Speaker #0Bienvenue dans Élégance et Ambition. Je m'appelle Thalia et après plusieurs années à décrypter les codes de la classe aisée, j'aide désormais les personnes ambitieuses à gravir l'échelle sociale tout en restant fidèles à elles-mêmes. Ici, on parle d'élégance, de savoir-être et de conseils pratiques pour naviguer dans les cercles les plus prestigieux. Dans ce podcast, je vous partage tout pour transformer vos ambitions en actions concrètes et vous accompagner pas à pas dans votre quête de réussite sociale. Alors installez-vous confortablement et laissez-vous inspirer. Cette semaine, je voulais vous parler de culture générale. C'est un sujet qui revient souvent, très souvent. Que ce soit en message privé sur Instagram ou de la part de mes élèves, on me pose toujours et souvent la même question, comment améliorer sa culture générale rapidement ? Et si j'emploie ce mot... dans la question, ce mot rapidement, c'est parce que d'une part il me dérange, mais surtout il m'a fait penser à un reportage que j'ai regardé récemment sur l'osampic et le wegovi. Vous savez, ces nouveaux médicaments anti-obésité. Le principe, c'est qu'il suffit de se faire une piqûre et pouf, on maigrit sans avoir à changer sa manière de manger, sans avoir à faire plus de sport. Il suffit de débourser quelques centaines d'euros et le tour est joué, on perd plusieurs centimètres de tour de taille en quelques... que moi, voire en quelques semaines. Et je trouve que c'est assez symptomatique de notre époque, cette idée qu'on pourrait obtenir des résultats sans effort, juste en y mettant de l'argent ou en attendant que d'autres, en l'occurrence que la science, fassent le travail à notre place. Et quand on me demande comment améliorer sa culture générale rapidement, j'ai un peu ce sentiment qu'on aimerait que je délivre une sorte de pilule magique. Un cachet, une piqûre, peu importe le format, et hop, on se réveillerait avec une culture générale encyclopédique. Alors peut-être que ça arrivera un jour, qui sait, avec le Neuralink d'Elon Musk on est en bonne voie, ou je ne sais quelle prouesse technologique, peu importe, mais en attendant, on n'en est pas là, et honnêtement je ne sais pas si c'est une bonne idée de se faire implanter ce genre de dispositif. Mais dans tous les cas, il n'existe pas pour la culture générale de pilules magiques, et c'est tant mieux. D'ailleurs, si vous avez cliqué sur cet épisode parce que le titre vous promettait d'améliorer votre culture générale rapidement et sans effort, eh bien, je suis navrée de vous le dire, mais vous êtes tombé dans mon piège. C'était un titre racoleur, parce que tout simplement, ça n'est pas possible. Mais maintenant que vous êtes ici et que j'ai toute votre attention, on peut passer aux choses sérieuses. Avant d'aller plus loin, il faut qu'on s'arrête une minute sur ce qu'on entend exactement par culture générale. Parce qu'on confond souvent culture générale et culture en général. Et ça, ça n'est pas la même chose. La culture générale n'est pas la culture en général. La culture générale, ce n'est pas la culture au sens large, ce n'est pas savoir qui chantent telle chanson ou connaître par cœur les acteurs de tel ou tel film. La culture générale, ce n'est pas être un as de questions pour un champion. La culture générale, c'est un certain type de culture bien précis, valorisé dans certains milieux sociaux, notamment les milieux aisés. Et globalement, si on devait déterminer une délimitation, un champ, c'est ce que l'on appelle les humanités, les sciences humaines et sociales, un ensemble de références académiques et... également ça comprend un certain nombre d'éléments de connaissances culturelles et artistiques, plutôt de la culture classique et un peu de culture contemporaine. Cette culture générale, ou ce que les sociologues appellent le capital culturel, il existe sous plusieurs formes et notamment le sociologue Pierre Bourdieu, que je cite abondamment dans ce podcast, a écrit un papier sur le sujet en montrant qu'il existe plusieurs formes de capital culturel. Il y a tout d'abord la forme incorporée, c'est-à-dire la culture que vous avez assimilée au point que ça fait partie de vous, de votre manière de penser et de vous exprimer. Ensuite, il y a la forme objectivée. Ce sont tous les objets, littéralement, les livres, les œuvres d'art, les instruments de musique que vous possédez. Et pour finir, il y a la forme institutionnalisée, c'est-à-dire les diplômes, les titres qui viennent reconnaître socialement ce capital culturel. Et dans cet épisode, on va surtout parler de cette forme incorporée. cette culture que vous avez tellement bien, ou plutôt que vous aurez tellement bien assimilée que vous serez capable in fine de la restituer, d'en parler avec aisance, quel que soit le contexte social. Et cette culture-là, cette forme incorporée, contrairement aux objets, elle ne s'achète pas. Contrairement au diplôme, on ne peut pas vraiment l'afficher sur ses murs, elle se construit. Elle nécessite un certain processus de construction dans le temps. Et si je vous dis cela, c'est parce que je pourrais vous enfermer 5 heures dans une salle de classe, attachée à une chaise, les yeux bandés, à vous faire écouter des cours de culture générale en boucle avec les yeux écarquillés par des dispositifs métalliques comme dans le film Orange Mécanique. vous n'en sortiriez pas avec une culture générale encyclopédique. Pourquoi ? Parce que dans les milieux aisés, les gens qui ont une culture générale qui semble couler de source, ça fait des années, parfois des décennies, qu'ils incorporent cette culture générale et ce, au quotidien. Ils sont plongés dans ce que j'appelle un bain, B-I-N, comme dans une baignoire, un bain de culture générale. L'objectif principal, l'enjeu dans cet épisode, c'est de vous expliquer comment on construit ce bain sans que ça ne vous demande des efforts surhumains, sans que ça ne prenne des heures que vous n'avez peut-être pas. Pour commencer, en premier lieu, je vais vous parler de ce qu'il faut commencer par enlever dans votre journée pour pouvoir faire de la place pour votre culture générale. Et je sais qu'il y a des choses à retirer dans votre journée. Et si je vous dis cela, c'est parce que j'ai l'habitude de dire que si vous voulez ajouter des choses dans votre vie, il faut commencer en réalité par en retirer. Ensuite, on va balayer l'idée reçue selon laquelle la culture générale, c'est une accumulation de connaissances et vous allez comprendre que ce n'est pas un amas d'éléments intellectuels, c'est une méthode, un ensemble d'habitudes. Et enfin, je vais vous partager ce à quoi ressemble concrètement ce bain de culture à travers l'évocation d'une journée type, d'une semaine type, d'une année type de quelqu'un qui construit sa culture générale dans la durée, qui en a fait une habitude. et ce, de manière solide et incorporée, et vous saurez exactement par où commencer dès aujourd'hui, sans bouleverser toute votre vie. Premier point, comme je vous le disais en introduction, si vous voulez ajouter des choses à votre quotidien, il va falloir commencer par en retirer. Et je vous dis cela parce que la complainte que j'entends le plus souvent après « je n'ai pas suffisamment de culture générale » , c'est « je n'ai