Speaker #0Bienvenue dans Élégance et Ambition. Je m'appelle Thalia et après plusieurs années à décrypter les codes de la classe aisée, j'aide désormais les personnes ambitieuses à gravir l'échelle sociale tout en restant fidèles à elles-mêmes. Ici, on parle d'élégance, de savoir-être et de conseils pratiques pour naviguer dans les cercles les plus prestigieux. Dans ce podcast, je vous partage tout pour transformer vos ambitions en actions concrètes et vous accompagner pas à pas dans votre quête de réussite sociale. Alors installez-vous confortablement et laissez-vous inspirer. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode d'élégance et ambition, et aujourd'hui nous allons aborder un sujet qui revient très fréquemment dans les messages que vous m'écrivez sur Instagram. Et puisqu'on parle d'Instagram, j'en profite pour parler des différents médias sur lesquels vous pouvez me retrouver. Sur Instagram, c'est tout simplement ascension.social, vous retrouverez le lien dans la description. Mais ce n'est pas le média que je vous recommande de consulter, puisque si vous me connaissez, vous savez que je préfère le contenu profond et intellectuel. Ça tombe bien, il se trouve que je propose cela sous deux formats. Tout d'abord celui que vous écoutez présentement, à savoir le podcast. Je vous invite donc à vous abonner si ce n'est pas déjà fait, ainsi qu'à laisser un commentaire et une note 5 étoiles si vous appréciez ces épisodes. Et si vous me découvrez en date d'aujourd'hui sur cet épisode, je vous invite tout d'abord à écouter ce que j'ai à dire. Et ensuite, si cela vous a apporté quelque chose, si vous avez appris quelque chose, eh bien d'apporter un commentaire et une note à la hauteur de votre appréciation. De préférence 5 étoiles si ça vous a plu. Deuxième média, c'est la lettre d'information dont vous retrouverez le lien dans la description. Et si vous souhaitez aller encore plus loin, je propose un programme de mentorat et d'accompagnement que j'ai baptisé Athéna. qui est accessible sur candidature et dont les portes ne sont pas toujours ouvertes. Donc si vous voulez être informé de l'ouverture des portes, je vous invite à vous inscrire à la liste d'attente. Le lien sera également dans la description. Maintenant que l'on a fini ces présentations, on va pouvoir plonger dans le vif du sujet, à savoir des demandes récurrentes, des questionnements récurrents que je vois à travers les messages que vous m'écrivez. Il y a une demande qui revient sous des formulations différentes mais qui est toujours la même au fond, c'est... Comment on fait pour se constituer un réseau influent ? Comment on fait pour nouer des relations avec des personnes qui sont socialement établies, socialement bien implantées, qui ont des métiers prestigieux comme des avocats, des médecins, comme le maire de sa ville ? Comment est-ce qu'on fait pour rencontrer des personnes qui ont du pouvoir, de l'argent ou des relations ? Et puis cette première question, elle s'accompagne presque toujours d'une deuxième demande qui est en réalité une crainte, c'est comment est-ce qu'on fait tout ça sans se trahir, sans renier qui on est, sans devenir quelqu'un qu'on n'est pas ? Parce que c'est ça qui inquiète, vous voulez monter dans la hiérarchie sociale à travers le réseau, mais vous ne voulez pas devenir une caricature de ce que vous critiquez avant, vous ne voulez pas être perçu comme un arriviste, comme quelqu'un qui s'accroche, comme quelqu'un qui profite, comme un profiteur tout simplement. Ce n'est pas pour rien que ce terme a une connotation péjorative. Et puis, il y a une troisième question que j'ai reçue récemment, qui m'est arrivée également par message privé, qui complète très bien la première, c'est comment est-ce qu'on fait pour trouver des personnes qui partagent nos valeurs, qui sont à un stade supérieur au nôtre en termes d'évolution sociale, pour nous tirer vers le haut ? Et cette question, je la trouve très pertinente parce qu'elle dit quelque chose de très juste sur ce qui est vraiment un réseau utile. Un réseau, ce n'est pas seulement un échange entre pairs, c'est aussi idéalement un cercle dans lequel certaines personnes sont déjà passées par là où vous voulez aller et qui, par leur seule présence, vous élèvent. Et là où j'ai eu du mal à répondre à cette question, parce que c'est très paradoxal, cette question du réseau, pour ma part, je me la suis très peu posée à titre personnel. Vraiment, pendant très longtemps, la construction d'un réseau n'a pas été une préoccupation consciente pour moi. Ça s'est fait naturellement, sans stratégie, sans que je ne m'en rende compte. Et je pense d'ailleurs que c'est la meilleure manière de se construire un réseau, mais on y reviendra. Et c'est seulement plus tard, le jour où j'ai compris ce que ce réseau représentait, que j'ai commencé à mettre en place des choses un peu plus conscientes. Alors quand je parle du fait que j'ai construit mon réseau naturellement, je ne vais pas faire le descriptif et l'étalage des fonctions, des titres et des grades des personnes qui constituent mon réseau. Ce serait très mal placé. Mais je pense pouvoir dire qu'aujourd'hui, un réseau qui est composé de personnes intelligentes, de personnes qui sont brillantes, et ce n'est pas pour me vanter moi que je les lis, c'est vraiment parce que je le pense. En tout cas, j'ai le sentiment d'être entourée de personnes avec qui j'ai une vraie connexion intellectuelle, morale, affinitaire, avec qui je m'entends bien globalement, sans pour autant avoir cherché en me disant voilà, cette personne, elle a un métier très statutaire, je veux absolument qu'elle soit dans mon réseau. Je n'ai pas du tout pensé à cela quand j'ai commencé à nouer des relations avec ces personnes. Et c'est justement cette tension-là que je veux explorer avec vous aujourd'hui. Je ne sais pas quel sera le titre exact de cet épisode de podcast, mais la manière dont moi je l'ai formulé pour préparer cet épisode, c'est comment se construire un réseau influent en restant authentique, en restant soi-même sans trahir qui on est. Et cette question, elle porte deux objets en réalité. Donc d'un côté, construire un réseau influent, et de l'autre, rester authentique. Et vous allez voir que ces deux objets, quand on les regarde de près, ils ne veulent pas pas