Speaker #0Bienvenue dans « Élégance et ambition » . Je m'appelle Thalia, et après plusieurs années à décrypter les codes de la classe aisée, j'aide désormais les personnes ambitieuses à gravir l'échelle sociale tout en restant fidèles à elles-mêmes. Ici, on parle d'élégance, de savoir-être et de conseils pratiques pour naviguer dans les cercles les plus prestigieux. Dans ce podcast, je vous partage tout pour transformer vos ambitions en actions concrètes et vous accompagner pas à pas dans votre quête de réussite sociale. Alors installez-vous confortablement et laissez-vous inspirer. Dans l'épisode d'aujourd'hui, j'ai eu envie de revenir sur une question fondamentale. Qu'est-ce qui est réellement nécessaire pour engager et suivre une trajectoire d'ascension sociale ? Cet épisode, il va directement faire écho à l'un de mes premiers épisodes, celui sur les 7 caractéristiques des personnes qui réussissent. C'était l'épisode 13. Et dans cet épisode, j'expliquais qu'il existe un certain nombre de caractéristiques qui sont utiles à la réussite sociale. que certaines personnes possèdent de manière assez naturelle, tout en expliquant qu'on peut développer ces caractéristiques puisque rien n'est gravé dans le marbre. Ce sont des éléments qui se travaillent. Et surtout, on peut réussir en n'ayant pas toutes ces caractéristiques ou en les développant progressivement au fil du temps. Mais aujourd'hui, j'ai voulu prendre le sujet autrement. Je ne voulais pas parler de traits de personnalité ni de dispositions individuelles. J'ai voulu m'intéresser à ce qu'il y a en amont, à ce qui est commun à toutes les trajectoires d'ascension sociale, quelles que soient les voies empruntées. Parce qu'il n'existe pas une seule manière de s'élever socialement. En réalité, il y a autant de trajectoires que d'individus. On peut passer par les études, par la carrière professionnelle, par l'entreprenariat, par la finance, ou par des combinaisons de tout cela. Mais si on s'arrête à cette idée-là, à cette approche sectorielle, on va dire, on n'avance pas beaucoup. Ce qui m'intéresse, ce sont plutôt les éléments transversaux. Pas ce que les gens font concrètement, mais la structure qui rend ces trajectoires possibles. La manière dont les individus se perçoivent dans le monde, la manière dont ils se projettent, et ce qui, au fond, permet de mettre cette trajectoire en mouvement, de la rendre concrète. En observant les personnes autour de moi qui avaient eu des trajectoires d'ascension sociale, en observant également des personnalités publiques, Ainsi que mon propre chemin, j'ai fini par identifier trois ingrédients. Trois éléments que l'on retrouve systématiquement chez les personnes qui connaissent, qui ont connu une ascension sociale, et ce, quelle que soit leur trajectoire. Ce sont des éléments qui, à mon sens, sont impondérables. Des choses sur lesquelles il n'est pas possible de faire des raccourcis. Et surtout, ce ne sont pas des éléments qui sont liés à des talents intrinsèques, à des capacités de naissance ou à des dispositions exceptionnelles. Ce sont des choses qui sont accessibles à tout le monde, quelles que soient les conditions de départ. L'objectif de cet épisode, donc, vous l'avez compris, c'est de mettre en lumière ces trois ingrédients et pas simplement de les énoncer, mais surtout de les conceptualiser, de les illustrer avec des exemples concrets afin de vous fournir un cadre de compréhension plus clair sur les vrais mécanismes de l'ascension sociale. L'idée, c'est que vous repartiez avec une grille de lecture et que vous puissiez l'appliquer à vos propres ambitions, à vos propres désirs de réussite. et ce, quelle que soit la définition que vous mettez derrière ce mot, puisqu'il y a autant de définitions que de personnes. Et, je vous préviens en amont, je préfère le dire très clairement dès le début, ce sera un épisode qu'on pourrait estampiller d'épisode prise de conscience. C'est un épisode qui risque de vous bousculer et dans lequel je ne vais pas vous ménager. Cet épisode, il va en quelque sorte faire le tri entre celles et ceux qui sont vraiment faits pour la réussite sociale et celles et ceux qui ne sont pas faits pour ça. Je ne dis pas ça pour vous décourager, je dis ça pour vous responsabiliser, puisque ces trois éléments, comme je l'ai dit, ils sont accessibles à tous. Par conséquent, si vous aviez des doutes sur vos chances de réussite, ce que je vais dire dans cet épisode va soit vous motiver, soit vous décourager complètement. Dans les deux cas, je ne dis pas ça pour exclure, encore une fois je dis ça pour responsabiliser. Maintenant que le cadre est posé, abordons en détail ces trois ingrédients. Le premier ingrédient, c'est un désir fort. Et quand je dis fort, le mot n'est même pas assez suffisant. C'est plutôt un désir ardent, un désir brûlant, un désir presque viscéral de vous élever socialement. Et je pèse mes mots. Un désir ardent, ce n'est pas « Ah, j'aimerais bien m'élever socialement » . Ce n'est pas « Ah, ce serait sympa de progresser socialement » . Ce n'est pas non plus « Ah, j'ai vu une vidéo sur Instagram et ça m'a motivée à changer de vie » . Le désir ardent, ce n'est pas juste « je veux » , c'est plutôt de l'ordre du « je dois » . C'est presque quelque chose de vital. C'est le genre de désir qui fait que si vous ne bougez pas, si vous n'accomplissez pas ce chemin d'ascension sociale, vous aurez l'impression de passer à côté de votre vie. Que si vous restez dans votre position actuelle, vous allez vous perdre. Et dans ce désir-là, il y a deux forces de traction. Il y a en général quelque chose qui vous attire, qui