Speaker #0Bienvenue dans « Élégance et ambition » . Je m'appelle Thalia, et après plusieurs années à décrypter les codes de la classe Césée, j'aide désormais les personnes ambitieuses à gravir l'échelle sociale tout en restant fidèles à elles-mêmes. Ici, on parle d'élégance, de savoir-être et de conseils pratiques pour naviguer dans les cercles les plus prestigieux. Dans ce podcast, je vous partage tout pour transformer vos ambitions en actions concrètes et vous accompagner pas à pas dans votre quête de réussite sociale. Alors installez-vous confortablement et laissez-vous inspirer. Quand vous m'écrivez sur Instagram, ou par courriel, ou même parmi ce que j'entends auprès de mes élèves, il y a des phrases qui reviennent très souvent. Des phrases qui se ressemblent tellement d'un message à l'autre que j'ai remarqué un schéma récurrent. Ces phrases, ce sont « Je ne suis pas assez sûre de moi » , « Je ne suis pas légitime » , « Je n'ose pas me lancer » , « Je n'arrive pas à m'affirmer » , « Je ne suis pas prise au sérieux » , « Je n'ose pas prendre de risques » , « Je sais ce qu'il faut faire, mais je ne le fais pas » , ou encore « Je ne crois pas en moi ni en mes compétences » . Ce qui est frappant dans ces messages, c'est que la plupart du temps, la personne qui me les envoie ou qui me les dit vient de me décrire à propos d'elle-même quelqu'un de sérieux, de déterminé, qui a déjà accompli des choses réelles. Et pourtant, il y a ces phrases d'auto-dépréciation, d'auto-dévalorisation, ce réflexe de se diminuer avant même que quiconque vous dise quoi que ce soit. Toutes ces phrases, ce n'est pas de la modestie, parce que la modestie, c'est une posture que l'on choisit consciemment. Ce dont je parle ici, c'est autre chose. C'est un mécanisme qui s'est construit sur des années sans que vous n'en ayez eu conscience et qui souvent est le fruit d'un conditionnement social et à plus forte raison d'un conditionnement de classe sociale. Dans cet épisode, on va voir dans quelle mesure vos origines sociales vous amènent à vous dévaloriser systématiquement et comment cela nuit à votre ascension, à votre réussite et à votre épanouissement. Et je précise d'emblée, ce n'est pas un épisode sur le syndrome de l'imposteur, ce sujet, je l'ai traité. Dans l'épisode 41, je vous mettrai le lien dans la description si vous souhaitez aller l'écouter, ce dont on va parler aujourd'hui c'est quelque chose de plus profond et de plus spécifique. Le système de pensée dont je vais vous parler aujourd'hui, c'est un schéma de pensée qui fait que vous imaginez ne pas être légitime à vouloir plus parce que vous avez intériorisé que ce n'est pas pour vous. Et on va s'efforcer de mettre cela en lumière pour mieux le déconstruire. On va décortiquer ce mécanisme, d'où il vient, comment il opère et pourquoi. attendre de vous sentir légitime avant d'agir est précisément ce qui vous empêche de le devenir. En espérant qu'à la fin de cet épisode vous ayez un autre regard sur vos propres pensées, ce qui vous permettra de comprendre qu'elles ne sortent pas de nulle part et que c'est souvent votre classe sociale d'origine qui parle pour vous et sur la manière dont tout cela vous empêche d'avancer vers vos ambitions. Première chose que je veux que l'on établisse parce que c'est le socle de tout ce qu'on va voir dans cet épisode. Se sous-estimer, ce n'est pas un trait de caractère et ce n'est pas une fatalité. C'est le résultat d'une construction et, comme toute construction, cela a une origine. Commençons par le début qui est l'estime de soi. L'estime de soi, qu'est-ce que c'est exactement ? Eh bien, c'est la valeur que vous vous attribuez en tant que personne. Pas en fonction de ce que vous faites ou de ce que vous accomplissez ou bien des retours que vous recevez, mais l'estime de soi, c'est vraiment la valeur que vous vous reconnaissez intrinsèquement, à vous-même, indépendamment des circonstances. Et cette estime de soi, cette valeur qu'on s'accorde, on ne naît pas avec elle, on ne naît pas avec une représentation claire de ce que c'est. Elle se construit très tôt, dès l'enfance, à partir de ce que notre environnement nous renvoie. Le schéma le plus récurrent que j'observe, c'est celui des personnes qui ont grandi dans un environnement où, dès l'enfance, leur valeur a été conditionnée par les résultats scolaires. Des parents très exigeants sur les notes, indiquent... familial qui est centré sur la performance et une identité qui s'est construite autour du fait d'être une bonne élève ou un bon élève. C'est souvent le cas à plus forte raison quand on vient d'une famille immigrée où l'école et la réussite scolaire est vu comme la seule institution qui permet de sortir de sa condition sociale et ce non pas pour les parents mais plutôt pour les enfants pour la deuxième génération qui va assurer la pérennité