Speaker #0Bienvenue dans « Élégance et ambition » . Je m'appelle Thalia, et après plusieurs années à décrypter les codes de la classe CZ, j'aide désormais les personnes ambitieuses à gravir l'échelle sociale tout en restant fidèles à elles-mêmes. Ici, on parle d'élégance, de savoir-être et de conseils pratiques pour naviguer dans les cercles les plus prestigieux. Dans ce podcast, je vous partage tout pour transformer vos ambitions en actions concrètes et vous accompagner pas à pas dans votre quête de réussite sociale. Alors installez-vous confortablement et laissez-vous inspirer. Récemment, j'ai terminé la lecture de l'ouvrage Retour à Reims de Didier Eribon, qui est un récit autobiographique. Et il y a une phrase que j'ai lue dans cet ouvrage qui m'a particulièrement marquée au point où j'ai mis un marque-page à l'endroit où elle est écrite dans le livre en question. Cette phrase, c'est, je cite, « Je dus progresser à tâtons sur les chemins qui s'apparentent, pour quelques privilégiés, à un parcours fléché. » et même souvent tracé moi-même ces chemins dans la mesure où ceux qui existaient déjà se révélaient n'être pas ouverts à des gens comme moi. Cette phrase m'a touchée parce qu'elle décrit exactement ce que j'ai vécu. En faisant récemment la rétrospective de ces dix dernières années, j'ai réalisé que j'avais avancé exactement de cette manière, à l'aveugle, à tâton, sans avoir de guide, sans avoir d'aide. J'ai tracé mon propre chemin, souvent en me... me trompant de direction, en prenant des impasses, en faisant des erreurs que j'aurais pu éviter si j'avais été mieux entourée, mieux conseillée, mieux aiguillée. Et c'est précisément pour cette raison que j'ai voulu enregistrer cet épisode de podcast. Parce qu'au fil des dernières années, j'ai pris conscience que j'avais commis un certain nombre d'erreurs dans mon parcours d'ascension sociale. Des erreurs qui m'ont freinée, qui m'ont fait perdre du temps, de l'argent, de l'énergie. Et si aujourd'hui je devais refaire les choses différemment... A la lumière de ce que je sais maintenant, je les ferai différemment, sans aucun doute. Ceci étant dit, on ne peut pas refaire le passé. Et en réalité, je n'ai pas de regrets sur les choix que j'ai faits, tout simplement parce que je les ai faits avec les connaissances que j'avais à l'époque, ou plutôt avec le peu de connaissances et le peu de regard extérieur dont je disposais. Par conséquent, j'ai décidé de créer cet épisode pour vous montrer que finalement ça arrive. A tout le monde. On fait toutes et tous des choix qui ne sont pas forcément les bons. C'est normal, et c'est d'autant plus vrai quand on n'est pas suffisamment bien épaulé ou bien entouré. À travers toutes les erreurs que j'ai commises et les errements que j'ai pu vivre, je vais donc m'efforcer à travers cet épisode de vous expliquer comment éviter les pièges de l'ascension sociale quand on n'a pas les codes, le réseau, ni les bons conseils. Ces erreurs, je l'espère, elles vont peut-être résonner avec votre propre histoire. Et je ne vais pas me contenter de vous raconter mon vécu, mais surtout je vais faire en sorte de les mettre en perspective de manière plus large pour que vous puissiez en tirer des leçons et que vous évitiez de tomber dans ces mêmes pièges à votre tour. La première erreur que j'ai commise est sans doute l'une des plus structurantes, c'est d'avoir fait parfois, pas toujours, mais d'avoir pu faire de mauvais choix en matière d'études et de carrière. des choix que j'avais faits par méconnaissance des options, par... peur ou tout simplement parce que personne ne m'avait expliqué comment fonctionnait réellement le système. Pour vous donner le contexte, on remonte 15 ans en arrière, quand j'étais au lycée. J'ai toujours eu un profil plutôt scientifique. J'avais d'excellents résultats en mathématiques, en physique, en chimie, en sciences de la vie et de la Terre. Et j'ai fait un