Speaker #0Bienvenue dans Élégance et Ambition. Je m'appelle Thalia et après plusieurs années à décrypter les codes de la classe aisée, j'aide désormais les personnes ambitieuses à gravir l'échelle sociale tout en restant fidèles à elles-mêmes. Ici, on parle d'élégance, de savoir-être et de conseils pratiques pour naviguer dans les cercles les plus prestigieux. Dans ce podcast, je vous partage tout pour transformer vos ambitions en actions concrètes et vous accompagner pas à pas dans votre quête de réussite sociale. Alors installez-vous confortablement et laissez-vous inspirer. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode d'Ellégance et Ambition. Et aujourd'hui, nous allons parler d'un sujet qui revient régulièrement dans vos messages et que je n'avais pas abordé depuis un certain temps dans la rubrique « Parlons argent » . On va parler d'investissement, mais pas de p... n'importe quel investissement, on ne va pas parler d'immobilier, de crypto, de forex ou de je ne sais quoi. On va parler aujourd'hui d'investir sur soi pour évoluer socialement, pour vraiment s'élever socialement. Si j'enregistre cet épisode, c'est aussi et surtout pour développer un sujet que j'ai abordé récemment dans une publication Instagram. Si vous ne me suivez pas encore, c'est Ascension Social, Ascension.social, vous trouverez le lien dans la description de cet épisode. Et dans cette publication, je vous expliquais que j'avais investi 20 000 euros dans mon glow-up. Alors si vous me connaissez, vous savez que ce n'est pas dans mes habitudes d'utiliser ce type de terme, mais je l'ai fait pour une raison très précise. C'est parce que je suis tombée sur le profil d'une influenceuse, profil qui m'a un peu consternée dans la mesure où elle annonçait avoir investi près de 20 000 euros dans son glow-up à elle. Sauf que ces 20 000 euros, vous vous en doutez bien, c'était de la chirurgie esthétique. et d'autres procédures visant à améliorer son apparence, une rhinoplastie des facettes pour ses dents, un certain nombre d'opérations plus ou moins invasives. Et je me suis dit que j'allais prendre le contre-pied de tout cela en faisant ma propre publication et en expliquant comment, de mon côté, j'avais glow-up, ou plutôt comment j'avais évolué, mais plutôt de manière intellectuelle. Alors j'ai réfléchi, je me suis demandé dans quoi j'aurais pu mettre 20 000 euros ces derniers temps. Et je me suis rendu compte qu'en faisant le compte, finalement, j'arrivais facilement à cette somme, et même un peu plus d'ailleurs, mais pas du tout dans les mêmes choses. J'ai gardé mon nez d'origine et mes dents. Alors quoi que, je porte actuellement un appareil dentaire depuis bientôt un an, mais je n'en ai pas parlé dans cette publication. mais c'est un autre sujet dont je parlerai plus tard dans un autre épisode mais quoi qu'il en soit j'ai eu un certain nombre de questions sur cette publication des personnes qui m'ont demandé précisément ce dans quoi j'avais investi, de détailler ce dans quoi j'avais investi. Et c'est ce que je vais vous expliquer aujourd'hui, mais en allant plus loin, parce qu'au-delà du simple décompte, il y a une vraie philosophie derrière la manière dont on investit sur soi quand on veut s'élever socialement. Dans cet épisode, on va procéder en trois parties. On va voir d'abord dans quoi ne pas investir, parce que c'est généralement là que la majorité des gens commencent, et c'est une erreur, parce que la majorité des gens se trompent. parce que la majorité des gens n'évoluent pas socialement. Ensuite, on va parler du bon état d'esprit à avoir face à l'argent et face à la notion d'investissement parce que sans ce socle-là, vous pourrez investir tout ce que vous voulez, ça ne fonctionnera pas. Et enfin, je vais vous donner les vrais leviers d'investissement, ceux qui ont un retour sur investissement réel, durable et qui vous permettront d'évoluer réellement. Et je ne vais pas parler d'investissement financier, ça n'est pas le sujet. On va parler de choses beaucoup plus profondes et des prérequis à l'investissement qui vous serviront de toute façon pour l'investissement financier, immobilier et tout ce qui rentre dans cette catégorie-là. Et mon but, c'est qu'à l'issue de cet épisode, vous compreniez pourquoi certains investissements qui semblent évidents sont en réalité des pièges. Vous saurez quel état d'esprit adopter face à vos ressources, qu'elles soient financières, en temps ou en énergie, même si vous pensez ne pas en avoir beaucoup. Et d'ailleurs, si vous pensez ne pas avoir d'argent, c'est rarement le cas, mais si vous pensez ne pas avoir d'argent, je vous renvoie à l'épisode 29. C'était le deuxième épisode Parlons Argent qui s'intitule Comment commencer son ascension sociale quand on n'a pas d'argent avec un livret d'exercice à la clé que vous pourrez télécharger pour commencer à employer votre argent intelligemment dans le but de commencer votre ascension sociale. Mais en tout état de cause, j'espère que vous allez ressortir de cet épisode en sachant... exactement dans quel panier mettre vos œufs pour obtenir un vrai retour et vous saurez globalement comment arrêter de vous éparpiller ou mettre votre argent intelligemment pour votre évolution. Rentrons dans le vif du sujet. Premier endroit où il ne faut pas investir, en tout cas pas en première intention, c'est votre apparence. Je sais que c'est contre-intuitif parce que c'est généralement la première chose à laquelle on pense quand on veut évoluer socialement. On veut se parer des attributs des gens qui ont réussi, on regarde comment ils s'habillent, on voit leur manière de se présenter, et on se dit voilà si je m'habille comme eux, si je ressemble à ces personnes, moi aussi je vais réussir. Ce raisonnement il a deux problèmes. Le premier c'est que les gens qui ont réussi, ils n'ont pas réussi grâce à leur apparence. Si vous pensez cela... vous pensez que les gens ont réussi parce qu'ils étaient bien habillés, c'est que vous prenez le problème à l'envers, vous mettez la charrue avant les bœufs. Ils ont cette apparence parce qu'ils ont réussi. Et ça, c'est fondamental comme nuance. Et si vous persistez à raisonner comme cela, à penser que l'apparence est à l'origine du succès, en fait, vous raisonnez comme la masse, vous raisonnez comme la majorité des gens. Or, si vous voulez avoir une trajectoire exceptionnelle, et je vous rappelle qu'une ascension sociale ça reste une trajectoire exceptionnelle, il va falloir faire différemment de la majorité des gens. Il faut arrêter de faire et de penser comme la foule. Parce que les gens qui ont réussi, ceux qui font partie de la minorité, ils ont fait différemment des autres. Et étant donné que la plupart des gens ne pensent qu'à travailler leur apparence en première intention quand ils veulent évoluer socialement, c'est précisément le signal que c'est la mauvaise chose à faire. Et je vous le confirme, dans les faits, pour avoir expérimenté cette tactique, pour avoir essayé de me parer de ses attributs, de bien m'habiller, de bien maquiller, c'est totalement inutile. Pourquoi ? Eh bien parce que votre apparence n'apporte rien sur le plan social. Le fait de gagner en statut social, ça passe par un certain nombre de stratégies, notamment la stratégie professionnelle, et il se trouve que, comme le dit Anna Arendt, grande philosophe allemande, nous sommes dans une société de travailleurs, alors pas travailleurs au sens de travailleurs de tous les pays, unissez-vous, mais travailleurs dans le sens où notre statut dans notre société, elle est définie par notre position, notre occupation professionnelle et par la valeur qu'on apporte au monde. Ce qui va définir votre statut, votre valeur, ce n'est donc pas votre apparence, c'est votre travail, c'est ce que vous faites professionnellement parlant et par extension, donc la valeur que vous apportez. Or, votre apparence n'apporte aucune valeur, sauf si vous êtes mannequin. Mais là, c'est un autre sujet. Mais en dehors de ce cas particulier, de ce type de milieu-là, Il faut comprendre que l'apparence en tant que telle, en tant que stratégie d'ascension sociale, ça ne fonctionne pas. Parce qu'en faisant cela, en mettant votre énergie, votre argent dans votre apparence, vous mettez plus l'accent sur la forme que sur le fond, et ça, ça a un effet désastreux. Parce qu'en particulier, quand on vous voit bien habillé, bien pomponné, mais que derrière, le fond ne suit pas, vous allez décevoir les gens, et les gens ne vont pas vous prendre au sérieux. C'est un peu comme si vous alliez... au théâtre, que vous voyez apparaître sur la scène des acteurs avec des magnifiques costumes, mais que finalement, ils ne connaissent pas leur texte. Donc, ils ont un jeu d'acteurs médiocres. Au début, vous allez être impressionné, mais vous allez vite être déçu. Dans la vraie vie, c'est la même chose. Alors que l'inverse, si vous arrivez avec une apparence qui est un peu quelconque, mais que le fond est présent, que vous avez quelque chose à apporter, quelque chose à dire, et bien là, vous allez convaincre les gens autour de vous. Et le deuxième problème avec le fait d'investir sur son apparence pour progresser socialement, c'est qu'en réalité, ça coûte extrêmement cher d'investir sur ces... D'investir, non, c'est pas d'investir, c'est de dilapider son argent sur cet aspect-là. Et