Speaker #0Bienvenue dans Élégance et Ambition. Je m'appelle Thalia et après plusieurs années à décrypter les codes de la classe aisée, j'aide désormais les personnes ambitieuses à gravir l'échelle sociale tout en restant fidèles à elles-mêmes. Ici, on parle d'élégance, de savoir-être et de conseils pratiques pour naviguer dans les cercles les plus prestigieux. Dans ce podcast, je vous partage tout pour transformer vos ambitions en actions concrètes et vous accompagner pas à pas dans votre quête de réussite sociale. Alors installez-vous confortablement et laissez-vous inspirer. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode d'Ellégances et Ambitions. Aujourd'hui, nous allons parler d'ambition et plus précisément, nous allons nous poser une question qui peut paraître un peu présomptueuse au premier abord, mais qui, je pense, est une vraie question de fond, à savoir pourquoi la plupart des gens visent trop petit et comment se fixer des objectifs. ambitieux. Alors avant de rentrer dans le vif du sujet, je prends quelques secondes pour faire un rappel à celles et ceux qui découvrent le podcast aujourd'hui et également un rappel pour les fidèles. Sachez que vous pouvez me retrouver sur Instagram sous le nom d'ascension.social où je partage du contenu complémentaire régulièrement. Vous pouvez également vous inscrire à ma lettre d'information dans laquelle je partage des réflexions plus approfondies, des coulisses et des ressources que je ne diffuse nulle part ailleurs. Les liens seront dans la description et enfin vous retrouverez également dans ces liens le lien vers mon programme de mentorat Athéna ou plutôt le lien vers la liste d'attente puisque je n'ouvre des places que sur candidature et uniquement à certaines périodes bien définies, à savoir quand je l'ai décidé puisque c'est un programme de mentorat individuel et collectif et donc j'ouvre des places quand j'ai le temps. Donc je vous invite à vous inscrire si d'aventure cela vous intéresse pour être sûr de ne pas manquer l'ouverture des portes, sachant que cela ne vous engage en rien. Maintenant que ces rappels sont faits, on peut commencer l'épisode. Et je vais commencer par une anecdote. Une anecdote que j'avais d'ailleurs déjà racontée en préambule d'un épisode de podcast dont le numéro m'échappe. Mais si vous écoutez tous les épisodes, vous finirez par le retrouver. En l'occurrence, c'est une anecdote qui date de mon enfance. Quand j'étais petite, j'aimais bien jouer avec les insectes. Et un jour, j'ai attrapé des coccinelles dans un jardin. J'ai pris une boîte en plastique et je l'ai aménagée avec des feuilles, des brins d'herbe, des morceaux de bois, quelque chose que j'avais vraiment soigné pour mes petites coccinelles. Elles m'avaient l'air très heureuses dans leur petite boîte, à vivre une existence paisible dans cette boîte que j'avais préparée. Mais ce que je me dis en y repensant aujourd'hui, c'est que ces petits animaux n'avaient sans doute aucune idée de ce qu'il y avait au-delà de la boîte. Et si on fait la supposition que les coccinelles ont une conscience, eh bien... Je fais l'hypothèse que leur monde s'arrêtait aux parois en plastique de la boîte que j'avais confectionnée pour elles. Là où je veux en venir, c'est que les milieux sociaux, en particulier les milieux modestes ou défavorisés, fonctionnent exactement comme cette boîte pour les individus qui y appartiennent. C'est-à-dire que si personne ne vient ouvrir la boîte et vous montrer ce qu'il y a autour, vous pouvez très bien passer toute votre vie dedans en pensant que c'est ça, le monde. Et c'est précisément ce dont on va parler aujourd'hui, entre autres parce que quand on parle d'ambition, la plupart des gens pensent que c'est une question de tempérament, soit on est ambitieux, soit on ne l'est pas. Et en réalité, c'est faux. L'ambition, ou plus exactement le niveau d'ambition, c'est en grande partie le fruit d'un conditionnement social. Et tant que vous n'aurez pas pris conscience de ce conditionnement, vous allez continuer à vous fixer des objectifs qui sont en réalité bien en dessous de ce que vous pourriez accomplir. Si tant est que vous fixiez des objectifs. Cet épisode, il complète d'ailleurs très bien l'épisode 52 dans lequel j'avais reçu la docteure Elodie Sarruco. Si vous ne l'avez pas encore écouté, je vous invite à le faire. Et avec mon invité, on avait abordé les blocages psychologiques sous l'angle des neurosciences. Aujourd'hui, on va aborder la question sous un angle plus sociologique et surtout beaucoup plus méthodologique. Dans cet épisode, on va voir pourquoi, si vous venez d'un milieu modeste, classe moyenne ou classe populaire, vous avez naturellement tendance à vous fixer des objectifs qui sont très limités. Quand bien même vous avez l'impression qu'ils sont ambitieux, mais je vous assure qu'en général, ils sont très limités au regard des possibilités du champ des possibles réels. Et en deuxième partie d'épisode, on va voir la méthode que j'utilise pour fixer des objectifs, et des objectifs ambitieux qu'on s'entende, et comment les atteindre. Et à l'issue de cet épisode, concrètement, vous aurez compris pourquoi votre niveau d'ambition est très probablement le produit d'un conditionnement social et non le reflet de vos capacités réelles. Vous aurez identifié les principaux freins qui vous empêchent de viser plus grand et vous aurez une méthode concrète et structurée pour définir des objectifs véritablement ambitieux. Et enfin, je vous donnerai un cadre pour transformer ces objectifs en feuilles de route opérationnelles, quelque chose que vous pourrez actionner, j'allais dire dès le lendemain, mais même dès aujourd'hui, dès la fin de cet épisode de podcast. Donc, prenez de quoi noter si vous le pouvez parce qu'on va rentrer dans le concret. Avant d'aller dans des considérations pratiques, la première chose que j'aimerais que l'on aborde, c'est le mécanisme. Comment est-ce qu'on en arrive à viser trop petit sans même s'en rendre compte ? Parce que c'est ça qui est fascinant, personne ne se lève le matin en se disant « tiens, aujourd'hui je vais brider mes ambitions » . Non, ça se fait à notre insu et il y a plusieurs mécanismes à l'œuvre. Le premier mécanisme, c'est peut-être le plus fort, c'est ce que j'appelle le champ des possibles méconnus. L'idée, elle est assez simple finalement. Dans un milieu social populaire, votre champ des possibles est souvent limité à ce que votre entourage a lui-même accompli, c'est-à-dire dans la plupart des cas, des métiers subalternes. Et la conséquence, c'est qu'on assiste à une méconnaissance massive des possibilités de carrière, des possibilités de rémunération sur ce qu'il est possible de faire en termes professionnels et en termes financiers. Ce n'est pas une peur de se lancer dans quelque chose d'ambitieux, c'est juste une absence pure et simple de connaissances. Je vais vous donner un exemple très concret, le mien. Avec le recul, j'aurais adoré faire des études d'ingénieur. J'avais le profil, j'avais les capacités, mais je ne savais même pas ce qu'était l'école polytechnique. Mes parents ne le savaient pas non plus, personne