pas le temps, je suis débordée » . Or, comment voulez-vous ajouter des choses dans votre quotidien si déjà vous n'avez pas le temps ? On ne peut pas ajouter des bonnes habitudes à une journée qui est déjà pleine. Et, pour être tout à fait honnête, je ne pense pas que vos journées soient si pleines que ça. Je suis sûre que si j'allais sonder, fouiller dans votre quotidien, je pourrais enlever plein de choses qui vous prennent du temps inutilement. Et, la première chose à enlever, c'est, sans hésitation, les réseaux sociaux. Je sais, ça ne vous surprend peut-être pas que je vous dise cela, Mais je veux vraiment détailler pourquoi, parce que ce n'est pas juste un discours moralisateur sur le temps d'écran ou sur les réseaux c'est pas bien, ça vous prend du temps. C'est beaucoup plus profond que cela. Pourquoi je mentionne spécifiquement le sujet des réseaux sociaux ? Parce que la plupart des gens me disent « j'essaye d'améliorer ma culture générale en m'abonnant à plein de comptes sur Instagram qui parlent de culture générale, à des grands titres de presse, à des médias culturels, à des comptes ou à des personnalités publiques qui... » parle de culture générale sur les réseaux sociaux. Mais je vais vous dire une chose, et je veux que vous reteniez ceci, c'est la pire idée que vous puissiez avoir pour votre culture générale. Et je vais vous donner plusieurs raisons à cela. La première, c'est que les réseaux sociaux, en particulier Instagram, TikTok, tous ces réseaux où la durée de consultation d'une publication ne dépasse pas la minute, c'est que ça a pour effet la réduction de votre capacité d'attention. Ces réseaux, ils sont bourrés de publications courtes, Et ce format auquel les réseaux vous habituent, ça réduit votre capacité à vous concentrer et à absorber de l'information sur une durée longue. Quand je dis longue, on parle de 5 à 10 minutes, ce n'est pas le bout du monde. Mais ces réseaux sociaux, ils ont pour effet de modifier la structure de votre cerveau, ça recâble vos structures neuronales, au point que ça rend les gens intolérants à l'ennui, à la concentration sur la longue durée. plutôt sur des durées de concentration qui sont de l'ordre de plusieurs minutes. Et pour beaucoup de gens, aujourd'hui dans notre société, ça devient le bout du monde de se concentrer plus d'une minute sur un contenu intellectuel. Or, cette capacité de concentration et d'attention de plus d'une minute, de plusieurs minutes, elle est nécessaire à l'apprentissage. Et la capacité à s'ennuyer également, que les réseaux sociaux ne nous laissent plus, est indispensable à la créativité. Or, la capacité d'attention et la capacité à s'ennuyer, à laisser son cerveau marcher, tourner dans le vide, c'est nécessaire pour apprendre la culture générale ainsi que pour la créativité. La deuxième raison, c'est que même si vous suivez des contes qui parlent de culture générale, ces contenus-là seront toujours noyés dans une masse de contenus qui n'ont absolument aucun rapport avec de la culture générale. Pourquoi ? Parce que les algorithmes... ne sont pas faits pour vous apprendre des choses. Ils sont faits pour vous donner votre shot de dopamine. Comment ils sont conçus, ces algorithmes ? Ils vont un coup vous donner un contenu qui vous plaît, et puis la fois suivante, ils vont vous donner un contenu qui n'a rien à voir avec vos centres d'intérêt, ils vont vous en donner un certain nombre, jusqu'à vous redonner un contenu qui vous plaît pour que vous ayez ce moment de satisfaction et que ça libère une dose de dopamine dans votre cerveau. Et c'est ça qui va faire que vous allez rester le plus longtemps possible sur l'application. C'est parce que vous allez scroller jusqu'à l'infini, jusqu'au prochain contenu qui va satisfaire votre cerveau. Le résultat, c'est que vous êtes exposé à un ensemble de contenus qui n'ont rien à voir les uns avec les autres et vous allez être peut-être à un moment abreuvé de culture générale, mais vous allez surtout être abreuvé de bêtises. Je vais vous donner un exemple. Je suis, à titre personnel, abonné à tous les grands titres de presse sur Instagram. Le Monde, Le Figaro, Libération, Les Echos. Et puis, de manière générale, mes abonnements sont plutôt orientés culture. Et pourtant, qu'est-ce que mon algorithme me propose ? je peux faire la démonstration devant vous. Alors, vous ne verrez pas ce que je vois depuis mon téléphone. Première vidéo, une vidéo de voiture, de mariée. Je ne sais pas pourquoi on propose ceci. Une vidéo, je ne comprends pas cette vidéo. Une vidéo sur la neuroatypie, pourquoi pas. Une vidéo humoristique. Une vidéo de coach Insta. Bon, ça va avec mon profil de créatrice de contenu. Une vidéo pour comprendre la géopolitique. Une publicité pour les salons du Prince. Une vidéo humoristique sur les paris sportifs. Une vidéo avec des jets privés et des yachts. Bon, visiblement, il a compris mon profil. Une vidéo humoristique de quelqu'un qui fait du... Je ne sais pas ce qu'il fait. Il imite un monsieur qui imite un enfant. Voilà. Bon, ça n'a rien à voir. Il n'y a aucune logique dans ce fil-là. De manière générale, mon algorithme me propose aussi des voitures de luxe, des vidéos de danse, de vals, d'hôtels de luxe, de champagne, de vêtements, plutôt dans la gamme premium. Donc il a plus ou moins cerné mon pouvoir d'achat et mes capacités de... Alors peut-être pas, je dirais pas que mon pouvoir d'achat est à ce point, mais il a cerné un certain nombre de mes intérêts, sans que j'ai fait la moindre recherche, mais il me propose très rarement des sujets d'actualité. croire que vous allez apprendre en termes de culture générale sur les réseaux sociaux, c'est complètement vain. Et puis, il faut aussi parler de la dimension addictive qui est non négligeable, parce qu'en addictologie, on parle d'un triptyque qui est usage, abus, dépendance. Et l'usage quotidien des réseaux sociaux, il faut savoir que ça a les mêmes effets sur le cerveau que l'usage de certaines substances illégales. Je ne dis pas ça pour vous faire peur, je vous le dis parce que c'est la réalité de l'usage des réseaux sociaux, c'est que si vous en faites usage de manière courte, quotidienne et que si, là tout de suite, je vous disais de désinstaller votre application et que vous me disiez non, c'est pas possible, je ne suis pas capable de le faire, il y a de grandes chances que vous soyez à la limite de l'abus et de la dépendance. D'ailleurs, si vous prenez l'initiative de supprimer votre application de réseau social de votre téléphone, vous allez voir que ça va avoir les mêmes effets qu'un sevrage, c'est-à-dire qu'au début vous allez ressentir du manque et après, globalement, vous allez vous sentir mieux. Je vous en parle parce que j'ai quelqu'un dans mon entourage qui a fait l'expérience et de ce qu'il m'en a dit, ça a changé son quotidien. Pour ma part, alors si vous me demandez pourquoi je ne le fais pas, c'est parce que j'utilise Instagram pour mon activité, pour faire passer mon message. Et qu'en l'occurrence, j'ai besoin de l'application pour pouvoir publier régulièrement, mais je m'astreins à un certain nombre de limites. Et puis pour finir, une fois qu'on a dit tout ça sur les réseaux sociaux, il faut comprendre que les réseaux sociaux ne sont pas destinés à