tout à fait dire ce qu'on croit qu'ils veulent dire. Dans cet épisode, on va faire trois choses. D'abord, on va clarifier ce qu'est vraiment un réseau influent, parce qu'il y a énormément de fantasmes derrière ce mot. Ensuite, on va prendre la notion d'authenticité par les cornes, et je vais vous expliquer pourquoi à mes yeux c'est une notion piégeuse, voire même un faux problème. C'est un peu malsain quand on la pousse jusqu'au bout. Et enfin, on va parler de méthodes concrètes, de lieux, de démarches, qui fonctionnent vraiment quand on veut se construire un réseau. Et à l'issue de cet épisode, vous comprendrez pourquoi votre approche actuelle ne donne probablement pas les résultats que vous espérez. Vous saurez vous poser les bonnes questions avant même de chercher à rencontrer qui que ce soit. Et j'espère que vous repartirez avec des pistes concrètes pour passer à l'action. Commençons, rentrons dans le vif. Première chose, de quoi parle-t-on quand on parle de réseau influent ? Parce que c'est important de clarifier les termes et il faut qu'on s'accorde sur les mots. Parce que quand vous me dites que vous voulez un réseau influent, j'aimerais bien savoir ce que vous mettez derrière le terme influent. Et c'est rarement quelque chose qui a été bien clarifié, même dans votre propre tête. Souvent, derrière ce mot, il y a un fantasme, celui de copiner avec les puissants, avec des politiques, avec des industriels, des hauts fonctionnaires, des grands patrons, des avocats. Bon, pourquoi pas, mais ça, déjà, ça dépend de plusieurs paramètres très concrets, si vous voulez aller sur ce terrain-là. Le premier, si vous voulez avoir ne serait-ce qu'une chance d'avoir dans votre cercle des gens de cet acabit, c'est le contexte géographique. C'est-à-dire que si vous habitez dans un village de 200 habitants, on parlait de nouer des relations avec le maire de sa commune, vous allez pouvoir très facilement nouer une relation avec le maire de votre commune. Ça va être presque automatique, vous allez pouvoir le croiser au marché, lui dire bonjour à la kermesse de l'école, discuter avec lui à l'apparitif des voisins. En revanche, si vous habitez Paris, bon courage pour approcher Emmanuel Grégoire, qui est le nouveau maire de la capitale au moment où j'enregistre ce podcast, puisqu'il a sans doute un agenda de ministre, plutôt un agenda de maire de Paris. La première leçon à retenir de cela, c'est qu'un réseau influent, il se construit finalement toujours par rapport à un territoire, à un contexte. Si vous voulez développer un réseau, déjà il va falloir vous trouver dans les mêmes espaces géographiques que là où se trouvent des personnes influentes. à savoir dans les grandes villes, dans les grandes métroboles, et si possible, plutôt dans la capitale, en parlant de la France, bien entendu. Et je dis cela en pensant à des personnes, des abonnés, qui ont pu me dire « oui, mais moi je veux m'élever socialement, et je n'ai pas envie de déménager en ville, je suis bien à la campagne, moi je pense que c'est possible d'évoluer en habitant à la campagne » . Eh bien écoutez, si vous voulez évoluer en vous aidant notamment d'un réseau qui fait partie des composantes de l'évolution sociale, alors ce n'est pas une fin en soi, ce n'est jamais une fin en soi, mais c'est une aide non négligeable, rester à la campagne pour évoluer socialement, je ne vous cache pas que ça va être un peu compliqué. Du moins, vous aurez du mal à vous construire un réseau avec des personnes qui ont une certaine influence, sans aller jusqu'à avoir dans votre carnet de contacts des avocats ou des grands chefs d'entreprise. Mais si vous êtes à la campagne, vous limitez le nombre de personnes influentes que vous allez pouvoir rencontrer. C'est mathématique. La densité de population est beaucoup plus faible qu'en ville. Et les réseaux se constituent et se font et se rassemblent principalement dans les métropoles. Donc si vous restez à la campagne, vous pouvez oublier. Mais bon, ce n'est pas de ça que je voulais parler initialement. Je digresse. Revenons-en aux termes. La deuxième chose qu'il faut distinguer au sujet de la définition, c'est de distinguer le terme d'influent de célèbre. Parce que beaucoup de personnes, quand elles disent réseau influent, pensent en réalité célébrité. Et ce n'est pas forcément une bonne stratégie d'essayer de connecter avec des célébrités, parce que construire des relations avec des personnes qui ont déjà une grande notoriété, c'est extrêmement difficile. Pour une raison très simple, c'est que ce sont des personnes qui sont sursollicitées. Tout le monde veut une miette d'attention de leur part, et une personne célèbre, par la force des choses, ne peut pas accorder son attention à tous ses fans. Et c'est pour cette raison que quelqu'un de célèbre ne peut pas connecter avec ses fans. Elle va connecter avec d'autres personnes célèbres ou avec des gens qui lui sont objectivement utiles dans son écosystème. Mais gardez en tête que si une personne connue a déjà du mal à trouver du temps pour des proches qui comptent pour elle, je ne vois pas pourquoi elle trouverait du temps pour vous. Ça n'est pas méchant, mais c'est une réalité qu'il faut accepter. Pour une personne qui a construit sa célébrité, vous êtes quelqu'un d'insignifiant si vous n'étiez pas là à ses débuts avant qu'elle devienne célèbre. La meilleure manière de connecter avec une personne célèbre, c'est d'être célèbre vous-même. Ou alors c'est de parier sur quelqu'un qui n'est pas encore célèbre, mais qui va le devenir. Mais ça c'est un pari sur l'avenir et donc par définition c'est aléatoire. Là où je veux en venir, c'est que les personnes qui ont un haut statut social, qu'elles soient célèbres ou non, elles sont très demandées. Et donc par la force des choses, elles deviennent sélectives dans leurs relations. C'est la première chose à comprendre. Elles deviennent sélectives et ça, ça oblige à poser une question que personne n'a envie de se poser. C'est qu'est-ce que vous... qui voulait construire un réseau influent, vous avez à apporter à ces personnes. Pourquoi est-ce qu'elles vous choisiraient, vous, plutôt qu'une autre dans leur cercle de relations ? Parce que voilà ce qu'est un réseau, fondamentalement. Un réseau, ce n'est pas une collection de cartes de visite. Un réseau, c'est