autour de moi ne le savait. Donc comment voulez-vous que j'envisage de candidater à une école dont je ne connaissais pas l'existence ? C'est juste impossible. Et c'est ça le grand drame de la vie, c'est qu'il est impossible de savoir ce que l'on ne sait pas. tant qu'on ne vous l'a pas montré. Si vous ne savez pas que quelque chose existe, vous ne pouvez pas vous mettre en marche dans cette direction. Et beaucoup de personnes découvrent, à cause de cela, sur le tard, parfois après avoir terminé un cursus, qu'il existait une formation, un métier, une voie qui leur aurait parfaitement correspondu, mais parfois c'est trop tard ou parfois c'est coûteux à rattraper. Et c'est la même chose pour les métiers. Si vous n'avez jamais entendu parler de la possibilité de faire carrière dans telle ou telle profession, dans tel domaine, comment voulez-vous vous projeter dedans ? C'est tout simplement impossible. Comme les coccinelles dans la boîte, tant que personne ne vient ouvrir la boîte, vous restez à l'intérieur en pensant que c'est le champ des possibles et que c'est le monde dans lequel vous allez évoluer. Deuxième mécanisme qui bride les ambitions, c'est l'autocensure. Celui-là, il intervient une fois que vous avez pris connaissance des possibilités, c'est-à-dire qu'on vous a ouvert la boîte, vous savez ce qu'il y a autour, mais vous vous dites « ce n'est pas pour moi » . Et là, j'ai un exemple que je peux vous partager, j'ai une de mes élèves. qui se reconnaîtra sans doute et que je salue si c'est le cas, qui a voulu, quand elle était plus jeune, tenter le concours de Sciences Po. Elle savait que ça existait, elle en avait envie, elle avait, à mon sens, sans doute le niveau scolaire, mais elle ne l'a pas fait. Pourquoi ? Parce qu'elle s'était dit qu'elle allait échouer. Donc elle a préféré ne pas tenter plutôt que de risquer l'échec. Et ce raisonnement, je l'ai entendu des dizaines de fois. J'ai une amie qui n'a pas tenté le concours de Sciences Po pour les mêmes raisons, à cause du même mécanisme, qui est « je sais qu'il y a ce concours » . c'est ce que j'aimerais faire, mais je vais le rater, du moins je pense que je vais le rater, donc je ne vais pas le tenter. Si vous vous reconnaissez là-dedans, que ce soit pour Sciences Po ou n'importe quel concours ou n'importe quel objectif, je vous invite vraiment à penser autrement. Posez-vous la question, qu'est-ce qui est si grave si vous échouez ? Concrètement, dans le pire des cas, vous allez échouer, soit. Mais vous aurez appris quelque chose, vous aurez gagné de l'expérience, vous saurez à quoi ça ressemble de passer un concours. Et surtout, qu'est-ce que vous faites de la possibilité de réussir finalement ? Parce que si vous ne tentez pas votre chance, et bien de fait, vous vous condamnez à ne pas réussir. C'est mathématique. En tentant votre chance, vous mettez au moins dans la balance la possibilité d'atteindre votre objectif. Et il y a quelque chose d'important à comprendre quand je parle d'objectif ambitieux, il faut savoir que la notion même d'ambition est relative au milieu social d'origine. Pour quelqu'un qui vient d'un milieu modeste, intégrer une grande école, ça peut sembler être le summum de l'ambition. Et pour quelqu'un qui vient d'un milieu aisé, ce n'est pas un objectif ambitieux, c'est la norme. C'est un attendu. Les enfants de milieux favorisés sont conditionnés dès l'enfance à penser qu'ils vont faire des études dans des grandes écoles et pas à l'université. L'université, dans ces milieux-là, c'est perçu même pas comme un cursus par défaut, c'est même parfois inimaginable que les enfants aillent à l'université parce qu'on considère que l'université, c'est pour le reste de la population, c'est pour les pauvres. Voilà, dit clairement. Et c'est ça qui est révélateur d'une croyance limitante, se dire que les grandes écoles, les carrières prestigieuses, les hauts salaires, c'est réservé à d'autres et pas à nous. et bien quelque part ça vous limite, c'est un peu le mécanisme qui se met en place quand vous dites je vais le rater parce que ce n'est pas pour moi, ce n'est pas les gens comme moi qui réussissent ce genre de concours. Et en faisant cela vous vous mettez des barrières et vous vous condamnez à ne pas le réussir puisque de fait vous ne tentez pas les choses. Et là on arrive à un problème qui est l'identification à un groupe, un groupe social, et tant que vous vous identifiez à ce groupe social qui n'a pas accès à ça, vous vous imposez vous-même un plafond et vous partez perdante d'emblée. Finalement, quand vous vous auto-censurez sur des écoles prestigieuses, sur des carrières, C'est un plafond de verre que vous vous auto-imposez. Autant, quand vous ne connaissez pas vos possibilités, c'est comme un plafond de verre dont vous ne voyez pas l'existence, dont vous ne connaissez pas l'existence, mais là, quand vous vous auto-censurez, c'est vous qui vous mettez un plafond de verre sans qu'on ne vous demande rien. Et ce plafond de verre auto-imposé, il vient non seulement sur les choix d'école, qui sont déterminants, les choix de cursus universitaires, qui sont déterminants pour les carrières professionnelles, mais il vient également sur les revenus. Parce que le conditionnement, il ne porte pas uniquement sur les études et les métiers, il porte aussi sur l'argent. Je vais vous donner un exemple très concret. Il y a quelques temps, j'ai publié un carousel sur Instagram qui était intitulé 2500 euros net. par mois, est-ce un bon salaire ? J'avais pris ce chiffre précisément parce qu'une étude, dont je ne me rappelle plus l'auteur, c'était peut-être l'INSEE, mais bon, peu importe, cette étude indiquait qu'environ 70-80% des Français considéraient que 2500 euros, c'était un bon salaire, c'était un salaire idéal. Et j'avais précisé dans cette publication que dans les milieux aisés, 2500, c'était plutôt un minimum, un seuil minimum en sortie des grandes écoles pour les enfants qui viennent de terminer leurs études. Et là, j'ai eu énormément de commentaires de gens qui me disaient que ça n'était pas vrai, que les grandes écoles promettaient n'importe quoi. Alors, il y a plusieurs choses à clarifier ici. D'abord, sur ce qu'on appelle une grande école, parce que je sens qu'il y a une confusion. Et c'est important de le préciser parce qu'il existe énormément d'établissements universitaires, ou du moins du supérieur en France, qui s'arrogent ce titre alors que... qu'elles ne font même pas partie de ce qu'on appelle concrètement les grandes écoles. La référence, c'est la conférence des grandes écoles. Si une école n'est pas membre de la conférence des grandes écoles, elle a beau s'auto-proclamer grande école, elle ne l'est pas. J'ai récemment vu une influenceuse sur Instagram annoncer fièrement qu'elle avait réussi le concours d'une grande école en sciences politiques. En l'occurrence, ça n'était ni Sciences Po Paris, ni un IEP de province. C'était une école privée connue au bataillon. Et beaucoup d'écoles privées du supérieur s'auto-proclament grandes écoles. Merci. Si vous voyez qu'une école s'autoproclame ce titre, c'est mauvais signe, fuyez. Et si vous regardez sur