et la réussite de la famille. Quoi qu'il en soit, dans ce schéma-là, quand on est enfant et qu'on a grandi dans ces conditions, et je vous en parle parce que ça a été mon cas, en tant qu'enfant, on intègre un message de manière implicite qui est que l'on vaut ce que l'on produit, que notre valeur est conditionnée par nos résultats. Tant que les résultats sont là, tant qu'on amène des bonnes notes à la maison, tout va bien, alors ça vacille un petit peu quand il arrive de ramener une note un peu en dessous de ce que... que l'on amène habituellement, quand bien même c'est toujours mieux que la plupart de ses autres camarades. On a nos parents qui nous tombent sur le dos. Moi, je me rappelle d'une fois où j'avais ramené un 12 ou un 13 sur 20 et c'était la catastrophe alors que tout le monde avait eu 8 ou 9 sur 20. Mais bon, peu importe. Mais de manière générale, tant que les résultats scolaires sont là, et en général, ça se passe tout au long de la scolarité jusqu'aux études supérieures, tout se passe bien. Le problème, c'est ce qui se passe après. Et le fameux après, c'est lorsqu'on entre dans le monde du travail et que les règles changent complètement. Là, il n'y a plus de notes sur 20, il n'y a plus de bulletins trimestriels, les retours sur votre travail sont rares, souvent implicites, parfois inexistants pendant des semaines, voire des mois entiers. Et pour quelqu'un dont l'estime a été construite sur des indicateurs chiffrés et immédiats, cette absence de retour, elle peut devenir déstabilisante. Vous ne savez plus très bien comment vous vous situez, Vous ne savez pas. plus ce que vous valez exactement. Ce que ça produit concrètement, c'est une double tendance. D'un côté, on se met à travailler beaucoup sur le fond, sur le plan opérationnel, sur le plan des compétences, sur le plan du travail produit, sans jamais se mettre en avant parce qu'il y a aussi cette culture dans les milieux modestes de la discrétion. On ne fait pas de bruit, on ne réclame pas, on attend que ça se voit tout seul. Et de l'autre, on attend une validation qui, par conséquent, ne vient pas spontanément et on Merci. peut interpréter l'absence de validation, l'absence de retour positif comme un signal négatif sur notre valeur. Alors qu'en réalité, dans le monde du travail, la reconnaissance elle ne vient pas automatiquement. La reconnaissance, elle se demande, elle se provoque, elle se négocie. Et quand je dis cela, je parle d'une reconnaissance sous la forme d'une augmentation, sous la forme d'une promotion professionnelle ou même sous la forme de mots ou de retours explicites. Et tout cela, que ce soit demander, se mettre en avant, ou se mettre en avant pour demander, ce n'est pas un réflexe qu'on inculque quand on a grandi dans un environnement plutôt classe populaire ou classe moyenne. Et c'est là que c'est particulièrement pervers, c'est que cette absence de signal, cette absence de validation externe, elle ne dit rien sur votre valeur réelle. Elle dit juste que vous évoluez dans un système qui n'est plus le système scolaire. Rien de plus. Sauf que quand vous avez passé 20 voire 25 ans à conditionner votre estime et votre valeur à des notes sur un bulletin, eh bien, je ne vous fais pas un schéma sur le fait que ça pose problème. La bonne nouvelle, et je veux qu'on la pose avant de passer à la suite, c'est qu'une estime de soi fragile, ça se travaille. Avoir une estime de soi qui est basse, ce n'est pas une sentence définitive. Deux choses concrètes que vous pouvez mettre en place dès maintenant. La première, c'est le journaling de réussite. L'idée, c'est de prendre l'habitude d'écrire quotidiennement, même brièvement, ce que vous avez fait de bien dans votre journée. Juste des petites choses, ça n'a pas besoin d'être des grands exploits. Parce que l'estime de soi, elle se nourrit de preuves, et ces preuves, il faut apprendre à les collecter soi-même plutôt que d'attendre que quelqu'un d'autre vous les donne. Et la deuxième chose, c'est le bilan régulier. Tous les mois, tous les trimestres, tous les six mois, tous les ans, quand vous faites votre bilan. Prenez le temps de regarder ce que vous avez accompli sur la période qui vient de s'écouler, ce que vous ne saviez pas faire il y a six mois et ce que vous avez appris à faire, ce que vous avez mis en place aujourd'hui. Ainsi que tout ce que vous avez traversé, ce que vous avez construit, ce que vous avez accompli. C'est important de vous accorder cette auto-valorisation parce que ce que vous avez accompli ne disparaît pas parce que personne ne l'a commenté. Et c'est à vous... de commencer à le reconnaître de vous-même, ce qui est déjà un travail en soi et un travail qu'il est nécessaire de faire si vous voulez consolider votre estime de vous-même, qui, je le rappelle, est un socle important. J'en viens à ma deuxième partie