bac scientifique, que j'ai très bien réussi, notamment grâce à mes notes dans les matières scientifiques. J'ai décroché un bac mention très bien. tout en ayant eu au passage une note extrêmement médiocre à l'épreuve de français. Donc c'était clairement le signe que mon profil était davantage orienté science que lettres. Et pourtant, je suis partie assez tôt dans l'idée que j'allais faire Sciences Po. Parce que c'était la seule école dont j'avais entendu parler, parce que je voulais une école prestigieuse, et parce que le concours était accessible directement après le baccalauréat, sans passer par une classe préparatoire, et parce que dans mon esprit, à l'époque... C'était cela qui m'ouvrirait le plus de portes. C'était cette école qui m'ouvrirait le plus de portes. Le problème, c'est que je ne savais pas ce qu'était une classe préparatoire. Je savais que ça existait, mais je n'avais aucune idée de ce à quoi ça servait réellement. Lors des journées d'orientation au lycée, lorsque les anciens élèves revenaient pour parler de leur expérience dans l'enseignement supérieur, Je voyais des étudiants de prépa qui parlaient de leur expérience en disant que c'était horrible, qu'ils ne dormaient plus, qu'ils passaient leur journée et leur nuit à réviser. Et à chaque fois que je les entendais témoigner, je me disais mais qu'est-ce que c'est que ce monde de fous ? Et instinctivement, en les entendant parler, j'avais évacué cette option de mon catalogue de choix. Ce que j'ignorais à l'époque, c'est que les classes préparatoires scientifiques, c'était la voie royale vers les grandes écoles d'ingénieurs. Des écoles comme Polytechnique, Centrale, Les Mines. Et ces grandes écoles d'ingénieurs, elles permettent de faire bien autre chose que de l'ingénierie pure. Quand on est polytechnicien, par exemple, on peut faire à peu près tout. On peut faire de la finance, du conseil, de l'entrepreneuriat, de la haute fonction publique, et même... c'est leur vocation première, servir dans les armées en tant qu'ingénieur militaire et également dans d'autres spécialités. Et moi, depuis toute petite, ne me demandez pas pourquoi, j'adore l'astrophysique et l'aéronautique. C'était une passion. Et avec le recul, je pense que j'ai vraiment raté une carrière d'ingénieur dans ce domaine. Si j'avais été bien aiguillée, j'aurais probablement dû et pu aller en classe préparatoire scientifique pour intégrer une grande école d'ingénieur. Avec mon profil et mes résultats en mathématiques et en sciences, c'était largement faisable. En tout cas, si j'ai réussi le concours de Sciences Po alors que j'avais des résultats médiocres en histoire et dans les matières littéraires, c'est que j'aurais pu réussir le concours de Polytechnique. Mais ça, personne ne me l'a dit. Personne ne m'avait expliqué que la prépa, certes c'était difficile, mais que c'est un investissement qui avait une finalité précieuse. Et donc, pour en revenir à cette époque, effrayée par ces témoignages sur la prépa, j'avais fait le pari inverse. travailler d'arrache-pied pendant mes années lycée pour préparer et réussir le concours de Sciences Po dans l'optique d'éviter la classe prépa. J'ai mangé mon pain noir dès le lycée, en quelque sorte, et j'ai réussi le concours. Mais aujourd'hui, avec le recul, je me dis que j'aurais très bien pu poursuivre mes années lycée à un rythme de croisière correct, préserver mes bons résultats en maths, aller en classe préparatoire pour ensuite intégrer une école d'ingénieur. Alors je ne veux pas dire que Sciences Po était un mauvais choix en soi. J'ai quand même réussi le concours d'une école... prestigieuse, ça m'a ouvert un champ de possibilités immense, mais c'est vrai que je ne me suis pas forcément rendue service en faisant cette école, du moins pas autant que si j'avais suivi une voie plus alignée avec mes aptitudes naturelles. Maintenant, je vais vous raconter un contre-exemple, une situation