Speaker #0Bienvenue dans Élégance et Ambition. Je m'appelle Thalia et après plusieurs années à décrypter les codes de la classe aisée, j'aide désormais les personnes ambitieuses à gravir l'échelle sociale tout en restant fidèles à elles-mêmes. Ici, on parle d'élégance, de savoir-être et de conseils pratiques pour naviguer dans les cercles les plus prestigieux. Dans ce podcast, je vous partage tout pour transformer vos ambitions en actions concrètes et vous accompagner pas à pas dans votre quête de réussite sociale. Alors installez-vous confortablement et laissez-vous inspirer. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode d'Ellégances et Ambitions. Et aujourd'hui, dans cet épisode de podcast, je vais parler d'un événement qui est arrivé sur mon compte Instagram, ou plutôt d'un changement, parce que le terme événement est un grand mot. Depuis le 9 juillet 2026, j'ai changé de ligne éditoriale, à savoir que j'ai commencé à montrer mon visage sur mon compte Instagram, puisque jusqu'à présent, mon compte était un compte dit faceless, donc un compte où je ne montrais pas mon visage. Et au cours de cet épisode, je vais revenir aux raisons qui m'avaient poussé à créer un compte Instagram selon cette ligne éditoriale, ainsi qu'aux raisons qui ont fait que j'ai changé d'avis, et donc changé de ligne. Et puis surtout, au-delà du fait de parler de ma petite personne, je vais vous partager les leçons et les enseignements que j'en ai tirés, puisque je ne vais pas me contenter de raconter ma vie, mais je vais surtout vous parler de ce en quoi ça peut vous servir et de ce que vous pouvez apprendre de ce changement. Notamment en termes d'image et de visibilité, puisque Instagram, c'est le réseau social par essence qui est consacré à l'image. Et il m'a paru opportun et judicieux d'enregistrer un épisode sur ce sujet, puisque... Beaucoup de personnes dans l'audience, et je le vois parmi mes élèves, ne publient pas ou publient peu par peur de montrer leur visage ou de se montrer ou même de montrer leurs opinions, leurs avis ou leurs connaissances ou leurs savoir-faire. Et par conséquent, j'ai décidé d'enregistrer un épisode pour toutes les personnes qui aimeraient publier du contenu sur les réseaux sociaux, pas seulement sur Instagram, mais aussi sur LinkedIn, et qui ont des réticences à montrer leur visage ou tout simplement à s'exposer. sans forcément montrer leur visage. Parce que dans cette aventure, depuis que je mentor des personnes, depuis que je discute avec des personnes qui ont envie de mener une trajectoire d'ascension sociale, je me suis rendu compte qu'il y a beaucoup de personnes qui n'osent pas se montrer, qui n'osent pas publier sur les réseaux sociaux, parce qu'elles se disent que si elles publient, elles vont devoir montrer leur visage ou elles vont devoir s'exposer d'une manière ou d'une autre, et elles ne sont pas à l'aise avec cette idée. Elles ne sont pas à l'aise soit avec leur propre image, ou elles ne sont pas à l'aise avec le fait de diffuser des idées, de s'exposer au monde au regard extérieur. Et donc ça les empêche de publier, et ça les empêche d'évoluer et de progresser. Donc dans cet épisode, je vais vous parler des raisons pour lesquelles je ne montrais pas mon visage jusqu'à présent, pourquoi j'ai décidé de changer d'avis, qu'est-ce qui m'a fait changer d'avis très exactement. On va également déconstruire cette croyance implicite qui dit que visibilité égale danger. Et puis on va parler également de toutes ces questions d'images, notamment au regard du luxe ostentatoire de la fausse image de la réussite qui est véhiculée sur Instagram. Et avec cet épisode, j'espère que vous allez comprendre que la visibilité n'est pas un danger, comment dédramatiser le regard des autres, et puis pourquoi vous n'avez pas besoin... de vous conformer à une certaine image ou à une certaine idée de la réussite sur les réseaux sociaux, si vous voulez vraiment réussir dans la vie réelle, et pas seulement sur ce qu'on affiche aux yeux des autres. Alors pour commencer, pourquoi je ne montrais pas mon visage ? Si vous ne me connaissez pas, j'ai été militaire pendant 9 ans, j'ai été officier de l'armée de l'air et de l'espace, et dans l'armée, il y a une certaine culture de la discrétion. presque de l'effacement, ou du moins de la sobriété, du fait de ne pas se montrer. Et cet état d'esprit, il a été particulièrement présent après les attentats de Toulouse, avec Mohamed Merah, qui s'en est pris à des militaires parce qu'ils étaient militaires, et qui les a identifiés comme tels grâce à des publications sur Internet. Et donc, moi, je suis rentrée dans l'armée, et j'ai fait la plupart de mes années de service à une époque où se montrer en uniforme était... du moins se montrer tout court était quelque chose de dangereux, à tel point qu'on n'avait pas le droit, ou du moins c'était fortement déconseillé, de se montrer en uniforme et dans la rue, et sur les réseaux sociaux d'ailleurs, se montrer en uniforme sur la voie publique était totalement interdit. Ça s'est un peu assoupli ces dernières années avec la baisse de la menace terroriste, à tel point qu'aujourd'hui, non seulement on peut voir de plus en plus de militaires dans l'espace public en uniforme hors service, mais aussi sur les réseaux sociaux, il y a de plus en plus... d'influenceurs qui publient au profit de l'armée en quelque sorte. Et ça, c'est un changement très récent dans la culture militaire que même moi, j'ai eu du mal à absorber ou du moins à intégrer. Et finalement, comme j'avais passé tout ce temps avec cette idée que se montrer que la visibilité était égale à danger, en quelque sorte, je pense qu'inconsciemment, j'avais intégré cette idée. Et puis, il y a aussi le fait que j'ai exercé pendant un temps la spécialité d'officier renseignement. Et là, je ne vous fais pas un dessin pour vous expliquer que ne pas se montrer, c'est