vous faire apprendre des choses. Ce sont simplement des agences publicitaires. Rien de plus. C'est leur modèle économique. D'ailleurs, est-ce que vous vous êtes déjà demandé pourquoi les réseaux sociaux étaient gratuits ? Eh bien, tout simplement parce qu'ils se financent sur la publicité. Et tous les gens qui publient sur ces plateformes, moi y compris, ont fait en quelque sorte de la publicité. Pour notre activité, pour notre propre image, qu'on soit créateur de contenu, ou même pour les influenceurs, pour les marques de manière générale, Instagram est une caisse de résonance publicitaire. Sachez-le. En l'occurrence, si je pouvais me passer de publier sur Instagram, je le ferais, mais je suis une pragmatique et je dois utiliser ce média si je veux faire passer mon message, tout en sachant, tout en ayant toujours à l'idée que mon objectif quand je publie sur les réseaux sociaux, c'est de vous sortir de la matrice. Si vous le remarquez, sur la plupart de mes contenus, ça vous incite à commenter un mot-clé pour vous amener soit vers le podcast, soit vers la lettre d'information, qui sont des contenus beaucoup plus profonds où là, je peux vraiment... vous transmettre de la vraie information. Et je ne peux pas, sur les réseaux sociaux, transmettre cette information parce que le format qui est implicitement imposé et qui fait que les contenus fonctionnent, nous sollicite une courte durée d'attention. Ce sont des formats extrêmement courts et avec ce format-là qui est de mise, je ne peux pas aller en profondeur sur les sujets. C'est impossible, on ne fait que gratter la surface. Alors concrètement, qu'est-ce que vous devriez faire ? Eh bien, si vous n'êtes pas créateur de contenu, si vous ne vous servez pas, des réseaux sociaux pour votre activité, pour faire votre propre publicité, vous devriez tout simplement supprimer ces applications de votre téléphone. Si vous êtes créateur de contenu, en revanche, si vous utilisez les réseaux sociaux pour votre activité, vous devriez les utiliser uniquement pour répondre à vos messages, publier, et c'est tout. éventuellement pour faire votre veille sectorielle. Dans ce cas-là, le conseil que je vous donne, c'est que vous prenez une demi-heure à une heure tous les mois et vous mettez un minuteur. Et là, vous scrollez à l'infini pour comprendre quelles sont les bonnes pratiques de publication en scrollant intelligemment, on va dire, dans la mesure du possible, en analysant les types de contenus, en notant les éléments qui pourraient vous aider dans votre propre création de contenu. Mais une fois que votre minuteur a sonné, vous arrêtez et vous passez à autre chose. Donc ça, c'était mon laïus sur les réseaux sociaux, qui sont, à mon sens, la plus grande plaie en termes d'apprentissage et de capacité cérébrale. Mais il y a d'autres choses à enlever, qui peuvent vous prendre potentiellement du temps, et ça, je vous le remarque quand je vois les gens dans le métro, dans les transports en commun, sur leur téléphone, notamment les jeux, les jeux sur votre téléphone, ça, clairement, ça ne sert à rien. Ça vous prend du temps, et ça vous prend du temps utile que vous pourriez employer pour votre culture générale. Et puis parmi les autres voleurs de temps, on peut citer les séries télévisées, qui sont quand même assez chronophages, et puis la télévision. Alors un point sur la télévision, parce que c'est assez ambivalent. Bien utiliser la télévision, ça peut avoir un intérêt, mais globalement, et en particulier si vous êtes au début de votre processus d'ascension, sachez que vous n'avez pas besoin de télévision, et j'ai même envie de vous dire que si vous en êtes à ce stade-là de votre ascension, vous devriez même vous débarrasser de votre télévision. déjà parce qu'en la revendant, vous allez récupérer de l'argent et surtout, vous allez gagner du temps, croyez-moi. Si vous me dites, oui, mais les actualités, je me renseigne, je regarde le journal avec la télévision, eh bien, très mauvaise idée parce que tout ce qui est journal télévisé ou chaîne d'information en continu, après les réseaux sociaux, ce sont les pires moyens pour vous informer. Et cette manière de consommer de l'information, en plus, déjà, elle est assez liée à la classe sociale et j'en ai fait la propre expérience à travers mon parcours. puisque quand j'étais petite, tous les soirs, on regardait le JT de 20h de TF1 à la télévision quand on était à table. Le samedi et dimanche, même chose, on regardait le JT de 13h. Et quand je suis entrée à Sciences Po, l'une des premières choses qu'on nous a dites, c'était que le JT de 20h, c'était le niveau zéro de l'information et que ce n'était pas ce type de média qu'il fallait consulter pour prendre connaissance de l'actualité. Et effectivement, quand on analyse, quand on prend le temps d'analyser les structures des JT, on se rend compte que les choix éditoriaux sont quand même assez curieux au niveau du partage, de la diffusion de l'information, du traitement de l'information. Donc évitez ce type de médias, ce n'est pas ce que vous devriez privilégier. Quant à savoir ce pourquoi il faut opter, on en parlera plus tard dans cet épisode. Donc, vous avez compris qu'il faut supprimer les réseaux sociaux, les chaînes d'information en continu, le JT de 20h ou de 13h, les jeux sur téléphone... et les séries, les films qui apportent peu de choses. Alors pour les séries, les films, on pourrait trouver un certain intérêt, mais globalement il y a assez peu de médias d'œuvres de ce type qui sont vraiment des œuvres d'art au sens littéral du terme. On en vient à la deuxième partie, et maintenant qu'on a fait le ménage, parlons de ce qu'il faut vraiment comprendre sur la culture générale. L'idée centrale de cette partie, c'est la suivante, c'est que la culture générale ce n'est pas une accumulation de connaissances, c'est une méthode, et ce sont des habitudes. Alors comment on met en place cette méthode ou ces habitudes ? La première chose à faire, c'est de vous demander pourquoi vous voulez améliorer votre culture générale. Parce qu'on n'aura pas la même méthode et on ne mettra pas en place les mêmes habitudes selon la raison pour laquelle on veut améliorer sa culture. Globalement, il y a trois raisons principales qui font qu'on a envie d'améliorer sa culture. La première, c'est pour les concours de grandes écoles ou les concours administratifs de la fonction publique. La deuxième, c'est pour être capable de soutenir des conversations, pour être à l'aise dans des milieux exigeants avec des personnes qui sont cultivées. Et la troisième raison, je dirais que c'est plutôt une démarche de développement personnel et professionnel, dans le sens où la culture générale, c'est un outil pour le leadership. Ça, c'est quelque chose de moins évident, mais si vous deviez allouer une fonction à cet apprentissage de la culture générale, c'est celle-ci. Il y a une citation du général de Gaulle que j'aime beaucoup qui dit que la meilleure école du commandement, c'est celle de la culture générale. Si vous ne comprenez pas pourquoi, si ça vous paraît un peu obscur, je vous invite à taper la citation sur Google et de retrouver le passage entier. Alors le titre de l'ouvrage duquel est extrait cette citation m'échappe, mais il y a tout un paragraphe