vous tire vers le haut. et quelque chose qui vous repousse d'en bas. Et cette seconde composante, c'est presque la plus importante, finalement. Pour le dire autrement, il faut que votre situation actuelle devienne suffisamment insupportable pour créer une force de rejet. Et il faut aussi qu'il y ait en face une attraction réelle vers quelque chose de plus grand. Parce que si votre situation actuelle, vous la jugez confortable ou juste assez supportable, vous ne bougerez pas. Pour comprendre ce que j'entends par désir ardent, je vais utiliser une métaphore. Imaginez une grande tour, un immeuble de plusieurs dizaines d'étages. Dans les étages du bas, les appartements sont très moyens, le confort est spartiate. Ce n'est pas dramatique, ça reste vivable, ça reste acceptable, on arrive à y vivre, on fait avec. Ce n'est pas vraiment agréable, mais ce n'est pas non plus une urgence absolue. On peut vivre dans ces appartements. Et plus on monte dans les étages, plus le confort augmente. à tel point que les appartements qui sont tout en haut de la tour sont spacieux, lumineux, bien équipés. Ce sont des appartements de luxe avec des grands volumes, des matériaux nobles, une vue imprenable. Tout le monde sait que tous ces appartements existent. Le problème, c'est que dans cet immeuble, il n'y a ni ascenseur ni escalier. Pour monter, il faut escalader les parois à la force des bras, à la force des mains, en prenant des risques et en acceptant l'effort, la fatigue et aussi la peur de tomber. Si vous êtes dans les étages du bas, dans un appartement moyen, au confort correct, et que vous savez simplement qu'il existe quelque chose de mieux au-dessus, il y a de grandes chances que vous ne bougiez pas. Vous allez rester dans votre appartement du bas, même s'il est miteux, même s'il est étroit, même s'il n'est pas très agréable, parce qu'après tout, vous arrivez à y vivre. Maintenant, on va changer un petit peu le scénario. Imaginez que cet appartement situé au rez-de-chaussée, celui où vous êtes tout en bas, il commence à prendre l'eau. Il commence à être inondé et l'humidité s'installe. Les murs commencent à moisir. L'air devient irrespirable. Imaginez même que l'appartement commence à prendre feu. Je peux vous dire qu'avec ces conditions-là, vous allez commencer à grimper. Parce qu'à ce moment-là, rester en bas devient plus dangereux que de monter. Rester au rez-de-chaussée, ça devient, avec ces nouvelles conditions, plus coûteux, plus risqué. et l'effort nécessaire pour escalader les parois, même s'il est important, il devient presque secondaire par rapport au danger de rester là où vous êtes. C'est exactement ce mécanisme-là qui est à l'œuvre dans l'ascension sociale. Le désir ardent, il a un pendant, un revers de la médaille que l'on peut appeler une douleur moteur. Et tant que votre situation actuelle, elle est simplement de la petite frustration, tant qu'elle est inconfortable mais supportable, Merci. vous pouvez très bien entretenir un désir pour une chose sans jamais passer à l'action. En revanche, quand la situation devient réellement insupportable, pas juste pénible, pas juste désagréable, mais menaçante psychiquement, matériellement, existentiellement, c'est à ce moment-là que le mouvement se déclenche. Parce que dans ces conditions, rester en bas vous coûte plus cher que faire l'effort nécessaire pour monter. Quand vous avez à la fois un désir ardent pour... Pour autre chose, pour quelque chose de meilleur et une douleur moteur qui vous pousse à quitter l'endroit où vous êtes, là ça fonctionne. Le désir n'est plus seulement une projection vers le haut, il est aussi alimenté par le besoin de fuir une situation devenue intenable. Et c'est quelque chose de très humain. Le cerveau humain, il est câblé de cette manière. Dans la nature, on court beaucoup plus vite pour échapper à un ours que pour aller cueillir des myrtilles. La fuite face au danger, c'est un moteur. plus puissant que l'attraction d'un simple confort supplémentaire. Et c'est exactement ce mécanisme que vous devez identifier chez vous si vous voulez comprendre d'où vient ou non votre désir d'ascension sociale et éventuellement de le faire naître, de le faire émerger et de le faire grandir. Je vais vous donner un exemple issu de mon parcours pour rendre les choses un peu plus concrètes. Je daterais le début de mon ascension sociale à il y a plus d'une vingtaine d'années quand j'étais au collège. Le jour où j'ai compris qu'une vie de privation matérielle, même sur des choses élémentaires comme la nourriture, c'était inconcevable pour moi. Je vous en ai parlé dans l'épisode 31, comment ma vie a changé après mon ascension sociale. Chez mes parents, le modus operandi, c'était on choisit toujours le moins cher, on se prive toujours, on vit une vie de moine. On n'a pas le choix parce que ça coûte trop cher, parce qu'on n'a pas les moyens, parce qu'on n'a pas l'argent. Et à un moment, ça m'a paru non seulement triste, mais surtout insupportable. Et puis, j'ai eu un deuxième moteur qui était l'injustice, qui découlait de ce premier élément. Il se trouve que j'ai été scolarisée dans un établissement privé à partir du collège. Alors, vous allez me dire, t'as été dans le privé, t'étais pas vraiment défavorisée ou modeste. Pour vous donner les coulisses de l'histoire, ma mère m'a mise dans un collège privé parce qu'elle travaillait comme employée à la cantine du collège. Donc j'ai été confrontée très vite aux différences de classe et non seulement j'ai été confrontée à cela mais je ne pouvais même pas dissimuler que je venais d'un milieu modeste puisque ma mère travaillait dans