le site d'HEC, Sciences Po, Polytechnique, à aucun endroit il n'y a écrit que ce sont des grandes écoles, tout simplement parce qu'elles n'ont pas besoin de le dire, elles n'ont pas besoin de l'affirmer. Et donc il y a ces fausses grandes écoles qui affichent des salaires de sortie qui peuvent sembler élever à quelqu'un qui vient d'un milieu défavorisé, en l'occurrence des salaires de l'ordre de 2500-3000 euros. Et effectivement, comme ce sont des écoles qui n'ont aucune réputation, en sortie d'école, les étudiants sont généralement déçus et se retrouvent avec des salaires mensuels nettement inférieurs à 2000 euros. puisque leurs diplômes n'ont aucune valeur. Mais les vraies grandes écoles, elles, c'est sans commune mesure. Les jeunes diplômés qui sortent de ces écoles, ils ont des perspectives de carrière et de rémunération qui sont non seulement plutôt intéressantes, mais qui sont souvent bien au-delà de ces 2500 euros. Je me souviens d'une de mes camarades à Sciences Po qui me disait, je cite, qu'elle n'avait pas fait Sciences Po pour gagner moins de 4000 euros par mois en sortie d'école. Voilà, 4000 euros par mois, c'était son plancher. Et je me souviens, en l'entendant parler, que moi, de mon côté, je n'envisageais même pas de gagner plus de 2000 euros par mois parce que je venais justement d'un milieu modeste. C'était mon plafond psychologique qui, d'ailleurs, au passage, correspondait exactement au revenu de mon père. Souvent, quand vous avez un plafond psychologique, ça vient de vos parents et vous avez... un chiffre ou un idéal qui correspond à ce que vos parents eux-mêmes gagnaient en termes de rémunération. Mais quoi qu'il en soit, ce que je veux que vous compreniez c'est que si vous pensez qu'un diplômé de polytechnique gagne 2500 euros par mois en sortie d'école, vous vous trompez lourdement. Sauf s'il choisit le secteur associatif ou la fonction publique. Dans tous les autres secteurs, les polytechniciens touchent des rémunérations en sortie d'école qui sont nettement au-dessus de ce que la plupart des gens, la plupart des Français envisagent. Pour vous donner des exemples, alors pas que Polytechnique, les diplômés d'HEC, Polytechnique, les Sciences Po qui font des masters en finance par exemple, dans la banque et dans la finance, les stagiaires, je dis bien les stagiaires, touchent des gratifications qui vont de 2000 à 4000 euros par mois. Je précise, ce sont des stagiaires encore une fois, ils ne sont même pas en CDI. Donc je vous laisse imaginer les niveaux de rémunération qu'ils peuvent toucher quand ils sont en emploi pérenne. Donc si vous vous dites que 2500 euros, c'est un bon salaire, ce n'est pas une vérité, c'est juste votre conditionnement social qui parle. Et si vous vous dites qu'une rémunération de l'ordre de 10 000 euros par mois, ça n'existe pas, eh bien ça n'est pas une vérité, c'est juste votre méconnaissance du monde qui parle, parce que ces revenus existent. Et vous pouvez regarder sur le site de l'INSEE la répartition des revenus dans la population française. Vous avez les niveaux de revenus à partir desquels on appartient aux 10% les plus aisés, aux 1% les plus aisés. Ces niveaux de rémunération existent. Alors pour vous, ils vous paraissent inimaginables ou hors de portée parce que vous ne côtoyez pas des gens qui sont à ces niveaux-là de revenus. Ou peut-être que vous en côtoyez sans le savoir parce qu'en France, l'argent reste extrêmement tabou et que les gens ne vous diront jamais combien ils gagnent. Mais sachez que ça existe. C'est juste que ça ne fait pas encore partie de votre réalité. Je dis bien encore. Avant de passer à la méthode, je veux juste dire un mot sur les blocages psychologiques parce qu'on ne peut pas parler d'ambition sans les mentionner. Il y a parmi ces blocages la peur de l'échec, le syndrome de l'imposteur et la peur de la réussite qui est plus fréquente qu'on ne le croit. Juste un point sur la peur de la réussite. Cette peur-là, c'est une peur inconsciente de trahir son groupe social, son milieu social d'origine. Parce que dans l'évolution de l'espèce humaine, On a réussi à survivre dans la nature hostile parce qu'on vivait en groupe et le fait de ne plus appartenir au groupe signifiait la mort, tout simplement. Et donc quand on a peur de réussir, c'est qu'on a peur de ne plus appartenir au groupe, à son groupe d'origine, et donc on a peur d'être rejeté de ce groupe parce qu'on aurait trop changé. Le problème c'est que quand vous évoluez socialement, quand vous changez de classe sociale, quand vous devenez transfuge de classe, vous êtes obligé de changer. Parce que réussir ça veut dire changer. Et changer, ça veut dire potentiellement quitter ses repères, son monde, parfois ses proches. Mais ça, il faut l'accepter. J'espère que je ne vous apprends rien si je vous dis que si vous voulez évoluer socialement, si vous voulez faire une ascension sociale, il va falloir changer. Il va falloir, alors pas du jour au lendemain, mais il va falloir accepter que votre identité change, que votre manière d'être, de penser, de faire change. Vous ne pouvez pas atteindre des objectifs ambitieux en faisant les choses que vous faisiez auparavant. en faisant les choses que vous avez toujours faites. Parce que si vous continuez à faire comme vous avez toujours fait, vous aurez les mêmes résultats. Et donc, pour obtenir des résultats différents, tout simplement, il faut changer ses habitudes. Et changer ses habitudes, ça passe par changer sa manière de penser et ça passe par changer son identité. Alors je reviens sur la peur, sur la peur de réussir, la peur de l'échec, le syndrome de l'imposteur. Je ne vais pas développer ces points en profondeur ici parce que ça mériterait un épisode à part entière. Mais d'ailleurs, ça tombe bien, c'est exactement ce qu'on a fait avec Dr. Elodie Saruko dans l'épisode 52, si vous ne l'avez pas écouté encore une fois, je vous encourage vivement à le faire. Ce que je voulais simplement ancrer ici, c'est que votre niveau d'ambition est sculpté par tout un écosystème. Le champ des possibles que vous connaissez, l'autocensure, vos croyances sur vous-même, sur l'argent, sur vos possibilités, et vos peurs et vos blocages psychologiques. Et tant que vous laissez tout cela décidé à votre place, vous resterez dans la fameuse boîte des coccinelles, enfermée dans un champ des possibles limité. Maintenant qu'on a vu pourquoi on reste bloqué, on va voir comment s'en sortir, et c'est l'objet de cette deuxième partie. Et là, on attaque la partie pratique. Puisque je vais vous partager la méthode que j'utilise pour fixer des objectifs. C'est une méthode en plusieurs étapes et l'idée c'est vraiment que vous puissiez l'appliquer à vous-même en ayant fini l'écoute de cet épisode. Ou même au cours de l'écoute de cet épisode. Première chose, quand on parle d'ambition et d'objectif ambitieux, il faut accepter de penser long terme. Et quand je dis long terme, je ne parle pas de 6 mois, je ne parle même pas d'un an, je parle d'un horizon de 5 ans, voire de 10 ans. Sachez que la réussite sociale, ça ne se fait pas en trois mois. La réussite en trois mois, ça n'existe