où, à l'inverse, j'ai été bien entourée, bien conseillée, et où ça a fait toute la différence. J'ai failli faire un mauvais choix de carrière, mais justement parce que j'ai pu bénéficier de bons conseils, j'ai pu rattraper le coup in extremis. Je suis alors étudiante à Sciences Po et je me dis que je veux devenir militaire, je veux devenir officier et je veux devenir pilote. Encore une fois, l'astrophysique, l'aéronautique et je veux intégrer le personnel navigant. Je me rends donc dans un CIRFA, un centre d'information et de recrutement des forces armées. Et le conseiller qui travaille me dit, vous pouvez passer le concours élève officier du personnel navigant, c'est un concours accessible avec un bac. À ce moment-là... Moi j'étais en master, j'avais déjà au moins un niveau Bac plus 3 validé, et on m'orientait vers un concours qui était de niveau Bac, qui peut le plus, peut le moins, donc je pars en tête de passer ces sélections. J'ai donc pris une année de césure, j'ai quitté momentanément les bancs de Sciences Po, et en attendant j'ai cherché à me faire de l'expérience professionnelle dans le milieu militaire. J'ai fini par décrocher un poste à l'ambassade de France à Londres comme analyste armement au sein de la mission de défense. Et c'est là que tout a basculé. En me présentant auprès de mon chef, un colonel, un polytechnicien d'ailleurs, je lui parle de mon projet de passer ses sélections pour devenir élève officier du personnel navigant, EOPN pour l'acronyme, et là il me dit « Ah non non non, vous avez fait Sciences Po, il ne faut pas que vous passiez le concours des officiers sous contrat, il faut que vous fassiez le concours des officiers de carrière » . À l'époque, quand il me dit ça, je n'y connaissais absolument rien dans les différences entre officier sous contrat et officier de carrière. Mais pour vous donner un aperçu, les officiers sous contrat, ce sont des personnels qui ont des CDD longs de 3 à 10 ans selon les spécialités. Et les officiers de carrière, c'est l'équivalent de titulaire de la fonction publique. En somme, vous passez un concours et vous êtes assuré d'avoir un poste pendant 27 ans avec une montée en grade rapide et une prise de responsabilité assurée. J'explore alors mes options et je découvre qu'il existe effectivement un concours pour les personnes. issus des filières sciences po, sciences politiques ou de droit. C'est un recrutement qui est principalement fait pour devenir officier renseignement, mais il se trouvait qu'il y avait une place, une seule place, qui permettait d'accéder à la spécialité personnel navigant, pour être pilote ou navigateur. Je découvre avec joie ce concours, mais surtout, je me rends compte qu'on est à deux semaines de la clôture des inscriptions. Et en plus de ça, j'étais à la limite d'âge. C'est-à-dire que si je ne m'inscrivais pas dans les deux semaines, je ne pouvais plus jamais accéder à ce concours. Alors j'ai saisi l'opportunité. Je suis partie dans l'idée que certes il n'y avait qu'une seule place, mais que c'était faisable, et que pour l'avoir, il fallait être major du concours. ce que j'ai réussi à faire. Mais surtout, l'idée, c'est qu'à deux semaines près, si j'avais été mal aiguillée, si je n'avais pas rencontré cette personne, je passais à côté de cette carrière. Et si j'ai hésité de faire une erreur à ce moment-là, c'est parce que j'ai été bien entourée. J'avais des officiers supérieurs, des colonels, qui étaient dans l'institution depuis des années, qui connaissaient parfaitement les mécanismes et les rouages, et qui m'ont très justement conseillée. Et ils m'ont fait bifurquer vers la bonne voie. Néanmoins, ça ne s'est pas toujours passé comme ça dans ma vie, il y a eu d'autres moments où j'ai manqué de ce recul et de ces sages conseils pour m'aiguiller, et l'orientation post-bac en fait partie comme je vous l'ai raconté précédemment. Ce que vous devez retenir de cette