l'essence même du métier. D'ailleurs, maintenant, je peux le dire parce que j'en suis partie, mais à l'époque, c'était quelque chose que je ne disais pas. Je ne divulguais pas ma spécialité ou je me débrouillais pour dire que j'exerçais une spécialité qui n'éveillait pas cet intérêt, ce soupçon quand on dit qu'on travaille dans le renseignement. En l'occurrence, je n'ai jamais œuvré dans les directions, mais il y a dans la formation à cette spécialité une culture du secret qui est évidente et qui fait qu'on ne se montre pas. Ça fait partie du métier. Et ça, c'était très difficile à faire comprendre aux gens. Quand j'ai pris notamment des coachings pour m'aider dans ma création de contenu et mes réseaux sociaux, les gens ne comprenaient pas cet aspect de la culture militaire. C'était très dur de leur faire comprendre. Et puis au-delà de l'aspect professionnel, de la déformation professionnelle, si j'ai pu dire... Le fait de ne pas me montrer répondait plutôt à une volonté de préserver ma vie privée. Et puis, dernière raison, j'avais cette crainte que l'image prenne le pas sur le fond du message, en particulier dans un espace comme Instagram, ou par essence, à l'origine, Instagram, c'est un espace d'images, c'est un réseau social où on publie des photos, et donc c'est l'espace propice pour le culte de l'image et de l'apparence, et donc j'avais peur que l'image prenne le pas. sur le fond du message, alors que je voulais exactement l'inverse, c'est-à-dire que le message passe d'abord et que l'image ne soit pas facteur dans l'adhésion de mes abonnés à mon compte. Puisque, et c'est surtout ça qui est important, je voulais attirer les bonnes personnes dans mon univers, je voulais attirer les personnes qui privilégient la substance, le fond, la réflexion plutôt que le superficiel. Je ne voulais pas capitaliser et miser sur l'image Parce que je ne voulais pas attirer des gens stupides, pour le dire très simplement. Je ne voulais pas attirer des personnes qui sont obnubilées par l'image, par l'esthétique, par le maquillage, par le vêtement, par la garde-robe et qui ont envie de changer dans le fond, qui ont envie de cultiver une certaine profondeur intellectuelle. Et donc j'ai fait le pari pendant longtemps de ne pas montrer mon visage. Même si je savais que ça allait ralentir ma croissance et ma visibilité en termes d'audience, j'ai fait ce pari-là, non pas pour avoir une audience à grande échelle, mais pour pouvoir avoir une audience qualitative. C'était ce qui m'importait le plus. D'ailleurs, quand j'ai bénéficié de ces fameux coachings pour mon compte Instagram, on m'a dit « mais ça va ralentir ta croissance, tu te mets des bâtons dans les roues » . Oui, mais... Mon but, ce n'est pas d'avoir 100 000, 200 000, 1 million d'abonnés. Mon but, c'est d'avoir les bonnes personnes qui suivent mon compte et qui bénéficient des conseils qui vont vraiment leur servir. Ça ne m'intéresse pas d'avoir 1 million d'abonnés qui ont un petit poids à la place du cerveau. Et ça ne m'intéresse pas d'avoir des gens qui pensent que l'élégance, c'est des rouges à lèvres et des bijoux et porter des robes d'une certaine marque, des sacs à main, peu importe. Alors, qu'est-ce qui m'a fait changer d'avis sur le fait de montrer mon visage ? En réalité, la transition, elle a été, ou du moins la réflexion intellectuelle, je l'avais amorcée bien plus tôt, ça fait plusieurs mois, voire même pratiquement un an que j'y réfléchissais, puisque au tout début, au tout tout tout début d'Ascension Sociale, pour les personnes qui étaient là quand j'avais 150-200 abonnés, vous vous rappelez peut-être que je ne montrais même pas un centimètre, même pas un millimètre carré d'ongles. Mes visuels, c'était uniquement du texte ou des images libres de droit. Et je ne montrais absolument rien de ma personne, même pas un cheveu. Et puis, j'ai commencé à montrer un peu de ma personne. Donc, j'ai commencé à montrer mes mains et puis mon buste et puis ma propre personne de plein pied, mais sans jamais montrer mon visage avec des photos ou des vidéos prises aux débeautés, mais vraiment sans jamais montrer mon visage. Et puis, vous voyez... une contradiction puisque si je me montre intégralement sans montrer mon visage, finalement j'accepte de montrer de l'image, j'accepte d'aller sur le terrain de la forme, de l'esthétique, sans forcément faire cela au détriment du fond, mais ça veut dire que je commence à capitaliser sur l'image dès lors que je montre, j'incarne quelque chose à travers mon corps tout simplement, ou du moins à travers certaines représentations imagées de ma personne. Et donc ça ne faisait plus sens de me montrer sans montrer mon visage. Là, ça montrait juste que je me cachais par peur de... je ne sais trop quoi, en tout cas à cause d'une certaine peur, d'une certaine crainte, d'une certaine appréhension que j'ai eue, je ne vous cache pas, à l'idée de montrer mon visage. Néanmoins, là où j'ai vraiment eu le déclic pour changer de ligne éditoriale et commencer à me montrer intégralement, c'est parce que j'ai commencé à avoir dans mon programme de mentorat Athéna des élèves qui voulaient se montrer, qui voulaient publier sur les réseaux sociaux, mais qui n'osaient pas le faire par peur. Et ces peurs qu'elles avaient, ces craintes qu'elles avaient, c'était exactement celles que j'avais. Or, le problème, c'est que dans le cadre de nos séances de mentorat, qu'elles soient individuelles ou collectives, mon message, c'était de leur dire, allez-y, osez publier, osez vous montrer, osez vous mettre en avant. Vous avez des qualités, vous avez des compétences, vous avez un savoir-faire, il faut le faire savoir. Et de là est apparue une dissonance extrêmement forte, c'est que je ne pouvais pas leur dire de se montrer alors même que moi je ne le faisais pas, ou du moins je ne le faisais pas complètement. Et l'exemplarité, c'est une de mes