qui explique pourquoi la culture générale est un outil de commandement, de leadership. Et puis il y a une quatrième raison qui est un peu transversale aux trois autres, mais... Ce serait d'étancher une certaine soif d'apprendre, mais dans ce cas l'apprentissage de la culture générale devrait plutôt être naturel et spontané que méthodique. Pourquoi c'est important de savoir quel est votre objectif en termes de culture générale ? Eh bien parce qu'on ne va pas travailler sur la culture générale de la même manière pour un concours administratif ou de grande école que pour soutenir des discussions mondaines ou professionnelles. Et il y a une différence essentielle entre consommer de l'information, apprendre des choses, ingurgiter des éléments de connaissances et être capable de les restituer dans un contexte particulier. On ne va pas restituer une donnée, une information de culture générale de la même manière sur une copie de concours que dans une discussion à la machine à café ou dans une discussion professionnelle. Et en conséquence, ça n'appelle pas le même type d'apprentissage ni le même type de pratique. J'en veux pour preuve ma propre expérience. Quand j'ai bachoté de manière intensive pour les concours de Sciences Po, ça ne m'a pas empêchée, une fois admise, d'être complètement perdue dans les discussions avec mes nouveaux camarades de promotion. Le fait d'avoir travaillé cette culture générale de manière académique, ça ne m'avait absolument pas préparée à soutenir des discussions de manière spontanée. Ce que j'avais l'habitude de faire, c'était restituer ces éléments sur une copie à l'écrit avec un stylo et un papier, et éventuellement sur un oral d'admission où c'était cadré. Et c'est là qu'on parle vraiment de capital culturel incorporé, assimilé au corps, tellement ancré que ça fait partie des réflexes de la manière de penser de la personne. En l'occurrence, ce capital culturel que j'avais assimilé, je ne l'avais pas totalement incorporé parce que je n'étais pas capable de soutenir des conversations. Et ce capital-là, ce capital culturel incorporé, on ne l'acquiert pas en bachotant bêtement des fiches, comme ce que j'avais fait. Quelle que soit l'approche que vous choisissez, quelle que soit la raison pour laquelle vous voulez améliorer votre culture générale, il faut comprendre une chose. La culture générale, c'est avant tout une méthode et pas une accumulation de connaissances. Je vais vous donner encore une fois un exemple très concret. Si vous envisagez des écrits de culture générale d'un concours comme une accumulation de références, eh bien, vous allez échouer. On va prendre le dernier sujet de concours que j'ai passé, c'était il y a une dizaine d'années maintenant, mais je m'en rappelle encore, le sujet était « La violence est-elle mère de toute chose ? » ou quelque chose de ce style. On pourrait sortir plein de références, René Girard, Hobbes, Machiavel, Max Weber, voilà, tous les auteurs qui ont plus ou moins parlé de la violence dans leurs écrits. Mais si vous vous contentez de faire une récitation et d'aligner ces références, vous allez vous prendre au mieux un 6 sur 20. Pourquoi ? Parce qu'un correcteur, qu'est-ce qu'il regarde ? C'est votre raisonnement, c'est la structure de votre raisonnement. Et dans cet exercice de la dissertation de culture générale, il y a une méthode qui est attendue implicitement. Ça varie en fonction des concours. Globalement, c'est à peu près toujours la même idée, mais on attend surtout une méthode. Et d'ailleurs, il vaut mieux avoir la bonne méthode et peu de connaissances plutôt que des connaissances encyclopédiques sans respecter la méthode attendue. Alors bien sûr, les concours sont ce qu'ils sont. Ils sont tellement concurrentiels que si vous voulez être admis, il faut cumuler les deux, la méthode et les connaissances. Mais le B.A.B. de la culture générale, de l'épreuve, des épreuves de culture générale dans un concours, c'est de respecter la méthode. Et pour ça, le meilleur concours... conseil que je puisse vous donner, c'est de faire une préparation dans un cadre structuré avec des gens qui vont corriger vos copies et vous apporter un regard critique sur vos performances avant l'épreuve finale, bien entendu. Le mieux étant de choisir les meilleures préparations. Donc si vous préparez des concours de la haute fonction publique, orientez-vous plutôt vers les prépas de Sciences Po Paris, si possible, si vous en avez l'opportunité. Et pour l'assimilation du contenu lui-même, je trouve que la meilleure méthode, ce n'est pas de lire, lire, lire ou bachoter des fiches. La vraie méthode qui fonctionne, c'est d'expliquer les concepts que vous avez appris. Imaginez que vous deviez expliquer un concept à votre petite sœur ou à vos neveux, à vos nièces, à vos enfants, peu importe, à un enfant de 5 ans. Pourquoi ? Parce qu'expliquer un concept, c'est la meilleure manière de l'assimiler, de le comprendre, de se l'incorporer. Alors j'ai bien conscience que tout le monde n'a pas forcément envie de passer des concours avec une épreuve de culture générale parmi l'audience que constitue ce podcast, mais il faut savoir que dans les conversations, qu'elles soient mondaines ou professionnelles, c'est un peu la même logique qu'il faut adopter. Déjà parce que dans une conversation, ce qu'il faut à tout prix éviter de faire, c'est d'étaler ses connaissances. Sortir des références à tout va, citer des auteurs à tout bout de champ, c'est une pratique qui est hautement détestable. Et en plus, souvent, quand vous citez un auteur sans comprendre ce qu'il y a derrière, ça montre que vous ne maîtrisez pas le concept. Dans une conversation, les éléments de culture générale doivent avant tout vous servir à structurer votre raisonnement et à analyser ce que la personne en face est en train de vous dire et en réponse à faire émerger des idées, des raisonnements, des concepts, tout ce que vous voulez, mais à enrichir le dialogue. Je vais vous donner un exemple pour que ça vous parle. Il y a quelque temps, j'ai eu une conversation en soirée avec un ami sur la massification de l'enseignement supérieur, un sujet d'ailleurs dont je vous ai parlé dans un précédent épisode de podcast sur la mobilité sociale. D'ailleurs, le précédent épisode, c'était l'épisode 59. L'élément brut de culture générale derrière cette conversation, c'était le projet de loi de Wacky en 1986 qui visait à instaurer une sélection à l'université, et pour laquelle il y a eu un certain nombre de manifestations qui ont... contribuer à l'abandon du projet de loi. En soi, cet élément, cette connaissance du projet de loi de Wacky 1986, ça n'a aucun intérêt. La vraie question, c'est ce que ça implique. Ce que ce projet de loi a impliqué dans la manière dont l'enseignement supérieur s'est construit en France, dans la valeur des diplômes et dans la question qu'on peut se poser aujourd'hui, à quoi sert finalement de faire des études supérieures, à quoi ça sert d'avoir un bac plus 5 si finalement... Tout le monde a accès à l'université parce que ça, quelque part, ça dévalorise les diplômes. J'ai raccourci le raisonnement à l'extrême pour ne pas me pencher sur les détails, mais voilà comment un élément brut de culture générale peut vous servir à structurer votre