dans laquelle on va parler plus précisément du conditionnement de classe en soi et de la question des origines sociales. Tout cet épisode tourne autour de la question des origines sociales, mais là je veux vraiment parler de la manière dont les origines sociales en elles-mêmes vous... conditionne à vous autodévaloriser et à vous sous-estimer. Je vais parler de ce qu'une des élèves m'a dit récemment et qui m'est resté en tête. Elle m'a expliqué qu'elle n'avait pas tenté le concours de Sciences Po et elle se reconnaîtra si elle m'écoute, non pas parce qu'elle n'avait pas le niveau mais parce qu'elle s'était dit qu'elle allait le rater, qu'elle n'allait pas le réussir et que ça ne valait pas la peine d'essayer. Et ce discours-là, ce n'est pas la première fois que je l'entends. Je l'avais entendu déjà maintes et maintes fois à plusieurs reprises Rires, je sais pas. plusieurs personnes, souvent des femmes, avec un point commun systématique, celui de venir d'un milieu modeste. Et je veux qu'on s'arrête là-dessus parce que c'est révélateur de quelque chose de très précis. Parce que je vous assure que dans les milieux sociaux aisés, dans les milieux sociaux favorisés, les parents ne tiennent pas ce discours-là et les enfants encore moins. Dans ces milieux-là, Sciences Po, et quand je dis Sciences Po, ce sont les grandes écoles de manière générale, HEC, Polytechnique, les mines centrales, toutes ces grandes écoles très connues. Dans ces milieux-là, faire une grande école, c'est une évidence. J'irais même plus loin en vous disant que dans cette catégorie sociale de la population, aller à l'université, c'est inenvisageable. Et ne m'exagère pas quand je vous dis cela. J'ai moi-même réussi le concours de Sciences Po, j'étais étudiante dans cette école. Alors, si vous me connaissez, vous savez que je viens d'un milieu modeste. et l'écrasante majorité de mes camarades dans cette école qui, eux, venaient de milieux favorisés, quand je les entendais parler, pour eux, intégrer Sciences Po, c'était comme une évidence, c'était la continuité de leur parcours. Et quand je les entendais parler, j'avais l'impression que finalement leur réussite au concours, c'était une formalité. Alors que moi, j'avais travaillé d'arrache-pied sans savoir quelle allait être l'issue de mes résultats aux épreuves. Tout ça pour vous dire que dans les milieux favorisés, je l'ai dit, l'université, c'est presque hors de question. Les enfants sont conditionnés pour réussir les concours des grandes écoles. Et l'université, la faculté publique, c'est fait pour les classes moyennes et populaires. si on résume un peu l'état d'esprit. Et la question dans ces milieux, ce n'est pas tant est-ce que les enfants vont tenter ou réussir les concours de telle école, c'est plutôt vers quelle école ils vont s'orienter, dans quelle filière ils vont se spécialiser. Ça peut vous paraître arrogant, mais ce n'est pas de l'arrogance, c'est du conditionnement. Et c'est un conditionnement positif qui est orienté vers le haut et qui dit à l'enfant, puis à l'adolescent qui va passer le concours, ce monde-là est pour toi, tu as ta place dedans, tu vas y aller. Et à l'inverse, dans les milieux populaires et classes moyennes, on intériorise très tôt une représentation du monde dans lequel il y a une sorte de « eux » et de « nous » , « eux » étant les nantis, les bourgeois, ceux qui ont des relations, ceux pour qui les portes s'ouvrent naturellement, et « nous » , le petit peuple, ceux pour qui il faut travailler deux fois plus pour arriver à joindre les deux bouts, ou du moins à avoir une vie correcte. Ce n'est pas toujours formulé explicitement de cette manière, souvent c'est beaucoup. plus subtile ça passe par des tournures de phrases par soupir quand on parle des gens privilégiés des célébrités très fortunés à la télévision ça peut être un regard de mépris quand vous même vous parlez de vos ambitions ou des phrases du type il faut être réaliste quand vous ambitionnez d'avoir une vie ou une carrière professionnelle un peu au dessus de la norme du milieu mais le message lui il est très clair ce qu'on vous dit en filigrane c'est ne vise pas trop ne fais pas trop d'idées Cette manière de penser, elle fait partie de ce que le sociologue Pierre Bourdieu a appelé l'habitus. Si vous écoutez le podcast, je vous abreuve régulièrement de ce concept, mais je le rappelle, l'habitus, c'est l'ensemble des dispositions, des réflexes, des représentations incorporées que l'on intègre tellement profondément qu'on finit par les prendre pour quelque chose de naturel, alors qu'en fait, c'est de la culture, c'est le résultat d'un conditionnement. Concrètement, qu'est-ce que ça signifie ? eh bien... Ça signifie que vous n'allez pas vous dire consciemment « je ne peux pas avoir des ambitions parce que je viens de là, je ne peux pas viser cette grande