Speaker #0Bienvenue dans Élégance et Ambition. Je m'appelle Thalia et après plusieurs années à décrypter les codes de la classe aisée, j'aide désormais les personnes ambitieuses à gravir l'échelle sociale tout en restant fidèles à elles-mêmes. Ici, on parle d'élégance, de savoir-être et de conseils pratiques pour naviguer dans les cercles les plus prestigieux. Dans ce podcast, je vous partage tout pour transformer vos ambitions en actions concrètes et vous accompagner pas à pas dans votre quête de réussite sociale. Alors installez-vous confortablement et laissez-vous inspirer. On vous a appris que le travail bien fait parle de lui-même, que si vous êtes compétente, ça se verra, que la qualité finit toujours par être reconnue. Et bien sachez que c'est faux. Vous êtes la plus compétente dans la salle, dans votre équipe, parfois même dans votre service, vous le savez. Et pourtant... en réunion, c'est une autre personne qui parle, une autre personne qu'on écoute et une autre personne dont on retient les idées, mais pas les vôtres. Ça, ce n'est pas un problème de timidité ni de confiance en soi. C'est le fruit d'une croyance qu'on vous a transmise et qui vous coûte chaque réunion, chaque projet, chaque opportunité que vous regardez partir vers quelqu'un de moins qualifié que vous. Dans cet épisode, je vous explique pourquoi tout cela se produit et ce que les personnes qui s'imposent vraiment en réunion ont compris et que personne ne vous dira jamais à voix haute. Cette croyance, selon laquelle la compétence se voit d'elle-même, elle ne vient pas de nulle part. On vous la transmise à l'école, en famille, et pendant longtemps, elle était vraie. Vous travaillez bien, vous aviez des bonnes notes, vos parents vous montraient qu'ils étaient contents de vous. En somme, effort égale récompense. La corrélation tenait. Le problème, c'est que dans le monde professionnel, cette corrélation n'existe plus. Ce n'est pas comme ça que fonctionnent les promotions, la reconnaissance, ni même les cercles d'influence. Parce qu'il existe des codes implicites qui déterminent qui on écoute, qui est-ce qu'on suit et qui sont les personnes dont on retient les idées. Et ces codes n'ont presque rien à voir avec la compétence technique. Ils ont plutôt à voir avec la façon dont vous occupez l'espace, aussi bien physique que mental, et de la façon dont vous choisissez à qui vous parlez et à quel moment. Aujourd'hui donc, je vais vous expliquer ce mécanisme. Pourquoi les femmes les plus compétentes sont souvent les moins écoutées, et ce que les femmes qui s'imposent ou ce que les... Et personne, de manière générale, qui s'impose vraiment en réunion, ont compris sans que personne ne le leur ait dit explicitement. Cette scène, vous la connaissez, parce que vous l'avez sûrement déjà vécue. Vous sortez d'une réunion avec ce goût amer que vous connaissez bien. Vous aviez la solution, vous le saviez. Vous aviez attendu le bon moment pour parler, et quand vous avez parlé, le regard de vos collègues a glissé ailleurs. La réunion a repris comme si vous n'avez rien dit. Ou alors, vous n'avez pas osé prendre la parole, et là... Un collègue dit exactement ce que vous pensiez, mais en moins bien. Mais il récolte quand même tous les lauriers. Et vous, vous ne comprenez pas ce qui s'est passé. Alors vous retournez à votre poste de travail, vous continuez à travailler encore plus dur, vous préparez, vous analysez, vous anticipez, en vous disant qu'à la prochaine réunion, vous ferez mieux, vous parlerez plus fort et qu'on vous entendra mieux. Le problème, c'est que ça ne se passe pas comme ça, et que ça recommence, le cycle continue et personne ne vous écoute. Tout ça, ce n'est pas dans votre tête. ce n'est pas non plus une question de valeur personnelle, c'est un mécanisme, un processus, et il s'explique très bien. Parce que la compétence ne suffit pas, et elle n'a jamais suffi. Ce que personne ne vous a dit, c'est que dans une réunion, ce n'est pas la meilleure idée qui gagne, c'est l'idée qui est portée par la personne qui maîtrise les codes implicites de l'influence. Il existe deux types de femmes compétentes, celles qu'on écoute et celles qu'on ignore. La différence entre les deux, ce n'est pas l'intelligence, ce n'est pas non plus le travail fourni et ce n'est pas non plus l'ancienneté. C'est une chose bien précise. Elles savent à qui parler, quand parler et comment occuper l'espace avant de prononcer le premier mot. Ce sont des codes et tout ça, ça s'apprend. Et personne ne vous les a enseignés parce que ceux qui les maîtrisent ont tout intérêt à ce qu'ils restent implicites. Tout ceci, ce n'est pas une question de charisme inné. D'ailleurs, le charisme n'a rien d'inné. Si vous en doutiez encore, je vous invite à écouter l'épisode 49 du podcast. Ce