le collège et donc tout le monde savait que ma mère c'était la dame de la cantine. Et par opposition mes camarades eux étaient plutôt des enfants de notables, d'avocats, de médecins, il y avait même le fils du député local. Et en soi je n'en avais pas vraiment honte. Mais ce qui était très violent pour moi, c'était l'écart entre mes efforts et la réalité. Moi, j'ai toujours été une première de la classe, j'ai toujours eu d'excellentes notes. Et en plus de ça, j'avais une forme de pression à la maison pour avoir des bons résultats. Parce que, dans l'esprit de mes parents, mais également dans mon propre esprit, la réussite sociale passait par la réussite scolaire. En fait, je n'avais que cela pour être légitime, pour avoir ma place. dans l'ensemble social qu'étaient les élèves de cette école. Et à côté de cela, à côté des efforts que je déployais et des résultats que j'avais, je voyais des gens beaucoup moins investis, avec des notes médiocres, mais qui, de par leurs origines sociales, vivaient une existence notoirement plus confortable. Au moment où j'enregistre cet épisode, on est en janvier, on est au retour des vacances de Noël, et à l'époque, tout le monde revenait de vacances en racontant ce qu'ils avaient eu comme cadeaux, comme chaussures neuves, comme vêtements. en racontant les voyages qu'ils avaient faits, alors que moi, j'avais dû choisir le cadeau le moins cher du catalogue. Alors ça peut paraître trivial, mais quand vous êtes enfant ou adolescent et que vous sentez que vos efforts ne changent rien à votre place dans la chaîne, ça fait naître quelque chose. Et ce quelque chose chez moi, ça a été de me dire que je ne voulais pas de cette vie. Pas au sens de j'ai envie de briller, mais plutôt au sens de je refuse la médiocrité subie. Je refuse d'être impuissante et je refuse l'absence de choix. Pour moi, c'était ça, mon désir ardent, qui était couplé à un rejet profond de ma situation sociale, pour des raisons de privation, pour des raisons d'injustice. Ça me paraissait insupportable de rester dans la situation dans laquelle mes parents étaient. Et j'ajoute un point au sujet de votre désir ardent, votre désir de progression sociale, ça n'a pas besoin d'être quelque chose d'altruiste. vous avez le droit de vouloir une vie meilleure pour vous-même. Vous avez le droit d'avoir un désir qui soit égoïste. Vous avez le droit d'être ambitieuse, et même, je vais vous le dire, si vous culpabilisez d'être ambitieuse, vous allez vous saboter. Donc assumez, ne serait-ce qu'auprès de vous-même, ce désir que vous avez de progresser socialement. Ne rougissez pas de cela, soyez ambitieuse et ne culpabilisez pas. Donc premier ingrédient, un désir ardent. Et tant que vous ne l'avez pas, tout le reste est théorique. Le deuxième ingrédient indispensable à toute ascension sociale, c'est ce que j'appelle un véhicule ou un vecteur. On peut aussi parler de méthode, de chemin ou de stratégie. Le désir ardent dont on a parlé juste avant, c'est le carburant. Mais un carburant, si vous n'avez pas de véhicule, ça ne sert strictement à rien. Vous pouvez avoir une très forte envie, ressentir les choses très intensément, être animé par la colère, par la frustration ou par une ambition très forte. Si vous n'avez pas de vecteur concret, tout cela reste à l'état de projection mentale ou de fantasme. La méthode ou le véhicule, c'est le moyen par lequel vous allez effectuer votre ascension sociale. Et ce véhicule, cette méthode, va nécessiter du travail. C'est le moment où vous devez vous retrousser les manches. Alors c'est une manière de parler parce que, en réalité, dans un premier temps, vous allez devoir commencer à réfléchir à votre stratégie pour ensuite la mettre en action. Pour choisir votre méthode, Il n'y a pas de recette unique et il n'y a pas de recette magique. Quand je dis pas de recette unique, je fais référence au fait qu'il existe beaucoup de trajectoires d'ascension sociale qui sont médiatisées, souvent parce qu'elles sont fulgurantes et qu'on connaît tous. Des histoires comme celle de Bernard Tapie ou de Xavier Niel, des personnes qui sont parties de rien ou de très peu et qui sont devenues milliardaires. Mais devenir entrepreneur milliardaire, ce n'est pas le seul critère ni le seul moyen de réussite sociale. Il existe plein d'autres trajectoires. Il existe des trajectoires plus discrètes, pas forcément médiatiques ou médiatisées, mais qui n'en sont pas moins des réussites sociales et des histoires d'ascension sociale. Et quand je parle de méthode ou de vecteur d'ascension sociale, je ne parle pas de quelque chose d'abstrait. Je parle de levier très concret. Et il existe en réalité quelques grandes familles de vecteurs. On peut regrouper ces méthodes dans des grands ensembles que l'on retrouve de manière récurrente dans les trajectoires d'ascension sociale. Le premier grand vecteur, ce sont les études, et plus précisément les diplômes à fort capital symbolique. Quand je dis capital symbolique, je ne parle pas simplement des compétences techniques. Bien sûr, ces diplômes produisent des compétences, mais ce n'est pas là leur principale valeur. La valeur première... C'est ce qu'ils représentent socialement. Ce sont des diplômes qui signalent quelque chose avant même que vous ne parliez. Ils signalent une sélection, une exigence, une capacité à tenir dans la durée et surtout une appartenance. Alors si vous êtes encore au lycée, même si je sais que c'est une partie minoritaire de l'audience, si vous m'écoutez, je vous remercie d'être là. Lisez plutôt des écoles prestigieuses, sélectives, qui recrutent leurs élèves sur concours. Je pense