école ou je ne peux pas viser un salaire de 3000 ou 4000 euros en sortie d'école » . Vous vous dites juste « ce n'est pas pour moi » . Ou parfois même, ce sont des choses qui ne vous viennent même pas à l'esprit. Et le pire, c'est que vous ne vous questionnez même pas sur l'origine de cette conviction. Elle est là, elle semble évidente et elle gouverne vos choix sans que vous ne vous en rendiez compte. Ce conditionnement sur le fait d'avoir des ambitions limitées, il se renforce aussi par quelque chose de beaucoup plus concret, et notamment les emplois qu'on occupe pendant ses études. Si vous venez de milieux modestes et que vous avez fait des études universitaires, vous avez peut-être travaillé pour financer vos frais de scolarité, ou du moins votre logement ou vos charges quotidiennes. Vous avez occupé ce qu'on appelle des jobs étudiants. Ce sont des petits boulots comme exécutants dans des fast-foods, dans des magasins, dans de la restauration, dans de la grande distribution. Et quand on est issu de ces milieux-là et qu'on a cumulé emplois et études, on en tire une fierté légitime parce qu'effectivement, ça signale quelque part une certaine forme de ténacité et d'autonomie. Mais ces emplois-là, par leur nature même, vous placent dans des positions subalternes, des positions où on exécute, où on obéit et où on sert les autres. Et le piège de ces jobs étudiants, il est double. D'abord, quand vous arrivez sur le marché du travail, le vrai marché du travail, pas celui des jobs étudiants, mais du travail pour lequel vous avez fait vos études, eh bien, on arrive en général avec une certaine forme de fierté d'avoir travaillé pendant ses études, et on l'affiche sur son CV. Mais c'est une grossière erreur, parce que ça signale justement que vous venez d'un milieu défavorisé, et loin de vous ériger comme quelqu'un de courageux, ça signale juste un milieu social... défavorisé ou du moins modeste et ça peut vous desservir aux yeux d'un recruteur parce que ça montre que vous ne maîtrisez pas les codes parce que je rappelle que sur un cv on ne met que les expériences professionnelles qui sont en lien avec le poste que l'on vise donc si vous mettez à tout va tous les emplois tous les petits emplois que vous avez occupé et bien vous montrer que vous ne maîtrisez pas les codes je sais c'est injuste mais c'est comme ça je vous rappelle que si vous voulez avancer il faut prendre en compte le réel et le réel c'est que venir d'un milieu défavorisé, ce n'est pas forcément quelque chose de très avantageux. Et dans les yeux d'un recruteur, avoir occupé un emploi étudiant, ça ne dit rien de vos compétences professionnelles sur un poste que vous voudriez occuper, notamment un poste technique. Par exemple, si vous visez un poste dans la finance ou dans un cabinet de conseil, eh bien avoir occupé un job étudiant ne va pas foncièrement vous aider. Et deuxième effet négatif des jobs étudiants, c'est que comme vous êtes dans des positions subalternes, eh bien ça vous conditionne à exécuter, à obéir, ça vous conditionne à occuper. ces positions subalternes et à vous trouver dans des positions où vous recevez des ordres et ça ne vous aide pas à vous mettre dans la position de celui qui en donne. Et ça, inconsciemment, ça crée des effets négatifs dans la manière dont vous vous percevez au sein d'une structure hiérarchique qu'est une entreprise. D'ailleurs, à l'inverse, les jeunes qui sont issus de milieux aisés, ils font leur premier stage dans des environnements où ils observent des gens qui commandent, qui décident, qui dirigent. Et ça commence dès le stage de troisième. Les jeunes issus de Minuesé ont tendance à faire leur stage chez des amis de leurs parents, dans les entreprises familiales, dans des cabinets. Et très tôt, ça leur permet de s'identifier à des positions de responsabilité parce qu'ils les voient de près, parce qu'elles font partie de leur paysage normal. Et c'est important parce que ce que l'on voit tôt conditionne ce à quoi on s'identifie. Donc quand vous ne tentez pas un concours d'une grande école ou un concours catégorie A ou A+, de la fonction publique. Quand vous ne postulez pas à ce poste parce que vous vous dites que vous n'avez pas toutes les compétences requises. Quand vous n'osez pas négocier ce salaire parce que vous pensez que c'est trop ou que vous demandez trop. Quand vous ne sollicitez pas cette mise en relation parce que vous vous dites que cette personne n'a pas de raison de vous accorder du temps. Ce n'est pas de la lucidité, ce n'est pas du réalisme, c'est votre classe sociale, c'est votre habitus de classe qui parle à votre place. C'est un conditionnement que vous n'avez pas choisi, que vous avez reçu et que vous reproduisez de l'intérieur sans même vous en apercevoir. Et ça se voit aussi dans des choses en apparence moins évidentes. Je vous