en retour, ça a très peu de retour sur investissement. Il faut savoir que chaque euro que vous dépensez dans de l'esthétique, dans de l'apparat, dans des vêtements... Ça a des retours sur investissement qui sont quasi nuls, voire négatifs. Vous perdez de l'argent. Et les réseaux sociaux, malheureusement, donnent l'illusion que c'est ça qui est à l'origine du succès, parce que le cerveau humain fait une corrélation bête et méchante en se disant « Apparence lisse et parfaite égale succès » , comme si l'un était égal à l'autre ou comme si l'un avait causé l'autre. Mais je vous rappelle que... corrélation n'est pas causalité. Et ce n'est pas parce que les gens que vous voyez par médias interposés ont une apparence parfaite qu'ils ont réussi grâce à cette apparence. C'est une confusion que je vois très souvent, et d'ailleurs j'ai une élève qui m'avait dit « Ah oui, mais moi je vois sur Instagram des femmes successfulls qui ont toujours des ongles parfaitement manucurés, qui ont une apparence parfaite, et elle était convaincue que c'était cette apparence qui avait mené au succès. » Alors dans les faits, oui, c'est ce qu'on voit sur les réseaux sociaux, d'ailleurs les ongles manucurer d'une... d'une certaine manière, est en train de devenir un standard qui est en train de s'imposer sur Instagram, alors que c'est loin d'être les vrais standards de l'élégance qu'on peut observer dans des milieux élitistes. Mais la réalité, c'est qu'au sujet de ces femmes-là qui ont cette apparence très soignée et qui arborent notamment ces belles manucures, il faut comprendre qu'il y a deux cas de figure. Le premier cas, c'est celles qui ont vraiment réussi, c'est-à-dire qui ont un statut social, les revenus qui vont avec. Et pour qui, aller à l'institut pour se faire les ongles, c'est neutre dans leur budget. Pour ces femmes-là, le fait qu'elles aient les moyens de s'offrir régulièrement des manucures, c'est une conséquence de leur réussite sociale. Une manucure mensuelle, voire toutes les trois semaines, c'est un budget qui est trop élevé quand on est au salaire médian. Mais pour ces femmes-là, le fait qu'elles aient les moyens de s'offrir des manucures, c'est une conséquence de leur réussite sociale. Mais ce n'est certainement pas grâce à une manucure parfaitement taillée qu'elles ont réussi socialement. On va être honnête avec soi-même deux secondes, qui va vous accorder une augmentation juste parce que vous êtes bien manucuré ? Ça n'a aucun sens. Et ces femmes-là que vous voyez qui ont réussi sur les réseaux sociaux, ce n'est même pas 1% des femmes, celles qui ont vraiment réussi, elles sont occupées, elles sont en général rarement sur les réseaux sociaux, elles sont occupées dans d'autres fonctions, elles n'ont pas le temps de raconter leur vie sur Instagram. L'autre catégorie, les 99% restants... des femmes qui ont des beaux ongles sur Instagram, en réalité ce sont des personnes qui en général n'ont pas les moyens. Ce sont soit des influenceuses, et dans ce cas elles se font offrir leurs soins esthétiques par des marques, par des collaborations, voire elles se font payer pour ce faire, soit ce sont des personnes qui ne sont pas du tout des influenceuses ou qui aspirent à l'être, mais qui se mettent dans le rouge pour maintenir ces apparences. Et se mettre à découvert, se mettre en situation financière délicate, Pour maintenir les apparences, c'est tout sauf élégant, c'est tout sauf l'attitude d'une personne responsable et d'une personne qui va réussir socialement. Et en l'occurrence, ce n'est pas ce que vous devriez faire. Parce que ces personnes ne sont pas dans une démarche d'ascension sociale, elles sont juste dans une démarche de façade, elles essayent de maintenir les apparences, mais ce ne sont pas les bonnes apparences et ce ne sont pas celles qui vous emmèneront là où vous voulez aller. Donc oubliez ce que vous racontent les réseaux sociaux, l'élégance, la réussite sociale, ça ne passe pas. pas par l'apparence, une belle apparence, soignée, travaillée, ça demande du temps, ça demande de l'argent, ça demande beaucoup d'argent, et c'est la conséquence de la réussite sociale et non la cause. Donc n'investissez pas votre argent en premier lieu là-dedans, ce n'est pas un investissement, l'esthétique c'est une dépense. Maintenant qu'on a dit ça, l'autre élément sur lequel il ne faut pas investir, en tout cas pas en première intention, c'est tout ce qui est de l'ordre des stages ou des formations aux bonnes manières. Les cours de maintien, de bonne manière, c'est un peu mieux que de dépenser son argent dans de l'apparat. C'est utile, mais ça ne va pas vous faire avancer pour autant. Pourquoi ? Parce que le gros problème avec ce type de formation, c'est que ça donne l'impression d'avancer, ça donne l'impression de faire du concret, mais encore une fois, c'est presque de l'ordre du cosmétique. Pourquoi je dis cela ? Parce que les bonnes manières, alors on devrait plutôt dire l'apprentissage de l'étiquette, si on veut être vraiment rigoureux et s'exprimer comme dans les milieux aisés, ça va vous apprendre à tenir vos couverts, bien tenir votre coupe de champagne, à ne pas dire bon appétit en début de repas, à ne pas dire à tes souhaits, à bien vous asseoir, à vous tenir droit à marcher d'une certaine manière. C'est très bien, mais ça reste une approche superficielle. Ça reste une approche superficielle parce que, comme pour les apparences, On est dans l'imitation bête et méchante sans comprendre les fondements, sans comprendre ce que l'on fait véritablement. Et sur les réseaux sociaux, vous pouvez trouver tout un tas de vidéos sur comment apprendre les bonnes manières. Vous trouvez des stages de bonnes manières. Mais le problème des bonnes manières, c'est que ça ne s'apprend pas. Déjà, ça ne s'apprend pas en regardant des vidéos de 15 secondes sur Instagram. Et ça ne s'apprend pas en un stage de 3 heures. L'apprentissage de tout cela, de l'étiquette, c'est un travail de long terme. Ce n'est pas parce que vous... prenez un cours de deux heures de japonais que vous allez devenir bilingue en japonais, que vous allez devenir fluide dans la pratique de cette langue. Ce n'est pas parce que vous faites une séance de sport de deux heures que vous allez devenir un sportif de haut niveau. Ce n'est pas parce que vous faites une séance de footing une fois que vous allez être prêt à courir un marathon. Tout cela, le sport, la pratique linguistique, tout comme la pratique de l'étiquette, ça demande une pratique de long terme. Je prends à dessein la métaphore de la langue parce que l'étiquette, les bonnes manières, c'est un langage à part entière et il faut le pratiquer au quotidien. Non seulement pour acquérir ces réflexes, ça doit se faire au quotidien, mais ça doit aussi se faire par immersion dans des environnements où les autres personnes ont ces mêmes pratiques, au contact de ces personnes qui ont ces codes-là. Parce que d'une part, si vous ne pratiquez pas, vous allez oublier, mais en plus... Si vous appliquez, si vous pratiquez ces codes dans votre environnement social d'origine, dans un environnement social qui ne connaît pas ces codes, on va se moquer de vous ou on va vous prendre pour quelqu'un de bizarre. J'entends souvent des gens qui me disent ou qui m'écrivent « Oui, mais on se moque de moi parce que j'applique les bonnes manières. » Et là, je ne vais pas être tendre avec vous, mais c'est normal qu'on se moque de vous dans ces circonstances parce que quand vous appliquez les règles d'étiquette dans des milieux classe populaire, classe moyenne, Vous appliquez des règles qui ne sont pas celles de ces milieux sociaux-là. Encore une fois, je reprends ma métaphore de l'apprentissage du japonais. Si vous apprenez le japonais, c'est pour parler avec des japonais. Si vous parlez japonais à des français, ils ne vont pas comprendre. Eh bien, pour l'étiquette, c'est la même chose. Ça s'applique à un contexte social donné. Donc oui, les gens vont se moquer de vous, ils vont vous trouver bizarre parce que vous appliquez ce que vous avez appris en cours de bonne manière. sans lire le contexte autour de vous, ils ont raison de vous trouver étranges. Ils ont raison parce que vous ne lisez pas la situation, vous n'observez pas ce qu'il se passe autour de vous. L'étiquette, ça ne s'applique pas de manière indiscriminée en fonction des contextes sociaux, ça s'applique à un contexte social bien particulier, et ça, dans le monde francophone, étrangement, on se garde bien de vous le dire. Je viens de finir d'ailleurs la lecture du livre Just Good Manners de William Henson, qui est une référence de l'étiquette britannique, et dans son ouvrage, il écrit... Il explique très bien, et il explique ouvertement surtout, que l'étiquette, c'est lié à la classe sociale. Ce sont des pratiques qui sont socialement conditionnées et qui sont celles des milieux sociaux aisés. Et ce qui m'embête, justement, avec les cours de bonne manière, c'est qu'on les érige comme un ticket rapide vers la réussite, comme un fast-pass vers le fait de s'élever socialement, alors qu'en réalité, vous pouvez très bien vous élever socialement dans un premier temps sans connaître ces bonnes manières. Pourquoi ? Parce que ce que j'appelle les... codes qui vous permettent de vous élever socialement dans le grand ensemble de connaissances et de pratiques qui constituent l'habitus des milieux aisés. C'est bonne manière, cette étiquette, ce ne sont qu'une partie infime des codes pour évoluer socialement. Ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. C'est la plus facile à voir, c'est la plus facile à acquérir, mais ce n'est pas la plus déterminante. Ce ne sont pas ces codes-là qui vont vous aider à évoluer socialement. Et je vais vous dire, vous n'avez pas besoin de faire des stages de bonne manière, vous n'avez même pas besoin de regarder des vidéos YouTube à n'en plus finir, je pourrais vous faire un épisode de podcast où je vous expliquerais les règles d'étiquette en 30 minutes et comment acquérir ces compétences-là et ce serait terminé, vous n'auriez pas besoin d'aller plus loin. Mais à l'inverse, l'acquisition des codes et l'acquisition de l'habitus des milieux aisés au sens large, ça se fait sur un temps beaucoup plus long et vous ne pourrez pas faire l'économie de ce temps-là, vous ne pourrez pas apprendre cela dans un stage de 3 heures. parce que ce qu'on ne vous transmet pas dans ces cours-là, c'est tout ce qui est de l'ordre de la culture générale, de la manière de se penser, de la manière de voir le monde. Ça ne parle pas non plus d'éducation financière, ça ne parle pas de la bonne attitude à adopter, de la manière de se positionner, de discuter avec des gens, de poser ses limites. Tout ça, ce sont des composantes essentielles, mais sous-estimées de l'habitus dont on ne parle jamais dans l'étiquette ou les bonnes manières, appelez-les comme vous voulez. Alors pourquoi est-ce que je vous dis qu'il ne faut pas investir ni dans son apparence, ni dans l'étiquette ou les bonnes manières, puisque vous pourriez me dire oui mais si ça aide c'est bien, c'est un bon début. Oui mais il y a une notion à prendre en compte, c'est celle du coût d'opportunité. C'est-à-dire que vos ressources financières, je fais le pari qu'elles ne sont pas illimitées et ça signifie par conséquent que vous devrez faire des choix et des arbitrages. Or choisir c'est renoncer et il va falloir renoncer à un certain nombre d'éléments et moi ce que je vous... conseils, en l'occurrence, c'est de mettre votre apparence et vos bonnes manières pour le moment de côté parce que ça n'est pas une priorité, ce n'est pas ça qui va avoir le plus de retours sur investissement dans l'immédiat. D'ailleurs, au passage, sur l'apparence, on croit souvent qu'il faut acheter plein de vêtements supplémentaires alors qu'en réalité si vous voulez travailler cet aspect à moindre coût, la première chose à faire, c'est de faire le ménage dans ses placards. Je vous renvoie à l'épisode 46 sur l'élégance vestimentaire et notamment les erreurs qu'il faut éviter. et dans cet épisode vous trouverez une liste à peu près exhaustive de toutes les choses dont il faut vous débarrasser avant de commencer à faire l'acquisition de nouveaux éléments. Si toutefois je n'ai pas réussi à vous convaincre sur l'aspect apparence cosmétique et que vous décidez d'investir dans votre apparence ou dans les bonnes manières, sachez que ça aura un coût, mais ce n'est pas ça qui aura le retour sur investissement le plus rapide. Moi j'en ai fait l'expérience quand j'étais notamment à Sciences Po et que je complexais de ne pas avoir le niveau, on va dire... d'aisance sociale de mes camarades de promotion. J'ai eu ce réflexe de m'acheter des vêtements, d'essayer de bien m'habiller, de bien me maquiller, mais comme je n'avais pas les codes, justement, je faisais n'importe quoi. J'en faisais trop, mes tenues vestimentaires, la manière dont j'essayais de peaufiner mon apparence, tout cela n'était pas du tout approprié, et cela me desservait. Et le retour sur investissement que j'ai fait était à mon sens négatif. Mais quand vous prenez, à l'inverse, le temps de comprendre la philosophie, l'état d'esprit, qu'il y a derrière l'habitus des personnes des milieux aisés. Quand vous prenez le temps de comprendre les codes et que vous mettez peu d'argent pour parfaire votre garde-robe parce que vous le faites par touche progressivement, c'est là que vous en tirerez les bénéfices. Mais avant ça, il y a des choses qui sont davantage prioritaires. Alors jusque là, je vous ai dit là où il ne fallait pas mettre votre argent. Mais avant de vous dire où il faut investir, il faut qu'on s'arrête sur quelque chose d'essentiel qui est l'état d'esprit avec lequel vous devez aborder cette question, cette notion de l'investissement sur soi. Il faut comprendre que si vous voulez obtenir des gains, qu'ils soient financiers, en termes de reconnaissance, de statut, de tout ce que vous voulez, il va d'abord falloir donner de votre personne. Sans mauvais jeu de mots. Ne voyez pas de choses tendancieuses derrière cela. Mais il va falloir donner de votre personne d'une manière ou d'une autre. C'est le fameux principe du donner avant de recevoir, dont je vous ai parlé dans un de mes épisodes sur le réseau, alors je ne me rappelle plus lequel, mais c'est un principe. Si vous devez retenir quelque chose à propos du réseau, c'est cette maxime, c'est donner avant de recevoir. Et ce principe, il s'applique dans tous les domaines de la vie, y compris dans le domaine de la progression sociale, pas que au réseau. C'est-à-dire que si vous voulez progresser, si vous voulez obtenir quelque chose, il va falloir d'abord donner quelque chose. On ne vous donnera jamais rien gratuitement, vous n'obtiendrez jamais rien gratuitement, il va falloir offrir quelque chose en premier. Et quand je dis donner, ce n'est pas forcément matériellement ou financièrement parlant. Ça peut être donner du temps, de l'énergie, des compétences, de la bonne volonté, tout ce que vous voulez, mais il va falloir mettre quelque chose sur la table en premier. C'est un principe intangible. Je vais vous donner une métaphore pour que ce soit plus compréhensible. Si vous vous attendez à ce qu'on vous donne quelque chose, si vous vous attendez à recevoir de la reconnaissance alors que vous n'avez pas mis d'effort, alors que vous n'avez pas investi de vous avant, c'est comme si vous espériez qu'une cheminée vous donne du feu, vous donne de la chaleur, alors que vous n'avez pas mis de bois dedans. Si vous voulez du feu de cheminée, un beau feu de cheminée qui vous apporte chaleur et réconfort, il va d'abord falloir que vous alliez chercher du bois. Il va falloir que vous alliez couper... couper du bois, trouver des bûches, découper des bûches, des brindilles, que vous fassiez l'effort d'allumer une flamme. Si vous ne faites rien, si vous restez planté devant votre cheminée en attendant d'avoir chaud, eh bien vous allez attendre longtemps. Dans la vraie vie, c'est pareil. Si vous voulez obtenir un gain, une récompense, il faut investir un certain nombre de ressources en premier. Alors ça peut être effectivement avec de l'argent. notamment dans le domaine financier, si vous voulez gagner de l'argent, il va falloir investir de l'argent en premier à un moment ou un autre. Vous ne pouvez pas, par exemple, investir en bourse avec rien. Il faut investir un certain capital en bourse. Même chose dans l'immobilier. Alors vous allez me dire, oui, mais avec l'effet levier, avec l'emprunt bancaire, on peut emprunter sans apport. Alors déjà, emprunter sans apport, ça ne veut pas dire emprunter sans argent, sans épargne. Pour un emprunt sans apport, qui est de toute façon de plus en plus rare, le banquier regardera toujours si vous avez de l'épargne de côté. Et même si on prend ce cas de l'investissement immobilier où vous empruntez sans apport, de toute façon, il va falloir investir des efforts, du temps, ne serait-ce que pour trouver un bien immobilier. Si vous voulez un bien qui soit rentable, ça ne se fait pas en un claquement de doigts, il faut un certain nombre de connaissances, il faut passer du temps à faire des visites, à estimer les travaux, à faire les travaux ou à faire faire les travaux. Mais ça prend du temps dans tous les cas et tout ça, ça demande un investissement. Pas forcément en argent, mais en temps et en énergie. Autre exemple, si aujourd'hui vous avez un salaire, Votre entreprise, elle ne vous donne pas un salaire pour vos beaux yeux. Elle vous rémunère, votre patron vous rémunère, vous rétribue parce que vous offrez un certain nombre de compétences. Et plus vos compétences seront élevées et utiles, plus on vous donnera un salaire élevé en retour. Et si vous n'avez pas de compétences et que vous n'avez que votre force de travail brute, eh bien vous aurez un métier qui sera au salaire minimum. Compétence minimum égale salaire minimum. Compétence élevée égale salaire élevé. Et il ne suffit pas que ces compétences soient élevées. Je vous vois venir avec vos bacs plus 5 en histoire ou en philosophie ou en je ne sais pas quoi. C'est très bien, mais ce sont des compétences qui sont certes élevées, mais qui ne sont pas forcément rares ni valorisées. Donc si vous voulez avoir une reconnaissance sous forme d'argent, sous forme d'espèces sonnantes et trébuchantes, il va falloir offrir des compétences qui soient rares et utiles. Je vous donne un exemple. La raison pour laquelle un médecin est... est payée nettement plus qu'une infirmière, c'est parce que la compétence est beaucoup plus rare. Bon, la rareté des médecins a été organisée, mais ça, c'est une autre question. Mais c'est