valeurs fondamentales, je pratique ce que je prêche, et ça me paraissait totalement incohérent de leur dire de se montrer sans le faire moi-même. Et ce faisant, ça a accéléré ma décision, ma prise de décision sur ce sujet, sur le fait de montrer mon visage. Donc finalement, je ne l'ai pas tant fait pour moi que pour mes élèves qui ont envie de se montrer, mais qui n'osent pas le faire. Et j'espérais de cette manière constituer un exemple pour elles, pour qu'elles osent enfin elles-mêmes se montrer sur les réseaux sociaux, montrer leur travail, montrer leurs compétences et leurs talents. Si vous vous demandez qu'est-ce que ça change finalement d'avoir un compte où on ne se montre pas, puis de faire cette transition et de se montrer, concrètement, rien. Ça n'a rien changé. En tout cas, dans ma vie quotidienne, ça n'a absolument rien changé. D'ailleurs, une des peurs que j'avais, c'était d'être reconnue, d'être reconnaissable dans la rue. Bon, là, concrètement, je pense que c'était mon égo qui parlait. J'avais déjà l'impression d'être une superstar, alors que pas du tout. Mais bon, je ne sais pas ce que je m'étais imaginé. Peut-être que des hordes de fans en délire allaient me courir après et me demander de signer des autographes ou de prendre des photos avec elle, de prendre des selfies avec elle. Je vous rassure, ça ne s'est absolument pas passé comme ça. Je n'ai pas eu besoin de prendre un scooter et de filer à travers les rues de Paris poursuivies par des hordes de paparazzi. Pas du tout. Ma vie a continué son cours comme d'ordinaire. Tout ce que ça change en réalité, alors déjà ça a été très bien reçu par les personnes qui me suivaient, qui composaient mon audience, et d'ailleurs je remercie toutes les personnes qui ont écrit, rédigé des commentaires très bienveillants sur la publication où je révélais mon visage. Donc tout ça pour dire qu'on s'en fait toute une montagne de se montrer sur les réseaux sociaux, alors qu'en réalité la plupart des gens s'en fichent. Je pense que j'avais aussi un peu cette peur des commentaires haineux, mais ça j'y reviendrai plus tard dans l'épisode. Et si aujourd'hui vous ne vous montrez pas parce que vous avez peur qu'on vous juge, sachez que la plupart des gens sur les réseaux sociaux n'en ont rien à faire de vous, qu'ils sont trop occupés à regarder leur propre nombril pour preuve. Quand vous réfléchissez à l'image que vous allez projeter sur les réseaux sociaux, vous êtes en train de réfléchir à votre image. Qu'est-ce que les gens vont penser de moi ? Qu'est-ce que les gens vont penser de mon visage ? Qu'est-ce que les gens vont penser de ma personne ? Et vous voyez que cette réflexion nombriliste que vous avez, eh bien finalement, tout le monde a cette réflexion, que tout le monde a une forme de présence autocentrée sur les réseaux sociaux et que vous n'êtes pas le centre de l'attention et que globalement, les gens s'en fichent. Qu'ils commentent de manière positive ou négative, au final, à la fin de la journée, ils vont retourner à leurs propres occupations. Ça n'aura pas d'impact sur votre vie. Alors si les commentaires sont positifs, c'est mieux. S'ils sont négatifs, c'est un peu moins bien, mais sachez que de toute façon, dès lors que vous allez devenir visible, vous allez récolter des commentaires négatifs. Et je ne dis pas ça pour vous dissuader de publier sur les réseaux sociaux, mais il faut que vous le sachiez, c'est la rançon de la gloire, c'est la rançon du succès. Avant d'aborder le sujet des commentaires haineux, j'aimerais quand même faire une précision supplémentaire, c'est qu'on peut tout à fait montrer son visage sans forcément renoncer à sa vie privée. ni faire l'étalage de signes extérieurs de richesse, de signes ostentatoires de richesse. Ça, c'était important pour moi de ne pas véhiculer cette image. Alors, c'est toujours un peu délicat sur le côté vie privée, parce que le fait de parler d'ascension sociale, l'ascension sociale, c'est un sujet qui touche aussi bien à la vie professionnelle qu'à la vie personnelle. Et donc, quelque part, je ne suis pas forcément obligée, mais le fait de parler de ma vie privée fait partie des éléments... que je dois ou je peux partager, ou du moins des éléments qui illustrent mon propos. notamment quand je vous parle de mes journées, de mes habitudes culturelles, de mes vacances, des réflexions que j'ai pu avoir, de certaines expériences que j'ai pu avoir, quand je vous parle de mon enfance, quand je vous parle de mes parents, tout ça, ça fait partie de ma vie privée. Alors ce sont des choses que je ne peux pas forcément imager, mais j'en parle sur le podcast. Donc c'est aussi un grand paradoxe finalement, puisque je parle très peu de ma vie privée sur Instagram, mais j'en parle beaucoup plus sur ce podcast que nulle part ailleurs. Mais la ligne rouge que je me suis fixée, c'est de ne pas faire l'étalage de signes extérieurs d'aisance financière. Ou du moins, si ça doit m'arriver, parce que finalement, les signes extérieurs d'aisance financière, type des sacs à main de grandes marques, de marques de luxe, c'est tout à fait vulgaire. Et ce sont des choses que je ne ferai pas parce que ça fait partie des codes de ne pas arborer ce type de signes. Mais ça peut m'arriver, par exemple, d'être prise en photo ou d'avoir des prises d'images, des prises de vues dans certains lieux, dans certains restaurants, dans certains hôtels, où je vais aller dîner, où je vais passer mes vacances. Et pour autant, ça ne veut pas dire que je ferai étalage de cela. En tout cas, je ne vais pas m'empêcher de vivre et d'avoir un certain art de vivre juste parce que ça risque de heurter la sensibilité de certaines personnes. Mais par exemple, je ne vais pas aller... expressément dans un restaurant Michelin ou dans un hôtel 5 étoiles juste pour faire des prises de vue, pour montrer... Parce qu'il y a beaucoup de gens qui font