et c'est pour cette raison que certaines personnes vous paraissent naturellement disciplinées. Ce n'est pas parce qu'elles ont plus de volonté, c'est simplement qu'elles ont mis en place des systèmes, à savoir des habitudes, qui les tirent vers la réussite. Toujours avec cette idée de boucle de l'habitude, c'est-à-dire un signal, une routine. Le fait de, par exemple, travailler ou aller au sport, et ensuite une récompense. Et enfin, dernier point important de ce livre, ce sont les habitudes clés, qu'il appelle dans la version originale les Keystone Habits. Ce sont des habitudes qui ont un impact disproportionné par rapport à toutes les autres habitudes que vous pourriez prendre. Ces habitudes, elles sont particulièrement importantes parce qu'elles agissent comme un levier identitaire. Ce sont des habitudes qui ont pour effet de modifier votre identité, qui... entraîne d'autres changements spontanés et qui élève vos standards internes. Ces habitudes, ça peut être structurer ses journées, prendre soin de son apparence, planifier ses finances, lire régulièrement, tenir ses engagements. Toutes ces habitudes, elles ne changent pas seulement vos actions, elles changent la perception que vous avez de vous-même. Et quand votre perception change, vos comportements suivent plus facilement. J'en arrive à mon troisième point. dans lequel nous allons voir comment appliquer tout cela à l'ambition, à l'élégance et à la réussite sociale. J'aimerais introduire un concept essentiel qui est l'effet cumulé. Donnez-moi que je vous en avais parlé dans l'épisode 30, comment atteindre la réussite sociale quand on n'a pas de talent. Vous aurez bien évidemment le lien dans la description. L'effet cumulé, c'est un concept qui a été popularisé par Darren Hardy dans son livre L'effet cumulé, qui en anglais s'intitule The Compound Effect, si vous voulez le lire en version originale. L'effet cumulé, c'est une loi très simple, presque frustrante par sa banalité, qui dit que de très petites actions répétées avec constance sur une longue période produisent des résultats massifs. On peut retourner cette loi dans un sens plus négatif, à savoir que des petits relâchements, des petits renoncements tolérés au quotidien produisent des échecs profonds. Par exemple, si on reprend l'exemple de se remettre au sport comme bonne résolution, si vous sautez une séance une fois, ce n'est pas très grave. Mais si vous manquez votre séance et puis que le lendemain vous la manquez encore, et même chose le surlendemain et les jours qui suivent, c'est le cumul de renoncements qui finit par constituer l'échec. Même chose pour la cigarette. Fumer une cigarette, ça ne tue pas, mais... Une cigarette chaque jour pendant des années, ça vous amène presque immanquablement à un cancer. Même chose pour l'alimentation. Manger une part de gâteau une fois, ça ne change pas grand-chose, mais manger une part de gâteau tous les jours, ça peut vous conduire au surpoids. A l'inverse, se tenir à sa séance de sport tous les jours, ça peut vous amener à une transformation corporelle que vous ne verrez pas dans l'immédiat, mais qui, mis bout à bout, au bout de peut-être 3 mois, 4 mois, 6 mois, vous aurez des résultats. Quand vous mangez sainement, que vous mangez tous les jours des légumes verts, que vous avez une alimentation qui est équilibrée, au bout d'un certain temps, ça a un effet sur votre santé. Vous ne vous en rendez pas compte après avoir mangé un plat de haricots verts, mais je peux vous dire qu'au bout de plusieurs mois d'alimentation saine, votre corps verra la différence. Autrement dit, l'effet cumulé, c'est quelque chose de lent, de silencieux, de sous-jacent, mais les résultats peuvent être spectaculaires en positif comme en négatif. Alors pourquoi ? votre cerveau n'aime pas l'effet cumulé. Et pourquoi personne n'adhère à cette idée de l'effet cumulé ? Parce que, de manière générale, on préfère les résultats rapides, les résultats immédiats. On aime les déclics. Or, la réussite, elle repose justement sur l'effet cumulé, qui lui-même repose sur la répétition, la patience, la discipline invisible et souvent la capacité à différer la gratification. Et c'est précisément pour cette raison que la majorité des gens abandonnent avant que les résultats n'apparaissent. après leur résolution au mois de janvier parce que sur un mois on voit très peu de résultats et donc on conclut que les efforts sont inutiles et donc on arrête alors que sur six mois un an trois ans ces mêmes efforts auraient changé une vie l'effet cumulé en l'occurrence il repose sur trois piliers le premier ce sont les micro actions des actions qui sont simples qui sont faisables qui sont insignifiants quand elles sont prises isolément par exemple manger un plat de haricots verts ou faire dix minutes de sport par jour le deuxième pilier c'est la constance Ce n'est pas l'intensité qui compte, c'est la régularité. 