un écosystème de personnes qui disposent de ressources diverses et qui s'apportent mutuellement de l'aide, soit par leurs compétences, soit par leur carnet d'adresses. Plus le réseau est influent, plus il est capable de venir en aide rapidement et efficacement, et c'est ça la vraie plus-value. Et la contrepartie, c'est qu'il faut être capable d'offrir la même chose. Alors pas forcément exactement la même chose, mais une aide équivalente. Si vous arrivez dans un réseau les mains vides, sans ressources, sans compétences, sans contacts, eh bien vous n'avez tout simplement pas votre place dans cet écosystème. Ce n'est pas une question de mérite ou de morale, c'est juste une question de logique de fonctionnement. Et avant de passer à la deuxième partie, je veux ajouter une autre dimension, parce que jusqu'ici, je vous ai parlé du réseau comme un écosystème de réciprocité, c'est-à-dire un échange entre pairs, mais un réseau influent, au sens fort du terme, ce n'est pas seulement ça. C'est aussi un cercle dans lequel certaines personnes sont déjà à un stade au-dessus du vôtre, des personnes qui ont déjà fait une partie du chemin que vous voulez faire, des personnes qui ont déjà résolu des problèmes que vous êtes en train d'affronter, des personnes qui, par leur présence, peuvent vous aider et vous obliger à grandir. Et c'est quelque chose de très spécifique, parce que dans la vie, on a tendance à se niveler par les personnes qui nous entourent. On devient à peu près la moyenne des gens avec lesquels on passe le plus de temps. Cette fameuse Maxime qui dit qu'on est la moyenne des cinq personnes qu'on fréquente le plus. Et si votre entourage immédiat est stagnant, eh bien vous stagnez. Si les personnes autour de vous ont peur de réussir, vous aurez peur de réussir. Si elles sont dans la plainte, vous serez dans la plainte. C'est mécanique, on s'influence les uns les autres. A l'inverse, si vous fréquentez des personnes qui ont déjà l'état d'esprit que vous êtes en train de construire, qui ont déjà accédé au niveau social auquel vous aspirez, qui parlent comme vous voudriez parler et qui pensent comme vous voudriez penser, alors c'est là que quelque chose se passe, que les choses se mettent en route. Vous commencez à vous élever sans vous rendre compte. Vous absorbez leur comportement, leur manière d'être, leur manière de penser par capillarité. Mais attention, c'est là que la question prend toute son importance. Trouver des personnes en avance sur vous, c'est une chose. Trouver des personnes en avance sur vous qui partagent vos valeurs, c'en est une autre. Parce qu'on peut tout à fait s'élever socialement aux côtés de personnes brillantes professionnellement, mais dont les valeurs sont aux antipodes des nôtres. Et là, il y a deux scénarios. Soit vous vous reniez et vous finissez par devenir quelqu'un que vous n'aurez plus envie de regarder dans le miroir. Soit vous vous épuisez dans un cercle qui ne vous reconnaît pas vraiment et vous finissez par en partir épuisé en doutant de ce que vous aviez construit. La bonne question, ce n'est donc... pas seulement de savoir qui peut vous tirer vers le haut, c'est de savoir qui peut vous tirer vers le haut sur la trajectoire qui est vraiment la vôtre. On verra plus tard quand on parlera des lieux que ce n'est pas un hasard si certains endroits concentrent davantage un certain type de profil que d'autres. Mais retenez déjà la chose suivante, c'est qu'un réseau influent au sens fort du terme, ce n'est pas un réseau qui vous offre des contacts, c'est un écosystème de personnes qui partagent un certain nombre de valeurs, notamment l'entraide et la réciprocité. Et vous pouvez y trouver votre place à condition de comprendre ces concepts. Et c'est là qu'on arrive au deuxième mot un peu ambigu de cet épisode, à savoir l'authenticité. Le fait de rester soi-même, ne pas se trahir. Et honnêtement, si j'ai choisi ce titre, c'est parce que je sais que ça vous parle, je vois bien que c'est une angoisse récurrente. J'ai beaucoup réfléchi en préparation de cet épisode, et je dois vous dire que plus j'y réfléchis, plus je trouve que cette notion d'authenticité, elle veut tout et rien dire en même temps. et en plus poussée jusqu'au bout, elle n'est pas forcément saine. On va prendre les choses dans l'ordre. L'authenticité, qu'est-ce que c'est stricto sensu ? Si on prend la définition du dictionnaire, l'authenticité, c'est la sincérité des sentiments, la vérité d'un témoignage. Si on lit ce que l'on trouve sur la page Wikipédia sur l'authenticité, ça vaut ce que ça vaut, il est écrit qu'en philosophie, l'authenticité, c'est une vertu par laquelle un individu exprime avec sincérité et engagement ce qu'il est. E-S-T, du verbe être, ce qu'il est profondément. Sauf que ce qu'on est profondément, déjà, c'est quand même une question vertigineuse. Je me la suis posée à titre personnel récemment, de savoir qui je suis vraiment derrière les masques, derrière les façades. Et c'est très dur de répondre à cette question. Je vous invite à le faire si vous ne l'aviez pas déjà fait. Parce que finalement, on porte tous des masques en société, tout le monde. Et si vous n'en portez pas d'ailleurs, c'est qu'il y a un problème. Ce n'est pas une mauvaise chose, c'est juste la condition même de la vie sociale, de porter des masques. D'ailleurs, c'est exactement ce que dit le sociologue Erving Goffman, dont je suis en train de lire l'ouvrage La mise en scène de la vie quotidienne. Goffman explique que la vie sociale est une grande pièce de théâtre, qu'on joue tous des rôles en fonction des contextes. Et ce, quelle que soit la classe sociale, ce n'est pas l'apanage du milieu aisé. Dans tous les milieux, il y a des gens qui jouent des rôles, qui se donnent un genre, qui se donnent un style. Sauf que la subtilité, je trouve, c'est que dans les milieux aisés, alors ça, ce n'est pas Goffman qui le dit, ça, c'est moi. Dans les milieux aisés, les gens sont beaucoup plus lucides sur le caractère théâtral des relations sociales. Ils l'assument et presque, ils s'en amusent. Je vais vous donner un exemple très concret qui vient de mon ancien univers. Quand j'étais officier dans les armées, il y a souvent une expression que j'entendais de la part de mes chefs d'officier qui devaient recevoir une autorité supérieure. Par