ça. Il y a des personnes sur les réseaux sociaux qui vont dans ces lieux-là uniquement pour faire des prises de vue, pour avoir des banques d'images, pour pouvoir alimenter leurs réseaux sociaux. Il suffit d'aller dans certains hôtels ou dans certains restaurants dans la gamme plutôt luxe. pour s'apercevoir qu'il y a des personnes qui sont là uniquement pour être vues et pour être prises en photo, pour pouvoir montrer ou faire croire qu'elles ont une certaine aisance financière. Une des raisons qui ont fait que je ne me montrais pas sur les réseaux sociaux, ou du moins que je ne me suis pas montrée sur les réseaux sociaux pendant longtemps, Je pense que c'était une raison qui était plutôt inconsciente, ou du moins une raison que je n'osais pas m'avouer, c'était que j'entretenais quelque part la croyance naïve selon laquelle ne pas montrer mon visage me protégerait de la critique et des commentaires désobligeants. Et je vous le donne en mille, eh bien en réalité, le fait de ne pas montrer mon visage n'a rien changé à cela. C'est une croyance qui a été totalement démentie par l'expérience, puisque à plusieurs reprises, et c'est là qu'on va parler des commentaires haineux, j'en ai reçu un certain nombre, et ce, même sans avoir montré mon visage. Sur les réseaux sociaux, et plus particulièrement sur Instagram, il faut savoir qu'à partir de 100 000 vues sur une publication, une publication qui a atteint un bon niveau de viralité, vous allez obtenir des commentaires haineux. C'est une loi qui est presque intangible. À partir de 100 000 vues, une publication récolte forcément des commentaires haineux. Et ce, quel que soit votre sujet, quelle que soit la forme de la publication que vous montriez ou pas votre visage, quel que soit le sujet, les gens ne peuvent pas s'empêcher de commenter de manière générale sur les réseaux sociaux. Et surtout, il faut comprendre que les gens sont stupides. Je ne dis pas ça pour tout le monde, mais il y a beaucoup de gens qui sont sur les réseaux sociaux parce qu'ils n'ont rien d'autre à faire de leur vie, qui ont une intelligence plutôt limitée et qui tirent une certaine satisfaction de critiquer les autres. Le problème, c'est que l'algorithme va parfois montrer votre publication à des gens qui ne sont pas du tout concernés par ce que vous faites ou par le message que vous voulez faire passer, qui ne seront pas d'accord et qui vont l'exprimer de manière non seulement non intelligente, mais en plus de manière désobligeante, voire injurieuse. C'est ce qu'on appelle les fameux haters. Et souvent, c'est la crainte qu'on a quand on publie sur les réseaux sociaux, c'est de recevoir des commentaires de haters, des commentaires haineux, des commentaires de rageux. Et ça, il faut bien le comprendre si vous... publié sur les réseaux sociaux, que ce soit sur Instagram ou sur LinkedIn. Sur LinkedIn, c'est encore plus pernicieux parce que moi, je n'en ai pas encore pris des commentaires de ce type, mais le niveau intellectuel est un peu supérieur, mais les commentaires n'en sont pas moins virulents. C'est-à-dire qu'il y aura du commentaire haineux, mais c'est juste que ce sera écrit avec moins de fautes d'orthographe. Mais ce sera toujours aussi stupide. Et quel que soit le réseau social, le sujet que vous allez aborder, les commentaires stupides et haineux vont finir par arriver dès lors que vous avez une publication qui a un peu de visibilité, un peu de portée. Et pour vous dire à quel point les gens sont bêtes et stupides et qu'ils ne peuvent pas s'empêcher de déverser leur venin, c'est que même sur des sujets ultra consensuels, les gens ne peuvent pas s'empêcher de dire des méchancetés. Le dernier que j'ai vu en date, c'est en ce moment, on est en période de canicule, il y a un incendie qui fait rage dans la forêt de Fontainebleau et les Canadaires ont été dépêchés pour s'efforcer d'éteindre l'incendie. Et donc on a vu des images assez spectaculaires d'avions canadaires qui sont obligés de ravitailler dans la Seine pour combattre le feu. Il faut savoir que les missions des Canadair, c'est l'expertise, la dextérité des pilotes de Canadair, elle est nettement supérieure à celle de tous les autres pilotes, quel que soit le type d'avion. C'est extrêmement difficile de piloter un Canadair, il y a plein de paramètres qui rentrent en compte, et en plus de ravitailler sur un fleuve, mais vous n'imaginez pas à quel point c'est impressionnant de prouesse technique. Et donc il y avait un réel qui montrait ces Canadair qui ravitaillaient dans la Seine. Et malgré ça, il y avait plein de gens qui ont commenté de manière très élogieuse et c'était largement mérité, et puis il y a quand même un imbécile qui a réussi à dire « non mais c'est pas du tout impressionnant » . Donc, pour vous dire à quel point les gens sont bêtes, ou du moins, il y a des gens, je ne vais pas faire de généralisation abusive, mais il y a des gens qui sont stupides, qui vont commenter de manière stupide sous vos publications et vous ne pourrez rien y faire. La seule chose à faire, c'est alors... Ça ne fait jamais plaisir. Et encore, là, c'était gentil comme commentaire. Moi, je m'en suis pris des beaucoup moins sympathiques, des beaucoup plus virulents. J'ai eu des commentaires sarcastiques. Ça, c'était les moins pires. J'ai eu des commentaires injurieux, des commentaires désobligeants, des commentaires insultants. J'ai même eu des commentaires racistes, pour vous dire. Et surtout, quand on parle de sujets sensibles comme l'ascension sociale, la progression sociale, où il est question de classe sociale. et où les gens peuvent se sentir méprisés, les gens peuvent se sentir rabaissés, forcément ça génère des réactions vives et virulentes parce que ça renvoie les gens à leur propre médiocrité quelque part. Je ne dis pas ça de manière méprisante, je rappelle que l'étymologie de médiocrité, ça veut dire la moyenne, tout