pas. Encore une fois, si vous entendez quelqu'un qui vous dit « Oui, la réussite, le succès, 5000 euros par mois en trois mois » , fuyez, ce sont des promesses de charlatans. Beaucoup de gens s'imaginent que la réussite, c'est un événement, que c'est quelque chose qui arrive du jour au lendemain, hop, on a percé comme un ticket de loto gagnant sur lequel on aurait trouvé les bons chiffres, et puis boum, ça nous tombe dessus d'un coup. En réalité, la réussite... ça n'est rien de tout cela. La réussite, c'est une trajectoire. La réussite, c'est un processus. C'est un cumul d'actions, d'habitudes, de victoires intermédiaires, de paliers qu'on franchit petit à petit. Et la deuxième raison pour laquelle c'est important de considérer la réussite sur le long terme, c'est qu'il n'y a pas d'objectifs trop ambitieux, il n'y a que des dates limites trop ambitieuses. Si vous me dites « je veux gagner 5000 euros par mois dans 6 mois alors que vous êtes au SMIC » , je vous dirais non. Vous faites ce que vous voulez, mais je vous dirais non, ça n'est pas possible. En revanche, si vous me dites en partant du SMIC, j'aimerais gagner 5000 euros par mois d'ici 5 ans. Oui, là, c'est déjà plus raisonnable, on va dire. Mais venons-en aux choses concrètes. Première étape pour vous fixer des objectifs. Et là, prenez un papier, un crayon, ouvrez une note sur votre ordinateur, faites ce que vous voulez. La première étape va consister à faire le descriptif de votre vie idéale dans 5 ans. Donc décrivez à quoi ressemble votre vie, où est-ce que vous habitez, dans quel type de logement, quelle est la composition de votre foyer, de votre famille, est-ce que vous êtes marié, est-ce que vous avez ou non des enfants, est-ce que vous avez des animaux de compagnie, quelle profession vous exercez, quel poste vous occupez, quelle mission est-ce que vous effectuez, quel rang hiérarchique est-ce que vous avez dans l'entreprise dans laquelle vous travaillez ou même est-ce que vous avez monté votre propre entreprise. et chose importante que je précise à ce stade On ne précise pas de notion de salaire, de revenu ou de patrimoine. C'est très important. Cette étape, on bannit absolument toute notion financière. Je vous demande de décrire votre vie de manière purement qualitative. Donc, on l'a dit, l'environnement de vie, le travail, et puis les loisirs. Qu'est-ce que vous faites de votre temps libre, de vos soirées, de vos week-ends, de vos vacances ? Combien de fois est-ce que vous partez en voyage par an ? Quel type de loisirs est-ce que vous avez ? Voilà, soyez le plus précis possible dans le descriptif de votre vie idéale, encore une fois, dans 5 ans. Et surtout, je vous demande une chose, c'est de ne pas vous censurer. C'est le moment de mettre absolument tout ce dont vous rêvez, tout ce que vous avez envie d'avoir, tout ce que vous aurez accompli, et aussi tout ce que vous aurez en termes éventuellement de possession matérielle. C'est important de mettre tous ces éléments, parce que si vous commencez à vous brider à cette étape, l'exercice n'a plus de valeur. Donc allez-y, lâchez-vous. Une fois que vous avez fait ce descriptif, et généralement il y a beaucoup, beaucoup de choses, il va falloir faire passer ce descriptif à travers plusieurs filtres. Le premier, c'est de vous demander quels sont les moments qualitatifs qui vous ont marqué ces derniers temps dans votre quotidien actuel. Qu'est-ce qui vous plaît vraiment ? Est-ce qu'il y a des moments que vous avez passés qui vous ont apporté de l'énergie ? Est-ce que c'était au travail ? Le travail que vous faites, est-ce qu'il vous plaît ? Les missions que vous faites, est-ce qu'elles vous donnent de l'énergie ? Est-ce qu'elles vous stimulent intellectuellement ? Est-ce que sur votre temps libre, le fait d'effectuer certains loisirs vous donne de la satisfaction ? Le fait d'être en contact avec la nature, ça vous plaît ? Est-ce que c'est plutôt les moments en famille ? Est-ce que c'est le fait de lire régulièrement ? Et vous allez ajouter ces moments agréables, ces moments qualitatifs dans votre descriptif de vie. S'ils n'y sont pas déjà, il faut qu'ils y figurent. Le deuxième filtre, ça va être l'inverse. Ça va consister à lister les moments désagréables ou les moments qui ont drainé votre énergie ou qui ont généré du stress inutile. Par exemple, des situations au travail. Alors, au travail, il y a parfois des choses désagréables, mais si c'est sur une base constante, ça veut dire que l'environnement de travail dans lequel vous êtes n'est pas quelque chose de viable sur le long terme, et donc ça veut dire qu'il faut enlever cette partie-là de votre descriptif de vie idéale. Alors, ça ne veut pas dire qu'il faut supprimer le travail, mais ça veut dire qu'il faut considérer un autre environnement de travail. Si, par exemple, dans votre vie actuelle, les longs trajets en voiture vous épuisent, Faites attention à ne pas avoir construit votre vie idéale autour d'un mode qui implique de faire de longs trajets en voiture ou de longs trajets en transport en commun. Typiquement, un logement en banlieue parisienne avec un travail à Paris-Centre implique généralement des longs trajets en transport en commun. Si c'est quelque chose qui vous draine, il va falloir envisager soit d'avoir un lieu de travail qui soit proche de chez vous, voire chez vous. soit envisager de vivre à proximité de votre travail. Si c'est dans Paris-Centre, envisagez un logement dans Paris-Centre. Troisième filtre, et c'est le plus important parmi tout ce que vous avez décrit, qu'est-ce qui vient vraiment de vous et qu'est-ce qui a été conditionné de l'extérieur ? Notamment par les réseaux sociaux, par les médias, par la publicité, par les influenceurs ou par des personnes dont vous avez pu faire la rencontre de manière occasionnelle. Je vais vous donner un exemple très caricatural. Si dans votre ambition, à 5 ans, vous avez écrit vouloir vivre à Dubaï, alors que vous n'y avez jamais mis les pieds, posez-vous honnêtement la question, est-ce que c'est vraiment un désir fort de votre part ? D'où ça vient d'ailleurs ? Est-ce que ça vient vraiment de vous ? Alors j'ai précisé, si vous n'avez jamais visité Dubaï, c'est sans doute que ça a été influencé par les réseaux sociaux, par les médias, alors quoique la situation géopolitique actuelle fait que c'est peut-être moins enviable d'aller vivre là-bas, mais... Pendant une période, c'était l'Eldorado de beaucoup de personnes. Mais des destinations à la mode de ce type peuvent faire partie des désirs qui sont socialement conditionnés. Donc demandez-vous, pour chacun des éléments que vous avez inscrits dans votre descriptif de vie idéale, est-ce que c'est vraiment ce que vous voulez, ou est-ce que c'est juste une image qui vous a été vendue en boucle par les réseaux sociaux, qui vous avez intégré malgré vous ? Je ne dis pas que c'est mal de vouloir vivre à Dubaï. avoir une voiture de luxe, aller au restaurant Michelin toutes les semaines, je dis juste, demandez-vous d'où ça vient. Est-ce que ça vient de vous ou est-ce que ça a été conditionné par des images que vous consommez à répétition ? Autre