n'est pas non plus une question de personnalité, d'extraversion ou d'introversion, c'est vraiment une question de compréhension du terrain et du jeu qui s'y joue. Quand vous étiez enfant, à l'école, la corrélation était réelle. Vous travailliez bien, vous aviez des bonnes notes, en famille, vos efforts étaient reconnus, valorisés et récompensés, l'effort était visible et mesurable. Cette logique était juste, mais uniquement dans ce contexte précis. Or, personne depuis ne vous a prévenu que les règles du jeu avaient changé. Une réunion ne commence pas quand tout le monde s'assoit. Elle commence plusieurs heures, plusieurs jours, voire plusieurs semaines avant. Les personnes qui s'imposent en réunion n'improvisent pas. Elles ont déjà travaillé le terrain. Elles ont eu les bonnes conversations avec les bonnes personnes avant que la salle ne se remplisse. Ce qui se passe autour de la table n'est souvent que la formalisation de ce qui a été décidé dans les couloirs. Si vous n'êtes pas dans ces couloirs, c'est comme si vous arriviez en retard, peu importe la qualité de votre idée. Il ne s'agit pas de faire de la politique, il s'agit de comprendre qui, dans la salle, a le pouvoir de faire avancer une idée et de lui en parler avant la réunion, pour tester, pour ajuster, pour convaincre éventuellement. Une idée que quelqu'un a déjà entendue avant la réunion, c'est une idée qu'il va reconnaître quand vous allez la présenter. Et une idée qui est reconnue, c'est une idée qui est soutenue. S'imposer en réunion, donc, ça ne signifie pas parler plus fort ni plus longtemps que les autres. Cela signifie parler au bon moment avec une formulation directe sans chercher à vous justifier ou à vous minimiser. Quand vous prenez la parole, par exemple, n'utilisez pas des formulations du type « je pensais peut-être qu'on pourrait envisager… » Non, prenez un ton ferme, voire péremptoire, du type « voici ce que je propose » et votre posture, aussi bien physique que mentale, doit précéder la formulation. Quand vous parlez comme quelqu'un qui a quelque chose à dire, là, on vous écoute comme quelqu'un qui a quelque chose à dire. Ce que j'observe chez mes élèves du programme Athéna, c'est que le changement ne vient pas d'un surcroît de confiance, il vient d'une compréhension nouvelle du terrain. Le jour où elles comprennent que l'influence se prépare, se positionne et surtout s'incarne, quelque chose se change chez elles. Elles ne travaillent pas plus dur, elles travaillent différemment. Et les réunions commencent à ressembler à autre chose. Ce que vous venez d'entendre, les couloirs, l'allié stratégique, la formulation qui change tout, ce sont des codes et ils s'apprennent. Et c'est exactement ce sur quoi nous travaillons dans le programme Athéna. Si vous vous êtes reconnus dans cet épisode, si vous avez eu ce moment où vous vous êtes dit « c'est exactement ça » , je vous invite à aller découvrir ce qu'Athéna peut faire pour vous. Pas pour vous inscrire maintenant, mais juste pour comprendre de quoi il s'agit. Le lien sera dans la description de cet épisode. Je vais vous partager une anecdote. C'était quand j'étais membre du comité J22 à Matignon. Je faisais partie d'un groupe de travail. Alors pour contexte, le J22, c'est le comité de conseil qui a été rassemblé par le premier ministre Édouard Philippe entre 2017 et 2018 pour faire des propositions pour améliorer l'action publique. Il avait rassemblé deux comités, un comité de personnes issues de la société civile qui avait entre 40 et 70 ans, on va dire, et un comité jeune constitué de jeunes professionnels entre 18 et 29 ans, et c'est de ce comité dont je faisais partie. Je ferme la parenthèse. Et je faisais donc partie d'un groupe de travail où on devait plancher sur des propositions et il y avait des enjeux réels autour de la table. Et j'ai observé qu'avant chaque réunion, il y avait ce moment, que vous connaissez peut-être, où la réunion n'a pas encore officiellement commencé, les gens discutent, se parlent de manière informelle. Moi je pensais que c'était juste un moment où les gens se détendaient, faisaient du small talk, échangeaient des banalités avant de passer aux choses sérieuses. Et puis, il y a ce moment dans la réunion où la personne qui dirige dit « on s'y met » . Et la réunion commence, tout le monde s'assoit, les feuilles de papier, le stylo, le dos bien droit sur la chaise, vous connaissez. Et c'est là que j'ai essayé de faire passer mon idée, avec des arguments logiques, rationnels, construits. Et à un moment, je vois que plus j'argumentais, plus je sentais que ça ne servait à rien. C'était comme si je mettais des coups d'épée dans l'eau. Et sur cette même réunion, une autre personne dans ce comité a réussi à faire passer son idée. Et j'ai compris plus tard que si