simplement. Mais donc forcément quand on parle de sujets sensibles, ça blesse les gens, et donc les gens, quand ils sont blessés, qu'est-ce qu'ils font ? Eh bien ils réagissent de manière à hauteur de la blessure que ça a généré. Mais quel que soit le sujet sur lequel vous publiez, et quel que soit le niveau de clivage que vos publications vont générer, parce que c'est surtout ça qui génère les réactions vives, c'est quand on parle de sujets clivants, ou quand on donne des opinions tranchées, là, les gens ne peuvent pas s'empêcher de donner leur avis. Mais gardez en tête que, premièrement, vous ne pouvez rien faire contre la stupidité des gens, et deuxièmement, si les gens ont ce besoin de vous critiquer et qu'ils le font, finalement ça en dit plus long sur eux que sur vous. Les gens qui vous critiquent en commentaire sur Instagram, il ne faut pas oublier que ce sont des gens qui sont sur leur canapé et qui n'ont rien d'autre à faire de leur vie que de rédiger des commentaires désobligeants et d'écrire des méchancetés tout en regardant la vie des autres. Moi, j'ai toujours été hallucinée par les gens qui écrivent des pavés dans les commentaires, comme si d'un coup, l'espace commentaire était devenu leur espace de publication et leur espace de réflexion. La réalité, c'est que si les gens avaient vraiment des opinions, ils feraient comme vous et moi, ils ouvriraient un compte Instagram, ils ouvriraient un podcast, ils ouvriraient un compte LinkedIn et ils écriraient leurs propres opinions. Mais très souvent, les gens qui écrivent des commentaires méchants, ce sont des gens qui ont eux-mêmes une vie médiocre. Je me suis d'ailleurs amusée à aller regarder l'identité de certaines de ces personnes qui avaient mis des commentaires désobligeants sous mes publications. Ce sont des personnes qui n'ont rien fait de leur vie. et le fait qu'il commente de cette manière le montre d'autant plus. Donc n'ayez pas peur de publier, et si aujourd'hui vous avez peur de publier sur les réseaux sociaux, dites-vous que vous, au moins, vous faites des choses, vous osez faire des choses, vous osez réfléchir, vous osez écrire, vous osez prendre des risques, vous osez vous mettre en avant. Et surtout, vous osez appuyer sur le bouton « Publier » parce que ça, c'est le plus difficile. C'est très facile d'écrire des choses, d'émettre des réflexions, une note sur son téléphone, mais ce qui est le plus difficile, c'est vraiment d'appuyer sur ce bouton « Publier » et d'accepter que le fruit de sa réflexion sera exposé aux vues et au su de tous. Et je vous rassure, même après 200 publications sur Instagram, après plus de 60 épisodes sur le podcast, c'est toujours extrêmement difficile de publier. J'ai toujours une appréhension sur la manière dont ça va être reçu, sur la manière dont ça va être compris. Et donc si vous, aujourd'hui, vous osez le faire, sachez que vous pouvez être fiers de vous parce que c'est extrêmement courageux. Alors j'en ai fait une montagne des rageux et des commentaires haineux, mais sachez que c'est quelque chose qui ne vous arrivera que de manière très ponctuelle. Et puis surtout, ça ne vous arrivera absolument pas au tout début de vos... publications. Quand vous allez faire vos premières publications et qu'elles auront une portée très réduite, vous n'avez aucun risque d'avoir des commentaires haineux. Mais malgré ça, je reste convaincue, parce que je suis passée par là, je reste convaincue qu'au début, quand on n'ose pas publier, quand on n'ose pas se montrer, c'est parce qu'il y a cette croyance qui dit que visibilité égale danger. Cette croyance-là, et on revient justement au thème de l'ascension sociale, c'est que cette croyance-là, elle vient parfois, même souvent, du milieu social, de notre milieu social d'origine, où nos parents, parfois, nous ont dit explicitement ou implicitement, ils nous l'ont fait comprendre, que faire du bruit, oser parler, oser se montrer, c'était dangereux ou nocif. Quand on a grandi dans un milieu où il ne fallait pas faire de vagues, où il ne fallait pas déranger, où on nous a fait comprendre qu'il ne fallait pas déranger l'ordre établi, eh bien on a intégré depuis l'enfance que oser parler, oser dire ce qu'on avait envie de dire, ça nous mettait potentiellement en danger. Et on reproduit ce type de comportement à l'âge adulte en n'osant pas justement se mettre en avant, en osant faire savoir qu'on pourrait changer les choses. Donc je vous invite à vous demander si aujourd'hui vous entretenez cette croyance que selon laquelle vous montrez serait quelque chose de dangereux, est-ce que ce n'est pas quelque chose qui est issu de votre milieu social ? Essayez de retrouver dans votre enfance, dans votre socialisation primaire, mais c'est un peu trop sociologique comme terme, mais oui, dans votre enfance, au contact de vos parents, au contact de vos frères et sœurs, au contact de vos proches tout simplement, quels sont les mots, les attitudes, les réflexions qu'on a pu... vous inculquer et vous transmettre sur cette idée ? Est-ce que peut-être on vous a dit ne dis rien, contente-toi de travailler, ça ne vaut pas la peine de protester, ça ne vaut pas la peine de demander, il ne faut pas demander, il ne faut pas réclamer ? Peut-être qu'on vous a dit ces choses et que vous les avez intégrées à l'âge adulte et peut-être même que vous les avez intégrées de manière déformée. Pour ma part, et là je vais parler de ma vie privée, ma mère elle a toujours été comme ça. Ma mère elle a toujours été quelqu'un... de très discret, qui ne voulait pas faire de vagues, qui ne voulait pas déranger. Même quand la personne en face était en tort, même quand c'était elle qui était lésée, elle n'osait pas réclamer son dû. Et pour elle, il fallait rester discrète, il fallait rester sous les radars. Et je sais que c'est quelque chose que j'ai intégré dans mon enfance. Et ce sont des