à Polytechnique pour les ingénieurs. HEC, Sciences Po, l'ENS. Dans tous les cas, évitez les universités classiques, les facultés publiques dans lesquelles il n'y a aucune sélection à l'entrée. Et c'est la même logique si vous êtes en reprise d'études, choisissez plutôt des écoles prestigieuses qui ont un nom, un label. Parce que ces diplômes, ils produisent à la fois des compétences, mais surtout un réseau homogène. Homogène, quand je dis cela, ça veut dire que vous êtes entouré de personnes qui ont un niveau de formation. des codes, des références et souvent des ambitions similaires aux vôtres. Et ce réseau-là, il se constitue très tôt, parfois dès les premières années, et il vous suit ensuite pendant toute votre vie professionnelle. C'est pour cette raison que certaines écoles ou certaines formations ont un impact qui dépasse très largement le contenu des cours. Elles vous donnent accès à un milieu social, à des cercles, à des opportunités qui sont beaucoup plus difficiles à atteindre autrement. Ce vecteur, il fonctionne aussi bien en formation initiale, si vous êtes jeune. quand reprise d'études. D'ailleurs, il existe des personnes qui reprennent des études tardivement pour se diriger vers des carrières très exigeantes, que ce soit dans la médecine, le droit, la finance ou d'autres secteurs à fort statut. Et reprendre des études à un âge avancé, à 30 ans, 40 ans, même 50 ans, ce n'est pas un handicap. En réalité, bien souvent, le fait de reprendre des études à un âge où... la majorité ne le fait plus, joue en votre faveur parce que ça envoie un signal très fort en termes de détermination et de sérieux. Le deuxième grand vecteur, c'est la trajectoire professionnelle hiérarchique. C'est le fait de grimper les échelons dans une entreprise ou dans un secteur, de prendre progressivement des responsabilités, de gérer des équipes, des budgets, des projets, et de devenir de plus en plus centrale dans l'organisation. Il y a des environnements où ce type de trajectoire est particulièrement possible. et d'autres où on se trompe sur les possibilités de ce type de trajectoire. Les environnements qui favorisent cela, ce sont, je pense notamment à l'armée, la police, où l'ascension hiérarchique est très structurée, très lisible, où la prise de responsabilité peut être extrêmement rapide si vous êtes performant. Et je pense aussi, et ça c'est un secteur auquel on ne pense jamais, aux PME et aux TPE, donc les petites et moyennes entreprises et très petites entreprises, où il y a beaucoup moins de plafonds symboliques. Dans ces structures, vous pouvez évoluer très vite, parfois sans diplôme prestigieux, sans diplôme de grande école, simplement parce que votre valeur réelle est beaucoup plus visible et beaucoup plus utile. A l'inverse, dans les très grandes entreprises, et à plus forte raison dans les grands groupes du CAC 40, ce vecteur est beaucoup plus difficile à activer quand on n'a pas ou peu de diplômes ou alors des diplômes peu reconnus symboliquement comme les diplômes des grandes écoles. Dans ces environnements-là, on va... Très clairement privilégier les polytechniciens, les diplômés de Sciences Po, d'HEC ou de grandes écoles équivalentes. Dans ces milieux, le capital symbolique joue un rôle déterminant, parfois plus que les compétences opérationnelles. C'est injuste, mais c'est comme ça. Et si vous voulez la jouer de manière stratégique, ne forcez pas, ça ne sert à rien, c'est contre-productif. Vous allez vous retrouver noyé parmi cette masse de diplômés de grandes écoles. Visez plutôt des plus petites structures. qui, même si leurs noms sont moins connus, vous offrent de meilleures perspectives d'ascension professionnelle et sociale. Et c'est pour cela que certaines personnes tireront beaucoup mieux leur épingle du jeu dans des structures plus petites, mais qui n'en restent pas moins performantes, parce que ce sont des milieux où l'on regarde davantage ce que vous faites réellement, où l'on regarde davantage vos compétences que ce que votre diplôme représente socialement. Le troisième grand vecteur, c'est le vecteur entrepreneurial et patrimonial. Je regroupe ces deux éléments volontairement. Ici, il ne s'agit pas de monter au sein d'une structure existante. L'idée, c'est plutôt de faire l'acquisition d'une structure, soit par la construction ex nihilo, donc à partir de rien, soit par le rachat d'un actif d'une entreprise. C'est l'un des vecteurs les plus puissants d'ascension sociale. Quand vous créez une entreprise ou quand vous rachetez une entreprise, quand vous développez un actif économique, cela vous permet de changer de catégorie sociale. Et cela peut prendre des formes très variées et surtout dans des secteurs dont peut-être vous n'auriez pas imaginé l'existence ou en tout cas peut-être que vous n'auriez pas envisagé la possibilité de racheter certaines entreprises. Je vous donne un exemple. Très récemment, j'ai rencontré une femme qui a commencé sa carrière professionnelle comme coiffeuse indépendante. Aujourd'hui... elle est chef d'entreprise puisqu'elle a racheté un bowling. Oui, elle a racheté un bowling. Donc un bowling avec tout ce que ça comporte comme activité, donc des pistes de bowling, des jeux d'arcade, des billards et un espace restauration. Et je vous en parle parce qu'elle me l'a dit très clairement, aujourd'hui, si on veut changer de statut social à partir de rien, il faut devenir entrepreneur. En tout cas, c'est la vision qu'elle a exposée. Et quand je vous dis qu'il y a des cas d'ascension sociale qui sont discrets, qui ne sont pas médiatisées. C'est typiquement ce genre d'exemple que je prends plaisir