surtout qu'un médecin a fait beaucoup plus d'années d'études, la compétence est beaucoup plus pointue, beaucoup plus poussée que celle d'une infirmière, même si les infirmières font un travail qui est inestimable. Mais un médecin a quand même dû consacrer 8 à 12 années d'études contre 3 pour une infirmière. Donc oui, je vais me faire taper dessus par toutes les infirmières, mais si vous voulez mieux gagner votre vie, eh bien, il va falloir envisager... Peut-être de reprendre des études pour faire médecine. On ne paiera jamais une infirmière au niveau d'un médecin. Ce n'est pas possible au regard du nombre d'années d'études et de la profondeur des compétences qui ne sont pas les mêmes. Et là, je suis sûre qu'il y a plein de gens qui vont contester en disant « Oui, mais moi, j'ai fait un bac plus 5, j'ai fait plein d'années d'études et je suis payée au SMIC ou je ne suis payée même pas 2000 euros. » Alors question pour vous, si vous êtes dans ce cas-là, dans quel domaine est-ce que vous avez obtenu votre bac plus 5 ? Parce que si c'est en histoire des tapisseries médiévales, si vous avez un master en histoire ou en philosophie de je ne sais pas quoi, je suis désolée, mais qu'est-ce que vous apportez concrètement ? Quelle est votre compétence ? Qui est-ce que vous allez aider avec ça ? Ce que je veux vous faire comprendre avec cet exemple un peu moqueur et un peu extrême, c'est que le nombre d'années d'études n'est pas forcément un gage de votre... investissement utile et de vos compétences. Aujourd'hui, les études supérieures, avec la massification de l'enseignement supérieur, c'est devenu accessible à tout le monde. Déjà, ce n'est plus un gage de qualité en termes de compétences, ce n'est pas non plus un gage d'utilité de vos compétences. Et certes, vous avez peut-être déployé des efforts pour en arriver au bout de vos 5 années d'études supérieures, mais si votre compétence ne sert à rien ni à personne, c'est normal qu'elle ne rémunère pas et que vous n'ayez pas de reconnaissance ni sociale ni financière. Ces efforts-là que vous avez faits, ils étaient pour vous, mais ils n'étaient pas pour vous. Pour les autres, vous n'apportez rien avec cela. Ce que je veux que vous compreniez, c'est qu'il faut savoir donner, offrir des compétences de manière stratégique. Mettez vos efforts au bon endroit et réfléchissez à des compétences qui peuvent être utiles aux autres. Alors, je vous disais que donner, ce n'était pas uniquement sur le plan financier. Mais sachez que si vous voulez acquérir notamment des compétences, et si vous voulez les acquérir uniquement de manière gratuite, si vous vous bornez à consommer uniquement des choses gratuites et que vous ne voulez pas investir dans votre formation. Et là, je parle d'investir financièrement parlant. Si vous ne voulez pas investir financièrement dans l'acquisition de vos compétences, sachez que c'est sans doute quelque chose qui a été conditionné socialement chez vous. Et plus particulièrement, c'est quelque chose de très français. C'est un biais qui est très français parce qu'en France, on a l'habitude... d'avoir plein de choses gratuites, le service public, en particulier l'éducation. Ça fait maintenant plus d'un siècle que l'enseignement primaire est gratuit, que l'enseignement secondaire est gratuit, l'université publique, la santé également. Mais ce qu'on oublie de dire, c'est que tout ça, tout ce que vous pensez être gratuit et dont vous avez bénéficié, soi-disant gratuitement, ça n'est pas du tout gratuit. Les professeurs, les médecins, les infirmières, ce sont des gens qu'il faut payer. Et ces gens-là, ils sont payés, devinez avec quoi ? Avec vos impôts. Donc la gratuité du service public, c'est une gratuité de façade. En réalité, ça n'existe pas. Le service public, ça coûte de l'argent et c'est payé avec vos impôts. Et ça veut dire que vous l'avez payé d'une manière ou d'une autre. Alors vous allez me dire, oui, mais moi, je ne paye pas d'impôts. J'imagine que vous écoutez cet épisode de podcast avec un téléphone ou un ordinateur. Quand vous avez acheté ce téléphone ou cet ordinateur, vous avez payé de la TVA. Et la TVA, taxe sur la valeur ajoutée, contrairement à son nom, ce n'est pas une taxe, c'est un impôt. Donc vous avez payé des impôts. Mais avec ce raisonnement, j'espère que vous avez compris que les services qu'on vous rend ne sont en réalité jamais gratuits. Et le problème, c'est qu'en France, on a été tellement conditionnés à ça, à recevoir du gratuit, qu'on s'attend à ce que tout soit gratuit. Sauf que cet état d'esprit qui consiste à vouloir attendre de la gratuité partout, c'est un état d'esprit qui est plutôt celui des classes populaires et des classes moyennes. Pourquoi ? Parce que la gratuité du service public, elle est censée bénéficier aux masses. C'est la logique de la redistribution. Mais je vous invite à changer de paradigme, à changer de modèle mental, de manière de penser, si vous préférez, et à vous approprier maintenant la manière de penser des milieux aisés, et à comprendre que dans ces milieux-là, les gens comprennent et ont pour culture que le gratuit, ça a une valeur toute relative. Alors attention, je ne dis pas que le gratuit qualitatif n'existe pas, il existe. Et j'ai même la prétention de dire que ce podcast, par exemple, il est gratuit et il est qualitatif. Mais de nos jours, le gratuit de qualité, ça a tendance à devenir l'exception plutôt que la règle. Et l'autre problème avec le gratuit, c'est que souvent, on n'en perçoit pas la valeur. Je suis prête à parier que cet épisode de podcast, vous l'écoutez d'une oreille distraite. Et on me dit souvent que quand on écoute un épisode de podcast, on en retient à peu près 10%, alors que je vous assure... Ce sont des épisodes que je prépare avec soin et d'ailleurs je les prépare avec le même soin que les leçons de mon programme d'accompagnement. Globalement, le contenu, les idées sont les mêmes, ça diffère sur un point en particulier dont je vais parler. Mais dans tous les cas, les prestations qui sont gratuites ne vous permettront jamais d'obtenir les mêmes choses qu'une prestation équivalente payante. Je vous donne un exemple très concret. Aujourd'hui, par exemple, vous avez un accès illimité à la connaissance, notamment une connaissance de haut niveau à travers les MOOC, les cours en ligne en accès ouvert proposés par les plus grandes universités, par les plus grandes écoles. Harvard propose des MOOC je crois que Polytechnique, HEC en proposent également, tout ça c'est gratuit c'est qualitatif, ce sont les mêmes professeurs qui interviennent dans les cursus sélectifs et payants, mais entre suivre un MOOC gratuit d'HEC, par exemple, et faire la scolarité complète à HEC, il y a un monde. Pourquoi ? Parce que la connaissance, elle, elle est gratuite, mais la structure pédagogique qui va avec, le réseau d'anciens élèves auxquels vous accédez, le diplôme, le capital symbolique que vous obtenez en ayant réellement fréquenté l'école, tout ça, ça n'est pas gratuit. Et c'est exactement ce qui fait la différence entre quelqu'un qui a eu le contenu et quelqu'un qui a la légitimité, le réseau et la reconnaissance qui vont avec le fait d'avoir fréquenté une école comme HEC. La connaissance est accessible, mais le capital symbolique et le capital social qui valident cette connaissance ne le sont pas. Et c'est pour cette raison que les gens dans les milieux aisés en France se détournent du public. C'est pour ça qu'ils mettent leurs enfants dans des écoles privées, c'est pour ça qu'ils vont consulter des médecins conventionnés secteur 2, voir secteur 3. Oui, ça existe, ce sont des médecins qui vous facturent 100 à 130 euros la consultation voire plus, mais pour lesquels vous ne serez remboursé qu'à hauteur de quelques centimes d'euros par l'assurance maladie. Et c'est aussi pour cela que ces personnes ne comptent pas sur le système de retraite et qu'ils prévoient par eux-mêmes leur retraite. Et au passage, c'est aussi ce que je fais à titre personnel. Bon, je reviens à une échelle un peu plus micro, à l'échelle de l'individu, mais si vous ne voulez pas investir votre argent dans votre... évolution, si vous voulez avoir tout gratuitement, c'est possible, mais vous allez devoir investir du temps et de l'énergie. C'est tout à fait possible de ne pas investir de l'argent, mais d'une, vous allez mettre beaucoup plus de temps et de deux, vous allez devoir travailler beaucoup plus. Moi, j'en ai fait l'expérience pour le concours de Sciences Po, je l'ai préparé sans aucune prépa, je ne suis pas passée par la voie CEP, les conventions d'éducation prioritaire, je suis passée par le concours normal et toutes les personnes que je connais dans mon lycée qui ont passé le concours de Sciences Po, Leurs parents leur ont payé des cours de prépa. Alors pas des classes préparatoires au sens classique où on l'entend. Parce qu'à l'époque où j'ai passé le concours, on ne pouvait pas le passer en post-bac. Il fallait obligatoirement préparer ce concours pendant les années lycées. Et ces prépas dont je parle, c'était des prépas qui proposaient des cours tous les samedis matins. Et surtout, c'était des prépas qui étaient très onéreuses. Bon déjà moi je n'avais pas connaissance de l'existence de ces prépas, je suis allée regarder et consulter le montant de l'investissement, je suis à