exemple, un commandant de l'unité qui doit recevoir un général ou une autorité politique. Eh bien, j'ai entendu à plusieurs reprises ces personnes dire de manière complètement détachée, quand ils étaient en grande tenue, « Bon, je dois y aller, je dois recevoir telle autorité, je vais faire mon numéro de claquette. » Et à plusieurs reprises, alors je vous donne un exemple très concret, avec une expression qui peut prêter à sourire, mais à tout niveau de responsabilité, que ce soit civile ou militaire d'ailleurs, j'ai toujours entendu les gens parler ouvertement du fait que la vie sociale, c'est de la représentation. Les gens dans ces milieux ne s'en cachent pas, ils en sourient même. D'ailleurs, si vous vous intéressez aux mondanités, vous pouvez aller voir sur le site du Botin mondain, il y a plein d'explications sur comment organiser des réceptions mondaines à domicile, et à un moment, il écrit noir sur blanc qu'une réception, c'est une grande pièce de théâtre. C'est écrit comme ça. Cette idée que pour réussir socialement, il faudrait laisser tomber les masques, c'est exactement l'inverse de ce qui se passe dans les milieux que vous voulez intégrer, et c'est l'inverse de la vie sociale, de vouloir être authentique. Donc c'est une demande qui n'a pas de sens, finalement. Je vais aller un peu plus loin, parce que je veux qu'on règle cette question d'authenticité une bonne fois pour toutes. Ce que beaucoup appellent vulgairement l'authenticité, c'est l'idée de pouvoir dire tout ce qui leur passe par la tête, tout balancer, tout livrer. Sauf que je ne sais pas vous, mais moi je n'ai pas envie de dire à tout le monde ce qui me passe par la tête et je n'ai pas non plus envie d'entendre ce qui passe par la tête des autres. Et la vie en société implique justement de savoir se maîtriser émotionnellement et de savoir garder des choses pour soi. Vouloir être authentique, sans masque, sans filtre, je vais être très imagée, mais c'est un peu l'équivalent de se promener tout nu dans la rue. Et honnêtement, moi je n'ai pas envie de voir les gens tout nus dans la rue, je n'ai pas envie de... promener toute nue non plus, et pourtant, c'est ce que les gens disent vouloir faire quand ils réclament de l'authenticité. Se mettre à nu, figurativement parlant, en permanence devant n'importe qui. Or, dans la vie sociale, dans la vie en société, en particulier dans les milieux aisés, c'est important d'avoir des barrières. Parce que, de la même manière qu'un vêtement protège votre intimité et votre intégrité physique, avoir des barrières sociales qui sont représentées par des masques, ça préserve votre intimité et votre intégrité mentale. Et il y a quelque chose que très peu ont compris dans cette histoire, c'est que le fait de porter des masques avec la majorité des gens, c'est précisément ce qui donne de la valeur au moment où vous laissez tomber le masque avec une personne en particulier. Si vous êtes intime, transparente, à nu avec tout le monde, quelle est la valeur du lien privilégié que vous offrez ensuite à un proche ? Quelle est la valeur de cette confiance que vous accordez à quelqu'un si vous l'accordez exactement de la même manière à tout le monde ? Eh bien, il n'y en a plus. L'authenticité, ça a de la valeur. précisément parce qu'elle est rare et choisie avec les bonnes personnes. Moi, je suis authentique avec mes proches. J'ai une certaine authenticité avec mes élèves dans mon accompagnement qui n'est pas la même que celle que j'ai avec mes proches. Mais je suis, on va dire, avec beaucoup moins de filtres avec mes élèves que je ne le suis dans cet épisode de podcast, par exemple, dans des plateformes publiques, on va dire. Pour autant, je ne leur dévoile pas toute mon intimité. Mais à l'inverse, je ne vais pas être authentique avec les inconnus que je croise. Si je croise quelqu'un dont je pense profondément que c'est un abruti, je ne vais pas lui dire en face. Est-ce que c'est un manque d'authenticité ? Je ne pense pas. En tout cas, je pense plutôt que c'est du savoir-être et du savoir-vivre. Mais si j'étais vraiment authentique au sens où on l'entend, oui, j'aurais envie de lui dire que c'est un abruti, mais je ne le fais pas parce que ça n'a aucune utilité, ça n'a aucune plus-value, et surtout, ça ne se fait pas. Je n'ai pas besoin de faire preuve de ce... type d'authenticité, de ce niveau d'authenticité avec des gens que je ne connais pas et que je n'ai pas forcément envie de connaître. Alors qu'est-ce que ça veut dire finalement être authentique dans le cadre du réseau ? Parce qu'il faut bien donner une réponse de fond. Première chose, ne cherchez pas à construire un réseau pour le réseau. Ne cherchez pas à collectionner des contacts comme on collectionne des trophées. Si votre démarche est uniquement utilitariste, ça se sentira et ça vous desservira. Deuxième chose, et c'est central, être authentique, c'est cette fameuse règle dont je parle souvent. C'est celle du donner avant de recevoir. Et donner avant de recevoir, ça peut être apporter des compétences, apporter des qualités, apporter du temps, apporter du travail, de la bonne volonté. Et c'est ça l'authenticité dans le cadre d'une relation sociale. Et troisième chose, il faut sortir du mythe des relations désintéressées. On a l'impression que c'est ça être authentique, c'est donner son contrepartie. Non, ça n'existe pas. Les relations désintéressées n'existent pas, même pas en amour ou en amitié. Alors si ça n'existe même pas dans ces champs-là, je peux vous dire qu'en affaires ça n'existe pas non plus. Alors je parle de l'amour et de l'amitié. Par exemple, si vous êtes en couple avec quelqu'un, vous êtes forcément intéressé par cette personne et cette personne est forcément intéressée par vous. et c'est réciproque. Si ça n'est pas le cas, c'est qu'il y a un problème dans votre couple. Toute relation humaine, quelle qu'elle soit, elle repose sur un intérêt mutuel. Toute relation humaine qui soit saine, bien entendu. Ce qu'on appelle dans le langage commun une relation inauthentique, ce n'est pas une relation intéressée, c'est une relation intéressée à sens unique. Quand quelqu'un s'accroche à une autre personne uniquement pour son statut, pour son métier, pour son argent, sans rien apporter en retour, ça c'est de l'inauthenticité. Mais ça n'a rien à