comportements que j'ai continué à reproduire à l'âge adulte et qui ont sûrement induit cette appréhension à me montrer sur les réseaux sociaux. Je vous laisse avec cette réflexion. Peut-être que vous vous reconnaîtrez, vous retrouverez des éléments concordants au sein de votre propre histoire. Et puis, les croyances qui peuvent empêcher de se montrer sur les réseaux sociaux, c'est qu'on a l'impression de ne pas être suffisamment bien. ou beau ou belle, esthétiquement parlant. Alors il faut savoir que, à moins que vous soyez mannequin ou influenceuse ou influenceur, vous n'avez pas besoin d'être un top modèle. Et même, j'ai envie de vous dire, il y a des influenceurs et des influenceuses qui ne sont pas des modèles de beauté. Mais vous n'avez pas besoin de correspondre aux standards de beauté pour publier sur les réseaux sociaux. Ça aussi, on s'en fait tout un monde, on s'en fait toute une montagne, mais ça n'est pas le cas. D'ailleurs, pour encore... parler de moi, il se trouve que j'ai essayé de retarder le plus possible le fait de montrer mon visage parce que peut-être que vous le savez, je porte un appareil dentaire depuis, ça va faire bientôt maintenant un an et demi et au moment où j'ai commencé mon traitement orthodontique, alors j'ai eu la présence d'esprit de prendre des bagues en céramique mais je n'ai pas eu la présence d'esprit de prendre des aligneurs invisibles en me disant de toute façon on ne me voit pas sur les réseaux sociaux, je ne vois pas pourquoi je parlais plus cher pour le même service Sauf que j'avais totalement occulté le fait que des aligneurs invisibles, on peut les retirer, ce qui n'est pas le cas de bagues dentaires. Et donc comme mon traitement orthodontique s'éternise au-delà de ce qui avait été prévu initialement, mon visage, ou plutôt mes dents, sont encore affublées de ce magnifique attirail orthodontique, ce qui est loin de correspondre au standard de beauté, je ne vous le cache pas. Et comme le traitement s'éternise depuis tellement longtemps et que je n'en vois plus la fin, je me suis dit que j'allais sauter le pas malgré cela. Donc vous voyez qu'en dépit de conditions physiques pas forcément favorables, je suis tout de même parvenue à me montrer. Et ça montre que l'idée selon laquelle il faudrait être irréprochable physiquement pour se montrer, elle est totalement fausse. Et puis on s'en fiche de votre apparence. Ce qui compte, et je pense que si vous m'écoutez, c'est aussi parce que vous adhérez à cette idée, ce qui compte ce sont vos idées, c'est la pensée, c'est la substance et pas l'image. Alors l'image compte un peu bien évidemment, mais... C'est loin d'être le sujet principal de votre réflexion, ou du moins j'ose le penser si vous écoutez ce podcast. Et puisqu'on parle d'image, là où j'ai eu quelques difficultés et quelques appréhensions sur la direction artistique, comme on dit de mon compte Instagram, c'est parce que je ne savais pas par quel angle aborder la chose. Je m'explique. Dans mon quotidien, dans ma fameuse vie privée, je ne vis pas dans le luxe, je ne vis pas dans l'opulence, ou du moins je ne vis pas dans l'image qui est véhiculée par Instagram sur l'idée de richesse. Je ne vis pas, je n'ai pas la vie Instagram de la personne qui a réussi sa vie. Et la raison pour laquelle je ne donne pas cette image du luxe et de la richesse qui est véhiculée par les réseaux sociaux, et la raison pour laquelle je ne l'entretiens pas dans ma vie privée, c'est parce que je fais attention à mon argent. Je ne dépense pas mon argent dans des signes ostentatoires de richesse. Donc on ne dirait pas que j'ai l'air riche, on ne dirait pas que j'ai réussi ma vie. si tant est que je sois vraiment riche. Alors, il y a deux exceptions. Il y a la richesse en termes de revenus et la richesse en termes de patrimoine. En termes de revenus, avant de quitter l'armée, si on prend en compte les primes liées au terrain, oui, je rentrais facilement dans les 10% les plus aisés. En termes de patrimoine, ça n'était pas encore le cas. Mais si vous regardez ma vie, je n'ai pas du tout la vie Instagram de luxe. D'ailleurs, je fais même... tout l'inverse. C'est-à-dire que, bon, certes, je vis dans une commune plutôt réputée bourgeoise dans les Hauts-de-Seine, mais on a pris, avec mon compagnon, on a pris la décision d'habiter dans un appartement qui est suffisamment grand pour nous, mais qui n'est pas très instagrammable, pour avoir le loyer le plus réduit et réduire nos charges courantes, et pouvoir, de l'autre côté, mettre le maximum d'argent de côté, pour pouvoir développer nos projets d'investissement, et puis pour avoir un certain confort de vie. Ça ne nous empêche pas d'avoir une employée de maison, de partir en vacances de temps en temps, d'aller dans des beaux restaurants de temps en temps, mais tout ça, ça ne se voit pas. Et surtout, ce qui ne se voit pas, c'est qu'on est en train de construire une richesse qui est de l'ordre de l'invisible. Et ça, je ne peux pas le montrer sur les réseaux sociaux, parce qu'il faut comprendre une chose à propos de la richesse, et dont très peu de personnes parlent, voire personne ne parle sur Instagram, c'est que la vraie richesse, elle est invisible. La vraie aisance, le vrai luxe... c'est quelque chose qui est invisible, c'est quelque chose qui ne se prend pas en photo. Et c'est tout l'inverse des sacs à main, des voitures de luxe, de toutes ces choses-là, qui sont juste le signe, alors je l'ai dit, de personnes qui n'ont pas les codes, mais aussi de comptes en banque qui sont dans des états calamiteux. Il faut savoir que le portrait type... attendus sur les réseaux sociaux, à savoir l'appartement haussmanien, les sacs de marque, les restaurants gastronomiques, le fait d'aller séjourner dans des palaces, le fait d'aller faire des soins en spa, le fait d'assister à des événements VIP, d'avoir une manucure toujours parfaite, d'avoir