peu près sûre que si j'avais demandé à mes parents de me le financer ils m'auraient dit non on n'a pas les moyens. Donc quoi qu'il en soit moi ce que j'ai fait à l'époque c'est que j'ai préparé le concours toute seule de mon côté, mais c'était loin d'être un long flot tranquille où j'allais tous les samedis matins tranquillement suivre des cours et faire ce qu'on me disait de faire en termes d'exercice. Moi j'y passais mes après-midi, mes soirées, mes week-ends même. pauses déjeuner, même les pauses de 15 minutes entre deux cours quand j'étais au lycée, j'y passais absolument tout mon temps libre sur la préparation du concours quand les autres ne mettaient pas autant d'efforts. Pourquoi ? Parce qu'ils bénéficiaient d'un accélérateur grâce à ce qu'ils avaient investi en termes d'argent, enfin, de ce que leurs parents avaient investi. Et je pense que j'aurais économisé un temps et une énergie considérable si j'avais pu accéder à ce type de ressources. Et maintenant que j'ai l'assise financière pour payer ce dont j'ai besoin de me payer, je ne me prive pas de payer des formations si c'est pertinent. Ce qui me permet de dire que c'est la même chose pour l'acquisition de compétences. Le fait d'acquérir un certain statut social, ça passe principalement par une stratégie professionnelle. Mais pour évoluer socialement, il faut monter en compétences. C'est indéniable. Et ces compétences, vous pouvez les acquérir de deux manières. Soit vous en faites l'acquisition en autodidacte, gratuitement en quelque sorte, mais vous n'avez pas de cadre, vous n'avez pas de structure, vous n'avez rien. Soit vous le faites dans un cadre, et dans ce cas-là... Ce cadre va nécessiter que vous payez. Vous payez une formation, vous payez des cours, une école, peu importe. Mais dans ce cas-là, vous investissez de l'argent et en retour, vous gagnez du temps, de la clarté mentale. Et souvent, ce qui va avec, c'est le réseau. C'est d'ailleurs là la vraie plus-value des écoles de commerce ou des écoles prestigieuses où on peut faire des MBA. C'est le réseau. Quand on paye sa scolarité dans ces institutions, l'intérêt de la connaissance académique, elle est marginale. Ce qui compte vraiment, c'est le réseau. Parce que tout le contenu des enseignements d'un MBA, par exemple, puisque je prenais cet exemple, vous pouvez le trouver dans des livres. D'ailleurs, il y a un très bon livre qui s'appelle The Personal MBA que vous pouvez acheter. C'est un livre qui fait 500 pages, qui est indigeste. Donc bon courage pour aller lire tout ça et apprendre tous les éléments en autodidacte, tout décortiquer et comprendre ce qui se dit dedans et assimiler les éléments hors cadre pédagogique. Ça va vous demander beaucoup plus de temps et d'énergie que de le faire dans un cadre structuré. C'est faisable, je ne dis pas le contraire, mais... Est-ce que vous avez ce temps-là devant vous ? Surtout quand la complainte que j'entends le plus souvent, c'est « Ah, j'ai pas le temps, j'ai pas la motivation, j'arrive pas à m'y mettre » . Et quand je vous disais que si vous voulez évoluer socialement, il va falloir mettre soit de l'argent, soit du temps et de l'énergie, je vais parler de moi, mais toutes les fois où j'ai fait un bond en avant, où j'ai évolué socialement, je n'ai pas investi d'argent à proprement parler parce que je n'en avais pas, j'étais lycéenne ou étudiante, mais j'ai dû investir en contrepartie. énormément de temps et d'énergie. Je vous l'ai dit avec l'exemple de Sciences Po, si j'avais pu me l'épargner, clairement, je me serais épargnée cette douleur. Et là où j'ai le plus évolué, là où j'ai le plus gagné en statut, c'est quand je suis devenue officier des armées, officier de carrière dans l'armée de l'air. Alors, pour moi, dans ce cas-là, ça a été gratuit. Alors, la préparation du concours, non, n'a pas été gratuite. Encore une fois, c'était comme pour Sciences Po, c'était long, c'était difficile, ça m'a pris du temps, de l'énergie, beaucoup de nuit blanche. Et quand je suis devenue officier et que j'ai enfin pu porter l'uniforme, là pour moi c'était gratuit, j'étais même payée pour ça. Mais en contrepartie, ça m'a demandé un certain sacrifice. Ça m'a demandé de sacrifier ma liberté d'action, ma liberté géographique, ma liberté de temps, ma liberté de parole même. C'est ça que requiert une carrière militaire. Et d'ailleurs, la raison pour laquelle les militaires et de manière générale les professions des forces de l'ordre ont autant de reconnaissance de statut social, c'est parce que ce sont des professions qui sont... très difficile. Quand vous êtes dans une carrière militaire, tout ce que ça vous demande en termes de disponibilité, d'abnégation, en termes de sacrifice, en termes de ce que vous éprouvez mentalement, physiquement parlant, j'ai dit ça en repensant à ma visite médicale de fin de service. Clairement, entre l'entrée où j'étais en pleine forme et la sortie, j'ai perdu des points de vie. Donc voilà, tout ce que ça demande en termes de sacrifice. à titre personnel, c'est en quelque sorte compensé par le statut et la reconnaissance sociale. Et si je vous partage tous ces exemples, c'est pour vous montrer qu'il y a une variété de manières de donner avant de recevoir. On peut investir financièrement, comme on peut investir en temps et avec son énergie ou avec ses compétences, mais clairement la voie est la plus rapide. Ça reste quand même de faire un investissement financier et avec mes années de recul et d'expérience, je peux vous dire que C'est la voie que je privilégie parce que ça me permet de gagner mon temps. Et mon temps, tout comme mon énergie d'ailleurs, elles sont précieuses. Et je tolère de moins en moins de perdre mon temps. Et je préfère mettre de l'argent pour acquérir un certain nombre de compétences ou pour obtenir ce dont j'ai besoin. Et donc j'investis cet argent et c'est ce dont on va parler dans cette troisième partie. Parce que maintenant qu'on a vu les éléments à éviter, les pièges à éviter et le bon état d'esprit, on peut passer à la partie concrète dans quoi investir vraiment. La première chose dans laquelle je vous recommande d'investir en particulier si vous avez des moyens financiers limités, et c'est la première chose que j'ai mentionné dans cette publication à 20 000 euros sur Instagram, ce sont des livres. Les livres, vraiment, en termes de rapport prix-information, c'est le meilleur rapport qualité-prix que vous pourrez trouver. C'est imbattable. Dans un livre, alors il faut choisir les bons livres, bien évidemment, mais un livre, c'est entre 10 et 20 euros, allez, 30 euros quand on va sur des sujets un peu plus poussés. Mais pour 20 euros, vous avez accès à la connaissance d'une personne, d'un professionnel, d'un expert, et je trouve ça incroyable, surtout quand on sait que la personne qui l'a écrit a passé plusieurs mois, voire parfois plusieurs années à écrire ce livre. Vous avez toute la substantifique moelle de sa pensée, de son expertise sur un sujet en particulier, pour un prix vraiment minime. Donc vraiment, les livres, c'est imbattable et il faut lire, ne serait-ce que le fait de lire, ça active des zones de votre cerveau qu'une vidéo ou qu'un épisode de podcast n'activeront jamais. Ça vous permet de penser différemment, de reparamétrer, de créer des connexions neuronales. Pour le dire simplement et de manière brute, ça câble votre cerveau d'une manière qui est incomparable. Pour en revenir à mon décompte personnel sur les 20 000 euros que j'ai investis dans mon... fameux glow-up, le premier item, c'était des livres. Ça m'a surprise d'ailleurs. J'ai fait le calcul, j'ai estimé le nombre de livres que j'avais dans ma bibliothèque, aussi bien physique que numérique. J'en avais à peu près 250. À raison de 15 euros par livre, en moyenne moyennée, ça faisait 3750 euros. Et vu tout ce que ça m'a permis d'accumuler comme connaissances, je trouve que ce n'est pas très cher payé. Alors, on me demande souvent, quel livre est-ce qu'il faut lire ? Cette question, quand vous me la posez, elle est mal posée. Parce que la réponse que je vais vous faire, c'est une réponse de normand, c'est ça dépend. Ça dépend de ce que vous recherchez, ça dépend de votre situation professionnelle, de vos objectifs, de vos appétences. Je ne vais pas vous recommander les mêmes livres si vous êtes salarié dans un grand groupe ou si vous êtes entrepreneur ou aspirant entrepreneur. Je ne vais pas vous recommander les mêmes livres à une personne qui a déjà bien entamé son ascension sociale ou à quelqu'un qui vient tout juste de démarrer son parcours. Je ne vais pas recommander les mêmes livres à quelqu'un qui a des facilités dans les études supérieures. versus quelqu'un qui en a moins, qui est plutôt manuel. Voilà, la connaissance que vous cherchez à acquérir, les compétences que vous cherchez à acquérir, elles dépendent vraiment de votre situation. Donc la question à vous poser, ce n'est pas tant quel livre est-ce qu'il faut lire, c'est qu'est-ce que j'ai besoin de lire au regard de ma situation ? La deuxième chose dans laquelle vous devriez investir après les livres, c'est dans vos compétences. Alors, vous pouvez acquérir des compétences en lisant des livres. Mais ce que les livres ne vous permettent pas tout à fait, c'est la partie pratique. Et la partie pratique, ça passe notamment par la formation. Quand