en ai parlé dans l'épisode 39 dans lequel je vous explique que le leadership n'est pas inné. Même chose pour le charisme dans l'épisode 48, les liens seront dans la description. Ce sont des compétences qui s'apprennent, qui se travaillent, qui se développent. Mais dans les milieux populaires, j'ai toujours entendu l'inverse. J'ai toujours entendu des gens qui disent « oui, lui, c'est un leader né, le leadership, c'est inné, c'est quelque chose de naturel pour cette personne » . Et cette croyance-là, elle vient du fait que quand on n'a pas vu des personnes qui nous ressemblent socialement occuper des positions de leadership, eh bien, on finit par conclure que ce territoire ne nous appartient pas. La bonne nouvelle, c'est que le conditionnement de classe et même l'habitus, ça se travaille, ça se reprogramme, c'est comme un logiciel en quelque sorte, et ça nécessite... comme pour un ordinateur, un certain nombre de mises à jour. Alors je ne vais pas m'étendre dans cet épisode sur la manière dont on le fait. A vrai dire, même un épisode de podcast ne serait pas suffisant pour traiter ce sujet en soi. Mais ceci dit, en prendre conscience, c'est déjà un premier pas et c'est déjà une étape très importante dans le processus de reprogrammation. Troisième mécanisme, et c'est celui que je vois le plus souvent opérer chez les personnes qui me contactent pour... rejoindre mon programme de mentorat ou pour me poser des questions sur leur trajectoire, c'est la question de la confiance en soi et de la légitimité. J'en ai parlé en introduction, ce qui revient le plus souvent et qui fait qu'on se sent bloqué, c'est cette notion de confiance en soi et de légitimité. On attend d'avoir confiance en soi, on attend de se sentir légitime pour commencer à avancer. Déjà on va commencer par Faire une distinction entre la confiance en soi et l'estime de soi dont j'ai parlé en première partie. L'estime de soi, je le rappelle, c'est la valeur que vous vous attribuez en tant que personne, indépendamment de ce que vous faites ou de ce que vous accomplissez. Ça, j'en ai largement parlé. Cette estime de soi, elle est inconditionnelle, à l'inverse de la confiance en soi, qui, elle, est la croyance que vous avez en votre capacité à accomplir une tâche spécifique dans un domaine précis. Par conséquent, la confiance en soi, elle est conditionnelle, elle est circonstancielle. Et d'ailleurs, et c'est la conséquence, personne n'a confiance en soi de manière générale et absolue. Ça n'existe pas quelqu'un qui a confiance en soi. Dire qu'on a confiance en soi, c'est un abus de langage. Ce qui existe, c'est d'avoir confiance en soi pour conduire une voiture, pour préparer un plat spécifique, pour gérer un type de dossier que l'on connaît bien. Mais la confiance en soi pour faire quelque chose de nouveau, pour occuper un poste que l'on n'a jamais occupé, pour évoluer dans un cercle que l'on n'a jamais fréquenté, ça ne préexiste pas à l'expérience. Non seulement la confiance en soi, elle dépend des circonstances, mais en plus, elle vient avec la pratique. Elle n'est pas préalable à la pratique, elle n'est pas préalable à l'expérience. Elle vient avec la pratique. On va prendre un exemple d'ailleurs qui va renvoyer à une actualité récente. On entendait récemment tous ces hommes un peu trop sûrs d'eux qui disaient « Oui, mais moi, si le pilote de l'avion s'évanouit, je serai capable de faire atterrir l'avion. » Ça, d'ailleurs, c'est de la confiance en soi qui est malsaine. Mais si demain, je vous mets aux commandes d'un Airbus A300, je suis à peu près sûre que vous n'allez pas avoir confiance en vous pour le faire atterrir. Et c'est tout à fait normal, et le contraire serait même inquiétant, à l'image de ces personnes un peu trop sûres d'elles-mêmes. Mais si je commence par vous faire un briefing sur la théorie du vol, sur les différents boutons, manettes et cadrans qu'il y a dans le cockpit d'un A320, qu'ensuite je vous mets dans un simulateur et puis qu'ensuite je vous mets dans un vrai avion en double commande avec un pilote expérimenté pour vous faire manœuvrer l'avion, eh bien à un moment dans tout ce processus, vous allez petit à petit gagner confiance en vous pour piloter cet avion. Non pas parce que vous l'avez décidé d'un coup. mais parce que vous avez et vous aurez pratiqué. La confiance en soi, elle vient de la pratique et de l'itération. On a tendance à considérer la confiance en soi comme un bouton magique ou comme une compétence magique qui viendrait, qu'on serait capable d'acquérir en lisant des livres ou en regardant des vidéos de développement personnel sur YouTube. Mais non, ça ne fonctionne pas comme ça. La confiance en soi, elle vient par l'expérience et par la pratique. Et c'est exactement la même chose pour la lémitimité. On se dit souvent... je me lancerai quand je serai