une garde-robe qui semble infinie tellement on voit de tenues vestimentaires différentes chaque jour. Tout cela, ce n'est pas le signe d'une aisance financière, c'est le signe de personnes qui se ruinent. sur les réseaux sociaux. Et sachez que si aujourd'hui vous complexez de ne pas avoir cette vie, C'est normal, c'est parce que c'est tout à fait irréaliste. Ce train de vie-là, il correspond à des revenus de minimum des 1% les plus aisés, à savoir plus de 9000 euros par mois. Du moins, de manière générale, ça correspond plutôt à des revenus mensuels de l'ordre des 5 chiffres, donc plus de 10 000 euros par mois, ou à un train de vie de quelqu'un qui est millionnaire, voire même multimillionnaire. Il faut le comprendre. Donc si vous avez l'impression d'être en retard dans votre vie à cause de ça, c'est normal. Ça ne devrait pas être normal, mais c'est normal, c'est parce que les gens véhiculent une image de la richesse qui est fausse, et souvent, en plus, ces personnes-là qui vous font croire tout cela, elles n'ont même pas les moyens d'entretenir ce train de vie. La raison pour laquelle elles parviennent à véhiculer cette image, c'est soit qu'elles se mettent dans des situations financières très délicates, voire même dangereuses, mais ça, elles se gardent bien de vous le dire. soit ce sont des personnes dont c'est le métier, à savoir des influenceurs et des influenceuses, et dans ce cas-là, toutes ces choses, tout cet art de vivre qu'elles montrent sur les réseaux sociaux, ce sont des choses qui leur sont offertes par les marques, elles n'ont rien à payer. Quand vous avez des enseignes, des marques qui vous offrent des soins, des services, des manucures, des vêtements, et que vous n'avez pas à payer, que ça ne pèse pas sur votre budget quotidien, bien évidemment que c'est facile d'afficher ce train de vie. Et c'est pour que, en retour, vous... Vous ayez envie de dépenser votre argent et souvent de l'argent que vous n'avez pas ou du moins de l'argent que vous n'avez pas encore dans ces objets-là ou dans ces services-là. Et c'est justement le piège dans lequel je ne veux pas que vous tombiez. Et c'est pour ça que je ne montre pas ce style de vie parce que la vraie richesse, elle est invisible. La vraie richesse, c'est à quoi ressemble votre relevé de compte en banque. La richesse, c'est quel est le montant de votre patrimoine immobilier. La vraie richesse, c'est combien de temps vous avez pour vous. au quotidien parce que vous avez payé des gens pour vous alléger de certaines tâches, d'une certaine charge mentale. Je pense notamment au ménage qui est, à mon sens, la première chose que vous devriez faire et qui est vraiment la marque d'une certaine intelligence sur comment vous traitez vos propres ressources. Et surtout, ça montre que vous considérez votre temps comme un actif précieux et que vous savez où se trouve la vraie richesse. Ça ne sert à rien de vous acheter des sacs Louis Vuitton si derrière vous devez par vous-même tous les jours ou toutes les semaines récurer votre comptoir de cuisine ou repasser vos propres vêtements. Et sur les gens qui affichent un certain train de vie sur les réseaux sociaux, je peux vous en parler parce que j'ai connaissance de certaines de ces personnes et j'ai connaissance de la situation financière qu'il y a derrière les comptes Instagram de certaines de ces personnes. Et d'ailleurs, je peux vous donner un exemple qui m'a été rapporté de quelqu'un qui a un compte Instagram qui est bien fourni en shooting photo devant la tour Eiffel ou sur la place Vendôme, tout en portant des magnifiques robes et des chaussures à talons et des looks boutins. Et derrière cette personne, son activité professionnelle, c'est d'être fonctionnaire. Quand on est fonctionnaire, les grilles de rémunération sont connues parce qu'elles sont publiques, et je peux vous dire que ces revenus sont loin d'être à la hauteur du style de vie qui est diffus sur les réseaux sociaux. Et d'ailleurs, je sais de source sûre que cette personne qui diffuse cette image sur les réseaux sociaux, c'est quelqu'un qui, derrière, n'a pas l'assise financière au regard de ses revenus, mais en plus de ça, elle est constamment dans des situations financières délicates. Non seulement elle est constamment à découvert, mais en plus, elle l'emprunte. de l'argent auprès de ses proches et de ses amis. Donc si vous aviez encore un doute sur le fait que le portrait type de la richesse sur les réseaux sociaux ce n'est pas du tout la réalité en termes d'aisance financière, vous en aviez la preuve. Des exemples comme ceux-là, j'en ai plein, celui-ci est le plus saillant, on pourrait en parler pendant des heures, mais en tout état de cause, ce mythe du luxe affiché sur Instagram, il a des effets délétères et d'ailleurs, moi-même, Ça m'a fait à un moment ressentir ce syndrome de l'imposteur. Je me suis dit, mais attends, je ne vis pas dans un bel appartement haussmanien, je n'ai pas ce train de vie qu'on voit constamment sur Instagram. Est-ce que je suis vraiment légitime à parler d'ascension sociale ? Alors même que je n'ai pas tous ces signes de richesse visible. Est-ce que je suis vraiment légitime à dire que j'ai réussi, alors que potentiellement je n'ai pas un capital économique suffisant pour soutenir une certaine forme de richesse visible ? Et finalement, j'en suis venue à la conclusion que oui, je pourrais soutenir ce train de vie pendant un certain temps pour montrer ou du moins pour faire croire à une certaine image de la richesse financière. Mais que finalement, je n'en ai pas envie parce que d'abord, ça m'empêcherait d'atteindre mes propres objectifs financiers sur le long terme, puisque le fait de consommer de manière excessive et ostentatoire, c'est tout l'inverse de ce qu'il faut faire pour atteindre une vraie forme d'aisance financière. Deuxièmement, ça n'est pas ce que j'enseigne. La réussite, ce n'est