10 minutes par jour, ça vaut mieux que 2 heures une fois par semaine. On peut appliquer cette logique au sport, à l'apprentissage d'une compétence, à plein d'autres domaines, quels qu'ils soient. Et le troisième pilier, c'est le temps. Au début, c'est lent, voire les résultats sont inexistants. Mais à long terme, c'est ce que nous dit la théorie de l'effet cumulé, c'est que les résultats sont exponentiels. C'est-à-dire... que pendant longtemps, quand vous vous engagez dans une habitude, au début les retours sur investissement sont quasiment invisibles, voire totalement inexistants, et au bout d'un moment vous atteignez un point de bascule et c'est ce qui donne l'impression de réussite du jour au lendemain chez certaines personnes. En réalité ce n'est pas une réussite du jour au lendemain, c'est le résultat d'efforts discrets accumulés pendant des mois et des années. On le voit dans tous les domaines, dans les domaines de la construction de fortune, dans les domaines du Merci. sport de haut niveau, dans le domaine professionnel, il y a énormément de personnes qui vivent sous les radars, qui travaillent sous les radars pendant des années et d'un coup, ils deviennent extrêmement riches, extrêmement multimédaillés, ils atteignent des réussites professionnelles fulgurantes, mais parce que c'est le résultat de mois, voire d'années de travail et d'efforts constants répétés et cumulés. Si on veut appliquer cette idée de micro-habitude et d'effet cumulé à l'élégance ? Cela va signifier que l'élégance va se réaliser finalement dans une somme de micro-habitudes quotidiennes. Votre posture, peut-être une colonne vertébrale que vous redressez un peu plus. Votre langage, peut-être certaines expressions que vous cessez d'employer. Votre présentation, votre ponctualité, votre cohérence, votre fiabilité. Toutes ces petites choses qui, prises séparément, ont l'air insignifiantes, mais qui, cumulées, vont contribuer à... construire votre image, votre image personnelle, votre réputation, l'image que vous projetez à l'extérieur. L'élégance, ce n'est pas une soirée de balles où vous mettez votre plus belle robe et vos plus beaux talons aiguilles. L'élégance, c'est une répétition de micro-gestes au quotidien. C'est ça qui va finir par donner des résultats sur ce plan-là. Quant à l'ambition, le fait d'atteindre votre objectif, ce n'est pas ce que l'on dit vouloir. Ce n'est pas le quotidien que l'on rêve. Il y a beaucoup de personnes qui entretiennent Certains nombres d'ambitions qui restent au stade de rêve ou de rêverie, notamment à cause des réseaux sociaux qui nous font miroiter certains types de vies qui sont totalement irréalistes au regard des efforts que cela demande. Ça ne veut pas dire que le style de vie que certains projettent sur les réseaux sociaux est irréaliste, mais c'est plutôt que l'on nous fait croire que c'est très facile d'atteindre certains styles de vie qui nécessitent des budgets extrêmement élevés et tout cela sans rien faire ou en fournissant le minimum d'efforts. L'ambition, la réussite. En réalité, c'est ce que vous faites régulièrement, silencieusement, sous les radars, mais de manière constante. Et donc, la question fondamentale pour vous, c'est est-ce que vous êtes constant, constante dans la manière dont vous travaillez ? pour atteindre ce qui est votre définition de la réussite sociale. Est-ce que vos journées, vos semaines, vos routines, elles reflètent réellement vos aspirations ? Ou est-ce que ces aspirations, justement, elles restent des résolutions, des intentions, des vœux pieux ? À propos de vos ambitions et de vos objectifs, et si cette année vous aviez décidé d'être plus discipliné, j'aimerais vous parler à nouveau d'une expérience qui a été menée dans les années 70. L'université de Stanford, c'est le Marshmallow Test. Vous