exemple, j'ai une élève qui, en faisant cet exercice, avait mis dans son descriptif le fait qu'elle voulait s'acheter un SUV de marque allemande, parce qu'elle l'avait vu chez une personne qu'elle admirait. Pour elle, c'était devenu le symbole de la réussite. ça venait d'une influence extérieure. Elle l'avait vue chez une femme qu'elle admirait. La vraie question, c'est si, par exemple, vous avez mis, vous aussi, dans votre descriptif de vie idéale, le fait de posséder un certain type de voiture, en général une voiture plutôt onéreuse parce que ça fait gonfler la facture, est-ce que cette voiture, elle vous fait vraiment envie ? À vous. Et sur la voiture, je m'arrête un instant parce que ça représente un poste budgétaire important, mais posez-vous la question, si vous avez mis une voiture dans votre descriptif de vie idéale, pourquoi est-ce que vous avez mis ça ? Est-ce que c'est parce que vous aimez conduire ? Est-ce que c'est parce que la mécanique, les sports automobiles, ça vous intéresse ? Si c'est le cas, allez-y. Si ça n'est pas le cas, si c'est juste pour l'image que ça renvoie, que vous espérez renvoyer, je vais vous dire que vous allez être déçus. D'ailleurs, conseil pratique, si vous avez un doute sur un objet de désir de ce type, notamment la voiture, allez en concession faire un essai. Il fut un temps, je voulais m'acheter une Mercedes classe A. Je suis allée dans une concession, je demandais à essayer la voiture. J'ai fait quelques tours de quartier avec, avant de me rendre compte que je ne prenais aucun plaisir à conduire ce type de voiture. Déjà, je trouvais que les sièges étaient notoirement inconfortables. Je ne voyais pas la différence en termes de... service rendu en comparaison avec la voiture que j'avais à ce moment-là, qui était une vieille Citroën C4, qui avait 200 000 km. Concrètement, c'était un véhicule qui m'emmenait d'un point A à un point B. Donc j'ai vite renoncé après ces quelques tours de pâté de maison à m'acheter une Mercedes classe A. Donc je vous invite, c'est un bon exercice, je vous invite à le faire si jamais vous ambitionnez de vous acheter une voiture. Faites un essai, conduisez la voiture, voyez si vous y prenez plaisir. Et surtout, vous voyez si une semaine après, le souvenir vous fait toujours vibrer ou s'il est déjà éteint. Et c'est un excellent révélateur. Même raisonnement pour le logement. Si dans votre vie idéale, vous avez mis un logement de 200 mètres carrés, alors que vous projetez de vivre en couple sans enfants, demandez-vous pourquoi ? À quoi ça va vous servir concrètement ? Et est-ce que ce n'est pas juste une représentation de ce que vous pensez que la réussite doit ressembler ? Ce ne sont pas des injonctions de ma part, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse à ces questions. Je vous pose juste les questions et c'est à vous d'y répondre. Quatrième filtre, là on arrive sur un point plus profond qui est la question, une distinction fondamentale entre les besoins et les désirs. Parce que quand vous faites cet exercice, vous allez vous rendre compte qu'une partie importante des choses que vous avez listées, ce ne sont pas des besoins, ce sont juste des désirs. Et c'est une distinction qui est fondamentale. Un besoin, c'est une exigence née d'un sentiment de manque. Un besoin, c'est une chose considérée comme nécessaire à l'existence. C'est la définition. Et pour bien comprendre, je vous renvoie à la pyramide de Maslow. Abraham Maslow est un psychologue américain qui a élaboré une théorie qui porte maintenant son nom. Et il a décomposé nos besoins en plusieurs étages, qui composent une pyramide. À la base de cette pyramide, il y a les besoins primaires, physiologiques. comme s'alimenter, dormir, se reposer. Au-dessus, il y a le besoin de sécurité, donc vivre à l'abri, aussi bien des intempéries que des agressions extérieures. Au-dessus, encore, il y a le besoin d'appartenance, se sentir membre, appartenir à un groupe. Encore au-dessus, on retrouve le besoin d'estime, qui correspond à se sentir aimé, reconnu. Et tout en haut, il y a le besoin d'accomplissement, qui revient à se réaliser, à accomplir des choses, à faire des actions qui nous donnent ce... sentiment d'être pleinement satisfait. Le problème, c'est qu'on confond très souvent nos désirs avec nos besoins. La voiture allemande dont je parlais, en réalité, et c'est le cas de toutes les voitures, en particulier les voitures issues d'une certaine marque, derrière lesquelles on met beaucoup de représentations et d'affects, en réalité, la voiture, c'est souvent un besoin d'estime déguisé. On se dit, si j'ai cette voiture, si je roule dans cette voiture, on va m'admirer, on va me respecter. Alors qu'en réalité, on n'a pas besoin de cette voiture. On a juste besoin de l'estime qu'on pense que ça va nous apporter. Et en l'occurrence, il y a des moyens infiniment moins onéreux de combler un besoin d'estime que d'acheter une voiture à 50 000 euros. Alors, on a défini ce qu'était le besoin, mais le désir, à l'inverse, si je prends la définition, c'est la tendance qui porte à vouloir obtenir un objet connu ou imaginé. Le désir est un sujet qui a été étudié par le philosophe Arthur Chopin Noir, qui a écrit quelque chose qui résume parfaitement cela. Il disait, je cite, Le désir satisfait fait place aussitôt à un nouveau désir. Le premier est une déception reconnue, le second est une déception non encore reconnue. La satisfaction d'aucun souhait ne peut procurer de contentement durable et inaltérable. C'est comme l'aumône qu'on jette à un mendiant, elle lui sauve aujourd'hui la vie pour prolonger sa misère jusqu'à demain. Fin de citation. Autrement dit, la satisfaction d'un désir, elle est toujours temporaire. Quand vous courez après un désir et que vous parvenez à le satisfaire, eh bien, vous allez obtenir une satisfaction temporaire et quand cette satisfaction va s'évaporer, eh bien, un nouveau désir va prendre sa place. jusqu'à ce que vous lui donniez satisfaction, etc. Et donc c'est une quête sans fin. A l'inverse, la satisfaction d'un besoin, elle est durable. Donc à la lumière de ce qui vient d'être dit, dans votre descriptif de vie idéale, faites le tri, identifiez ce qui relève du vrai besoin et ce qui relève du désir conditionné. Et là, faites vraiment le tri, ce n'est pas parce qu'un objet remplit un besoin que le fait d'acquérir cet objet est vraiment en soi un besoin. L'objet, c'est un désir. Le besoin qu'il y a derrière, il faut l'identifier, mais ça veut dire que vous pouvez potentiellement combler ce besoin avec autre chose qu'avec l'objet que vous lui avez associé. Par exemple, j'en reviens encore à ma voiture et aux besoins d'estime. Un besoin d'estime, ça peut être comblé, non pas en achetant dans une concession un morceau de tôle de 3 tonnes, mais par exemple en étant entouré en ayant un cercle d'amis et en ayant une relation amoureuse enrichissante. Voilà comment vous pouvez combler un besoin d'estime de manière, on va dire, plus économique et plus satisfaisante sur la durée, on va dire. Et ce tri, il est important parce que l'étape suivante, c'est celle du chiffrage. Et c'est là que ça