pas les signes extérieurs de richesse. La réussite, c'est autre chose. Et ce qui m'amène à mon troisième point, c'est que je n'ai pas réussi parce que je possède des choses. J'ai réussi parce que j'ai fait des choses. J'ai réussi parce que j'ai transformé mon état d'esprit et ma manière d'être. Et ça, c'est quelque chose qu'on ne peut pas projeter. C'est quelque chose qu'on ne peut pas simuler sur les réseaux sociaux. On ne peut pas simuler l'intelligence. On ne peut pas simuler le fait d'être cultivé. On ne peut pas simuler le fait qu'on a lu des livres. Et on ne peut pas simuler son capital social. Oui, on peut simuler du capital économique, mais on ne peut pas simuler son capital culturel et son capital social. Ça n'est pas possible. Donc, conclusion sur la partie sur la fausse richesse sur Instagram, ne croyez pas tout ce que vous voyez. Arrêtez de complexer face à un certain étalage, un certain affichage. La plupart des gens qui vous montrent ça sont soit des menteurs, soit des influenceurs. voir les deux en même temps, ça n'est pas incompatible. J'en viens à la conclusion de cet épisode, et c'est un épisode qui est parti un peu dans tous les sens, parce qu'on parlait d'image, de visibilité, avec ce fil rouge de se montrer sur Instagram oui ou non, de qu'est-ce qu'on montre, comment on le montre, mais vous l'avez compris, l'idée c'était de parler de visibilité et d'image, et si je devais récapituler, c'est que la bonne manière de se montrer, ou du moins celle que j'ai adoptée, celle qui me paraît bonne, c'est que se montrer sur les réseaux sociaux, c'est avant tout montrer ses idées et pas une esthétique de façade. Montrer son visage, premièrement, ça n'est pas dangereux. Vous n'allez pas vous dissoudre dans les flammes de l'enfer si vous le faites. Mais oser montrer son visage, c'est surtout oser incarner ses idées et ses convictions. Et c'est un enjeu qui devient essentiel à une époque de normalisation des écrits et des idées liées à l'intelligence artificielle, et aux réseaux sociaux d'ailleurs, et où les gens ont besoin de se raccrocher à des personnes. et où les prises de position incarnées font vraiment la différence. Et c'est aussi une des raisons qui m'ont poussé à me montrer, à montrer mon visage, c'était pour incarner cette différenciation sur le plan intellectuel, qui peut paraître très paradoxal puisqu'il était question de miser sur le fond plutôt que la forme, mais je pense que les deux ne sont pas incompatibles, et du moins j'ai l'ambition que mon image ne soit pas une fin, mais plutôt un moyen au service du message. Ce que vous devez en retenir... pour vous, c'est que 1. se montrer, ce n'est pas dangereux et 2. si vous avez décidé si vous avez envie de vous montrer montrez vos idées, vos valeurs, vos convictions, plus qu'une certaine esthétique. Alors je dis ça et je pense en même temps à des personnes j'ai notamment une de mes élèves qui a osé lancer son compte Instagram, et je la salue d'ailleurs si elle m'écoute, qui vend des produits physiques. Là effectivement il faut montrer l'aspect esthétique, mais ça n'empêche pas de le faire avec une certaine intelligence. Ce qu'elle fait très bien d'ailleurs de le faire avec un certain nombre de valeurs, notamment le goût du beau par exemple, le goût des choses bien faites. Ici on a l'exemple typique d'une visibilité où la forme et le fond doivent aller de pair. Sachez aussi qu'on n'a pas besoin de publier sur les réseaux sociaux pour exister, pour être visible. La visibilité ça passe aussi par les réseaux réels, ce qui suppose là aussi de se montrer, d'être présent, présente physiquement dans certains événements. Mais ça n'empêche pas le fond du problème, il faut quand même se montrer, il faut quand même s'exposer. Et dans ces circonstances, il faut oser aller au devant des gens, il faut oser discuter avec les personnes, avec les parties prenantes. Il faut oser présenter son profil, ses compétences, ses projets, parce qu'il n'y a que de cette manière que vous allez développer votre réseau, développer vos projets et favoriser votre propre progression, votre propre ascension sociale. Si aujourd'hui ces enjeux de visibilité, de réseau, qu'ils soient sociaux ou physiques, sont des éléments qui vous bloquent dans votre progression, c'est exactement le type de problématique dont on parle dans le programme Athéna. Le programme Athéna, je le rappelle, c'est mon programme de mentorat sur 12 mois, qui comporte de l'accompagnement collectif mais aussi de l'accompagnement individuel, avec pour but de vous permettre de transformer votre état d'esprit, votre posture, votre leadership. mais aussi de l'image que vous pouvez projeter auprès des personnes qui pourraient favoriser votre ascension. Le programme Athéna n'est accessible que sur candidature, et en fonction de la période à laquelle vous allez écouter cet épisode de podcast, les portes seront soit ouvertes, soit fermées. Dans tous les cas, la meilleure manière d'être informé de l'ouverture de la prochaine session de candidature, c'est tout simplement de vous inscrire à la liste d'attente. sachez que ça ne vous engage en rien mais que c'est la meilleure manière d'être informé en avant-première de l'ouverture des portes et surtout de bénéficier davantage qui sont liés au fait d'être inscrite sur cette liste d'attente et que je ne propose pas autrement vous retrouverez le lien pour vous inscrire dans la description merci infiniment d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout s'il vous a plu même si j'ai beaucoup parlé de moi je trouve et si vous avez appris des choses je vous invite à laisser un commentaire et une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée Et quant à moi, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une excellente journée ou une excellente soirée, et je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode d'élégance et ambition.