raisonnement. Et encore, j'ai pris un élément isolé pour illustrer l'idée, je n'ai pas développé. Je vous laisse imaginer que la conversation a été plus longue que ces quelques secondes, mais dans une vraie conversation, vous allez mobiliser. plusieurs éléments de culture générale dans un contexte beaucoup plus large avec beaucoup plus d'idées. Et je reviens à la charge sur les réseaux sociaux. La raison pour laquelle ça n'est pas une bonne idée d'utiliser ce média-là pour votre culture générale, c'est que pour les rares fois où ça va vous donner des éléments de connaissances de culture générale, ça va vous donner des éléments isolés qui ne vont pas vous permettre d'avoir le raisonnement, la structure de raisonnement vers laquelle ça pourrait vous amener. Et c'est un peu la même chose qu'on retrouve dans certains podcasts sur la culture générale. En préparation de cet épisode, je me suis amusée à taper « culture générale » dans Apple Podcasts, et j'ai trouvé plusieurs podcasts qui parlaient de ce sujet avec des épisodes de 2 à 3 minutes. Et c'est un peu la même logique que pour les réseaux sociaux, c'est-à-dire que c'est trop court. Même 2 à 3 minutes, c'est beaucoup trop court, ça ne permet pas de rentrer en profondeur dans un sujet. On ne peut pas assimiler de la vraie culture générale en 2 minutes. Parce qu'on va prendre de l'information, mais on n'allait pas pouvoir la placer dans un contexte, on n'allait pas pouvoir la placer dans un raisonnement structuré. C'est une bonne intention, je ne dis pas le contraire, de la part de l'auteur ou des auteurs de ces épisodes de podcast, d'avoir initié cette démarche, mais ça répond surtout à ce besoin d'avoir une solution rapide à un problème pour lequel il n'y a pas de solution rapide et pour lequel il faut accepter que ça prenne du temps. C'est ce que dit d'ailleurs Pierre Bourdieu dans son papier sur le capital culturel. ça nécessite une exposition prolongée, un peu comme le bronzage. Il faut s'y mettre de manière personnelle, il faut s'impliquer dedans et il faut accepter que ça prenne du temps. Et c'est pour ça que la première chose que je recommande de faire quand on veut améliorer sa culture générale, c'est de lire le journal, la presse écrite. Parce que dans la presse écrite, il y a des raisonnements structurés, il y a des analyses qui vont au fond des choses. Alors on n'est pas sur des heures de lecture, un article c'est 5 à 10 minutes. D'ailleurs, si vous prenez le journal Le Monde, ils mettent le temps estimé de lecture dans l'antenne de l'article. Ça vous donne une idée de combien de temps ça va vous prendre. En général, la plupart des articles que je lis, ils prennent 4 à 7 minutes. Quand ce sont des articles vraiment fous, on peut monter à 10, 11, voire même 15 minutes, mais là c'est assez exceptionnel. Mais c'est précisément ce temps-là qui est nécessaire pour aller... au fond du raisonnement, au fond des choses, et surtout pour vous familiariser avec ces structures de raisonnement qui sont nécessaires à l'incorporation du capital culturel. Maintenant que vous avez compris que la culture générale, ce n'est pas un tas de connaissances, mais vraiment une question de méthode, on peut passer à la partie suivante, le troisième point dans lequel on va parler de la pratique concrète. Et avant ça, il y a une dernière clé de compréhension à intégrer, c'est que la culture générale, c'est une méthode, on vient de le voir, mais c'est avant tout une habitude. d'autres déshabitudes. Et si votre objectif, c'est d'être à l'aise dans des conversations avec des gens cultivés, il va falloir prendre conscience d'une chose, c'est que ces gens-là, ça fait des années, voire parfois des décennies, qu'ils construisent leur culture générale. Et c'est pour ça que je vous dis, et que j'insiste encore sur le fait que c'est illusoire de vouloir construire votre propre culture en quelques semaines. Pour être tout à fait juste et précise sur cette idée d'années accumulées, de décennies accumulées de culture générale, en réalité ce ne sont pas des années passées à bachoter de manière intensive. La clé c'est plutôt une incorporation, une assimilation sur la durée et même au quotidien. C'est la meilleure manière d'assimiler de la culture générale sans y penser, sans que ce soit un effort conscient. Et c'est là que je vais pouvoir répondre à la promesse un peu racoleuse que j'ai fait dans mon titre, le sans-effort, puisque plutôt que de vous acharner devant des fiches de culture générale comme si vous alliez passer une épreuve désagréable, eh bien faites de la culture générale votre quotidien. Les gens qui ont une culture générale développée, pour eux c'est devenu naturel parce que c'est incorporé dans leurs habitudes. Je vais vous donner un exemple concret, celui de ma propre journée type. Alors ça m'embête toujours un peu de partager ce type d'éléments parce que là je partage des éléments quand même assez privés, vous en ferez ce que vous voulez mais on va s'efforcer de l'aborder sous l'angle purement de la culture générale. Je vous parlerai ensuite de ce à quoi une semaine type et même une année type doit ressembler si vous voulez incorporer de la culture générale. Le matin, lorsque je me réveille, la première chose que je fais avant même de poser un... pied en dehors de mon lit, c'est que je saisis un des deux livres qui se situent sur ma table de chevet. En ce moment, je lis un livre de sociologie qui est la mise en scène de la vie quotidienne d'Erving Hoffman. Je vous reparlerai plus tard du second livre, mais en l'occurrence, je prends ce livre et je lis au moins dix pages. Alors, sur ce livre particularité, comme il est très dense, je le lis plus en étant dans mon lit. Je me lève, je prépare un café et je le lis en étant attablé pour pouvoir surligner ce qu'il y a dans ce livre tout en dégustant mon café du matin. Donc, première habitude de culture générale, je commence ma journée par de la lecture. Ensuite, je prends mon téléphone, non pas pour regarder les réseaux sociaux, mais à ce moment-là, j'ouvre un certain nombre d'applications pour lesquelles j'ai des abonnements de presse, à savoir Le Monde, Le Figaro, Libération et Les Echos. Alors, ça fait beaucoup. En l'occurrence, je consulte tous ces titres plutôt à titre professionnel. Mais si vous ne deviez choisir qu'un seul média, je vous conseillerais Le Monde. Et si vous voulez diversifier, prenez au moins deux titres, un de votre bord politique et un du bord politique opposé, donc un titre de gauche et un titre de droite, pour ne jamais vous enfermer dans un seul courant de pensée. Parce que, vous verrez, ça fait aussi partie des éléments de culture générale de savoir... prendre du recul critique sur l'information et de comprendre qu'un fait d'actualité n'est jamais traité de la même manière selon la ligne éditoriale du journal. J'en reviens à mes habitudes, à ma journée type. J'ouvre ces applications, je passe en revue les titres, je scrolle sur les différents titres de presse, comme je le ferais sur un réseau social, sauf que là c'est sur une application de journal, et ça me donne déjà un aperçu de l'actualité. En quelques minutes, je sais ce qu'il se passe dans le monde et en France. Et ensuite, je lis en profondeur les sujets, les articles qui m'intéressent. En