légitime. Je poserai ma candidature à cette offre d'emploi quand j'aurai toutes les compétences requises. Au passage, quand vous avez une offre d'emploi avec des compétences requises, n'attendez pas d'avoir 100% des compétences pour postuler. Avoir 50 à 60% des compétences qui sont sur la fiche de poste suffisent largement pour postuler à une offre d'emploi. Parenthèse fermée. Autre phrase que j'entends souvent, c'est je prendrai la parole quand je serai vraiment sûre de ce que j'avance. Mais tout ce temps que vous attendez, où vous vous surpréparez, où vous lisez des livres de développement personnel, où vous lisez des vidéos en attendant magiquement que l'illuminité ou la confiance en soi, elles viennent, eh bien c'est du temps que vous perdez à ne pas vous lancer dans la pratique et à vraiment acquérir votre légitimité par l'expérience. La légitimité, ce n'est pas une connaissance intellectuelle qui s'accumule jusqu'à un seuil où on se sentirait enfin prêt. ça vient petit à petit en se lançant, en se jetant dans le grand bain. Et là encore, les origines sociales jouent un rôle d'amplificateur, parce que quand on vient d'un milieu où on ne s'est jamais vu représenter dans des positions auxquelles on aspire, le sentiment d'île et d'ultimité est décuplé. Quand on n'a pas eu de figure d'attachement ou d'autorité, on réussit, dans notre conception de la réussite, et bien c'est difficile de s'identifier à la réussite. C'est parce qu'on a intériorisé... par mimétisme, par identification, que les gens comme moi ne font pas ça. Ainsi, votre blocage à avancer par manque de confiance en soi ou par manque de légitimité, il vient de deux choses. La première, c'est que vous imaginez que la confiance en soi ou la légitimité, c'est un préalable à l'action, alors qu'en fait, c'est une conséquence de la mise en action. Et la deuxième chose qui conditionne cela, c'est que vous n'avez pas de figure d'identification qui vous permette de vous dire « je suis légitime » . C'est beaucoup plus facile de se dire « je suis légitime » , par exemple, à tenter le concours de Sciences Po, quand on a vu des gens dans sa famille l'avoir réussi, que quand tout le monde autour de nous fait des études dans une université publique, voire ne fait pas d'études du tout. Mais à un moment, si vous voulez avancer, il va falloir faire chier de ce besoin de légitimité avant de vous lancer, et en plus de ça, il va falloir faire abstraction de l'absence de figure d'identification ou de modèle. Alors, il y a d'autres manières de trouver des modèles, mais en réalité, il y en a plein. Il y a des gens qui ont réussi avant vous et qui viennent de milieux sociaux plutôt modestes. J'ai lancé ce podcast d'ailleurs pour cette raison, mais je ne suis pas la seule. Alors, loin de moi l'idée de me présenter comme un modèle de réussite, mais des modèles de réussite, vous en avez plein. Et si vous cherchez des figures, quel que soit le domaine dans lequel vous voulez vous investir, il y en a plein. Et je vous suggère plutôt de... Ne cherchez à vous identifier à ces personnes plutôt qu'à celles qui composent votre milieu familial, en particulier s'il n'y a pas de réussite flagrante. J'en viens à ma dernière partie, et pour finir, je veux aborder quelque chose qui vient souvent aggraver tout ce qu'on vient de voir, c'est la comparaison. La comparaison, c'est le poison ultime qui fait qu'on s'auto-dévalorise. La comparaison, c'est le mécanisme qui peut transformer une ambition saine en paralysie. et on le sait, et pourtant on continue à se comparer. Parce que le cerveau humain, pour une raison que je n'explique pas, il est conçu pour se comparer aux autres. Pour autant, c'est quelque chose de malsain. C'est quelque chose de profondément malsain qu'il faut éviter, ou du moins qu'il faut limiter. Je ne dis pas qu'il faut absolument cesser de se comparer et de regarder ce que font les autres. Si vous regardez les autres pour vous inspirer, justement pour trouver des figures d'identification, c'est très bien. Mais si vous vous comparez pour vous dévaloriser, là il faut arrêter tout de suite, il faut arrêter ces schémas. Et on va voir lesquels. Parce qu'il y a trois types de comparaisons qui reviennent le plus souvent, qui sont vraiment des pièges. Le premier, c'est de vous comparer à des personnes qui ne sont pas parties avec les mêmes cartes que vous au départ. Je pense notamment à des gens qui viennent de milieux favorisés, qui ont hérité d'un patrimoine, d'un capital culturel construit sur plusieurs générations, du réseau de leurs parents, d'une éducation dans des bonnes écoles. Si vous n'avez pas reçu tout cela au départ, il n'y a pas de raison de vous comparer à ces gens-là. Tant mieux pour eux si ces personnes ont bénéficié de bonnes conditions, mais c'est totalement inutile de vous comparer à des gens qui ont eu