première erreur, c'est d'explorer toutes les options avant de choisir votre voie. Même les options que vous n'auriez pas soupçonnées. Ne vous fiez pas uniquement à ce que vous savez. Allez explorer, allez creuser plus loin. Ne vous fiez pas uniquement aux témoignages négatifs. Parfois, certaines voies peuvent paraître difficiles, comme on me l'avait présenté vis-à-vis des classes préparatoires, mais c'est aussi parce que ça a une finalité. Identifiez vos vraies forces et cherchez les voies qui les valorisent. Et surtout, faites-vous accompagner par des personnes qui connaissent le système dans son ensemble. Et cela, ça ne s'applique pas uniquement à l'orientation post-bac. Ça s'applique... à tout âge pour les reprises d'études, pour les reconversions professionnelles. Et parfois, refaire un diplôme, c'est une bonne stratégie, mais parfois, ce n'est pas la meilleure. Parfois, l'expérience professionnelle vaut mieux qu'un nouveau master. Mais ça, pour le savoir, encore faut-il avoir quelqu'un d'expérimenté pour vous le dire. La deuxième erreur que j'ai commise, et là, on passe sur un tout autre registre, c'est d'avoir voulu m'intégrer par l'apparence, d'avoir voulu tout miser sur l'apparence, au lieu de miser sur ce qui compte vraiment. Je m'explique. Quand je suis entrée à Sciences Po, j'ai découvert le monde parisien, le quartier de Saint-Germain-des-Prés, un milieu très cossu, très codifié, et d'emblée, je me suis sentie complètement perdue. J'ai pris de plein fouet le phénomène du décalage culturel, du choc culturel dont je vous parle souvent. Et ma réaction face à ce décalage, ça a été de vouloir m'adapter rapidement, non seulement sur le plan intellectuel, mais aussi et surtout sur le plan de l'image, de l'apparence. C'est à ce moment-là que j'ai commencé à dépenser des sommes déraisonnables pour parfaire mon apparence sans comprendre les codes sous-jacents. Je me suis mise à acheter plein de vêtements, je dépensais pour de la coiffure, dans des chaussures, dans des sacs à main, des sommes qui n'étaient absolument pas raisonnables par rapport à mes moyens de l'époque. Et pour quels résultats ? Eh bien pour des résultats qui n'étaient jamais à la hauteur. J'avais toujours cette impression de faire énormément d'efforts, et pourtant il y avait... toujours quelque chose qui n'allait pas dans ma manière de m'habiller. J'étais constamment en décalage. Ce budget que je consacrais à mon apparence était devenu un gouffre, un puits sans fond. Et pour autant, malgré tous ces efforts, ça ne fonctionnait pas. Je pensais naïvement que me conformer à une certaine vision de l'apparence, ou plutôt à une vision tronquée des bons codes vestimentaires permettrait de m'intégrer. En réalité, c'était la pire stratégie. Pourquoi ? Parce que chaque euro que je mettais dans la coiffure, dans les vêtements, dans des chaussures, c'était un euro de moins qui allait dans ma culture, dans la construction de mon réseau, dans mon apprentissage, dans plein d'autres choses qui auraient pu avoir un impact réel sur ma trajectoire. C'est un peu ce qu'on retrouve dans le principe de la loi de Pareto, le fameux 80-20. Je mettais probablement 80% de mes finances disponibles dans mon apparence et 20% dans le reste, et le résultat, c'est que ces 80% avaient très peu d'effet. Alors que si j'avais fait l'inverse, si j'avais mis 80% dans ce qui compte vraiment, la culture, les compétences, le réseau, cela aurait eu beaucoup plus d'impact sur mes opportunités de carrière. Ce que vous devez retenir de cette deuxième erreur, c'est que l'ascension, la progression sociale, ça ne passe pas par l'apparence, ça passe par tout ce qui est sous-jacent, par la culture de l'esprit, par la culture générale, par l'apprentissage des codes, par le réseau. par les compétences. L'essentiel, c'est de comprendre les codes avant de vouloir les adopter. L'apparence, ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Et