voir avec le fait d'être intéressé. La question de l'intérêt qui pose problème, c'est le déséquilibre. Et à plus forte raison, c'est le déséquilibre dans ce que les personnes s'apportent. Un dernier mot sur l'idée de trahir ses origines avant de passer aux méthodes concrètes, parce que c'est souvent ça qui se cache derrière la peur de ne plus être soi. Quand on vient d'un milieu modeste qui ne nous a pas transmis les codes, eh bien souvent, on est tenté d'avoir honte. Mais je veux que vous reteniez ceci avant de passer à la suite, c'est que votre milieu d'origine, vous n'avez pas à en avoir honte, vous n'êtes pas responsable du milieu où vous êtes né. Alors le pendant de cela, c'est que vous n'avez pas non plus à être fier de votre milieu d'origine, puisque ce n'est pas quelque chose que vous avez accompli. Les gens qui me disent « moi je suis fier de mes origines » , on ne peut pas être fier de quelque chose dont on n'est pas responsable, ça n'a aucun sens. En revanche, on peut être fier d'avoir évolué socialement, d'être devenu transfuge de classe, d'avoir changé de classe sociale parce que c'est quelque chose qu'on a accompli. Mais quel que soit le sentiment que vous avez vis-à-vis de votre milieu d'origine, la fierté et la honte n'ont rien à faire là-dedans. C'est un non-sens. Je vous invite à évacuer le sujet de la honte une bonne fois pour toutes. Et par conséquent, vous n'avez pas à masquer le fait que vous avez des origines modestes. Et d'ailleurs, il y a une différence entre s'élever et renier. S'élever, c'est ajouter des couches à ce que l'on est. On part d'un milieu social donné et puis on ajoute des nouveaux éléments, des nouvelles manières d'être, des nouvelles manières de penser, tout en restant conscient de la trajectoire qu'on a fait. Renier, c'est vouloir effacer son passé, ce qu'on a vécu, ce qui est assez difficile en somme. C'est deux choses qui sont plutôt différentes. Ils sont complètement différentes même. Bien, maintenant qu'on a posé les définitions, qu'on a fait le ménage sur la question de l'authenticité, que vous avez compris que c'est un faux problème, eh bien on peut passer aux choses concrètes. Alors comment on fait concrètement pour se construire un réseau influent en restant non pas authentique mais en restant plutôt honnête et intègre ? Et je pense que c'est là que se trouve le vrai sujet. Le principe de base, je viens de l'évoquer, c'est de donner avant de recevoir. Et je voudrais qu'on s'arrête une seconde sur ce principe parce qu'il est beaucoup plus profond qu'il n'y paraît. Je vais invoquer une notion de... sociologie, alors je ne sais plus si c'est de la sociologie ou de l'anthropologie, mais je vais citer Marcel Mauss dans son essai sur le don qui a montré que dans toute société humaine, le don est au cœur du lien social. Et un don sincère appelle toujours, dans la psychologie de celui qui donne comme de celui qui reçoit, une forme de contrepartie. Que vous le vouliez ou non, un don altruiste, désintéressé, finalement ça n'existe pas au fond de vous. Que vous le vouliez ou non, que vous l'assumiez ou non, il y a toujours une... contrepartie qui est sous-jacente. Y compris quand vous donnez une pièce à une personne qui est sans-abri, vous savez que la personne ne va pas vous donner une contrepartie directe, mais il y a quand même une contrepartie qui se cache dans ce geste. Bon, bref, je ne vais pas m'étendre sur le sujet, mais quand je vous dis qu'il faut donner avant de recevoir, je ne suis pas en train de vous demander d'être un saint ou une sainte qui se sacrifie, je suis en train de vous expliquer comment fonctionne le lien social et surtout comment échapper à un piège qui s'appelle l'arrivisme. L'arrivisme, c'est ce qu'on a envie d'éviter. C'est la perception qu'on veut éviter de donner à tout prix quand on construit son réseau auprès de personnes qui sont beaucoup plus influentes ou qui sont socialement plus élevées que nous, on va dire. L'arrivisme, c'est ce qu'on pourrait appeler la logique du passager clandestin ou du parasite. C'est quelqu'un qui prend sans donner, quelqu'un qui s'accroche à des cercles, qui adhère à des structures, qui se rapproche de gens influents mais qui n'apporte rien sur la table. Ce type de comportement, sur le court terme, ça peut donner l'illusion de fonctionner, mais sur le moyen et le long terme, ça n'est pas une stratégie gagnante. Les gens se font toujours démasquer. Et les gens dans les milieux aisés sont très lucides sur ce point. Ils distinguent très vite les parasites des personnes qui sont vraiment investies, qui sont authentiquement investies. Par exemple, les réseaux se constituent souvent sous forme de structures associatives. Les parasites, on les voit assez facilement, ce sont des personnes qui viennent, qui montrent une bonne figure pour se faire accepter, qui prennent leur adhésion, qui encaissent l'accès, qui viennent serrer de trois pinces de temps en temps, et puis d'un coup on ne les voit plus. Alors qu'une personne qui est authentique, qui est dotée de bonnes intentions, d'intentions sincères, c'est plutôt quelqu'un qui va venir régulièrement, qui va assister aux événements, qui sera là, qui va honorer le réseau de sa présence sur une base constante. qui contribuent à faire vivre la structure. Et vous voyez donc que derrière la logique, derrière le vocable de donner avant de recevoir, ça ne veut pas forcément dire donner en termes de contrepartie matérielle ou financière. Donner, ça peut être du temps. Si vous n'avez pas encore de poids social, vous pouvez offrir du temps en vous investissant dans des structures associatives, dans des comités, dans des actions. Vous pouvez offrir aussi des compétences, vous pouvez offrir de la disponibilité. Et quand je dis que vous pouvez offrir de la disponibilité, ce n'est pas forcément... auprès directement des personnes avec qui vous voulez nouer des contacts et que vous voulez faire rentrer dans votre réseau, ça peut être juste de montrer que vous êtes quelqu'un qui donne, qui est généreux de son temps. Par exemple, j'ai constaté que parmi les personnes avec qui j'ai eu l'occasion de faire connaissance dans les milieux aisés, la grande majorité, elles ont d'une manière ou d'une autre un engagement bénévole. Dans une association, dans un club, dans une structure