je dis compétences, c'est aussi bien des compétences techniques que des compétences comportementales. Alors sur les compétences techniques, je ne peux pas vous aider en tant que tel, à part vous donner des cours en sciences sociales ou en stratégie militaire, puisque ce sont mes deux domaines de formation initiale, on va dire. La question sur laquelle je vous invite à réfléchir, c'est quelle stratégie professionnelle vous avez adoptée ou quelle stratégie professionnelle vous devez adopter, et donc en conséquence, quelles compétences techniques vous devez apprendre, acquérir. pour pouvoir déployer cette stratégie professionnelle. Mais le choix de cette stratégie professionnelle, c'est déjà une réflexion en soi. C'est de savoir, est-ce que vous allez suivre une carrière de cadre dans une entreprise ? Est-ce que vous allez devenir ingénieur, médecin, avocat ? Est-ce que vous allez plutôt vous orienter vers la voie de l'entrepreneuriat ? Est-ce que vous allez devenir investisseur ? Je ne sais pas, c'est à vous de le déterminer, mais c'est ça qui va déterminer dans quel type de compétences vous allez monter et évoluer. Mais dans tous les cas, vous allez devoir vous former, vous ne pourrez pas échapper à cela. Si vous voulez évoluer socialement, il va falloir acquérir une compétence technique d'une manière ou d'une autre. Il va falloir vous former d'une manière ou d'une autre. Parce qu'apprendre les bonnes manières, c'est bien, on l'a dit, mais mettre en place une stratégie professionnelle, c'est essentiel dans tout processus d'ascension sociale. Et tout l'enjeu va consister à choisir la bonne stratégie professionnelle. Merci. Il y a cet écueil aussi de commencer à se dire « oui, mais moi, ma passion, c'est ça, je suis de ma passion, je veux en faire un métier de ce qui me passionne » . Mais encore une fois, si ce qui vous passionne, c'est l'histoire ou la philosophie, ça va être un peu compliqué d'évoluer socialement à partir de ça. Je ne dis pas que c'est impossible. Par exemple, si votre passion, c'est l'histoire médiévale, vous n'allez pas pouvoir vous élever socialement en étant simple professeur d'histoire. Alors, il y a d'autres stratégies. Si l'histoire est vraiment votre passion et que vous voulez en faire une carrière professionnelle d'exception, vous pouvez essayer de faire, comme Stéphane Berne, des émissions de télévision ou des podcasts sur l'histoire. Il y a des stratégies professionnelles, c'est faisable, mais par conséquent, vous n'allez pas passer par des voies conventionnelles. En tout cas, pas celles des professeurs du secondaire, puisque les professeurs du secondaire n'avraient pour vous s'ils vous m'écoutaient, mais les professeurs du secondaire n'ont plus de statut social. Au niveau de la rémunération, on est au ras des pâquerettes. Donc ce n'est pas une stratégie pour s'élever socialement, mais vous pouvez à partir de cela monter en compétence dans plein de domaines. Si vous voulez évoluer socialement à partir de cela, vous avez plusieurs options. Vous pouvez Ausha devenir professeur d'histoire, alors professeur dans l'enseignement supérieur j'entends. Vous pouvez devenir un professeur d'histoire reconnu, enseigner dans des établissements prestigieux. Autre stratégie, vous pouvez utiliser votre statut de fonctionnaire pour emprunter et investir dans l'immobilier, puisque vous êtes finançable par la banque, ça peut être une stratégie. Ça vous fait changer de domaine de compétence, mais vous voyez que quoi qu'il arrive, vous allez devoir monter en compétence dans un domaine ou dans un autre. Mais attendre passivement qu'on vous récompense parce que vous avez une connaissance extensive de l'histoire en soi, ça ne fonctionne pas. Autre exemple que je n'ai pas cité, vous pouvez également monter une chaîne YouTube sur l'histoire, ça se fait, il y a des gens qui l'ont déjà fait. Mais tout ça, encore une fois, ça demande un certain nombre de compétences. Avoir une chaîne YouTube qui fait beaucoup de vues, qui vous apporte une certaine notoriété, Ça demande un ensemble de compétences. Ne croyez pas que faire des vidéos YouTube, c'est facile. Ça demande des vraies compétences. Et faire des vidéos YouTube qui fonctionnent à plus forte raison ou faire des vidéos YouTube qui font des vues, ça demande des vraies compétences. Tout ça pour vous dire qu'investir dans vos compétences, c'est essentiel. S'il y a un endroit où vous devez investir, c'est là-dedans. Et ça peut passer par plusieurs manières. Soit par une reprise d'études dans votre domaine. Ou si vous êtes dans un secteur qui n'est pas très porteur, l'idée, ça va être plutôt de changer de domaine, de reprendre des études dans un autre secteur. ou par un apprentissage autodidacte. Quel que soit le domaine que vous choisissez, soyez stratégique dans les compétences dont vous décidez de faire l'acquisition. Toutes les compétences ne se valent pas. Encore une fois, l'histoire, l'histoire médiévale, la philosophie, ça va vous apporter très peu de retours sur investissement. Mais des compétences comme le management, la gestion de projet, l'entrepreneuriat, l'investissement immobilier. L'informatique, l'intelligence artificielle, la cybersécurité, tout ça ce sont des domaines qui sont très porteurs, qui vont vous rapporter de l'argent. Je vous donne plein de domaines pêle-mêle, il y en a d'autres, ça n'est pas une liste exhaustive, mais tout ça ce sont des domaines qui vont vous permettre de gagner en statut professionnel et donc en statut social. Mais encore faut-il choisir la bonne stratégie qui est adaptée à votre personnalité, à vos capacités, à vos envies et surtout au sacrifice que vous êtes prêt à faire. Le fait de reprendre des études, ça n'est pas toujours facile. C'est faisable, vous l'avez vu avec Elodie dans l'épisode 52, qui est docteur en neurosciences et qui est reparti sur un autre doctorat pour devenir chirurgienne vétérinaire. C'est largement faisable, et ce, à tout âge de la vie. Le deuxième type de compétences qu'il est indispensable d'acquérir, ce sont les compétences comportementales. Et vous me voyez venir avec mes gros sabots, j'ai justement un programme d'accompagnement et de mentorat dans lequel je vous transmets toutes ces compétences comportementales, au passage les règles d'étiquette et tout ce que vous avez besoin de savoir pour avoir une apparence soignée. Mais ça, ça n'est qu'une infime partie des éléments que je transmets, mais de manière générale ce sont des compétences qui vont compléter vos compétences techniques et qui sont aussi indispensables que la compétence purement professionnelle. On dit souvent en particulier dans le monde professionnel, dans le monde, dans la société de manière générale, le savoir-être est tout aussi important que le savoir-faire. Preuve en est, je vous posais la question, est-ce que vous préférez travailler avec quelqu'un d'extrêmement compétent mais d'imbuvable ? ou travailler avec quelqu'un qui est moyen techniquement parlant, mais qui est facile à vivre, qui est agréable, et qui est quelqu'un sur lequel vous pouvez compter. Je pense qu'on n'a pas besoin de répondre à cette question pour savoir que le savoir-être est tout aussi important que le savoir-faire, voire même plus important que le savoir-faire. Troisième élément dans lequel je vous encourage à investir, et parce que je l'ai moi-même fait, c'est dans du coaching ou dans du mentorat. Cet aspect mentorat, il fait également partie de mon programme d'accompagnement. et de mentorat, c'est comme ça que je l'appelle, puisque ce n'est pas que de la formation en ligne, il y a aussi une partie mentorat individuelle, qui est pour moi un nom négociable si vous voulez évoluer socialement. Pourquoi ? Parce que je ne me verrai pas en l'état actuel des choses, vous donner juste des vidéos à regarder sans vous offrir mon œil critique sur votre comportement, sur votre savoir-être, justement. Parce que vous aurez beau lire tous les livres de la Terre, si on ne vous tente pas... pas un miroir. S'il n'y a pas quelqu'un pour vous montrer vos angles morts, vous n'évoluerez jamais. Il y a des aspects sur lesquels le fait d'acquérir de la connaissance passive, c'est totalement insuffisant, d'où l'importance d'un mentorat. Alors je dis bien mentorat et pas coaching. Pourquoi ? Parce que je n'ai pas de diplôme de coach et quoique je pourrais très bien m'approprier, m'arroger le titre de coach, vu que ce n'est pas réglementé en France, mais je ne le fais pas par intégrité et éthique professionnelle. Moi, je me définis plutôt comme mentor et consultante. Et la différence fondamentale avec un coach, c'est qu'un coach, dans sa méthode, il vous pose les bonnes questions pour que vous trouviez par vous-même les réponses, alors qu'un consultant vous apporte les réponses directement. Ce sont deux approches différentes. Moi, j'ai opté pour la seconde. Savoir poser les bonnes questions, c'est tout un art. Moi, je préfère vous apporter directement les réponses, parce que je préfère aller droit au but. Et surtout, je vous dis ce qui va et ce qui ne va pas, ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire. Et ça, c'est le rôle d'un coach. consultant et d'un mentor. Alors je fais la différence encore une fois entre les deux notions, c'est encore plus subtil. Le consultant c'est quelqu'un qui va réfléchir, qui va répondre