beaucoup plus que vous au départ. Parce que quand vous vous mesurez à une personne sans tenir compte de cet écart de départ, vous faussez complètement l'équation. Je pense à cette métaphore, parce qu'il y a eu le marathon de Paris qui s'est déroulé le week-end dernier. Quand vous vous comparez à quelqu'un qui a hérité, qui est né dans une famille aisée, c'est comme si vous vous compariez à des personnes qui démarrent non pas sur la ligne de départ, mais qui démarrent... avec 10 km d'avance, donc qui démarre à 32 km 195 de la ligne d'arrivée. Je rappelle, un marathon c'est 42 km 195. Pire encore, peut-être que vous êtes parti dans des conditions tellement défavorables dans la ligne, que vous êtes parti non pas sur la ligne de départ, mais vous êtes parti avec un handicap de 10 km derrière la ligne de départ. Donc vous avez dû courir 52 km pour courir la même course. Le deuxième piège c'est de vous. vous comparez à une version du succès qui est fabriquée, qui est artificiellement fabriquée. Les réseaux sociaux regorgent de gens qui affichent des chiffres, des revenus, des modes de vie qui ne reflètent en aucun cas ou de manière tronquée la réalité de leur situation. Ce sont des chiffres qui sont gonflés, des succès qui sont mis en scène, une richesse qui est souvent plus ostentatoire que réelle. Et vous ? Vous regardez ça depuis votre quotidien, sur votre canapé, en scrollant avec vos contraintes, vos vraies charges, vos vrais doutes, et vous vous dites que vous n'êtes pas à la hauteur. Mais la réalité, c'est que vous vous comparez à un mirage. Il faut bien comprendre que le style de vie opulent qui est affiché comme étant la réussite sociale sur les réseaux sociaux, c'est un style de vie qui est, en niveau de patrimoine, celui d'un millionnaire, voire plutôt d'un multimillionnaire, ou si on veut parler en revenus. c'est plutôt des revenus de quelqu'un qui gagne un salaire mensuel de 5 chiffres ou de 6 chiffres annuels. Quand je dis style de vie, je parle de la manucure tous les mois, le brushing toutes les semaines, du shopping bimensuel dans des enseignes de luxe, des sacs à main d'un montant à 4 voire 5 chiffres, des restaurants Michelin toutes les semaines, aller dans des hôtels de luxe. Un style de vie qui est véhiculé par les fameuses influenceurs, influenceuses et les ganses. Je vous rappelle que ces personnes-là... souvent ce sont des personnes qui viennent elles-mêmes du milieu favorisé, et en plus de ça, toutes ces prestations, ce sont souvent des prestations, des collaborations qui sont offertes. Donc elles, elles ne payent rien, puisque ce sont les marques qui leur offrent ces produits et ces services, et il faut comprendre que parfois certaines personnes s'endettent pour arriver à ce style de vie, et que derrière la réalité est beaucoup moins reluisante. Le troisième piège de la comparaison, et c'est peut-être le plus vicieux, c'est de vous comparer à des personnes qui sont parties... Du même endroit que vous, socialement, et encore, c'est difficile de trouver une exactitude dans ce type d'élément. Mais le piège, c'est de vous comparer à des personnes qui ont commencé bien avant vous, ou dans des conditions différentes. Je vais vous donner un exemple qui me concerne. Hier, j'ai eu l'excellente idée d'aller scroller sur les réseaux sociaux et j'ai vu la publication d'une créatrice de contenu qui avait reçu une distinction du classement Forbes Under 30, donc du classement Forbes qui récompense les moins de 30 ans. Et moi qui ai 31 ans, pendant une fraction de seconde, je me suis dit « mais mince, j'ai raté ma vie, j'ai raté quelque chose » . Avant de me rappeler que j'avais passé toute ma vingtaine dans l'armée et que... J'avais fait des choix différents, j'avais vécu une trajectoire différente, que je n'aurais pas pu avoir une distinction Forbes dans cette situation et avec ce type de carrière à moins de 30 ans, et que me comparer à celle d'une autre personne qui avait consacré ses dix premières années d'âge adulte à construire une entreprise, ça n'avait strictement aucun sens. Et c'est pareil quand vous comparez, que vous voyez des gens qui montent des startups florissantes à moins de 30 ans, qui affichent des patrimoines conséquents avant 35 ans. il faut remettre les choses en perspective et on va le refaire tout de suite. Quand vous voyez des gens avec des réussites insolentes de ce type, c'est très bien pour eux. Mais il faut se rappeler que l'âge moyen du créateur d'entreprise en France, il se situe entre 35 et 40 ans. Quand vous voyez des styles de vie de millionnaire, multimillionnaire chez des gens qui ont la vingtaine, je rappelle que l'âge moyen d'un millionnaire, c'est autour de 55-57 ans. Donc, ce que vous voyez sur Instagram, quand ce n'est pas... du mensonge pur et simple, c'est l'exception, pas la norme. Et construire votre représentation