si vous ne comprenez pas ce qui se cache en dessous, vous aurez beau acheter tous les vêtements du monde, quelque chose sonnera toujours faux. Par conséquent, utilisez la loi de Pareto à bon escient. Mettez 80% de vos ressources dans ce qui a un vrai impact. Acceptez le décalage temporaire plutôt que de chercher à le combler avec des artifices. Tout l'argent que vous allez investir dans vous-même, dans vos compétences, dans votre savoir, aura meilleur retour sur investissement que l'argent que vous allez investir dans votre image. La troisième erreur que j'ai commise, c'est d'avoir négligé pendant trop longtemps l'aspect financier. Et cela découle justement de l'erreur précédente. Je n'ai pas suffisamment considéré ma construction et ma sécurisation financière. Cette erreur, elle vient non seulement de la mauvaise priorisation en termes de dépenses, mais aussi de la mauvaise influence de mon milieu social d'origine. Pendant longtemps, j'ai gardé une vision de l'argent qui n'était pas propice à la construction d'un patrimoine. l'argent avait tendance à me filer entre les doigts comme de l'eau. Il partait dans des choses superficielles, dans l'esthétique, dans toutes ces choses dont je vais parler, alors que j'aurais beaucoup mieux employé cet argent dans de l'apprentissage, dans de la construction de compétences, dans le fait de cultiver mon réseau, ou du moins d'apprendre à le cultiver. Et surtout, j'aurais pu commencer à investir mon argent beaucoup plus tôt. Même avec les maigres moyens que j'avais à l'époque, j'avais quand même de quoi faire quelque chose. Ne serait-ce que pour me faire de l'expérience dans le domaine de l'investissement. Mais je ne l'ai pas fait, parce que je n'avais pas cette conscience, je n'avais pas cette éducation financière. Personne ne m'avait expliqué l'importance de construire un patrimoine, même petit, même modeste, dès que possible. Et c'est seulement bien plus tard que j'ai commencé à m'intéresser à ces questions d'éducation financière, d'épargne, d'investissement, que là, j'ai commencé à voir une vraie évolution, à recentrer mes priorités et à voir de vrais effets. sur la construction de mon patrimoine. Et surtout, c'est en travaillant mon rapport à l'argent que j'ai pu développer une relation beaucoup plus saine qui m'aide aujourd'hui à voir l'argent non pas comme quelque chose de négatif, mais comme un outil pour ma progression. Ce que vous devez retenir de cette troisième erreur, c'est de déconstruire votre relation à l'argent. En particulier si vous sentez qu'elle est un peu chaotique, qu'elle est héritée d'un milieu où l'argent est vu négativement, où les personnes... aiser son vu négativement et le principal signe de cela, c'est si l'argent que vous gagnez, vous le dépensez immédiatement, il file entre vos doigts et vous ne le mettez jamais de côté. Donc, travaillez cela, commencez à investir également, commencez à investir le plus tôt possible, même avec des petits montants, et puis priorisez vos dépenses, orientez-les vers ce qui compte vraiment pour vous, ce qui aura le plus d'impact, et éduquez-vous financièrement parce que ça fait partie intégrante de l'ascension sociale. La quatrième erreur que j'ai commise, c'est de ne pas avoir compris l'importance du réseau. Et cette erreur, comme toutes les erreurs, ce n'est pas quelque chose que j'ai commis consciemment, mais c'est vraiment par manque de code, par manque de connaissances. Je vais vous donner un exemple concret. Pendant mes études, quand j'ai décidé de faire une année de césure, j'ai eu un mal fou à trouver un stage, ou du moins un stage qui était bien rémunéré. Les seuls stages que j'ai trouvés dans la première partie de mon année de césure, c'était dans le milieu associatif et c'était payé au lance-pierre. Ma gratification de stage était au minimum légale autour de 500 euros par mois. Et pendant ce temps, je voyais mes camarades de Sciences