caritative, dans un conseil d'administration. Et ça, c'est un marqueur très fort de cette idée de donner avant de recevoir. D'ailleurs, je vous encourage à le faire. Si vous ne savez pas par où commencer, vous pouvez très bien devenir bénévole pour une association caritative. C'est une très bonne idée, ne serait-ce que dans cette logique de donner son temps, de donner avant de recevoir, parce que quand vous êtes bénévole pour une association, typiquement, vous donnez sans attente de contrepartie matérielle, en tout cas sans être payé en retour. Et c'est une très bonne manière de montrer patte blanche sur ce sujet. Dans tous les cas, je vous encourage à donner, donner du temps, de vos compétences, investissez-vous, quel que soit le domaine, c'est par là que tout commence. Deuxième élément, si vous voulez faire votre place dans des réseaux influents, c'est d'offrir, au-delà du temps, d'être généreux bénévole ou généreux donateur, c'est d'offrir des compétences. En particulier, ce qui peut vous aider, ce qui va vous aider à coup sûr, c'est de disposer d'une compétence pointue. Dans les réseaux d'influence, les portes s'ouvrent à deux types de profils. Soit les personnes qui ont une compétence rare, par exemple médecin, avocat, notaire, expert comptable, avocat fiscaliste, spécialiste en intelligence artificielle, gestionnaire de patrimoine, en cybersécurité. Alors quand je parle d'intelligence artificielle, je ne parle pas de faire trois pompes sur le chat de GPT, je parle d'une connaissance profonde sur la manière d'intégrer, de traiter l'IA. Bon, bref, peu importe, mais voilà, on parle de compétences pointues qui peuvent être utiles d'une manière ou d'une autre. au carnet d'adresse, au réseau dans lequel vous allez potentiellement vous intégrer. Et le deuxième type de profil, ce sont les personnes qui ont un carnet d'adresse, sans forcément avoir de compétences. Typiquement, un haut fonctionnaire, pas forcément quelqu'un qui a une compétence pointue, bien qu'on puisse avoir aussi cette carte à jouer, mais un haut fonctionnaire, c'est plutôt quelqu'un dont on va considérer la valeur parce qu'il a un réseau, il apporte un carnet de contact. Et dans l'administration, ça peut toujours être utile. Donc la question, c'est sur lequel de ces deux tableaux vous décidez de jouer ? Est-ce que c'est celui de la compétence, du carnet d'adresse, les deux ? Et si aujourd'hui vous n'avez ni l'un ni l'autre, ce n'est pas grave, une compétence ça se construit. Personne n'a vu le jour en tant qu'avocat fiscaliste avec un master de droit fiscal dans la poche et l'examen du barreau passé haut la main. Ce sont des personnes qui ont travaillé, qui se sont formées. Vous pouvez faire la même chose de votre côté, vous pouvez identifier un métier, une spécialité, un créneau dans lequel vous voulez devenir une référence et y aller petit à petit. Mais il faut accepter que ça prenne du temps. Et attention sur ce plan-là, ne cherchez pas le réseau avant d'avoir la compétence. Si vous n'avez pas encore de spécialité et que vous cherchez à vous construire un réseau sans avoir commencé quelques démarches que ce soit pour justement construire cette compétence, vous mettez la charrue avant les bœufs. Je vais vous donner un exemple un peu cru, mais si vous êtes, on va dire, équipier polyvalent chez McDonald's, alors je n'ai rien contre les personnes qui travaillent dans la restauration rapide, mais on va être honnête, si vous occupez ce type de métier, qu'est-ce que vous allez apporter à un réseau d'influence ? Vous n'avez pas de compétences rares, votre carnet d'adresse se limite à vos collègues. Donc la première chose à faire si vous êtes dans un métier de ce type, dans un métier d'exécutant, tout simplement, la première chose à faire, c'est de travailler à acquérir une expertise et le réseau viendra ensuite. Troisième levier, alors si vous avez déjà les éléments dont on a parlé précédemment, soit une compétence, soit un certain carnet de contacts, il y a un levier sur lequel vous pouvez jouer pour favoriser votre... construction d'un réseau, c'est celui de la culture. Parce qu'au-delà des compétences professionnelles, il y a une chose que les personnes dans les milieux aisés attendent presque par défaut chez leurs interlocuteurs, c'est une certaine richesse intellectuelle, une appétence pour les idées. Pas forcément par le fait d'avoir fait des grandes études ou un diplôme prestigieux, mais une capacité à mobiliser des notions de culture générale qui peut se décliner sous plusieurs formes, comme la littérature, la musique, les arts, les enjeux de société, le champ des possibles. est assez large sur le sujet. D'ailleurs, il y a une citation d'Eleanor Roosevelt que j'affectionne particulièrement et que j'ai déjà citée dans l'épisode 53 sur les codes non-dits des milieux aisés. La citation, elle dit, en substance, les esprits simples parlent de gens, les esprits moyens parlent d'événements et les grands esprits parlent d'idées. Et c'est exactement ce qui se passe dans les cercles, ces fameux cercles d'influence. On ne commère pas sur les voisins, on ne ressasse pas sur des événements ou des banalités. On élève la discussion au rang des idées. Et c'est précisément par cette connexion intellectuelle que les liens se nouent, sans qu'on s'en rende compte. Et pour en revenir à ma petite personne, mon réseau, je l'ai construit de cette manière, par appétence intellectuelle commune, par des longues discussions que j'ai pu avoir avec certaines personnes, par le fait de sortir, d'aller à l'opéra pour aller voir un concert de musique classique, en allant vivre. un château ou un musée. Tous ces exemples que je donne, ce sont des activités que vous pouvez déjà faire par vous-même pour construire ou améliorer, affiner votre culture générale. Et puis aussi, c'est un bon moyen de sortir avec des personnes qui apprécient ce type de loisirs. D'où l'importance d'avoir un certain capital culturel ou du moins d'avoir une certaine curiosité intellectuelle. J'ai enregistré un certain nombre d'épisodes à ce sujet sur la manière de développer ce capital, parce que c'est un sujet en soi. Mais retenez déjà cette idée, la culture c'est un des grands leviers de connexion dans les milieux élitistes ou dans les milieux aisés. Et c'est lié à un autre point qui est l'écueil