de la réussite à partir de l'exception, c'est vous condamner à vous sentir en retard en permanence. En contexte de progression, d'ascension sociale, la comparaison, ça prend une forme encore plus vicieuse. On se compare vers le haut avec ceux qu'on veut imiter, et ça, ça peut paralyser, surtout quand les réussites sont exceptionnelles. Mais on se compare aussi parfois vers le bas avec ceux dont on veut se différencier, et ça, ça crée de la culpabilité. Et les deux sont des impasses, ça ne sert à rien de vous comparer aux autres. La seule unité de comparaison qui soit réellement utile et honnête, c'est de vous comparer à vous-même. Qui est-ce que vous étiez ? Comment est-ce que vous étiez ? Qu'est-ce que vous faisiez ? Il y a 6 mois ? Il y a 1 an ? Il y a 3 ans ? Il y a 5 ans ? Il y a 10 ans ? C'est ça que vous devez mesurer, c'est la progression, c'est le progrès que vous avez effectué. Et si vous voulez vous comparer à quelqu'un qui a réussi, d'accord, mais uniquement pour vous inspirer et pas pour vous sentir comme un moins que rien. Mais le vrai étalon de votre réussite, ça devrait être vous-même. J'en viens à la conclusion de cet épisode, et on a vu quatre mécanismes distincts qui, ensemble, produisent cette tendance à se sous-estimer de façon chronique. Je récapitule, le premier, c'est une estime de soi qui a été construite sur la performance et la validation externe et qui se retrouve sans boussole en dehors du cadre scolaire. La deuxième, c'est un conditionnement de classe qui vous a assigné très tôt à une certaine représentation de votre place dans le monde et qui continue d'opérer de l'intérieur, souvent sans que vous en ayez conscience. Troisièmement, c'est l'idée que la confiance en soi et la légitimité sont impréalables à l'action, alors que c'est tout à fait l'inverse. Vous devez passer à l'action pour gagner en confiance en vous et en légitimité. Et quatrième élément, c'est la comparaison, ce réflexe de vous mesurer à des référentiels qui vous écrasent, qui vous impressionnent, et dans le mauvais sens du terme, plutôt qu'à votre propre trajectoire dans le temps. Si vous deviez retenir une seule chose de cet épisode, c'est d'arrêter de vous dévaloriser, parce que ce discours d'autodépréciation, il est le fruit de votre conditionnement social, et que pour vous en libérer, la première chose à faire, c'est de faire taire cette voix, qui n'est pas la vôtre, qui est issue d'années et d'années de conditionnement et d'immersion dans une classe sociale que, de toute façon, aujourd'hui, vous voulez quitter. Et la décision à prendre aujourd'hui, c'est de ne plus laisser ces mécanismes décider à votre place de ce que vous méritez, de ce que vous pouvez viser et de ce à quoi vous avez le droit de prétendre. Si cet épisode a mis des mots sur quelque chose que vous ressentez depuis longtemps, j'ai une proposition à vous faire. J'en ai parlé en filigrane en introduction, il s'agit de mon programme de Mentora que j'ai baptisé Athéna. Ce qu'on y travaille, ce n'est pas uniquement les codes, les postures, les techniques relationnelles. mais on travaille de manière plus générale la fameuse reprogrammation de l'habitus dans tous ces aspects, aussi bien dans l'aspect extérieur que dans l'aspect interne et dans la manière de penser. Et c'est d'autant plus crucial que ce sont les mécanismes internes qui freinent l'ascension réelle et la capacité à se projeter, aussi bien mentalement, intellectuellement et physiquement, dans des milieux sociaux plus exigeants et plus élitistes. Et on travaille à cet égard la façon dont vous vous percevez, dont vous vous positionnez et dont vous occupez l'espace. Une chose à savoir, les inscriptions ne sont pas ouvertes en permanence. Au moment où j'enregistre cet épisode, je ne prends pas de nouvelles élèves, et de manière générale, je fonctionne par cohorte, par promotion. Par conséquent, si vous voulez être informé de la prochaine ouverture des portes, et ce, en priorité, je vous invite à rejoindre la liste d'attente dont je mettrai le lien dans la description. Sachez que vous inscrire ne vous engage en rien, mais si ce que j'ai évoqué dans cet épisode vous a parlé, et bien ça vous permet d'être informés en priorité et surtout de bénéficier de bonus et de récompenses exclusives qui sont liés à votre inscription sur cette liste. Merci infiniment d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Je vous invite à vous abonner si ce n'est pas encore fait pour être informé de la sortie des nouveaux épisodes et je vous invite également à laisser une note et un commentaire 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. Et quant à moi, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une excellente journée ou une excellente soirée et je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode d'élégance et ambition.