l'occurrence, ceux qui sont liés à mon activité, donc la méritocratie, les classes sociales, le management. Ça me prend 10 à 20 minutes, pas plus. Ensuite, j'ai ma matinée de travail. Et puis, à la mi-journée, je sors marcher ou je vais faire un peu de sport ou alors je vais simplement prendre mon déjeuner. Et à ce moment-là, je mets toujours un podcast dans mes écouteurs qui est soit lié à mon activité, soit un podcast où j'apprends quelque chose. En ce moment, j'écoute beaucoup un podcast de finances et d'investissement. Ensuite, l'après-midi, j'ai mon après-midi de travail. Et puis le soir, c'est un moment assez particulier. Comme je vous l'ai dit, je ne suis pas très télévision. Je n'en ai jamais acheté moi-même. C'est plutôt mon compagnon qui préfère consommer des médias télévisés. Ce qui fait qu'on a quand même une télévision chez nous. Et je l'écoute d'une oreille distraite. De toute façon, ça prend de la place dans le salon. Et puis, on regarde l'émission quotidienne que je... prends quand même le temps d'écouter de temps en temps parce qu'ils ont quand même des invités, des intervenants intéressants. Je pense notamment à l'émission d'hier où il y avait Pascal Perrineau qui est intervenu, qui est un politologue, professeur à Sciences Po. Mais autrement, quand les sujets ne m'intéressent pas, je mets mes écouteurs et j'écoute soit des podcasts, soit autre chose. Mais je ne prends que ce qui est intéressant et c'est pour ça que je vous dis, dans la télévision, il y a des choses qui sont bonnes à prendre et d'autres beaucoup moins. Alors, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. la télévision n'est pas mon média préféré et ce n'est pas un média que je vous conseille quand bien même j'ai un téléviseur chez moi. Si je pouvais, je n'en aurais pas ou alors ce serait relégué dans une autre pièce mais en l'occurrence, ça n'est pas possible. Et puis, pour finir, le soir après avoir dîné et avant de me coucher, au moment où je me mets au lit, je prends le second livre qui se trouve sur ma table de chevet et cette fois, c'est un livre plutôt de fiction. En ce moment, je lis un roman historique sur la ville de Paris assiégée pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Alors si je le pouvais, je ne lirais que des sciences humaines ou des ouvrages où j'apprends des choses en soi. Et en l'occurrence, si je me mets à lire de la sociologie le soir, mon cerveau va s'emballer et ne vais pas passer des nuits tranquilles. Donc je préfère lire plutôt des fictions historiques ou des fictions de manière générale pour pouvoir apaiser mon cerveau. et ça me permet de trouver un compromis entre détente et apprentissage. Ça, c'est ma journée type. Alors, j'ai conscience que c'est la journée d'une femme sans enfant qui travaille depuis chez elle et qui donc n'a pas besoin de prendre de transport en commun. Mais si vous avez des contraintes, notamment celles que je viens de citer, ça ne vous dispense pas pour autant, ça n'est pas une excuse. Dans le sens où, eh bien, si vous prenez des transports en commun, ça veut dire que vous avez du temps devant vous pour... écouter un podcast, lire le journal. Et puis, même si vous avez des enfants, vous pouvez tout à fait les inclure dans vos pratiques culturelles. Alors, je comprends qu'on ne puisse pas forcément faire lire des analyses du journal Le Monde à des enfants de 6 ans, mais vous pouvez par exemple mettre une radio comme Radio Classique ou une radio où l'on diffuse un certain nombre de contenus culturels ou intellectuels comme France Culture, parce que de cette manière, vos enfants, en écoutant ce type de médias, vous allez faire d'une pierre deux coups, vous allez apprendre, et eux, vos enfants, ils vont être exposés, dès le plus jeune âge, à des éléments intellectuels, culturels, ce qui ne sera que bénéfique pour eux dans leur développement intellectuel. Donc ça, c'était à l'échelle d'une journée. Maintenant, sur la semaine, on peut aussi parler d'un certain nombre de pratiques que vous pouvez incorporer dans vos habitudes. Et je fais référence à tout ce qui est pratiques artistiques. Ça, c'est un élément que j'ai assimilé quand j'ai commencé mes études à Sciences Po. Expo, pendant la scolarité, on impose aux étudiants, en plus des cours classiques, on impose une pratique artistique. Et moi, j'ai commencé avec des cours de théâtre, pratique que j'ai un peu gardée de manière plus ou moins décousue, mais j'ai toujours eu une pratique artistique depuis. En ce moment, je ne fais plus de théâtre, je me suis mise au piano depuis quelques années. Et si vous avez envie, vous aussi, de vous mettre à un instrument de musique et que vous vous dites, ah non, c'est trop tard pour moi, sachez qu'il n'y a pas d'âge pour s'y mettre. J'ai commencé à l'âge de 28 ans, 28 ou 29 ans. Mais de manière générale, retenez qu'avoir une pratique artistique régulière, c'est extrêmement important, c'est crucial pour votre culture générale, parce que c'est une manière de la construire activement. On n'est plus dans le passif, là, on est vraiment en pratique. Et c'est une manière aussi d'incorporer cette culture générale. Alors j'ai parlé de théâtre, de musique, mais il y a plein d'autres pratiques, notamment la peinture, la sculpture, certains types de danse, notamment la valse par exemple, on peut parler des échecs aussi. Je sais qu'on me dit souvent que les échecs sont un sport, mais je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça. Vous avez aussi la littérature, alors l'écriture, pas seulement la lecture. Il faut vraiment que ce soit une pratique. Mais dans tous les cas, le champ des possibles est ouvert et je vous invite à explorer une pratique culturelle qui potentiellement vous intéresse depuis longtemps et à tenter de la mettre en pratique. Ensuite, à l'échelle d'un mois, il y a les sorties culturelles. Je pense que le bon rythme, c'est une à deux sorties culturelles par mois. que ce soit des musées, des expositions, des théâtres, des concerts de musique classique. Et vous n'avez pas besoin d'y laisser un budget monstrueux. Notamment si vous habitez en France, on a la chance d'être dans un pays de culture et l'accès à la culture est quand même assez non seulement facile, mais en plus relativement peu onéreux. Et moi, je suis toujours... consterné de voir autant de gens qui passent leur samedi après-midi dans des centres commerciaux à dépenser de l'argent qu'ils n'ont pas forcément dans des choses inutiles alors que tout cet argent pourrait être dépensé et investi dans la pratique, dans de l'enrichissement culturel. Donc si vous pensez que vous n'avez pas le budget, sachez qu'il y a énormément de sorties culturelles que vous pouvez faire sur une base mensuelle qui vont vous demander peu voire pas du tout de ressources financières. Parmi ces pratiques culturelles, ces sorties culturelles, j'ajouterais également le fait d'assister à des conférences publiques. On en parle peu souvent, mais c'est une excellente manière d'une part de cultiver et d'améliorer votre culture générale, mais en plus ces conférences-là sont assorties de moments réseaux, parfois mais pas toujours, mais quand c'est le cas c'est l'occasion de faire d'une pierre deux coups. Et puis à l'échelle d'une année, il y a les vacances, ou