Po qui faisaient des stages payés 1 000, 2 000, parfois 2 500 euros par mois et je me demandais comment est-ce qu'ils font pour trouver non seulement des stages dans des entreprises sympathiques, mais en plus aussi bien rémunérés. La différence entre eux et moi, c'est que moi, je passais toujours par le processus de candidature classique. Je répondais à des offres d'emploi ou j'envoyais des candidatures spontanées quand je voyais que mes candidatures étaient constamment rebutées. Mais ce que j'ai découvert bien plus tard, c'est que non seulement il existait une bourse de stage et d'offres d'emploi au sein de Sciences Po, mais surtout que la plupart de mes camarades qui décrochaient ces postes très bien placés, ils passaient par leur réseau pour les décrocher. Ils ne postulaient pas nécessairement, ils ne passaient pas par le processus classique de candidature après la publication d'une offre. Et souvent, ils demandaient à leurs parents, leurs familles, leurs amis de la famille. Alors moi, de toute façon, je n'avais pas de famille auprès de qui solliciter un appui pour décrocher des postes intéressants. Même sans ça, en ayant le label Sciences Po, je n'avais pas le réflexe de jouer sur mon réseau en contactant par exemple d'anciens étudiants qui étaient en poste dans des entreprises. Je n'avais pas les codes du réseau. Et ce que je n'avais pas compris à l'époque, c'est que le réseau, c'est le canal principal d'accès aux opportunités dans ces milieux. Les offres d'emploi qui sont publiées, elles ne représentent qu'une fraction des opportunités disponibles, alors que la majorité des postes, des stages, des... des missions, des emplois, il se pourvoit par le réseau, par la cooptation et par la recommandation. Et je n'avais pas compris ce qu'était le réseau, je ne savais même pas ce que c'était, ni à quel point il était important. Je vous ai raconté tout à l'heure l'histoire du début de ma carrière militaire, comment j'ai été bien conseillée par des colonels quand j'étais en ambassade. Eh bien c'est exactement ça le réseau. Ce sont des personnes qui connaissent les rouages, qui peuvent vous aiguiller vers la bonne voie, qui peuvent vous ouvrir des portes. Alors en l'occurrence, ils ne m'ont pas ouvert des portes, ils ne m'ont pas recommandé auprès du jury du concours, mais en tout cas j'ai eu des recommandations, et si je n'avais pas vu ce réseau à ce moment-là, je serais passée à côté. et de ma carrière telle que je l'ai vécue. Ce que vous devez retenir de cette quatrième erreur, c'est que dans le monde professionnel, le réseau n'est pas une option. C'est souvent le canal principal. Alors apprenez à activer votre réseau, d'ailleurs c'est une compétence qui s'acquiert. Construisez votre réseau activement tout au long de votre parcours et n'attendez pas d'en avoir besoin pour le faire. Et si vous cherchez un emploi ou si vous cherchez à changer de poste, arrêtez de passer par la méthode de « je postule » et utilisez plutôt la méthode de la recommandation du réseau. Et n'ayez pas honte de demander de l'aide, ce n'est pas un aveu de faiblesse, en réalité c'est tout simplement jouer les règles du jeu. La cinquième et dernière erreur, c'est d'avoir avancé seul pendant trop longtemps sans chercher de mentor ni de guide. Toutes les erreurs que je viens de vous décrire, elles ont une racine commune, c'est l'absence de personnes pour me transmettre les codes, pour m'expliquer comment fonctionnait le système, pour m'aiguiller vers les bonnes options. J'ai fait tout mon parcours sans aide, sans guide, j'ai, comme le disait Didier Ribon, avancé à tâtons, à l'aveugle, aussi parce que j'ai un peu tendance à être dans ma bulle et ne pas avoir ce réflexe de chercher de l'aide, mais la contrepartie c'est que j'ai fait mes choix avec peu de connaissances et peu de regards extérieurs. peu de recul. Et ça m'a coûté du temps, de l'énergie, de l'argent et des opportunités. Quand