aux questions. Le mentor c'est quelqu'un qui va répondre aux questions, mais dans le mentorat, il y a une dimension, il y a une relation de proximité qui est presque émotionnelle. Le consultant c'est quelqu'un que vous voyez ponctuellement dans une relation qui est presque transactionnelle, dénuée d'émotions. Alors que le mentor, c'est quelqu'un avec qui vous allez cultiver une certaine proximité, qui est essentielle dans le but qu'on recherche, notamment dans l'idée de progression sociale. Parce qu'il y a une transformation qui est profonde, qui est personnelle, qui est presque intime, et la notion de mentorat prend tout son sens. Alors, comment choisir entre un coach et un mentor ? Déjà, vous pouvez très bien avoir les deux, ils ne vont pas vous aider de la même manière. Pourquoi ? Parce qu'un mentor, il est passé par là où vous voulez aller pour vous aider, il a une certaine expérience du terrain, qu'un coach, lui, n'a pas forcément. Un coach n'en a pas besoin. Je vous donne un exemple. Le coach d'un champion olympique, il n'a pas besoin d'avoir été lui-même champion olympique pour amener son athlète vers la médaille. Et d'ailleurs, je prends cette analogie de l'athlète parce que souvent, les gens se disent qu'ils peuvent faire les choses tout seuls. Mais je vous invite à réfléchir. Si même les athlètes de haut niveau ont des coachs, à quel moment est-ce que vous vous dites que vous allez réussir sans vous-même avoir un coach ? Sachez que les plus grands dirigeants, les athlètes de niveau olympique, ils ont tous des coachs et c'est pour ça qu'ils réussissent. Et que votre choix se porte sur un coach ou un mentor, finalement, c'est indispensable si vous voulez évoluer, quel que soit le domaine. Parce que dans la vie, quand on est confronté à des difficultés, on a des doutes. Il arrive qu'on doute de soi-même, qu'on ait le syndrome de l'imposteur, qu'on procrastine, qu'on n'ose pas passer à l'action pour x ou y raison, par peur du regard des autres. Et tous ces freins-là, ce sont... des états émotionnels par-dessus lesquels vous passerez beaucoup plus facilement en étant aidé par un coach ou par un mentor. Parce que cette personne-là, elle va vous aider, soit avec son expertise, soit avec son expérience, elle va vous aider à relativiser. Et ce n'est pas ChatGPT qui va vous aider. J'ai déjà reçu en entretien de candidature pour le programme des personnes qui m'ont dit « Ah oui, mais moi, je m'aide de ChatGPT » . ChatGPT, ça peut aider ponctuellement, mais c'est très limité. Déjà, c'est une intelligence artificielle, ça n'a pas d'émotion, ça n'a qu'une approche réactive et pas proactive. Et surtout, l'intelligence artificielle n'est pas une intelligence humaine. Par conséquent, vous n'êtes pas redevable, vous n'avez pas ce sentiment de redevabilité auprès de ChatGPT. à aucun moment où... vous ne vous sentirez redevable. Par exemple, si chaque GPT vous donne un exercice de coaching à faire, comme il n'y a pas d'humain derrière, finalement vous vous en fichez. Si vous ne faites pas l'exercice qu'il vous a proposé de faire, il n'y a pas de conséquences derrière. Alors que si votre coach ou votre mentor vous donne un exercice à faire et que la fois suivante vous ne l'avez pas fait, vous allez vous sentir mal. Et ça aura pour bénéfice de vous pousser à faire l'exercice parce que vous avez une façade à tenir, vous avez un égo, vous avez votre dignité à maintenir devant cette personne, vous vous sentirez redevable. D'une part parce que vous l'avez payé et vous ne payez pas un coach pour ne rien faire. Et au-delà de cet aspect financier, émotionnellement, vous savez que vous allez vous sentir mal si vous n'avez pas fait ce qu'on vous a demandé de faire. Et c'est ça qui va vous inciter à passer à l'action. Vous savez que votre coach ou votre mentor va vous juger si vous ne faites pas les choses qu'il vous a dit de faire. D'où l'importance d'avoir quelqu'un, d'avoir une personne humaine en face de vous pour passer à l'action et pour évoluer. Et d'ailleurs, je vous parlais d'athlètes ou d'olympiques. ou de dirigeant pour avoir un coach. Vous n'avez pas besoin d'en arriver là pour recourir à un coach par vous-même. D'ailleurs, à mon humble niveau, moi je suis mentor dans le cadre de mon programme, mais à mon échelle personnelle, je me fais moi-même coacher et mentorer. Et d'ailleurs, si vous n'aviez pas compris, Élodie, que j'ai interviewée dans l'épisode 52, est ma coach. Pourquoi ? Parce que malgré le fait que j'ai été militaire, que j'ai sauté en parachute, que j'ai fait des stages de survie, que j'ai dépassé mes limites mentales à plein d'occasions, j'ai fait de la centrifugeuse, tout ce que vous voulez, je sais que j'ai besoin d'un coach pour avancer dans ce que j'ai besoin de faire. Parce que je sais que chaque étape de ma vie, c'est un nouveau défi et je sais que j'ai besoin de quelqu'un. Je sais que je peux avancer toute seule, mais je sais que j'avancerai beaucoup plus vite en ayant quelqu'un de compétent qui va me coacher et qui va me pousser au-delà de ce que je pense être capable de faire. Quatrième élément dans lequel vous devriez investir, et c'est indispensable si vous voulez évoluer socialement, c'est votre capital social, à savoir votre réseau. Pourquoi ? parce que vous avez besoin des gens. Même si vous êtes quelqu'un d'introverti comme moi, que vous préférez être tout seul, dans votre coin, sous votre couette, au fin fond de votre canapé, vous ne pouvez pas le nier dans une démarche d'ascension sociale. Il y a le terme social. Vous avez besoin des gens. Vous ne pouvez pas y couper. Et là, c'est la même chose. Je reviens à ce que je disais sur la gratuité. Si vous essayez de trouver du gratuit dans le réseau, sachez que vous... vous allez avoir affaire à des gens qui cherchent aussi du gratuit. Or, les gens qui cherchent du gratuit, ce sont par définition des gens qui ne veulent rien donner. Et par conséquent, vous ne pouvez rien recevoir de ces gens-là. Un bon réseau, sachez-le, il faut le payer. Il y a toujours un ticket d'entrée pour accéder à un bon réseau, que ce soit un événement ou un réseau sous forme d'institution organisée. Et ça ne sert à rien d'essayer de courir des événements réseau gratuits. Vous allez... perdre votre temps et vous allez vous retrouver avec des gens médiocres. Les bons événements de réseau, les bons réseaux constitués, ils demandent un investissement financier, alors ce n'est pas aussi cher que ce qu'on pense. Les événements réseau qualitatifs ou les réseaux constitués, institutionnalisés, qualitatifs ne sont pas gratuits. Tous ceux qui sont gratuits sont ceux par lesquels on entre au prix d'un effort. Encore une fois, si vous ne payez pas avec votre argent, vous allez le payer avec votre temps et votre énergie. Les réseaux d'alumni, par exemple, Ils sont gratuits, mais votre ticket d'entrée, c'est d'avoir obtenu un certain diplôme, un certain grade et d'occuper une certaine fonction. Les réseaux d'anciens militaires, c'est gratuit, mais vous l'avez payé avec vos années de service. Et je dis que c'est gratuit, en réalité, ça n'est pas tout à fait vrai. Moi, pour mon réseau des anciens de l'école de l'air, par exemple, donc des officiers de l'armée de l'air, je paye une cotisation tous les ans. Et les quelques réseaux auxquels j'appartiens, je paye une cotisation. Et pour assister à des événements, c'est la même chose. Il y a toujours un prix financier à payer, un ticket d'entrée, une participation. Et si dans votre imaginaire du réseau, la réussite sociale, c'est d'être invité, d'assister à des cocktails avec petit four et champagne, sachez que tout cela, encore une fois, ce n'est pas gratuit. On vous demandera toujours de payer. Tous les cocktails que j'ai pu faire dans des lieux prestigieux, je pense que le tout premier que j'ai fait, c'était au pavillon d'Armenonville. Si vous ne connaissez pas, c'est un lieu prestigieux situé au bois de Boulogne. Je crois que c'est le seul cocktail que je n'ai pas payé parce qu'à ce moment-là, j'étais en première année à l'école de l'air et les jeunes élèves d'officier en première année ne payent pas leur invitation à cet événement, mais toutes les années suivantes, vous devez payer votre ticket d'entrée et plus vous montez en grade, plus vous payez cher. Chaque année, je reçois des invitations pour ce gala, donc je dois payer pour y assister. Même chose, du temps où mon compagnon était officier chez les pompiers de Paris, on avait chaque année un gala annuel à l'hôtel de ville de Paris, lieu très prestigieux, mais on payait un ticket d'entrée. Ce n'était pas gratuit. Encore une fois, si vous voulez du gratuit, vous n'irez nulle part. À tous les moments, il faudra payer, il faudra débourser de l'argent en espèces sonnantes et trébuchantes. Si on laisse de côté ces carrières-là, qui ne sont pas forcément celles que vous avez envie d'embrasser, Et si on revient au thème des réseaux de manière plus générale, c'est aussi pour cette raison que dans mon programme de mentorat, j'ai inclus une dimension réseau. Toutes les femmes qui font partie, qui intègrent le programme Athéna, elles font automatiquement partie du réseau. Et c'est pour cette raison que le programme n'est accessible que sur candidature et c'est moi personnellement qui sélectionne les candidates. Et Dieu sait que je suis exigeante parce que