à vous donner, parce que ça montre qu'on peut passer d'une profession qui était, on va dire, banale, à quelque chose qui permet non seulement d'avoir un certain statut social, mais en plus de nettement mieux gagner sa vie. Puisqu'elle est passée d'une activité indépendante, où elle était payée à la tâche, concrètement, à la gestion d'un actif économique avec des salariés, avec des flux financiers. Et en plus de cela, j'ai oublié de rajouter que dans les activités du bowling, il y a des salles de conférences et des salles de réception. Et elle accueille régulièrement des réunions de collaborateurs de toutes les entreprises locales, de toutes les entreprises de la ville et de la région. Et par conséquent, elle est très bien implantée en termes de réseau au niveau de la ville. Dans ce troisième vecteur, j'ai également utilisé le mot de patrimonial. Et ici, je faisais référence à l'investissement immobilier. dans lequel vous pouvez vous lancer. Alors, il ne suffit pas d'acheter un seul appartement pour vous dire que vous avez évolué socialement, mais l'investissement immobilier, quand il est réitéré, quand il devient structuré, finalement, il fonctionne un peu de la même manière que la gestion d'une entreprise. Et à force d'itérations, vous ne faites plus seulement un investissement, vous finissez par développer une activité quasi professionnelle puisque au bout d'un certain nombre de... une certaine somme de loyer encaissée, vous êtes obligé un jour de passer en statut professionnel et à un moment donné, à force d'accumuler du patrimoine, votre statut suit, à condition de le transformer en capital symbolique. Le quatrième vecteur, c'est le vecteur relationnel, autrement dit le réseau. Alors sur ce vecteur-là, le réseau n'est pas une méthode autonome, c'est plutôt un amplificateur. Le réseau, il vient accélérer une trajectoire existante. Il ne remplace... ni les compétences, ni votre légitimité, ni votre valeur réelle. Mais il n'en est pas moins important parce que si vous ne comprenez pas les mécanismes du réseau, les logiques de cooptation, de légitimité implicite, de réciprocité, vous risquez à un certain moment d'être bloqué, même si vous faites bien les choses, même si vous utilisez les bonnes méthodes. Dans tous les cas, le vecteur du réseau, il fonctionne quand il est adossé à quelque chose de solide. Sinon, ça s'effondre très vite. Il existe aussi ce que l'on peut appeler un vecteur. symbolique et statutaire. Alors ici, c'est un peu plus subtil. Cela repose sur le fait d'occuper certaines fonctions, certains titres, certaines positions qui confèrent par elles-mêmes une reconnaissance sociale particulière. Concrètement, cela peut être des fonctions institutionnelles ou parinstitutionnelles comme magistrat, diplomate, officier dans l'armée ou la police, haut fonctionnaire, attaché parlementaire, membre d'un cabinet ministériel. Et dans toutes ces professions, les revenus sont quand même relativement modestes. En général, on reste dans des revenus qui sont dans les 10% les plus élevés, mais ce n'est pas tant le revenu qui est important, c'est plutôt le statut social perçu qui est élevé. Et ce sont surtout des fonctions qui ont pour bénéfice d'ouvrir l'accès à des cercles, à des réseaux, à des opportunités qui seraient autrement inaccessibles. Pour le vecteur symbolique et statutaire, on peut aussi passer par des titres professionnels protégés ou ordonnés. Régis par des ordres comme notaire, avocat, médecin, architecte, commissaire aux comptes. Ce sont des titres qui agissent comme un marqueur social immédiat. Ça a pour effet de créer une crédibilité spontanée avant même qu'on ne s'intéresse au reste de votre parcours, à votre salaire ou à votre réussite financière. Mais encore une fois, ce vecteur ne suffit jamais à lui seul. Il doit toujours être adossé à un autre levier comme votre carrière, une activité, un actif économique, une expertise réelle. Sinon, il devient creux. En réalité, et dans la grande majorité des cas, l'ascension sociale ne repose pas sur un seul et unique vecteur, mais plutôt sur une combinaison. C'est un peu comme faire un voyage. Par exemple, si vous voulez faire un trajet Paris-Monaco, vous avez plusieurs possibilités. Vous pouvez prendre le train, la voiture, l'avion. Et même dans l'avion, il y a plusieurs options. Vous pouvez prendre un vol commercial ou un jet privé si vous en avez les moyens. Donc par conséquent, il n'y a pas un seul moyen de faire la plus grande partie du trajet. Mais surtout, quel que soit le mode principal que vous choisissez, vous allez forcément devoir enchaîner plusieurs vecteurs. Encore une fois, si je reprends mon trajet Paris-Monaco, admettons que vous preniez le TGV, eh bien vous allez d'abord devoir prendre le métro ou un taxi pour aller jusqu'à la gare de Lyon, puis le TGV jusqu'à Nice, ensuite un TER jusqu'à la gare de Monte-Carlo, et pour finir, vous allez peut-être devoir prendre un taxi ou le bus pour arriver à votre destination. Si vous prenez l'avion, c'est la même chose. Vous allez prendre d'abord un transport pour aller jusqu'à Orly ou à Roissy, puis l'avion jusqu'à Nice, et enfin vous allez prendre une navette ou un taxi. Eh bien l'ascension sociale, ça fonctionne exactement de la même manière. Vous pouvez choisir différents vecteurs, mais dans la majorité des cas, vous allez devoir combiner plusieurs leviers. Il y aura presque toujours un vecteur principal, celui qui vous permet de parcourir la plus grande partie du chemin, et d'autres vecteurs, des vecteurs secondaires, qui vont venir compléter, ajuster ou accélérer votre trajectoire. Parfois même, il