je repense à l'épisode de l'ambassade de France à Londres, et à ces officiers qui m'ont conseillé, qui m'ont fait bifurquer vers la bonne voie, je me dis, voilà ce que ça change d'être bien entourée. D'être entourée des personnes qui connaissent les mécanismes, les rouages, qui ont l'expérience, la hauteur de vue, et ces personnes, en l'occurrence, elles ont réorienté ma trajectoire de manière décisive. Mais ces moments-là, ils ont été plutôt rares dans mon parcours. Pour tout le reste, j'ai dû me débrouiller seule. Et c'est ce qui explique les nombreuses erreurs que j'ai pu commettre et dont je vous ai parlé dans cet épisode. Ce que vous devez retenir de cette cinquième erreur, c'est de chercher activement des mentors dans les domaines que vous visez. Entourez-vous de personnes qui ont déjà fait le chemin que vous voulez parcourir. Acceptez que vous ne pouvez pas tout savoir et que demander conseil, c'est... intelligent, ce n'est pas une marque de faiblesse. Identifiez ces fameux colonels dans votre domaine, ceux qui connaissent les rouages et qui peuvent vous éclairer, vous aiguiller. Pour vous donner une métaphore, l'ascension sociale, ça ressemble à un sport individuel. Et effectivement, c'est un sport individuel. Il faut que vous soyez l'athlète qui fasse la performance. Mais si vous voulez être la meilleure, si vous voulez vous accomplir, il va falloir bien vous entourer. Quand je vous donne cette métaphore, je pense notamment à Teddy Riner. C'est un athlète exceptionnel qui performe dans un sport individuel qu'est le judo. Mais très tôt, il a fait le pari de s'entourer, d'avoir un préparateur mental, d'avoir évidemment un coach comme tous les sportifs, mais d'avoir vraiment une équipe autour de lui. C'est comme ça qu'il est devenu champion multiple médaillé aux Jeux Olympiques. Et bien pour vous, c'est la même chose. Si vous voulez avoir un parcours qui sorte de l'ordinaire, qui vous permettent d'accomplir des objectifs, d'accomplir vos objectifs, il va falloir bien vous entourer. Ça ne vous dispense pas de faire les efforts pour réussir, mais si vous êtes conseillé par les bonnes personnes, eh bien ça ne peut que bien se passer. J'en viens à la conclusion de mon épisode, et pour récapituler les cinq grandes erreurs que j'ai commises dans mon parcours d'ascension sociale. La première, c'est d'avoir fait des mauvais choix d'études et de carrière, et de manière générale... choisir la mauvaise voie, choisir une voie sans connaître toutes les options, ou bien par peur ou par méconnaissance, c'est souvent une erreur que j'ai rencontrée, mais que je vois aussi chez d'autres personnes qui sont en voie de progression sociale. La deuxième erreur, c'est d'accorder trop d'importance à l'apparence, au paraître, plutôt qu'à la substance, de dépenser dans son image, au lieu d'investir dans ce qui compte vraiment. La troisième erreur, c'est de négliger sa construction financière, de négliger ce pilier financier. et de laisser l'argent filer sans construire, sans sécuriser. La quatrième erreur, c'est de ne pas comprendre l'importance du réseau, de négliger son réseau et tout ce qui va avec, à savoir postuler dans le vide pour des emplois. passer par les voies classiques de candidature plutôt que d'activer ses connexions. Et la cinquième erreur, c'est d'avancer seule sans chercher des mentors ou des guides. L'isolement est un vrai frein à l'ascension. On ne s'en rend pas compte tant qu'on n'est pas bien entouré. Toutes ces erreurs, elles ont un fil rouge, c'est le manque de code et d'entourage. Et le fait de stagner dans son parcours ou de progresser, en définitive, ce n'est ni une question d'intelligence ni de mérite, c'est une question d'accès à l'information. Et quand on n'a pas les bonnes personnes autour de soi pour apprendre les codes, pour comprendre les règles du lieu, eh bien on avance à l'aveugle et c'est là que l'on fait des erreurs qu'on