elle avait réussi à faire cela... aussi facilement, c'est parce qu'elle en avait parlé à tout le monde avant, ou du moins aux bonnes personnes. Pas pendant, avant la réunion, dans ces temps informels que j'avais laissé passer sans le comprendre. Sur le coup, l'enjeu n'était pas suffisamment important et ça commençait à virer à la guerre d'égo, et je n'avais vraiment pas envie de m'engager dans ce type de bataille, donc j'ai lâché prise et je suis passée autre chose, et j'ai bien fait parce que c'était perdu d'avance. Mais j'ai gardé cet événement en mémoire. Et plus tard, en parlant avec d'autres personnes qui vivaient la même chose, qui n'arrivaient pas à faire passer leurs idées malgré leurs compétences, j'ai compris rétrospectivement ce qui s'était passé quelques années auparavant. Ce n'était pas une question d'argument, d'intelligence ou quoi que ce soit, c'était une question de terrain. Et le terrain, ça se prépare avant d'entrer dans la salle. Pensez à un accord international, un traité, une alliance, une décision entre États. Ce que vous voyez à la télévision la table des négociations, les délégations en face-à-face, le président ou les présidents, les chefs d'État qui signent le document face aux caméras, tout cela, c'est de la mise en scène, c'est la partie visible. Mais ce n'est pas là que l'accord se construit. Il se construit en réalité en amont, pendant des mois et des mois de discussions discrètes, de concessions testées en privé, de positions que les parties prenantes ont pris le temps d'aligner au cours des diverses rencontres. Et quand les délégués s'assoient enfin, autour de la table, l'essentiel est déjà acté. La cérémonie que vous voyez devant les caméras, c'est la formalisation de ce qui a été décidé ailleurs et en amont. Une réunion professionnelle fonctionne exactement de la même façon. Ce qui se passe autour de la table n'est souvent que la formalisation de ce qui s'est joué dans les couloirs. Si vous arrivez à la réunion avec vos arguments, sans avoir travaillé le terrain avant, c'est comme si vous arriviez à la cérémonie de signature sans avoir participé aux négociations. Donc, avant votre prochaine réunion importante, posez-vous ces trois questions. Première question, est-ce que j'ai déjà parlé de mon idée au vrai décideur de cette réunion ? Deuxième question, qui, dans cette salle, a potentiellement déjà travaillé le terrain avant moi et dans quel sens ? Et troisième question, est-ce que je fais ça pour l'ego ou parce qu'il y a une vraie idée et un vrai enjeu derrière pour le succès de l'équipe et de l'organisation ? Ces trois questions ne sont pas des questions pour faire joli ou des questions de confort, ce sont des questions de... perspicacité. Et la perspicacité, je le rappelle, c'est la capacité à comprendre rapidement et avec finesse des situations ou des choses complexes. Cette perspicacité, c'est le point de départ de l'influence. Si je récapitule ce qu'on a vu ensemble aujourd'hui, une réunion ne commence pas quand tout le monde s'assoit. Elle commence bien avant, dans les conversations informelles, dans les échanges en amont, dans le terrain que vous aurez travaillé avant que la salle ne se remplisse. Ce que les personnes qui s'imposent en réunion ont compris, c'est que l'influence, ça ne s'improvise pas, ça se prépare. Et avant votre prochaine réunion importante, vous avez maintenant trois questions à vous poser. Est-ce que j'ai parlé de mon idée au vrai décideur ? Qui a travaillé le terrain avant moi et dans quel sens ? Et est-ce que je fais ça pour l'ego ou parce qu'il y a un vrai enjeu ? Tout ce dont je viens de parler, ce n'est pas une question de confiance en soi ni de personnalité, c'est une question de compréhension du terrain. La compétence, vous l'avez. Ce qui vous manque ? ce sont les codes qui la rendent visible. Vous n'avez pas à continuer à rester spectatrice des réunions pendant que les autres font passer leurs idées. Donc, si vous vous reconnaissez dans ce que vous venez d'entendre, si vous savez que vous avez les compétences mais que quelque chose vous échappe encore sur la façon dont l'influence fonctionne vraiment, c'est exactement ce qu'on travaille dans Athéna. On ne fait pas de mindset à deux francs, vous ne retrouverez pas de discours motivationnel creux, on parle de codes concrets de l'influence, de la posture et de la présence dans les cercles qui comptent. Le lien est dans la description de l'épisode, je vous invite à regarder ce que le programme propose et voir si ça vous correspond. Bravo à vous si vous avez écouté cet épisode jusqu'au bout, et quant à moi, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une excellente journée ou une excellente soirée, et je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode d'élégance et ambition.