le plus fréquent que j'observe quand on veut se construire un réseau. Le mauvais réflexe c'est de s'intéresser à une personne pour son statut plutôt qu'à la personne elle-même. Et ça les gens vont le ressentir assez vite et c'est assez rebutant pour la personne quand elle sent que vous vous intéressez à elle juste parce qu'elle a un métier un peu prestigieux. et pas pour ses qualités intrinsèques. Vous pouvez vite être justement qualifié d'arriviste ou être perçu sans que ce soit dit explicitement comme un arriviste et vous tirer une balle dans le pied. Les gens veulent être appréciés pour ce qu'ils sont et pas pour ce qu'ils peuvent vous apporter. Donc intéressez-vous authentiquement. Et là, on peut parler d'authenticité à la personne, à son niveau de discussion, à ses qualités, à sa manière d'être. Et au passage, ça veut dire qu'il faut être prêt à passer son chemin si jamais le courant ne passe pas avec une... personne qui a un certain statut social. Moi, ça m'est arrivé. Un jour, j'ai eu une discussion avec quelqu'un qui était, je ne vais pas citer sa qualité, mais quelqu'un qui occupait un rang assez élevé dans la hiérarchie de son entreprise. Et j'ai trouvé que le contact était vraiment difficile. Je n'ai vraiment pas apprécié le contact, pour le dire simplement. Et donc, je n'ai pas poussé l'interaction. Elle avait beau être bien placée, le courant ne passait pas. Je ne trouvais pas que c'était quelqu'un de particulièrement sympathique. Et donc, on a mis fin, on va dire, d'un commun à cœur à une possible relation. Mais le statut d'une personne n'est jamais une raison suffisante pour pousser une interaction. Maintenant, parlons des lieux. Où est-ce qu'on peut rencontrer des personnes qui peuvent faire partie de ce qu'on appelle un réseau influent ? Première chose, oubliez l'idée d'aller grenouiller dans des hôtels de luxe ou dans des palaces. Les personnes qui ont les moyens d'y sejourner en vacances, elles travaillent dur toute l'année. Et quand elles se reposent, elles ont autre chose à faire que de discuter avec des inconnus. Les vrais lieux où on rencontre des personnes, ce sont des lieux qui sont dédiés au réseautage. Je pense notamment, j'en ai parlé, les associations. Les structures associatives, ce sont des structures qui parfois ne l'assument pas ouvertement, mais qui sont souvent faites pour réseauter. Et souvent, ces associations, pour se faire connaître, elles donnent des conférences publiques. Je pense notamment à, si jamais vous êtes dans le domaine sécurité publique, sécurité et défense, vous avez par exemple l'IHEDN, l'Institut des Hautes Études de la Défense Nationale. C'est un organisme dont tout le monde sait que c'est fait pour faire du réseau. Donc si jamais vous êtes dans ce domaine, je vous recommande vivement d'aller assister à ce type de conférences et de demander votre adhésion. Si vous avez moins de 30 ans ou 35 ans, vous pouvez adhérer au jeune IHEDN. Et c'est très bien d'ailleurs d'assister à des conférences, ne serait-ce que pour votre culture générale. Et en faisant cela, vous faites d'une pierre deux coups, puisque d'une part vous apprenez des choses, mais en plus vous rencontrez des personnes intéressantes. Et derrière ces conférences, il y a souvent, à l'image de l'IHEDN, des structures associatives avec des réseaux qui peuvent correspondre à peut-être l'idée que vous faites d'un réseau influent. Il y a aussi les réseaux, ce qu'on appelle les clubs-services, comme le Rotary Club, le Lions Club. Il y a aussi l'Agora Club, qui est un équivalent exclusivement féminin, qui m'a été suggéré par une abonnée du compte Instagram que je remercie et que je salue. Les particularités de ces clubs, je reviens à ce que je disais sur l'associatif, les associations caritatives. Ce sont des clubs qui ont pour vocation de faire des actions caritatives ou de financer des actions caritatives et qui permettent... en second lieu, on va dire en bénéfice secondaire, de faire du réseau avec des personnes qui partagent un certain nombre de valeurs d'altruisme, de solidarité et de générosité. Alors ce sont des clubs pour le coup qui sont plutôt sélectifs, on n'y entre pas comme dans un moulin, il faut en général se faire parrainer. Alors ça reste possible de rentrer sans connaître personne, mais il va falloir déployer un peu plus d'efforts pour montrer pas de blanche. Et puis troisième lieu... vous pouvez rencontrer des personnes et créer votre réseau. Ce sont les associations professionnelles. Alors ça, ça ne fonctionne que si vous êtes déjà installé dans un certain secteur. Si vous êtes professionnel, spécialiste d'un secteur, si vous êtes profession libérale ou cadre dans un secteur en particulier, adhérer à une association liée à votre milieu professionnel, c'est un excellent vecteur de réseau. Et à plus forte raison, plus le secteur est spécialisé et pointu. Plus le réseau va être petit, on va dire, et c'est loin d'être un inconvénient, bien au contraire, ça veut dire que tous les membres se connaissent et donc ça veut dire qu'ils sont beaucoup plus à même de vous aider, de vous porter, de vous rendre au service et réciproquement. Et pour faire le lien avec ce que je disais en première partie sur les personnes qui peuvent vous tirer vers le haut, c'est précisément dans ces lieux que vous allez les rencontrer. C'est pour ça que j'ai évacué le sujet des hôtels de luxe, des restaurants, dans tous ces lieux qui sont ouverts au grand public. Je vous parle de lieux, des endroits, des clubs où les gens donnent de leur temps, où il y a une certaine profondeur intellectuelle, où les gens viennent pour cela. Dans les associations professionnelles, les gens viennent pour discuter, échanger, se perfectionner. Ce ne sont pas des lieux de paraître, ce sont des lieux d'engagement. Et c'est exactement là que se trouvent des personnes qui partagent des valeurs de fond et qui ont déjà parcouru potentiellement une partie du chemin que vous voulez parcourir. courir. Dernier point, un mot sur les études supérieures, parce que un excellent moyen de se constituer un réseau, c'est de faire partie d'un réseau d'anciens élèves d'une école. Quand je dis une école, c'est plutôt une grande école, et quand je dis grande école, ce n'est pas une grande école inconnue au bataillon qui s'auto-arroge le titre de grande