le principe d'un réseau de qualité, c'est justement qu'il y a un filtre à l'entrée. Si tout le monde peut rentrer, le réseau perd de sa valeur. C'est aussi simple que ça. Les réseaux de qualité reposent sur une notion d'exclusivité. Donc oui, Athéna, ce n'est pas que de la formation et du mentorat, c'est aussi un cercle de femmes qui partagent les mêmes ambitions, le même niveau d'exigence, les mêmes valeurs en termes d'adhésion à l'élégance et à l'art de vivre, et dans lequel chacune des participantes peut construire des relations qui auront un impact sur leur trajectoire. Et vous vous doutez bien, ça n'est pas gratuit. Je complète également sur le réseau, ce n'est pas uniquement des rassemblements, des réunions, des événements avec Petit Four et Champagne, le réseau c'est aussi tous les déjeuners que vous allez faire avec des personnes avec qui vous allez nouer des liens, discuter, échanger, et ça, ça fait aussi partie dans le décompte que j'ai fait dans ma publication Instagram, tout ce que j'ai investi en termes de déjeuner, de dîner, et même, alors ça je ne l'ai pas compté, mais toutes les personnes que j'ai reçues chez moi, que j'ai invitées à dîner. Les personnes que j'ai fait se rencontrer, ça fait aussi partie du réseau. Ça demande un investissement en temps et en argent de recevoir des gens chez soi, mais c'est aussi une manière de faire du réseau. Je vous en ai parlé dans un épisode sur ce sujet. Je ne me rappelle plus du numéro de l'épisode, mais je vous mettrai le lien dans la description. Et sachez que c'est un très bon moyen de faire du réseau si vous n'aimez pas les événements avec plein de personnes et que vous préférez plutôt les cadres intimistes. Et enfin, dernier item et probablement le plus contre-intuitif quand on parle d'investir pour s'élever socialement. je fais référence à la santé, à l'énergie et à son temps. Je vous disais, si vous ne voulez pas investir de votre argent, il va falloir investir de votre temps ou de votre énergie. Quand je vous ai parlé de mon décompte des 20 000 euros tout à l'heure, je vous ai dit qu'il y avait 3 750 euros pour les livres, 12 000 euros pour la formation, 1 000 euros pour du coaching, 2 000 euros pour du réseau, et je sous-estime largement, parce que je n'ai pas compté justement tous ces déjeuners, ces dîners, ces réceptions. Mais il y a un dernier poste qui surprend toujours quand je le mentionne, c'est ce que j'ai investi dans ma literie. Pourquoi dans ma literie ? Parce que la santé, le sommeil, l'énergie, c'est la fondation de tout le reste. J'avais d'ailleurs consacré tout un épisode à ce sujet, c'est l'épisode 48 sur la santé comme marqueur de la classe sociale et comme fondation de l'ascension sociale. Si vous ne l'avez pas écouté, je vous invite à le faire. Mais pour résumer le principe, sans énergie, vous ne pouvez rien construire. Vous ne pouvez pas monter en compétence. Si vous êtes fatigué, vous ne pouvez pas apprendre des choses, vous ne pouvez pas développer votre réseau. Ou du moins, vous ne pouvez pas être... correctement présent dans les interactions que vous entretenez, ni saisir les opportunités qui se présentent. Vous pouvez avoir le meilleur livre du monde, le meilleur mentor, la meilleure formation si vous êtes épuisé, si vous dormez mal, si votre corps lâche, tout le reste s'effondre. Et je parle encore de mon expérience militaire, je sais ce que c'est de fonctionner avec un manque de sommeil chronique, je sais ce que c'est d'avoir un corps qui a subi pendant des années et je peux vous dire que... qu'aujourd'hui que je ne plaisante plus avec ma santé, avec mon sommeil, avec mon énergie. Une bonne literie, une literie de qualité, c'est un investissement dans ma productivité, dans ma santé, dans ma clarté mentale et dans ma capacité à prendre les bonnes décisions. Quand on sait qu'on passe à peu près un tiers de sa vie, de son temps, dans une journée dans son lit, moi je trouve que mettre ce que j'ai mis en tout cas, 4000 euros dans une literie, ce n'est pas un luxe, c'est un investissement qui est parfaitement rationnel. Et je préfère avoir mis cet argent-là dans mon lit que dans ma garde-robe. Alors ça ne s'arrête pas à la literie, ça inclut l'alimentation, l'activité physique, tout ce qui permet de gérer son stress, le coaching ça aide à ça au passage, et tout ce qui va également vous permettre de protéger ou de vous libérer du temps libre. Parce que finalement le temps c'est la ressource la plus précieuse que vous ayez, et payer pour gagner du temps, déléguer ce qui peut l'être, externaliser certaines tâches, ce n'est pas de l'argent que vous gâchez, c'est de la stratégie pour votre ascension sociale, pour votre glow up, si vous préférez ce terme. Et c'est ce qui vous permettra de concentrer votre énergie sur ce qui compte vraiment, c'est-à-dire sur votre ascension. Alors, la manière la plus simple de le faire, c'est tout simplement d'avoir recours à une employée de maison. Moi, je ne comprends pas les gens qui me disent « mais je n'ai pas les moyens de recruter quelqu'un pour faire le ménage » . Je pense que vous n'avez pas calculé le peu d'argent que ça coûte. Et en retour, le temps que ça vous libère, c'est incommensurable. Pour ma part, ça fait un peu plus de 5 ans que j'ai recours à une employée de maison pour tout ce qui est ménage et repassage. Et c'est un investissement sur lequel je ne reviendrai jamais. C'est-à-dire que même les fois où on a eu des baisses de ressources, on a eu des baisses de revenus ou de rentrées d'argent, c'est d'un poste de dépense avec mon compagnon qu'on n'a jamais sacrifié parce que ce temps-là, il est trop précieux pour nous. Et c'est du temps qu'on utilise soit pour nous, pour se reposer, pour profiter de la vie ou bien pour avancer sur nos projets professionnels et pour pouvoir continuer à évoluer. J'en arrive à la conclusion puisque nous avons fait le tour de tous les éléments sur lesquels investir pour évoluer socialement. Et je récapitule. D'abord, ne mettez pas votre argent dans votre apparence, ni dans des stages, ni dans des cours de bonne manière, en première intention. Ce sont des éléments cosmétiques qui n'ont pas de retour sur investissement réel quand le fond ne suit pas. Si vous faites ces investissements, sachez que c'est un coût d'opportunité. C'est-à-dire que si vous investissez là de temps, vous ne pouvez plus investir ailleurs puisque vos ressources sont limitées. Donc je vous invite à réfléchir et à faire les bons choix en conséquence. Ensuite, j'espère qu'en ayant écouté cet épisode, vous avez maintenant le bon état d'esprit. Gardez cette maxime en tête. Donnez avant de recevoir. Sortez du réflexe du gratuit qui est un état d'esprit de classe populaire, de classe moyenne. Vous le prenez comme vous voulez. Si vous pensez que c'est méprisant, pensez-le. Mais c'est la réalité. Et si vous voulez penser comme dans les milieux aisés, acceptez d'investir en premier, que ce soit en argent, en temps ou en énergie. Mais vous irez dix fois plus vite en investissant votre argent. Et enfin, et justement, investissez cet argent dans des vrais leviers, des livres en première intention si vos ressources sont vraiment limitées, si vous voulez aller plus vite. Investissez dans vos compétences, dans du mentorat, dans du coaching, dans votre réseau et surtout dans votre santé et votre énergie. Ce sont des leviers qui sont indispensables à une ascension sociale solide, rapide et durable. Et s'il y a une seule chose que vous devez retenir de cet épisode, c'est celle-ci, c'est qu'investir dans votre ascension sociale, ce n'est pas vous... déguisé en quelqu'un qui a réussi, c'est devenir, c'est incarner cette personne. L'apparence, l'esthétique, la belle garde-robe, c'est une conséquence de votre réussite, mais ce n'est pas la cause. Si cet épisode vous a parlé, que ça vous a aidé à voir plus clair. Première chose, je vous invite à mettre un commentaire et une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée, ainsi qu'à vous abonner pour être sûr de recevoir les prochains épisodes. Et si vous sentez que vous êtes prête... Je dis prête au féminin parce que mon mentorat est exclusivement réservé aux femmes. Si vous êtes prête à passer à la vitesse supérieure et à investir réellement dans votre ascension, je vous invite à rejoindre le programme Athéna. Alors avant cela, je vous invite à rejoindre surtout la liste d'attente. Parce qu'en fonction du moment où vous écouterez l'épisode, les portes ne seront sans doute pas ouvertes. Donc je ne vais pas spéculer sur les dates d'ouverture. Rejoignez la liste d'attente puisque c'est comme cela que vous serez informé de l'ouverture des candidatures en priorité. Alors pour celles qui ne savent toujours pas, Athéna c'est mon programme d'accompagnement et de mentorat dans lequel je vous transmets l'intégralité des compétences comportementales, des codes, de l'habitus, des milieux aisés et vous accédez en plus à un mentorat individuel ainsi qu'à un cercle de femmes triées sur le volet, ambitieuses, qui sont sélectionnées par mes soins. Vous trouverez le lien d'inscription de la liste d'attente dans la description et quant à moi, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une excellente journée ou une excellente soirée et je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode d'élégance et ambition.