plutôt les séjours et les voyages. Dans les classes moyennes et populaires, On va plutôt partir en vacances pour se divertir, pour oublier le quotidien morne lié aux tâches répétitives du travail. Quand on va partir, on va partir dans des endroits qui sont des grandes attractions touristiques, dans des grandes capitales européennes. Et puis, on va faire les attractions touristiques classiques. Donc, si on va à Paris, on va faire la Tour Eiffel. Si on va à Londres, on va aller voir Big Ben et faire la Grande Roue. Si on va à Rome, on va aller visiter le Colisée et la Tour de Pise. Dans les milieux aisés, c'est différent. Quand on va voyager, on va plutôt visiter des sites culturels, confidentiels, mais culturels. On va se servir du voyage, des séjours, comme une manière de se cultiver. Alors ça peut être aussi bien dans des grandes villes que faire par exemple de l'euno-tourisme, aller visiter des vignobles. Ça peut être la visite de châteaux, ça peut être la visite de musées. Même en allant dans des grandes villes, dans des grandes capitales, on peut toujours trouver des endroits un peu confidentiels où on peut apprendre en termes de culture générale. Et donc, à votre échelle, à votre niveau, vous pouvez faire de vos vacances un moment de culture générale sans que vous n'ayez à y penser. Il suffit juste déjà d'éviter les grands sites, les grandes attractions touristiques, et puis privilégier des endroits où personne ne va. Et souvent, parfois même le fait de se laisser porter par l'environnement, par des découvertes. couvertes fortuites, ça permet justement d'explorer ces endroits un peu confidentiels. Je vous donne un exemple, si jamais vous souhaitez visiter un endroit confidentiel en plein cœur de Paris, et je peux vous en parler parce que j'ai vécu dans le quartier pendant un moment, j'ai habité pendant un temps dans le premier arrondissement de Paris, vers Châtelet-Léal, entre la cathédrale Notre-Dame et l'hôtel de ville de Paris. Et c'est un endroit qui est extrêmement touristique, il y a des touristes partout. Entre Châtelet et le quartier du Marais, c'était très difficile de trouver un endroit, un coin de trottoir sans qu'il n'y ait des touristes à chaque coin de rue. Et entre ces deux grandes attractions touristiques, il y a un monument où personne ne va, c'est la Tour Saint-Jacques. Alors il se trouve que je l'ai visitée, c'est extrêmement intéressant parce que vous ne pouvez y accéder qu'en visite guidée sur réservation. Vous avez un guide qui vous présente l'histoire de la Tour Saint-Jacques, qui vous explique... pourquoi elle a été construite, pourquoi elle est dans cet état. Et la visite permet de monter dans la tour jusqu'à se retrouver au sommet, ce qui est plutôt sympathique parce que ça offre une superbe vue sur Paris et c'est presque aussi haut que Notre-Dame, donc on a vraiment un visuel panoramique quand on arrive au sommet de la tour. Et pourtant, personne n'y va. Et quand je suis allée visiter, sur le créneau qu'on a pris, on était trois. On a presque eu une visite privée pour nous. Pendant que plein de touristes allaient se masser sur le parvis de l'hôtel de ville ou sur celui de Notre-Dame ou même au BHV, j'ai visité tranquillement la tour Saint-Jacques. C'était très agréable, j'ai appris plein de choses et je vous recommande cette sortie. Alors ça n'est qu'un exemple parmi tant d'autres que j'aurais pu vous citer. Et d'ailleurs, ça n'est pas le seul endroit de Paris où vous pouvez trouver des lieux un peu confidentiels. Et je suis sûre que vous pouvez trouver plein d'éléments comme ça dans toutes les capitales européennes. Mais voilà comment tirer le meilleur parti de vos voyages pour construire votre culture générale. Alors là, on a beaucoup parlé de dimensions temporelles à l'échelle d'une journée, d'une semaine, d'un mois, d'une année. Mais il y a aussi une dimension spatiale à votre culture générale. Et notamment l'environnement physique dans lequel vous vous trouvez. Et là, on n'est plus seulement sur le capital culturel incorporé, on est sur le capital culturel objectivé, dont je vais vous parler en introduction. Il faut savoir que dans les foyers très aisés, l'exposition à la culture, elle se fait aussi par les objets, par des tableaux, par des œuvres d'art, par des instruments de musique qu'on peut posséder et qui sont dans le domicile familial. Et cette exposition physique, ça passe déjà par une démarche proactive. Il faut aller chercher des tableaux, il faut aller les dénicher, il faut aller dénicher des œuvres d'art, que ce soit dans des ventes en enchères, dans des brocantes. et puis surtout il faut avoir les moyens financiers de le faire parce que C'est d'une chose d'afficher un tableau un peu bas de gamme, trouvé dans une grande enseigne de décoration ou d'ameublement, ce que d'ailleurs j'ai fait dans mon propre intérieur, je n'ai aucune œuvre d'art picturale on va dire, parce que je n'ai pas le budget, c'est juste que ce n'est pas le moment dans mon évolution financière de faire l'acquisition de ce type d'objet. Mais le simple fait de commencer à envisager et de mettre des œuvres d'art, même si vous allez justement, comme je disais, sur des œuvres grand public, c'est déjà un premier pas vers cette... culture, vers ce capital culturel objectivé que vous allez potentiellement pouvoir renforcer au fil du temps en développant notamment votre sensibilité artistique d'une part et votre résence financière d'autre part. Bon, sans aller jusqu'à des tableaux de maîtres à plusieurs centaines ou plusieurs milliers d'euros, voire plusieurs centaines de milliers d'euros, ça peut déjà commencer par un certain type de décoration intérieure. Il faut savoir qu'en fonction de sa classe sociale, on ne va pas décorer son intérieur de la même manière. Et ça, la décoration intérieure, ça dénote d'un certain goût culturel. Et le fait d'acculturer son œil, d'habituer son œil à certains types de décoration, ça fait aussi partie de ce processus d'incorporation, voire d'objectivation du capital culturel. Et pour finir, il y a aussi la dimension sociale. On a parlé de dimension temporelle, spatiale, on parle de dimension sociale maintenant. C'est-à-dire avec qui vous avez des conversations. Parce que dans une journée où on est amené à fréquenter un certain nombre de personnes, il y a des moments où on va discuter. Et la question, c'est de savoir qui sont ces personnes avec qui vous allez discuter au quotidien. Est-ce que ce sont des personnes avec qui, quand vous échangez, quand vous parlez, vous avez des conversations ou mobilisez votre culture générale ? Je vous rappelle à cette citation d'Eleanor Roosevelt que j'aime beaucoup, qui dit que les petits esprits parlent de gens... Les prix moyens parlent d'événements et les grands esprits parlent d'idées. Alors, je sais que je vous ai dit de ne pas étaler des citations, ce que je suis en train de faire dans cet épisode, mais c'est pour le bien de la démonstration, donc j'espère que vous me le pardonnerez. Mais si j'emploie cette citation, c'est pour illustrer le fait que si vous n'avez jamais de discussion de fond avec votre entourage, eh bien vous vous privez d'une source d'apprentissage immense. Et ça, ce n'est pas un algorithme de réseau social et ce n'est même pas votre application