aurait pu éviter. Toutes ces erreurs, elles ne m'ont pas empêchée de réussir, mais elles m'ont considérablement ralentie. Je n'ai pas de regrets sur ce que j'ai pu accomplir, parce qu'on fait avec ce qu'on sait à l'instant T, mais si je peux vous éviter de perdre ce temps, cette énergie, ces opportunités, alors cet épisode aura rempli son rôle. C'est précisément pour ce besoin que j'ai créé le programme Athéna. Athéna, c'est mon programme d'accompagnement, de mentorat individuel et collectif. Il est conçu précisément pour vous éviter ces écueils, ces impasses dans lesquelles on tombe quand on n'est pas accompagné. Dans ce programme, je vous parle entre autres en profondeur de toutes ces erreurs, je vous instruis sur ces sujets et surtout je vous aide à les éviter, et ce, quels que soient vos objectifs d'ascension sociale. À travers ce programme de mentorat, sur tous vos choix d'études et de... carrière, je serai là pour vous conseiller personnellement. Je vous donne un exemple concret. Une de mes élèves se questionnait sur le fait de refaire un master pour se reconvertir dans un nouveau domaine. Elle hésitait à repartir pour deux années d'études. Je lui ai plutôt conseillé de chercher une expérience professionnelle dans le domaine dans lequel elle voulait bifurquer, plutôt que de refaire des études. Et pour confirmer mon intuition, je l'ai orientée vers une de mes amies qui travaillait justement dans ce secteur. Cette conversation lui a permis de comprendre qu'il était... effectivement beaucoup plus judicieux de commencer à se créer de l'expérience professionnelle plutôt que de retourner sur les bancs de l'école. Et parenthèse, dans l'épisode 38, qui portait sur les trois ingrédients indispensables à toute réussite sociale, je vous disais que l'un de ces ingrédients c'était le temps. Eh bien, le but du programme Athéna, c'est de vous faire gagner du temps. Eh bien, dans cet exemple, au final, je lui ai fait gagner deux ans en lui évitant de refaire un master. Et aujourd'hui, elle est en poste dans le secteur professionnel dans lequel elle voulait exercer et tout se passe bien pour elle. Et si elle m'écoute, je la salue bien évidemment. Pour en revenir au programme, sur tous les autres sujets, sur l'apparence, l'habillement, mais aussi sur la construction financière, sur le réseau, je vous transmets tout ce que j'ai appris, toutes les méthodes qui fonctionnent et surtout, je vous indique les erreurs à hésiter. Et sur l'aspect isolement, ou plutôt sur le réseau, vous ne serez plus seul. parce que dans le programme, je suis votre mentor. Je vous suis de manière individuelle sur plusieurs séances. Et vous aurez enfin quelqu'un qui connaît les rouages, qui peut vous aiguiller, vous conseiller, vous accompagner. Et vous le voyez, si j'ai un doute sur un sujet, je sollicite mon propre réseau pour affiner mes recommandations. Si cet épisode a résonné avec vous, si vous vous êtes reconnu dans une ou plusieurs de ces erreurs, sachez que vous n'avez pas à continuer seul. Le programme Athéna existe précisément pour vous. pour cela. En fonction du moment que vous écouterez cet épisode, soit les portes seront ouvertes et vous pourrez directement envoyer votre candidature, soit vous pourrez vous inscrire sur la liste d'attente pour être informé de la prochaine ouverture. Les liens seront bien évidemment dans la description de cet épisode. L'ascension sociale, ce n'est pas un chemin que l'on doit parcourir seul. Merci infiniment d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Pensez à vous abonner pour être informé de la sortie des prochains épisodes. Je vous invite également à laisser un commentaire et une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. Et quant à moi, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une excellente journée ou une excellente soirée. Et je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode d'élégance et ambition.