devient intéressant parce que c'est là qu'on voit concrètement à quel point notre champ connu des possibles est limité. Donc une fois que vous avez fait ce tri, que vous avez élagué, l'étape suivante va consister à faire les comptes et donc à calculer ce que coûte mensuellement votre train de vie idéal en net après impôt. Et là, si vous vous êtes vraiment lâchés et que vous n'avez pas bien fait le tri derrière, vous allez arriver à des sommes élevées ou qui vous paraissent élevées plutôt. En général, si vous avez fait le tri correctement, ça réduit quand même la facture et c'est pour ça que c'est important de faire le tri et on va voir pourquoi. calculer ce que coûte mensuellement votre train de vie idéal en net après impôt, puis en annuel net, et enfin vous allez le traduire en annuel brut. Dans tous les cas, quelle que soit la somme et l'échelle de temps, vous allez sans doute paniquer, je vous le dis. Parce que souvent, on tombe sur des montants de l'ordre en fonction des personnes et de la manière dont vous avez envisagé votre vie dans 5 ans, on peut aboutir à des chiffres qui... qui peuvent être de l'ordre de 5 chiffres mensuels, et donc par conséquent 6 chiffres annuels. Et la première réaction quand on voit ces chiffres, on se dit « Ah, ça n'est pas possible, ça n'existe pas, je n'arriverai jamais à atteindre ce revenu-là. » Alors déjà, arrêtez-vous si jamais vous vous êtes dit ça, et demandez-vous qui vous a dit que ça n'existait pas. Parce que moi, je peux vous assurer que ça existe, j'ai des gens de mon entourage dont c'est le cas, alors ça n'est pas le mien. Comme vous le savez, je suis un purpre. produits du service public, encore à mon niveau de grade, je ne pouvais pas atteindre ces niveaux de rémunération-là, mais en fin de carrière, et notamment sur des affectations internationales, j'aurais pu les atteindre si tenté que j'ai poursuivi une carrière militaire beaucoup plus longue, mais bon, on n'est pas là pour parler de moi. Mais ce que je veux vous faire comprendre, c'est que attention à ce piège quand vous vous dites « ce n'est pas possible » , déjà, vous êtes en train de vous mettre un plafond de verre auto-limité. Ensuite, vous êtes en train de penser à un salaire. Je suis sûre que vous vous êtes dit un salaire. De ce niveau-là, ça n'existe pas. Il n'y a aucun moment, je ne vous ai parlé de salaire. Je vous ai parlé de revenu, de rentrée d'argent mensuel net. Et le revenu, c'est beaucoup plus large que le salaire. Le revenu, ça inclut les revenus du travail, donc les salaires, mais aussi les revenus du capital, les revenus immobiliers et les revenus d'activité entrepreneuriale. Rien ne vous empêche, dans le champ des possibles, combiné plusieurs sources de revenus, et donc d'avoir des revenus globaux qui soient plus élevés que ce que vous aviez imaginé jusque-là. Avant d'aller plus loin, si vraiment le chiffre vous impressionne, il faut comprendre une chose fondamentale, c'est ce que j'appelle le triptyque temps-argent-énergie. Ces trois ressources sont trois ressources qui sont en interaction permanente et qui obéissent à une règle simple. Pour en obtenir une, il faut investir les deux autres. Il faut dépenser les deux autres. Par conséquent, si vous voulez beaucoup d'argent, il va falloir investir beaucoup de temps et beaucoup d'énergie. Si vous voulez du temps, il va falloir investir beaucoup d'argent et beaucoup d'énergie. Par exemple, de l'argent pour vous offrir des services qui libèrent du temps, une emploi, une maison, un chauffeur ou le fait de prendre des taxis. Et de l'énergie pour organiser cela. Et si vous voulez avoir de l'énergie, vous allez devoir investir du temps et de l'argent. De l'argent pour une bonne alimentation, des soins médicaux, une bonne literie et du temps. pour dormir, pour faire du sport, pour préserver une certaine hygiène de vie. Voilà comment fonctionne le triptyque. Et c'est important que vous le compreniez bien parce que vos objectifs, notamment l'objectif financier qu'on vient de définir, il s'inscrit dedans. Et si vous visez des revenus élevés ou qui sont élevés en comparaison avec vos revenus actuels, il va falloir accepter que pour les atteindre, pour atteindre votre objectif, ça va vous coûter du temps et de l'énergie. Et ça va vous coûter d'autant plus de temps et d'énergie que vos objectifs sont élevés. Ça, il faut bien le comprendre. Donc, dans la somme que vous avez définie, dans la somme à laquelle vous avez abouti, demandez-vous si vous êtes prête à faire l'effort en investissement temps et en investissement énergie pour atteindre cela. Et si ça n'est pas le cas, eh bien là, oui, vous pouvez éventuellement réduire vos ambitions. Alors toujours en adossant une somme à quelque chose de tangible, donc pas forcément en baissant la somme en elle-même, mais peut-être en réduisant. Souvent le plus gros poste de dépense, c'est le logement. Encore une fois, si vous aviez envisagé un logement de 200 m², peut-être qu'un logement plus petit de 100 m², ce qui est déjà une surface honorable, sera peut-être plus raisonnable au regard de l'investissement financier que ça va demander. Et si vous voulez vraiment une villa de 200 m², allez-y en conscience, mais sachez que ça va vous demander plus de ressources, plus d'énergie, plus de temps à investir pour générer l'argent qui va vous permettre de faire l'acquisition de ce type de biens. Maintenant qu'on a défini cela, on peut passer à l'étape suivante, et là ça va consister à se fixer précisément des objectifs, et ce au nombre de trois. En général, je vous recommande, puisqu'on est dans une perspective d'ascension sociale, de se fixer un objectif dans le domaine de la carrière professionnelle, un objectif en termes financiers, en termes de revenus et ou de patrimoine, et un troisième objectif Ausha qui peut être un objectif de réseau, de mode de vie ou un objectif personnel. Et ces trois objectifs, vous allez les formuler selon la fameuse matrice SMART, Je le rappelle, qui signifie spécifique, mesurable. atteignable, réaliste et temporellement défini. Les points les plus importants, c'est spécifique, mesurable et temporellement défini. Alors le A vaut pour atteignable, mais parfois pour ambitieux. Bon, on est ici dans un podcast qui s'appelle « Élégance et ambition » , donc on n'a pas besoin de le rappeler. Le A peut aussi vouloir dire les actions, mais ça on va le voir après. Mais le plus important, retenez, c'est de définir des objectifs qui soient spécifiques, mesurables. L'idée, c'est de définir des objectifs dont vous savez si oui ou non vous les avez atteints. Par exemple, je veux devenir riche, ça n'est pas un objectif smart, ça n'est pas un objectif spécifique et mesurable, parce que ça veut dire quoi, devenir riche ? Il y a des personnes pour qui gagner 3000 euros par mois, ça veut dire être riche. Mais pour un polytechnicien qui sort d'école, 3000 euros par mois, ce n'est pas être riche. C'est quelque chose de très relatif, ça n'est pas objectivement durable. Donc choisissez, et on a parlé de finances à l'instant, donc choisissez par exemple pour la partie financière, choisissez un objectif qui soit