école. Je parle de celles qui sont en haut du placement dans leur domaine respectif, polytechnique, centrale, les mines, pour les écoles d'ingénieurs. HEC, l'ESSEC, l'ESCP, je crois, de mémoire pour les écoles de commerce. HEC, en tout cas, c'est une valeur sûre. Sciences Po, Paris, en premier lieu, pour les sciences humaines et sociales. On peut citer les IEP de province, mais... De manière générale, viser plutôt les écoles, celles qui sont tout en haut du classement. Je sais que je m'adresse à un public qui a déjà fait sa formation initiale. Si vous êtes dans ce cas, je vous suggère de proposer plutôt ces écoles à vos enfants. Mais il est toujours possible de passer par ces écoles en formation continue, par plusieurs moyens, soit par des concours divers et variés, soit par la voie du MBA, Master in Business Administration. Et la vraie plus-value des grandes écoles, c'est quelque chose que je n'avais pas compris à l'époque. où moi j'ai fait Sciences Po, ce n'est pas l'enseignement, ce n'est pas ce que vous apprenez, parce que cet enseignement il se trouve partout. La vraie plus-value c'est le réseau. Alors c'est aussi le capital symbolique avec lequel vous ressortez quand vous avez le tampon d'une grande école sur votre CV, mais c'est avant tout la communauté d'anciens élèves à laquelle vous appartenez à vie. Donc pour celles et ceux d'entre vous qui sont en reconversion, ce fameux MBA ou même la version un peu plus premium, le Executive MBA, ça peut être une porte d'entrée intéressante dans cette logique de réseau. Mais vraiment, ne le faites pas dans une logique purement scolaire et académique. Ça n'a aucune plus-value. Faites-le pour le réseau. La vraie plus-value de ces cursus-là, c'est le réseau. Et conseil pratique, je vous déconseille de faire financer ces MBA sur fonds propres. Déjà parce que le ticket d'entrée est très onéreux. C'est des choses qui peuvent se faire financer par votre employeur, par exemple. Et je vous déconseille de le faire financer sur fonds personnels parce que le retour sur investissement, l'endettement que vous allez vous mettre sur le dos n'a pas toujours un... très bon retour sur investissement en termes purement comptables. Le mieux, ça reste toujours de le faire financer par son employeur pour que ça vous bénéficie non seulement à vous, mais à la structure qui vous emploie, notamment en avançant l'argument du réseau que vous allez pouvoir vous constituer et dont vous allez pouvoir faire profiter à votre employeur. Nous arrivons au terme de cet épisode et on va récapituler les points clés. Un réseau influent, ce n'est pas un cercle de puissants à qui on vient se présenter pour récolter de l'attention. Je rappelle, c'est un écosystème de réciprocité dans lequel chacun apporte quelque chose. Et la première question à se poser, ce n'est pas comment je rencontre telle ou telle personne, c'est qu'est-ce que je peux lui apporter. Qu'est-ce que je peux apporter à cette personne, à ces personnes, à ce réseau. Autrement dit, si vous vous posez la question d'intégrer, de vous constituer un réseau influent, demandez-vous... quelle influence vous-même vous apportez dans ce réseau. Ensuite, sur la question de l'authenticité, on l'a vu, c'est un faux problème, c'est quelque chose qui est beaucoup trop fantasmé, c'est une notion qui est piégeuse, parce que la vie sociale, c'est un théâtre, quel que soit le milieu, la classe sociale, et les milieux aisés ne sont pas dupes sur le sujet. Et la vraie authenticité, ce n'est pas de tout dire, ce n'est pas de se livrer à tout le monde, c'est de savoir donner avant de recevoir, et ce n'est pas instrumentaliser les gens pour leur statut et garder pour ses proches la richesse de qui on est vraiment. Et concrètement, pour se construire un réseau, le plus simple, c'est de commencer par s'investir, commencer par donner, et puis développer des compétences, développer des choses que vous pourrez donner, développer un capital culturel pour pouvoir échanger, et pour finir, fréquenter les bons lieux physiques et géographiques pour pouvoir donner cette compétence, pour pouvoir offrir cette compétence et pour pouvoir échanger. S'il y a un élément à retenir de cet épisode, c'est le suivant, c'est qu'un réseau influent, ça ne se chasse pas. Ça se construit en s'élevant soi-même. C'est en travaillant sur soi-même, sur ses compétences, sur sa culture, sur sa posture et sur sa capacité à donner avant de recevoir que les bons cercles s'ouvriront à vous naturellement. Et c'est précisément cette posture-là qui, je trouve, est la vraie authenticité. Maintenant, si en écoutant cet épisode, vous vous êtes dit que vous aimeriez aller plus loin, que vous aimeriez être accompagné concrètement dans cette démarche, sachez que c'est exactement le rôle de mon programme de mentorat. Et ça n'est pas seulement un programme de mentorat, c'est aussi un réseau, un cercle de femmes qui sont ambitieuses, qui ont été sélectionnées sur candidature et qui travaillent ensemble à leur évolution, à leur progression sociale. Vous y trouvez bien évidemment de la formation, toutes mes connaissances que j'ai condensées, mais aussi un accompagnement individuel avec votre humble servitrice et une communauté. Au passage, à propos des réseaux dont j'ai parlé, le Rotary, le Lions, il se trouve que récemment j'ai fait intervenir auprès de mes élèves sur une conférence... privé, un de mes amis qui est membre de ces associations-là. Je ne pense pas qu'il m'écoute, mais je le salue quand même. Et si vous voulez avoir l'occasion d'assister à ce type de conférences et d'interventions, c'est justement dans Athéna que vous trouverez tout cela. Selon le moment où vous écouterez cet épisode, soit les portes du programme seront ouvertes, soit elles seront fermées. Dans tous les cas, les liens pour vous inscrire sur la liste d'attente ou candidatée seront dans la description. Et pour finir, merci infiniment d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Encore une fois, pensez à vous abonner. Et maintenant que vous avez écouté l'épisode, je vous invite à laisser un commentaire et une note 5 étoiles. Et quant à moi, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une excellente journée ou une excellente soirée. Et je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode d'élégance et ambition.