se peut que vous passiez en cours de chemin d'un véhicule à l'autre. Parfois vous allez changer de stratégie en cours de route. L'important, ce n'est pas de choisir le vecteur parfait dès le départ, c'est d'en choisir un, puis de savoir activer les autres au bon moment. Sur la méthode d'ascension sociale, je fais juste une digression sur un point qui a tendance un peu à m'agacer, donc je vous en parle, pour vous en détourner, et je vous le dis surtout pour vous éviter de perdre du temps et de vous ridiculiser. Sur les réseaux sociaux, il y a des comptes sur l'ascension sociale qui tiennent un discours qui vous fait croire qu'il suffit d'aller Traîner au bon endroit, d'aller grenouiller dans un palace, d'aller jouer au golf, d'aller boire un café dans un lobby chic pour rencontrer accidentellement un milliardaire, comme si la haute société c'était un buffet où vous arrivez avec un simple sourire et où on vous sert des opportunités. Et en général, ce sont des conseils qui s'adressent aux femmes. Donc l'idée, pour résumer, c'est de traîner dans des lieux fréquentés par des gens très riches pour que, accidentellement, vous rentriez dans une personne comme on le voit dans les films. que cette personne tombe amoureuse de vous et que vous l'épousiez. Dans la réalité, ça ne fonctionne pas comme ça. Déjà parce que dans la plupart des lieux où les gens fortunés ou qui ont un gros carnet d'adresses sont ouverts au réseau, il y a plusieurs barrières à l'entrée. Il y a déjà une barrière financière. Certains clubs, certains lieux, notamment les country clubs, les salles de sport haut de gamme, tous ceux-là, les droits d'entrée se chiffrent à plusieurs milliers d'euros par an. Je vous donne un exemple, le Paris Country Club qui est situé à Roymal Maison. Les droits d'entrée sont à 2000 euros et en fonction des activités que vous choisissez dans la formule, si vous voulez faire du golf, du paddle ou d'autres activités, il faut rajouter entre 2000 et 4000 euros. Donc si vous êtes au salaire médian, que vous gagnez 2000 euros, clairement ce n'est pas une excellente idée de mettre 2 à 3 salaires mensuels dans une adhésion à ce type de club. Parce que ces lieux-là, ces tarifs-là, ils sont plutôt faits pour des personnes. Pour qui l'argent n'est pas un sujet ? Pour qui 2 000 euros, 4 000 euros, c'est une bagatelle ? Ce n'est pas un hack magique, ce n'est pas une astuce qui fonctionne. Et la deuxième barrière à l'entrée qui est là beaucoup plus forte, c'est la barrière du réseau. Parce que même si vous avez l'argent, dans certains lieux, si vous n'avez pas de parrainage, si vous ne montrez pas pas de blanche, et souvent c'est au moins par deux personnes, vous ne rentrez pas, tout simplement. Donc la stratégie de zoner dans des lieux chers pour croiser des gens, en particulier si vous êtes une femme, Déjà, ça va vous faire perdre du temps et en plus, vous prenez un risque en termes d'images puisque le fait d'attendre patiemment en étant bien habillé dans les lobbies de palaces, ça ne vous fait pas passer pour quelqu'un de motivé, ça vous fait juste passer pour une escorte. Et ce n'est pas la même chose. Donc oubliez ces comptes Instagram qui vous vendent du vent. La vraie méthode, ce n'est pas de se mettre en scène. La méthode, c'est de se construire un chemin solide. Je ferme cette longue parenthèse et j'ajoute quelque chose d'important, c'est que votre méthode... Elle doit respecter votre nature. Par exemple, pour moi le réseau, je sais que ce n'est pas mon point fort. Je suis quelqu'un d'introverti, socialiser ça m'épuise. Ma zone de génie se situe plutôt dans le travail intellectuel, dans l'analyse. Donc je ne vais pas faire semblant d'être la reine des cocktails. En revanche, je sais utiliser ce vecteur quand il le faut, c'est-à-dire que je sais quand est-ce que je dois faire acte de présence parce que jouer la carte du 100% compétence, 0 visibilité, 0 réseau, j'ai compris que ce n'était pas une stratégie efficace parce que ça revient à cultiver une certaine forme d'excellence, de compétence mais en restant invisible. Et inversement si vous êtes quelqu'un de très sociable, que vous avez vraiment la fibre réseau, il est effectivement judicieux d'employer ce vecteur mais attention ne jouez que sur la carte du réseau sans construire de compétences, risque de vous faire passer pour une personne opportuniste ou en tout cas quelqu'un qui n'a rien à importer et On va peut-être vous inviter une ou deux fois, mais rapidement vous serez écarté.e.s. Donc il n'y a pas de chemin unique et je vous disais également qu'il n'y a pas de recette magique. Quand je dis ça c'est que il va falloir vous mettre au travail parce que ça ne tombe pas du ciel et qu'il faut se retrousser les manches, mettre en place un plan d'action, le choisir. Et ce plan d'action il va découler de la stratégie que vous aurez décidé de suivre. Donc deuxième ingrédient : le véhicule. la méthode, un chemin réel que vous construisez et dans lequel vous acceptez de travailler. Troisième ingrédient, c'est le temps. Et cet ingrédient-là, c'est celui que la majorité des gens refusent d'accepter. C'est celui qui fait qu'il y a beaucoup d'appelés, peu d'élus. Pourquoi ? Parce qu'on adore l'instantané. On adore avoir son colis Amazon livré du jour au lendemain. On adore le Uber Eats livré en... 15 minutes sans bouger de son canapé. On adore scroller sur les réseaux et recevoir sa dose de dopamine en 10 secondes. Le problème, c'est que la réussite sociale, ça ne fonctionne pas comme ça. Et je vais être franche sur cet aspect-là. Si vous cherchez un résultat rapide, vous n'êtes pas au bon endroit