chiffré, même si ça vous fait peur. Et un objectif défini selon cette matrice SMART, ça ressemblerait par exemple à « je veux atteindre 5000 euros net par mois de revenu d'ici 5 ans » . C'est précis, c'est mesurable, on sait si oui ou non vous avez passé la barre des 5000 euros net, on sait que c'est un revenu mensuel. et on a la date limite d'ici 5 ans. C'est précis, c'est mesurable et c'est daté. Même chose pour vos objectifs professionnels, définissez le poste ou à défaut le niveau hiérarchique, le niveau de responsabilité que vous voulez atteindre et encore une fois avec un horizon de temps défini. Et également attention à la cohérence entre vos trois objectifs. Admettons que vous soyez employé polyvalent dans la restauration rapide, si votre objectif c'est de rester. employé polyvalent dans la restauration rapide en visant 10 000 euros net par mois de revenus, il y a clairement un problème de cohérence. Je prends un exemple extrême, mais gardez dans la définition de vos objectifs cette cohérence entre les objectifs professionnels et les objectifs financiers, puisque l'un et l'autre vont s'alimenter et on va voir pourquoi et comment. L'idée, c'est que vos trois objectifs se renforcent entre eux et s'alimentent les uns les autres. Et une fois que vous avez défini ces trois objectifs, vous allez les théoriser. Pourquoi ? Parce que dans la réalité, vous n'aurez pas toujours le temps de tout faire en parallèle. Et le fait de prioriser, ça permet de savoir, en cas d'arbitrage, en cas de manque de temps, sur quoi concentrer son énergie en premier. Alors il y a plusieurs manières de prioriser ces objectifs. Donc je le rappelle, on a trois objectifs SMART. Donc l'enjeu, c'est de savoir dans quel ordre on les classe. Et la première manière de les prioriser, c'est la manière rationnelle. Et là, vous allez placer vos objectifs en fonction de deux critères. D'une part, l'impact sur votre ascension sociale. Est-ce que ça va avoir un impact fort, moyen ou faible ? Et l'effort que ça va vous demander. Est-ce que ça va vous demander un effort élevé, un effort moyen ou un effort modéré ? Et une fois que vous avez défini les niveaux d'impact et d'effort que ça va avoir et vous demander, vous allez mettre en premier, vous allez prioriser l'objectif. qui a le plus fort impact et qui nécessite l'effort le plus faible. Je vais vous donner un exemple pour que vous compreniez. Imaginons que vos trois objectifs soient les suivants. 5 000 euros net par mois d'ici 5 ans. Ensuite, autre objectif, devenir manager senior dans la société dans laquelle vous travaillez d'ici 3 ans. Et intégrer un cercle professionnel, un cercle de réseau professionnel prestigieux d'ici 18 mois. Dans ce cas, l'objectif réseau... Le dernier dont on a parlé, c'est un objectif qui a un impact très fort sur votre ascension, mais qui demande un effort plutôt modéré. Et donc, si vous m'exposiez ces objectifs, je vous recommanderais de le mettre en numéro 1. L'objectif carrière, il a un impact fort et il demande un effort élevé à moyen, puisque vous êtes déjà en poste dans votre entreprise, donc il vous suffit de gravir les échelons. Mais il va vous demander un peu plus d'effort parce qu'il prend plus de temps que le précédent. Donc, je vous recommanderais de le mettre en deuxième objectif. en objectif secondaire, et l'objectif financier, à supposer que vous partiez d'un revenu mensuel net de 2000 euros, ça va avoir un impact très fort, mais l'effort pour l'atteindre va être beaucoup plus élevé. Et donc je le mettrai en numéro 3. Et vous remarquerez une chose, c'est que ces objectifs, ils s'alimentent les uns les autres. C'est-à-dire que le réseau ouvre les opportunités de carrière, la carrière ouvre une opportunité de hausse de revenu. Là, on voit que les objectifs se télescopent. Et souvent, c'est l'idéal quand vous définissez trois objectifs et que le premier permet d'accomplir le second et le second permet d'accomplir le troisième, c'est l'idéal. Alors, ce n'est pas toujours le cas, mais souvent, si vous avez bien travaillé, c'est ce qu'il se passe. Deuxième manière de prioriser, c'est l'intuition. Si vous avez une préférence claire pour un de vos trois objectifs, eh bien, suivez votre intuition. La motivation, c'est quelque chose de fluctuant, mais ça reste quand même un facteur clé. Et mieux vaut avancer avec une bonne énergie sur un objectif qui est imparfaitement priorisé que de s'enliser sur un objectif qui paraît rationnellement prioritaire mais qui vous attire moins que les autres. La question à vous poser si vous choisissez cette méthode de classement intuitive, c'est la suivante. Si vous ne pouviez choisir qu'un seul objectif, qu'un seul de ces trois objectifs que vous avez définis, lequel choisiriez-vous ? Et cette question, elle révèle souvent l'évidence. Avec cela, vous avez maintenant trois objectifs. ambitieux et priorisé. Et c'est déjà un grand pas de fait. Mais il reste une étape essentielle pour que ça ne reste pas dans le domaine du rêve. Parce qu'une fois que vous avez vos trois objectifs à cinq ans, vous n'avez fait que la moitié du chemin. Parce qu'un objectif qui reste à cinq ans... Alors, point de précision, quand je dis cinq ans, j'ai précisé à un moment, ça peut être cinq à dix ans. Si jamais vos objectifs financiers vous paraissent très ambitieux, presque de l'ordre de l'inatteignable, mettez un horizon de temps plus long. notamment 5 chiffres mensuels nets, mettez un horizon de temps à 10 ans si besoin, 7 ans, 8 ans, peu importe, mais mettez quelque chose qui soit suffisamment long pour que, encore une fois, ça soit atteignable. Encore une fois, il n'y a pas d'objectif trop ambitieux, il n'y a que des dates limite irréalistes. Mais revenons-en à nos moutons, et un objectif, qu'il soit à 5 ans ou à 10 ans sans déclinaison, ce n'est pas un objectif, c'est un rêve. Et pour qu'il devienne réalité, il faut une trajectoire, et donc il faut le décliner en une feuille de route. Et c'est l'objet de cette dernière partie. Pour cela, on va s'appuyer sur un ouvrage que je vous recommande de lire qui s'appelle The One Thing de Gary Keller et Jay Papazian. Et l'idée, c'est de décliner vos objectifs ambitieux en une cascade d'objectifs intermédiaires sur des horizons de temps intermédiaires. Le principe, il est simple. Vous prenez votre objectif à 5 ans et vous le déclinez en objectif intermédiaire sur des échelles de temps de plus en plus proches du jour présent. Concrètement, qu'est-ce que ça donne ? bien sûr. Vous avez défini un objectif à 5 ans, et bien ça va appeler un objectif à 3 ans, puis un objectif à 1 an, puis un objectif à 6 mois, puis à 3 mois, à 1 mois, à 1 semaine, et finalement à 1 jour. C'est-à-dire quelque chose que vous devez accomplir d'ici la fin de la journée ou d'ici demain. Et surtout quand vous vous fixez ces jalons intermédiaires, savoir ce que vous devez avoir accompli, ce que vous devez avoir fait sur ces échéances-là, posez-vous la question suivante. Quelle est l'unique chose que vous pouvez faire de telle sorte qu'en la faisant, tout le reste deviendra plus facile ou inutile ? Je répète qu'elle est l'unique chose que vous pouvez