pouvez regarder la vidéo sur YouTube, je vous mettrai le lien dans la description. Cette expérience, elle a été menée avec des enfants. On a assis à une table avec un chamallow devant eux, et l'expérimentateur lui dit « je m'absente, et si quand je reviens tu n'as pas mangé le chamallow, tu en auras un deuxième. Mais par contre, si tu l'as mangé quand je suis revenu, tu n'en auras pas d'autre. » Et certains enfants résistent, et d'autres craquent. Et ce qui est fascinant, ce n'est pas tant qui et quel enfant va manger le chamallow ou pas, mais c'est plutôt qu'on a suivi ces enfants sur plusieurs années et ceux qui avaient résisté, ceux qui avaient différé la récompense, ces enfants avaient eu tendance à mieux réussir à l'école, à être admis dans des universités plus prestigieuses et avoir des trajectoires professionnelles beaucoup plus stables, plus élevées. Pourquoi ? Parce que c'est cette même mécanique qui se met en route qui est de différer la récompense. Et la discipline, c'est cela. Accepter de ne pas prendre. la récompense maintenant pour la prendre plus tard. C'est exactement ce que je vous expliquais dans l'épisode 13, les 7 caractéristiques des personnes qui réussissent. Encore une fois, vous aurez le lien dans la description. Lorsque je vous parlais de la capacité à différer la récompense, mais cette fois, j'aimerais vous la faire comprendre comme une habitude clé. Et donc, comme une habitude que vous pouvez intégrer dans votre routine, dans votre circuit, dans votre boucle de l'habitude. Si par exemple, vous avez identifié une boucle de l'habitude qui vous fait... regarder Netflix ou scroller sur Instagram plus que de raison, et en l'occurrence, faire en sorte que vous ayez une gratification immédiate, vous pouvez reprogrammer votre boucle de l'habitude et vous mettre au travail, différer la gratification et ensuite obtenir une récompense ou même vous accorder une récompense. D'ailleurs, cet exemple du test du chamallow, je vous le donne ainsi, mais Charles Dehig le cite également dans son ouvrage. Et enfin, je reviens sur cette idée de l'identité. notamment avec les habitudes clés dont je vous ai parlé. Charles Dewey nous dit que les habitudes façonnent l'identité et l'identité renforce les habitudes. Donc oui, votre discours interne, il compte. Et c'est extrêmement important d'intégrer ça dans vos habitudes, non seulement par la pratique, mais aussi par le discours que vous vous tenez vis-à-vis de vous-même. Et donc, si vous voulez intégrer le sport dans vos habitudes, il faut que vous commenciez par vous dire « je suis quelqu'un de sportif » . Si vous voulez devenir plus élégante, il faut que vous entreteniez ce discours où vous dites « je suis une personne élégante » . Et si vous voulez devenir une personne qui réussit ou qui est ambitieuse, vous pouvez vous dire « je suis quelqu'un qui réussit, je suis une personne ambitieuse » . Ce n'est pas quelque chose de magique, c'est plutôt quelque chose qui touche à l'identité. Parce que dès lors que vous vous dites « je suis quelqu'un comme cela, je suis quelqu'un d'élégant » , ça vous incite à agir d'une certaine manière. Quand vous dites « je suis quelqu'un d'élégant » , ça vous incite tout d'un coup à vous tenir d'une certaine manière, à parler d'une certaine manière, à vous présenter d'une certaine manière. Peut-être que si vous vous êtes formulé cette phrase, vous avez noté que vous vous êtes redressé ou que vous avez redressé la tête. Je vous donne un dernier exemple avant de conclure pour vous montrer le pouvoir de l'effet cumulé et des habitudes. On va prendre un exemple très simple qui touche directement à la réussite sociale qui est le fait d'avoir une bonne culture générale. Beaucoup de personnes dans la communauté Ascension Sociale, beaucoup d'entre vous qui écoutez ce podcast, disent « je veux améliorer ma culture générale » . Or, ceci est un objectif beaucoup trop vague. En revanche, on peut le traduire en micro-action. Par exemple, si vous dites que vous consacrez 10 minutes par jour à améliorer votre culture générale, soit à lire, soit à écouter un podcast, soit à vous informer, au bout d'un an, cela fait 3650 minutes. de culture générale, soit 60 heures d'exposition à des contenus structurants, intelligents, stimulants sur le plan intellectuel. Et donc, vous voyez qu'au bout d'un an, avec seulement 