sur ce podcast et je ne suis pas la bonne personne pour vous aider. Je vais vous donner quelques exemples qui vont sans doute vous parler. Il faut 7 ans pour former un avocat ou un notaire. Il faut 8 ans pour former un médecin généraliste, 10 ans pour un spécialiste, 12 ans pour un chirurgien. Il faut 20 ans pour former un général d'armée. Et pourtant, il y a encore des gens qui veulent réussir en 3 mois. Ça n'a aucun sens. Et c'est pour cette raison que les escrocs qui vendent des formations à la réussite en 3 mois, ils arrivent à vivre à Dubaï et à rouler en Lamborghini, c'est parce que les gens croient à ces promesses, à la réussite en 3 mois. Mais... Tous ceux qui vous promettent des résultats rapides en 3 mois, en 6 mois, devraient susciter votre méfiance. Le dernier en date que j'ai vu, c'est un infopreneur qui est d'ailleurs plutôt connu dans le secteur, qui vend une formation en ligne dont la promesse est gagner 5000 euros par mois en 3 mois en partant de zéro. C'est ridicule. Ce n'est juste pas possible. Mais ce type de promesse, ça fonctionne parce que ça attire les gens qui veulent la récompense sans le processus. Et là, on arrive au point que beaucoup de gens n'aiment pas entendre la raison pour laquelle il y a peu de gens qui réussissent socialement, qui parviennent à avoir une trajectoire d'ascension sociale. Ce n'est pas parce que la réussite s'est réservée à une élite magique, mais c'est parce que très peu de gens acceptent le temps long. Les gens échouent surtout pour une raison, c'est parce qu'ils abandonnent avant même d'avoir des résultats tangibles. Ils pensent que le succès est censé venir en quelques semaines. Et résultat, ils s'épuisent, ils se découragent et donc ils arrêtent. En réalité, l'échec ce n'est pas de rater, ce n'est pas non plus de ne pas avoir de résultats au bout de trois mois. L'échec, le vrai échec, c'est d'abandonner avant que les résultats n'arrivent. Le vrai enjeu, c'est que les résultats, ils mettent du temps pour arriver et ils peuvent mettre des années à arriver. Ceci dit, je vais nuancer mon propos. Accepter que cela prenne du temps ne veut pas dire souffrir pendant 10 ans. Il y a une autre dimension qui est encore plus importante si vous voulez tenir dans la durée, c'est qu'il faut apprendre à vous accomplir dans l'effort. Parce que si la seule source de satisfaction que vous avez c'est le résultat final, et bien ça va être très difficile. Vous allez avoir une existence horrible pour le dire tout simplement. Parce que votre cerveau lui il va vivre dans l'attente, dans la frustration et dans le manque. Je vous donne un exemple, regardez les sportifs de haut niveau. Un exploit olympique, une médaille olympique, un record du monde, ce n'est pas le jour de la compétition que ça se joue. C'est dans les mois, les années de préparation qui précèdent la compétition et la performance. Et ceux qui tiennent, ce sont ceux qui finissent par prendre une certaine forme de plaisir dans l'effort même quand c'est dur. Et c'est la même chose pour vous. Mais pour revenir à cette idée du temps nécessaire pour accomplir vos objectifs, pour accomplir votre ascension sociale, je reprends ma métaphore du Paris-Monaco. Vous voulez aller à Monaco, c'est votre rêve. Il vous faut premièrement l'envie d'y aller, il vous faut un ou plusieurs véhicules, mais surtout il vous faut du temps. Que vous preniez le train, l'avion, la voiture, un vélo ou deux jambes, il y a un temps incompressible pour vous y rendre. Même si vous y allez en avion de chasse, ça vous prendrait un peu moins d'une heure, il vous faut quand même un certain temps. Et quelle que soit la vitesse à laquelle vous y allez, d'ailleurs plus vous voulez aller vite, plus l'énergie de départ doit être énorme. Si je reprends l'exemple de mon avion de chasse, un avion supersonique, ça ne sort pas du sol avec une piche nette. Il faut une impulsion initiale qui soit massive. Donc si votre impulsion de départ, si votre effort initial, il est inexistant, vous n'irez nulle part. Et si vous n'acceptez pas le temps long, vous n'irez nulle part non plus. Je sors de ma métaphore pour vous donner un exemple concret, qui est celui de Delphine Pinon, qui est l'hôte du podcast Richissime, que je vous recommande très fortement. Delphine Pinon raconte qu'elle a commencé son parcours financier à l'âge de 32 ans avec 5000 euros sur ses comptes, 5 et 3 zéros, ce qui est une somme assez ridicule ou assez médiocre comme elle le décrivait. Et à partir de cela, elle est devenue millionnaire en patrimoine net à l'âge de 37 ans. Donc elle a mis 5 ans pour passer de 5000 euros à 1 million d'euros. C'est ce que l'on pourrait appeler une trajectoire fulgurante. Et pourtant on parle de 5 ans ! Pas 5 semaines, pas 5 mois, 5 ans ! À l'échelle d'une vie, cela reste une réussite rapide. Mais 5 ans c'est long ! Et donc si vous voulez ces niveaux-là de réussite sociale, il va falloir accepter effectivement que ça prenne plusieurs années. Ce n'est plus un secret que j'ai mis en place un programme d'accompagnement, et dans ce programme, mon parti pris c'est de ne pas faire de promesses absurdes. Mon accompagnement il dure 12 mois. Pourquoi ? Parce que je sais justement que l'ascension sociale ça prend du temps, c'est long. Ce n'est pas sexy, ce n'est pas vendeur, et ce serait malhonnête de dire le contraire. Mais ce que je fais... En revanche, à travers cet accompagnement, c'est de vous servir d'accélérateur. C'est de vous faire gagner du temps. C'est de vous éviter des années d'erreurs inutiles, d'aller-retour, de tâtonnement, de mauvaises décisions prises faute de compréhension des