faire de telle sorte qu'en la faisant, tout le reste deviendra plus facile ou inutile. Et c'est la question que vous devez vous poser sur ce que vous devez avoir accompli sur les différents jalons, sur les différentes échéances. Et en appliquant cette méthode avec une déclinaison de vos objectifs à chaque échéance de temps, en particulier sur l'échéance la plus courte qui est celle de la journée, ça veut dire qu'à chaque journée, chaque jour, vous savez exactement quelle action définir. puis effectuer pour rester aligné avec votre objectif à 5 ans. Cette mécanique, elle fonctionne pour 3 raisons. La première, c'est qu'elle rend l'ambition tangible. Tant que votre objectif est à 5 ans, il reste abstrait, lointain, presque de l'ordre de l'irréel. Mais quand vous savez que pour y arriver, vous devez accomplir telle chose précise aujourd'hui, et bien là, ça devient beaucoup plus concret. Deuxième raison, ça réconcilie l'horizon long et l'action quotidienne. L'horizon long, c'est la vision, c'est ce qui vous inspire, c'est ce qui donne le sens, mais l'action quotidienne, c'est ce qui transforme. Sans l'un, l'autre ne sert à rien. Avoir une vision sans plan d'action, c'est rêvasser, mais avoir un plan d'action sans vision, c'est s'agiter dans le vide. Et le fait d'avoir une cascade temporelle entre les deux, ça relie ces deux éléments. Et troisième raison, ça vous protège de la procrastination et du découragement, parce qu'à tout moment, vous pouvez vous dire, très bien, j'ai mon objectif du jour et donc je le fais. En général, si vous faites bien les choses, un objectif à une journée, c'est quelque chose de tout à fait réaliste, versus un objectif à 10 000 euros par mois, ça peut paraître hors de portée, ça peut paraître être une montagne, mais si vous faites la petite action qui va vous amener progressivement vers cet objectif, eh bien, sans que vous ne vous en rendiez compte au quotidien et sur le long terme, ça va vous amener vers votre objectif. Dans ces cas, pas besoin d'avoir une énergie de marathonien tous les jours, il faut juste effectuer l'action simple. qui rend tout le reste beaucoup plus facile ou inutile. Je vous donne un exemple concret de cascade temporelle à partir d'un objectif ambitieux. Imaginez que votre objectif à 5 ans soit de gagner 5000 euros net par mois de revenu salarié, alors qu'à l'heure actuelle vous êtes à 2000 euros mensuels net. Comment on décline ça ? Eh bien à 3 ans, votre objectif pourrait être de viser 3500 euros net par mois, ce qui supposerait un changement de poste ou une promotion significative. Ah ! un an, votre objectif pourrait être de viser un nouveau poste à 2800 euros par mois, ce qui supposerait encore une fois d'avoir une promotion peut-être au rang ou au grade inférieur. À six mois, vous pourriez vous dire que l'objectif serait d'avoir candidaté à un nombre précis de postes correspondant à cette cible. À trois mois, d'avoir contacté un certain nombre, défini précisément, de personnes clés dans votre réseau pour prendre des informations sur le poste que vous aurez visé à six mois. À un mois, votre objectif pourrait être d'avoir actualisé votre CD, refait votre profil LinkedIn et identifié ces personnes clés à contacter dans votre réseau. À une semaine, votre objectif pourrait être d'avoir accompli deux à trois actions concrètes dans vos objectifs à un mois. Et à un jour, vous pouvez choisir une de ces deux actions. Par exemple, juste avoir refait votre profil LinkedIn à l'échelle d'une journée, c'est quelque chose de tout à fait réalisable. Alors c'est un exemple parmi tant d'autres, j'aurais pu faire d'autres propositions, mais dans tous les cas, vous voyez qu'on est passé d'un rêve abstrait à 5 ans, à une action concrète à poser et à effectuer dans la journée, voire dans l'heure qui vient. Et c'est ça la force de la méthode. On en arrive au terme de ce long épisode, et avant de vous laisser, je veux qu'on récapitule ensemble les points essentiels, parce qu'on a couvert beaucoup de terrain. Premier point, votre niveau d'ambition est en très grande partie le produit de votre conditionnement social. notamment un champ des possibles qui est méconnu, de l'autocensure, des plafonds de verre qui sont imposés par la société ou par vous-même. Et le simple fait de prendre connaissance, conscience de ces mécanismes, c'est déjà commencer à les dépasser. Deuxième point, on a vu la méthode pour se fixer des objectifs ambitieux, elle suit une logique précise, à savoir visualiser sa vie idéale sur une échelle long terme de 5 à 10 ans, puis faire passer ce descriptif à travers plusieurs filtres, notamment distinguer ses besoins de ses désirs. puis chiffrer son train de vie idéal, et enfin définir des objectifs smarts et les prioriser. Et troisième point, c'est la déclinaison en un plan d'action à travers la méthode de la cascade temporelle inspirée de l'ouvrage de One Thing. Et c'est ce qui transforme un objectif long terme qui peut paraître inatteignable en une feuille de route opérationnelle. Ce dernier point, c'est sans doute le plus important parce que sans cela, vos objectifs restent au stade de rêve. Si vous ne deviez retenir qu'une seule chose de cet épisode, ce serait la suivante. La véritable ambition n'est pas une question de tempérament, c'est une question de méthode, et dans une certaine mesure d'environnement. Vous n'êtes pas né avec un plafond de verre au-dessus de la tête, on vous en a installé un, et vous avez le droit, et même le devoir, si vous voulez progresser socialement, de démolir ce plafond de verre. C'est précisément ce que je m'emploie à faire avec vous à travers tous les épisodes de podcast que je publie sur une base hebdomadaire. Et c'est également le travail que l'on fait dans mon programme de mentorat et d'accompagnement Athéna. Alors Athéna, ce n'est pas juste une formation en ligne, je le précise. Il y a cet aspect mentorat, puisqu'il y a du mentorat collectif et individuel avec moi-même. Et surtout Athéna, c'est un réseau de femmes ambitieuses avec lesquelles vous pouvez échanger et avec lesquelles vous allez... partager un certain nombre d'ambitions et notamment si vous avez défini des ambitions qui vous paraissent peut-être hors de portée après avoir fait cet exercice-là, dans cet épisode de podcast si vous l'avez appliqué consciencieusement et bien Athéna, c'est le lieu où vous allez pouvoir cultiver nourrir votre ambition et vous diriger vers elle dans un cadre dans lequel ce sera encouragé. Si vous voulez être informé de la prochaine ouverture du programme, encore une fois je vous invite à rejoindre la liste d'attente, le lien est dans la description de cet épisode. Merci infiniment d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Pensez à vous abonner pour être sûr d'être informé de la sortie des prochains épisodes. Et si cet épisode vous a plu, je vous invite à laisser un commentaire et une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. Et quant à moi, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une excellente journée ou une excellente soirée. Et je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode d'élégance et ambition.