10 minutes par jour, vous pouvez être beaucoup plus à l'aise dans des conversations, dans des dîners, dans des événements réseautages, et ça vous permettrait éventuellement de rencontrer quelqu'un, de pouvoir parler d'un sujet que vous avez étudié et de créer du lien. Et peut-être que cette personne, un jour, elle pourra devenir une opportunité, un client, une rencontre déterminante, et d'autres personnes vous diront « Ah, tu as eu de la chance de connecter avec telle personne » , mais non. En fait, c'est l'effet cumulé. C'est la somme des micro-actions invisibles, des micro-moments que vous avez accordés à votre culture générale, qui vous ont permis d'apprendre de nouvelles choses, et au final de pouvoir discuter d'un sujet, en particulier avec quelqu'un. ce que certaines personnes appelleront la chance, c'est en réalité la rencontre entre la préparation et l'opportunité. Par conséquent, la réussite sociale, ce n'est jamais un événement isolé, ce n'est pas juste un dîner, juste une rencontre, c'est le résultat de centaines et de centaines de micro-comportements répétés. J'en viens à la fin de cet épisode et pour conclure, j'aimerais que vous reteniez trois choses. La première, c'est que vous pouvez oublier les bonnes résolutions. Je pense que vous l'avez compris parce qu'elles reposent sur la volonté, qu'elles s'attaquent uniquement au comportement et qu'en prenant des bonnes résolutions, vous ne vous attaquez pas au cœur du problème qui est la boucle de l'habitude, qui est tout simplement le fonctionnement de base de votre cerveau. La deuxième chose, c'est que le changement durable, quel qu'il soit, il repose sur les habitudes et qu'une habitude, elle ne se supprime pas, elle se remplace. donc identifié le signal de vos habitudes, soyez un peu plus conscient de vos comportements au quotidien. Et dans cette boucle de l'habitude, remplacez l'habitude peut-être qui vous mène sur une mauvaise trajectoire par une habitude qui vous dirigera plutôt vers la réussite. Et choisissez des habitudes clés, celles qui auront un effet domino sur votre identité et sur vos standards. Et troisièmement, l'élégance et l'ambition se construisent par... l'effet cumulé. De petites actions répétées, silencieuses, régulières produisent des résultats massifs. Et in fine, la vraie réussite sociale, ce n'est pas ce que vous rêvez, ce n'est pas ce que vous annoncez, c'est la constance avec laquelle vous travaillez pour atteindre votre définition de la réussite. Merci infiniment d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si cet épisode vous a plu, je vous invite à laisser un commentaire et une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. Ce serait une excellente manière de terminer l'année pour moi, de recevoir vos compliments par ce moyen-là. Un grand merci à toutes celles et ceux qui ont déjà pris le temps et la peine de le faire. Un grand merci à toutes celles et ceux qui le feront. Et puisque je vous parlais d'habitude de cadre et de structure, si vous souhaitez bénéficier d'un cadre structuré pour travailler votre élégance, votre ambition et améliorer votre discipline, je vous propose le programme Athéna. Athéna, c'est un accompagnement complet sur 12 mois avec des vidéos que vous pouvez suivre en autonomie ainsi que des séances d'accompagnement individuel et collectif pensées pour celles qui veulent construire une trajectoire de réussite sociale solide à travers leur état d'esprit, leurs postures, leurs habitudes, leurs standards, leur savoir-être et tous ces éléments qui sont constitutifs de la réussite sociale. Les portes du programme ne sont pas encore ouvertes, mais vous pouvez dès à présent manifester votre intérêt en vous inscrivant à la liste d'attente. Le lien sera dans la description. Vous inscrire sur cette liste ne vous engage en rien. Cela vous permet simplement de bénéficier d'un accès privilégié, d'un tarif préférentiel et de bonus exclus, et ce, dès sa sortie en janvier 2026. En attendant, et si vous m'écoutez au mois de décembre, je vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année. Beaucoup de réussite pour l'année 2026 et beaucoup de bonnes habitudes. Et quant à moi, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une excellente journée ou une excellente soirée. Et je vous dis à l'année prochaine pour un prochain épisode d'élégance et ambition.