de journal qui va combler ça pour vous. Donc c'est extrêmement important, c'est même crucial, c'est capital d'avoir un réseau, d'avoir un entourage de proximité, de personnes avec qui vous allez pouvoir échanger en termes de culture générale, avec qui vous allez pouvoir avoir des discussions qui vont favoriser cet apprentissage, cette incorporation du capital culturel. Et toutes ces choses dont je viens de parler, ce sont des habitudes, ce ne sont pas des performances à faire une fois de temps en temps, ce sont vraiment des habitudes que je vous invite à... incorporer de manière régulière dans votre quotidien, dans votre semaine, dans votre mois, dans l'année que vous allez passer pour pouvoir améliorer votre culture générale sans effort, sans vous en rendre compte. Alors, au début, oui, ça va vous demander un effort de mettre en place ces habitudes, mais c'est par la répétition, par l'exposition que vous allez renforcer votre culture générale. Pour illustrer l'idée d'habitude en termes de culture générale et à quel point c'est important, j'ai une anecdote qui va illustrer cela. Pendant longtemps, j'ai éprouvé un syndrome de l'imposteur par rapport à mon oral du concours quand j'ai passé le concours pour entrer comme officier dans l'armée de l'air. Pour vous donner du contexte, sur un oral de ce type, qui est un oral pour un concours administratif, on évalue à la fois votre personnalité et votre culture générale. Et ça passe par d'abord un exposé de 10 minutes, qui a été préparé pendant une demi-heure au préalable, puis un certain nombre de questions-réponses avec le jury. Dans la salle d'attente, avant que l'on ne m'appelle, j'avais ouvert mon application Le Monde et j'ai commencé à lire un article sur l'éducation nationale pour me détendre, pour détourner mon attention du stress. Et puis quand vient mon tour, on m'appelle, je rentre dans la salle et je tire mon sujet au sort. Alors il se trouve qu'on tire deux sujets et on en choisit un. Le premier sujet, c'était la fonte des glaces. Bon, je tire au sort un deuxième sujet. Et là, sans plaisanter, le sujet c'est... les enjeux de l'éducation nationale au XXIe siècle. Cinq minutes avant, j'étais en train de lire un article sur ce sujet précis. Ce qui fait que j'ai pu préparer mon sujet avec une aisance folle. Je venais de lire un article sur le sujet, j'avais de l'information toute fraîche, j'avais un chiffre tout frais en tête, j'ai pu m'en servir comme accroche. Alors bien évidemment, je n'ai pas utilisé tous les éléments de cet article pour mon sujet. J'avais un certain nombre de connaissances en termes de culture générale pour étayer mon propos et toute ma démonstration. Mais dans tous les cas, l'oral s'est extrêmement bien passé. D'ailleurs, j'ai eu une excellente note qui m'a valu le fait de réussir son concours en arrivant major. Mais ce pourquoi j'ai eu le syndrome de l'imposteur, c'est parce que finalement, je me suis dit que j'avais eu de la chance. Je lis un article et cinq minutes après, je tombe sur le sujet qui correspond à cet article. Et quand j'en ai parlé à un ami, il m'a dit que, en fait, non, je n'avais pas eu de la chance. J'avais fait l'effort de prendre mon téléphone et d'ouvrir. l'application dans une application de journal, de presse, parce que j'aurais très bien pu être en train de jouer à Candy Crush sur mon téléphone avant l'examen, ou j'aurais pu être en train de scroller sur Instagram. Effectivement, il avait raison, mais je vais ajouter une nuance, c'est que non, je n'avais pas fait l'effort, c'est qu'à ce moment-là, j'avais pris le réflexe, j'avais pris l'habitude dans mes moments de pause d'ouvrir le journal, d'ouvrir cette application-là. plutôt qu'autre chose, plutôt que de jouer justement à Candy Crush ou scroller sur les réseaux sociaux. Et c'est exactement ça la culture générale, c'est un réflexe, c'est une habitude. Et ce jour-là, cette habitude, ce réflexe, il m'a été profitable, voire même salutaire, et je vais finir avec cette citation, encore une, c'est la dernière, promis. C'est une citation de Louis Pasteur qui dit que la chance, c'est la rencontre de la préparation et de l'opportunité. Si vous pensez encore que la réussite, et de manière plus précise, la réussite sociale c'est de la chance, vous pouvez prendre cet élément de réflexion, cet élément de culture générale, pour vous demander si la chance est vraiment un facteur en soi dans un processus de réussite et d'ascension sociale. On en arrive au terme de cet épisode et pour conclure, on va récapituler ce que l'on a vu. On a vu qu'avant de vouloir ajouter des bonnes habitudes en termes de culture générale, il faut commencer par retirer ce qui prend toute la place, à savoir les réseaux sociaux en premier lieu parce que ce sont des agences publicitaires et on n'apprend rien avec la publicité, mais surtout parce qu'ils réduisent votre capacité d'attention et parce qu'ils créent une vraie dépendance au détriment d'activités qui seraient beaucoup plus profitables pour votre culture générale. Cette culture générale, on a vu ensuite que ce n'est pas une accumulation de connaissances, c'est une méthode. Et cette méthode, elle dépend de votre pourquoi, que ce soit pour un concours, pour soutenir des conversations ou pour développer votre leadership. Et enfin, on a vu que cette méthode, pour être vraiment efficace, elle doit devenir une habitude. Une habitude quotidienne, hebdomadaire, mensuelle, annuelle, dans le temps, dans l'espace, dans vos relations. Et c'est là-dedans que se trouve le bain. De culture générale, c'est tous ces éléments qui constituent ce bain de culture générale dont je vous ai parlé en introduction. C'est une immersion totale dans tous les aspects de sa vie dans la culture générale. Et si je devais résumer cet épisode en une seule phrase, ce serait celle-ci. La culture générale n'est pas une performance, ça se construit dans la durée par immersion jusqu'à devenir aussi naturelle que respirer. Si aujourd'hui vous voulez développer votre culture générale, acquérir les bonnes habitudes et surtout être entouré des personnes avec qui vous pourrez en discuter, Athéna, c'est le cadre que vous recherchez. Pour rappel, Athéna, c'est le programme de mentorat que j'ai construit pour les femmes ambitieuses qui ont besoin d'apprendre les codes. Les codes en termes d'état d'esprit, de réflexion, de pensée, d'élégance, de réseau. Tout cela pour transformer durablement votre trajectoire sociale, pour vivre une existence à la hauteur de vos ambitions, bien évidemment dans des valeurs d'excellence et d'élégance. La liste d'attente est ouverte, sachant que le programme n'est accessible que sur candidature et à des dates bien précises, donc en attendant la prochaine ouverture des portes, vous pouvez vous inscrire, vous trouverez bien évidemment le lien dans la description. Merci infiniment d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout, si cet épisode vous a plu, je vous invite à laisser un commentaire et une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée, vous connaissez la chanson. Et quant à moi, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une excellente journée. ou une excellente soirée et je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode d'élégance et ambition