mécanismes. Je ne peux pas vous donner de chiffres précis sur la vitesse de réussite, sur le temps que vous allez mettre pour réussir socialement. Je ne peux pas non plus vous dire « je vous fais exactement gagner tant d'années » . Tout simplement parce que, pour affirmer cela, il faudrait que je puisse diviser l'univers en deux, vous faire vivre deux vies parallèles, une avec mon accompagnement et une sans, et puis comparer les résultats. Un peu comme si on faisait une expérience témoin. Mais ce n'est pas possible. Ce que je peux vous dire en revanche, c'est que mon travail, et vous le voyez dans le podcast, c'est de rendre explicite ce qui est implicite. C'est de rendre clair ce qui était confus. C'est de mettre des mots, des structures, des grilles de lecture là où... les choses étaient floues, non dites, implicites. Et souvent c'est là que les gens perdent le plus de temps, dans le non dit, dans ce que l'on ne vous a jamais expliqué. En l'occurrence dans ce que l'on ne vous a jamais expliqué à l'école sur la réussite sociale. Et de manière générale c'est dans tout ce que vous ne savez pas que vous ne savez pas. Mon rôle dans tous les cas c'est de faire en sorte que ce temps-là, ce temps long de la réussite sociale, il soit le plus courant cours le plus raccourci possible. Mais quelle que soit la méthode et l'accompagnement que vous choisissez, vous ne pourrez pas faire l'économie du temps. Donc troisième ingrédient c'est le temps et surtout l'acceptation de ce temps et votre capacité à tenir parce que vous apprenez à trouver une certaine satisfaction dans le chemin. J'en arrive à la conclusion de cet épisode et pour faire un bilan de ce qui a été dit, il vous faut donc trois ingrédients pour entamer le et effectuer une trajectoire d'ascension sociale, le premier c'est un désir ardent, le deuxième c'est une méthode ou un véhicule ou un vecteur et le troisième c'est du temps. Et j'insiste sur cela, il faut les trois ensemble. Parce qu'un désir ardent et du temps sans méthode, c'est un souhait qui finit en frustration. C'est une situation où vous désirez très fort, vous sentez que vous devez bouger, vous avez cette impression que votre vie pourrait être différente. Mais comme vous ne savez pas par où passer, quoi faire concrètement, vous tournez en rond. L'énergie est là mais elle n'est pas canalisée et à force ce désir peut se transformer en amertume, en colère et parfois même en auto-dévalorisation. Si vous avez une méthode et du temps, sans désir ardent, finalement ça ne démarre pas vraiment. Ou alors ça démarre mais ça n'avance pas. Parce que c'est dur, parce qu'il y a des efforts à fournir, et quand il n'y a pas ce moteur, ce feu intérieur, ce « je le veux vraiment, je dois vraiment effectuer cette ascension sociale » , la moindre difficulté devient une bonne raison d'abandonner. On fait les choses à moitié, on se discipline un temps et puis on lâche. Et enfin, un désir ardent et de la méthode sans le temps, ça devient de l'impatience. Dans ce cas, on veut que ça aille vite. On se dit que puisqu'on fait ce qu'il faut, les résultats devraient arriver immédiatement. Et comme les résultats ne viennent pas vite, puisque on l'a dit, ça prend des années, eh bien on se décourage, on doute, on change de stratégie tous les trois mois. Et souvent, ce n'est pas la méthode qui est mauvaise, mais c'est juste qu'on n'a pas laissé le temps faire son travail. Et c'est pour cela que ces trois ingrédients sont indissociables. Le désir, il met la machine en mouvement. La méthode, elle vous donne une direction. Et le temps permet à tout cela de produire des résultats réels. Et si vous n'êtes pas prête à accepter cela, l'ascension sociale n'est pas faite pour vous. Ce n'est pas un jugement moral, c'est un constat. En revanche, ce n'est pas un constat définitif. Peut-être que vous n'êtes pas prête maintenant. Mais ce maintenant, il peut changer un jour. Mais si vous êtes prête, si vous sentez que vous avez ce désir, Si vous acceptez de choisir une méthode, de construire un véhicule et si vous acceptez le temps que ça prend, alors vous avez déjà une longueur d'avance sur la majorité des gens. Parce que la majorité abandonne faute d'avoir ces trois ingrédients réunis. Et c'est ça qui fait le tri. Les touristes, eux, ils veulent les paillettes sans effort, ils veulent la Lamborghini en location, la garde-robe achetée à crédit. Mais les personnes engagées et qui vont réussir, elles, elles veulent le processus. Et si vous êtes encore là à la fin de cet épisode, je pense que vous savez déjà dans quelle catégorie vous êtes. Si en écoutant cet épisode, vous vous dites que vous avez le désir, que vous êtes prête à vous engager dans une méthode et que vous acceptez que cela prenne du temps, alors vous pouvez candidater pour rejoindre mon programme d'accompagnement. Selon le moment où vous écoutez cet épisode, les inscriptions pour les candidatures sont soit ouvertes, soit vous pouvez vous inscrire sur la liste d'attente. Dans tous les cas, vous trouverez le lien dans la description. Merci infiniment d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Pensez à vous abonner pour être sûr d'être informé de la sortie des nouveaux épisodes. Merci infiniment à toutes les personnes qui ont laissé des notes et des commentaires sur les diverses plateformes d'écoute et je vous serais reconnaissante si vous preniez le temps et la peine de faire la même chose. Et quant à moi, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une excellente journée ou une excellente soirée et je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode d'élégance et ambition.